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–› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]
MessageSujet: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 20 Fév - 0:13




Constance & Charlie


14 Septembre 2017

Charlie avait souvent l'occasion de se rendre à Édimbourg pour diverses raisons ce soir-là c'était une après-midi de travail comme toutes les autres. Elle avait discuté avec un client de divers détails un peu chiant à propos de sa commande. Heureusement qu'elle avait appris à faire des concessions pour que cela corresponde au mieux au choix du client sinon elle n'aurait jamais lâché le morceau.

Avant de partir elle avait eu dans l'idée de manger un bout parce que mine de rien une heure de route seule dans la voiture ça pouvait vite devenir un enfer le ventre vide. La nuit était déjà tombée lorsqu'elle pointa le bout de son nez dehors il faisait déjà nuit. Elle détestait l'hiver juste pour ça : le soleil disparaissait trop vite à son goût. Elle remonta sa veste polaire jusqu'en haut, il faisait un froid polaire même si pour elle le temps était juste suffisamment frais pour choper un petit rhume. Les mains dans les poches de son jogging elle se mit en tête de rejoindre le centre-ville pour se décider sur le restaurant de son choix.

Elle échoua dans un pub qui ne payait pas de mine mais où l'ambiance était au beau fixe. Que demander de plus ? Rien, elle sortit de là après minuit, sans doute un peu trop ivre pour conduire selon les lois en vigueur mais elle n'avait pas le choix. Passer la nuit dans sa voiture en attendant le petit matin ne lui disait absolument rien.

* Je pourrais passer la nuit chez Mike, sur le canapé et partir demain matin. Dieu seul sait où il doit être maintenant... et dans quel état. * songea-t-elle.

Elle prit tout de même son portable et envoya un SMS pour avoir au moins une réponse. Le temps qu'elle traverse la ville jusqu'à son quartier il lui aurait sans doute répondu. Elle l'espérait sinon elle n'avait plus qu'à faire demi-tour et retourner à sa voiture pour faire le choix de la sagesse ou celui de la jeunesse dépassant toutes limites.

Elle commença donc sa marche en direction de Newtown. Elle voulu couper par l'Hôtel de Ville mais elle se stoppa net face à l'ébauche de la statue. Elle en avait entendu parler par plusieurs personnes en ville. Mais maintenant qu'elle voulait la chose de ses propres yeux elle était écœurée. Elle eut un sourire en songeant à une petite blague. Elle sortit de son sac un cache nez de moto qu'elle utilisait à l'occasion lorsqu'elle s'essayait au tag. Elle l'enfila et après un coup d’œil aux alentours elle ne vit personne. Le coin n'attirait pas grand monde à cette heure de la nuit. Elle escalada sans difficulté l'échafaudage pour se placer plus en hauteur. Avec un gros feutre noir elle commença à tracer diverses expressions stupides sur le visage de la statue censée représenter l'humain. Ainsi il avait l'air encore plus débile que son expression sans vie gravée dans le marbre. Elle était sur le point de s'attaquer au vampire de marbre lorsqu'une odeur lui donna chaud de manière instantanée comme si son corps entier venait de s'embraser. Un vampire, quelle imbécile ils étaient de sortie à cette heure-ci c'était même l'heure de pointe. Elle se dépêcha de descendre de son perchoir sans se rompre le cou et en silence. C'était presque mission impossible mais elle finit par arriver indemne en bas. Elle vit la silhouette se dessiner plus précisément, elle reconnu avec un soupire Constance. Ça aurait pu être pire mais elle se rendit compte trop tard qu'elle portait toujours le cache nez de moto sur lequel était dessiné la mâchoire d'un crane ainsi que le feutre. Quelle abrutie, elle aurait du se barrer sans demander son reste. Maintenant il était trop tard. Elle rangea le feutre dans sa poche pour faire face à la vampire.

« Bonsoir Mme Bellanger. »

Elle ne savait pas quoi lui dire. Belle soirée ? Il fait frais ce soir dis donc... N'importe quoi autant attendre, elle devait se montrer aimable avec la vieille vampire. D'une parce qu'elle pouvait lui faire bien plus de mal qu'elle ne le voudrait avant qu'elle n'ait le temps de réagir, de deux elle avait quelque chose qui lui appartenait et elle refusait de le lui céder et de trois elle n'était pas du genre à sauter à la gorge de tous les vampires. Elle pouvait se montrer distinguée de temps en temps. Même si elle ne portait pas la race dans son cœur, particulièrement depuis la mort de Sam, Constance ne lui avait rien fait qui justifie une attaque gratuite.




Dernière édition par Charlie M. McAllister le Sam 1 Mar - 11:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 20 Fév - 21:44

 L’exposition de ce soir m’avait demandé plus de temps que prévu. J’avais du remplir beaucoup de papier, d’assurance, de sécurité, et foutes ces choses que les humains aiment s’encombrer avec. J’avais bien entendu expressément expliqué que je comptais compter récupérer chacune des pièces, et qu’aucune d’entre elle n’était à vendre. Et que si bien entendu l’un des organisateurs, un peu zélé décidait d’aller contre cette directive et de mettre l’argent dans sa poche. J’allais faire preuve d’une très, très grande imagination pour lui apprendre une leçon qu’il n’oublierait jamais. Ainsi, les présentations faîte, je pouvais retourner vaquer à mes occupations quotidiennes en attendant la soirée de ce soir, où je me devais d’être présente bien entendu. Je n’allais pas laisser mes propriétés sous la surveillance de cette bande d’imbécile.

Je décidais de laisser le Laurentia fermé pour ce soir, ne pouvant pas m’occuper de superviser la nuit. Je refusais de laisser les filles sans surveillance, comme on dit, quand le chat n’est pas là, les souris dansent. C’est exactement ce qui s’était passé la dernière fois que j’avais laissé les filles s’occuper du Laurentia seules. Je m’étais levée une heure plus tôt que d’habitude, recevant plusieurs messages pendant mes préparatifs personnels. Ca arrivait par tous les coins, portable, ordinateur, tablette, téléphone fixe. Si bien que je coupais ma ligne fixe, éteignait mon ordinateur et ne gardait que mon téléphone sans y répondre. Les nouvelles technologies étaient tout de même profondément intrusifs. Je regardais l’heure, terminant de m’habiller. J’enfilais alors une robe de soirée, blanche, légère, et assez sobre dans sa coupe ceinturée à la taille, et plutôt courte il fallait l’avouer. J’aimais beaucoup ces nouvelles modes, fut une époque et montrer sa cheville était considéré comme obscène. Maintenant, on pouvait montrer ses fesses que ça ne choquerait personne. J’enfilais un long manteau, et je me mettais en route pour l’exposition.  Maquillée, coiffée, je faisais claquée le talons de mes escarpins sur le parquet de mon duplex avant de partir.

Dans la voiture, je recevais encore des messages, trop de messages, c’était presque du harcèlement à ce niveau. On me demandait où j’étais, pourquoi j’étais en retard si j’étais sur la route. Les humains sont très créatures bien trop angoissées. J’arrivais enfin à bon port. J’inclinais la tête légèrement, mh… je suppose que je n’allais pas rester trop longtemps. Je sentais déjà la mauvaise compagnie et les critiques d’art incultes, qui allait essayer de m’impressionner avec leur … « savoir. » Les gens appréciaient les effluves de champagnes, les pièces présentées, on venait me saluer, me complimenter sur ma collection de pièce d’Art. Je souriais poliment, certains s’aventuraient même à faire des remarques déplacées sur ma nature de vampire. Ce qui ne me mettait pas vraiment hors de moi, tant je les méprisais. Je m’excusais un instant, pour sortir fumer une cigarette, on me tendit mon manteau, que je posais sur mes épaules, avant de passer une baie vitrée. C’est alors que je sentis une odeur de chien mouillée, immonde vermine. Ca sentait le marqueur. Je m’avançais dans la lumière pour voir le visage du loup et de ces activités. « Bonsoir Mme Bellanger ». Un rictus se forma sur mes lèvres. Elle avait du cran cette petite louve, il fallait le lui reconnaître.


Je vois qu’on s’adonne encore à des activités digne de ta race, Charlie.

Je sortais de mon paquet une cigarette, la portais à mes lèvres carmins, avant de sortir mon zippo de la poche de mon manteau. A regarder de plus près, cette petite gamine insolente et irrespectueuse profanait la statue à coup de marqueur. Je continuais de m’approcher, regardant son accoutrement, cette manie des jogging était quand même très peu flatteuse, je soupirais, portant une nouvelle fois ma cigarette à ma bouche, expirant la fumée dans un second soupir.

N’as tu rien d’autre de mieux à faire que d’imposer ta vision irrespectueuse de l’Art aux autres ? demandais-je sur un ton las.



Dernière édition par Constance A. Bellanger le Ven 21 Fév - 19:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 21 Fév - 18:40




Constance & Charlie


Prise en flagrant délit la poisse, si elle voulait l'emmerder elle n'avait qu'à donner un petit coup de pouce au destin. Mais faire ça se serait ouvrir les portes à tout. Parce que la seule chose qui retenait Charlie d'aller faire un casse dans la propriété de Constance c'était le fait qu'elle ne lui avait jamais causé de tort directement. Enfin presque, elle était désagréable mais elle ne franchissait aucune limite du raisonnable. Sans compter que si jamais la louve se faisait pincer dans un endroit pareil à faire des conneries elle aurait droit à une sévère remontée de bretelles, si elle sortait en vie de cet endroit parce que ça c'était peu probable.

Elle haussa un sourcil en entendant sa remarque que l'on pourrait qualifier de raciste. Des activités digne de ta race... Hm, toujours aussi agréable à croire que la gentillesse n'était pas éternelle et que c'était pour cette raison que les vampires étaient tous de vieux grincheux. Qu'importe au moins elle n'était pas atteinte d’Alzheimer et elle se souvenait de son nom.


« De ma race ? Je pensez que vous seriez plutôt du genre à nous caricaturer en train de courir après une balle ou un lapin. »

Elle s'arma d'un sourire en coin. Elle l'observa allumer sa cigarette, ça devait être cool de ne pas se soucier du cancer du poumon puis-ce qu'ils n'étaient pas soumis aux mêmes règles médicales que toutes les autres créatures de ce monde. Preuve qu'ils étaient une anomalie, une plaie éternelle. Si les semis-démons n'avaient pas pointé le bout de leur nez elle aurait dit que les vampires étaient les enfants de ces créatures démoniaques mais non c'était deux choses différentes.

Elle fronça le nez en l'entendant critiquer sa manière de s'exprimer. Elle parlait d'Art, la louve jeta un coup d’œil au résultat du coup de marqueur. Elle n'aurait pas vraiment qualifié ça d'art même de rue. C'était grossier, du niveau de simples vandales qui auraient écrits des grossièretés sur un mur exposé à la vue de tous. Qu'est-ce qu'elle pouvait être coincée quand même. Elle soupira avant de chercher une réponse, l'idée de faire attention à ne pas l'énerver flottait toujours dans sa tête mais qu'elle ne la cherche pas trop non plus.

« J'avais pensé faire une exposition d'objets datant de la préhistoire mais j'ai pas la chance d'avoir connu cette époque lointaine. Donc je fais avec ce que j'ai. Et entre nous c'est plutôt cette statue qui est une insulte à l'Art. Demain se sera quoi ? Un vampire et un loup se tenant la main ? »

Elle restait calme, son ton ne montait pas d'un pouce même si sa remarque au sujet de l'âge de son interlocutrice avait pour but de la provoquer un petit peu. D'accord elle ne devait pas franchir les limites du raisonnable mais elle n'avait pas l'intention de se laisser faire face à une vieille vampire. Elle sentit son portable vibrer dans sa poche sans doute une réponse de Mike. Il attendrait elle n'avait pas l'intention de froisser l'égo de Constance pour le moment, elle en faisait assez avec son caractère pourri.

