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La visiteuse [Livre II - Terminé]
MessageSujet: La visiteuse [Livre II - Terminé]   Lun 24 Fév - 16:26

Le 25 octobre 2017, heure du midi

On ne parle pas assez du silence angoissant des hôpitaux, même si ceux-ci ne sont jamais vraiment silencieux. Que c'était une image. Que lorsqu'on tendait l'oreille, on pouvait entendre ces gens vivre, pleurer, rire, mourir. Surtout mourir. Et pour le lycanthrope, qui s'était réveillé le matin même et qui vivait à la fois un renouveau de ses sens surnaturels en même qu'un affadissement de ceux-ci, il avait l'impression de devenir fou. Si tôt après avoir renoué avec la conscience, c'était quand même dommage. Le blond passa sa main dans ses cheveux et ferma les yeux, tentant de faire le vide dans son esprit.

Impossible, quand on entend les gamins chouiner au première étage alors qu'on est au quatrième.

Il avait hâte de quitter l'hôpital. Il n'avait jamais aimé les hôpitaux et maintenant qu'il n'avait plus besoin d'y être, son désir de quitter l'endroit n'en était que plus fort. Il avait envie de retourner dans la maison de son père, d'aller courir dans la forêt, de serrer ses enfants dans ses bras. De faire tout ce qu'il n'avait pu faire pendant tout ce temps dans le coma... et dire qu'il ne pouvait même pas, parce que ça faisait à peine quelques heures qu'il s'était réveillé. On le gardait en observation, au moins encore trois jours, par précaution. Qui sait, peut-être retomberait-il soudainement dans le coma, sans se réveiller cette fois ? Johan passa sa main gauche sur son visage, massa ses tempes du bout des doigts, avant d'essuyer du revers de la main les quelques larmes qui étaient revenues dans ses yeux. Il avait pleuré, plus tôt, quand l'infirmière était venue lui couper les cheveux et tailler sa barbe, histoire de lui donner une allure... humaine ? En tous cas, moins pouilleuse que précédemment. Il serait présentable, en sortant de cet hôpital, foi d'O'More.

Un long soupir s'échappa de ses lèvres, alors que sa tête s'appuyait contre son oreiller. Pas de livres, dans la chambre. Pas de télévision non plus, on ne met pas de téléviseur dans la chambre d'un comateux. Que lui et son ennui, son envie de décamper. Johan proposerait à son médecin d'aller lui quérir quelques bouquins chez Keats & Books. « Peut-être qu'ils espèrent que je meure d'ennui. » Sa voix le surprit – trop rauque, trop basse. Il espérait que ça n'allait pas rester ainsi.

Il entendit le claquement de talons de l'infirmière assignée à sa chambre. Ses sens s'affolaient, son ouïe dans tous les cas, et il avait appris à mémoriser quel était son pas. Elle n'était pas seule, il aurait pu le jurer. La porte s'ouvrit sur la figure souriante et ronde de la jeune femme. « Monsieur O'More ? Vous avez une visiteuse. » Une visiteuse ? Johan se redressa un peu dans son lit et son visage s'éclaira d'un sourire quand la visiteuse en question avança dans la chambre, l'infirmière disparaissant pour les laisser seuls. Isadora. (Johan ?) Il se racla un peu la gorge pour tenter d'éclaircir sa voix, peine perdue. « Je me lèverais bien pour te saluer, mais je suis interdit de position verticale jusqu'à demain. » Il n'y avait aucune raison de tendre l'atmosphère si tôt. Surtout pas alors qu'il était sincèrement content de la voir.


Dernière édition par Johan O'More le Lun 24 Fév - 17:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La visiteuse [Livre II - Terminé]   Lun 24 Fév - 17:12




La visiteuse


On m’avait appelé il y a quelques heures déjà. Je ne m’étais pas attendue à ce que l’hôpital de Glasgow me contacte. J’étais vraiment restée sans voix et il avait fallu que mon interlocuteur m’interpelle plusieurs fois avant que je ne réalise vraiment la situation. On me donna plusieurs détails, répétés plusieurs fois d’ailleurs. Je ne posais pas de questions, trop perturbée par la nouvelle. Je m’étais assise, pendant de nombreuses minutes avant de réaliser. Je regardais ma montre : neuf heures quarante. Mon premier réflexe fut de prévenir l’école et d’aller chercher les jumeaux, mais je me ravisais alors que je composais le numéro. Pas tout de suite, pas maintenant. Il y avait encore tant de arrangements à faire et à voir avant qu’ils ne puissent venir voir leur père. Mais je pouvais faire une chose pour eux. Ce n’était pas dans mes habitudes de fouiller dans les affaires de mes enfants, pas même de mes plus jeunes. Je n’eus pas vraiment de mal pour autant à trouver les neufs enveloppes fermées. Dans ces dernières se trouvaient des lettres écrites par Niamh et Kean à leur père. Après son accident, Sarah m’avait conseillé de leur faire écrire leurs sentiments sur papier, pour les aider. Ils n’avaient pas été pour au début, jusqu’à ce que je leur suggère d’écrire à leur père leur quotidien. Cela les avait emballé, et ils s’étaient attelés à s’alterner pour tenir leur père au courant. Je ne savais pas ce qu’ils avaient écrit. Cette correspondance ne me concernait pas, même si je me doutais bien qu’ils avaient dû parler de moi à l’intérieur. Je les fourrais dans mon sac à main, puis récupéra mon portable. Je laissais un message sur le répondeur d’Hayden. Sans doute était-il à l’entrainement, ou occupait ailleurs. Je tombais directement sur sa messagerie et l’informa de ce que je savais. Je lui indiquais que je m’occupais de tout ce qui le concernait et que j’irais le voir à midi. Je savais que cela ne plaira pas au loup, mais sans contrordre direct de lui, je ferais ce que j’avais décidé, consciente que le temps qu’il me recontacte, je serais déjà dans les locaux hospitaliers. Je ne prévenais personne d’autre. Ce n’était plus mon role. Et concernant mary, qu’elle aille au diable.

