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Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Jeu 6 Mar - 17:34

    Le week end … Je prenais plaisir à y être pour me rendre le plus souvent au Wolfheaven. Comme hier soir, où je m'y étais rendue pour me dégourdir les jambes, courir dans le domaine des loups. J'étais rentrée tard et durant le temps de ma sortie nocturne j'avais reçu un message sur mon portable. C'était une surprise d'avoir à nouveau des nouvelles de Mike … En rentrant chez moi, je n'avais pas hésité à lui téléphoner et lui laisser un message vocal. Je m'étais couchée avec la satisfaction que mon ami refasse appel à moi. Même si visiblement il s'agissait d'un moment de perdition. Je ne savais pas le moins du monde si cela allait être suivi d'une réponse. Depuis la mort de Sam, il s'était refermé sur lui même, toutes mes tentatives pour essayer de renouer le contact, de lui signifier ma présence, une épaule sur laquelle s'appuyer, tout cela avait été vain.

    Morphée m'avait accueilli à bras ouverts tandis que mes questions n'allaient trouvées leur réponse que le lendemain. Je me réveillas relativement tôt. Je n'aimais pas gâcher ma matinée à rester au lit et ce même si je m'étais couchée tardivement la veille. Je me retrouvais toute pimpante devant un bon petit déjeuné à 8 heures ce matin là. J'engloutissais tout ce que j'avais préparé, c'est à dire des tartines, des toasts, du jus d'orange, une tasse de café. La musique diffusée par ma chaine hifi m'accompagnait dans ce moment là. Lorsque j'achevais cet instant gargantuesque je me dirigeais dans la salle de bain, je mis ma machine à laver en route, afin de laver mes habits et j'en profitais pour prendre une douche rapide. Je finissais le temps que j'avais pris pour moi par m'habiller d'un jean et d'une débardeur, je ramassais mes cheveux en un chignon rapide.

    Je ne me cassais pas la tête sur ma tenue, car le samedi matin était consacré à la remise en ordre de mon intérieur. Je n'avais rien prévu pour le reste de la journée, je verrais par la suite. Je commençais à nettoyer ma cuisine quand mon téléphone portable me signalait l'arrivée d'un nouveau message. Je pris l'appareil entre mes mains et, une nouvelle fois à ma grande surprise Mike me signalait qu'il passait chez moi. Sautant sur l'occasion je lui répondais qu'il devait absolument rester manger avec moi ce midi. Sa réponse était tout sauf un débordement de joie, déception … Mais il était normal que le loup n'allait pas faire preuve d'un bonheur sans faille de revoir une amie.

    Je fini d'astiquer ma cuisinière, puis je rangeais tout mon matériel ménager. Le temps de tout ranger fit passer le temps et déjà la sonnette de l'interphone répandait un signal criard dans tout l'appartement. J'ouvrais la porte à mon invité lorsque celui-ci frappa pour signifier qu'il avait réussis à gravir tous les étages sans difficultés. J'affichais un sourire à l'homme qui se trouvait face à moi.

    La situation était délicate, j'étais contente de voir Mike, tout en étant malheureuse de le savoir dans cet état là. Sa tristesse, sa colère s'affichait sur son visage. Même s'il arrivait à le dissimuler aux autres, j'avais comme une facilité à deviner le sentiment d'autrui en observant. Même si parfois je me trompais, je n'étais pas une sur-louve non plus.


    Vas y entre Mike, tu connais le chemin. On va se mettre dans le salon, on sera à l'aise pour discuter.

    Je me décalais pour le laisser entrer et refermais la porte doucement derrière lui. J'avais préparé deux verres et des boissons non alcoolisées qui nous attendaient sur table basse du salon. Je m'installais à côté du loup en tailleur, comme j'avais l'habitude de faire. Son état émotionnel poussait ma louve à vouloir se lover contre l'homme pour le réconforter. Je voulais lui offrir ma chaleur, ma présence physique, une envie que je refrénais pour ne pas brusquer mon ami masculin. Aussi, je laissais une petite distance entre nous.

    Je ne te pose pas la question bête, je pense que la réponse est évidente. Tu veux boire quelque chose ? As-tu besoin d'une aspirine peut être ? Avec ce que tu as du boire hier !

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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Jeu 6 Mar - 21:37


Tu Peux Te Confier, Mais En As-Tu Envie ?
Mike  ~  Sarah






Sarah. Le loup avait finit par céder à l'envie de la voir à nouveau malgré tous les efforts qu'il avait fait pour s’éloigner d'elle. Il l'avais mise de coté, comme il l'avait fait avec Charlie, et comme Charlie, la louve avait tenté de reprendre contact. Comme Charlie elle avait finit par lui faire comprendre qu'elle tenait trop à lui pour le laisser disparaître sans rien faire. Mike était bien forcé d'admettre que le retour de celle qui était à ses yeux comme sa propre fille lui avait fait du bien. Et ce même si elle lui avait fait la peur de sa vie quelques jours plus tôt. Sarah. Sarah à qui il avait envoyé un message ridicule la veille alors qu'il se morfondait avec Alan après avoir vidé la première bouteille de la soirée. Sarah qui l'avait presque aussitôt rappelé mais à qui il était déjà trop imbibé pour répondre. Lorsqu'il avait écouté son message il venait de se lever, trop tôt si on prenait en compte sa cuite de la nuit mais il avait oublié de couper le réveil,il n'avait put s’empêcher de rire. Elle avait bien comprit qu'il n'était pas très frais au moment où il avait écrit le sms et ne s'était pas gênée pour le lui faire remarquer. Après une douche bien glacée destinée tant à finir de le réveiller qu'à tenter de chasser les effets de sa gueule de bois il lui avait répondu qu'il passerait bien la voir le jour même. Pourquoi ? Pourquoi ne pas attendre d'être en meilleure forme pour ces retrouvailles sachant qu'elle risquait probablement de lui faire la même scène que Charlie ? Parce qu’il avait besoin de lui parler.

Sachant très bien que ce n’était pas une chose très prudente à faire, il avait lu la réponse de la louve un peu après la sortie d'Edimbourg et lui avait aussitôt retourné un nouveau message. Elle voulait le garder ce midi, pas d’excuses avait-elle ajouté. Bien qu'il ne savait pas vraiment comment elle allait l'accueillir, le quadra avait accepté l'invitation. Après tout ils avaient beaucoup à se dire et de toutes façons il avait sa journée devant lui. Sur le trajet, il réfléchissait à la manière dont il devrait aborder la conversation. Devait-il commencer par s’excuser, allait-il s'effondrer dans ses bras à la première évocation de Sam, ou encore tout envoyer balader si elle s'avisait de lui servir les mêmes reproches que Charlie ? Sans trop savoir pourquoi, la colère avait commencé à lui monter au nez comme il tirait des plans sur la façon dont elle pourrait réagir. Le loup n'aimait pas les idées qui lui venait, il n’appréciait pas non plus se mettre dans cet état sur des suppositions, mais c'était plus fort que lui.

Le fait de tourner dans le quartier pour trouver une place n'arrangeait rien à son humeur. Une fois la voiture garée, il avait cependant prit le temps de se calmer, respirant lentement. Peut être qu'il se trompait, sûrement même, qu'elle ne le recevrait pas aussi froidement qu'il l'imaginait. D'une main tremblante, il avait sonné à l'interphone puis, la porte ouverte, il avait grimpé les étages avant d’hésiter sur le palier. Après une bonne minutes à se demander s'il avait bien fait de venir, il finit par frapper à la porte.

