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–› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]
MessageSujet: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Mar 25 Fév - 18:25




Mike & Charlie


Lorsqu'elle était rentrée dans l'épicerie et qu'elle avait littéralement dévalisé tout ce qui contenait du sucre en forte quantité Mike avait deviné ce qu'elle voulait faire. Lorsqu'elle l'entendit lui demander si elle prévoyait une pyjama partie sur son canapé elle lui adressa un sourire. Elle était si prévisible que ça ?

Elle resta figée lorsqu'il lui sortir sa carte avec un : « Laisse faire les grands ! ». Même si c'était une boutade ça ne l'empêchait pas de lui en vouloir un petit peu. Elle avait dit qu'elle payait le restaurant, c'est lui qui avait dégainé le premier et maintenant ça. Elle prit un paquet de nounours à la guimauve et alors qu'ils commençaient à marcher pour rentrer elle engloutit un premier bonbon. Elle hocha la tête simplement lorsqu'il lui expliqua que vu la distance ridicule qu'ils avaient à parcourir prendre les deux voitures n'était pas d'une utilité flagrante.

« On verra ce qu'il y a la télé. Au pire on tombera sur un film de ta jeunesse. »

Elle lui tira la langue. S'il voulait jouer au vieux grincheux elle lui laissait volontiers le rôle. Elle continua à grignoter en songeant qu'elle allait devoir renoncer à ses petits nounours à la guimauve dans sa super crème glacée si elle continuait à se rythme. Comme Mike l'avait dit ils ne mirent pas longtemps à atteindre le bâtiment où il résidait. Elle laissa Mike ouvrir la porte, à son grand soulagement une chose n'avait pas changé : tout était clean et à sa place. Parce qu'elle craignait qu'il se soit oublié dans la boisson au point même d'oublier de ranger ses affaires.

« Allez, je te laisse choisir le film, la chaine et je m'occupe des glaces. Il reste des trucs dans ton frigo ? »

Sans même lui laisser de répondre elle avait retiré ses baskets qu'elle abandonna en plan devant la porte d'entrée et fonça dans la cuisine avec les sacs de course pour préparer tout ça comme elle l'avait dit. Ça faisait bizarre de se retrouver à nouveau ici, elle avait l'impression que rien n'avait changé. En traversant le salon son cœur s'était gonflé comme s'il allait éclater en voyant la porte de la chambre de Sam. Elle sortit deux bols, deux petits saladiers en fin de compte, pour y mettre tout ce qu'elle voudrait. Elle fut plutôt généreuse avec son bol, en fait elle avait mis un peu de tout, noyé sous la sauce chocolat. Pour le bol de Mike elle n'était pas certaine que lui faire la même chose serait une bonne idée. Charlie avait une fascination morbide pour le sucré qui lui permettait d'engloutir et digérer tout ce qu'elle voulait mais elle n'était pas certaine que c'était le cas de Mike.

Elle revint dans le salon avec les deux bols, armées de deux cuillères à soupe. Elle s'installa confortablement à côté du Loup pour voir ce qu'il avait finalement choisi comme programme pour la soirée.

« On regarde quoi ? Je suis choquée, même bourré t'arrive à garder ton appartement nickel. Fais-moi penser à ne jamais te laisser entrer chez moi, tu ferais une syncope au premier coup d’œil. »

Elle rigola avant de plonger dans son bol pour une première cuillère pleine de sucre. Charlie était certainement l'une des filles les plus bordéliques que le monde ait jamais vu. Alors pour Mike se retrouver au milieu de tout ça, se serait le pire des supplices. Mais bon du coup, peut-être que si elle le lâchait là dedans il rangerait pour la première fois cet appartement. Mais elle ne se sentait pas prête à tenter l'expérience, il lui ferait trop la morale avant.




Dernière édition par Charlie M. McAllister le Mer 26 Fév - 11:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Mer 26 Fév - 1:52


I’m a hot air balloon that could go to space
Mike ~ Charlie





Sur le trajet, le quadra profitait de l'air frais. Ces dernières années il s'était remit à envier le soleil et la chaleur dont profitaient ses cousins andalous mais finalement, lors de son séjour à Séville la fraîcheur des nuits écossaises lui avait manqué. Ironique. Charlie finit par répondre à sa question concernant le programme tv

« On verra ce qu'il y a la télé. Au pire on tombera sur un film de ta jeunesse. »

Si seulement elle savait le nombre d’excellents films sortis quand il était jeune.... tant de classiques qui avaient marqué toute une génération, humains, loups, métamorphes, qui n'avait pas un film culte dans les années 90 ? La louve n'avait pu s’empêcher d'entamer les sucreries avant d'arriver et elle avait la bouche pleine de guimauves quand il franchirent l'entrée de l’immeuble. A peine eut-il ouvert la porte, qu'elle prenait déjà ses aises

« Allez, je te laisse choisir le film, la chaîne et je m'occupe des glaces. Il reste des trucs dans ton frigo ? »

Elle n'avait pas terminé sa phrase qu'elle était déjà pieds nus dans la cuisine. Mike ne s'en offusqua pas pour autant, elle était ici chez elle, il le lui avait suffisamment dit et puisqu'il lui accordait de nouveau la place qui était la sienne dans sa vie, elle récupérait du même coup ses privilèges. Le loup se déchaussa à son tour avant de se diriger vers le canapé. Charlie avait l'air de savoir ce qu'elle faisait, il ne comptait pas intervenir dans ses préparations. Il attrapa la télécommande et commença à chercher quelque chose inintéressant. Apres plusieurs essais il tomba sur une page de pub en bas de laquelle le message affichait « à suivre : Les affranchis, M Scorsese ». Qu’espérer de mieux ? Charlie voulait quelque chose qui date de sa jeunesse, elle allait l'avoir. Ce film était à la fois culte et plein de souvenirs. C'était le premier film qu'il avait vu dans un cinéma, le jour de ses seize ans. Une histoire de mafia. La louve le prendrait peut être mal, peut être pas, il s'en moquait, elle voulait passer une soirée à regarder la télévision en bouffant des cochonneries comme une adolescente ? Soit il pouvait très bien jouer à ce jeu, il voulait revoir ce film, il le regarderait.

« Je crois que j'ai choisi Charlie . . . tu connais Scorsese ? »

La jeune femme vint s'asseoir à coté de lui et lui tendit un saladier. Un saladier remplit d'un fouillit de choses qu'il n'aurait jamais eu l'idée de combiner ensemble même un soir de déprime. Les filles avaient vraiment leur manière bien à elle d'oublier leur mauvaise journée dans la nourriture la plus calorique possible. Il ne dit rien à ce propos, il mangerait ce qu'elle lui avait donné même s'il regrettait de ne pas avoir ramené d'Espagne un peu de charcuterie. Cette pensée le fit sourire. Comme si il avait eu le temps de penser à faire des emplettes.

« On regarde quoi ? Je suis choquée, même bourré t'arrive à garder ton appartement nickel. Fais-moi penser à ne jamais te laisser entrer chez moi, tu ferais une syncope au premier coup d’œil. »

« Les Affranch . . . »

Il s'interrompit comme si la fin de la phrase avait mit son temps pour parvenir à son cerveau mais qu'il la comprenait enfin. Il hésitait entre plusieurs manières de prendre la réflexion qu'elle venait de lui faire mais après le début de soirée qu'ils venaient de passer il valait mieux qu'il garde son calme et le sourire. Ainsi Mike préféra répondre sur le ton de la plaisanterie ;

«A croire que je deviens maniaque avec l'age hein ?  Quoi tu crois que je me soucis de la manière dont tu ranges tes chaussettes ? Tant que tu ne m'annonces pas que tu as des cafards ou des rats dans ton appartement, je vois pas pourquoi je viendrais fourrer mon nez dans ta manière de gérer ton intérieur. »

Il lui offrit un large sourire avant de l'imiter comme elle prenait une première bouchée du contenu de son bol. Le film allait commencer mais il se rendit compte qu'il n'avait rien à boire. Il ne pensait pas à l'alcool, pas cette fois. Un soda ou même de l'eau. Il posa son saladier, son bol, quoi que Charlie ait pu utiliser pour contenir les cochonneries qu'elle avait servit et se dirigea vers la cuisine. Il entama une fouille minutieuse de ses placards.

« Je te sers un truc à boire ? J'ai . . . pas grand chose en fait . . . quelques bières . . . ah si ! Il me reste quelques canettes d'irn bru. »

Le loup releva la tête, ne voulant pas perdre une miette de ce film qu'il connaissait pourtant par cœur en attendant la réponse de la jeune femme. L'espace d'un instant, le son du téléviseur lui sembla raisonner dans cet appartement trop vide et il se mordit la lèvre pour chasser la morosité qui l'envahissait. Il s'était promis de ne pas y penser.


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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Mer 26 Fév - 16:32




Mike & Charlie


Elle était en train de revenir dans le salon lorsqu'il lui annonça avoir choisi. Est-ce qu'elle allait se taper un vieux film antique en noir et blanc ou avait-il trouvé un truc plus récent. Elle fit mine de réfléchir lorsqu'il parla du réalisateur. Qui ne connaissait pas ses films, elle était peut-être jeune mais quand même elle avait grandi en regardant la télé et en allant au cinéma.

« Je suis jeune mais quand même, c'est des classiques. Je te traite comme un dinosaure mais t'es pas si vieux que ça ! »

Elle rigola en songeant qu'elle était peut-être dure avec lui de temps en temps. Elle se mit d'accord pour être plus gentille avec lui à ce sujet là. Il s'interrompit au milieu du nuit du film, il avait buggé. Zut alors ! Elle lui tira la langue quand il parla de son âge. Elle venait de se dire de ne pas le brancher là-dessus et il lui tendait une perche. Elle résista malgré tout à la tentation et se remémora de l'état dans lequel elle avait laissé son appartement. C'était un bordel monstre mais elle n'avait vu aucun cafard. En même temps ils avaient pas mal de cachettes possibles.

« Aussi bizarres que cela puisse paraître mes chaussettes sont bien rangées et je n'ai pas de cafards, je suis bordélique pas crade. De toute façon c'est trop petit pour faire quoi que se soit, même une soirée canapé à plus d'une personne c'est trop petit. »

Minuscule c'était le mot, elle commençait d'ailleurs à se sentir plutôt mal quand elle restait enfermée trop longtemps chez elle. Elle devait trouver un appartement plus grand, que se soit pour elle-même, son bordel ou toutes les toiles qu'elle faisait. Plus le temps passait et plus elle délaissait ses autres activités pour ne faire que de la peinture. Elle sentit ses tripes remuer en songeant aux raisons qui la poussaient à faire ça. Mais c'était l'activité qui lui rapportait le plus parce qu'elle arrivait à s'exporter à l'étranger et parce que cela incluait une autre activité dont elle ne parlerait jamais à Mike. Il la tuerait tout simplement s'il savait.

Elle le suivit du regard lorsqu'il se leva pour se rendre dans la cuisine. Oui boire autre chose que son truc ultra sucré se serait une bonne idée. Bière, elle écarta cette idée de suite, Irn Bru, pourquoi pas.

« Si tu as que ça ça fera l'affaire. Je suis pas prête de dormir. »

La dernière phrase était dit à voix basse pour elle-même. Sucre + caféine sans compter l'adrénaline qui venait tout juste de tomber après tout ce qui s'était passé au restaurant et avant. De toute manière elle ne dormait jamais très longtemps ça ne lui changerait pas de d'habitude. Depuis le temps elle avait investi dans un carton entier de crèmes anti-cernes, de fond de teint spécial et compagnie. Donc quand elle n'avait plus rien sur le bout du museau des fois elle ressemblait vraiment à un panda.