J’avais essayé de travailler, mais en vain. Tournant en rond dans ma suite, j’avais fini par récupérer mes affaires, et partir. J’étais arrivée vers onze heures au National Health Service. J’eu la chance de pouvoir m’entretenir avec le médecin de Johan en personne. Nous parlâmes un moment des modalités de sortie et d’examen, avant que je ne me dirige vers le service comptabilité de l’hôpital. Je leur fis un nouveau chèque couvrant les frais à venir, et ceux en cours avec un peu d’avance. Johan n’avait pas une bonne mutuelle couvrant tout, si bien que j’avais dû faire pas mal de complément. Mais ce n’était pas un problème. J’avais de l’argent de côté et si je n’étais plus capable de payer, la meute pouvait prendre le relai, même si j’avais préféré éviter. Je ne voulais pas qu’il doive quelque chose à Jonathan ou Mary. Et bien entendu, je n’attendais pas de remboursement de sa part. Cela n’avait pas d’importance.

On me laissa le voir un peu en avance. Une infirmière m’accompagna jusqu’à sa chambre, m’annonça en tant que « visiteuse », sans doute pour laisser la surprise à l’homme, puis quitta la pièce. Je la connaissais bien depuis le temps que je venais. Mise à part les week-ends, je passais tous les jours le voir et prendre de ses nouvelles. Je restais une vingtaine de minutes, lui lisant souvent deux-trois chapitres d’un de ses livres préférés, avant de le laisser, après avoir jeté les fleurs inodores que je lui avais ramené la veille. C’était un schéma bien huilé, qui à présent était bouleversé. Je restais quelques instants à le regarder, encore un peu sous le choc de son réveil. Il s’était un peu redressé sur son lit, et parla en premier. Ma gorge était sèche tout à coup. Je fis un pas, puis un autre. Je posais mon sac sur la table présente, avant de continuer à avancer vers lui. J’arrivais à sa hauteur et perdis tout contrôle de moi-même. Je le pris dans mes bras, respirant son odeur, à la fois humaine et lupine, à la fois en bonne santé et encore un peu malade. Son corps était chaud, et son cœur battait un peu plus irrégulièrement que toutes ses fois où j’étais venue le voir et qu’il était resté les yeux clos. J’avais comme besoin de m’assurer que c’était bien lui, et pas une illusion, pas un rêve, ni une mauvais blague. Je restais plusieurs minutes, à juste le serrer contre moi. Tu nous as fait si peur…. On a cru que… ça n’a plus d’importance. Je n’avais pas fini ma phrase. Je le serrais encore un peu dans mes bras, puis me leva. Je récupérais les lettres dans mon sac, en profitant pour chasser les deux trois larmes sur mon visage, qui avaient coulé sans que je ne puisse les retenir. Je pris alors place sur la chaise à côté de son lit, et lui tendit les enveloppes. Elles te sont destinées.. Pas besoin de lui dire de qui elles provenaient. L’odeur de nos enfants était forte et puis, il reconnaitrait sans mal l’écriture de nos enfants.


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MessageSujet: Re: La visiteuse [Livre II - Terminé]   Mar 25 Fév - 17:19

Pas de réponse de la part de la louve. Pendant une seconde, il craignit avoir déjà dit quelque chose qu'il ne devait pas. Ou allait-elle purement et simplement le gifler ? Il ne savait pas à quoi s'attendre de la jeune femme, qui avait toujours eu ce don pour le surprendre. Et plus encore. Heureusement, la surprise fut heureuse, quand elle se jeta à son coup, le prenant dans ses bras. Ses propres bras se défirent de l'étreinte des bras, pour mieux entourer le corps de son ancienne fiancée, la serrant avec la même énergie du désespoir. Inspirant son odeur rassurante, ce parfum connu qui lui chavirait toujours la tête et le cœur. « Je suis là, Isaodra, je suis là... » C'était tout ce qu'il pouvait dire, tout ce qu'il pouvait murmurer de sa voix cassée. Il n'était pas mort. Pas encore, pas jamais. Il s'était promis de ne plus jamais l'abandonner, peu importe leurs relations, et mine de rien... même un camion lancé à toute allure n'avait pu le faire mentir.

