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Mais j'trouve pas d'refrain à notre histoire. Tous les mots qui m'viennent sont dérisoires. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Mais j'trouve pas d'refrain à notre histoire. Tous les mots qui m'viennent sont dérisoires. [Livre II - Terminé]   Mais j'trouve pas d'refrain à notre histoire. Tous les mots qui m'viennent sont dérisoires. [Livre II - Terminé] EmptyMar 4 Mar - 10:24




« Mais j'trouve pas d'refrain à notre histoire. Tous les mots qui m'viennent sont dérisoires.»

Etonnement, j’avais pris les devants avec Hayden. Nous n’avions guère eu vraiment l’occasion de nous revoir, et de prendre le temps de parler. Je l’avais plusieurs fois croisé à Wolfheaven lorsque j’allais courir avec les enfants, mais cela s’était arrêté là. Il n’avait pas le temps, et moi, je ne voulais pas le déranger. Alors… les jours avaient filé à une vitesse folle et nous étions déjà début novembre. Dans quelques jours, cela ferait un mois que j’étais partie et que je vivais à l’hôtel. Il était vraiment temps que nous prenions une décision, nous, pas lui, ou moi, mais nous. J’avais passé ma matinée à hésiter quoi faire, et comment le faire. Je ne me voyais pas le contacter pour lui demander une entrevue formelle, sur le territoire des loups. Je ne me voyais pas non plus lui dire de venir à l’hôtel et de parler devant les enfants. Alors j’avais opté pour une autre option : je ferais garder mes enfants et nous irons autre part, loin de cette agitation, dans un petit restaurant que nous aimions bien fréquenté lorsque nous revenions de nos excursions d’exécuteurs, à Edimbourg.

Je m’étais mise en route une bonne heure et demi avant notre rendez-vous, non sans être, à la fois stressée pour mes enfants que je laissais sous la bonne garde d’une baby Sitter métamorphes, et la fois stressée par le fait de me retrouver face à Hayden. La dernière fois que nous avions diné ensembles, les enfants avaient été là, et comblés – pour ne pas dire monopoliser – la conversation. L’ambiance avait été un peu tendue, mais ils étaient arrivés à la faire redevenir « comme avant ». Seulement rien n’était plus comme avant et je ne voulais pas faire semblant. D’ailleurs, j’imaginais que ce serait aussi son cas. Il n’était plus un simple loup, l’exécuteur et mon compagnon. Il était l’ulfric, le chef de meute, celui à qui je devais obéir, moi louve parmi tant d’autre et indéniablement nos rapports seront différents.

J’étais arrivée en avance au restaurant et avais été accueillie par Andrew lui-même. Il m’accompagna jusqu’à une table un peu excentrée, me permettant de jouir d’une bonne intimité même si nous étions dans un restaurant. Tant mieux. Il me demanda si « monsieur votre compagnon » se joindrait à moi, et à mon signe affirmatif de la tête, il déposa une carte sur l’emplacement en face de moi, et dressa la table. Il revint ensuite quelques minutes plus tard et déposa un coktail sans alcool devant moi, en précisant que c’était « un cadeau de la maison pour une femme à qui il fallait remontrer un peu le moral ». C’est sûr que je ne devais pas avoir fière allure, seule à une table, le regard vide se perdant au long vers l’étendu d’eau que je regardais sans vraiment la voir. Je sirotais mon verre, et l’avais fini avant qu’Hayden n’arrive. Un coup d’œil à ma montre m’informa qu’il était en retard. Sans doute avait-il été retardé. Je vérifiais mon téléphone, et constata que je n’avais pas de message de sa part, annulant notre « entrevue ». Je n’avais plus qu’à prendre mon mal en patience. Une demi-heure après l’horaire que je lui avais imposé – qu’avais-je été sotte –, il arriva. Pas besoin de tourner la tête ou d’écouter Andrew le saluer. Je pourrais reconnaitre son odeur entre mille. Et à la seconde où elle me parvint au nez, un stress fulgurant m’envahie. Ce soir, autour de cette table que nous avions si souvent l’habitude de nous installer, se jouerait notre avenir. Et c’était… Effrayant.



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