Et puis d'abord pourquoi devait-on faire cette statue ridicule ? Tout le monde savait qu'elle gravait un mensonge dans le marbre. C'était presque une insulte pour chaque espèces de se dire qu'ils avaient collaboré contre cette nouvelle attaque. Elle planta ses deux mains dans ses poches en attendant la réaction de Constance. Si elle voulait l'égorger de toute façon même en étant en position défensive elle y passerait elle le savait donc autant afficher une attitude détendue pour lui faire penser qu'elle ne lui faisait pas peur.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 22 Fév - 0:59

Je gardais sur mes lèvres mon rictus de circonstance. Cette louve, aux allures de sans abri, avait du cran, trop de cran, on pourrait même dire qu’elle était folle. Pourquoi ne pas simplement s’excuser, courber l’échine comme tout bon chien bien dressé ? Non, bien entendu, les Loups, étaient bien plus que cela. Ce n’était pas qu’une bande d’animal mal poli. Pourtant, ça ne m’avait pas pris tant de temps que cela d’éradiquer toute une meute quand j’étais Maître Vampire à Paris. Pensait-elle vraiment pouvoir me tenir tête ainsi pendant longtemps ? Je pouvais lui briser chaque os, et je sais qu’il y en a 224, et que je peux briser les 224, j’en suis… persuadée. Je tirais sur ma cigarette, continuant de regarder l’oeuvre de Charlie. Le problème c’était que j’étais plus ou moins d’accord avec elle, sur le principe, sur la forme beaucoup moins. Les statues de vampires en marbre, c’était d’un pompeux, et d’un ridicule. Seulement, elle avait vandalisé, donc manqué de respect évident à une personne qui cherche à s’exprimer, mal, mais qui cherche à exprimer son Art, et elle était particulièrement insupportable, ce qui ne la mettait pas dans de bonne disposition, la partie était perdue d’avance. Mais, si vous pensez que j’allais perdre l’opportunité d’avoir un loup en face de moi, eh bien, vous vous trompez, j’avais des questions à lui poser. De gré, ou de force, bien entendu.

Elle reprit, répondant à ma petite pique, en disant qu’elle pensait que je caricaturait plutôt les loupes comme une bande de chien qui coure après une balle, ou un lapin. Elle devait avouer que l’image était tout de même très drôle non ? L’idée que leur instinct animal puisse être aussi développé, au point d’aller les faire chercher une balle, me faisait vraiment beaucoup rire. Je laissais échappé un rire léger. Au moins elle avait de l’humour. Elle continuait, parlant de la préhistoire, en disant qu’elle n’avait pas eu la chance de la connaître. Elle était très drôle, ou du moins, elle pensait que l’humour était une bonne forme de défense. Le problème, c’est que j’avais un manque terrible d’humour. Véritablement, je me savais très peu drôle. Du moins, je ne l’étais jamais volontairement. Elle continuait, ironie, ironie, en demandant si bientôt on aurait des statues de loups et de vampires en train de se tenir la main. Je retenais un haut le coeur. Pitié, épargnez nous ce supplice. Cette idée me retournait le ventre.

Je n’ai pas besoin de venir de la préhistoire, pour te donner une leçon, Charlie.

Je fis claquer mes talons, continuant d’avancer doucement. Mon sourire s’effaça, pour laisser une expression un peu las, pas spécialement neutre. La neutralité, avait quelque chose d’ennuyeux. Je levais les yeux au ciel. Je passais décidément mes soirées à trouvé des gens que je ne voulais pas trouver. Ou les gens me trouvaient, sans que je ne souhaite vouloir être trouvée, mais on a jamais ce qu’on veut. Je haussais les épaules restait silencieuse, la laissant planter ses mains dans ses poches, avec une attitude nonchalante très peu convaincante. Je souriais, à nouveau. Nonchalance, humour. Elle était sur la défensive, ou elle cherchait à ne pas mettre sur l’offensive. Une pensée intelligente, elle ne voulait définitivement pas me mettre en colère. Non, elle ne voulait pas ça. Déjà qu’elle avait commencé sur de mauvaises bases, autant qu’elle essaye d’apaiser les tensions. Je continuais de fumer, tout en me demandant ce qui pouvait l’avoir poussé à grimper un mur pour le simple plaisir de taguer une statue. Peu importe le fait qu’elle ne l’aime ou pas, c’était définitivement une perte de temps et une prise de risque complètement

Une insulte à l’Art, comme tu y vas. Tu prends ton cas pour une généralité. rétorquais-je sur un ton amusé. Tu te crois assez importante pour juger et vandaliser les interprétations de chacun.. continuais-je.

Je mettais ma cigarette, l’écrasant avec ma chaussure. Un vent frais du soir, se leva quelque seconde, me faisant apprécier la fraîcheur de la nuit. L’irrespect était une maladie, un fléau, une vraie pandémie. C’était à la mode de manquer de respect, d’être insolent. Ca faisait rire, pouffer, glousser. Ca m’insupportais au plus au point. On pourrait me traiter de « vieille réac » mais très franchement, au moins j’avais des manières. Du moins avec certaines personnes qui ne méritait aucun égard. Aucun détour de ma part.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 22 Fév - 16:14




Constance & Charlie


Charlie l'entendit rire. Au moins Charlie pouvait rajouter : "sait faire rire une vampire vieille comme le monde" à son CV. Ça devrait impressionner pas mal de personne, surtout si elle rajoutait que c'était de Constance dont elle parlait. Mais bon la partie n'était pas gagnée. Visiblement la plaisanterie était bonne mais pas au point de la dérider complètement.

Finalement la vampire répondit à sa plaisanterie au sujet de son âge. Merde alors, elle voulait lui donner une leçon. De quoi ? Son regard dériva sur la statue et l'expression débile qu'elle avait dessiné sur ce visage humain. C'était de ça qu'elle voulait parler ? Et comment voulait-elle lui faire intégrer ce type de leçon ? Les idées étaient nombreuses et lui donnaient la nausée. Elle ne pouvait pas se laisser faire sans rien dire. Surtout qu'elle avait beau faire comme si elle n'était pas effrayée ou impressionnée Constance devait se douter qu'elle avait le dessus et que c'était que du bluff histoire de ne pas perdre la face.

« J'ignorais que vous étiez professeur. Alors quel est le programme pour ce cours dans ce cas-là ? » demanda-t-elle en tentant de cacher l'angoisse qui commençait à naître dans son cœur.

Peut-être qu'elle devait commencer à courir et appeler Mike pendant qu'elle tentait de survivre à une attaque de la vieille peau. Elle n'était même pas sûre de survivre au premier assaut. Alors qu'elle pesait ses chances de survie elle fut interrompue par Constance qui la remettait à sa place. Et #BAM# dans ta face Charlie ! T'es une petite merde à ses yeux qui n'a pas le droit de donner son avis sur quoi que se soit. Une multitude de réponse passait dans en boucle dans sa tête. La plupart était des insultes en chinois, en anglais, même dans des langues dont elle ne soupçonnait pas l'existence. Mais elle ne pouvait pas décemment lui en dire une seule. Autant s'enfoncer une petite cuillère dans l’œil toute seule ça irait plus vite.

« Ok c'est pas vrai c'est pas une insulte à l'Art mais ça c'est un mensonge c'est tout. Et si tout le monde s'en fout d'avoir ce truc sous le nez ça les regarde. Moi ça m'énerve et c'est ma manière de l'exprimer c'est tout. Après tout l'art n'est-il pas un moyen d'exprimer ce que l'on ressent ? »

Elle avait l'impression d'être une adolescente revancharde qui se justifiait devant l'autorité. Elle en avait assez de faire des choses conventionnelles pour exprimer sa colère, elle voulait franchir les limites. Si ce n'était pas du goût de la vampire qu'importe, elle n'en avait pas besoin pour avancer dans la vie sauf si bien sûr elle voulait lui apprendre la politesse en lui brisant la colonne vertébrale. Se serait pas évident après ça d'avancer. Il fallait qu'elle face une concession si elle voulait vivre.

« Si ça vous dérange tellement je vais l'effacer. La prochaine fois j'enverrai une lettre au maire. »

Elle observa la statue qui posait tant de problèmes en se demandant comment elle allait pouvoir enlever cette merde. Franchement quelle idée elle avait eu de faire un truc pareil ? Elle commença à grimper l’échafaudage et frotta le visage de l'humain pour retirer les traces de marqueurs.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 22 Fév - 21:12

Charlie à l’évidence n’avait aucune idée dans que pétrin elle venait de s’embarquer. Sa venue n’était pas prévue, mais qui étais-je pour ne pas saisir une opportunité pareille ? Cette pensée me fit sourire, pas un de ces sourire qui contamine parce qu’il sont magnifique et rayonnant. Non, oh non, c’était un sourire sombre, presque cruelle, tout ce qu’il y avait de plus terrible dans ma race illustré par un seule sourire. Celui s’effaça aussi rapidement qu’il était apparu, laissant place au même rictus de mépris que j’avais arboré depuis que ma conversation avec Charlie avait commencée. Elle semblait parfaitement réceptive à mon entreprise d’intimidation, sa nonchalance fondait comme vampire au soleil, et l’assurance que j’allais arriver à mes fins me grisait.

il était très lâche de s’en prendre à plus faible que soi. Et je le conçois parfaitement, mais je n’ai jamais, non jamais été une enfant de choeur et je ne le serais certainement jamais. La fin justifie les moyens. Comme disait un ancien de mes contemporains. J’avais le dessus sur Charlie, aisément. Bien entendu, je n’ai jamais sous estimé personne, mais soyons réaliste. J’ai 600 ans, elle n’a pas trente ans. Faîte vos jeux, rien ne va plus. Elle rétorqua, me disant qu’elle ne me savait pas professeur. Je n’ai jamais eu cette vocation, mais je pouvais lui apprendre, le bruit des os qui craquent. Elle me demanda quel était alors le programme de la session du jour ? Elle était drôle, elle allait moins rire. Ou peut être pas. Je haussais les épaules, ne cherchant pas à m’abaisser à son niveau. Je restais debout, croisais les jambes. J’entends ton coeur si je me concentre, et je sais que tu commences à avoir peur. Tu fais bien. Elle s’emmêlait les pinceaux, la double négation était une affirmation, pourtant elle se contredisait dans la suite de sa phrase, je levais les yeux au ciel. Elle disait que ça l’énervait, et c’était sa manière à elle se l’exprimer. En vandalisant, l’expression d’un autre ? Voilà qui était bien despotique. Et elle me sortait cette grande phrase, l’art n’est pas un ouen d’exprimer ce que l’on ressent ? Je soupirais, me demandant comment je pourrais m’embarquer dans ce genre de conversation avec … un chien de vingt ans, qui rague des statues et qui appelle ça de l’Art. Sérieusement, elle se fichait de moi.

Elle continua, ne me laissant pas le temps de répondre, en disant que si ça me dérangeaient tant, elle allait l’effacer et que la prochaine fois, elle enverrait une lettre au maire, savait elle seulement écrire correctement ? Quoi ? Ne me regardez pas comme ça, vous n’imaginez pas le nombre de personne, de jeune personne qui ne sont pas capable d’écrire correctement.Je haussais les épaules, au moins, elle n’avait pas besoin d’ordre ou de demande pour les accomplir. Je haussais un sourcil, plutôt satisfaite, n’oubliant pas la nouvelle raison de l’intérêt de cette rencontre. Dire que j’espérais qu’elle ne regretterais pas cette rencontre serait un mensonge. Les dommages collatéraux, ne m’intéressaient pas vraiment. Pas du tout même. Je n’étais ni désolée, je m’en fichais. J’avais besoin de cette opportunité.


Tu te montres bien … conciliante, aurais-tu peur. Je ne suis pas le grand méchant loup. Dieu m’en garde. Et pour l’amour du ciel, ne tartine pas ton feutre sur le marbre. commençais-je.