Lorsqu'elle s'écarta, après une dernière étreinte, le sourire sur le visage de Johan était immense. Elle n'aurait pas pu le rendre plus heureux. C'est ce qu'il croyait jusqu'à ce qu'elle lui tende un paquet d'enveloppes qui lui étaient destinées. L'odeur sur celles-ci ne mentait pas.
Niahm et Kean.
Il attendit une seconde, comme pour s'assurer qu'il avait le droit de les ouvrir pour les lire, et le fit avec précipitation. Neuf lettres, cinq de son fils, quatre de sa fille. Il en aurait pleuré. Il ne devait pas. Son cœur s'affola, encore plus que lorsqu'il avait serré Isadora contre lui, alors qu'il commençait à lire les mots des prunelles de ses yeux. Les larmes lui montèrent définitivement aux yeux et il en écrasa quelques-unes de sa paume, avant de laisser échapper un petit rire. Ces enfants étaient de vraies pies. Si Isadora, Hayden et Savannah aspiraient à un peu de tranquillité et de discrétion dans leurs vies... c'était peine perdue, avec ces deux pestes à leurs côtés. Ce qu'il apprenait le faisait aussi parfois froncer les sourcils, comme cette histoire de nouvel Ulfric et de mariage, mais il supposait que la louve assise près de lui allait l'entretenir de tous ces détails.

Il avait eu le temps de les lire deux fois chacune quand il releva les yeux pour regarder sa visiteuse. La fatigue avait disparu du visage du lycanthrope, qui semblait avoir trouvé une certaine énergie dans la présence de la brunette, ainsi que dans les mots des jumeaux. Des mots qui le touchaient, le faisaient rire, l'attristaient. « Tu les as lues ? Un signe négatif de la part d'Isadora. Ils sont adorables. Il soupira et referma les lettres. Qu'est-ce que je les aime... » Un murmure. Il laissa les lettres à côté de lui, refermées. Il avait hâte de les voir, ses crapules énergiques. « Comment vont-ils ? Et Savannah ? Et... Hayden ? Il avait hésité avant de demander pour ce dernier, mais la politesse voulait qu'il s'intéresse du sort de son... Ulfric, le beau-père de ses enfants. Pas qu'il s'inquiétait réellement de son sort, mais il allait devoir s'y habituer. Il le savait déjà. Johan se reprit, posant une dernière question, qui lui tenait à cœur : Toi, comment vas-tu ? » C'était plus important que savoir comment allait la meute, si ce que racontaient les petits était vrai ou s'ils exagéraient (ce qu'ils étaient prompts à faire). Ça, il allait le savoir d'une façon ou d'une autre. Dans le moment, c'était Isadora, et seulement elle, qui l'intéressait. Les mots des enfants l'inquiétaient, quand ils s'attardaient sur le sujet de leur mère.

Comment vas-tu, Isadora ?
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MessageSujet: Re: La visiteuse [Livre II - Terminé]   Mer 26 Fév - 9:51




La visiteuse


1) J’avais eu très peur pour Johan, même si je ne l’avais jamais évoqué. Les médecins avaient que peu d’espoir de le voir se réveiller. Le choc de l’accident aurait été mortel pour tout humain et les dommages très importants. Il avait été opéré plusieurs fois, et ses soins avaient été lourds. Vu qu’il ne s’était pas réveillé tout de suite, le corps médical pensait vraiment qu’il resterait sur un lit, inconscient et incapable de se relever. Si j’avais laissé entendre un espoir à nos enfants, je n’y croyais pas moi-même. Je ne réalisais pas tout de suite qu’il était là, en face de moi. Je l’avais pris dans mes bras, respirais son odeur. Cela avait été plus fort que moi. Ma vie n’était pas du tout rose ses derniers jours, et j’avais besoin de lueur d’espoir. Il me serra contre lui, lui aussi se noyant dans cette étreinte réconfortante pour tous les deux. Je m’étais fait une raison le concernant : je ne cesserais jamais de le chérir, même si mon cœur appartenait à Hayden. Il avait su, à la fois dompter la louve et la femme que j’étais, même si je ne lui faisais plus confiance. Il me disait qu’il était là, mais, je ne pouvais pas m’empêcher de douter. Il finirait par partir lui aussi, une nouvelle fois.

Je me détachais de lui à cette pensée. Je devais faire attention, et ne pas donner de nouveau dans le panneau. Je me savais plus fragile qu’en temps normal avec tout ce qui avait pu arriver. Je n’étais pas bien dans mes pompes, et c’était pour cela que je devais redoubler de prudence avec le loup. Je partageais toujours beaucoup avec lui, et je restais attachée à sa personne, si bien que les dérives pouvaient être assez faciles. Je me forçais à me rappeler tout le mal et les tords qu’il avait pu me faire. Je m’étais relevée et lui avais remis les lettres de nos enfants pour lui. Je profitais de ce petit temps pour organiser un peu mes pensées et mes sentiments. Quand il me demanda si j’avais lu « son » courrier, je lui fis un signe négatif de la tête. Cette correspondance n’était pas la mienne, même si je me doutais bien qu’ils m’avaient sans aucun doute souvent évoqué. J’étais bien loin de me douter pour autant de tout leur contenu. J’hochais de nouveau la tête quand il me dit qu’ils étaient adorables et qu’il aimait énormément. Je ne pouvais qu’approuver même si je ne pourrais pas le laisser les récupérer comme avant. Ils étaient aussi mes enfants, et j’avais été privée d’eux pendant trop longtemps pour que je puisse l’accepter.

