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A Call to Die [Livre II - Terminé]
MessageSujet: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Lun 24 Fév - 15:04

    Je suis libre. D'un pas vif, je fends la foule. Mes talons claquent sur le bitume. Personne ne m'entend. Personne ne me voit. La PES est à ma poursuite, mais ils ne veulent pas attirer l'attention sur moi. Ils ne veulent pas que vampires et loups garous me retrouvent les premiers. J'ai changé de coiffure, de manière de me vêtir, je me cache en plein jour, à la face du monde. Je ne suis pas de celles qui se cachent, qui se masquent au funeste destin. J'ai des complicités. J'ai retrouvé les miens. Ils sont là, dans le noir. Ils attendent leur heure. Ce soir, c'est mon tour de me frotter à la réalité. Je cherche tout ce qui n'est pas l'absolution ; je m'enferme dans mes péchés, dans mes espoirs sombres et ténébreux. Je suis ce que je suis. Je sens des regards s'attarder sur moi. Une veste de cuir passée sur mes frêles épaules, sur le haut noir légèrement décolleté que je porte en dessous. Un grand pantalon également de cuir noir moule à la perfection mes jambes graciles et mes cuisses, jusque la courbe de mes fesses. Les talons ne sont pas des escarpins, il s'agit de chaussures montantes, semblables à des espèces de bottes mais plus courtes, avec un talon relativement épais. Je suis fringuée par les bons soins de mes congénères encore en vie... Et on ne peut pas dire que leur garde robe soit particulièrement discrète ou pratique. Le cuir me semble grincer à mes oreilles, mais j'ai conscience de ses atouts. Les mâles, ces crétins stupides, n'ont de cesse de se retourner sur mon passage. Ce soir, je suis de passage dans le port. Coutumière des ragots et autres histoires des bas fonds, je sais qu'il s'y passe tout un ensemble de choses sous couvert de la nuit. Moins légales que le reste. Je souris. Quand il y a dans l'air un soupçon d'illégalité, des vampires et d'autres créatures surnaturelles sont forcément de la partie. Je m'avance le long des quais, échangeant un regard empli de pitié pour les mecs adossés à l'entrée d'un bar qui me hèlent. Rentrez chez vous, mes mignons. Vous n'avez absolument pas envie de rentrer avec moi et de voir quels sont mes talents cachés.


    Une fois en plein milieu du quartier portuaire, je me plais à respirer l'air de la nuit, frais et empli de l'odeur de l'eau salée, essayant d'appeler à moi mon pouvoir. C'est avec une certaine surprise que je sens de nombreux corps agglutinés dans les sous sols. Visiblement, les Années Sanglantes ont laissé des traces ici aussi, et les humains ne manqueront pas de tomber sur ces vieilles fosses communes et ces charniers lorsqu'ils reconstruiront entièrement à neuf le secteur. Cela les regarde ; je m'en fiche bien moi, de tous ces cadavres. Disons qu'il n'éveillent en moi aucune pitié, aucune émotion. Je sais pour autant qu'ils se trouvent là, et qu'en cas de problème ils pourront répondre à mes appels et se faufiler un chemin via les égouts et les vieux tunnels de contrebande sous les entrepôts du port. J'essaie de jauger ce que je suis venu chercher. Des vampires. J'en ressens beaucoup mais la plupart sont venus, je le sens, pour se nourrir ou pour trouver des compagnons pour la nuit. Il me faut un moment de tri dans toutes les informations qui se bousculent dans ma tête alors que je sonde leur « âme » avant d'en trouver finalement un. Je souris, les yeux toujours fermés, et je m'avance dans une ruelle déserte, faiblement éclairée, derrière un vieil entrepôt dont le toit est depuis longtemps à moitié effondré. Mon sourire s'accentue lorsque je ressens le vampire percevoir mon appel. Paniqué devant cette perte de contrôle inédite, je le sens se battre, s'échiner contre cette puissance qui s'insinue dans son esprit. Il est fort. Relativement ancien. Un vent frais sur mon visage me confirme sa venue à moi. Je rouvre les yeux. M'avançant d'un pas, m'efforçant autant que possible de le retenir pour m'éviter de finir dépecée vive.



    | Qu'il est mignon, celui là. Et musclé. Dis moi ton nom, mon petit jouet. Dis moi ce que tu fais ici ce soir, et dis moi avec qui tu étais. Est ce quelqu'un attend après toi ? Réponds. | j(accentuais ces deux mots d'un élan de pouvoir.


    J'allais bien m'amuser. A moins qu'il ne résiste et ne me tue. Mais quand on est issu du Chaos, on ne fait pas le difficile.
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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Lun 24 Fév - 22:44

Je reprenais, autant que faire se peut, un rythme de vie correct. Ça n’était pas évident, ni même facile mais c’était ce que je devais faire, aussi le faisais-je. J’avais des choses à faire et je les ferais. Ce soir était destiné à mon bois mais pas seulement. Un jeune imbécile de sanguinistes avait jugé bon de s’éclater sur mes plates bandes. En l’occurrence, mes plates bandes ce soir, c’était un entrepôt où serait livré quantité de bois exotiques affreusement coûteux et ce cancrelat jugeait qu’en ayant livré une tête couronnée, j’étais un traître. Il n’imaginait pas à quel point seulement, il se trompait de problème.
À l’ombre des regards et à l’ombre de toute surveillance, je lui corrigeais le tracé de sa trachée et lui fit comprendre qu’en jouant ainsi les imbéciles il nous ferait tous tué. Je n’avais absolument pas l’intention de le protéger mais de me protéger moi. Ma situation était suffisamment précaire pour ne pas ajouter au tableau un idiot qui se croyait bien pensant. Son nom fila tout droit vers qui de droit après que j’eus effacé les traces de ce maudit téléphone.