Je m’approchais de l’échafaudage. Pour avoir ce que je veux, il fallait qu’elle descende. Je doutais qu’elle descende si je lui demandais. L’instinct de préservation animale, quelque chose que je respecte et comprends parfaitement. Mais pour l’instant ça ne m’aidait pas du tout. J’attrapais l’échafaudage, le poussant assez fort pour qu’elle tombe et qu’elle retombe tranquillement. J’avais besoin d’elle en bonne santé. Du moins… au début.

Descend. sifflais-je

Ma patience avait atteint sa propre limite. Et j’avais envie de passer à autre chose, quelque chose de plus intéressant qu’une gamine, en manque de sensation forte. J’allais lui en donner.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 24 Fév - 1:21




Constance & Charlie


Charlie avait du mal à maintenir son assurance. Elle était dans une position plus que délicate et le cacher n'était pas chose aisée. Elle senti son sang quitter intégralement sa tête lorsqu'elle surpris le sourire plus que flippant de Constance. Était-elle en train d'imaginer les derniers instants de la vie de la louve qui lui faisait face ? Qu'importe, elle devait trouver un moyen de calmer le jeu. Mais comment ? Elle savait qu'elle était agaçante et souvent elle ne le faisait même pas exprès. Elle était dans le pétrin.

Elle entendit le soupire de Constance mais elle ne s'imaginait pas ce qui pouvait lui passer par la tête. Si elle lui avait demandé si elle savait écrire elle lui aurait écrit un roman pour lui expliquer au combien elle détestait les vampires et pourquoi elle n'arriverait pas à se débarrasser d'elle. Cette histoire de statuette la hantait, elle n'était pas prête de lâcher le morceau à l'image d'un chien qui s'accroche désespérément à son os.

Grimper sur la statue pour effacer l'objet de son délit lui permit d'extraire son portable par la même occasion et de répondre à Mike. Il s'inquiétait de la savoir dehors à une heure pareille. Franchement, elle avait passé l'âge d'aller dormir à 20h il devrait s'y faire. Elle tapota une courte réponse à son attention pour qu'il ne s'inquiète pas de ne pas la voir débouler tout de suite. Alors qu'elle appuyait sur la touche "envoyer" elle entendit Constance répliquer. Ah ces vieux, ce qu'ils pouvaient être barbant. Mais la vampire avait misé dans le mile en lui demandant si elle avait peur. Son agacement contre les réactions vieillottes allait peut-être l'aider à reprendre pied. Se montrer arrogante pour garder de l'assurance c'était peut être une bonne idée. Ou pas, Constance pourrait vraiment finir par s'énerver et décider de la faire tomber de son perchoir pour ensuite lui briser chaque os dans les règles de l'art.

« Peur de quoi ? J'ai passé l'âge d'avoir peur des sorcières. Si vous voulez le faire vous même vous gênez pas sinon je le laisse dans cet état. »

De toute façon c'était presque sûr qu'elle allait finir cette conversation avec des ennuis. Elle avait presque réussi à tout enlever, heureusement l'humidité ambiante avait empêché le marqueur de laisser des traces indélébiles. Mais certaines traces lui donnaient du fil à retordre. La voix de Constance lui parvint d'en bas. Elle lui ordonnait de descendre ? Charlie fronça les sourcils. Elle la prenait pour un chien obéissant ? L'envie de lui cracher un beau mollard de la où elle était était tentante mais elle savait que ça lui coûterait cher.

Elle abdiqua et amorça sa descente. Qu'est-ce qu'elle avait derrière la tête ? Cette question la mettait mal à l'aise. Parce que les réponses étaient nombreuses et elle avait beau tourner le problème dans tout les sens elle n'aimait pas le résultat. Charlie avait fait exprès de descendre du côté opposé où Constance se tenait histoire de prendre un peu de distance.

« Bon maintenant vous êtes contente, j'ai tout effacé. Vous voulez discuter du prix auquel vous me céderez ce qui appartenait à ma famille ou on rentre chacune de son côté ? » demanda-t-elle en contournant la statue pour revenir dans le champ de vision de la vampire.

C'était quoi la suite ? Elle croisa les bras sur sa poitrine en toisant Constance. Au moins, quelqu'un savait qu'elle était dans les rues d’Édimbourg et connaissant Mike il finirait par s'inquiéter bien assez vite. Il n'attendrait pas le déluge pour venir fouiller. Mais une seconde c'est ce qui suffirait à Constance pour mettre fin à sa petite existence donc était-ce vraiment utile ?

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Mar 25 Fév - 14:24

La tâche qui m’avait été confiée, ne m’ennuyais pas, le terme n’était pas approprié. Mais l’idée de devoir côtoyé des Loups pour cette tâche m’ennuyait au plus au moins. Je suppose que ce mépris a été formaté dans ma tête, les vampires n’aiment pas les loups, comme fait immuable dans ma tête résonne toujours. Mais que voulez vous, pour avoir une omelette, il faut casser quelques oeufs, et ne pas avoir peur de se salir les mains. Je haussais les épaules. Elle continuait avec ses sarcasmes. Je continuais de les ignorer, parce que ce n’est pas ce qu’elle me racontait de son plein gré qui m’intéressait. Elle avait atterrit à mon opposée, en cherchant à opposer une distance. Je me tournais en sa direction, dans un mouvement lent, lui lançant un regard.


Crois tu vraiment que les sarcasmes vont masquer l’angoisse qui monte en toi ? sifflais-je avec un sourire peu rassurant.

Je fis un premier pas en se direction. Lentement. J’étais un prédateur après tout. La chasse était toujours un véritable … bonheur. La blesser ? La torturer ? Non, il fallait qu’elle reste intacte, personne ne devait savoir que j’étais à la recherche d’informations, personne ne devait savoir, pas même elle, pas son entourage, personne. Elle allait tout oublier, j’allais tout lui faire oublier. Je le regardais de biais. Elle continua de parler. Elle parlait trop, surtout pour ne rien dire. Je me concentrais simplement sur le battement de son coeur, plus rapide, un peu irrégulier. Etait-ce ma faute si j’avais réussi à récupéré cet objet ? Et si la famille de Charlie n’avait pas été capable d’avoir un peu plus d’orgueil plutôt que de céder à l’argent d’une complète étrangère. Je n’étais pas du genre à céder ce que je possède. Je suppose que c’est une mauvais chose, mais lui faire oublier à propos de cet objet ne me rendait pas service. Elle reviendrait toujours à la charge pour récupérer, et pourquoi ne pas compter la dessus, pour continuer de récupérer des informations. Mais la question qui se posait c’était comment ? Comment faire pour que ce loup, crache des informations dont j’avais besoin. Je pouvais la violenter jusqu’à ce qu’elle demande grâce. La kidnapper pour la torturer jusqu’à ce qu’elle avoue, mais une fois la chose faîte, laisser des traces n’étaient pas dans on intérêt. Je soupirais, je refusais qu’elle aille cafter que j’étais à la pêche aux informations. Cette situation me frustrait profondément. Qu’est ce qu’elle racontait encore cette petite imbécile ? Elle parlait trop, le bavardage est souvent une illustration parfaite de l’angoisse. Tu parles, trop et tu m’empêches de réfléchir. Feindre l’ignorance ? je doutais qu’elle était assez stupide pour mordre à l’hameçon, je l’espérais presque pour elle.

Tais toi. Tu parles bien trop, tes stupides bavardages m’ennuient. sifflais-je sur un ton autoritaire et froid.

La colère. J’avais toujours eu du mal à gérer la colère, surtout quand elle découlait de ma propre frustration. Je penchais la tête sur le côté dénouant ma nuque, attrapant du bout des doigts une nouvelle cigarette. Trouver un moyen de pression. Voilà une idée qui était assez bonne. Et de quelle manière allais-je trouver ce moyen ? Grâce à toi ma belle. J’allumais une cigarette, satisfaite de se chemin de penser. La famille, très banal. Mais toujours très efficace. Je tirais sur ma cigarette, en glissant ma main libre dans mes cheveux, croisait les jambes, les gardant parfaitement tendues. La pièce d’Art familial dont Charlie parlait était un dragon en or, dont la valeur dépassait bien plus que ce qu’elle pouvait se permettre. Tout dépend ce qu’elle propose . Je n’aimais pas ça. L’idée de devoir sacrifier mes propres biens pour le bien d’une enquête, ne me mettait pas du tout en joie. Pas du tout. Je m’approchais d’elle. Après tout, je n’avais rien à sacrifier. Récupérer son téléphone pourrait déjà beaucoup m’aider. Les jeunes avait une tendance à laisser toute leur vie dans ces foutus trucs. On en était tous très dépendant, mais cette fois ci, cette espèce de lubie allait me servir. Non, je ne m’excuserais pas de la gêne occasionnée. Parce que c’était un moindre mal pour elle. Je ne lui laisserais pas le choix de me le donner ou non. Beaucoup de choses, ont plus de valeur une fois arrachées de force, ne pensez vous pas. Je fondis sur elle, attrapant son coup, la plaquant contre le mur le plus proche, en maintenant fermement mon emprise autour de sa délicate petite gorge. Je sentais sa jugulaire sauté un battement de coeur. Bien, maintenant, que j’ai toute ton attention.

Leçon numéro 1, tu aurais du quitter les lieux à la seconde où tu m’as vue. Le cas est valable pour n’importe quel autre vampire. déclarais-je

Je plongeais ma main libre dans ses poches. Une fois l’objet de convoitise désiré dans mes mains. Parfait. je le fis glisser habillement entre mes doigts. Et lâchait prise, reculant, gardant le téléphone. Pas de code ? Elle aurait au moins gagné du temps à mettre en place, un code. J’aurais manqué évidement de patience, j’auras été assez expéditive. Je regardais les derniers messages.

Mh… Admettons que je veuilles des informations, sur certaines personnes. Me dirais-tu directement la vérité, ou je devrais … Je ne sais pas, menacer, torturer, tuer des gens auxquels tu pourrais tenir. Je suis très inventive. Voyons, voyons… Le téléphone est souvent un bon miroir des liens sociaux qu’on entretient. Quelle personne cela pourrait il bien être… Mh… Qui rendrait l’insolente petite Charlie, un gentil chien chien bien obéissant ? continuais-je sur un ton faussement innocent Mh… Mike ? Alexis peut être ? Elecktra ?

Je lisais les messages envoyés. Une très vielle amie hein ? Je relevais mon regard vers elle. Regardant chacune de ses réactions à l’évocation des prénoms, j’écoutais ses battements de coeur, me concentrait sur la moindre petite réactions, ou expressions de visage.

Tu peux me mentir aussi. mais ça n’en sera que beaucoup, beaucoup plus douloureux. Et … je n’ai pas tant de temps que ça à t’accorder, donc, je ne me montrerais pas patiente. Donc… Commençons ? terminais-je avec un large et radieux sourire.

La souffrance des autres. Grisant.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 27 Fév - 17:18




Constance & Charlie


L’angoisse ? Charlie fronça les sourcils à l’évocation du mot. Ce n’était plus de l’angoisse c’était une peur bleue de comprendre que demain serait peut-être un jour qu’elle ne verrait jamais. En tout cas une chose était sûre, elle ne se laisserait pas faire. S’il le fallait elle se battrait bec et ongles jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais Constance finirait par la sous-estimer et elle le paierait cher. Cette constatation lui donna le courage d’écarter l’angoisse pour se dire que rien n’était perdu, qu’elle avait malgré tout de quoi donner du fil à retordre à une vieille vampire. Alors même si elle continuait à avoir peur de la suite à venir, elle se disait que quoi qu’il arrive rien ne resterait impuni et cela lui donnait une forme de témérité qui persistait et qui affaiblissait légèrement les tremblements.