Mettant de côté les lettes, il finit par me demander des nouvelles de Niahm, Kean, Savannah, Hayden - ce qui me surprit énormément avouons-le - et même moi – ce qui le surprit tout autant - . Je poussais un soupir à mon tour. C’est compliqué…. Mais rassures-toi, ils vont très bien. Ils sont en pleine forme, et font face de manière fabuleuse. Ils sont très forts. Leur transformation a eu lieu peu de temps avant leurs 7 ans. Ils ont été ravis, comme nous tous d’ailleurs. Tu les verras bientôt, dès que possible. J’avais serré un peu sa main en lui disant cela. Savannah… Disons que cela pourrait être mieux. C’est une ado précoce pour son âge, un peu trop peut-être… Elle me causait beaucoup de soucis, mais Johan n’était pas concerné. Il n’avait posé cette question que par politesse, comme concernant Hayden d’ailleurs. Il s’est passé beaucoup de choses pendant ton coma. Jonathan n’est plus Ulfric de la meute. Il a essayé d’attenter à la vie de Mary et à l’alliance avec les métamorphes. Il a retourné des changeurs et des loups à sa cause et la meute a été plongée dans un bain de sang interne. Alors… Hayden l’a défié et a… démis de ses fonctions son père. Sous-entendant tué même si je ne l’avais pas dit tel quel. Je rajoutais tout de suite, pour qu’il ne juge pas trop sévèrement ce parricide Hayden n’a pas eu le choix, pour les protéger, pour me protéger. Cela s’est passé malheureusement le jour de leur anniversaire, Jonathan ayant essayé de s’approprier ce soir-là nos enfants… Wellesley… Wellesley est toujours la Lupa de la meute. Mon ton s’était légèrement brisé en évoquant Mary et son rôle. Cela restait très douloureux qu’Hayden ne soit plus mien. Je ne suis plus l’exécutrice et un recrutement est en cours. Quand tu seras plus en forme, tu devrais y participer Je ne répondais pas vraiment à sa question me concernant. Je ne pouvais pas lui mentir, comme je ne pouvais pas m’apitoyer sur mon sort. Alors je me contentais de détourner le sujet. Nous avions encore beaucoup de choses à évoquer, et je ne pouvais partir d’ici dans le faire, même si j’essayais de le ménager un maximum.



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MessageSujet: Re: La visiteuse [Livre II - Terminé]   Mer 23 Avr - 2:56

Un long silence pendant qu'Isadora lui apprenait les nouvelles de la meute. S'il avait hâte d'aller courir avec les louveteaux, hâte de découvrir leurs formes lupines, lesautres nouvelles étaient... enfin, elles le laissèrent pantois. Jonathan, mort ? Tué par Hayden ? Il n'avait pas d'attachement envers son désormais ancien Ulfric, qui était un homme bien trop violent et agressif pour son caractère doux, mais il ne s'attendait pas à cela. Un petit hochement de tête suite aux explications. Il voyait tout à fait pourquoi il avait intervenu, le Valentyne fils. Leurs enfants... « Il a bien agit. » Un chuchotement. Pas besoin de relever la cassure dans le ton d'Isadora quand elle avait évoqué Mary.
Il comprenait. Mary, Lupa. Hayden, Ulfric. C'était peut-être la fin de quelque chose entre Hayden et elle. Étrangement, Johan n'en ressentit pas nécessairement de joie. Certes, son âme sensiblement jalouse, son côté possessif et protecteur, se réjouissait presque... mais voir la louve triste était bien plus fort, à ses yeux, que la joie hypothétique qu'il aurait pu se faire à l'idée qu'elle ne soit plus avec son conjoint.
Un petit rire quand elle lui parla du recrutement pour devenir exécuteur. La bonne blague. « J'irai, pour rencontrer les autres. » Oui, parce que pour devenir exécuteur... il n'avait pas vraiment le profil recherché par ce poste. Loin de là, même – et on ne parle pas de la forme physique plutôt défaillante qu'il accusait pour l'instant et qu'il risquait de traîner encore un moment. Mais Johan devait faire un effort pour s'intégrer réellement à la meute, dans toute sa nouvelle configuration, et ce recrutement serait une bonne occasion pour montrer qu'il était bien là.

Un peu de silence. Elle ne lui avait pas dit comment elle allait. Johan l'avait deviné, de toute manière. Mary. En voilà une qu'il n'avait pas hâte de revoir. Hayden. Savannah, dont les agissements semblaient l'inquiéter. Et même quelque chose avec les jumeaux. C'était subtil.