« Vas y entre Mike, tu connais le chemin. On va se mettre dans le salon, on sera à l'aise pour discuter. »

Mike se surprit lui même quand il se contenta de sourire bêtement en la voyant. Acceptant l'invitation à entrer, il s’engouffra dans l'appartement sans rien dire. Gêné il finit néanmoins par se retourner vers Sarah pour la saluer, mais il ne parvint pas vraiment à trouver les mots qu'il aurait voulu.

« . . . Je . . . je suis ravi de voir que tu te portes bien. Quoi de neuf ? »

Décontenance. Il était complètement décontenancé par sa propre présence en ces lieux. La dernière fois qu'il était venu remontait à....il n'arrivait plus à s'en souvenir. Les choses étaient un peu flou, noyée sous trop d'alcool, de chagrin et de rage. Mike alla finalement s’asseoir devant la petite table sur laquelle la louve avait prit soin de ne pas placer d'alcool. Craignait-elle qu'il ne soit sombré dans l'alcoolisme ? Elle n'aurait pas été très loin de la vérité. Cette idée lui arracha un petit rire nerveux. Elle venait de s'asseoir à coté de lui, quelque chose dans ses yeux lui laissa croire qu'elle éprouvait une sorte de pitié dont il n'avait pas envie. C'était tout ce dont il ne voulait pas, que les gens aient pitié de lui. Surtout les gens qu'il appréciait ce qui était le cas de Sarah.

« Je ne te pose pas la question bête, je pense que la réponse est évidente. Tu veux boire quelque chose ? As-tu besoin d'une aspirine peut être ? Avec ce que tu as du boire hier ! »

S’accoudant au canapé, il se caressa le menton d'un air songeur. Il cherchait surtout à se calmer, il avait passé le trajet à redouter ce genre de réflexion mais il savait pertinemment qu'elle avait raison. Et puis peut être en avait-il besoin, peut être qu'il avait éprouvé l'envie de la revoir pour ça, pour qu'elle joue le rôle de sa conscience. Il soupira avant de prendre le ton le plus détaché pour lui répondre.

« Je te remercie. Juste de l'eau bien fraîche si tu as . . . j'ai . . . je ne vais pas nier que j'ai un peu forcer hier mais je n'étais pas seul. Avec un . . . ami, on a partagé quelques verres pour noyer le passé et célébrer l'avenir. »

Alan. Il venait de l'appeler ami. Le quadra n'avait aucune idée de la valeur exacte de l'amitié en question mais ils avaient effectivement suffisamment échangé ce soir là pour s'être grandement reprochés. Il souriait en repensant à la soirée, le regard dans le vide, quand il se sentit obligé de rajouter quelque chose.

« Je ne te demande pas de ne pas chercher à comprendre, mais s'il te plaît, ne me juge pas trop hâtivement. »

La hantise qu'il avait qu'elle puisse éprouver cette pitié qu'il redoutait tant était bien plus forte que son envie de l'envoyer balader pour la réflexion qu'elle avait faite. Il avait besoin de parler, pas de s’énerver. Simplement de parler.






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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Ven 7 Mar - 14:38

    Quel étrangeté que ce mélange de sentiment. J'étais partagée, je ressentais la joie de retrouver mon ami là, dans mon appartement et la tristesse de savoir que sa vie n'était plus ce qu'elle était, ce qu'il avait espéré et qui désormais était réduit à néant. Je voulais le serrer dans mes bras pour que tout ce qui le secouait s'évanouisse le temps de l'accolade, sauf que … Ce geste typique de loup n'allait sans doute servir à rien et je marchais sur des œufs avec l''espagnol … Il me demandait ce qu'il y avait de neuf dans ma vie, je haussais les épaules tandis que nous nous dirigeons en direction de mon salon.

    Il n'y a rien de nouveau, le train-train quotidien, je vais au travail, j'écoute ce que les patients ont à me dire, je rédige des dossiers afin de réfléchir au meilleur accompagnement de ceux-ci. Puis je vais au Wolfheaven afin de dégourdir les pattes et me vider le cerveau de tout ce que j'ai entendu. Et puis, tout recommence le lendemain … J'ai franchement l'impression d'être mariée à mon travail … Et parfois c'est légèrement pesant.

    Sur la table des boissons non alcoolisées, non pas que je ne veuille pas qu'il boive. Mais tout simplement parce qu'il était encore tôt, du coup je ne me voyais mettre des bières devant lui. Non j'avais préféré du jus d'orange, du jus de cramberry et de l'eau. J'avais proposé de l'aspirine à mon invité dans le simple optique d'être accueillante, je ne voulais pas qu'il se sente coupable de quoique ce soit. J'espère qu'il ne l'avait pas pris comme une remarque culpabilisante sur ce qu'il s'était passé la veille pour lui. Le loup me demandait de l'eau bien fraîche, je n'avais que de l'eau, pas fraîche. Je lui adressais un petit sourire

    Tu oses me demander ce qu''il n'y a pas, merci.

    Je laissais échapper un petit rire, puis je me levais et allais chercher une bouteille d'eau que je gardais au frais. Je reviens dans le salon pour verser le liquide transparent dans un verre que je tends à Mike. Pour ma part, je me versais un verre de jus de cramberry, j'adorais cela, mais le sujet n'était pas là. Je repris place à ses côtés sur le canapé et reportais mon attention sur le loup . Cela me faisait plaisir qu'il soit sorti avec un ami, même si c'était pour boire plus que de raison. L'ami … Ce mot m'avait piqué au vif, et surtout ma curiosité, je bu une gorgé de mon jus puis posais mon verre sur la table basse.

    Tu es sorti avec un ami de la meute ?

    Je me mordais les lèvres face à cet excès de curiosité, mais c'était trop tard pour revenir en arrière. Mais avant de s'excuser de cette attitude, le loup me demandait de ne pas le juger. J'étais surprise, j'avais face à moi quelqu'un qui me connaissait à peine ou quoi ? Je secouais la tête négativement. Le juger ? Si cela aurait été le cas j'aurais laissé tomber l'homme que j'avais face à moi. Si cela avait été le cas, je n'aurais pas insisté pour que l'on se revoit. Si je l'avais jugé, je lui aurait tourné purement et simplement le dos. Je le regardais, interloquée.

    Tu te fiche de moi Mike ? Te juger ? Tu me crois donc assez stupide pour te juger ? Et puis, quel en serai ma légitimité ? Je suis ton amie, je ne suis pas en droit de juger ta vie, je te soutiens, je te dis quand quelque chose peut clocher. Mais je ne te juge pas, parce qu'une amie n'a pas à le faire, tout simplement.

    Mon ton avait été calme, malgré le fait que je n'étais pas très contente qu'il puisse croire que j'aurais eu, ne serait-ce que l'idée de juger son comportement. J'aurais pu lui mettre un claque de m'avoir laisser de côté, j'aurais pu lui faire la tête des années durant, mais je n'étais plus une enfant, j'étais adulte et je comprenais ce besoin de calme, de solitude à certains moment. Moi même j'éprouvais parfois ce besoin.

    Bon maintenant que ceci est, peut être, clair entre nous. Je te retourne la question, as-tu quelque chose à me raconter depuis … Depuis tout ce temps ?

    Depuis que Sam était mort, depuis que tu avais coupé les ponts avec moi, depuis que j'essayais de reprendre contact et de te faire comprendre que je tenais à notre amitié. Depuis tout ce temps, voilà la seule parole que j'avais pu lui dire, la seule qui ne soit pas comme un coup de poignard trop brutal dans son cœur, dans notre cœur à tous deux.
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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Ven 7 Mar - 16:13


Tu Peux Te Confier, Mais En As-Tu Envie ?
Mike  ~  Sarah






Comme il entrait et qu’il la questionnait très maladroitement sur ce qu’elle avait fait d’intéressant ces derniers temps, elle lui répondait sans détours.