« Les années se succèdent et visiblement votre égo gonfle au fur et à mesure. Vous me faites peut-être peur mais je vais pas rester sans réagir. »

Ça ressemblait presque aux paroles d’un trouillard face à des agresseurs beaucoup trop forts pour lui mais dans le fond Charlie le pensait vraiment. Elle fit un tout petit pas en arrière en voyant Constance s’approcher d’elle. Garder les distances lui permettrait de trouver une idée, une solution à ce problème qu’était devenue cette rencontre. Elle prenait tout son temps, comme pour faire augmenter la pression dans l’air. Charlie songea que la vampire avait des manières de serpent à attendre en silence que sa proie s’approche suffisamment pour pouvoir l’attraper. Mais à la différence d’un serpent Constance n’avait aucun intérêt à la manger alors pourquoi voulait-elle s’en prendre à elle ? Ça n’avait aucun intérêt, si les deux races continuaient à se haïr mutuellement un affrontement public comme celui-ci ferait désordre. Surtout juste en dessous de cette fichue statue. Elle l’entendit s’énerver contre ses bavardages incessants. Comme si elle allait lui faire le plaisir de la laisser la torturer sans émettre le moindre son. Elle voulait lui faire fermer son clapet, qu’elle vienne le faire elle-même parce que Charlie n’agirait jamais en petit chien obéissant face à un vampire, aussi vieille soit-elle, aussi puissante soit-elle, aussi proche soit-elle de lui faire subir un véritable enfer. Elle avait sa fierté après tout.

« Si je vous ennuie, passez votre chemin et je vous embêterai plus pour toute la nuit. » dit-elle avec un sourire narquois.

Elle allait regretter son insolence mais rien à faire, de toute façon vu la façon dont elle la regardait elle n’allait pas lui faire un gentil bisou sur le front en lui disant d’aller se coucher. Elle observait le moindre de ses gestes, comment pouvait-elle espérer la distancer ? Sous forme lupine à la rigueur elle aurait pu limiter les dégâts et fuir mais là c’était impossible et se métamorphoser était exclu, il ne faudrait qu’une seconde à la vampire pour comprendre ce qu’il se produisait et mettre un terme à la menace. Elle voyait les yeux de la créature la fixer à travers le fin nuage de fumée de cigarette. A la seconde où elle comprit qu’elle avait prit sa décision il était trop tard. Elle sentit les doigts de Constance se refermer sur son cou. Le souffle coupé elle fut plaquée sans ménagement contre un mur. Ben maintenant elle était définitivement dans la merde et le pire dans tout ça c’est qu’elle n’avait aucune idée de ce que Constance pouvait bien lui vouloir. Elle n’était rien ni personne, les informations qu’elle avait été tellement dénuée d’intérêt qu’elle ferait mieux de l’ignorer et de passer son chemin. Après tout qu’est-ce qu’une gamine pouvait bien savoir d’intéressant au sujet de quoi que se soit. Surtout que Charlie n’était pas la plus grande des lumières.

Elle essayait de se tortiller pour trouver une solution et se débarrasser de l’emprise de la vampire mais rien à faire elle était bien accrochée et ne bougeait pas d’un pet de lapin. Elle lui parla de la leçon numéro 1 : fuir face à un vampire. L’envie de lui coller son poing dans la figure était tellement grande qu’elle du se mordre la langue pour ne pas répliquer et oublier son accès de rage. Sauf que cette soudaine effusion d’adrénaline faisait monter autre chose en elle : la louve. Elle sentait ses entrailles se tortiller sous l’appel pressant de l’animal. Mais ce n’était pas le meilleur des moments, au contraire. Il fallait qu’elle trouve une solution… Elle faisait quoi ? La louve sentit la fouille des poches que Constance faisait. Elle la vit sortir son portable. Et merde, pourquoi n’avait-elle pas protégé quoi que se soit ? Elle se détestait d’avoir pensé que seules quelques informations avaient besoin de la protection d’un code.

Elle cessa de se tortiller de manière instantanée lorsqu’elle entendit la femme lui demander des informations sur certaines personnes. Qui ? Et elle voulait pour ça menacer des personnes de son entourage. Elle eut un sourire féroce en songeant qu’elle perdait son temps, elle était sans doute la plus faible de tout son répertoire. Mais le sourire se figea lorsqu’elle lui parla de Mike, si jamais il savait ce qu’il se passait il allait la tuer, si elle sortait vivante de cet affrontement bien entendu. Le deuxième nom en revanche fit s’évaporer tout le sang de sa tête. Constance et Alexis réunies, elle allait la bouffer toute crue, recracher les os un à un avant de rigoler tellement la chose aura été simple. Elecktra, ça lui ferait drôlement chier qu’elle s’attaque à une de ses clientes, une bonne amie aussi. Mais la personne la plus à protéger dans le lot c’était Alexis.

« Vous touchez à un seul de leur cheveux, espèce de vieille peau cinglée je vous jure que je vous entraîne avec moi en enfer. Vous voulez quoi d’abord ? Qui vous dit que j’ai les informations que vous voulez ? »

Voilà pourquoi Mike s’en faisait toujours pour elle, parce qu’elle avait le don inné de se mettre dans des emmerdes royales et d’entraîner tout le monde avec elle. Elle aviserait plus tard s’il fallait pour autant qu’elle devienne ermite ou qu’elle tente de persister à avoir une vie sociale. Elle recommença à s’agiter, même si elle ne pouvait pas bouger d’un centimètre autant essayer de rendre la tâche plus ardue. Elle lui parla de mentir et des conséquences. Une fois qu’elle aurait ce qu’elle voulait, qu’est-ce qui pouvait lui garantir qu’elle la laisserait tranquille ? Rien juste la parole d’une vampire et encore elle ne lui avait rien dit à ce sujet.

« Je vous jure que vous allez le regretter. Si je vous dis ce que je sais, qu’est-ce que vous allez faire de moi ? »

Elle se tortilla encore un peu dans l’espoir de gagner quelques centimètres et de pouvoir atteindre le portable mais il était toujours hors d’atteinte. Elle avait vraiment les bras trop courts c’était un enfer. L’idée pour récupérer le précieux sésame n’arrangerait rien. Mettre un coup de pied dans le genou de Constance la ferait plier mais quelques secondes tout au plus et après elle serait vraiment furax. Autant attendre ses questions, si ça se trouve ça n’en valait même pas la peine.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 27 Fév - 18:57

Qu’est ce qu’elle racontait ? A qui croyait elle parler ? Beaucoup de personnes me sous estime. Pourquoi ? Parce que je suis une femme. Parce que je suis au Conseil Sanglant. Les gens pensent que je ne suis qu’une bureaucrate, que je n’ai jamais vu l’action de près. Pas tous. Les plus intelligent savent, comprennent qu’il ne s’agit que d’un rôle, avec lequel venait des responsabilités et des privilèges. A qui, croyait-elle parler ? J’en avais tué des dizaines comme elle. Et plus puissant qu’elle. Comment croyait-on que j’avais gagné mes galons dans la hiérarchie vampirique ? Comme Julien Guillemaud, cet espèce de sous-race vampirique opportuniste ? A coups de mésalliance et d’opportunisme. Je crois en la méritocratie. Et Julien, est une erreur dans le paysage. J’ai mérité ma place, ma grande. Alors ne me donne pas de leçon. Tuer une petite louve perdue dans la nature est un jeu d’enfant, quand on sait que j’ai tué une meute entière à Paris.

Mon égo gonfle disait elle ? C’est bien le plus grand défaut de beaucoup de vampire. Elle admettait que je lui faisais peur. Mais qu’elle ne se laisserait pas faire. Je n’en attendais pas moins d’elle. Mais qu’elle ne se fasse pas d’illusions, je porte une robe de créateur, un manteau de marque et des chaussures trop chères pour être abîmer. Je ne compte pas te laisser la moindre chance, la moindre opportunité d’essayer de me toucher. Mon regard se raviva, d’un lueur bien plus froide, se plantant dans ses prunelles. Si je ne peux pas hypnotiser ton charmant visage. Je peux y laisser des traces. Ne me cherche pas, jeune fille, la lune est haute, et tu n’es pas en mesure de te battre contre moi. Cette détermination dans ton regard, brr. On pourrait en trembler n’est ce pas ? On pourrait. Elle continuait ces bavardages dont le sens équivalait à zéro. Elle m’énervait. Ma mâchoire se crispa, puis se serra. Je ressentais maintenant le besoin urgent de la faire taire. Lui briser la mâchoire, lui arracher la langue, pourvu qu’elle arrête de raconter ces inepties qui ne m’intéressait plus, qui ne m’avait d’ailleurs intéressé. Je l’avais sentie se tortiller sous mon emprise. Ne m’oblige pas à t’immobiliser pour le temps de notre petite discussion. Soit sage. Pas bouger. Quand j’évoquais la menace de son entourage, une sourire féroce s’afficha sur son visage. Si … prévisible. Si … peu original. La famille, les amis les proches, c’était si banal, c’était trop facile. L’évocation de Mike, ne semblait pas faire plus de bruit que cela. Mais l’évocation d’Alexis, oh… Ca se lisait quasiment sur son visage livide, Alexis. Qui était donc cette personne ? Elle continua, me menaçant presque. J’explosais de rire. Je fis défiler messages et messages, sur ce Alexis. Luciole ? Décidément, ces gamines ne savaient plus quoi inventer comme surnoms débiles. Quelqu’un a déjà une luciole de près sérieusement ? C’est immonde. Vieille peau… cinglée. Je relevais le regard de l’écran de son téléphone. Elle était sérieuse ?

Je me retrouvais face à elle, en un rien de temps, la fixant de son regard le plus dur. Attrapant son épaule, et d’un coup sec, je la démis. Sans autre forme de procès.

Tu m’entraînes avec toi en enfer, Charlie McAllister ? Tu n’as même l’intelligence de protéger ton téléphone avec un stupide code pour protéger tes amis. Tu ne connais rien, rien à l’enfer. Tu ne t’en ai même pas approché. S’il faut que je te prennes TOUT pour arriver à mes fins. Je te ferais souffrir, et je n’aurais pas le moindre remords à te faire hurler. Et si tu penses une seule seconde que je parle de souffrance physique, alors, c’est moi, qui va te montrer le chemin vers l’enfer. Ne me prends pas de haut. Tes menaces ne valent rien. déclarais-je

Je lisais les messages, plusieurs fois. Je regardais les images, détaillais chaque phrase. Ce foutu surnom de luciole revenait souvent. Ce serait Alexis donc ? Elle me demandait quelles informations je voulais ? Je la fis tomber à genoux en appuyant son épaule blessée. Je l’attrapais par le visage, dans l’intention de lui faire mal. Quelles informations ? Comment pouvais-je être sure qu’elle avait les informations dont j’avais besoin ? Aucune idée, je n’en étais pas sure. Mais les loups ne viennent pas à ma porte pour discuter avec moi, je n’allais pas laisser cette opportunité m’échapper tout de même ? Elle demandait alors, ce que je ferais d’elle, si elle me révélait ce qu’elle savait. Je me penchais un peu vers elle,

J’ai toujours pensé que le dressage d’animaux se faisait grâce au système de punition et de récompense. De cette manière l’animal obéit en sachant qu’il sera récompensé. Mais s’il ne fait pas ce qu’on lui demande, il est punit. Je ne sais pas si tu as les informations dont j’ai besoin. Tu es juste au mauvais endroit ou mauvais moment, avec ta stupide personnalité de jeune louve insolente et imprévisible. Si tu me donnes ce que je veux, Mike et Alexis, resteront en un seul morceaux. Mais au contraire si je n’ai pas ce que je veux. Tu écouterais Alexis hurler à l’aide et supplier pour que tu lui viennes en aide. Me suis-je bien faîte comprendre ? Je ne vais pas te tuer, nous sommes à une fête, je ne voudrais pas ruiner l’ambiance. déclarais-je d’une traite.

Je fis un sourire… de circonstance. Forcé. Qu’elle ne me mente pas, qu’elle ne cherche pas à me duper. Ma patience avait ses limites et elles étaient déjà dépassées.. Le nombre d’articulations en double dans le corps avait tout même une limite.