Le blond releva la tête et éleva la voix, doucement, tentant d'effacer ses nuances éraillées, qui resteraient peut-être encore longtemps : « Isadora... je voulais m'excuser. Pour tout. Pour avoir été un crétin, principalement. Mes excuses ne changeront rien, je le sais, mais sache que je n'ai jamais voulu te faire de mal. Jamais. Il insista sur ce mot, sérieux comme un pape. Il tendit la main pour prendre la sienne, la serrer doucement. Je veux que tu sois heureuse. C'est tout. Et qu'on fasse tout pour que nos enfants le soient. » Ils étaient les plus importants. Ils étaient nés de leur amour. Et si lui ne pouvait pas la rendre heureuse, il pouvait seulement espérer que celui qui en était capable était une bonne personne.

Il replaça ses cheveux, sans y penser, effleura ses cicatrices pensivement. Signe de réflexion, de nervosité également. « Je ne veux pas une garde complète de Niahm et Kean. Ce sont tes enfants autant que ce sont les miens, et pas des objets qu'on va se disputer. Ils t'aiment, et ils s'inquiètent beaucoup pour toi. Ils aiment Savannah et Hayden. Mais... j'ai besoin de les voir. » Elle pouvait le comprendre. Elle n'avait pas pu les voir pendant si longtemps – et pour lui, se retrouver coupé d'eux du jour au lendemain, après avoir fait tourner sa vie autour de leurs têtes pendant tout ce temps, était impossible.
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MessageSujet: Re: La visiteuse [Livre II - Terminé]   Ven 9 Mai - 16:04

Johan&Isadora
Le 25 octobre 2017




Je n’avais pas répondu à toutes les questions de Johan. Je ne le pouvais tout simplement pas. Il était hors de question que je craque, particulièrement devant lui. Et puis, il avait sans doute demandé cela plus par politesse que par réel intérêt. Il était parti. Il m’avait quitté et avait refondé un foyer dans lequel je n’avais eu aucune place et importance. En tout cas, c’était ce que je n’avais jamais cessé de me répéter depuis son retour. Il n’avait plus besoin de moi depuis bien longtemps à présent. Je me doutais bien qu’il aurait été plus heureux de voir Stella. Encore une chose sur laquelle j’allais devoir lui donner des explications. Je n’aimais vraiment pas ma vie ces derniers temps. Tout était si compliqué et je me demandais vraiment ce que j’avais fait pour mériter tout cela. Oui, j’aurais pu ne pas venir et envoyer un autre loup informer Johan. J’aurais surement dû d’ailleurs. Mais… C’était Johan bon sang. Et une part de moi avait beau le détester extrêmement, il restait cher à mon cœur. J’avais finis par lui pardonner après son accident, comprenant que je n’étais pas prête à le perdre de nouveau.
Un pas après l’autre. Une info après l’autre. Le ménager un peu ne pouvait pas lui faire du mal, même si je ne partirais pas avant de tout lui avoir dit. Pour son propre intérêt. Je commençais par les plus gros changements, pour ensuite aller vers les plus personnels. Je fus soulagée qu’il ne me relance pas sur le sujet Hayden-Mary, et qu’il comprenne combien il était important qu’il se rende au recrutement des exécuteurs même si ce rôle n’était pas pour lui, et ne l’intéressait pas. Oui. Il faut que tu te réintègres au plus vite. Tu dois regagner ta place dans cette famille… dans notre famille. Nous formions un tout après tout, une même unité. Et je l’acceptais dans ce tout. C’était ce que j’avais voulu lui faire comprendre en disant « notre famille ». Il comprendrait, j’en étais certaine. Les choses ne seraient pas simples, et il me faudrait du temps. Quand il s’excusa. Mon cœur rata un battement. Non ce n’était pas le moment de parler de tout ça. Je retirais ma main de la sienne qu’il venait de serrer pour faire les cents pas dans la chambre, ne répondant rien et le laissant terminer. Je me doutais bien qu’il parlerait des enfants et qu’il allait me demander de les avoir. Mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais tout simplement pas les lui laisser. C’est injuste ce que tu dis… Tu es injuste Johan ! J’avais haussé le ton, sans vraiment le vouloir. Je soufflais pour me calmer, et m’adossait au mur tout en évitant de le regarder. Je ne veux pas de tes excuses, et encore moins de ta pitié. Je ne suis pas là pour ça. Alors s’il te plait… s’il te plait arrête. Ce n’était pas le bon moment. J’avais besoin de temps bon sang, ne pouvait-il pas le comprendre ? Je relevais la tête pour lui faire comprendre que je ne voulais pas en parler et que ce n’était pas à lui d’en décider. Je n’étais pas prête point. Concernant Niamh et Kean, ce n’est pas à toi d’en décider, mais à moi seule. Je ne te dois rien et tu n’as rien à exiger de moi, pas après tout ça. Alors pas besoin de me brosser dans le sens du poil pour obtenir quelque chose de moi. Ca ne marchera pas.. Nous y étions. S’il s’était montré prévenant juste avant, c’était uniquement pour me manipuler un peu. Bien, au moins étais-je fixé. Oui c’était injuste de penser ça de lui, mais j’étais complètement paumée, autant dans ma vie que dans ma tête. On avait essayé de se jouer si souvent de moi que j’en étais devenue parano. Et quand il s’agissait d’un loup pour qui j’avais de l’affection, je perdais toujours plus pied. Ma vie était en lambeau et il voulait de nouveau m’enlever mes enfants, c’était tout ce que je voyais. Tu ne les verras pas.. Je ne comptais pas infliger cela à mes enfants. Ils avaient déjà subis beaucoup de changement ces derniers temps. Hors de question que je les traine à l’hopital et qu’ils voient leur père aussi peu en forme. Lorsque tu iras mieux, tu pourras les voir, mais pas avant. Ensuite, nous verrons bien. Je ferais selon leurs désirs et leurs envies, pour les perturber le moins possible. Je ne les priverais pas de leur père si c’est ce dont tu m’inquiète, je ne suis pas un monstre. Non, je n’étais pas un monstre. Je ne les rendrais pas malheureux juste par esprit de vengeance. Dès que tu seras rentré, je viendrais avec eux et j’aviserais. je lui faisais comprendre que le sujet était clos pour l’instant. D’ailleurs, j’embrayais sur un autre sujet de conversation, revenant au sujet de la meute L’alliance avec les métamorphes est très fragile. Certains d’entre eux ont attaqué les notre et il semblerait qu’il y ait quelques traites de chaque côté. Stella n’en fait pas partie. Ou du moins, pas à notre connaissance. Peu après ton accident, elle est repartie. Je suis désolée Johan, mais elle n’a pas voulu rester. Nous ne l’avons pas revu depuis, elle n’est pas revenue. Et j’étais sincère dans mes excuses même si je n’y pouvais rien. Si un part de moi se réjouissait de ce départ, je ne souhaitais pas voir le loup souffrir, même après tout ce qu’il m’avait fait subir. Je savais que trop bien ce que c’était de perdre quelqu’un que l’on aime. Non, je ne pouvais vraiment pas le souhaiter à quelqu’un. Je t’apporterais demain ton téléphone, un ordinateur portable, et ton courrier personnel. Tes papiers sont sous clefs, dans l’armoire de cette chambre. La combinaison est la date de ton retour. Vu que tu n’avais pas levé les procurations que tu m’avais données il y a plus de 7 ans, je me suis occupée de tes papiers et de tes factures, et les pris en charge pour éviter que la meute ne doive s’en charger. Il était inutile de donner une raison à Jonathan de se débarrasser de toi. Il n’a jamais apprécié ceux qui ne pouvaient pas apporter quelque chose à la meute. Rassures-toi, Hayden est différent. Tu ne crains rien de ce côté-là. Je ne lui demandais pas de me rembourser. Ce n’était pas la peine, et je ne le voulais pas. Mais s’il le désirait, je ne refuserais pas. Je ne voulais pas qu’il se sente obligé vis-à-vis de moi, ou même redevable. Il ne me devait rien. J’avais fait ce que j’avais à faire. Enfin non, cela aurait dû être Stella, mais elle était partie.