J’avais été imprudent moi aussi et voilà où j’en étais. Vulgairement parlant, j’avais le cul entre deux chaises, position fort peu enviable et qui ne manquait pas de me rappeler à l’ordre lors de chaque couché de soleil.
Une fois débarrassé donc et au calme. Je payais mes fournisseurs, les autres livreurs prenant le relais. Je m’assurais juste que mon stock soit bien tel que je l’avais prévu et de bonne qualité. L’argent, cette chose futile attirait les humains comme les mouches par le sucre.

Lors de ma vérification, j’avais ressenti une sensation désagréable à laquelle je n’avais pas prêté attention. Ça n’avait ressemblé ni à la faim, ni même à la brûlure de l’argent, pas même à une blessure courante, aussi, j’avais continué mon inspection mais quand tous eurent pliés bagages, je compris que je venais de commettre une grave erreur.
Quelqu’un, ou quelque chose, tentait de me forcer la main, de m’utiliser. Je ne savais pas comment je le savais mais il était évident que je peinais à garder le contrôle de ma personne. Cependant, je ne me laissais pas dominer si facilement mais ce qui tentait de s’approprier ma personne n’était pas sans ressources. Je pestais et ça n’était pas dans mes habitudes. Avant même que je n’ai pu gagner la bataille, j’étais devant une femme vêtue de cuir, un accoutrement auquel je ne trouvais pas vraiment de grâce, mon côté vieux jeu. Un peu trop criant de : « Je suis un danger. ». Je n’étais pas un fervent défenseur des clichés ambulants.

Je ne perdais pas de vue l’idée de lui faire la peau, quoi que ce soit. Je n’étais pas du genre à apprécier qu’on m’utiliser de la sorte. Je la regardais d’un œil mauvais qui en disait long sur mes intentions à son sujet. Je cherchais un moyen de l’exclure de mon crâne, de la façon la plus douloureuse possible, tant qu’à faire.
Ses questions, sont injonctions, je tentais de les contrer, de les contourner. Je cherchais le meilleur moyen de récupérer le contrôle sur moi-même. Je savais désormais ce qu’étais réellement perdre le contrôle et ça ne me plaisait guère outre mesure.
Je résistais quelques minutes avant de céder, n’ayant pas encore trouvé la combinaison idéale. J’étais sûr d’une chose, son temps était compté. Lui répondre ne me dérangeait pas réellement, y être obligé en revanche, m’agaçait énormément.

« Je me nomme Spencer Yates. Je menais mes affaires et j’allais rentrer à mon domicile jusqu’à ce que vous m’obligiez à me déplacer jusqu’ici. Désormais, je compte vous tuer, le plus lentement et douloureusement possible. Nul ne m’attend et je n’attends personne. Nous allons pouvoir nous amuser ensemble. » Mon sourire se fit carnassier et je humais l’air avec délice en fermant les yeux. Son parfum n’était pas aussi fort que celui de mon client canin, mais plus savoureux que celui de cette charmante Cora qui sentait pourtant délicieusement bon. Il m’était interdit de toucher au humain mais cette femme n’en était pas une, pas avec l’emprise qu’elle avait sur moi et elle possédait en plus le groupe sanguin le plus savoureux à mon palais. Dans ce petit contretemps, j’avais de la chance.

Je me concentrais pour contrer son pouvoir, suffisamment pour saisir ses cheveux et ne pas les lâcher, luttant pour briser réellement son emprise sur moi. Sans succès pour l’instant, à part cette petite avancée qui laissait présager un moment très particulier.
J’étais amateur de défis, amateur de sang, amateur de combat. Je n’allais pas perdre cette occasion de me rendre plus fort et d’en apprendre plus sur un ennemi. « Et vous ma chère ? Quelle est votre nom ? »


Dernière édition par Spencer Yates le Jeu 27 Fév - 16:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Jeu 27 Fév - 13:45

    Le vampire garde une partie du contrôle sur lui même. Je n'ai jamais su avec certitude si c'était son âme ou je ne sais quoi, mais en tous cas les vampires étaient bien plus difficiles à contrôler que les simples cadavres. Eux étaient inanimés, je rappelais un semblant de vie en eux, une existence froide et mécanique, impersonnelle et improbable ; qui ne devrait d'ailleurs pas être possible. Mais rien de ce que nous étions ne l'était vraiment, pas vrai ? Se nourrir de sang, vivre la nuit, savoir relever des morts avec son esprit. Nous n'étions pas normaux. Ce qui faisait notre force mais aussi notre faiblesse. Le vampire est là ; je ne le contrôle pas tout à fait. Avec eux, c'est plus un pouvoir de suggestion qu'autre chose ; ils conservent leur libre arbitre. J'avais bien entendu déjà réfléchi en long en large et en travers aux implications de mon pouvoir, à ses conséquences directes. Je savais que je pouvais les contrôler, les plus jeunes et les plus faibles étant les plus aisément corruptibles. Par contre, les anciens étaient bien plus compliqués. J'avais pensé bien sûr à la réflexion de tenter de les réveiller au cours de leur sommeil, lorsqu'ils sont réellement morts... Je n'avais pas encore eu l'occasion de tester puisque je m'étais pour l'instant fixé cette limite à mon action ; je ne voulais pas dévoiler quelque chose qui pourrait s'avérer être une arme de destruction massive anti-vampires si les circonstances ne requéraient pas ce genre de manœuvre. Pour ce que j'en savais, j'étais peut être capable de relever tous les vampires de leur cercueil dans la région pour les forcer à s'exposer au sommeil qui leur serait fatal... Pour me préparer à ce genre d'opportunité future, je devais d'abord m'entraîner. D'où la présence du petit pâlichon qui se trouvait en face de moi. Cobaye, pour m'entraîner à en contrôler enfin un de manière totale. Ce n'était pas gagné ; il avait encore ses facultés de penser et de contrôler certaines parties de son corps ; il me dévisageait carrément à cet instant précis. Il devait bien être sur le cul, tiens. Son regard semble me souffler toutes les horreurs qu'il aimerait bien me faire subir. Je souris. Le temps passa. Je le sentais ruer dans sa tête, dans ses pensées, mais j'effeuillais ses synapses comme une véritable experte. Je m'étais après tout déjà entraînée sur la Reine des Vampires elle même, bien plus redoutable que la majorité des représentants de cette vile espèce. Je dus le forcer à répondre pour le coup. Ce n'était pas parce qu'il disposait de ses moyens qu'il faisait preuve pour autant de bonne volonté... Je ris, même, à ses paroles. M'approchant de deux pas, rompant la distance entre nous, je vins lui taper sur le nez avec mon index, le forçant du mieux que je pouvais à se tenir tranquille.