Je ne te poserais la question, qu’une seule et unique fois. Je sais que parmi les loups, se cache des êtes qui en sont ni humains, ni loups. La question que je te pose, c’est : En connais-tu ?




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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 27 Fév - 23:59




Constance & Charlie


Le temps passait sans avoir la moindre emprise sur ces créatures. Leur beauté traversait les âges sans être altérée contrairement aux autres races qui existaient dans ce monde. Pour cette unique raison ils se sentent au dessus des autres. Pour cette unique raison elle détestait Constance et son ton impérieux. Elle avait le culot de menacer sa famille, les personnes qui comptaient le plus pour elle.

Pourquoi n'avait-elle jamais songer à mettre de code sur son téléphone ? Parce que ça la soulait de devoir le déverrouiller à tout bout de champ, elle passait sa vie sur son téléphone. Mais jamais elle n'aurait pu songer que quelqu'un se servirait de ses messages pour faire pression sur elle. Elle ne se voyait pas comme une potentielle source d'informations, elle n'avait donc jamais envisagé les choses sous cet angle.

Elle espérait de tout son coeur que dans les messages qu'elle lisait il n'y avait rien de trop important. Charlie faisait une purge régulièrement, en particulier sur certains contacts. Il n'y avait donc que les derniers messages des personnes qu'elle avait cité. Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire pour qu'elle se désintéresse de ça ? Les messages pour Mike étaient trop explicites : Padre. Elle plaisantait avec Lexis à propos d'un loup et de sa luciole. Pourvu que Constance ne fasse aucun rapprochement. Elle était sur le point de tenter une dernière tentative en douceur pour se dégager de l'emprise lorsqu'elle sentit dans un premier temps la main de Constance se poser sur son épaule.

« What the f... »

Le reste de l'expression se perdit dans sa gorge lorsqu'elle serra les dents tellement fort qu'elle eut l'impression de se briser la mâchoire. Le bruit mat de l'articulation qui se déboite résonna à ses oreilles puis plus rien lorsque la douleur irradia son épaule pour atteindre sa cervelle créant une explosion de couleur derrière ses paupières closes sous le choc de la douleur.

Charlie eut du mal à rouvrir les yeux et lorsqu'elle le fit tout était flou, la douleur était telle que les larmes lui étaient montées aux yeux de manière instantanée. Le son revenait petit à petit alors que Constance lui parlait de son ignorance et de sa stupidité au sujet du code de téléphone. Elle du se concentrer pour que son cerveau assimile ce qu'elle lui disait. Son corps était secoué de spasmes et elle sentait les sueurs froides glisser le long de sa colonne vertébrale. Rester consciente c'était le moins qu'elle puisse faire pour ne pas paraître faible.

« Est-ce qu'un stupide code vous aurez vraiment arrêté ? Ce code ne m'aurait-il pas coûté une deuxième épaule luxée ? » demanda-t-elle entre ses dents.

Charlie n'était pas du genre douillette mais là elle se demandait si elle n'allait pas simplement arrêter de respirer pour ne pas souffrir. Chaque respiration était plus douloureuse que la précédente à soulever l'épaule qui pendouillait sans vie. Elle voulait lui prouver quoi au juste ? Qu'elle était plus forte qu'elle ? La louve connaissait très bien le résultat d'un affrontement direct et la vitesse à laquelle Constance avait déboité son épaule en disant long sur ses capacités à la démanteler intégralement.

Elle ne connaissait peut-être pas l'enfer du haut de ses 22 ans, elle avait peut-être encore une part d'innocence mais elle serait imaginative rien que pour elle. Elle en faisait la promesse devant tous les Dieux qu'elle connaissait elle userait Constance jusqu'à la corde. Elle était à deux doigts de la folie mais lorsque la vampire appuya fortement sur son épaule elle plia le genou aussi facilement que si elle était une poupée de chiffon. Elle heurta le sol avec un choc relativement violent mais ce n'était rien face à son épaule. C'était donc ça son délire, mettre à ses pieds les autres pour se sentir supérieure ? Pathétique franchement. Mais Charlie gardait le silence, son cœur battait à tout rompre, le sang lui battait les oreilles et luttait encore et toujours pour l'écouter. Elle était à sa merci, elle le lui faisait clairement comprendre en la mettant dans cette position.

Constance lui expliqua sa vision des choses. Dressage ? Cette femme était vraiment une plaie. Elle la prenait pour un vulgaire chien. Pas de soucis elle agira de la sorte mais elle ne se doutait sûrement pas qu'un jour les choses pourraient se retourner contre elle. La fièvre montait, ses anticorps tentaient vainement d'arranger les choses.

« J'ai hâte de voir ce que ça peut bien donner. Montrez-moi vos talents de dresseuse Mme Bellanger. »

Charlie ne pu s'empêcher de pouffer de rire en voyant son sourire forcé qui allait parfaitement en adéquation avec son idée de gâcher une fête. Les derniers remparts de la cervelle de la louve venaient de lâcher sans crier gare. Mais son rire fut brusquement interrompu par sa question. Elle parlait des métamorphes ? Qu'est-ce qu'elle faisait ? Si elle lui mentait, elle le saurait mais elle ne pouvait pas lui dire la vérité de son plein gré. Il y avait trop de choses qui découleraient de ce genre de révélations.

« Oui j'en connais. »

Elle venait de dire quoi ? Charlie n'en revenait pas de ce qu'elle venait d'entendre sortir de sa propre bouche. D'accord elle n'avait pas tout dit et vu le peu de neurones qui lui restait la suite risquait de ne pas être triste. Elle avait promis à Mike de ne pas se mettre en danger si elle pouvait l'éviter mais elle s'était aussi promis de protéger Alexis. Et la protéger c'était protéger le secret des métamorphes.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 28 Fév - 15:19

Si beaucoup, vont penser que les moyens que j’utilise ne sont pas forcément très civilisé, c’est que profondément vous n’avez rien compris. On pourra dire que je manque de bonne manière, de bien séance, de patience. Ou était donc la Constance, froide et constamment nonchalante ? Parfois, je me demandais si je n’étais pas morte à l’intérieur, car parfois tout, et tout le monde m’ennuyait. Souffrant d’un trouble intermittent explosif, je peux faire preuve d’une grande violence et d’une grande cruauté dans des situations qui ne semble pas forcément demander ce genre de comportement. Je pris une longue respiration. Elle s’exclama, demandant si un code m’aurait vraiment arrêté. Je regardais Charlie, haussant un sourcil. En effet, ça ne m’aurait pas arrêté, mais tu aurais pu essayer de gagner du temps avec ça. Elle reprit, en disant que lui aurait coûté une autre épaule luxée. Elle marquait un point.J’inclinais la tête approuvant ce qu’elle disait par une moue. Puis je haussais les épaules. De toute façon, on en était plus à ce point là de l’histoire.

Je regardais le visage de Charlie lutter contre la douleur. C’était véritablement très distrayant. Du moins pour moi. Je pouvais comprendre les gens qui ne trouvait pas ça distrayant. Je suppose que la question, était plutôt, comment pouvais-je trouver ça distrayant ? Nous avons tous nos propres démons.Je me demandais ce qu’elle savait à son petit niveau. Je me demandais si j’avais raison de prendre le risque de laisser Charlie savoir que j’étais au courant pour cette race qui se tapissait dans l’ombre, et qui avait tout de même réussi à se cacher si longtemps sans que personne ne le sache, sauf la Reine apparemment. Pourquoi avoir caché leur existence si longtemps, si c’était pour les traquer maintenant ? Je haussais les épaules, la réponse, je n’allais pas la trouver seule. Et pour l’avoir, j’allais avoir besoin de résultat. Et de bon résultat. Charlie reprit, demandant de voir mes talents de « dresseuse ». Je la regardais toujours. Elle était coriace, mais j’en avais briser des plus durs qu’elle. Et d’un coup, elle lâcha un « Oui j’en connais ». Je la regardais. Tu vois que tu possèdes des choses dont j’ai besoin. Je souriais, satisfaite de cette première réponse. Elle semblait surprise d’avoir répondu ça.


Parfait. Tu vois quand tu veux. déclarais-je

Comme je l’avais donc expliquer à Charlie, le principe du dressage, se faisait en deux point. Punition ou récompense. Je gardais son épaule en main, ne l’avertissant pas qu’elle risquait d’avoir, plutôt mal, vu ce que j’allais faire. D’un coup parfaitement calculé, je remettais en place son épaule, qui resterait douloureuse un petit moment encore, qu’elle ne se fasse pas d’illusion, cette épaule, allait devoir restée immobile, un petit moment. Je regardais son expression, qu’elle ne prenne pas cela pour de la gentillesse. Je doutais même qu’elle prenne ça comme de la gentillesse. Ou alors, elle était stupide. Je ne casais qu’appliquer ce que je venais de lui expliquer. Je gardais tout de même ma main parfaitement placée sur l’articulation.

Bien… bien… Il y a donc des noms dont je vais avoir besoin. Je veux des noms complets, et si possible, où je peux les trouver. Je n’aimerais pas démettre ton épaule, une deuxième fois, ça risquerait d’être très douloureux. Tu pourras regretter tout ça quand nous aurons terminé. continuais-je en tapotant son épaule.

Je lâchais son épaule. Elle pourrait même me poser la question de pourquoi être à la recherche des métamorphe que je ne pourrais pas vraiment lui répondre correctement. Parce qu’au final, je n’en avais aucune idée. La reine avait demandé le chaos. Et j’allais le lui donner. Les faire sortir de l’ombre de leur propre chef. Ne pas leur laisser le choix. Compter sur l’instinct de préservation des loups, qui botter hors de la meute cette petite bande, qui semblait vouloir rester cacher le plus longtemps possible. La question, qui me trottait dans la tête était pourquoi ? Pourquoi taire son existence. Nous pourrons leur poser la question quand nous les rencontrerons, pour faire plus ample connaissance je suppose. Je fis basculer mon poids sur une de mes jambes, continuant de faire la liste des choses qu’il fallait que je retienne dans le portable de leur jeune louve. Je supposais qu’une fois que notre discussion allait se terminer, elle allait rapidement mettre au courant la meute, et les métaphores. Il me fallait donc agir rapidement dans le laps de temps que j’allais avoir. Ou simplement compter sur Charlie pour faire passer le message, que j’étais à la recherche des Loups, et que s’il fallait que je traumatise l’entourage de chacun d’entre eux, c’est ce que j’allais faire, si c’était ce qu’il fallait pour les faire sortir, alors je m’y attellerais avec plaisir. Je reportais mon attention sur Charlie. Donc, ou en étions nous déjà ? Ah oui. Les noms. Très franchement, si je pouvais te faire oublier tout cela, je le ferais mais, les lois surnaturelles sont établies. Et tu devras vivre avec ta culpabilité. J’aurais préféré de pas laisser de trace de cette entrevue dans l’esprit de Charlie, ou moins pour couvrir mes traces. Mais non. Impossible.



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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 28 Fév - 21:59




Constance & Charlie


Qu'est-ce qu'elle venait de faire ? Une épaule démise c'est tout ce que valait le secret des métamorphes à ses yeux. Est-ce qu'on la traiterait de traitre ? Elle n'avait rien demandé à personne, si elle répliquait à Constance et parvenait à s'en sortir indemne par le plus grand des miracles elle serait coupable d'avoir brisé l'accord de non agression qui avait été mis en place. Parce que, qui croirait qu'une gamine Louve avait pu résister à la tentation de s'attaquer à un vampire qui l'aurait juste un peu provoquée ? Quoi qu'elle fasse elle était bloquée.

Elle n'appréciait pas particulièrement le sourire satisfait qui s'étala sur son visage. Quand elle fit une remarque sur sa bonne volonté Charlie ne l'entendait plus, elle arrivait à se faire à la douleur qui pulsait dans l'intégralité de son corps. Le souffle court elle s'arrêta de respirer lorsqu'elle sentit un nouveau mouvement de Constance sur son épaule. Ok, elle avait remis l'articulation en place mais à nouveau sous le choc elle sentit les larmes lui monter aux yeux.