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MessageSujet: Re: La visiteuse [Livre II - Terminé]   Ven 9 Mai - 17:05

Et en une seconde, tout sembla basculer.

Désorienté, Johan regarda Isadora… paniquer ? Oui, paniquer. Paniquer, se braquer, s’éloigner – si elle avait été sous sa forme lupine, elle lui aurait montré les dents, aurait grondé. Qu’avait-il dit qu’il ne devait pas ? Qu’avait-il fait ? Il avait parlé des enfants. Il savait que c’était un sujet épineux, mais il n’avait pas l’intention de lui enlever les enfants. Ni de la priver de quoi que ce soit. C’était injuste. Il se mordit les lèvres pour ne pas pleurer de frustration. Il avait le sentiment d’être revenu sept ans en arrière, quand Isadora était enceinte. Quand ils étaient incapables de se parler sans se prendre le chou, parce que lui s’exprimait comme un manche à balai et que la louve démarrait au quart de tour.
Alors il ferma sa gueule.
Il ne dit rien d’autre à propos des jumeaux. Il comprenait que c’était mieux pour eux de le voir quand il serait en forme et pas dans cet état de vulnérabilité, qui lui semblait encore pie que celui du coma. Il comprenait qu’ils avaient assez vécu de choses – de par leurs propres mots écrits et de par ceux prononcés par la brune devant lui. Johan aurait bien eu à protester, à discuter quand même, mais il hocha simplement la tête quand Isadora lui signifia que le sujet était clos. Il ne dit rien non plus quand elle lui parla de l’alliance entre les lycanthropes et les métamorphes, très fragile apparemment. Un autre hochement de tête compréhensif. Parler politique, ne pas parler des sujets épineux. Ne pas parler de ce qui fâchait.