Elle était en train de noyer sa crème glacée de chocolat en songeant à tout ce qu'elle avait laissé en plan pour cette fameuse vente qui était censée lui rapporter gros, la prochaine fois elle ferait comme elle avait l'habitude de faire et point final. Le film était sur le point de commencer, elle s'installa tranquillement en attendant que Mike revienne.

« Dépêche-toi tu vas louper le début. C'est quoi le titre alors ? J'espère que c'est pas un truc cucul la praline sinon on va se retrouver à pleurer comme deux madeleines on aura l'air fin. »

Elle doutait franchement que se soit le genre de Mike de pleurer devant un film mais elle en tout cas ne tiendrait pas le coup s'il lui mettait un truc trop sentimental. Elle avait besoin d'un truc qui lui fasse oublier un peu les problèmes qui l'angoissaient depuis ces derniers mois. La disparition de Mike n'avait en soi pas vraiment eu d'impact direct sur sa vie, même si ça l'avait rendue triste mais elle avait du coup eu beaucoup plus de temps pour repenser à d'autres choses et faire resurgir de vieux démons du passé. Mais surtout elle était revenue à la limite de ce qui était raisonnable. Elle avait l'impression d'avoir mis un pied sur une pente glissante qui finirait par l'engloutir sans même qu'elle ne s'en aperçoive.

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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Mer 26 Fév - 23:33


I’m a hot air balloon that could go to space
Mike ~ Charlie





Il avait opté pour la plaisanterie afin de fuir un sujet délicat. Oui il s’était laissé aller à la boisson bien plus que de raison, sautant sur toutes les occasions qui le maintiendrait hors de cet appartement trop silencieux, passant bien plus de soirées dans les bars ou à courir la lande que tranquillement posé chez lui. Cela ne l'avait pas empêché pour autant de garder suffisamment de lucidité pour ne pas laisser son appartement ressembler à une tanière mal entretenue. Si son esprit était particulièrement mal en point, il tentait au moins de sauver les apparences là dessus, il tenait également tant bien que mal le coup devant ses collègues donnant le change pour ne pas risquer de tout perdre tout à fait.

« Aussi bizarre que cela puisse paraître mes chaussettes sont bien rangées et je n'ai pas de cafards, je suis bordélique pas crade. De toute façon c'est trop petit pour faire quoi que se soit, même une soirée canapé à plus d'une personne c'est trop petit. »

Il n'aurait plus manqué qu'elle prétende être une fée du logis ! En voyant la façon dont elle avait envoyé valser ses chaussures en entrant, il avait aisément pu deviner qu'elle n'avait pas changé de ce coté là, il aurait même pensé que les choses allaient en s’aggravant. L'excuse qu'elle trouvait n'était en revanche pas la meilleure, même si elle n'avait pas la place de recevoir du monde, elle n'avait pas à laisser son appartement dans un état lamentable sous prétexte que personne n'y mettait les pieds. Aussi comme il se levait pour chercher de quoi faire passer tout le sucre qu'ils étaient sur le point d'avaler, il se permit une petite réflexion. 

« T'aurais l’impression d'avoir plus de place si tu pouvais poser le pied par terre sans marcher sur un truc, tu devrais essayer. »

Il ne pouvais pas s’empêcher d’agir comme si elle était encore une adolescente. Ne rentre pas trop tard. Ne mange pas de cochonnerie. Ne traîne pas avec les mauvaises personnes. Range ta chambre. Devait-il vraiment la traiter de la sorte comme si il avait besoin de se sentir encore indispensable à quelqu'un ? Tout en réfléchissant à la manière dont il gérait les choses et au report qu'il n'avait pas envie de faire sur la jeune louve, il cherchait ce qu'il pourrait lui offrir à boire. Elle acceptait l'irn bru, il se contenterait d’eau, il voulait faire passer le sucre qu'il avait dans son bol, le soda ne ferait qu'aggraver les choses. Elle rajouta quelque chose qu'il ne distingua pas vraiment mais il ne releva pas.

« Dépêche-toi tu vas louper le début. C'est quoi le titre alors ? J'espère que c'est pas un truc cucul la praline sinon on va se retrouver à pleurer comme deux madeleines on aura l'air fin. »

Louper le début ? Hors de question ! Et pourtant le film venait bel et bien de commencer quand il vint se rasseoir à coté d'elle. La scène d'introduction touchait à sa fin quand il tendit à Charlie une des canettes de soda et posa les autres et son verre d'eau glacée sur la table basse.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être un gangster.

« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être un gangster. »

Il n'avait pu s’empêcher de réciter la première phrase en même temps que la voix de Ray Liotta se faisait entendre. Tant de souvenirs revenaient avec ce film ! Il n'avait pas oublié la question de Charlie mais avait attendu la fin de l'introduction avant de pouvoir profiter de la musique du générique pour répondre.

« Les Affranchis Charlie . . . Les Affranchis ! Il a marqué toute une génération, non . . . il est intemporel ce film ! Et ne t'en fait pas, c'est loin d'être un navet à l'eau de rose. J'en reviens pas que tu l'aie jamais vu encore celui là. »

Il savourait chaque petit mot prononcés par l'acteur en les mimant, il n'en avait pas oublié la moindre syllabe. Si on mettait de coté le fait qu'il avait toujours considéré les soirées plateau télé comme la chose la plus pathétique au monde, il devait bien admettre que la fin de soirée s’annonçait très plaisante. Une soirée en famille, à manger de la crème glacée avachis dans un canapé devant un de ses films préférés. En famille. Ne lui avait-il pas dit plus tôt ? Elle était la seule famille qu'il lui restait. Aussi quand la tirade de Liotta fut terminé, et qu'il eu finit son imitation, il se tourna vers elle pour la remercier.

« Charlie . . . c'est une excellente idée. Tout ça je veux dire. Mis à part le coté . . . calorifique du programme, je dois reconnaître que c'est une bonne idée. J'avais . . . besoin de ça. »

Il le pensait sincèrement et son sourire n'était pas feint. Il englouti une autre cuillerée de glace et laissa son regard glisser vers la porte close d'où il n’espérait plus depuis quelques temps déjà voir sortir son fils. Il laissa échapper un soupire avant de reporter son attention sur l’écran. Ne pas se laisser aller à la déprime, pas maintenant, pas ce soir.



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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 28 Fév - 17:20




Mike & Charlie


La louve eut un sourire nostalgique en l’entendant donner un conseil digne d’un père attentionné à son enfant. Ça faisait quelques temps qu’elle ne vivait plus vraiment ici, avant que Sam ne disparaisse elle venait de temps en temps mais elle avait rapidement pris son indépendance. Elle savait que l’idée n’était pas mauvaise dans le fond mais elle avait tellement la flemme de tout ranger surtout que si elle le faisait elle était certaine de ne pas s’y retrouver. Parce que mine de rien tout son bordel était terriblement bien organisé. Elle trouvait tout ce dont elle avait besoin sans avoir à chercher pendant des heures.

Elle haussa donc simplement les épaules en sachant pertinemment que Mike ne la regardait pas pour voir qu’elle continuerait sur sa lancée sans changer à son mode opératoire. Un jour elle aurait un grand appartement et une femme de ménage pour s’occuper de tout ça. Mais tout ça n’était pas dans ses plans immédiats, elle avait encore des choses à faire avant de se laisser aller à de telles expositions de luxure. Elle vérifia d’un coup d’œil que Mike était bien dans la cuisine pour prendre son portable en vitesse et envoyer un message à un de ses amis avec qui elle avait grandi et qui était membre du gang. Ils avaient un business ensemble, que tout le monde ignorait.

« J’ai vu Dylan ce soir, il y a un truc que je dois savoir sur la famille ? »

Elle cacha son portable dans sa poche aussitôt le message envoyé, elle n’avait pas envie que Mike sache quoi que se soit de tout ça. Il lui ferait la morale pendant des heures s’il savait seulement la moitié de ce en quoi consistait ce business. Elle n’avait pas l’intention de renoncer à ça, elle ne prenait aucun risque elle ne faisait donc aucune entorse à la promesse qu’elle lui avait fait. Enfin, aucun risque qui ne mettrait sa santé physique en danger. Au pire elle finirait en prison et encore ça c’était uniquement si l’avocat merdait. Elle en avait peut-être trouvé un qui ferait l’affaire mais elle devait encore travailler sur le sujet.

Mike était de retour et Charlie faisait de son mieux pour ignorer la vibration de sa poche qui commençait à se faire insistante. Il n’essayait pas de l’appeler quand même ? Il finirait par comprendre si elle ne décrochait pas. Elle observa Mike avec un haussement de sourcil en l’entendant réciter le texte. Un film de gangster ? Super… Elle s’affairait à vider son bol le plus vite possible pour pouvoir aller en rechercher quand il tenta de lui expliquer que le film était tout simplement génial. Les Affranchis, c’était connu, certes mais elle avait de bonnes raisons de ne pas apprécier ce genre de film. Souvent ce n’était qu’une pâle parodie de ce qui existait vraiment.

« Je regarde pas de films de ce genre. C’est soit complètement à côté de la plaque soit trop exagéré pour que se soit crédible. Mais peut-être que celui-là est mieux que les autres. Tu l’as vu combien de fois au juste ? » demanda-t-elle en le voyant rejouer les scènes qui passaient à l’écran.

Mais même si le film était pourri elle ferait l’effort de le regarder sans faire de remarques acerbes. Il avait l’air de l’adorer, elle n’allait pas ruiner tout ses rêves. La moitié de son bol englouti elle reprit le nappage saveur chocolat pour noyer le reste. Si elle ne prenait pas un kilo après ça ça tiendrait du miracle. Elle suspendit son geste de cuillère à mi-chemin entre sa bouche et le bol en entendant Mike commencer à parler. Elle lui sourit doucement en songeant que finalement elle ne lui était pas si inutile que ça. Son cœur se fendit littéralement en deux en suivant discrètement son regard vers la porte de la chambre de Sam. Elle était ultra émotive ce soir, après tout ce qu’elle avait affronté dans la journée c’était étonnant que son cœur tienne encore la route.

Calmement elle reposa le bol et la canette sur la table basse pour venir se blottir contre le vieux loup. Elle voyait bien ce qui le tracassait et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Sam était l’élément central de la famille, lui qui apportait toujours le petit truc en plus qu’à chaque fois c’était magique. Elle ne pouvait pas lui promettre de prendre la place de son fils, c’était impossible, personne ne le pouvait. Mais au moins elle lui organiserait des petites soirées comme celle-là juste pour éviter qu’il s’oublie un jour.

« Je t’en ferai pleins des soirées comme ça s’il y a que ça pour te faire plaisir. On fera un truc moins sucré. T’as peur de prendre du poids et de plus être aussi séduisant avec dix kilos en plus ? » demanda-t-elle en rigolant pour chasser la morosité qui menaçait d’envahir son cœur.

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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 1 Mar - 0:59


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Certes, il ne s'était pas attendu à ce qu'elle saute de joie devant le thème du film. Après tout elle était mieux placé que quiconque pour connaître le milieu en question, mais il ne s agissait là d'une toute autre culture et Mike espérait qu'elle apprécie tout de même le classique qu'il lui proposait, non... lui imposait.