« Espèce de... »

Le reste de l'insulte continua dans la tête de Charlie uniquement : vieille peau, sale garce, enflure, sangsue... Elle avait un million de combinaisons possibles mais elle ne pouvait pas les dire à voix haute sinon elle le lui ferait payer. Elle voyait parfaitement que Constance prenait un malin plaisir à la torturer.

Elle lui demanda une nouvelle chose : les noms complets et où les trouver. La menace de lui démettre à nouveau l'épaule la fit frissonner. Bordel, la première fois avait manqué de la faire tomber dans les pommes alors une deuxième fois elle allait décéder de manière immédiate. Elle devait lui mentir maintenant sinon elle était morte quoi qu'elle fasse. La meute la rejetterait ou pire encore. Donc autant mourir sous les mains d'un vampire, cela déclencherait peut-être quelque chose.

« Cherchez dans le bottin. Je ne sais pas. Les métamorphes ne font pas confiance aux autres. Je ne sais pas, je le jure. »

C'était l'occasion de tester son meilleur rôle d'actrice. Elle laissa libre court aux larmes qu'elle avait retenu sous le choc de l'épaule qu'elle lui avait démise et ensuite remise. Elle prit son air le plus lamentable, elle n'avait pas beaucoup à se forcer, juste à mettre de côté son égo surdimensionné et laisser libre court à sa détresse. Si elle parvenait à lui faire croire qu’elle ne savait rien, elle mériterait au moins un oscar.

« Les métamorphes se cachent parce que certains Loups veulent les tuer. Je vous promets que je ne sais rien. »

Sa voix était suppliante, son cœur ralentissait au fur et à mesure que la douleur s'estompait. Mais elle savait que cette épaule devrait s'en remettre après une bonne nuit de sommeil et un bon repas. Maintenant elle savait que les vampires savaient des choses à propos des métamorphes. Elle devait prévenir le reste de la meute, mettre Alexis en sécurité avant que cette tarée n’essaye de la retrouver. Elle devait avant tout se dégager de là et se réfugier chez Mike. Il saurait comment faire. Mais Constance avait-elle seulement lu un truc qui pouvait lui laisser penser que certains de ses contacts faisaient parties de ces métamorphes ?

Les idées se bousculaient dans sa tête. Si Mike savait ce qui lui était arrivé il allait péter un câble tout simplement. Deux de ses enfants attaqués par des vampires. Il avait pu ronger son frein pour ne pas se venger quand Sam avait été tué mais là se serait la goutte d’eau. Surtout que si elle devait expliquer sa version elle n’irait pas lui dire qu’elle avait légèrement provoqué la vampire, elle avait fait une promesse à ce sujet.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 1 Mar - 23:03

Je me demandais quelles allaient les conséquences de cette petite entrevue. J’avais rompu le pacte de non-agression sans vraiment me poser de questions. La reine m’avait laissé carte blanche, mais peut être aurais-je du calculer les risques. Je haussais les épaules. Il fallait compter sur les loups pour se préserver et laisser les métamorphes régler leurs problèmes les vampires. C’était la meilleure solution selon moi, pour éviter des pertes qui pouvait être éviter. Non pas que j’en avais quelque chose à faire, mais disons que rendre les choses compliquées étaient quelques choses de très à la mode ces derniers temps. Les loups étaient bien capable de vouloir protéger les Métamorphes, pour je ne sais quel prétexte démodé : loyauté, humanité… bla bla. Des choses qui ne m’était pas inconnues, l’humanité vous dîtes ? Je sais ce que c’est, je l’ai été. Il y a longtemps, mais je sais parfaitement ce qu’est l’humanité. J’ai juste décidé de m’en débarrasser, car elle voile le jugement et empêche d’être efficace. L’humanité est un cadeau, comme un fardeau. J’ai décidé, sans regret, d’en faire un fardeau et de le laisser sur le côté de la route.

Elle commença une injure, mais fut coupée par la douleur. Quelque chose de très pratique. Les gens avaient toujours tendance à insulter quand il était physiquement touché, je suppose que je le fais aussi. Je soupirais, cette conversation avait pourtant pris une si bonne direction. Elle me disait de regarder dans le bottin, et disait que les métamorphes n’avaient confiance en personne. Et qu’elle ne savait rien. je fermais les yeux prenant une longue respiration. Ce n’était plus le moment pour faire les innocentes, ou les gamines qui ne savaient rien, alors qu’elles avaient déjà commencé à raconter l’histoire. Je me frottais la tempe gauche. C’est donc ainsi qu’elle veut le jouer ? Je l’avais prévenue pourtant, que je ne souhaitais pas démettre son épaule une nouvelle fois, que nous étions sur le principe de récompense si elle me disait les choses que je voulais. Mais elle semblait ne pas comprendre, ne pas vouloir comprendre, où la loyauté prenait encore trop de place dans sa tête.

Tu crois que je ne sais pas déjà qu’ils n’ont confiance en personne, franchement cacher leur existence aux yeux de tous, ce n’est pas parce qu’ils aiment l’isolement… idiote. commençais-je Je ne t’ai pas demandé un profil psychologique de la race dont je te parles. Je t’ai demandé des noms. Et des lieux. En quoi est-ce compliqué ? Mh

Je la lâchais, un instant, las, prenant une longue respiration. Elle continuait. Me regardant, comme si le monde lui tombait dessus, yeux de chiens battus, larmes. Qu’essayait-elle de faire ? M’attendrir ? J’étouffais un rire. Elle pensait que des larmes quelques phrases sans queue ni tête me ferait passer mon chemin, oh ma grande, tu ne me connais pas, mais alors pas du tout. Je commençais à rire. Je moquais d’elle. Je savais que les Métamorphes se cachaient parmi les loups, si des Loups voulaient les tuer pourquoi se cacher parmi eux, ça n’avait aucun sens. C’était comme si des humains se cachaient parmis les vampires parce que nous voulions les tuer. Je réfléchissais à cela pendant une seconde… Il y avait des humains parmi les vampires… c’était peut être en effet une manière de se cacher, pour ne pas se retrouver attaqué à n’importe quel moment. Je doutais que les pommes de sang étaient assez intelligentes pour penser à ce genre de choses. Je continuais à rire.

Oh, Charlie, il va vraiment falloir trouver des mensonges plus crédibles, parce que là, tu es ridicule. Ridicule.

Je me retournais, et dans un mouvement rapide, je lui assénais un violent revers de main, qui claqua alors sur sa joue. La bague que je portais, laisserait certainement une marque sur le coup. Pour éviter qu’elle ne tombe au sol, j’attrapais son cou.

Ce qui se passe dans ta tête, je m’en contrefiche, donne moi des noms. Ou je jure que je te fais boire mon sang jusqu’à t’intoxiquer. Ou simplement donner un rendez vous avec ton téléphone à cette charmante petite… luciole, en lui disant qu’il faut que tu lui parles absolument, qu’elle est terriblement en danger… Pauvre, pauvre petite, ce serait terrible tu ne penses pas ?

Décidément, luciole était un surnom, bien curieux.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 2 Mar - 3:18




Constance & Charlie


Charlie était en position de faiblesse la douleur de son épaule gênait le bon fonctionnement de son cerveau. Pourquoi avait-elle décidé de faire un graffiti sur cette statue pitoyable, pourquoi n’avait-elle pas mis les voiles en sentant l’odeur d’un vampire ? Les questions se bousculaient dans sa tête. Mais ce n’était pas les plus importantes, elle devait se concentrer sur ce qu’elle allait faire. Elle était coincée, Constance pouvait lui faire bien plus de mal qu’elle ne pourrait le supporter. Mais cette fois elle ne devait pas lâcher face à la douleur. Elle devait résister tout simplement.

Elle leva son regard sur Constance qui semblait essayer de retenir toute la rage qui bousculait ses pensées. Après tout un Loup mort ne lui apporterait rien de bon. Charlie devait s’accrocher à ça, elle avait encore besoin d’elle ne serait-ce que pour quelques minutes. Avant qu’elle ne remette la main sur un Loup Garou les choses auraient largement le temps d’évoluer.

Elle finit par la lâcher après lui avoir clairement fait comprendre qu’elle lui disait de la merde. En effet il n’y avait rien de compliqué dans ses questions, elle aurait pu y répondre si facilement que même un gamin de maternelle aurait trouvé ça enfantin mais c’était les conséquences derrière son geste qui rendraient les choses plus compliquées. Son petit jeu n’avait pas pris avec la vampire. Elle le lui fit remarquer. Charlie ravala les larmes qu’elle avait encore en réserve. Une prochaine fois peut-être y arriverait-elle.

Constance se détourna d’elle, l’espoir qu’elle renonce pointa le bout de son nez avant de se prendre la violente claque qui s’abattit qui sa joue. Bordel, elle mettait quel genre de bagues pour que ça fasse aussi mal ? Mais le geste eut un autre effet que celui sur lequel Constance comptait. Un souvenir, un très vieux souvenir lui revint en mémoire.

Son père venait de gifler de la même manière l’homme qui se tenait sur une chaise. Elle était cachée derrière une porte et observait la scène. Elle entendit les mots : trahison, torture… Son père faisait face à un type qui avait vendu une information à un gang rival. L’homme se défendait en pleurnichant qu’il n’avait pas eu le choix sinon ils l’auraient tué. Et là-dessus son père lui répliqua qu’il aurait mieux valu mourir que de devoir vivre avec ce déshonneur sur la conscience. Elle n’entendit ni ne vit la suite car un de ses frères venait de la débusquer de sa cachette.

Le souffle coupé elle sentit la pression de la main de la vampire sur sa gorge. Et encore une fois Constance commit l’impaire de menacer la vie d’Alexis. Son sang ne fit qu’un tour. Elle voulait une réponse elle allait en avoir une.

« Abrégeons cette conversation. Je ne vous dirai rien de plus. Alors soit vous me laissez partir, soit vous me tuez. Faites un choix. Je pense que toucher un cheveu d’Alexis ne serait pas une très bonne idée. »

Elle reprenait son souffle et par la même occasion un peu de son courage. Elle attrapa le poignet de Constance au moment où elle entendit son portable sonner pour lui annoncer un nouveau message. Elle pria pour que ce soit simplement Mike qui s’inquiétait de ne pas la voir arriver. Elle était bien loin de se douter que la luciole venait de refermer le piège sur elle-même. Dans un râle elle s’arracha à l’emprise de la vampire. Cette situation ne durerait pas, elle avait la tête qui tournait suite à ce qu’elle lui avait fait subir et Constance était plus rapide et plus forte qu’elle pour ramener la position de soumission.

Elle songea quelques secondes à tenter une transformation mais c’était trop risqué, elle plongea simplement la main dans sa poche pour y trouver l’arme de secours qu’elle baladait toujours avec elle : une petite croix en argent avec sa chaîne. Le poing serré elle enroula la chaîne autour de ses doigts. Elle envoya son poing sur la mâchoire de Constance, elle ne devait pas s’attendre à ça.