Stella ? Il n’y avait pas pensé. Il avait même de la difficulté à figurer pourquoi Isadora lui parlait de son ancienne compagne, qui finalement s’était uniquement rapprochée de lui par ruse. Pour informer Mary de ses faits et gestes. Pour lui faire oublier Isadora, il en était persuadé, même si la métamorphe ne lui avait rien dit de tel. Il se rappelait de sa colère, une colère noire comme il n’en avait jamais eu.
Et elle était partie.
L’information ne le blessa pas. Ne lui fit rien. Lui fit seulement remonter le goût de la bile, de la rancœur, de quelque chose qu’il ne connaissait pas. « Il vaut mieux qu’elle soit partie. » Et sa voix avait pris une teinte dure et métallique qui ne lui ressemblait pas. S’il avait un jour voulu de cette femme dans sa vie, sans l’épouser et sans avoir d’autres enfants toutefois, maintenant, il voulait seulement qu’elle soit la plus éloignée possible de lui, de sa maison, de ses enfants, de sa vie.

Elle parla de factures. D’ordinateur portable. Il aurait préféré un livre, mais il ne dit rien. Son téléphone. Il allait en faire le ménage. Parler de Jonathan, l’ancien Ulfric – d’Hayden, le nouveau, celui auquel il allait prêter allégeance. De bonne foi, de surcroît. Johan avait ses accès de jalousie, refoulsé et ravalés, mais il n’.tait pas de mauvaise foi. Isadora n’aimerait pas un imbécile. Sauf lui, apparemment, mais il fallait bien une exception pour confirmer la règle. « Je te rembourserai. » Pas par pitié. Dire qu’elle semblait penser qu’il avait pitié d’elle. Parce que c’était comme ça. Elle avait payé son hospitalisation, il le sentait, et ses factures pendant de longues années : il lui devait ça et ça lui ferait plaisir.

Johan n’était pas quelqu’un qui avait pitié. Pas d’Isadora.

La question, après tant de mots.

« Est-ce que tu me hais, Isadora ? »

Il ne comprenait pas. Pas qu’elle pense qu’il puisse la manipuler, sincèrement. Pas qu’elle soit toujours aussi sauvage, aussi féroce. Il pouvait comprendre qu’elle soit fâchée de ce qui s’était passé, mais pour l’amour du ciel, peu importe ce qui se trouvait dans ledit ciel, il avait mieux à faire que lui mentir alors qu’il venait de se réveiller d’un coma ! Mieux à faire que tout ce qu’elle pouvait penser de lui, surtout maintenant. Il n’avait jamais réussi à cesser de l’aimer – et c’était la voir aussi hargneuse qui le blessait.

Avant qu’elle parle, Johan fit un geste. Comme pour l’arrêter. Un arrêt, mollement.

« Non. En fait. Tu n’es pas obligée de répondre. Je fais exprès pour revenir sur les sujets désagréables, alors que je suis même pas capable de réfléchir. Ou de contrôler mes émotions. C’est débile. Oublie. C’est pas… le moment. Pour tout le monde. Il détourna le regard. Pour ne pas pleurer, comme il menaçait de le faire. Est-ce que Camille est encore le chef des métamorphes ? Et les vampires et les… Caïn, eux, ils… font quoi ? Comment… comment sont les autres loups ? » Bourrins agressifs, ou personnages sympathiques auxquels il allait pouvoir se mêler sans créer trop de frictions ?
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MessageSujet: Re: La visiteuse [Livre II - Terminé]   Ven 9 Mai - 18:31

Johan&Isadora
Le 25 octobre 2017




Je dévisageais un instant Johan quand il évoqua Stella. J’avais du louper un épisode, clairement. Je retenais mes questions. Cela ne me regardait pas après tout. Ils avaient le droit d’avoir leurs problèmes. N’avais-je pas les miens ? Non je n’avais pas le droit ni de le juger, ni même de me montrer curieuse. C’était sa vie et je n’en faisais plus parti. Je laissais donc passer et ne relevais pas. Je lui parlais alors de ses papiers, et inclinais la tête quand il m’annonça qu’il voulait me rembourser. Il n’y avait pas besoin, mais peu importe. Je n’irais pas contre sa volonté. Je fis un signe affirmatif de la tête et lui dis : Ok comme tu veux. Je n’ajoutais rien de plus. Et puis il me posa une question qui me cloua complètement le bec. Je restais là, la bouche ouverte à le regarder, en faisant de grands yeux. Il venait de me demander si je le haïssais. Je ne voyais pas quoi lui répondre tout de suite. Un grand silence s’installa entre nous, pensant et tendu. Pourquoi m’avait-il demandé ça ? Qu’est-ce qui lui faisait penser ça ? Je veux dire, j’avais pris soin de ses affaires et de lui. Je n’étais peut-être pas la personne la plus expressive qui soit, mais de là à penser que je le détestais, il y avait quand même un gouffre. Beaucoup de choses se bousculaient dans ma tête, et je n’arrivais pas à mettre mes pensées en ordre. Mais il y coupa court en reprenant la parole. Je l’écoutais sans réellement l’écouter, restant encore arrêtée sur sa première phrase. Je le dévisageais toujours Tu viens de me demander quoi là ? Si je te hais ? Tu veux vraiment le savoir ? Ce n’était pas le moment pour avoir cette conversation. Pas ici, pas maintenant, pas alors qu’il y avait encore de nombreuses choses à voir. Mais si c’était vraiment ce qu’il voulait savoir, alors j’allais lui répondre. Je te déteste oui, car à cause de toi, je suis tombée au fond du gouffre. Tu ne t’imagine pas une seule minute par quoi je suis passée, et tout ce que j’ai enduré. J’ai perdu les quatre personnes qui comptaient le plus dans ma vie ! Sais-tu ce que ça fait ? Non, et tu ne le saurais jamais ! J’ai touché le fond, et la seule chose que je désirais, c’était de mourir, mourir pour vous retrouver. Mais à chaque fois, à chaque fois, je survivais. C’était comme si je n’avais pas d’autres choix que de souffrir encore en encore ! Je criais à présent sur lui. Tu ne sais pas par quoi je suis passée. Sinon tu ne me poserais pas cette question ! Alors oui, je te déteste. Je te hais du plus profond de mon être ! Mais tu vois, tu vois, malgré tout ça, je suis encore là. J’ai pris soin de toi et de tes affaires. Et je le ferais encore et encore et encore. Parce que tu vois, moi jamais je ne te laisserais tomber. Parce qu’à côté de ça, une part de moi ne cessera jamais de t’aimer ! Alors désolée si la vie n’est pas aussi simple que tu le voudrais et de te décevoir. Je fulminais. Pourquoi m’avait-il posé cette question ? Pourquoi devait-il obligatoirement mettre les deux pieds dans les plats ? J’étais trop énervée pour rester ici. J’y vais, je repasserais plus tard