« Je regarde pas de films de ce genre. C’est soit complètement à côté de la plaque soit trop exagéré pour que se soit crédible. Mais peut-être que celui-là est mieux que les autres. Tu l’as vu combien de fois au juste ? »

Le quadra était démasqué. Combien de fois ? Il avait arrêté le compte à partir de dix. Il haussa simplement les épaules en souriant, elle devait bien avoir elle aussi un film culte dont elle connaissait chaque répliques par cœur. Tout le monde en avait un, du moins il l’espérait pour se rassurer. Du coin de l’œil il observait Charlie se jeter sur son bol, se demandant comment elle pouvait avaler autant de sucre d'un seul coup. Elle s'interrompit en souriant quand il le remercia pour la soirée qu'il passait. Il avait vraiment besoin de ce moment de calme, à ne penser à rien, à se laisser bercer par un bon film, celle qu'il aimait comme une fille à ses cotés. Sam. Son souvenir revenait prendre le dessus comme le regard du loup glissait vers la porte close. La jeune femme avait du s'en apercevoir car elle s'était alors blottie contre lui, lui offrant un peu de réconfort. Il passa son bras sur son épaule, profitant de l'instant, ce n'était pas Sam, elle n'était même pas vraiment sa fille, mais elle était la petite étincelle de vie qui venait l’empêcher de replonger dans la dépression. Il lui en était infiniment reconnaissant pour ça.

« Je t’en ferai pleins des soirées comme ça s’il y a que ça pour te faire plaisir. On fera un truc moins sucré. T’as peur de prendre du poids et de plus être aussi séduisant avec dix kilos en plus ? » 

Passer plus de temps avec elle était une perspective intéressante sur deux points. Elle ne le laisserait pas sombrer dans l'ombre, Mike ne comptait pas pour autant qu'elle soit un remède miracle, il continuait certainement d’écumer les bars pour noyer le chagrin qu'elle ne pourrait faire disparaître même en y mettant toute la bonne volonté dont elle était capable. Et il pourrait veiller sur elle bien plus aisément si elle était prés de lui, s'il pouvait régulièrement s'assurer qu'elle allait bien il serait peut être moins inquiet pour elle. Qu'avait -elle dit ensuite ? La réflexion le fit exploser de rire et Henry Hill continuait son récit de l'autre coté de l’écran sans qu'il ne l’écoute plus vraiment. Voulait-elle vraiment s'aventurer sur ce terrain là ?

« Tu doutes que je m'entretienne comme il faut ? C'est pas un bol de glace de trop qui va m’empêcher de séduire Charlie, il faudrait plus que ça pour me laisser aller ne t'en fait pas pour moi. »

Il s'en prit une fois de plus à ses cheveux, l’ébouriffant toujours comme si elle était une gamine de cinq ans.

« Et puis qu'est ce que ça peut te faire d’abord ? Tu t’inquiètes que je puisse finir seul ? »

Il riait toujours, mais cette fois avec un pincement au cœur. Le quadra ne pouvait s’empêcher de penser à Mirah, à la chance qu'il avait laissé passé. La louve serait toujours à ses cotés s'il ne l'avait pas fait fuir comme il l'avait fait. Ils s'étaient dit d'horribles choses ce soir là, des choses qu'il regrettait amèrement. Charlie lui avait pardonné son égoïsme parce que c'était elle, parce qu'ils avaient ce lien particulier, mais Mirah pourrait elle faire de même ? Non, même si il lui restait une chance avec sa louve, il doutait d'avoir jamais la force de reconnaître devant elle qu'il s'était comporté comme un moins que rien, comme un lâche, qu'il avait choisit la solution de facilité, qu'il l'avait blessée gratuitement sans penser un seul instant qu'il pouvait y avoir d'autres options. Il prit une grande gorgée d'eau glacée, espérant chasser les formes de la louve qui s'imposaient peut à peu dans son esprit, puis s'adressa de nouveau à Charlie. Elle voulait jouer à ce jeu ? Il pouvait jouer aussi.

« Et toi ? Comment comptes tu t'y prendre pour envoûter le moindre loup avec les kilos que tu vas prendre si tu continue à engloutir autant de cochonneries ? »

Bien sur qu'il comptait profiter de la situation pour en savoir un peu plus sur qu'il avait manqué ces derniers mois dans la vie de sa protégée ! Comment aurait-il pu résister à la tentation ?




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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 1 Mar - 19:38




Mike & Charlie


Charlie ne put réprimer un sourire lorsqu'il haussa les épaules pour toute réponse à sa question concernant le nombre de fois qu'il avait vu le film. On avait tous un film que l'on pourrait regarder des millions de fois, elle avait aussi ses classiques. Crows Zero ou Battle Royal, elle avait dû voir ces films une bonne centaine de fois, au moins. C’était deux films plutôt violents mais elle les aimait. Le premier parce que c’était l’histoire d’un fils de mafieux qui devait construire son empire dans le pire lycée du Japon et le deuxième parce que cela montrait beaucoup l’ampleur de la téléréalité dans le monde d’aujourd’hui. Elle songea qu’un jour peut-être elle les regarderait avec Mike de la même manière que ce soir. Elle essayait de suivre le film, les goûts filmographiques étaient importants, cela permet d’en connaître un peu plus sur la personnalité des gens.

Charlie ne se doutait pas que Mike songeait à pouvoir la surveiller de plus près s’il acceptait de refaire des soirées comme celle-ci. Pour la louve c’était un moyen de s’assurer qu’il ne se laisserait pas aller à sombrer comme il l’avait fait pendant deux mois. Il devait apprendre à vivre avec cette absence constante et elle serait là pour l’y aider. Mais pour éviter que la conversation ne devienne bizarre ou triste elle n’avait pas pu s’empêcher de lui balancer une vanne à propos de son poids et de sa perte de séduction s’il se laissait trop aller. Il le prit plutôt bien.

Elle resta interdite quand il répliqua qu’il fallait plus qu’un bol pour l’empêcher de séduire. Sur quoi l’avait-elle lancé au juste ? Sans doute un truc qui risquait de devenir plutôt gênant pour elle. Elle le sentait venir. Elle le laissa maltraiter ses cheveux sans rien dire. De toute façon ça faisait belle lurette qu’elle n’avait plus une coiffure digne de ce nom et lutter contre cette manie c’était comme d’espérer que la planète se mette à pivoter dans le sens inverse : sans espoir. Elle opta pour une moue dubitative lorsqu’il lui demanda si elle avait peur qu’il finisse seul. Bien sûr elle ne le souhaitait pas mais quand même une autre femme dans sa vie cela signifiait qu’il aurait moins de temps, beaucoup moins de temps pour elle. C’était égoïste mais elle assumait totalement.

« Je veux juste que tu ne finisses pas frustré, alcoolique et grincheux. Tu trouveras bien quelqu’un… A moins que tu ne l’ai déjà trouvé avec Mirah par exemple… »

Elle venait de mettre les pieds dans le plat. Maintenant il n’avait plus moyen de faire demi-tour et d’esquiver la conversation. Elle esquiva son regard en se concentrant sur l’écran de télé. Elle aurait pu passer à travers l’écran avec l’intensité de son regard si c’était possible. Elle n’avait aucune envie de le regarder droit dans les yeux alors qu’elle se mêlait de ses affaires. Elle reprit son bol en tentant de l’ignorer du mieux qu’elle pouvait pour continuer à se goinfrer tranquillement en attendant de savoir si elle venait de marcher sur une mine ou pas.

Un jour peut-être elle réfléchirait à deux fois avant de parler. Mais un autre jour parce que le destin venait juste de lui faire payer le prix de son insolence. Elle manqua de s’étouffer en entendant Mike lui demander comment elle allait s’y prendre pour séduire quelqu’un si elle prenait tout le poids qu’elle était bien partie pour garder. Les kilos en trop n’étaient pas vraiment le truc qui la tracassait le plus à ce sujet. Même maigrichonne comme une mannequin elle n’était pas ce qu’on pouvait appeler un sex symbol.

« T’en fais pas, même avec dix kilos en plus ma vie sentimentale en sera au même stade… Plus bas que terre ou même encore plus bas. C’est frustrant de s’entendre dire qu’on est comme une petite sœur ou je ne sais quoi d’autre. »

Elle évita son regard pour regarder à nouveau la télé. Elle n’avait pas vraiment envie d’entendre qu’elle allait trouver l’amour, qu’il suffisait de prendre son mal en patience. Elle ne demandait même pas le grand amour, juste quelqu’un avec qui elle se sentait bien et avec qui tout était facile. Mais parfois elle avait l’impression de demander la lune. Tout ce qu’elle obtenait c’était des histoires d’une nuit dont elle ne voulait même pas. Tout ce qu’elle faisait c’était satisfaire ses besoins naturels.

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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 2 Mar - 0:44


I’m a hot air balloon that could go to space
Mike ~ Charlie





« Je veux juste que tu ne finisses pas frustré, alcoolique et grincheux. Tu trouveras bien quelqu’un… A moins que tu ne l’ai déjà trouvé avec Mirah par exemple… »

Mike se retint de justesse de sursauter quand elle prononça le nom de la louve. Qu'elle pense qu'il puisse finir alcoolique lui sembla si dérisoire à coté du fait qu'elle soit au courant pour Mirah. Mais que savait-elle au juste ? Elle en parlait au présent, elle ignorait sans doute qu'il s'était comporté comme un goujat, un monstrueux imbécile et qu'il n'y avait plus rien entre lui la louve. Il n'était pas vraiment surprit qu'elle ai fouiné à ce point, elle avait du remuer ciel et terre pour trouver une trace de ce qu'il avait fait pendant qu'il l’évitait soigneusement. Il espérait que Charlie n'ai pas remarqué sa gène à l’évocation de ce nom et tenta de prendre un ton le plus détaché possible pour lui répondre.

« C'est un peu compliqué mais c'est de l'histoire ancienne. »

La jeune louve semblait fuir son regard, feignant d'être absorbée par le film et son bol de glace. Savait-elle qu'elle avait touché un point sensible ? Le quadra n'avait pas vraiment envie de parler de ça avec elle, c'était sa vie personnelle, une part dont il n'était pas fier qui plus est. Quand il enchaîna en lui retournant sa question, cherchant à glaner des informations quand à sa vie sentimentale, elle lui répondit sans plus le regarder pour autant.

« T’en fais pas, même avec dix kilos en plus ma vie sentimentale en sera au même stade… Plus bas que terre ou même encore plus bas. C’est frustrant de s’entendre dire qu’on est comme une petite sœur ou je ne sais quoi d’autre. »

Égoïstement il préférait savoir que les hommes la regardaient plus comme une confidente que comme une proie facile. Même s'il n'était pas vraiment son père, il comprenait aisément ceux qui jalousent, maltraitent puis font fuir les prétendants de leurs filles. Le loup savait qu'il était loin d'être le meilleur exemple, mais qu'il y avait dehors des milliers d'autres hommes qui comme lui écumaient les pubs à la recherche d'une fille à séduire. Ces hommes là, il voulait que Charlie les évite. Les autres aussi d'ailleurs. Ceux à qui elle s'accrocherait, qui auraient l'air sérieux puis qui finiraient par lui briser le cœur. Humains, loups, métamorphes, aucun n'avait sa confiance. C'était puéril, égoïste de sa part de vouloir la tenir éloignée de ça mais il n'y pouvait rien, il s’inquiétait pour elle, ce sujet venait seulement s'ajouter à la liste de ceux qui le tracassaient déjà. Le film se poursuivait sans lui à présent, Henry et Karen traversaient les cuisines et les coulisses de la boite tandis que la bande son jouait Then He Kissed Me des Crystals. La louve gardait les yeux fixés sur l’écran, il ne pouvait pas ne pas remarquer que le sujet la tracassait. Il resserra son étreinte brièvement. Le quadra souhaitait lui dire quelque chose de compatissant, quelque chose qui chasserait son cafard mais il se laissa un peu emporter.