« La loyauté doit être un truc qui vous échappe à vous les sangsues. Je préfère encore mourir plutôt que de rentrer chez moi en sachant que j’ai vendu mes amis. »

Elle se préparait à une riposte, elle n’avait pas beaucoup de possibilités, elle devait se servir de la chaine pour se défendre. C’était sa seule chance de salut. Et encore elle commençait à avoir de sérieux doutes concernant ses chances de rentrer en un seul morceau.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 2 Mar - 12:03

Le revers ne semblait pas lui avoir plu. Ce n’était pas non plus le but. Elle ravala ses larmes, oh je la voyais cette détermination, cette magnifique et grande détermination. Après tout, je ne pouvais que m’identifier. Le nombre de gifle, et d’humiliation dont j’avais été victime en tant qu’humaine, était marqué dans ma chair au fer rouge. Ne crois pas que je ne comprends pas, dis toi simplement que je m’en fiche, puisque ta souffrance n’est pas la mienne, ni celle des vampires. C’est ainsi que ça fonctionne d’une certaine manière. Plutôt toi, que moi. Elle reprit, déclarant qu’il valait mieux agréger cette conversation, et qu’elle ne m’en dirait pas plus. Je souriais. Vilain, vilain chien. Elle reprit, en me laissant un choix, un choix à moi ? Je haussais un sourcil, intriguée, étonne moi Charlie, étonne moi. Partir ou la tuer. Oh ne laisse pas ce choix, tu sais que je sais garder un corps, pas de corps, pas de crime. Un loup qui disparait de temps en temps ne peut être qu’un bon message pour dire que les loups, ni aucune race n’est à l’abri d’accident, tout à fait malencontreux. Non ? Je suppose que non. Elle avait du comprendre que je ne pouvais pas la tuer. Mais je pouvais la blesser gravement aussi. Elle continuât en disant que toucher un cheveux d’Alexis ne serait pas forcément une bonne idée. Je la regardais, non, pensait elle vraiment que je ne savais pas cela ? La différence entre bon et mauvais, je la connaissais, je savais ce que ça voulait dire, c’était très manichéen comme manière de pensées, mais je connais les conséquences du bien, et les conséquences du mal, j’ai simplement choisi de prendre ce qui est considéré comme la mauvaise direction, parce que je m’amuse beaucoup plus, et si cette direction m’amène plus rapidement à ma vengeance, alors Charlie, c’était peut être une mauvaise idée, mais si c’était la voie express, j’allais la prendre. Ne me regarde pas avec tes yeux vengeurs, je te briserais.

Elle reprenait son souffle, attrapait mon poignet, quand son téléphone se mit à faire ce petit bruit infernal. Un message. Elle s’extirpa de mon emprise. Je la laissais faire, bien trop curieuse, par le message d’Alexis, qui venait d’arriver. Je le lisais. Tranquillement. J’ai dit… Que j’étais un Loup. Curieux… Curieux. Pourquoi ceci ne collait pas, ça ne collait pas, pourquoi… pourquoi… Je sentais la réponse sur le bout de ma langue, trop d’informations, j’avais trop d’informations qui brouillait ma vision, colère, frustration, impatience, tout cela s’emmêlait. Le message me restait en tête, elle a dit… Quand je reçu un coup, brûlant. Ma tête se décala légèrement. Mes idées se remirent alors clairement en place. Une image d’un loup et d’une luciole, un dessin. Personnel donc. Images, et phrases, c’était le bordel. Elle l’a dit… n’était elle donc pas certaine… Luciole, luciole, petite, petite luciole, qui a dit qu’elle était un LOUP. Aaaah. Je restais dans la même position où j’avais pris le coup à l’argent. Ma joue se régénérait d’elle même, rapidement, j’avais mangé il n’y a pas longtemps, j’étais en forme. Et je commençais à rire, un rire presque hystérique. Je restais la visage décaler, à laisser mon auguste joue se régénérer. Ma belle, ma belle, tais toi, tais toi. C’est terminé. Elle commençait à parler de loyauté, comme quoi, c’était quelque chose que je connaissais pas. Elle préférait mourir plutôt de rentrer en ayant vendu ses amis. Je continuais à rire. Elle voulait se battre, parfait, je te veux inconsciente à la fin de notre entrevue, je dois gagner du temps, et j’irais chercher ta petite Alexis, pas comme otage, non. Comme trophée de chasse. Je ne m’arrêtais pas de rire pour autant.

Détrompe toi, Charlie, c’est par loyauté, que je vais te briser. Ce n’est pas avec ta petite chaîne en argent que tu vas réussir à m’avoir ma belle. commençais-je Est ce que tu veux savoir qui t’as envoyé un message, Cha’ ? continuais-je en la narguant avec son téléphone, avant de la glisser dans la poche de ma robe.

Je lui fonçais dessus, crocs de sortie, yeux perçant, attrapant ses épaules. Si tu veux te battre, je vais te battre. La colère n’est pas un bon moteur pour se battre, on fait des gestes peu réfléchis, qui sont dicté par la colère, on oubli de réfléchir. Et d’un coup sec, je lui assénais un coup de genoux, plus qu’osseux, je n’étais pas bien grasse, en plein plexus. Les conséquences du coup était très simple, la respiration est coupée instantanément. Je n’ai pas le temps ni la patience de te laisser utiliser ta jolie chaîne une nouvelle fois sur mon visage, en plus de m’énerver, tu me faisais perdre du temps. Charlie avait plus de valeur en vie que morte. Il fallait qu’elle donne l’alerte, il fallait qu’elle prévienne tout le monde. La bête est aux portes, soit vous barricadez tout, ce qui est en soi une mauvaise idée, soit vous chercher à tuer la bête, ce qui ne me plaît pas. Soit vous sortez. Je gardais ses épaules bien en main.


Elle a dit… qu’elle était un loup. Alexis est une métamorphe n’est ce pas ? Une … luciole. déclarais-je au creux de son oreille avant de m’en éloigner rapidement.

Elle allait reprendre son souffle, je ne voulais pas qu’elle m’assène un nouveau coup. Je ressortais le portable. Tapotant sur l’écran. Il faut absolument que je te parle, tu n’es plus en sécurité, un vampire est à tes trousses, ou es tu ? Réponds vite.

Ne pas toucher à Alexis, est une mauvaise idée. Certes. Le problème, c’est que maintenant, tu es plus ou moins impuissante au destin de ton amie. Loyauté, ou non, j’ai ce dont j’avais besoin. Tu peux toujours aller pleurer au près de ton Padre. J’ai faim moi… Pas toi ? Tu penses que mordre un métamorphe peut briser la paix ? J’en doute. terminais-je en souriant.


Approche. Approche. Qu’on en finisse.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 2 Mar - 15:07




Constance & Charlie


Lorsqu’elle entendit le téléphone vibrer elle était à des millions d’années lumières de penser qu’il s’agissait d’Alexis qui faisait une révélation de taille. Depuis deux semaines elle recevait certains messages de manière aléatoire, elle avait déjà contacté son opérateur, elle devait maintenant faire vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un problème provenant du téléphone. Charlie s’attendait à une réaction immédiate lorsqu’elle porta le coup de poing sur sa mâchoire. Mais elle ne bougeait pas, elle restait immobile alors que son métabolisme se mettait en marche. La louve comprit alors que quelque chose clochait, elle venait de comprendre un truc. Etait-ce l’image qu’elle avait envoyé à Alexis ou le surnom qui revenait de manière systématique qui lui avait mis la puce à l’oreille ?

Lorsqu’elle l’entendit rire comme une démente son sang se glaça. C’était sûr maintenant elle avait trouvé ce qu’elle cherchait. Elle n’aimait pas vraiment le ton qu’elle prenait lorsque finalement elle lui expliqua qu’elle allait la briser. Qu’est-ce qu’elle comptait lui faire exactement ? Elle lui demanda ensuite d’un ton triomphale si elle savait qui avait envoyé le dernier message. Elle n’avait pas l’intention de lui répondre, elle savait que qui que se soit cette personne venait de faire la boulette de sa vie et maintenant les choses allaient devenir compliquées. Elle n’avait qu’une petite chaine en argent, ridicule vu la vitesse à laquelle la plaie s’était régénérée. Pour lui faire vraiment du mal il aurait fallu qu’elle ait la force de lui porter un coup dans le torse avec suffisamment de force pour traverser la chair et les os.

Elle l’observa ranger le téléphone dans sa poche. Parce qu’elle avait l’intention de garder ce téléphone ? Il y avait bien trop de choses dedans, elle le savait. Au mieux elle pouvait laisser Constance se souvenir de ce qu’elle y avait vu, elle ne pouvait pas lui laisser exhiber ça comme un trophée. Mais finalement peut-être voulait-elle simplement le mettre à l’abri pour pouvoir la frapper sans risquer de perdre son précieux sésame. Avant qu’elle ne comprenne vraiment elle sentit le genou de la vampire lui couper la respiration, le choc répercuté dans son épaule douloureuse la laissa pantelante. Mais ce qui la cloua sur place c’est ce qu’elle ajouta.

Lexis avait dit qu’elle était un Loup. A qui l’avait-elle dit ? Mais dans l’immédiat c’était surtout ce que ça impliquait. Constance avait compris la véritable nature de la jeune fille. A tous les coups elle avait dit ça à Philipp quand il lui était venu en aide avec Alois. Tout ça tombait très mal. Qui aurait pu croire qu’un enchaînement banal de situations de ce genre pourrait donner ça ?

« Vous auriez l’air bien conne à vous rendre compte qu’elle est bien ce qu’elle a dit être. Les surnoms de jeune ça doit vous dépasser depuis le temps on doit juste vous traiter de vieille peau ou de sangsue. Vous savez comment c’est petit une luciole, qui pourrait contracter sa masse corporelle à ce stade ? »

Dernier mensonge possible. Elle n’arrivait toujours pas à reprendre son souffle, elle avait l’impression que Constance avait enfoncé la moitié de ses organes dans le fond de son ventre en donnant ce simple coup. Son système interne ne parvenait plus à gérer quoi que ce soit. Entre l’épaule, le ventre, il avait de quoi faire et ne parvenait pas à se décider sur la priorité entre les deux. Cette paralysie temporaire lui coûta. Elle vit Constance taper un SMS. Il y avait fort à parier qu’elle était en train de tendre un piège à la métamorphe.

Elle ajouta une dernière chose avec un sourire : elle était impuissante quant au destin de son amie. Et elle voulait la mordre ? Une idée traversa sa tête, complètement démente mais cela lui permettrait de gagner pas mal de temps. Elle attrapa Constance par la nuque et sans lui donner plus de temps pour réagir elle posa ses lèvres sur les siennes. Elle était parfaitement consciente qu’elle était en train d’essayer de s’empoisonner mais qu’importe, il avait d’autres choses plus importantes à sauvegarder. Elle profita de la surprise et de l’effet de la chaine en argent pour glisser sa langue dans sa bouche. C’était écœurant mais elle devait aller jusqu’au bout et garder en tête de ne pas non plus dépasser les limites du raisonnable. Tuer Constance n’était pas le but même si ça ne lui déplairait pas mais elle aussi risquait d’y laisser sa peau si elle ne faisait pas attention. Elle s’accrocherait à elle jusqu’à ce que la vampire puisse la repousser tout en priant pour que cela lui donne le temps de récupérer son portable, limiter les dégâts causés par la vampire et rentrer avant que quelque chose d’autre ne lui arrive. Aurait-elle seulement le temps d’atteindre l’appartement de Mike ? Elle n’avait aucune idée de l’effet du flux vampirique qu’elle risquait d’absorber malgré sa tentative de ne rien ingérer. Elle savait juste que c’était potentiellement mortel pour chacune des deux.

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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 7 Mar - 20:57

Une luciole ? Sérieusement ? Il pouvait pas choisir quelque chose de moins ridicule comme transformation, moins … risqué. Vous savez le nombre de luciole qui meurt dans des bocaux car des enfants veulent en attraper pour les garder dans leur chambre, comme veilleuse ? Un insecte… Je haussais un sourcil, j’imagine que c’était assez ironique… J’avais envie de cette petite entrevue se termine rapidement. Parce qu’au final, j’allais m’arranger un rendez vous, avec une certaine luciole, je me demandais comment appréhender cette rencontre, je ne pouvais définitivement pas la laisser se transformer en moustique, ou peu importe l’insecte qu’elle avait choisi, comment un corps humain pouvait tenir dans quelque chose d’aussi minuscule, ridicule, et pathétique qu’un luciole… La question n’était pas vraiment là.