« Il n'y a rien de nouveau, le train-train quotidien, je vais au travail, j'écoute ce que les patients ont à me dire, je rédige des dossiers afin de réfléchir au meilleur accompagnement de ceux-ci. Puis je vais au Wolfheaven afin de dégourdir les pattes et me vider le cerveau de tout ce que j'ai entendu. Et puis, tout recommence le lendemain … J'ai franchement l'impression d'être mariée à mon travail … Et parfois c'est légèrement pesant. »

La routine. Tout ce qui lui faisait peur, l’oppressait. Mais il n’en soufflerait pas mot, elle n’avait pas envie de l’entendre se plaindre, du moins c’est ce qu’il pensait. Il écoutait cependant son récit avec attention, pas par politesse, mais parce qu’il espérait qu’il ne lui soit rien arrivée d’alarmant. C’était pour ne pas avoir à s’inquiéter qu’il avait coupé les ponts avec elle mais il n’avait récolté que l’effet inverse. A ne pas pouvoir s’assurer que tout allait bien, il avait fini par s’inquiéter deux fois plus. Tout en allant s’asseoir, il acquiesçait d’un petit signe de tête compatissant. Quand elle lui eut proposé à boire, et qu’il eut digéré la petite pique qu’elle lui fit quant aux restes de gueule de bois qui résonnait entre ses tempes, il accepta un verre d’eau glacée. Elle lui avait répondu d’un ton amusé.

« Tu oses me demander ce qu'il n'y a pas, merci. »

La louve venait de réussir à lui tirer un bref éclat de rire, elle en riant également et il fut bien forcé d’admettre que c’était bien agréable. Avoir une raison de rire ainsi sans avoir besoin d’alcool pour inhiber chagrin et colère. Sarah s’était levée pour aller lui chercher l’eau fraiche qu’il avait demandée et il se sentait un peu bête de la faire se déplacer alors qu’elle semblait avoir tout préparé à l’avance. Il la gratifia d’un gracias quand elle lui tendit un verre sur lequel la condensation commençait à recouvrir. Comme le quadra s’y attendait, elle avait tiqué à l’évocation de son programme de la veille.

« Tu es sorti avec un ami de la meute ? »

Souriant de nouveau, Mike fixait le verre que la jeune femme avait posé sur la table tout en faisant tourner le siens dans ses mains. Ami. Pourquoi avait-il employé ce terme déjà ? Oui parce qu’il se sentait proche d’Alan après la conversation qu’ils avaient eue et la soirée qui avait suivie. La meute. Le métamorphe n’en faisait pas vraiment partie mais il en était suffisamment proche pour que le loup soit tenté de répondre oui. Mais à quoi bon mentir à Sarah ? Elle n’allait pas trouver à redire à ce propos, si ?

« Il n’est pas vraiment de la meute . . . puis ce n’était pas exactement une sortie organisée . . . pour être tout à fait franc, j’ai ramassé un métamorphe déprimé et alcoolisé en sortant du musée et nous avons passé la soirée, la nuit en fait, à parler de nos histoires respectives et à descendre quelques bouteilles. »

Après avoir bu une grande rasade d’eau fraiche, il reposait son verre en terminant sa phrase. Pas de nom. Le loup espérait qu’elle comprenne qu’il souhaite garder pour lui l’identité de son compagnon de beuveries. Apres tout ce qu’ils s’étaient dit et ce qu’ils avaient bu, il devait bien ça à Alan. Sa demande de ne pas le juger trop hâtivement provoqua chez la louve une réaction qu’il n’avait pas prévue.

« Tu te fiche de moi Mike ? Te juger ? Tu me crois donc assez stupide pour te juger ? Et puis, quel en serai ma légitimité ? Je suis ton amie, je ne suis pas en droit de juger ta vie, je te soutiens, je te dis quand quelque chose peut clocher. Mais je ne te juge pas, parce qu'une amie n'a pas à le faire, tout simplement. »

Le ton était posé mais la rancœur qu’il lisait dans ses yeux lui fit crisper les doigts sur ses genoux. Le loup voulait la faire taire, qu’elle ne lui parle pas de la sorte alors qu’il tentait très maladroitement de s’expliquer. L’homme voulait la prendre dans ses bras pour s’excuser d’avoir douté de l’amitié qu’ils entretenaient. Ou peut-être était-ce l’inverse ?

« Bon maintenant que ceci est, peut-être, clair entre nous. Je te retourne la question, as-tu quelque chose à me raconter depuis … Depuis tout ce temps ? »

Elle avait bien fait de ne pas lui laisser le temps de répondre. Qui sait ce qu’il aurait pu dire d’idiot si elle avait attendu qu’il réagisse. Il se racla la gorge, se redressa dans le canapé puis se lança.

« Outre l’alcool et les filles d’un soir tu veux dire ? »

Le quadra s’efforçait de prendre un ton détaché, de s’auto convaincre qu’il avait envie de plaisanter.

« Et bien je suis partit quelques jours, en rentrant je me suis fait chopper par Charlie, puis j’ai recroisée Mi . . . »

Il marqua un temps d’arrêt. La louve qui l’écoutait savait-elle pour Mirah ? Dans le doute, il changea de stratégie.

« Par quoi veux-tu que je commence ? »










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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Dim 9 Mar - 12:28

    Il y avait un sorte de malaise que je tentais de balayer d'un revers de la main. Était-ce nos retrouvailles depuis la mort de Sam, était-ce le fait de se retrouver ici qui le tourmentait ? C'était sûrement tout ce qui s'était passé, tout ce temps que nous avions laissé filer avant de se revoir, avant qu'il ne se décide à entendre mes appels. Si cela n'avait tenu qu'à moi, nous nous serions revus plus tôt, mais … L'Homme est parfois bien mystérieux, même pour une psychologue. Et puis, je l'avais appelé mainte et mainte fois, toutefois je ne voulais pas lui forcer la main en me présentant chez lui sans y avoir été invité. J'avais réussis à lui arracher un éclat de rire, j'affichais un petit sourire au loup, un sourire de satisfaction mais mêlé à de la tristesse. Je le savais, mais ça me frappait encore plus à ce moment là … Plus rien ne serait plus comme avant.

    C'était idiot de s'en rendre compte à un moment comme celui-ci. Surtout que c'était évident après un tel événement que la mort de l'enfant d'un ami aussi proche que l'était Mike de moi. Je savais que plus rien ne serait comme avant, mais on se crée toujours une illusion, jusqu'au jour où la réalité vient vous foutre une claque monumentale dans la figure et tout se révèle … Je repris contenance quand j'étais devant le frigidaire. Je ne voulais pas lui montrer cette tristesse qui m'avait envahi durant quelques secondes, pour lui, par respect pour son chagrin qui était encore tenace. Je ne voulais pas qu'il pense que j'avais pitié de lui. Les larmes qui auraient pu menacer de couler, je les refoulais. Ces larmes qui auraient traduit tout ce à quoi je ne souhaitais me résoudre depuis quelques temps …

    J'étais revenue dans le salon avec un sourire de façade et nous avions repris notre conversation. En le regardant, je me disais que ma peine n'était qu'infime par rapport à celle de l'espagnol, alors je ne m'autorisais pas à l'exprimer en sa présence. J'attendrais son départ, point. Il me parlait de son ami mystérieux, un métamorphe qu'il avait ramassé devant le musée, un compagnon de beuverie. Boire de l'alcool, cela m'inquiétait pour Mike de se plonger corps et âmes dans la boisson, pour oublier … Je savais que ce n'était pas la solution, que les problèmes s'oubliaient un temps avant de revenir tel un boomerang et encore plus douloureux, plus intenses et là, la personne espère oublier à nouveau toute cette douleur en se plongeant à nouveau dans la boisson. C'était un cercle infernal …


    Je … c'est bien que tu sortes avec des amis, je suis contente.