« T'en fais pas va . . . c'est bien trop dur à gérer tant la relation que la rupture qui finit par arriver inévitablement . . . il finira par se comporter comme un connard, bien trop lâche pour admettre qu'il t'aime . . . tu lui crieras dessus . . . il dira des trucs qu'il ne pense pas vraiment. . . tu lui répondras pire encore puis tu claqueras la porte . . . vous aurez tous les deux perdu votre temps . . . et il regrettera de ne pas avoir su prendre sur lui . . . »

Sa voix avait perdu de la constance au fil de la phrase, passant de l'ironie à l’énervement pour finir tremblante sur les derniers mots. Il n'avait pas prévu d'en dire autant mais il n'avait put s'interrompre tandis qu'il dépeignait la dernière soirée passée avec sa louve. Charlie comprendrait-elle l'allusion ? Mike s'en moquait éperdument, après tout Mirah était loin, elle devait sûrement avoir trouvé un loup plus attentionné que lui depuis ce soir là et lui il n'avait que l’embarra du choix en fin de soirée.Son verre était vide, il prit donc le chemin de la cuisine pour aller le remplir. Un premier verre glacé, qu'il vida d'une traite, puis un second qui vint reposer sur la table basse avant de se rasseoir tentant de reporter son attention sur le film.




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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 2 Mar - 2:33




Mike & Charlie


Charlie avait la capacité émotionnelle d’une petite cuillère mais elle savait tout de même observer et reconnaître la gêne des gens. Mike était d’autant plus facile à comprendre d’un premier coup d’œil qu’elle le connaissait depuis pas mal de temps maintenant. Elle avait appris à identifier ses mimiques, ses tics nerveux ou autre. Et là ça ne lui avait pas échappé. Il ne semblait pas très ravi qu’elle soit au courant de cette histoire. Il tenta d’éluder la question en lui disant simplement c’est compliqué. Fini ou pas elle n’allait pas en rester là. Il en avait trop dit ou pas assez. A son goût c’était pas assez et elle allait donc devoir lui tirer les vers du nez. Elle n’aimait pas particulièrement l’idée mais en quoi c’était compliqué cette histoire ? Elle prit une inspiration et se tourna vers lui.

« Franchement… Qu’est-ce qu’il y a de compliqué ? C’était la femme de ta vie et t’as merdé ou juste un plan cul qui en voulait plus. Je suis pas persuadée que c’était une bonne chose de toute manière. »

Elle disait ça d’un ton ferme. Si c’était terminé de toute manière en quoi ça l’aiderait qu’elle lui dise : « C’est vraiment dommage vous étiez parfaits ensemble ! » ? Elle ne jouerait pas le rôle de la fille compatissante parce qu’elle n’était pas de ce genre à dire uniquement ce que les gens voulaient entendre. Elle disait la vérité, le fond de sa pensée.

Elle écouta sa réponse quant à son désarroi face à une vie sentimentale proche du néant. Il était encore plus déprimant que la réponse à laquelle elle s’attendait. La rupture, les détails du duel constant entre les deux parties. Personne ne voulait perdre la face et finalement tout le monde perdait dans ces histoires. Elle s’en fichait de souffrir, si on cherchait si avidement un partenaire c’était bien pour une raison, non ? Ça devait valoir le coup pour que tout le monde cherche désespérément sa moitié. Ou alors le monde entier était maso et personne n’avait rien comprit.

Elle songea alors que cette description n’était pas banale. Il lui racontait comment ça s’était passé avec Mirah ? Elle n’oserait pas lui demander, elle était quasi certaine que c’était le cas. Elle avait noté les tremblements dans sa voix et ça lui faisait mal au cœur de songer qu’il avait autant souffert pour cette histoire. Dans le fond elle était peut-être mieux lotie à ne jamais avoir connu ce genre de situation. Elle s’enfonça dans le canapé, songeuse tandis que Mike partait remplir son verre dans la cuisine. Elle reprit son bol de crème glacée qui ressemblait plutôt à de la soupe maintenant.

« Mike… Pourquoi alors tout le monde cherche ce genre de choses ? J’ai l’impression de louper encore quelque chose sans tout ça. Même dans les films d’horreur, de gangster, dans tous les genres, ils en parlent. C’est qu’il doit y avoir une raison, non ? » demanda-t-elle en le voyant revenir.

Elle ramena ses jambes contre sa poitrine comme si elle se roulait en boule. Elle se sentait seule des fois dans son petit appartement et l’idée que toute sa vie serait ainsi faite ne l’aidait pas vraiment. Elle n’avait pas vu beaucoup de films d’amour à proprement dit parce qu’elle trouvait ça ridicule mais elle se souvenait de ce que son père disait au sujet de sa mère. Elle était toujours là pour finir les gestes qu’il ne parvenait pas à faire entièrement, elle le comprenait d’un seul regard… Toutes ces choses qui étaient propres aux couples unis. Mais mis à part dans les récits de son père elle n’avait jamais eu l’occasion de voir ce genre d’union de ses propres yeux. Peut-être qu’il lui avait raconté des mensonges pour la faire rêver quand elle était petite fille. Charlie était toujours entourée par cette violence constante, comment pourrait-elle songer à trouver l’amour ? Pourtant même quand elle descendait dans les fonds obscurs de la société elle avait toujours cette petite idée en tête. Ça pouvait arriver n’importe quand disait-on.

« Tu trouveras une femme bien qui prendra soin de toi. T’en as besoin, Mike. » finit-elle par lâcher sans s’en rendre compte.

Mike méritait et avait besoin de ça pour aller mieux. Mais si ça se passait mal avant qu’il ne soit totalement guérit de la perte de son fils dans quel état le récupérait-elle ? Devait-elle vraiment se mêler de ces choses ? Les choses étaient vraiment compliquées lorsqu’il s’agissait de sentiments.

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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 2 Mar - 14:02


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Mike ~ Charlie





Il n'aurait pas du répondre, pas même essayer de contourner le problème en en disant le moins possible, il n'aurait rien du dire du tout. Charlie était bien trop maligne pour ne pas tenter de lire entre les lignes, il ne savait pourtant.

« Franchement… Qu’est-ce qu’il y a de compliqué ? C’était la femme de ta vie et t’as merdé ou juste un plan cul qui en voulait plus. Je suis pas persuadée que c’était une bonne chose de toute manière. »

Compliqué. Pourquoi avait-il employé ce mot là en particulier. Il n'y avait rien de compliqué en réalité, il avait poussé Mirah à le quitter point final. Il avait préféré la faire fuir plutôt que de devoir risquer de la voir souffrir comme il s'enfonçait peu à peu dans l'obscurité, obnubilé par sa colère et son chagrin. Il avait choisit de rester seul pour ne plus avoir à affronter la douleur qu'impliquait inévitablement l'attachement à quelqu'un. Le loup avait déjà tenté d'expliquer tout ça à sa jeune protégée un peu plus tôt dans la soirée et il ne souhaitait pas revenir sur les motivations qui l'avaient poussé à se retranché en ermite après la mort de son fils. Quand à devoir admettre que Mirah aurait pu être la femme de sa vie, c'était un peu exagéré mais le quadra ne pouvait nier que l'idée l'avait affleuré il y a quelques mois de cela, à l'époque où tout semblait moins sombre. Ils avaient commencé à construire quelque chose ensemble, et même si il avait tout balayé d'un revers de la main aussi facilement qu'un château de carte, il ne parvenait toujours pas à la chasser de son esprit. Cette fois il ne répondit pas à la louve qui, assise à ses cotés, guettait un mot de trop pour glaner des informations.

Le film se poursuivait, les bols de glace se vidaient, la conversation continuait. Quand elle eut évoqué le néant de sa propre vie sentimentale, et qu'il eu laissé ses émotions prendre le contrôle de sa voix, détaillant sa dernière conversation avec Mirah sans vraiment l'avoir voulu, il se rendit vite compte qu'une fois de plus Charlie semblait avoir tout compris. A la manière dont elle restait songeuse, dont elle n'osait le regarder, le loup pouvait aisément deviner qu'elle avait fait le rapprochement . Il supposa que ça répondrait donc à la question qu'elle lui avait posé. Mirah, la louve de sa vie ? Peut être pas, mais c'était une histoire à laquelle il avait suffisamment cru pour que la douleur de la rupture soit bien réelle. Les quelques pas qu'il fit pour aller se resservir, il tenta de les utiliser pour se focaliser à nouveau sur l'instant présent, sur la soirée qu'il passait avec Charlie, sur la perspective de retrouver un semblant de vie plus stable. Il n'était pas vraiment sur d'être prêt à vouloir d'une telle chose, mais il pouvait essayer de donner le change, pour elle, elle qui avait dit s’inquiéter à son sujet. Que la jeune femme puisse s’inquiéter pour lui était la dernière chose dont il avait besoin, il avait bien trop peur que son instabilité, son incapacité à gérer sa colère finissent par la bléser. Comme il revenait se rasseoir, elle le questionnait de nouveau, mais cette fois elle ne s’intéressait plus à don histoire à lui.

« Mike… Pourquoi alors tout le monde cherche ce genre de choses ? J’ai l’impression de louper encore quelque chose sans tout ça. Même dans les films d’horreur, de gangster, dans tous les genres, ils en parlent. C’est qu’il doit y avoir une raison, non ? »

Le quadra releva les yeux vers l'écran, Henry et Karen semblaient en effet un couple parfait encore à ce moment du film. Il n'avait pas de réponse toute faite à la question de Charlie, à son sens il n'en existait pas tout simplement.

« Pour ne pas vivre seul Charlie. »

Ça lui était venu d'un coup, petite phrase tout faite, ridicule, mais qui résumait si bien la chose. Il avait prononcé ça dans un soupire, comme s'il s'y résignait lui même. C'était dans la nature humaine, ce besoin de se sociabiliser, de fonder une famille. A cote de lui, Charlie s’était recroquevillée, affichant clairement l'état dans lequel elle était, songeuse. Il était mal à l'aise d'avoir cette discussion avec elle, il en venait presque à penser qu'il était finalement heureux de ne pas avoir eu de fille, il n'aurait pas su gérer cette crise.

« Tu trouveras une femme bien qui prendra soin de toi. T’en as besoin, Mike. »

Cette petite phrase le surprit. Voila qu'elle recommençait à s’inquiéter pour lui. Le loup n'était cependant pas sur que l'idée soit bonne. Il n'envisageait toujours pas son avenir plus loin que le jour où il pourrait réclamer le prix du sang et doutait sérieusement d'avoir la force nécessaire pour entreprendre une nouvelle relation amoureuse. Se rendant compte qu'il avait été bien trop silencieux et voulant redonner un semblant de sourire à sa protégée, il s'entendit prononcer les mots suivants ;

« Il est un peu tard pour moi, je crois que je suis un cas perdu. Mais toi . . . je t'interdis de désespérer. Il y a des hommes bien moins idiots que moi là dehors. J'ai fait des erreurs que d'autre ne feront pas. Je ne te parles pas d'un conte de fée, d'une histoire toute lisse comme celle des films ou des romans, la vie n'est pas aussi simple, mais tu finiras par trouver quelqu'un de bien. Et s'il finit par se conduire comme je l'ai fait avec Mirah, j'irais lui expliquer le fond de ma pensée et le récompenser à ma façon pour la peine qu'il t'auras causée. »

Le quadra se tourna vers elle et lui offrit un large sourire satisfait. Oui, il envisageait bien les choses de cette façon, quelque qu'en soit la raison, qu'elle tienne encore à lui ou non, si un homme lui brisait le cœur, il aurait une petite conversation avec lui. Mirah. Il n'avait pu s’empêcher d'en parler à nouveau, et se sentait à présent obligé de se justifier.