    | Ouuuuh, le vilain vampire. Tu ne crois pas si bien dire. Je vais beaucoup m'amuser, toi, c'est à voir. Mais je suis sûr que tu en tireras toi aussi beaucoup de plaisir. Ca fait bizarre, hein, de se retrouver à la merci d'une fille qui fait la moitié de ta taille et le quart de tes muscles. Vu ton regard de psychopathe, je crois qu'en plus j'ai trouvé le gros lot ! Super! |


    Il sourit, et je lui tire un peu la peau de la joue, m'amusant de lui et de son regard à faire perdre leur pucelage aux sainte nitouches les plus prudes du monde. Aucun doute que si je me loupe, je vais passer un sale quart d'heure. Tant mieux Pandore. Tu ne progresseras pas sans la meilleure des motivations, comme toujours. C'est en transgressant ses limites qu'on les repousse. Ce taré renifle l'air et capte mon odeur. A priori, il aime. Je lui tape la joue d'un semblant de gifle, punissant ses pensées qui m'apparaissent déjà comme atroces. L'enfoiré pousse, se libère un court instant et m'empoigne les cheveux. Je fronce les sourcils. Je n'ai pas peur. Je peux le faire se suicider ; je l'ai déjà fait. Je ne cherche pourtant pas à maîtriser les battements de mon cœur.


    | Pandore Lasalle. Et toi, tu es là... |


    Je lui prends sa main. Je pousse. Je le contraints. C'est douloureux pour lui, mais aussi énormément pour moi. La migraine pointe déjà. Ma main abaisse la sienne, lui fait lentement lâcher prise alors que nous sommes pris dans un duel métaphysique particulièrement intense, une lutte de volonté épuisante et dévastatrice.


    | Pour mon plaisir. |


    Je le regarde, essayant d'asseoir mon ascendant sur lui. Je joue avec le feu. Je repousse mes limites. Je me mets en danger. Je le déconcentre pour mieux le dominer. Sa main écartée, je la ramène contre mon entrejambe, contre la courbe de mon pantalon de cuir.


    | Sang, violence, sexe. Vous êtes si faibles, vous autres vampires. Vous confondez pouvoir et plaisir. |


    Je remonte sa main vers mon bassin, penche ma tête près de lui, lui faisant renifler l'odeur de mon cou, de ma chevelure.


    | Dis moi tout ce que tu me ferais si je te relâchais maintenant, vilain petit garçon. M'écarteler ? Me dépioter vive? Dis le... |
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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Jeu 27 Fév - 16:12

Je n’avais pas imaginé ma nuit comme ça mais soit. La surprise maintient en forme, surtout des surprises de ce genre en vérité. Je n’appréciais pas outre mesure aussi instructif cela pourrait-il être. Il ne fallait pas s’y méprendre. Le fait de ne pas avoir d’emprise réelle sur mon propre corps était extrêmement agaçant et je comptais d’ailleurs bien lui faire payer cet état de fait dès que j’aurais réussi à me débarrasser de son emprise.
Cette petite chose était coriace et il serait mal venu de ma part de la sous-estimer. J’avais fait les frais de cette façon de penser avec Freyja et je m’en sortais bien mieux depuis que je considérais chaque personne comme étant une menace potentielle. Ça n’aurait pas de quoi faire tourner ma prudence en paranoïa mais ça avait un effet salutaire dans le cas présent. Je restais sur mes gardes, aussi appréciable pouvait-elle être, elle et son sang et ce malgré la tenue de cuir on ne peut plus vulgaire à mes yeux.
Son joli minois ne m’empêcherait pas de m’amuser à ses dépends comme elle s’amusait aux miens. Sa condescendance avait quelque chose de terriblement agaçant et de diablement stimulant. J’avais tout un tas d’idées qui me passaient par la tête pour mon amusement personnel. Son petit discours m’amusa en revanche plus qu’il ne m’énerva. « Et dire que l’on ose qualifier ma race d’orgueilleuse, c’est un monde. »