    Mais, je suis inquiète quand au fait que tu boives excessivement … Je ne voulais pas lui dire cela, surtout avec sa peur d'être jugé … Je devais être dans la subtilité, être précautionneuse avec ce que je devais ou pas lui dire. Et puis, je me demandais si lui dire d'arrêter de boire était la solution, il en ressentais le besoin … C'était son échappatoire, le moment où il arrêtera sera celui où il se rendra compte que ce n'est pas bon pour lui. Entendre ses amis lui dire que ce n'est pas bien, n’arrangera en rien la situation, je laissais de côté ma conscience d'amie qui ne voulais que le bien de Mike pour laisser parler mon côté psychologue. Lui dire non, ne ferait que renforcer son désir d'alcool. J'attendrais le bon moment, tout simplement.

    Nous rentrions dans le vif du sujet, comment allait-il ? Ou plutôt quelle était sa vie depuis le drame qui avait secoué sa vie. Je m'étais inquiétée, résignée devant le fait qu'il ne souhaitait pas avoir de contact avec moi, avec son cercle de proche. Le revoir était un soulagement et même temps. Cette entrevue était résolument un moment ambivalent pour moi, depuis qu'il avait envoyé un texto ce matin j'étais partagée entre un sentiment positif et l'autre négatif. Je jonglais entre cette valse de sentiment qui me faisait perdre la tête.


    Oui outre ta nouvelle vie de débauche …

    Il racontait sur un ton badin ce qu'il avait fait, partir, revenir, revoir Charlie et Mi … Mi ? Qui était-ce ? Il me cachait quelque chose le bougre et ne disais rien, à moins qu'il n'évoquait le nom de Mirah … Donc ils s'étaient revus … J'étais au courant de leur liaison et pourtant il me cachait encore cela, comme un secret de polichinelle. C'était pire qu'un adolescent ! Oui je le savais, car Mirah nourrissait une petite jalousie envers moi, à propos des liens qui m'unissaient à Mike et me l'avait bien fait comprendre. Elle craignait que je ne sois plus qu'une amie pour Mike, je ne vous cacherais pas qu'il y a par moment des idées qui m'avaient traversées l'esprit … Après tout, nous étions des loups, les relations charnelles n'étaient pas tabous dans notre communauté. Mais, c'était Mike.

    Commençons par ta petite cachotterie ! Mike, tu semble avoir oublié à qui tu t'adresse … Repérer ce que l'on ne veut pas me dire est un de mes dons … Tes mots ont été plus rapide que ton cerveau … Mi .. Pour Mirah ? Allez, ce n'est pas un secret, quand elle te regarde ça crève les yeux et puis, vu comme elle a tenté de savoir à quel point nous étions proche toi et moi, je ne suis pas allée cherché plus loin. Souviens toi de mon métier, je pourrais presque faire détective privée si je souhaitais changer de carrière. Mais en tout cas, sache que je ne t'en veux pas de pas me l'avoir dit, c'est ton droit et ta vie privée ! Même si j'aurais envie de bouder parfois !

    Oui je faisais un peu d'humour dans le seul but de ne pas lui faire penser que j'étais en colère contre lui, au contraire il avait le droit à son jardin secret, je ne lui en voulais pas. Mais, il était temps qu'il sache que j'avais saisi quelle était la nature de leur relation.
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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Lun 10 Mar - 13:59


Tu Peux Te Confier, Mais En As-Tu Envie ?
Mike  ~  Sarah






La louve semblait septique même si elle affirmait que savoir qu'il sortait malgré tout, avait un semblant de vie sociale, même si c'était pour aller vider verres après verres, la rassurait. Il était vrai qu'il usait et abusait de l'alcool comme un remède à tous ces derniers temps, mais sa nature aurait pu le pousser vers d'autres vices pires encore s'il n'avait pas trouvé ce poison pour faire taire ses instincts. Quand elle lui demanda ce qu'il avait fait de ses journées depuis la dernière fois que leurs chemins s'étaient croisés, il n'avait du coup pas cherché à se défendre à ce propos, admettant ouvertement qu'il avait bu et passé beaucoup trop de nuits avec des conquêtes sans lendemain. Il avait malgré lui évoqué Mirah. Leur relation était encore bien trop tendue et compliquée pour qu'il ait vraiment envie d'en parler, mais il connaissait trop bien Sarah pour penser qu'elle ne saurait pas rebondir sur la syllabe qu'il avait laissé échapper dans une seconde d'inattention. Gagné! Comme il lui demandait de quoi elle voulait parler en premier, espérant qu'elle rebondisse sur le voyage qu'il avait fait, elle embrayait sur la louve.

«Commençons par ta petite cachotterie! Mike, tu sembles oublier à qui tu t'adresses... Repérer ce qu’on ne veut pas me dire est un de mes dons... Tes mots ont été plus raides que ton cerveau...Mi pour Mirah?

Il se maudissait tout en l'écoutant parler. Le quadra avait pourtant passé suffisamment de temps avec la psychologue qu'il avait devant les yeux pour savoir qu'il ne pouvait pas lui cacher grand-chose, mais là il venait en plus de lui offrir les munitions dont elle avait besoin.

« Allez, ce n'est pas un secret, quand elle te regarde ça crève les yeux, et puis, vu comme elle a tenté de savoir à quel point nous étions proches toi et moi, je ne suis pas allée chercher plus loin. »

Un rictus satisfait se dessinait inconsciemment sur les lèvres de notre loup comme Sarah évoquait les craintes de sa louve. Elle avait donc fait preuve d'une certaine jalousie... Il trouvait cela plutôt flatteur même si elle avait mis leur secret en péril par ses questions. Il garda l'information pour plus tard, il la resservirait à sa compagne la prochaine fois qu'elle osait lui reprocher d'être trop méfiant, protecteur ou jaloux.

« Souviens-toi de mon métier, je pourrais presque faire détective privé si je souhaitais changer de carrière. Mis en tout cas, sache que je ne t'en veux pas de ne pas me l'avoir dit, c'est ton droit et ta vie privée! Même si j'aurais envie de bouder parfois. »

Lui accordant un regard sincèrement navré, et bien qu'il sache qu'elle plaisantait, il se sentait obliger de s'expliquer quant à ces cachoteries d'adolescents. Il n'avait pas honte de sa relation avec Mirah, bien que le louve soit bien plus jeune que lui, il avait simplement craint que son fils ne puisse comprendre ce genre de choses. Son fils... Torturant nerveusement ses doigts, il tentait de chasser Sam de son esprit, il y reviendrait plus tard, il en avait besoin, mais pas tout de suite.