« Tu as vu juste au fait . . . à propos de Mirah. Je tenais à elle mais je l'ai faite fuir pour les mêmes raisons qui m'ont poussées à t'éviter ces deux derniers mois. C'était probablement une belle connerie . . . mais comme je te disais, les hommes sont parfois très cons mais tous ne le sont pas autant que moi, tu finiras par un trouver un qui sache être moins lâche que moi. »

Le loup s’efforçait de garder le sourire, mais le nœud qui venait de lui enserrer l'estomac n'était pas prêt de disparaître. Ce qu'il venait de dire en disant long tant sur la façon dont il avait vécu sa récente rupture que sur sa maladresse à conseiller la jeune louve. Les souvenirs d'une discussion avec son fils à propos des premiers flirts de ce derniers refaisaient surface. C'étaient de bons souvenirs, de ceux qu'il gardait précieusement, alors pourquoi se sentait-il aussi las ?




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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 3 Mar - 0:28




Mike & Charlie


Charlie n'avait pas eu dans l'idée de pourrir l'ambiance en posant toutes ces questions mais visiblement ce qu'elle venait de faire. Mike semblait en proie à une intense réflexion. Elle décida de ne pas insister sur le sujet. S'il voulait vraiment en parler il le ferait. Elle afficha clairement un visage blasé en entendant sa réponse. Si elle avait voulu entendre ça elle aurait posé la question sur Google.

De toute façon c'était vraiment trop bizarre de parler de ça avec lui. Le souvenir de sa conversation sous les étoiles avec Alexis au sujet des relations humaines refit surface. Franchement elle lui avait peut-être raconté n'importe quoi et dans quelques années elle se retrouverait autant dans le flou qu'elle-même.

« C'est nul, les gens ont qu'à prendre des chats plutôt que de souffrir comme ça. »

Elle était en train de se dire que dans ce cas ça ne servait à rien de chercher l'amour. Elle espérait quand même pour Mike, lui il avait besoin de ne plus être tout seul. Elle pouvait organiser des soirées et tout ça mais elle ne pouvait pas non plus passer sa vie avec lui comme une vieille fille qui reste dans les jambes de son père. Et puis même lui il finirait par la mettre dehors si elle essayait de faire ça.

Mais alors qu'elle songeait à un moyen de jouer les entremetteuses il la prit de court en lui expliquant qu'il était un cas désespéré mais que elle avait encore ses chances de trouver l'amour. Elle sourit faiblement en songea que c'était beaucoup d'espérer que quelqu'un s'intéresse vraiment à elle. Cacher la vraie nature de ses activités étaient difficiles alors le faire avec quelqu'un avec qui elle espérait construire une histoire c'était impossible et la vérité ferait fuir n'importe qui de censé.

« Je suis pas sûre de convenir à qui que se soit. La plupart des gens disent que j'ai la subtilité d'un bulldozer et j'ai un caractère de merde. Il faudrait que je trouve quelqu'un de gentil mais pas trop non plus parce que je risquerais de le bouffer. Et puis... Si les gens restent ensemble c'est pour construire une famille... Jusqu'à il y a six ans je pensais que j'aurais pas à choisir ce genre de choses. Je devais juste être la femme de celui que mon père aurait choisi pour moi. »

Le fond du problème était lancé et la conversation risquait de devenir des plus gênantes. Elle ne voulait pas entendre la réponse, elle avait parlé sans réfléchir comme elle le faisait souvent. Mais l'idée que Mike aille botter le train de celui qui la ferait sourire avait quelque chose de mignon. Son père n'aurait pas eu ce genre de délicatesse si elle était tombé sur un homme qui la trompait ou la battait il lui aurait simplement répondu de serrer les dents et attendre que le temps passe.

Elle eut un pincement au cœur lorsqu'il reprit la conversation au sujet de Mirah. Elle était importante pour lui. Peut-être qu'elle tenterait de lui en toucher deux mots. Même si ça devrait lui coûter et la conversation risquait de ne pas être super facile mais pour Mike elle ferait des efforts. Il était au bord du gouffre et semblait prendre ça comme un fait irréversible. Pour une raison obscure elle se vit se redresser légèrement et se tourner vers lui pour l'enlacer. Elle foira son nez contre son cou.

« Je suis sûre qu'elle saura te pardonner comme je l'ai fait. Et si elle le fait pas c'est moi qui lui botterait le derrière. Mike t'es un type génial et même si t'es un peu vieux tu gardes ton charme de bel espagnol. »

Elle le tenait par les épaules pour éviter qu'il ne se détourne. Elle eut un léger rire en le taquinant sur son âge. Tant pis pour la promesse c'est lui qui jouait les vieux loups mal léchés. Il avait qu'à assumer maintenant.

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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 3 Mar - 12:01


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Mike ~ Charlie





Prendre un chat. Prendre un animal de compagnie plutôt que de risquer de s’engager corps et âme dans une relation sentimentale qui finirait par s’effondrer. Choisir la facilité, le confort, l’affection gratuite d’un chat ou d’un chien en lieu et place d’un être humain bien plus difficile à cerner. Il n’en revenait pas que Charlie puisse penser à une telle option. Le quadra savait qu’il n’aurait probablement plus la chance de trouver quelqu’un qui daigne l’accepter tel qu’il était mais elle, il lui restait encore bien du temps pour se retourner avant de s’auto proclamer célibataire à vie.

« Je suis pas sûre de convenir à qui que se soit. La plupart des gens disent que j'ai la subtilité d'un bulldozer et j'ai un caractère de merde. Il faudrait que je trouve quelqu'un de gentil mais pas trop non plus parce que je risquerais de le bouffer… »

Certes, la louve avait son caractère et ses sautes d’humeurs, mais rien qui pourrait justifier qu’elle se désespère à ce point. C’était une excuse, un prétexte qu’elle s’inventait là pour prétendre qu’elle était seule responsable de son célibat. Dans une certaine mesure, ce n’était pas tout à fait faux, ces excuses cachaient surtout un manque de confiance.

« ... Et puis... Si les gens restent ensemble c'est pour construire une famille... Jusqu'à il y a six ans je pensais que j'aurais pas à choisir ce genre de choses. Je devais juste être la femme de celui que mon père aurait choisi pour moi. »

Construire une famille. Le quadra se sentait responsable de son sort, elle ne pourrait jamais fonder sa propre famille à proprement parler et c’était en grande partie, non entièrement sa faute. Comme si la savoir déprimée ne lui suffisait pas, il faillait en plus qu’il soit intimement lié à la raison de sa peine. Il avait cependant plein d’exemples de couples qui vivaient très bien le fait de ne pas avoir eu d’enfants. Il s’apprêtait à lui en parler mais il ne trouva pas la force de sortir le moindre mot à ce sujet. C’était quelque chose de trop compliqué, comment pouvait-il lui en parler alors que lui avait pu avoir cette chance ? Il profita de la dernière phrase qu’elle avait prononcée pour surenchérir.

« Et bien alors ? De quoi te plains-tu, tu n’as plus que l’embarras du choix en somme ! »

Le loup lui offrait son ton le plus ironique possible. Il souhaitait avant tout qu’elle cesse de se morfondre dans l’idée de finir vieille fille, avec ou sans chat, comme son imbécile de voisine de palier. Charlie valait bien mieux que ça. Puis il aborda de nouveau le sujet de Mirah, expliquant les raisons qui l’avait poussé à mettre un terme à la relation et tentant par la même occasion de la rassurer à nouveaux quand à son avenir sentimental. Contre tout attente, elle se blottit contre lui, collant sa tête au creux de son cou. Surprit, il referma néanmoins ses bras autour de la louve, il n’aimait pas l’idée qu’elle agisse comme une enfant mais elle avait besoin de ça et il n’avait pas la force de le lui refuser.

« Je suis sûre qu'elle saura te pardonner comme je l'ai fait. Et si elle le fait pas c'est moi qui lui botterait le derrière. Mike t'es un type génial et même si t'es un peu vieux tu gardes ton charme de bel espagnol. »

Incapable de retenir un fou rire, il resserra son étreinte, frottant le dos de la jeune femme tout en l’enserrant dans ses bras.

« Ah Charlie ! Que ferais-je sans toi, toi et tes compliments douteux ? Le beau vieillard espagnol que je suis finirait par déprimer seul dans un appartement désert, à écouter de vieux disques de flamenco rayés avec un chat posé sur les genoux. »

Son rire se termina dans un soupire comme il reportait son attention sur l’écran. La scène mythique du cireur de chaussures. A nouveau, il mimait chaque phrase du bout des lèvres. DeNiro, Liotta et Pesci finissaient d’enterrer un cadavre quand il soupira de nouveau.

« Je me contrefiche qu’elle me pardonne ou non . . . je ne pourrais pas me pardonner d’avoir agi comme je l’ai fait. Quand bien même, elle voudrait de moi à nouveau je serais incapable de la regarder en face. Alors ? Vas-tu me botter le derrière puisque je ne peux pas me pardonner ? J’aimerais bien voir ! »

Riant de nouveau, il se laissa gagner par une idée complètement puérile. Une attaque de chatouilles. Visant les aisselles, point faible par excellence, il espérait bien mettre un point final à cette conversation déprimante au possible pour mieux rebondir sur un sujet plus joyeux.






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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 3 Mar - 20:14




Mike & Charlie


Peut-être que dans le fond elle devrait prendre un chat, un hamster ou un truc vivant histoire de ne pas passer sa vie recluse chez elle. Mais cela voulait dire rentrer ponctuellement à la maison pour éviter que l'animal ne meurt de faim. Et puis c'était déjà un joyeux bordel chez elle qu'est-ce que ça serait avec un animal dedans ? Elle écarta l'idée, un jour peut-être quand elle aurait décidé d'arrêter de faire la fête ou qu'elle faisait définitivement une croix sur l'amour. En attendant elle opterait pour les plantes vertes.

Elle envoya valser ses idées de finir vieille fille lorsqu'elle entendit Mike lui répondre avec ironie que maintenant elle avait le choix. 16 ans de sa vie à se dire qu'elle n'avait pas à regarder les hommes parce que l'amour lui était interdit et du jour au lendemain tout avait été bousculé. Elle n'aurait jamais à se marier de force, au contraire elle pouvait choisir qui elle voudrait. Elle était chiante et difficile, jamais contente.

« Bon ok je te promets de pas m'arrêter au premier connard ou connasse de bas étage mais je doute que ce soit une bonne idée que tu viennes fourrer ton nez dans mes histoires de cœur. Tu serais le genre à dire que toutes les personnes qui m'intéressent sont des bons à rien. »

Elle observa sa réaction en souriant. Elle ne faisait pas particulièrement exprès de lui lancer régulièrement des petits pics au sujet de l’éventualité qu’elle s’intéresse aux filles. Mike n’était pas particulièrement contre l’idée pour ce qu’elle en savait mais il était un peu vieux jeu et elle n’avait aucune envie qu’il se retrouve devant le fait accompli un jour. Ce serait tellement gênant pour tout le monde, autant profiter de cette occasion pour mettre les choses au point. Ce n’était pas vraiment le genre de Charlie d'être très câline ou émotive mais ce soir elle avait besoin de ça. Elle fut soulagée de sentir ses bras se refermer sur elle. Elle savait que lui non plus n'était pas fan de ce genre de comportement mais il avait dû comprendre que c'était exceptionnel. L'entendre rire résonna comme une douce mélodie oubliée. Des compliments douteux ? Elle était sincère c'est tout ! Elle haussa les sourcils en l'imaginant tel qu'il se décrivait.

« Je crois que même le chat irait se pendre tellement se serait chiant à mourir... »

Son sourire resta suspendu à ses lèvres quelques secondes jusqu'à ce qu'il recommence à parler de Mirah. La louve aurait bien volontiers zappé le sujet mais bon elle lui devait bien ça. Il la mettait au défi de venir lui botter le derrière parce que c'était lui qui poserait sans doute le plus de problème.