Le fait qu’elle s’amuse ne me gênait pas, ça me permettait de cerner cette jeune sadique en herbe et donc de chercher un moyen de me débarrasser de sa présence dans ma tête. J’étais un drôle d’oiseau quand il s’agissait de danger. Je n’avais pas eu la tête aussi froide depuis un bout de temps. J’aurais peut-être du la remercier mais ça viendrait plus tard. Quand nous aurions commencé les hostilités, c’est-à-dire pas plus tard que tout de suite en me saisissant d’une belle mèche de ses cheveux. Je serrais sans ménager mes forces, je luttais pour garder le contrôle, tirant d’avantage jusqu’à ce que je sois contraint de la relâcher. La douleur était différente. Je remerciais Romain pour les heures et les semaines durant lesquels il m’avait torturé et contraint. C’était utile mais j’étais légèrement rouillé. Jamais il n’aurait pu prévoir que cela me servirait autant sinon, il y aurait mis plus de cœur encore à l’ouvrage.
Je souris malgré l’échec présent, révélant mes crocs. Paradoxalement, je m’amusais beaucoup malgré l’agacement et le côté relativement désagréable de ne pas être maître de soi. Mais m’amener sur la pente glissante de la tentation n’y suffira pas puisque je n’avais pas à lutter contre ce que j’étais. « Vous n’avez pas idée à quel point je me moque du pouvoir. » Et c’est là que je saisis qu’elle était parfaitement capable de prendre connaissance de ce qui me passait par la tête. J’ouvrais grand les portes, forçant mes doigts à serrer ma prise sur son bassin. Je ne cessais pas de lutter contre elle mais je ne luttais pas contre moi. Son odeur raviva mon vieux désir de sang et au lieu de lui répondre immédiatement, je me remémorais le bon vieux temps. Celui durant lequel je brisais les os des corps un à un avant d’offrir de mon sang et de recommencer, ouvrant les corps pour lui soigner, les briser et les laisser ramper sans même profiter de leur sang. Je ne pourrais hélas pas m’amuser à cela avec elle, trop dangereuse. Je forçais ma prise soudainement.
« J’ai de bien meilleurs projets. Je pourrais vous briser la colonne et vous regarder ramper. Pourquoi pas vous clouer poings et pieds comme le fils de Dieu que vous exécrez tant, pour ensuite vous briser les rotules ou les arracher. Plonger mes doigts dans vos entrailles pour en savourer la chaleur. Vous écorcher vive me semble aussi une bonne idée quoi que déjà vue. Vous démettre chaque articulation et vous utilisez telle une marionnette avant de vous entailler la langue en deux et d’arracher cette vilaine langue de vipère. » J’avais l’imagination fertile et je m’y voyais déjà. « À moins que vous m’obligiez à vous tuer séance tenante ce qui serait fort dommage mais au moins pourrais-je savourer votre sang. »

Toutes ces idées distillaient en moi cette bonne vieille soif de meurtre et j’y trouvais là la force nécessaire de briser pour la deuxième fois son emprise en faisant mine de relâcher ma prise. D’un geste sec et franc, je la frappais à la poitrine retrouvant momentanément mes moyens, sonné malgré tout par cette reprise de contrôle soudaine.
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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Mar 4 Mar - 0:11

Savoir quels sévices le vampire me réservait m'excitait au plus haut point. Plus j'étais proche de la souffrance et de la mort et plus je serais amenée à retirer du plaisir de cette entrevue. Jamais mon pouvoir ne sera aussi fort, aussi résistant, qu'en cet instant. Je sais que je vais réagir à l'instinct à la moindre menace et c'est tant mieux ; tout ce qui compte est de pouvoir se dépasser. Je suis curieuse, mais je ne laisse pas cette curiosité me dépasser, ça non. Je tiens avant tout à ce que les choses restent sous contrôle ; je m'efforce donc de conserver un maximum de concentration. C'est là que je fais preuve de ma maîtrise, de mon expertise. Il est évident que je dispose de l'ascendant, mais le vampire doit bien sentir que cette domination et cette emprise dont je dispose sur lui n'est que précaire. Je ne dis pas qu'il serait facile de la bouleverser mais il me semble pourtant évident qu'il va s'y attacher. Fragile petite chose... Allais je pouvoir régner sur ce monde non pas aidée d'une horde de morts vivants crasseux et puants mais plutôt secondée d'une armée de vampires, prétoriens d'un régime sans nom avec nulle autre que moi même à sa tête ? Je n'étais pas quelqu'un de mégalomane, pas au point de Maryana en tous cas. Pour autant il faut quand même se rendre à l'évidence. Je n'ai rien d'une ermite ou d'une pacifiste et je suis faite pour la domination, car ainsi va le monde. Dominés contre dominants. Devinez à quelle catégorie de la population je souhaite appartenir... Je sens l'intérêt chez mes marionnette ; je sais que je le mets en appétit plus que de sang encore,mais de souffrance également. Je me fiche bien de ses désirs. Seuls comptent les miens. Je souris à ses propos. Un poil d'esprit, c'est bien. La partie n'en sera que plus stimulante, tant que je me trouverais sur le fil du rasoir.


| Ta race est orgueilleuse parce qu'elle se targue d'un pouvoir dont elle ne dispose pas. La mienne, si. |


Le vampire se fait plus virulent et plus tactile aussi. J'aime autant que j'exècre cette brutalité physique dont je suis la victime. Il sourit, l'absurde. Il ne sait pas qu'il est en mon pouvoir et je le lui prouve en laissant toucher mon corps, l'effleurer du bout des doigts. Je ris à ses paroles.