Charlie, reprit, continuant de m’ennuyer avec ses faux semblant et les inepties qui sortaient de sa bouche, je ne savais pas que c’était possible d’en cracher cette quantité, elle continuait de me prendre pour une imbécile, et ça m’énervait au plus au point. Les surnoms des jeunes me dépassent ? Certainement, et je n’en vis pas plus mal. Entre ses petites humaines s’appeler, « chérie », « chou » et compagnie me rendait malade. Une vieille peau, une sangsue, je levais les yeux aux ciels. Qu’est ce qu’elle pouvait être banale, et vide… si vide, si peu intéressante, et si mauvaise menteuse. Et si elle avait raison à propos de cette petite, et qu’elle était réellement une louve, eh bien tant pis, je repartirais à la chasse, en ayant blessé deux loups dans la même soirée, pas de quoi réveiller tout le voisinage. Elle m’attrapa alors ma la nuque, et je dois vous avouer que la suite n’était définitivement pas ce que j’avais en tête. Définitivement pas. Elle … fourra sa langue dans ma bouche, sans autre forme de procès. Elle essayait de m’empoissonner cette petite garce. Il n’y avait pas assez de sang dans sa bouche pour que je doive me reposer, ni même assez de salive pour que je me retrouve impuissante. Mais je savais parfaitement bien, que j’allais devoir me nourrir pour supporter mieux la quantité infime de salive et de sang que j’avais du avaler bien malgré moi. Je la repoussais avec toute la force que j’avais, contre le mur, entendant une ou deux côtes se briser sous l’impacts. Je m’essuyais la bouche, et crachait tout ce que je pouvais avant de la regarder. Regretter, n’est pas un verbe assez fort pour illustrer ce que tu vas ressentir dans la minutes à venir. Je fronçais les sourcils, reprenais mes esprits. Ma mâchoire se serra, et un air mauvais se dessina sur mon visage. Je m’approchais d’elle. Silencieuse, je n’avais pas l’envie ni même le temps de répondre à aux débilités qu’elle pouvait me dire. Je restais muette, je n’allais pas la prévenir que j’allais lui faire regretter ce geste, regretter l’idée de l’avoir eu, et l’idée de penser que j’allais épargner l’angélique petite tête de sa copine rien que pour cela, je lui briserais les bras à cette petite métamorphe, et enregistrait les cris pour les envoyer à Charlie.

Je l’attrapais pas l’épaule, plus que fermement, la redressait, mon visage n’avait ni sourire, ni rire, ni douceur, il était ce qu’il était en réalité, le visage d’un monstre, le visage d’une sangsue, le visage d’une vieille peau, le visage d’un vampire, c’est à ça qu’on doit ressembler selon moi, dans une terrifiante splendeur. Nous étions figés dans nos âge de transformations, nous étions si … si … Peu importe. Pour l’instant la seule chose qui importait c’était de faire payer l’affront de cette louve, comment avait-elle, seulement, osé y penser. Ma main libre entoura sa gorge, mes ongles se plantèrent dans sa chair, je lui lâchais l’épaule, avant de lui asséner un coup brutale dans l’aine avec mon genoux. Et je répétais l’opération, jusqu’à ce que je m’en lasse. Je profitais de ce moment pour me mordre le poignet, et l’aider à ouvrir la bouche en appuyant sur des points stratégiques de sa mâchoire, pour y laisser couler quelques gouttes de mon sang, assez pour qu’elle soit paralyser, pas trop paralyser non plus, je la gardais en vie tout de même.


Bon appétit. terminais-je en souriant.

Je lâchais sa gorge, fermait sa bouche et lui bouchait le nez, pour qu’elle soit obliger d’avaler mon sang. Sinon, elle étoufferait. Ce qui serait bête n’est ce pas ? Une fois la tâche accomplie, je lâchais Charlie, pour reprendre moi même une distance, je sentais ma main gauche trembler à cause de la salive de cette imbécile, je serrais le poing et regardais ma robe, tâché de sang. Je soupirais, et enfiler les manches de mon manteau, et fermait les boutons devant.

Tu aurais au moins pu essayer de bien faire les choses, te mordre la langue, ou un bêtise dans le genre. Tu crevais juste d’envie d’embrasser une vieille peau, vilaine.

Je commençais à rire.

Mon sang devrait te paralyser assez longtemps pour que j’ai le temps d’aller chercher notre amie en commun, là où elle se trouve. J’enverrais un message à Mike pour te tenir au courant ? Non, je suppose que tu me fais confiance. Je te renverrais ton téléphone quand j’aurais terminé. Ou tu peux venir le chercher. Peu m’importe. Bonne fin de soirée… Charlie. terminais-je

Je tournais les talons, retrouvant le chemin de la salle de réception. J’avais réussi à sauver les apparences, mais je sentais déjà les conséquences du baiser de Charlie, qui me donnait un mal de crâne terrible. On me tendait un verre de True Blood, que j’engloutissais d’une traite, avant de faire demander à ce qu’on avance ma voiture. En route mauvaise troupe, il ne faudrait pas faire attendre les enfants à la sortie de l’école. Et sur le chemin, trouvons nous une personne qui ne manquera à personne, j’ai faim.




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MessageSujet: Re: –› I told god you didn't mean those nasty things you said ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 7 Mar - 22:57




Constance & Charlie


Constance ne pouvait pas comprendre ce qui poussait les créatures mortelles à se donner des noms affectueux. Son cœur vide, immobile jusqu’à ce que quelqu’un le crève, ne pouvait comprendre comment deux êtres pouvaient se lier au point de désirer officialiser leur liens par la formulation de quelques noms ridicules, certes. Qu’importe Charlie n’allait pas lui expliquer le pourquoi du comment c’était peine perdue et de toute manière tout ce qu’elle ne pouvait pas comprendre était aux yeux de Charlie une victoire comme quoi l’immortalité ne donnait pas réponse à tout bien au contraire.

Avec la force et la folie du désespoir Charlie s’était jetée sur elle pour un baiser empoisonné qui les laisserait sonnées toutes les deux. Elle avait songé deux secondes à se mordre pour déverser plus de sang mais faire ça c’était aussi donner libre entrée à la salive, à l’ADN empoisonneur de la vampire. Elle était suicidaire pour le coup mais pas à ce point non plus. Elle ne la lâcherait que lorsque l’une d’entre elles s’effondrerait en première. Comme elle s’en doutait ce fut elle. Sous l’impact qui brisa deux côtes elle lâcha prise. Elle en voyait des étoiles et la bile commençait à lui monter dans la gorge. Son corps était perdu, il ne savait plus où donner de la tête. Mais le pire était à venir, la peur poussa la douleur dans l’ordre des sentiments.

Qu’est-ce qu’elle allait lui faire ? Charlie était impuissante, l’épaule sérieusement endolorie, deux côtes cassées (au moins) et un bleu énorme qui commençait à se répandre sur sa joue (ok il n’était pas si gros en fin de compte mais c’est ainsi qu’elle se l’imaginait). Lorsque Constance l’avait lâchée pour cracher et s’essuyer la bouche elle avait senti ses jambes se dérober sous son poids, pourtant elle n’était pas si épaisse que ça. Elle avait beau avoir mangé peu de temps avant elle se sentait vide comme si elle venait de courir un marathon d’une centaine de kilomètres. Et encore même ça devait être moins éprouvant que ce qu’elle venait d’endurer.

Elle avait l’impression d’être une poupée de chiffon lorsqu’elle la souleva par l’épaule, non sans douleur vu l’état dans lequel elle se trouvait. Lorsqu’elle parvint à percer le brouillard qui enveloppait sa vision elle eut un aperçu du visage du diable : froid comme celui d’un mort, figé dans le temps comme une gravure, effrayant comme le pire de vos cauchemars. Cette vision suffirait à la faire suer pendant plusieurs nuits au moins. La prochaine fois promis elle passerait son chemin en sentant l’odeur d’un vampire plutôt que de jouer à la petite maligne.

Mais alors qu’elle se faisait cette réflexion elle sentit les ongles de la vampire s’enfoncer dans la fine chair de son cou. Elle sentit les filets de sang couler doucement sur sa peau. Elle pensait que le supplice allait prendre fin maintenant mais Constance n’était pas de son avis. Le choc des coups de genoux se percuta à l’intérieur de son corps comme un écho qui ricoche sur les flancs de la montagne. Sauf qu’à chaque fois que la vibration heurtait un de ses os elle avait l’impression que c’était l’explosion dans sa cervelle. Elle avait mal partout, comme si son corps entier s’embrasait et elle suffoquait. La douleur combinée à la prise de Constance bloquait l’arrivée d’air et comme une douce délivrance elle avait l’impression que son cerveau s’engourdissait un peu plus à chaque seconde qui s’écoulait. Elle se surprit même à prier que chaque seconde soit la dernière. Histoire d’en finir, demain tout serait deux fois pire si ce n’est plus.

Encore une fois elle n’était pas au bout de ses surprises, étourdie par le manque d’air elle ne comprit la suite qu’en sentant le sang couler dans sa bouche. Son petit commentaire ne parvint pas jusqu’à son cerveau. Elle tenta quelques secondes de recracher le liquide visqueux qui pouvait lui être fatal à forte dose mais là encore elle fut trop lente et dû subir. Maintenant c’était soit avaler et tenter de survivre à ce poison soit cesser de respirer et mourir. Bien que la deuxième idée soit tentante elle devait prévenir les Loups et les métas que le secret n’en était plus un pour les vampires. Retrouver Alexis pour la mettre loin de cette harpie. Aller chez Mike pour éviter qu’il ne la cherche dans toute la ville en s’imaginant le pire (qu’est-ce qui pouvait vraiment être pire que ça ?). Survivre, juste parce que mourir c’était trop bête, elle avait la vie devant elle. Les premiers effets ne se firent pas attendre, elle avait l’impression que son corps s’engourdissait et elle s’effondra au sol comme si la vie avait quitté son corps lorsque Constance la lâcha enfin pour de bon cette fois-ci.

« Je pensais que vous étiez comme le bon vin, qu’avec le temps vous auriez au moins appris à embrasser mais j’aurais plus kiffé en emballant un cactus, vieille peau. » dit-elle en rigolant.

C’était presque un rire de dément qui ne s’arrêtait plus alors qu’elle lui disait qu’elle allait retrouver Alexis. Sa conscience lui hurlait de faire un truc même si c’était encore plus stupide que sa première idée mais son cerveau répondait aux abonnés absents. Ce ne fut qu’une fois le silence revenu, Constance partie qu’elle percuta qu’elle devait au moins essayer un truc. Au prix d’un effort surhumain elle se hissa sur ses bras pour s’accroupir. Chaque geste, respiration lui donnait l’impression d’être poignardée avec une violence inouïe.

* Gerbe tes tripes. * songea-t-elle comme si c’était une évidence.

Son corps entier était en proie à de violents tremblements et la suite ne fut pas jolie. Sans plus de cérémonie elle s’enfonça un doigt au fond de la glotte pour que tout ce qu’elle avait ingéré ressorte. Elle savait que le plus grand mal était déjà fait mais dans la flasque dégoutante qui s’étalait sous elle il y avait du sang. Vampire ou lycan impossible à déterminer. Elle avait l’impression que malheureusement ce n’était pas ce qu’elle espérait.

D’un revers de manche elle s’essuya la bouche et se traîna aussi loin qu’elle le pourrait. Loin d’ici avant qu’elle ne soit vraiment paralysée par le sang de vampire. Elle parvint à se hisser sur ses jambes en s’appuyant à un grillage et tenta de parcourir la distance qui lui restait à faire pour parvenir au moins jusqu’au quartier où résidait Mike. Pour que s’il la cherche il finisse par la trouver plus facilement que si elle était à l’autre bout de la ville. Elle ne tenait debout que grâce à ce qu’elle trouvait pour se tenir. Heureusement l’un des effets du sang de vampire noya la douleur, son cerveau avait de plus en plus de mal à se connecter mais elle restait concentrée sur sa destination et faire avancer une de ses jambes molles l’une après l’autre jusqu’à l’épuisement.

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