« Sarah... Tu sais que ce n'était pas pour te cacher quoi que ce soit à toi en particulier. Sam... Sam n'aurait pas compris, elle est à peine plus âgée que lui, je ne voulais pas le perturber... Mirah est...était... »
Imaginer ce que son fils aurait pu trouver à dire à cette relation lui avait fait perdre le fil de ses pensées et il dut prendre une grande inspiration pour retrouver le cours de sa phrase, « elle est une des raisons pour lesquelles j'essaye d'avancer. Renouer avec Charlie et toi, l'avoir de nouveau elle à mes côtés, tout ceci m'aidera peut-être à tenir bon. »

L'espace d'un instant il voulut évoquer le fait qu'il n'espérait pas voir plus loin que le jour où il pourrait enfin avoir l'occasion de réclamer le prix du sang. Le fait qu'il ne comptait pas survivre à l'affrontement qui finirait par avoir lieu, avec ou sans l'accord de la meute quand il aurait perdu toute patience, qu'il ne réfléchirait pas aux conséquences, que si il avait l'opportunité d'abattre ce vampire, il ne prendrait aucune précautions qui lui ferait perdre sa changer de venger le fils qu'il avait perdu. Le quadra sachant très bien quelle serait la réaction de son amie à ces révélations, il les garda pour lui. Puisqu’elle semblait d’avis que parler de la relation qu’il entretenait avec Mirah était une bonne idée, et comme il ne voulait pas s’attarder sur ce qui venait de lui traverser l’esprit, il reprit ;

« Je sais ce que les gens vont penser, ou pensent déjà. "Elle est bien trop jeune pour lui". "C’est malsain comme relation". "Quel vieux pervers". Mais Mirah est . . . je ne me l’explique toujours pas moi-même. Je n’ai pas honte de moi Sarah, sache-le. J’avais peur que Sam ai du mal à accepter c’est tout. »

Etrangement, cette dernière évocation du nom de son fils lui tira un sourire. C’était un sourire nostalgique, à la fois douloureux et apaisé. Cela faisait quelques jours déjà qu’il arrivait à nouveau à prononcer son nom sans entrer dans une colère folle. Bien que ce fut quelque chose de rassurant tant il avait eu peur de perdre le contrôle sur ses émotions et laisser sa colère blesser les gens auxquels il tenait, il ne pouvait s’empêcher de maudire le temps qui commençait à apaiser chagrin et colère.

« Je m’en veux Sarah. Je m’en veux pour ce qui s’est passé ce soir-là. Je m’en veux d’être incapable d’honorer leurs mémoires comme il le faut. Je m’en veux enfin de continuer à vivre chaque jour comme si je pouvais finir par les oublier . . . mon propre fils Sarah . . . mon propre fils . . . »

Ces mots étaient sortis malgré lui, à mi-voix, sur la fin cela ressemblait d’ailleurs plus à un sifflement qu’à une phrase articulée. Il serrait les dents, regrettant chaque syllabe comme elle sortait.








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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Jeu 29 Mai - 16:24

    Le loup semblait mal à l'aise, évoquer sa relation avec Mirah n'était pas le sujet le plus facile à mettre sur le tapis ce soir. La jeune femme ne m'avait rien dit directement, mais j'avais réussis à en déduire qu'il y avait anguille sous roche entre les deux. Je ne pouvais pas les blâmer, nous sommes des loups, je ne suis pas choquée que tous deux aient eu des relations charnelles, ce n'est que dans l'ordre des choses. Nous sommes des êtres ayant une besoin de contact plus grand que les humains et que les autres espèces. Cela passe par des contacts fréquents, mais surtout entre une femelle et un mâle nous pouvions aller plus loin, jusqu'aux relations sexuelles. Ce qui arrivait moins fréquemment, c'est que deux partenaires de jeux concrétisent une relation pour devenir un couple. Non pas que je les condamnais, je trouvais même cela très bien, je voulais avoir la même chance à l'avenir, sauf que, nous femelles, n'étions considérées comme des sous êtres, simplement bonne à assouvir les désir des mâles. Nous devions faire notre place, nous affirmer et ce n'était pas toujours facile.

    Je reportais mon attention sur Mike qui m'expliquait la raison de sa relation cachée. Sam. Un voile de tristesse couvrait mes prunelles. Le louveteau me manquait, mais pas autant qu'à Mike. Perdre un fils, je tentais d'imaginer la douleur que c'était, mais tout ce que je pouvais ressentir était bien loin de la réalité. Je posais une main sur le bras de mon ami, le contact … Cela était naturel pour nous.


    Sam, c'était Sam. Il lui aurait difficile d'apprécier la moindre femme qui ose se tenir à tes côtés pour former un couple avec toi. Désormais …

    Je m'arrêtais, parler de lui était encore trop douloureux. Autant pour lui que pour moi. J'avais à nouveau perdu un frère, un garçon que j'avais pris sous mon aile. J'avais revécu la perte d'Angus, tous ces souvenirs mêlés allaient remonter à la surface et je ne voulais pas. Je ne souhaitais pas craquer face au loup, il lui fallait tout mon soutient.

    Oui tu as raison, tu peux compter sur nous pour te soutenir. C'est le principal.

    Je lui adressais un sourire, c'est tout ce que je pouvais lui offrir à ce moment là. Il me fallait juste une petit temps pour ravaler ma tristesse et être de nouveau prête pour la suite de notre soirée. J'avalais une gorgée de ma boisson. Mike continua en disant que le fait de cacher sa relation tenait essentiellement à la possibilité que celle-ci soit mal perçue au sein de la meute mais surtout par Sam. Je secouais la tête négativement, je n'étais pas d'accord avec lui, mais ça ne tenait qu'à moi.

    Oui il n'aurait pas compris, mais maintenant ? Vous êtes encore ensemble elle et toi ? Excuse moi, cette question est trop indiscrète, tu as le droit à ton jardin secret. Toutefois, sache qu'au sein de la meute rares sont ceux qui auront la légitimité de te blâmer, tu ne penses pas ? Combien sont les loups à s'être taper d'autres louves, parfois plus jeunes qu'eux ? Alors qu'ils ouvrent leurs grandes gueules de loups, ils seront reçus !

    Mon regard était déterminé. Ce que je lui disais était la vérité, qui était le mieux positionné pour juger leur relation ? Personne, nous étions des frères et sœurs et bien plus parfois, et cela au mépris de l'âge. Tant que nous étions majeurs, nous avions le droit de faire ce que l'on voulait de notre être. Et puis tout ce qui importait pour moi, c'était qu'il soit un tant soit peu apaisé, si la présence de Mirah pouvait combler une partie du vide qu'avait laissé Sam, je ne pouvais que m'en réjouir.

    Ce qu'il me dit par la suite me serra le cœur. Il s'en voulait, qui ne se sentirait pas coupable ? Je ne pouvais pas lui dire le contraire, j'avais ressenti la même culpabilité à la mort d'Angus. On se laisse toujours à penser que l'on aurait du partir à leur place. Donner notre vie pour qu'il profite à nouveau de la leur. Je pris sa main, je ne le regardais pas, je fixais la porte de ma chambre, ma voix venait d'ailleurs, comme si je n'étais plus là. Je tentais de calmer ma louve, de calmer la douleur qui pointait à nouveau dans mon cœur.


    Je serais bête de te dire qu'il ne faut pas te sentir coupable. Je te mentirais si je te disais que n'oublieras pas certains détails de ton enfant. Je te mentirais si je te disais que ta vie sera meilleure à l'avenir. A quoi bon te dire des mensonges quand on sait tout les deux que rien ne sera pareille.

    Je serrais sa main, puis je pris mon courage à deux mains pour regarder le loup.