| Un expert de la souffrance. Voyez vous ça. C'est un vrai coup de chance... |


Il cesse de lutter, ce qui provoque chez moi une vague d'incompréhension. Sa main s'ouvre et il caresse le cuir qui recouvre ma peau. Je sens qu'il jouit de ses souvenirs et de ce qu'il voudrait m'infliger. Sa main serre finalement et m'agrippe, provoquant une onde de douleur qui me fait pousser un petit cri inarticulé de souffrance. Je l'écoute en en savourant chaque mot, chaque instant. Ce type est un bon exutoire pour le Chaos qui m'habite. Décidément, je suis chanceuse ce soir. Ou je domine ou je meure. Comme il devrait toujours en être ainsi. Je n'ai pas le temps de répondre à toutes ses menaces que déjà, il me frappe en pleine poitrine et m'envoie chuter lourdement en arrière. Je retombe sur le côté, m'écorchant un coude et une paume de main en me rattrapant. Je lui jette un regard terriblement venimeux et avant qu'il ne puisse reprendre ses esprits pour se jeter sur moi, je m'insinue en lui comme jamais auparavant, brisant ses défenses, massacrant ses pensées et mutilant son âme. Je m'inflige de la douleur également même si ce n'est pas en pareille mesure, mais je domine, ma colère flamboie et lorsque c'est le cas, les pouvoirs occultes me sont favorables. Il résiste sous le coup de la douleur, mais je le jette à genoux, lui infligeant toute la douleur que je suis capable de lui procurer. Je me relève et m'avance vers lui d'un pas conquérant, avant de lui relever la tête et de lui intimer l'ordre de me regarder dans les yeux.


| Voilà destin qui ne m'agrée pas, monsieur le vampire. Terrible erreur que celle de me braquer aussi rapidement ; c'est toi qui va souffrir en égale mesure. Voyons ce que tu vaux vraiment. |


Je tire mon téléphone jetable de ma poche, l'allume et appelle le numéro d'urgence pré enregistré. Instantanément, mon visage se décompose et laisse apparaître une moue terrifiée et la voix qui va avec.


| Au secours, un vampire me poursuit ! Je crois qu'il joue avec moi, il a dit plein de trucs horribles qu'il voulait me faire. Venez vite, je suis au port derrière l'entrepôt au numéro 154, vite venez je.... |


... Coupe ce téléphone. Et reporte un masque d'indifférence vers la bête à crocs.


| Tu aurais pu expérimenter avec moi la manière douce mais soit, tu préfères que je t'éprouve brutalement. Les flics arrivent dans trois minutes. Si tu ne t'es pas libéré d'ici là, tu vas devoir affronter un défi de taille pour survivre, mon tout beau... Et ce, sous mon contrôle. Je ne sais pas si tu sais ce qu'est une console de jeux... Mais c'est ce que tu es, maintenant. |
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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Mar 4 Mar - 13:57

La demoiselle commençait lentement mais sûrement à provoquer en moi une haine certaine. Je n’aimais guère être utilisé comme une marionnette. Et si pour l’instant je ne me résolvais pas à évoquer Dieu plus que nécessaire, il allait bien falloir que je le fasse. Je n’étais plus croyant depuis longtemps déjà, Dieu a été créé par et pour les hommes, pas pour une race telle que la mienne. Le fait que les semi-démons y soient sensibles ne m’y ferait pas croire à nouveau pour autant. Je n’avais pas oublié les prières, non, mais j’avais une chose à me prouver à l’instant. Je voulais me débarrasser d’elle par moi-même, par ma seule force et pas par leurs faiblesses. Évidement, ma vie m’était plus précieuse qu’un vulgaire test, je n’aurais donc aucun scrupule à utiliser cette méthode pour sauver ma peau.

Sans répondre à sa provocation, je souris. Il était amusant de voir comment chacun était tout disposé à croire qu’il était tout puissant. Je pouvais être fier de ne pas être encombré d’un orgueil démesuré, j’aurais péri depuis longtemps à cause d’un tel défaut. Qu’on y voie une certaine faiblesse ne me dérangeait d’ailleurs pas plus que ça. Il y a certains avantages à être sous-estimé et mésestimé.
Qu’elle se réjouisse de ma capacité à apporter la souffrance et la mort, il y avait un temps pour tout. En matière de combat et de souffrance, j’en connaissais assez pour me permettre de relâcher ma garde et de m’offrir quelques souvenirs. Évidement, je n’allais pas non plus me laisser mener par le bout du nez indéfiniment. Croire que j’abandonnais était une erreur, je n’abandonnais jamais. Obsessionnel, je n’oubliais jamais rien. Rancunier et patient, j’avais l’éternité pour me venger si le temps ne faisait pas son œuvre avant.

Le temps de me débarrasser d’elle, et elle était de nouveau dans ma tête, plus violente, plus féroce. Le coup que je lui avais porté l’agaçait visiblement beaucoup. Il n’était pas dans mes habitudes de grogner mais tel fut le cas. Cette garce n’y avait pas été de main morte et je ressentais une souffrance proche de celles que m’avait infligées Romain quoi que différente.
Mes genoux rencontrèrent le sol avec violence alors que je cherchais à identifier le type de douleur que je ressentais. La façon dont mon Créateur m’avait enseigné n’était certes pas des meilleurs mais en cet instant, cela m’était plus qu’utile. Je chassais la souffrance physique pour me concentrer ailleurs.