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MessageSujet: Re: La visiteuse [Livre II - Terminé]   Sam 10 Mai - 6:34

Il aurait dû s'en douter. En fait, il le savait. Il savait que sa question risquait de déclencher un ouragan – tout comme il savait qu'il était trop tard pour y changer quoi que ce soit, même en changeant clairement de sujet. Et comme de fait, il n'y échappa pas.

Ouragan Isadora : millième édition.

Doucement, tout d'abord. Il sentait la vague enfler, au fur et à mesure que les mots se déversaient. Puis, le climax de tout cela. Il restait étrangement calme. Il ne pouvait rien faire. Juste la regarder – juste écouter. Juste retenir ses larmes. Et si lui-même sentait la colère bouillir et le désir d'aller contre elle, oui, le désir de se justifier, encore et toujours, de lui dire qu'elle avait tort, il ne dit rien. Il n'en avait pas la force. Et il avait mal. Mal de savoir qu'il avait visé juste, tellement juste.

Un homme, un médecin apparemment, fit son irruption dans la pièce, accompagné de l'infirmière qui lui était attitrée. Tout l'hôpital devait entendre les cris d'Isadora et l'infirmière n'avait pas osé intervenir seule, ne sachant pas les causes de tout ce boucan. Johan lui-même était en train de les apprendre, au fur et à mesure qu'elles étaient énoncées. Qu'elles le frappaient plus sûrement que si la brune le frappait réellement, physiquement. Il aurait même préféré cela. Préféré qu'elle le morde, qu'elle l'attaque. Plus que ça. Plus que ces paroles qui lui vrillaient le crâne sans pitié, réveillant une migraine terrible en même temps qu'une tristesse infinie, mêlée de colère. Mêlée d'une rage qu'il ne pouvait pas exprimer, qu'il ne voulait pas exprimer.
Au moins il était fixé.
Il avait posé la question. Il avait la réponse.
Le dernier clou – l'amour, l'amour, encore l'amour, vint clore son discours, avant qu'elle lui annonce qu'elle partait. Juste au moment où il était possible d'entendre le professionnel de la santé, qui s'escrimait depuis un petit moment pour tenter de faire porter sa voix :

« Madame Doyle, ce n'est pas une façon de traiter un malade ! Veuillez sortir, s'il vous plaît. »

Pas besoin de le dire : la louve était déjà partie, laissant derrière elle une odeur de colère qu'il pouvait parfaitement humer. Une expression exténuée s'était peinte sur le visage de Johan, qui ferma les yeux, retenant encore ses larmes. « Ne vous inquiétez pas. Elle est... Il ne trouva pas de mot convenable. ... c'est pas facile. C'est tout. Mais ne l'empêchez pas de venir, demain. S'il vous plaît. Monsieur O'More, on ne peut pas... Laissez-la. » Elle était tout ce qu'il avait, avec les petits. Il y avait la meute, mais ce n'était pas des inconnus qu'il voulait voir. Même le visage buté et fâché de la louve valait mieux, mille fois mieux. Le médecin soupira longuement et n'ajouta rien, laissant l'infirmière seule dans la pièce pour venir replacer les couvertures. Elle s'attarda aux lettres, mais ne posa pas de questions quand il les déroba à sa vue.

Finalement seul, il se recroquevilla dans son lit et s'endormit. Épuisé. Réellement épuisé. Pensant à Isadora, aux mots – elle le détestait et elle l'aimait. Elle ne serait plus jamais à lui. Les enfants. Ce n'était plus le temps de pleurer.

Il ne rêva pas.
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MessageSujet: Re: La visiteuse [Livre II - Terminé]   

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