    Je ne dis pas ça pour te faire mal, c'est juste que … Tu as le droit de te sentir mal. Mais par contre, ne dis pas que tu n'honore pas leur mémoire. Tu ne l'oublieras pas, tu y penseras différemment petit à petit. La douleur sera moins forte, mais elle sera toujours présente. Tu honores la mémoire de Sam en pensant à lui, ne repousse pas cela, surtout pas, tu n'as pas le droit ! Je te l'interdit ! Mike, je serais là, je suis toujours là … Pour toi, pour lui ...
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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Lun 2 Juin - 22:35


Tu Peux Te Confier, Mais En As-Tu Envie ?
Mike  ~  Sarah






Sam. Toujours Sam. Il savait bien sur qu'en venant la voir, il aurait forcement à en parler, mais là, il se retrouvait à le placer de lui même au centre de la conversation sans trop savoir pourquoi. Sans doutes quelque part avait-il réellement besoin d'exprimer tout ceci. La discution alcoolisée de la veille avec Alan avait essentiellement tourné sur ces êtres chers qui avaient quitté leurs vies respectives et peut être que ça avait débloqué quelque chose. Il venait d'évoquer Mirah, ses craintes qu'il avait eu que Sam ne puisse pas comprendre leur relation. Ils avaient beau être loup et louve, il avait deux fois son age et n'avait pas voulu mêler l'adolescent à tout ceci. Notre conférencier espérait que Sarah comprenne pourquoi il avait tenu leur relation secrète jusqu'ici.

« Oui il n'aurait pas compris, mais maintenant ? Vous êtes encore ensemble elle et toi ? Excuse moi, cette question est trop indiscrète, tu as le droit à ton jardin secret. Toutefois, sache qu'au sein de la meute rares sont ceux qui auront la légitimité de te blâmer, tu ne penses pas ? Combien sont les loups à s'être taper d'autres louves, parfois plus jeunes qu'eux ? Alors qu'ils ouvrent leurs grandes gueules de loups, ils seront reçus ! »

La phrase lui tira un petit rictus. Oui, ils étaient nombreux les loups qui ne se souciaient guère de l'age de leur partenaire qu'elle soit louve ou humaine d'ailleurs. Et son ancienneté dans la meute, si elle ne lui assurait aucun statut particulier lui valait au moins un peu de respect de la part de ses frères. Non, il n'y aurait pas grand monde pour oser dire quoi que ce soit au final. La question qu'elle posait en revanche...

« Je l'avais faite fuir, comme je vous avais fuies Charlie et toi. J'ai forcé la dispute, je l'ai forcée à me quitter.... » il marqua un silence, le temps d'un soupire, puis répit « Mais je l'ai retrouvée, elle m'a pardonné. Je ne le méritais pas mais elle m'a pardonnée. Alors oui, nous sommes encore ensemble, mais ce n'est pas grâce à moi. »

Le pardon. Lui ne se pardonnait pas. Pas plus qu'il ne se pardonnait de ne pouvoir luter contre le temps qui finirait tôt ou tard par ternir les souvenirs de ceux qu'il avait perdu. Il évoqua aussi ce sujet là, sa peur d'oublier, sa colère face à son impuissance. La louve prenait sa main, rassurante. Elle qu'il considérait quelques mois plus tôt comme une petite sœur, voilà qu'elle devenait la présence rassurante. Elle avait le regard fixe, loin derrière lui, tentant de masquer ses émotions, comme si il ne devinerait pas qu'elle se sentait mal pour lui si elle ne croisait pas son regard.

« Je serais bête de te dire qu'il ne faut pas te sentir coupable. Je te mentirais si je te disais que n'oublieras pas certains détails de ton enfant. Je te mentirais si je te disais que ta vie sera meilleure à l'avenir. A quoi bon te dire des mensonges quand on sait tout les deux que rien ne sera pareille. 

Meilleure ? Non sa vie ne pourrait pas être meilleure, ce serait le pire mensonge qu'elle puisse proférer. De vie, le quadra n'en avait plus vraiment au final. Il était rentré dans la routine classique et banale de n'importe quel quadra lambda, métro, boulot, dodo. Et même si Charlie et Mirah avaient fait leur retour dans sa vie, il n’était plus que l'ombre de lui même, elles n'y changeraient rien.

« Je ne dis pas ça pour te faire mal, c'est juste que … Tu as le droit de te sentir mal. Mais par contre, ne dis pas que tu n'honore pas leur mémoire. »

Il n'y avait qu'une seule façon d'honorer sa mémoire, faire couler le sang du nocturne qui était responsable de sa mort. Le traquer, l’égorger, dut-il mourir de se repaître de sa chair. Mais il ne dit pas un mot là dessus, préférant se mordre la joue que d’inquiéter la louve avec ça.

« Tu ne l'oublieras pas, tu y penseras différemment petit à petit. La douleur sera moins forte, mais elle sera toujours présente. Tu honores la mémoire de Sam en pensant à lui, ne repousse pas cela, surtout pas, tu n'as pas le droit ! Je te l'interdit ! Mike, je serais là, je suis toujours là … Pour toi, pour lui ... »

Sa voix tremblait et il sentait qu'elle avait grand peine à aborder
le sujet elle aussi. Après tout elle aimait Sam comme un frère et devait avoir porté son deuil comme il l'avait fait. Posant à son tour sa main sur la sienne, il lui offrit le sourire le plus chaleureux qu'il pouvait dans son état.

« Je sais tout ça Sarah. Je sais que je peux compter sur toi. Tu s comme elle, je ne mérite pas votre affection moi qui vous ai chassées comme des malpropre parce que j'avais peur de... je me suis comporté comme un cabròn et vous continuez de me soutenir, de vous inquiéter pour moi... »

Il se pencha vers elle pour la prendre dans ses bras dans une étreinte fraternelle.
« Merci. »

Il resta un moment à la serrer contre lui, puis il recula de nouveau, frotta ses mains nerveusement sur ses cuisses et se racla la gorge.

« Bien, avant que je m’effondre comme un gosse, changeons de sujet veux tu ? Tu ne m'as pas dit et toi... ne me fait pas croire, qu'il n'y a pas un loup dans ta vie. Ou l'un de nos cousins métamoprhe peut être ? »

Détourner la conversation était sans doute la meilleure chose à faire s'il ne voulait pas se ridiculiser en s'enlisant dans le pathétique de sa propre existence ou se mettre à dévoiler les choses qu'il voulait garder pour lui. Le quadra la fixait d'un air enjoué, bien décidé à retourner la situation à son avantage et éloigner Sam de la discution.








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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Sam 28 Juin - 10:50

    Evoquer le sujet que l'on devait tant redouter tous les deux n'étaient pas aisé. D'autant plus que nous essayions de contourner le sujet sans réellement aller pleinement au cœur du problème, parce que je n'en avais pas réellement envie, je voulais être avec mon ami tout simplement. Et surtout par respect pour Mike pour qui cette vive douleur, sera toujours présente, que la cicatrice qui peinait à se refermer ne ferait que s'ouvrir si nous évoquions le passé, même si nous avions le sourire, même si nous parlions des moments heureux, cela n'apaisera en aucun cas sa peine, ni la mienne. La perte de Sam avait eu pour conséquences de nous éloigner, non pas que je ne voulais pas le voir mais Mike avait eu pour réaction de rejeter toutes les personnes qui étaient proches de lui et de son fils. Comme si nous avions été les responsables, comme si nous tenir éloigner de lui suffirait à faire disparaître sa culpabilité.