Choisissant de la laisser déblatérer, j’isolais la douleur mentale, un exercice fort peu aisé sans calme, d’autant plus quand on n’en a pas ressentie depuis longtemps. J’écoutais d’une oreille son appel à l’aide. Le temps m’était compté mais la précipitation n’avait jamais rien apporté de bon. Je souris cependant. J’étais menacé, ma tête était en jeu, je ne pourrais pas me défaire d’un quelconque jugement si je devais tuer des humains mais je n’avais besoin que de peu de temps pour nous éloigner d’ici.
Il était dommage qu’elle ne puisse éprouver ma souffrance mais je m’obligeais à m’enfoncer moi-même dedans, de replonger aux premières heures de ma nouvelle vie. Le goût de la terre dans ma bouche, son odeur dans mon nez, obstruant tout le reste. La Faim, la sérénade de l’obsession de sang au premier éveil. Ma gorge était sèche, mon envie de sang grandissante. Je faisais un peu marche arrière, m’obligeant cette fois à me souvenir de la privation, une jeune femme fasse à moi, blessée, la peur au fond des yeux d’être devant un monstre qu’elle croyait inexistant. Je soumettais mon esprit à la souffrance du manque alors que mon corps n’en manquait pas. Remplacer la douleur par une autre, pousser l’instinct, pousser la haine, pousser la chasse.
Je savais que je ne pouvais compter que sur moi-même, ce que je faisais toujours du reste. La surveillance dont je faisais l’objet ne comprenait pas la protection. J’espérais pour lui qu’il serait suffisamment discret pour fuir. Non pas que son sort avait une quelconque valeur à mes yeux, j’aurais même fortement apprécié qu’il ne soit pas si discret.

Usant de la sensation de manque et de privation que j’avais fait naître en moi, je l’expulsais à nouveau de ma tête, plus vivement, plus sèchement. Mon réflexe de survie étant à l’heure actuelle, plus fort que son pouvoir. J’ignorais si ça marcherait longtemps mais je n’hésitais pas cette fois. Je la saisis à la gorge en usant de ma vitesse pour nous éloigner vers les abords de la ville. En profitant pour mordre sa chair et goûter son sang. Peut-être une erreur, peut-être pas.
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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Mar 4 Mar - 22:23

Une console de jeux dont l'utilisation est interdite aux mineurs, désormais. J'avais compté au début repousser de la manière douce ses propres limites pour essayer de voir jusqu'où j'étais capable de contrôler un vampire. Attiser sa soif de sang et de sexe serait pour moi quelque chose de précieux, qui me permettrait de voir si l'instinct peut être combattu par mon pouvoir, et si oui jusqu'où c'était possible. Cela ne me causait aucun souci particulier de me mettre ainsi en danger ; je retirais du plaisir de ce danger, de cette frontière que je frôlais en l'aguichant. Si je me loupais, je risquais le viol aussi bien de mon corps que de mon sang, ainsi que celui de mon esprit. Finalement, j'avais peut être au de la chance qu'il ne succombe pas à ces pulsions ; je voyais ainsi que je pouvais le contrôler aisément sous le coup de la colère. Encore fallait il que je parvienne à reproduire cet état de manière infiniment plus naturelle. La colère est mauvaise conseillère et alliée traîtresse ; je préférais autant que l'on évite de se retrouver dans ce genre de situation, somme toute. Je savais que comme Maryana la colère pouvait me faire tourner la tête et personne ne savait de quoi j'étais capable une fois à bout. Peut être était il temps de le découvrir, mais je ne m'étais pas préparée à un abandon aussi total de ce contrôle dont je disposais sur moi même. Pour l'instant la lutte de volonté était suffisamment prenante pour que je ne m'attaque pas à un autre type de défi... Qui pourrait m'être fatal.


Le vampire sourit, ce qui n'est jamais de bon augure mais qui peut s'avérer n'être que de la bravade née de son égo. Dans tous les cas, il est plus que temps de lui imposer les larmes plutôt que l'amusement, que cet appétit délirant et horrible que je lisais dans son regard de desaxé. C'est alors qu'il fit quelque chose qui encore une fois, me pris au dépourvu. Il baissa sa garde et d'un seul coup, j'enfonçais ses barrages pour m'engouffrer dans son esprit. Moult souvenirs m'assaillaient, mais je ne les sentais qu'au travers de mon pouvoir. Sensations plutôt qu'images, sentiment plutôt que sons. J'avais déjà fait cette expérience sur la Reine des vampires elle même, et l'expérience s'était avérée riche d'enseignements mais autrement plus déplaisante. Celui ci n'avait pas la même force, pas la même puissance. Je pouvais le dompter, pas forcément facilement mais il ne s'agissait pas d'un combat perdu d'avance. La différence était aussi que l'esprit de la Reine était protégé par son servant et cet étrange canal psychique les reliant, ce qui n'était pas le cas de ce vampire. Lui n'avait personne pour le protéger. Un grognement de douleur fut la récompense pour son attaque perfide. Je le bousculais sévèrement, encaissant un sérieux retour alors que je le forçais de son côté à tomber à genoux. Là, je sentis quelque chose. Il ne se défendait pas. Pire, il semblait curieux de ce que je lui infligeais. Un vrai grand malade, apparemment.