« Ne me tente pas Mike Rivera ! Je... »

On ne saura pas tout de suite ce qu'elle comptait lui faire. Elle eut le souffle coupé par cette attaque inédite : des chatouilles. Elle se tortilla pour se mettre hors d'atteinte, elle était ultra chatouilleuse. Armée d'un coussin qu'elle parvint à maintenir Mike loin d'elle. La respiration haletante d'avoir du rigoler de force.

« N'essaye pas de me faire changer de sujet. Si les gens te pardonnent accepte-le et fait pas d'histoires. Parce que oui s'il le faut je te botterai le derrière et pas à coup de coussins. » dit-elle en abattant le fameux coussin sur le visage de Mike.

Il avait voulu commencer à jouer à un jeu puéril, il devait savoir qu'elle était pleine de ressources à ce niveau-là. Elle reprit avec prudence et méfiance sa place sur le canapé. Hors de question de se faire avoir encore une fois. Elle ne regardait le film que d'un œil et de toute manière elle n'avait strictement rien suivi. Avec un sourire en coin elle songea à l’éventualité de lui faire subir une attaque surprise. Plus tôt dans la soirée elle avait failli réussir à l’avoir pourquoi ne pas refaire une tentative alors qu’il pensait qu’elle avait peut-être eu sa dose. Sans un bruit elle se mit en position pour s’attaquer à ses côtes et le chatouiller à son tour.

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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Mar 4 Mar - 11:44


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« Bon ok je te promets de pas m'arrêter au premier connard ou connasse de bas étage mais je doute que ce soit une bonne idée que tu viennes fourrer ton nez dans mes histoires de cœur. Tu serais le genre à dire que toutes les personnes qui m'intéressent sont des bons à rien. »

Elle affichait un sourire moqueur. S’il était certain qu’il n’apprécierait pas la personne qu’elle choisirait, ce serait peut-être pas pour des problèmes d’affinité. Le quadra avait l’intime conviction qu’il réagirait comme n’importe quel autre père, enfant biologique ou non, en offrant à son futur gendre le dédain et le méprit que la jalousie lui inspirerait. Le fait qu’elle ait évoqué à nouveau l’idée que le gendre en question puisse être une femme ne l’étonna pas outre mesure. Ne venaient ils pas d’aborder le délicat sujet de la famille ? Il avait fait d’elle une louve, une créature stérile. Il n’avait aucun droit de lui reprocher de vouloir chercher l’amour où qu’il soit même si l’idée qu’elle puisse assouvir cette soif en compagnie d’autres femmes lui semblait saugrenue. Lovée dans ses bras comme une enfant, elle l’écouta dépeindre avec ironie la scène pathétique qu’il s’était imaginée.

« Je crois que même le chat irait se pendre tellement se serait chiant à mourir... »

L’idée l’amusait, il détestait les chats. Cela n’avait rien à voir avec sa nature et l’éternel cliché du chien qui court après les félins, la seule personne à blâmer était sa voisine de palier qui laissait ses compagnons miauler jusqu’à pas d’heure et, pour peu qu’ils arrivent à se faufiler dans le couloir quand elle sortait de chez elle, venir faire leurs griffes sur la porte du loup. Sur l’écran Billy venait de se faire dessouder par Tommy. Mike décida alors de clore le sujet Mirah en expliquant à Charlie que si elle devait botter le train à ceux qui ne lui pardonnaient pas elle allait devoir commencer par lui. Il était sincère, il avait causé beaucoup de tort aux personnes qui lui étaient chères sous couvert de son chagrin et il savait qu’il ne pourrait pas oublier ce qu’il avait fait. L’opportunité de flanquer une correction au quadra semblait avoir séduit la jeune louve ;

« Ne me tente pas Mike Rivera ! Je... »

Mais il ne lui laissa pas le temps de terminer, il l’attaquait déjà. C’était stupide, c’est enfantin, mais peut être que ça leur ferait du bien, comme un coup de balais sur les sujets délicats. Il avait vu juste, elle était toujours aussi chatouilleuse. La louve se défendit du mieux qu’elle put, se réfugiant derrière un coussin à l’autre bout du canapé. Elle reprenait son souffle pendant qu’il tentait de calmer son fou rire.

« N'essaye pas de me faire changer de sujet. Si les gens te pardonnent accepte-le et fait pas d'histoires. Parce que oui s'il le faut je te botterai le derrière et pas à coup de coussins. »

Joignant le geste à la parole elle lui envoya le dit coussin dans les dents. Le quadra était forcé de reconnaitre que tout ceci lui faisait le plus grand bien. C’était un remède bien différent de celui dont il usait habituellement pour soulager sa peine et sa colère, mais c’était tout aussi efficace. Au lieu de se noyer dans le whisky, ne plus penser à rien et profiter de la gueule de bois qu’il récoltait pour se morfondre un peu plus, il profitait de la présence de cette fille adoptive pour remplacer ses problèmes par une insouciance qui n’était pas dans ses habitudes. Depuis la mort de Sam, il n’avait fait qu’aller et venir entre la dépression, la rage et l’hystérie. A tel point qu’il avait parfois du mal à se cerner lui-même, il n’arrivait pas à déterminer laquelle des deux options il appréciait le plus. Du coin de l’œil, il l’observait se préparer à riposter. Le loup la connaissait trop bien pour se laisser prendre au piège et avant qu’elle n’ait eu le temps de tenter sa chance, il attrapa les deux bols et prit la direction de la cuisine.

« Je te ressers je suppose ? »

Il n’avait pas attendu la réponse et commençait à remplir les bols, tentant de garnir celui de Charlie d’autant de cochonneries qu’elle l’avait fait précédemment, mais restant sobre sur le sien. Il revenait vers elle les mains pleines et bien qu’elle n’avait pas l’air de vouloir le laisser changer de sujet aussi facilement, il tenta d’embrayer sur autre chose.

« Tu me parlais d’une exposition ou d’un vernissage tout à l’heure. Content de voir que ça marche toujours pour toi, c’est agréable de vivre d’une passion. Il y a un thème précis ou bien c’est un mélange d’un peu de tout ? »

Elle lui avait promis un tableau de la collection en question, il ne lui ferait pas l'affront de le refuser mais il voulait d’abord savoir de quoi il retournait. Mike ne comptait pas non plus la laisser lui faire cadeau de quoi que ce soit. Il venait d'insister sur le fait qu'elle vivait de ses coups de pinceaux et il était hors de question qu'il ne lui paye pas la toile qu'elle lui destinait, si elle voulait lui faire un prix, grand bien lui en fasse mais il n'accepterait pas qu'elle la lui offre.




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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 6 Mar - 14:55




Mike & Charlie


La conversation vira à la bataille de coussins et de chatouilles. Mike avait réussi son coup, elle ne pensait plus vraiment à ce dont ils parlaient. Elle était juste heureuse de le voir détendu pour la première fois depuis pas mal de temps. Bien entendu elle n’oublierait pas la correction à lui mettre s’il refusait d’accepter de revenir avec Mirah si elle le pardonnait. Elle verrait ça pour la prochaine fois sans doute. Elle préparait une nouvelle attaque de chatouilles histoire de se venger. Après tout c’était lui qui avait commencé. Mais comme s’il avait entendu ses pensées il l’esquiva pour aller remplir le bol de crème glacée.

Elle lui tira la langue alors qu’il lui demandait s’il lui resservait la même chose. C’était quel genre de question ? Bien sûr, elle voulait faire une overdose de sucre. Elle réfléchissait à un moyen de l’attaquer pour qu’il ne puisse avoir aucune chance de l’esquiver cette fois-ci. Momentanément son cerveau mit cette question de côté lorsqu’elle le vit revenir avec le bol. Il la connaissait suffisamment bien pour avoir mis assez de cochonneries pour la mettre dans le coma pendant plusieurs heures. Armée de sa cuillère elle attaqua le deuxième round. Elle resta bloquée la cuillère dans la bouche lorsqu’il changea définitivement de sujet.

Il voulait savoir quel genre d’exposition il devrait supporter le mois prochain. Il devait songer aussi au cadeau qu’elle voulait lui faire et s’inquiéter de se retrouver obligé d’accrocher une toile géante d’un tag. Surtout que le style de Charlie était un peu particulier. Pour les BD elle faisait des efforts et adoptait un style plutôt soft mais pour cette exposition elle avait fait un peu de tout et n’importe quoi. Tout ce qui lui était passé par la tête avait fini sur une toile.

« En fait il y a plusieurs styles que j’ai mis en avant. J’en ai marre d’être cataloguée soit tagueuse soit petite dessinatrice de BD. Je veux juste que les gens voient que j’ai plus d’une corde à mon arc. Il y aura donc le style un peu asiatique : des carpes koïs tu vois le genre. J’ai fait quelques toiles avec le style Tag que tu détestes tant. Et après j’ai quelques toiles réalistes : des paysages. »

En même temps qu’elle énumérait les styles qu’elle voulait mettre en avant pendant son exposition elle passait en revue toutes les toiles finies qui devaient figurer sur les murs de la salle qu’elle avait mis tant de temps à trouver. Elle tomba mentalement sur la toile qu’elle avait faite pour Sam. Jamais elle ne la vendrait et finalement elle se demandait même si elle l’exposerait, si elle ne la ferait pas brûler. Devait-elle demander à Mike ce qu’il en pensait. Non c’était peut-être trop tôt pour parler de ce genre de choses alors que tout allait bien ce soir.

« T’en fais pas pour ton cadeau, je te connais je te ferais pas un truc de têtes de mort et compagnie. Et j’ai bien donné mes indications pour ne pas qu’elle soit vendue. Je crois que 90% des toiles ont déjà été vendues, j’espère qu’il en restera quelques-unes pour l’exposition sinon je vais devoir faire des toiles. »

Elle n’avait pas le temps de refaire une masse de toiles et pourtant elle devrait le trouver car elle savait que sur place il y avait pas mal de gens qui se laissaient aller à l’achat compulsif. Elle ne faisait pas des montagnes d’expositions en comparaison à d’autres artistes parce que ce n’était pas son activité principale même si c’était ce qui rapportait le plus. Elle avait pris de nombreux engagements en termes de BD et illustrations à ses débuts. Elle devait donc attendre que les contrats se terminent avant de passer vraiment à autre chose.

Les expositions étaient un moyen de masquer un trafic qui n’avait rien à voir avec l’art. Dans certaines toiles il y avait en fait deux toiles et entre les deux une cargaison de drogue. Elle avait réservé 50% des toiles pour ce trafic. Parce qu’elle vendait la toile au prix normal et en plus la drogue en question. C’était donc le double jackpot pour elle.

« Toi aussi tu vis de ta passion, non ? » demanda-t-elle en songeant qu’il n’y avait qu’un passionné pour supporter le travail de Mike.

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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 7 Mar - 11:32


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Il était revenu s’asseoir à côté d’elle après l’avoir questionnée sur l’exposition qu’elle prévoyait. Le loup espérait bien avoir réussi à détourner une bonne fois pour toute la conversation de leurs problèmes sentimentaux, ne souhaitant pas finir la soirée à se morfondre tous les deux. Ils n’avaient pas vraiment suivit le film, mais il le connaissait de toute façon par cœur et n’avait qu’à tourner la tête vers l’écran pour en rattraper le fil. Il attendait de Charlie qu’elle lui détaille le thème de son vernissage, mais surtout qu’elle parle. Le plus possible. Et qu’elle parle art, dessin, peinture, tout ce qui pourrait meubler agréablement la conversation.