    J'avais fait preuve de patience, je me rappelais à lui de temps à autre, car je savais qu'il allait avoir besoin de ses amis tôt au tard. Il serait idiot de ne pas dire que cette attitude ne m'avait pas profondément blessée, c'était un coup dur en plus, après la mort de Sam. Ils nous avait éloigné pour affronter seul un événement, il avait tenté de soulager sa peine ainsi. Et malgré ma douleur, j'avais pris le temps de le comprendre, je lui avait laissé le temps. Il m'expliquait comment lui et Mirah s'étaient retrouvés. Il fini sa phrase en disant que le fait qu'ils sont de nouveaux ensemble n'était de sa responsabilité. Signifiant que Mirah avait fait tout le travail de reconciliation.


    Mike, tu ne pense pas que si vous êtes de nouveau ensemble, c'est aussi parce que tu l'as voulu ? Le pardon est venu de Mirah, mais vous êtes deux. Si vous formez à nouveau un couple c'est une œuvre commune, le rôle de Mirah a sans doute était plus qu'important, elle a fait le premier pas, ce qui a tout enclenché. Mais c'est grâce à vous deux, au final si vous vous êtes retrouvés.

    Je n'avais pas le sentiment que cela allait convaincre le loup, mais peu importait ! J'étais convaincue que dans une relation, rien ne venait d'une seule personne, c'était un échange, une contribution mutuelle à la bonne marche des liens entre deux personnes. Mirah avait sans doute fait le premier pas, mais lui avait accepté qu'elle revienne vers lui. Donc, le fait qu'ils étaient à nouveau ensemble était une œuvre commune.

    La conversation avait dérivé sur Sam , nous tentions tous les deux, à des niveaux différents de faire bonne figure. Nous nous promettions d'être fort. Même si au fond de moi je savais que c'était une façade que Mike arborait, face à moi, face à nous tous. Je ne pouvais que le comprendre. J'avais perdu Sam, mais surtout j'avais perdu Angus … Cette guerre, cette confrontation face aux vampires, aux semi-démons n'avait que pour conséquence de nous retirer tous nos êtres chers. Ceux auxquels on tenait le plus. J'avais laissé derrière moi mon ancienne vie, j'avais perdu mon frère et j'avais abandonné mes parents. Je ne voulais pas qu'ils se trouvent en danger … Je ne leur avait pas donné signe de vie et en regardant Mike, je me dis que cela devait être un supplice pour eux. Perdre un enfant c'est le pire qu'il peut arriver dans une vie, ne pas savoir si notre deuxième enfant est toujours en vie, c'est infliger une douleur insurmontable. J'avais laissé divaguer mes pensées pour oublier de me maîtriser, ainsi j'avais laissé les larmes monter et couler sur mes joues. Je n'avais pas entendu ce qu'il m'avait dit, les larmes roulaient tandis qu'il me prenait dans ses bras, ce qui m'arrangeais car il ne me voyait pas pleurer. Je respirais son odeur de loup, mais c'était surtout que je tentais de me calmer. J'approchais ma main de mon visage pour retirer toutes traces de larmes avant de me retirer doucement de l'étreinte.


    Mike la guerre ne nous a pas épargné. On a tous perdu quelqu'un que nous aimions profondément, un fils, un frère, un compagnon. Tu as réagi comme tu le souhaitais. Ne me remercie pas, je sais que rien n'est facile, on doit affronter des situations qui échappent à notre contrôle …

    Mike décidait de changer la nature de notre conversation pour revenir sur un sujet plus léger. Je pris mon verre pour boire une gorgée d'eau. Car je devais l'avouer que toutes ces émotions en quelques minutes m'avaient serrées la gorge. Je tentais de reprendre contenance, même si j'avais encore une partie de mon esprit qui vagabondait vers des idées peu réjouissantes. En entendant sa question, ma seule réaction a été de rire. Avoir un loup ou un métamorphe dans ma vie … Si cela était possible, ma vie se résumait actuellement à travailler, beaucoup travailler pour me refaire une clientèle et puis courir au Wolfheaven … Je n'avais pas la tête à penser à une relation durable, il y avait quelques loups avec lesquels je m'amusaient de temps à autres pour satisfaire nos pulsions. Mais … Je devais avouer que depuis que j'avais été changé en louve, je me refusais à toute relation, car il y avait beaucoup trop de barrière que l'on ne pouvait franchir. Ma vision était du couple était bien trop traditionaliste et cela n'allait pas avec ma condition de louve.

    Je … Je ne me vois plus en couple depuis un bon moment. Il y aurait trop de regret pour moi que d'envisager une relation stable et durable. Je me contente de m'amuser quand l'occasion se présente, je n'ai pas envie de m'attacher. Mais sois certain que le jour où je me décide, peut être, à me caser avec un loup ou un de nos cousin, tu seras l'un des premiers à le savoir. Mais ne sois pas trop impatient, je ne pense pas que cela se fera de si tôt. Je suis satisfaite de ma vie actuelle, et j'ai bien trop à faire, pour m'encombrer d'un loup trop envahissant !

    Je lui souris, d'un sourire en demi teinte. C'était à moitié vrai, j'avais trop à faire, je ne voulais pas m'encombrer d'une relation que n'avait peut être pas d'avenir. En tout cas pas celui que je m'étais imaginer des années plus tôt, avant la morsure. Comme de nombreuses femmes, entrant dans l'âge adulte je m'étais imaginer marier à un homme avec l'espoir de fonder une famille. Mais les rêves ne se réalisent pas toujours. Il y avait ce mince espoir, qu'avait fait naître en certaine la grossesse d'Isa, mais je n'étais pas aussi crédule, c'était la première louve à enfanter, et peut être la dernière ...
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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 21:22


Tu Peux Te Confier, Mais En As-Tu Envie ?
Mike  ~  Sarah






« Mike, tu ne penses pas que si vous êtes de nouveau ensemble, c'est aussi parce que tu l'as voulu ? Le pardon est venu de Mirah, mais vous êtes deux. Si vous formez à nouveau un couple c'est une œuvre commune, le rôle de Mirah a sans doute était plus qu'important, elle a fait le premier pas, ce qui a tout enclenché. Mais c'est grâce à vous deux, au final si vous vous êtes retrouvés. »

Il ne répondit pas à ça. Elle avait probablement raison sur le fond, mais il avait encore en tête la façon dont leurs retrouvailles s’étaient déroulées. Il avait frappé un homme, puis un mur, sa colère aurait pu tout foutre en l’air. Mirah aurait eu milles occasions durant cette soirée pour tourner les talons et elle aurait eu raison de le faire. Il aurait pu la frapper, il avait eu peur de l’avoir fait, l’idée qu’il aurait pu la blesser le hantait encore. Le quadra savait pertinemment que s’il avait eu une chance de recoller les morceaux, c’était grâce à la patience de la louve et à cela seulement. Mais Sarah n’avait pas besoin de savoir tout ça, elle n’avait pas envie de l’entendre dire qu’il avait troué un mur à coups de poings ou qu’il avait manqué de gifler sa louve ou pire.

Sam était tout naturellement venu dans la conversation et tout naturellement aussi, il avait fini par la prendre dans ses bras. Le loup avait besoin de ce contact. Si il n’y avait jamais eu d’attirance physique entre ce deux-là, il y avait en revanche un lien affectif fort, quelque chose de fraternel. Et puis l’animal comme l’homme quémandaient un peu de réconfort et cette accolade amicale avait pour but de le rassurer. Une odeur capta l’attention du conférencier tandis qu’il la remerciait pour son écoute. Une odeur de sel… pleurait-elle ? Notre homme pris le parti de faire mine de ne pas le remarquer. Sarah avait beau être une louve, elle était aussi une femme. Une femme qui avait eu beaucoup à supporter ces derniers temps et qui avait bien le droit de se lâcher un peu. Il ne dit rien, attendant qu’elle ait discrètement séché ses larmes pour la laisser s’échapper de la cachette improvisée que son épaule lui offrait. Mike avait passé ces derniers mois à déprimer sur son sort, se morfondre, sans jamais s’accorder le temps de penser à ce que les autres avaient perdus ce soir là.