Il souriait à nouveau alors que j'allais le tester de manière autrement plus violente que tout ce que j'avais fait jusqu'à présent. Le vampire semble comprendre le danger, mais il souriait. Malade malade malade ! Son absence de réaction normale me dérangeait profondément, même si je ne pouvais pas me permettre de nourrir le doute. C'est alors qu'il fit ce que la Reine avait fait avant lui, avec le même résultat. Il se concentra sur un souvenir en particulier pour me chasser de sa tête, et parvint même à provoquer sur sa propre personne une réaction psychosomatique au souvenir ! Je serrais les dents en me concentrant pour me projeter à nouveau dans sa tête ce qui échoua. Mon corps chancela comme après une gifle et je n'eus le temps que de laisser échapper un gémissement alors qu'il m'empoignait et nous éloignait à toute vitesse. Le vent fouettait mon visage mais le gémissement se mua en petit cri inarticulé de souffrance lorsque ses dents percèrent la chair de mon cou. Je me contorsionnais, essayant de lui échapper... Je sentais ma puissance, ma force, m'échapper. Mais... C'était si bon de s'abandonner. Je ne résistais plus. Mon corps se lova contre le sien, mes mains partirent dans ses cheveux, caressant son cuir chevelu, l'attirant contre moi. Je me mis à rire, alors qu'il stoppait sa course loin de l'endroit où nous étions quelques secondes plus tôt. Je riais doucement, puis de plus en plus fort, passant mes mains sous son T shirt, caressant sa chair froide alors que je profitais de cet instant inédit ; jamais un vampire ne m'avait encore mordu. C'était un peu douloureux, étrange, dérangeant... Mais tellement sensuel, sexuel même. Le Chaos bouillonnait aux limites de ma conscience, et je comprenais que m'abandonner à cette débauche me serait profitable. Pourtant, je n'en fis rien. Brutalement, sans crier gare, j'entre à nouveau dans sa tête. Je matraque ses défenses, les isole, les détruit. Il est ivre de moi. Mon pouvoir est déjà en lui. Merci de ce raccourcis, très cher... Je reprends le contrôle, le force à me lâcher. Il titube. Je l'empêche de parler, je l'empêche de penser autant que possible. Je retiens son âme prisonnière d'un corps qui m'appartient. Le contrôle est précaire, mais je le sens/b] comme jamais auparavant. Je m'avance vers lui, l'embrasse, mord férocement son cou, faisant couler son propre sang, avant de venir mordiller le lobe de son oreille où je vins murmurer.



| [b]Un prêté pour un rendu, mort vivant. Sens ce pouvoir. Sers le Chaos.
|


Je me recule d'un pas. Je sais ce que je dois faire, je le sens. Un semi démon obtient pouvoir et faveurs des véritables dieux de la dimension infernale en fonction des transgressions, du malheur, il trouve son pouvoir dans l'accomplissement de pulsions antisociales. Je le regarde souverainement.


| Viens donc me posséder. Epouses le Chaos et abandonnes toi à tout ce pouvoir... Tu le sens toi aussi, n'est ce pas ? Il parcourt tes veines. |


Et viens donc me gorger de puissance, viens m'attirer les faveurs des Dieux du Chaos. Aides moi à devenir plus puissante encore. Plus puissante que tous les autres.

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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Mer 5 Mar - 0:19

Elle joue oui, mais je ne suis pas en reste. Cette chère Pandore, tirant tout des plaies sorties de la boîte m’amuse et m’agace, provoquant haine et curiosité. Elle ignorait et ignore sans doute encore qui j’étais, ce que j’étais. Je présente bien, parle bien mais il ne faut pas s’y trompait, elle s’y était peut-être un peu trop laisser prendre... même si pas assez pour me sous-estimer totalement.
Le péché d’orgueil, cette merveille avait une utilité sans borne. Tout comme les miens, elle se pensait invincible ou quelque chose du même goût. Nous en revenions finalement toujours au pouvoir. Quelle obsession dérangeante et gênante. Le seul pouvoir que je voulais, c’était du pouvoir sur moi-même, celui que j’étais au plus profond de mon être, en sommeil depuis peu mais bien présent. C’était à croire que l’on s’ingéniait à me garder sur les routes sanglantes qui avaient toujours été les miennes.
Elle ignorait à quel point je pouvais aimer la mort, la souffrance, la violence et le sang. Elle ignorait que j’étais moi, plein et entier, dans toutes ces variables réunies et elle était en train de les réunir pour moi.

Ce petit jeu d’expulsion-fascination était attrayant mais je ne pourrais pas m’amuser à ça toute la soirée. Elle était dangereuse, aussi grand mon amusement soit-il et je ne le perdais pas de vue. J’avais des pistes pour la rejeter, ce que je fis, d’autant plus avec son appel. Une lâcheté qui m’avait plutôt déplu mais chacun se bat avec ses armes, ainsi allait le monde depuis toujours. Il n’y avait pas d’honneur au combat quand il s’agissait de survie, la preuve, j’utilisais mes vieux démons, mes vieilles souffrances pour éveiller le monstre endormi et l’essai fut plus que probant. Elle chancela, se buttant face à ma soif et mes propres souffrances. J’étais un sadique de la pire espèce mais aussi un masochiste latent. Je trouvais ma force dans ma souffrance et celle des autres.
Je nous éloignai, mordant sans retenue avant de nous arrêter, lui offrant une porte d’entrée inattendue, une porte d’entrée qu’elle n’eut même pas besoin de réellement forcer. Fait que j’enregistrais dans un coin de ma tête. Il aurait son utilité, si tant est que notre entrevue ne se finissait pas dans un bain de sang dont l’issue serait sa mort ou la mienne.
Être vivant singulière... avait-elle conscience qu’il n’était pas bon de jouer à chat avec moi ? Elle avait apprécié, moi aussi, ça tombait plutôt bien, quoi que son plaisir m’était résolument égal. Elle n’était pas humaine, je n’avais donc pas besoin de faire preuve de retenue. En conséquence, elle n’y aurait pas droit.