« En fait il y a plusieurs styles que j’ai mis en avant. J’en ai marre d’être cataloguée soit tagueuse soit petite dessinatrice de BD. Je veux juste que les gens voient que j’ai plus d’une corde à mon arc. Il y aura donc le style un peu asiatique : des carpes koïs tu vois le genre. J’ai fait quelques toiles avec le style Tag que tu détestes tant. Et après j’ai quelques toiles réalistes : des paysages. »

Un rictus moqueur vint se dessiner sur ses lèvres comme elle affirmait qu’il détestait l’un des styles cité. Il aurait été bien hypocrite de le nier, non seulement ce n’était pas du tout sa tasse de thé mais il avait de mauvais souvenirs à ce propos. Notamment cette fois où la jeune louve avait entrainé Sam avec elle un soir où elle tagguait quelques murs. Le quadra avait eu à les récupérer au poste de police et n’avait pas du tout apprécié la situation. S’en était suivie une longue discussion plutôt houleuse avec les deux jeunes loups et Mike n’avait pas envie de reparler de ça avec Charlie ce soir. Le reste des toiles dont elle parlait avait l’air d’air plus classique et il ne doutait pas d’apprécier l’ensemble qu’elle proposerait. Il hésita un instant à lui demander de lui mettre une carpe de côté, ne sachant pas ce qu’elle comptait lui offrir. Elle devait savoir qu’il s’inquiétait à ce propos puisqu’elle enchaina à ce moment-là.

« T’en fais pas pour ton cadeau, je te connais je te ferais pas un truc de têtes de mort et compagnie. Et j’ai bien donné mes indications pour ne pas qu’elle soit vendue. Je crois que 90% des toiles ont déjà été vendues, j’espère qu’il en restera quelques-unes pour l’exposition sinon je vais devoir faire des toiles. »

Mike était ravi d’apprendre que ça marchait aussi bien pour elle. A une époque il s’était inquiété qu’elle ne veuille pas se lancer dans quelque chose de plus rentable, il craignait qu’elle ne finisse pas haïr cette passion comme elle s’y était donnée corps et âme pour de trop maigres profits. Il s’avérait qu’il avait eu tort de s’en faire et au final, il préférait que les choses se soient déroulées ainsi, même si c’était admettre qu’il s’était inquiété pour rien. L’idée d’un tableau représentant une carpe pour orner un des rares espaces vides de la mezzanine était plutôt plaisante, ainsi il eut une idée.

« En voilà une bonne nouvelle ! C’est dommage que je ne l’ai pas su plus tôt, j’aurais pu te réserver une jolie toile avec une ou deux carpes pour mettre là-haut. »

Il marqua volontairement une pause, comme s’il voulait la travailler un peu, négocier, faire durer le suspense. Puisqu’elle avait parlé de cadeau, officialisant le fait qu’elle ne comptait pas le laisser payer la toile qu’elle lui avait réservée, il allait lui en commander une. Et celle-ci, elle ne pourrait pas refuser de la lui vendre. Il fit mine de réfléchir un peu, puis il la questionna de nouveau.

« Dis moi . . . il en reste un peu quand même, non ? Dans le pire des cas, je trouverais bien un moyen de la racheter sur place à un de tes clients. Son prix sera le mien, après tout quand on aime on ne compte pas, n’est-ce pas ? »

Il la toisait du regard, cherchant à deviner quelle serait sa réaction. Allait-elle lui en réserver une ou bien lui proposer de la lui faire sur commande ? Elle était passionnée et avait vraiment l’air d’aimer ce qu’elle faisait, peut être accepterait-elle de la lui faire en plus de ce qu’elle avait déjà prévu. Mike était un peu gêné à l’idée de lui donner du travail supplémentaire mais il savait aussi que puisqu’il lui montrait qu’il s’y intéressait, elle ne pourrait pas lui en tenir rigueur.

« Toi aussi tu vis de ta passion, non ? »

La question le surpris un peu. La louve connaissait déjà la réponse à cette question, tentait-elle elle aussi de meubler la conversation ? Bien sûr que l’histoire était sa passion, bien sûr qu’il adorait son travail, bien sûr enfin qu’il aimait parler pendant des heures de petites choses qui avaient fait les grands évènements. De plus ces derniers temps, s’il avait noyé ses soirées et ses nuits entre whisky et filles faciles, il avait tenu bon la journée parce qu’il aimait ce qu’il faisait.

« C’est bien plus que ça Charlie ! Tout dans ce travail me plait, l’histoire évidement, mais aussi la foule de curieux, le musée en lui-même calme et bondé à la fois . . . mais je sens que si je me lance là-dedans je vais à nouveau t’ennuyer avec mes beaux discours et tu vas vite en avoir marre. »

Il lui accorda un clin d’œil malicieux et un large sourire. Il savait qu’elle avait peu de patience pour ces choses-là.




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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 7 Mar - 15:20




Mike & Charlie


Lorsqu’il revint les mains chargées des deux bols elle ne se fit pas prier pour prendre le sien. Elle attendit qu’il soit lui-même assit pour poser ses jambes sur les siennes. Charlie était du genre envahissante, en particulier lorsqu’elle se sentait à l’aise dans un lieu et l’appartement de Mike était l’un de ses préférés exception faite de son propre appartement.

Elle eut un sourire en voyant son rictus lorsqu’elle lui fit remarquer qu’il détestait le tag. Elle savait d’où lui venait cette aversion et en était pleinement fautive. Elle se souviendrait de cette petite excursion toute sa vie. Ce que Mike ne savait pas c’est que cette fois était loin d’être la première ou la dernière. Elle le lui dirait peut-être un jour quand il serait plus vieux et qu’il commencerait à apprécier cet art qu’était le graffiti. Ou sur son lit de mort quand il n’aurait plus la force de l’étrangler quand elle lui ferait cet aveu s’il restait sur ses positions jusqu’à la fin de sa vie.

Elle se mit à lui expliquer que tout allait pour le mieux au niveau du travail en ce qui la concernait. Il semblait plutôt ravi d’entendre ça. Bien entendu là encore elle ne lui disait pas tout mais c’était pour son bien. Si elle lui avouait tout en bloc il ferait une crise cardiaque direct. Elle se sentit légèrement coupable en lui souriant lorsqu’il exprima sa joie non feinte que les choses se passent bien pour elle. Charlie resta muette lorsqu’il évoqua l’idée de lui réserver une toile. Elle allait ouvrir la bouche pour lui dire qu’il était hors de question qu’il paye le moindre centime pour une toile qu’elle avait gribouillé lorsqu’il reprit.

Elle n’avait rien sous la main pour le lui jeter à la figure mis à part sa cuillère et son bol et il était hors de question de perdre l’un ou l’autre en particulier le bol. Elle lui donna un coup de talon dans les côtes avec son air le plus vexé qu’elle ait en réserve. S’il voulait un tableau elle lui ferait, elle lui ferait même toute la peinture de son appartement s’il lui demandait.

« Mike ! Si tu essayes de payer ne serait-ce qu’un bout de papier toilette que j’aurais griffonné je te tue tu comprends. D’ailleurs je t’ai dit que je m’étais lancée dans une nouvelle activité ?! Je te refais tout la peinture de fond, je te fais des dessins paaartout. » dit-elle en désignant l’intégralité de son appartement d’un mouvement de main.

S’il lui donnait son accord elle lui refaisait l’intégralité de son appartement et il aurait l’impression d’arriver dans un nouvel endroit. Finalement c’était peut-être ça la solution pour qu’il puisse tourner la page après Sam. Elle inspecta songeusement les différents murs mais qu’importe il ne lui donnerait jamais le feu vert pour faire ce qu’elle voulait il aurait trop peur de se retrouver dans un entrepôt pour jeunes délinquants. En même temps elle comprenait parfaitement, elle avait tendance à se laisser un peu aller quand elle était dans un certain délire artistique.

« Je te jure que les finances vont bien, je vais même pouvoir me payer un belle petite voiture qui tient bien la route à la place de mon épave personnelle grâce à l’avance des tableaux vendus pendant cette exposition. Déjà j’étais censée t’inviter au restaurant, tu ne m’as pas laissée faire, pareil à la supérette. Pour une fois laisse-moi juste te faire un cadeau et accepte-le sans faire de chichis. Sinon je viens taguer ta porte dans la nuit. » dit-elle en ultime menace.

Elle ne s’en était même pas rendue compte mais en le menaçant elle s’était légèrement redressée pour lui faire face et bien lui faire comprendre que là-dessus elle ne plierait pas. Elle se calma légèrement après avoir fini mais elle gardait son air boudeur dans l’espoir qu’il n’insiste pas. Il voulait détendre l’atmosphère en la faisant parler d’art, il n’avait qu’à pas tout gâcher avec cette manie ignoble de tout vouloir payer.

Elle l’écouta sagement lorsqu’il commença à lui expliquer que c’était plus qu’une passion. C’était toute l’ambiance qui lui plaisait. Elle pouvait comprendre l’idée. Rester dans un musée lui filait des boutons rien que d’y penser mais elle avait le même sentiment lorsqu’elle allait taguer avec Sam qui faisait le guet. C’était quelque chose que personne ne pouvait comprendre s’il ne partageait pas toutes vos passions et vos connaissances. Elle brisa son masque boudeur pour lui accorder un sourire.

« Je comprends ce que tu veux dire. Mais tu sais j’aime bien l’histoire quand ça parle de l’art. Tu vois on peut quand même trouver des compromis et parler de choses qui peuvent nous intéresser tous les deux. » dit-elle avec un sourire en coin.

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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 10 Mar - 15:13


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Ainsi elle ne lâcherait pas le morceau. Elle ne le laisserait pas payer la moindre toile. Sans doute avait-elle l'impression de perdre son indépendance, que ce soit pour lui un moyen détourné de lui verser une pension, de l'argent de poche en quelque sorte. La louve ne supportait-elle donc pas qu'il puisse avoir simplement envie de valoriser son travail? Elle plaisantait ensuite sur le fait qu'elle puisse lui refaire intégralement la décoration de l'appartement. Certes les lieux avaient grand besoin de faire peau neuve, mais pour le coup, si elle voulait se lancer dans les grands travaux, elle devrait lui proposer un devis. Le quadra connaissait trop bien l'imagination débordante de la jeune femme et ne comptait pas lui laisser carte-blanche pour quoi que ce soit.

« Sans façons Charlie. J'aime mes murs blancs comme ils sont je te remercie. De plus je . . .»

Elle s'était rapprochée pour reprendre sur un ton qui ne souffrait aucune protestation.

« . . . je te jure que les finances vont bien, je vais même pouvoir me payer une belle petite voiture qui tient bien la route à la place de mon épave personnelle grâce à l'avance des tableaux de cette exposition. »

Le loup aurait voulu rétorquer que ce n'était pas vraiment la raison pour laquelle il insistait pour lui payer le tableau de toutes façons, qu'il respectait simplement ce qu'elle faisait et qu'il souhaitait juste faire honneur à son travail, mais elle ne le laissa pas répondre.

« Déjà j'étais sensée t'inviter au restaurant, tu ne m'as pas laissée faire, pareil à la superette. Pour une fois laisse-moi juste te faire un cadeau et accepte le sans faire de chichis. Sinon je viens taguer ta porte dans la nuit. »

La menace le fit rire. Mike eut une pensée pour ses voisins de palier, et la réaction qu'ils auraient en découvrant la porte au matin, ça risquerait d'être plutôt amusant au final. Peut-être que les chats finiraient enfin par cesser de massacrer le bas de sa porte si ils étaient suffisamment effrayés par les graffitis que la louve venait y faire. Quant au fait qu'il l’ait devancée deux fois dans la soirée pour dégainer sa carte de crédit, comment aurait-il pu en être autrement?

« Je t'ai gâché la soirée Charlie. Tu t'es inquiété deux mois durant pour moi, aujourd’hui tu me retrouves enfin et je te gâche le repas parce que je ne suis pas capable de prendre sur moi cinq petites minutes. C'était le moins que je pouvais faire. »

Comme elle enchainait sur le fait qu'ils vivaient tous deux de leur passion et qu'il lui parlait de l'amour qu'il entretenait effectivement pour son travail au musée, elle se décrispait de nouveau, affichant un sourire.