«... On a tous perdu quelqu'un que nous aimions profondément, un fils, un frère, un compagnon…. » 

Elle confirmait ses pensées. Ce remord là venait s'ajouter à tout le reste. Charlie et Mirah s'étaient déjà chargées de le lui faire comprendre, il avait été particulièrement égoïste en se protégeant comme il l'avait fait. Les liens affectifs... en voilà un sujet compliqué. Ces mêmes liens qui pouvaient faire de vous quelqu'un de plus fort ou vous réduire à l'état de larve selon la tournure des éventements. Lui avait eu sa dose de pertes et de désillusions, qu'en était-il de la louve. Le sujet lui donnait l’occasion d’éloigner Sam de la conversation et du même coup de tenter de rattraper ce qu'il avait pu louper dans la vie de celle qu'il affectionnait comme une sœur. Tout en attendant sa réponse, il l'imitait comme elle portait son verre à ses lèvres. La louve semblait hésiter, allait-elle lui mentir ou bien ne trouvait-elle réellement rien à dire sur le sujet ? Pourtant il était tout à fait impossible au conférencier de s'imaginer qu'elle puisse connaître un calme plat dans sa vie amoureuse. Lui avait beau la voir comme une petite sœur à protéger plus que comme une compagne potentielle comme n’importe quelle autre femme, il ne concevait pas qu’aucun de leurs frères ne se soit intéressé à elle.

« Je … Je ne me vois plus en couple depuis un bon moment. Il y aurait trop de regret pour moi que d'envisager une relation stable et durable. Je me contente de m'amuser quand l'occasion se présente, je n'ai pas envie de m'attacher. Mais sois certain que le jour où je me décide, peut être, à me caser avec un loup ou un de nos cousin, tu seras l'un des premiers à le savoir. Mais ne sois pas trop impatient, je ne pense pas que cela se fera de si tôt. Je suis satisfaite de ma vie actuelle, et j'ai bien trop à faire, pour m'encombrer d'un loup trop envahissant ! »

Carpe Diem donc de son coté. Elle avait bien raison, il l'enviait un peu pour ça, se détacher de ces liens encombrants pour ne pas en devenir l'esclave. Lui était incapable de faire une chose pareille, sa réaction au retour de Charlie et la façon dont il s'était aplati devant Mirah pour qu'elle lui pardonne en étaient les preuves irréfutable. En revanche il était touché qu'elle lui promette de le tenir au courant.

« Un loup où un de nos cousins tu dis ? Je suppose que tant que tu ne t'entiches pas d'un humain qui serait incapable de comprendre ce que tu es est qui finirait par te briser le cœur en claquant la porte un beau matin... »

Il s’interrompit avant d'aller plus loin sur ce terrain là. Un homme ne comprendrait pas, ne supporterait probablement pas qu'elle ne puisse pas lui donner d'enfant. Or le quadra savait que comme avec Charlie, tout ce qui touchait de prés ou de loin au concept de foyer parfait avec époux aimant et enfants était probablement un sujet délicat et il préférait lui éviter d'avoir à en parler. Au lieu de ça, il retrouvait son habituelle aisance à jongler avec les mots et rebondissait sur quelque chose qui risquait moins de la mettre mal à l'aise, ils avaient déjà eu leur dose pour la journée. Le délicieux fumet qui lui arrivait aux narines était fort alléchant.

« … qui qu'il soit, ce mâle sur lequel tu jetteras tôt ou tard ton dévolu, ce sera un petit veinard. Je peux sentir d'ici qu'une fois de plus tes talents culinaires sont au rendez vous. Que nous as tu mijoté de bon dit moi ? »









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MessageSujet: Re: Tu peux te confier, mais en as-tu envie ? [Livre II - Terminé]   Dim 6 Juil - 15:57

    Retrouver un ami alors que celui-ci s'était éloigné suite à un drame d'une tel ampleur n'était pas facile. Car inévitablement nous avions fait un retour sur le passé, nous avions fait remonté des souvenirs que nous n'étions pas certains de revoir surgir. Ma réaction me surpris car je pensais que j'aillais être plus forte en pensant à Sam, mais malheureusement cela ne faisait que me rappeler que nous étions dans un monde dangereux où toutes les personnes à qui on tient peuvent disparaître et le plus souvent dans des circonstances qui nous échappent. J'avais vécu la perte d'Angus, j'avais protégé mes parents en m'éloignant d'eux, en coupant les ponts avec eux, et puis je pensais avoir trouver un équilibre, malgré la violence de ma nouvelle famille, je m'y étais accomodée. Je m'étais attachée à de nombreux loups, dont Mike et Sam. Il était injuste qu'il ait été tué, par des vampires, encore eux …

    Je n'avais pu faire réellement mon deuil, j'avais affronté cette nouvelle perte dans ma vie. Au plus profond de moi j'en voulais à Mike de m'avoir tenu éloignée de sa vie, du deuil que l'on aurait pu faire ensemble et pourtant j'arrivais à me raisonner, à comprendre sa peine, les raisons qui l'ont poussé à ne plus me parler, à ne plus nous parler. C'était sûrement l'amitié qui était plus forte que tout. Le sujet Sam était pour l'instant clos et cela ne me dérangeais pas au final. Mike avait brillamment réussie à détourner la conversation sur ma vie amoureuse. Il s'engageait à nouveau sur un terrain glissant, car même si j'affichais une volonté de ne pas me trouver un compagnon à long terme, c'est par le simple fait d'envisager d'être avec quelqu'un était bien plus douloureux qu'heureux. J'étais une femme, j'avais rêvé depuis toute petite d'une vie que je ne pourrais au final ne pas avoir.

    Depuis que j'avais été mordue, je savais qu'un humain ne pourrait partager ma vie, déjà parce qu'il serait en danger constant. Et puis je ne souhaitais pas aller contre ma nature de louve, je l'avais désormais pleinement accepté, ce n'était pas pour la renier avec quelqu'un qui partagerait mon intimité. Je m'y refusais, et puis il y a tant d'humains apeurés devant un loup et plus encore une louve, que cela n'en vaudrait tout simplement pas la peine. Je ne répondis rien à l'affirmation de Mike, je me contentais de l'écoutais et acquiescer à chacune de ses paroles, il n'y avait tout simplement rien à ajouter de plus et il ne m'en voudra pas le moins du monde.

    L'odeur qui provenait de la cuisine nous fit revenir dans le monde réel. Il y avait dans le four un plat que j'avais placé avant d'entamer mon ménage. Je ne m'étais pas affairée toute la matinée car il s'agissait d'un plat que j'avais préparé et congelé en prévision des moments où je n'aurais pas le courage de cuisiner. Je souris à la petite phrase de Mike sur le fait que l'homme qui partagera ma vie sera chanceux.


    Tu en reparlera à ce chanceux quand l'occasion se présentera alors ! J'ai au four un plat de lasagne, juste ce qu'il faut pour nous deux. Si tu m'aide à mettre la table on pourra s'en mettre plein le ventre et si tu veux, on prendra ta voiture et on ira courir au domaine des loups. Je crois que nous en avons besoin tous les deux.

    Je me levais, le pris par la main et le conduisais jusqu'à la cuisine. Je n'y avais pas encore songé, mais j'avais une faim de loup, toutes ses émotions m'avaient affamées et j'étais ravie de retrouver mon ami.


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