Quand elle entra, je n’opposais aucune résistance ou presque, j’avais relâché ma garde en buvant son sang, lui offrant cette possibilité. Céder à mon instinct avait été une erreur, aussi stupide qu’agréable. Elle cherchait à m’empêcher de penser mais comme beaucoup d’entre nous, sans doute, j’avais les pensées déviantes, passant d’une idée à l’autre tout en me focalisant ailleurs. J’aimais à croire que j’avais la pensée insaisissable mais là, en l’occurrence, je me fichais de penser, je devais bien l’admettre. Je n’allais pas m’offusquer qu’elle m’embrasse ou me morde, j’aimais ça. Clairement, je ne cherchais aucunement à contrôler les apparences. J’en aurais frissonné si mon corps n’était pas ce qu’il était.
Je me moquais bien de son chaos, je voyais la suite arriver gros comme une maison et diable, je n’allais certainement pas m’en privé sous prétexte qu’elle était une race honnie de la nôtre. Elle n’imaginait pas à quel point la définition de mot posséder avait un sens déviant à mes yeux, une signification morbide et perfide. Trop tard. Je ne cherchais pas à contester l’ordre, je m’y soumettais même avec une joie malsaine. Usant de ma vitesse, je la plaquais contre un arbre, souriant de toutes mes dents, crocs en avant. Je passais mes mains sous le haut de cuir et le mettait en lambeau, palpant ses seins, ma cuisse contre son entrejambes. J’allais lui laisser des bleus mémorables sur le corps, qu’elle vive ou non. La chose m’était égale. Elle voulait que je la possède, j’allais la posséder. Ne m’embarrassant pas d’ennuis vestimentaire, j’arrachais l’ouverture, descendant le pantalon de cuir alors que je prenais possession de ses lèvres et de sa langue ne me préoccupant pas de la blesser, d’entailler la chair et de goûter à nouveau à son sang. Je la posséderai oui, de ça, elle pouvait être sûre mais elle ignorait l’étendue de ce mot pour moi. Il faut se méfier de ce que l’on ordonne.
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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Ven 7 Mar - 22:00

Je sentais dans cet esprit tortueux et pervers que le type me désirait. Il sentait le Chaos. Plus que moi même, c'était le pouvoir absolu -la domination totale- que le type visait. Il n'y avait pas de demie mesure avec moi, et pas non plus avec moi. Nous aimions et nous détruisions. Et surtout, nous aimions détruire. Les choses n'auraient pas pu se dérouler d'une autre manière. Je le sentais frémir intérieurement alors que mes petites dents bien alignées percèrent et déchirèrent sa chair glaciale pour se repaître de son sang, ce qui me fit me plonger instantanément dans une espèce de transe à mi chemin entre un shoot d'héroïne et un état avancé d'éthylisme. Je m'abandonnais à toutes formes de contrôle, plus rien ne comptait à cet instant précis. Son sang m'avait empli la bouche, et maintenant sous l'effet de la drogue mon cœur battait un rythme puissant et effréné, et je n'arrivais plus à penser à autre chose qu'au sexe. Je savais ce qu'il se passait lorsque l'on ingurgitait du sang de vampire. Honnêtement, je me fichais des conséquences. Tout ce qui était dangereux et répréhensible allait faire accroître mon pouvoir et je m'en remettais à ma confiance envers mes propres ténèbres et celles qui m'avaient vu naître. Nul besoin d'aller chercher autre chose. Nul autre besoin à contenter que celui ci, qui recelait bien d'indicibles et d’innommables plaisirs. Je sentais que le type prenait mes paroles comme une invitation à faire ce qu'il lui plaisait ; idée qui m'arracha un rire que la drogue ne me permit de réprimer. Croyait il vraiment avoir plus de contrôle que moi sur la situation ? La drogue me rendait plus forte, plus puissante, un peu comme ces humains que j'avais vu guérir de terribles plaisirs avec seulement quelques gouttes de ce nectar de mort. Moi aussi, j'étais en pleine possession de mes moyens. Qu'il attente à ma vie, et je le forçais à se jeter sous un bus. Et alors, je lui prendrais son cœur, l'arracherait de ce qu'il restait de sa poitrine. Et ses misérables viscères viendront souiller le bitume comme autant d'immondices après un passage de calèche.




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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Dim 9 Mar - 14:04

Dans l’immédiat, ce qu’elle voulait et ce que je voulais se complétait parfaitement. L’ordre qu’elle avait énoncé n’était en rien un problème à mes yeux, que du contraire même si elle regretterait sans doute son geste, tout semi-démon qu’elle était. Elle ne mesurait pas l’étendue de la signification de ce qu’elle m’avait ordonné. Inutile de dire que j’étais grisé.
Elle m’avait mordu et ça, je ne pouvais pas dire que je n’appréciais pas. J’étais sensible à ce genre d’attention, même involontaire. Son cœur battait plus fort, plus vite, je pouvais presque l’entendre, le ressentir. Je n’aurai aucun scrupule à la saigner à blanc si la situation se présentait, c’était évident et je pense qu’elle le savait. Pourtant, elle continuait sur sa lancée. Elle était aussi extrême qu’il m’arrivait de l’être. C’était un plaisir même si elle faisait partie de la race à abattre.
Je me foutais de son rire, de ses certitudes, de ce qu’elle croyait savoir. Je n’avais qu’une seule et unique chose en vue : la posséder. Il fallait qu’elle soit à moi, point. J’aurai son sang, ses os, son corps mort ou vif. Je prendrai mon dû, elle l’avait exigé.

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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Jeu 13 Mar - 14:07

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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Lun 17 Mar - 16:01

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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   Mer 19 Mar - 15:58

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MessageSujet: Re: A Call to Die [Livre II - Terminé]   

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