« Je comprends ce que tu veux dire. Mais tu sais j'aime bien l'histoire quand ça parle de l'art. Tu vois, on peut quand même trouver des compromis et parler de choses qui peuvent nous intéresser tous les deux. »

L’histoire de l’art. Mike n’était pas vraiment passionné par l’art en lui-même, mais il devait bien admettre que de même que pour saisir toutes les subtilités d’une œuvre, il faillait en connaitre le contexte historique et culturel, on ne pouvait pas parler d’histoire sans parler de culture, or l’art a toujours été l’expression de la culture. Avant de partir pour l’Espagne il avait eu vent d’une exposition temporaire sur l’art ethnique d’Océanie qui aurait lieu courant décembre. Peut-être saisirait-il l’occasion pour passer la journée avec Charlie et enfin la trainer au musée.

« A ce propos, ça te dirait de venir voir une expo au musée ? L’exhibition du mois prochain porte sur l’art en Océanie, les aborigènes, les maoris . . . je suis persuadé que ce serait en effet un excellent compromis. Qu’est-ce que tu en penses ? On se réserve une après-midi pour en profiter ? »

Le film ? Henry Hill continuait le récit de sa vie sans que notre loup ne lui accorde à présent le moindre regard, il faisait abstraction de tout excepté la jeune femme qui le fixait en souriant. Non, elle ne remplacerait jamais Sam, cela ne lui venait même pas à l’esprit. Mais à présent il en était sûr, bien qu’elle lui tirerai soucis à chaque fois qu’elle semblerait de près ou de loin dans les ennuis, elle serait aussi la raison pour laquelle il essayerait de relever la tête.




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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 10 Mar - 17:15




Mike & Charlie


Elle ne pu s’empêcher de sourire en l’entendant lui dire qu’il aimait bien ses murs blancs. Dommage elle aurait bien vu un paysage de son Andalousie avec une danseuse de flamenco sur un des grands murs de son appartement mais tant pis pour lui. Il resterait avec des murs d’un blanc immaculé. Il pourrait au moins choisir une couleur plutôt que du blanc. Sa conscience lui sortit un drapeau blanc pour qu’elle arrête les frais avant qu’ils ne commencent à vraiment se prendre la tête sur des sujets stupides. C’était chez lui il faisait ce qu’il voulait et elle n’avait rien à redire à ce sujet.

Elle menaçait sérieusement. Un cadeau c’était un cadeau et elle allait finir par se vexer sérieusement s’il continuait à vouloir la payer. Ce qu’elle faisait c’était avant tout pour faire plaisir à ceux qui voulaient ses tableaux, l’argent c’était pour le reste : les chaussures, la nourriture, les loisirs… Et encore le prix de vente des tableaux ne pourrait pas lui offrir véritablement les chaussures dont elle rêvait qu’elle entassait boîtes après boîtes dans son dressing. Tout cela ne se faisait que grâce à la revente de drogue qu’elle s’offrait tous ces luxes. Mais ça Mike n’était pas censé le savoir. Donc dans la mesure où tout roulait pour elle, elle s’attendait à ce qu’il lui laisse faire au moins un tableau comme ça parce qu’elle avait envie d’ajouter sa petite touche personnelle à la décoration de son appartement.

Peut-être devrait-elle envisager d’en faire une énorme s’il commençait à vouloir la payer, comme ça il serait bien en peine de l’accrocher quelque part. Cela lui donna des idées mais comme d’habitude, ce n’était pas les idées qui lui manquaient mais plutôt le temps. Pourquoi les journées devaient-elles faire seulement 24 heures après tout ? Elle fut interrompue dans ses réflexions internes par l’explication de Mike. Gâché la soirée ? Elle n’aurait pas vraiment dit ça, ils n’étaient pas sur la même longueur d’onde et de ce fait ils s’engueulaient. Ce n’était pas la pire dispute qu’ils aient eu.

« Tu sais que c’est pas grave. Et puis bon la glace c’est meilleur que la viande. Je suis sûre qu’elle était trop cuite et ils ont du mettre des assaisonnements suspects sur la viande. Dans les restaurants ils gâchent tout parce que les humains n’ont pas compris que la viande n’avait pas besoin d’être accompagnée pour être bonne. » dit-elle en souriant.

Elle ne voulait pas qu’il se sente coupable pour si peu, c’était sans importance. Elle reprit sa place dans le fond du canapé alors qu’il changeait de sujet. Elle lui avoua qu’ils pouvaient trouver un compromis entre leurs passions respectives. Elle resta songeuse quand il lui proposa de venir au musée pour une exposition sur l’art en Océanie. L’idée n’était pas mauvaise mais ce qui finit de la convaincre c’était le fait de passer du temps avec lui, de faire des projets pour plus tard. Il lui avait promis qu’il ne partirait plus mais elle ne pouvait s’empêcher de prévoir toujours les choses pour le futur immédiat et pas plus loin. Qu’est-ce qu’elle ferait s’ils prévoyaient un match de football et qu’il disparaissait à nouveau ? Elle n’avait aucune envie de se faire avoir une deuxième fois mais en même temps une petite voix lui disait qu’il avait promis qu’il serait toujours là.

*Ils disent toujours ça et après il n’y a plus personne. *

Mais elle se força à sourire pour oublier ses propres craintes. Elle pouvait voir qu’il était sincère dans sa proposition mais pour combien de temps. Elle n’avait pas envie d’être comme ces animaux laissés à l’abandon qui revenaient vers leurs maîtres.

« Oui pourquoi pas. C’est toi qui me fera la visite alors ? » demanda-t-elle avec un sourire.

Et puis après tout pourquoi se prenait-elle la tête ? Elle n’avait qu’à profiter de l’instant et puis voilà. Elle se tortilla pour glisser doucement sur le canapé jusqu’à ce qu’elle puisse poser sa tête sur l’accoudoir. Elle posa son regard sur le film dont elle n’avait strictement rien compris mais elle essayait de rattraper son retard. Jusqu’à ce que doucement mais surement elle sente ses yeux se fermer. Elle ne se réveilla même pas lorsque la cuillère lui glissa des mains pour tomber sur le parquet. Toute cette soirée lui avait donné à réfléchir, les émotions en pagaille et le fait d’être enfin dans un endroit où elle se sentait en sécurité elle se laissa emporter pour la première nuit sans agitations.

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MessageSujet: Re: –› I’m a hot air balloon that could go to space ‹– [Livre II - Terminé]   Mar 11 Mar - 3:13


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Le loup était des plus sincère lorsqu'il s'excusait d'avoir ruiné la soirée. Elle se faisait une joie de dîner avec lui après tout ce temps passé elle à le chercher, lui à la fuir, mais il n'avait pas su rester stoïque quand ce Dylan, le frère de la louve était venu s'incruster. Il n'avait pas non plus su faire preuve de compréhension et refouler ses vieux démons et ses frayeurs quand elle avait évoqué sa famille et les problèmes qu'elle y avait connu.C'était plus fort que lui, il l’aimait comme sa fille et l'idée qu'on puisse même la regarder de travers le rendait malade. Oui, il avait gâché la soirée. Ruiné l'ambiance par sa colère, et laissé filé deux belles pièces de viandes par dessus le marché.

« Tu sais que c’est pas grave. Et puis bon la glace c’est meilleur que la viande. Je suis sûre qu’elle était trop cuite et ils ont du mettre des assaisonnements suspects sur la viande. Dans les restaurants ils gâchent tout parce que les humains n’ont pas compris que la viande n’avait pas besoin d’être accompagnée pour être bonne. »

La réflexion de la jeune femme le fit rire de nouveau. Elle avait ce don de chasser sa morosité aussi facilement qu'elle pouvait le mettre hors de lui...comme Sam....Le quadra n'avait jamais eu le moindre problème à comprendre pourquoi ces deux là s'entendaient aussi bien. Il voulu lui rétorquer qu'il aurait bien préféré aller se chercher une autre grouse maigrichonne à dévorer plutôt que les litres de glace dont elle avait remplit son congélateur mais il savait que ce n’était pas la chose la plus judicieuse à dire.

Quand la conversation avait basculée vers leurs passions respectives et après qu’elle eu menacé de refaire intégralement la décoration de son appartement, il avait proposé qu'elle l'accompagne à la prochaine exposition que proposerait le musée. C'était à son sens une occasion rêvée pour qu'ils passent un peu de temps ensemble. La louve en avait besoin pour se rassurer, pour croire sa promesse de ne plus l'abandonner comme il l'avait lâchement fait deux mois plus tôt. Quand à lui, passer une après midi en sa compagnie l'aiderait à ne pas s'oublier, à avancer. Avancer toujours. Pour la meute, pour les gens qui tenaient encore à lui. Mike avait vraiment du mal à s'imaginer survivre à la mort de son fils mais Charlie semblait vouloir tout faire pour lui redonner le goût des petits plaisirs de tous les jours, chasser, parler à autre chose que des piliers de comptoirs ou les visiteurs du musée, elle avait même été jusqu'à lui faire avaler un plein bol de crème glacée. Apres quelques secondes d’hésitation qui lui firent craindre un refus de sa part, elle finit par accepter.

« Oui pourquoi pas. C’est toi qui me fera la visite alors ? »

Ce n'était pas vraiment ce qu'il avait prévu mais le loup était tellement heureux qu'elle accepte, qu'il ne voulait pas la contredire.

« Si y a que ça pour te faire plaisir, on ira un jour où je ne travaille pas et je te ferai une visite privée en exclusivité. Tu n'auras pas l'exposition pour toi seul mais tu auras ton guide personnel. »

Il terminait son verre d'eau quand elle commença à se tortiller pour se caler confortablement, à demi allongée. Le quadra se leva alors pour ramener verre, canettes et bols à la cuisine. Mettant la vaisselle à tremper, il entendit un petit bruit, comme si quelque chose venait heurter le sol. Un large sourire se dessina sur son visage quand il en découvrit l'origine. Elle s’était endormie comme un bébé, laissant échapper sa cuillère. Une fois que la cuillère en question eu rejoint les bols dans l’évier, il alla sans bruit chercher un plaid dans un placard et en couvrit la jeune femme comme il le faisait déjà il y avait des années de ça quand elle venait passer ses soirées avec Sam. Sam. Le regard de notre loup se posa une dernière fois sur la porte de la chambre de son fils puis levant les yeux vers quelque part, il laissa échapper quelques mots ;

« J'ignore si elle a raison quand elle dit que tu veilles sur nous . . . mais s'il te plais ne me juge pas si je ne suis pas capable de supporter ton absence . . . veilles sur elle, elle le mérite plus que moi. »

Mike se sentait ridicule, cela ne lui ressemblait pas , pas du tout, mais il n'était de toutes façons plus lui même depuis ce soir là. Il s'assura une dernière fois que Charlie était bien couverte, alla verrouiller la porte de l'appartement, puis vint attraper la télécommande. Il restait bien une bonne demi heure de film, mais il ne voulait pas risquer de réveiller la louve, alors non sans mimer machinalement une dernière scène, il se résigna à couper la télévision.

T'as pas apporté le café ?
Pourquoi? Y a marqué enculé d’épicier sur ma tronche ?


Finalement, c'est Joe Pesci qui aurait eu le dernier mot de la soirée juste avant d'abattre Samuel L. Jackson. Le loup coupa les lumières et alla à son tour se laisser plonger dans le sommeil, la journée avait été épuisante, mais il lui en restait encore bien d'autre à affronter s'il voulait un jour voir le bout du tunnel.




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