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“From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]
MessageSujet: “From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]   Dim 16 Fév - 22:27

Une nuit normale, presque banale, m’attendait. Un entrainement avec Cora, le premier. J’allais rapidement pouvoir me faire une idée de ses capacités, de ce qu’elle connaissait déjà, et de ce que j’étais en mesure de lui offrir. C’était la base à savoir, pour lui donner des séances adaptées, et qu’elle apprenne rapidement et efficacement. Mais celui-ci ne commencerait pas avant plusieurs heures.

Et je n’avais rien de précis à faire entre-temps. J’aurai pu réitérer l’expérience du cinéma de l’autre soir, mais… Cela n’avait été ni palpitant, ni percutant, et ça n’était pas une distraction attractive à mes yeux. Du moins, pas pour ce qu’elle était en tant que telle. Ce qui s’était passé en suite, en revanche… Je fermais mon cerveau aux souvenirs de cette soirée, décidant d’aller me renseigner auprès des mes interlocuteurs à Londres, sur la pérennisation de l’entreprise Smith. Elle était à moi, et était la source des revenus grâce auxquels je vivais confortablement, après tout. Il était tard, seraient-ils encore debout ? Au pire, je les réveillerai…

Je m’attelais donc à rentrer dans mon appartement, dans l’optique de passer cet appel, réfléchissant à ce que je pourrais faire ensuite. Un bain, divers soins du corps, une manucure, et peut-être même faire appel à un coiffeur… Je n’avais pas réellement besoin de ces décorations – mon sublime physique se suffisait à lui-même -, mais c’était une bonne façon d’occuper le temps. Peut-être même pourrais-je aller faire du shopping. Quand on épargnait chaque mois depuis plus d’une centaine d’années, l’argent n’était pas un frein. Oui, je pourrais refaire ma garde-robe. Ou mon intérieur.

Je soupirais un instant – être une vampire désœuvrée et muselée n’était pas évident. Une autre mission m’attendait… Me rendre à Wolfheaven, et observer ces marchés aux puces ambulants. Rien que de penser à eux me donnait la nausée – sensation à laquelle je ne devais pas, pourtant, réellement être soumise. Mais mon shopping pourrait m’être utile… Pour m’armer encore davantage contre eux. Ou correctement, du moins. Les munitions en argent ne courraient pas, chez moi – ne pas envisager que quelqu’un s’y introduise et utilise mes propres armes aurait été stupide et aurait valu ma mort. En avoir quelques unes, cependant, ne serait pas de trop.

Oui, je pouvais ajouter cela à ma liste. Ca serait du plus bel effet, au milieu des robes, tailleurs, sous-vêtements, chaussures… Tout à fait à mon image. Une femme raffinée, et à craindre. Etant une vampire, armée ou non, cela me correspondait déjà… Je m’avançais donc vers mon appartement, d’un pas légèrement plus rapide que la moyenne, quand une silhouette m’interpella, me forçant à revenir en arrière à une allure plus modérée…

« Alexei ? »

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MessageSujet: Re: “From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]   Lun 17 Fév - 0:01




« From the coffin of your madness, there is no escape »




Mes doigts pianotaient rapidement sur le clavier de l’ordinateur portable assez performant que j’avais reçu par le biais de la Mafia quelques jours plus tôt. A l’intérieur du disque dur ? Des textes à traduire, bien sûr. Mais aussi des photos de mes neveux et de ma nièce. Malmenés tous les trois, même s’ils restaient en vie. Le message était clair, net, et totalement compréhensible, et aucun autre complément texte n’avait été nécessaire pour que je le comprenne. Sois sage, sois fidèle, sois loyal autant que tu peux sinon, ça recommencera.. La traduction du russe vers l’anglais m’était à présent aisée lorsqu’il ne s’agissait pas de littérature poussée. Le sens de l’ensemble que je traduisais ne s’inscrivait même pas dans ma mémoire, je travaillais mécaniquement. De toute manière, toute ma concentration n’était pas dirigée uniquement sur la traduction. Vlad, déjà, voulait jouer et me sortait de mes pensées en mordillant mes mollets et en jappant toutes les dix minutes. Et il y avait aussi ce manque qui me taraudait, mais auquel j’allais devoir m’habituer rapidement. J’arrêtai de taper quelques secondes pour boire une gorgée de café froid. Que j’avalai en grimaçant. J’allais reprendre la traduction des fichiers lorsqu’une sonnerie attira ailleurs mon attention. La Mafia. Bien sûr. Toujours elle. Mes yeux dérivèrent vers la fenêtre déjà obscurcie par la nuit tombée. Veste passée, holster et flingue vérifiés, je descendis en courant les escaliers de l’immeuble, pour m’échauffer. Je consultai à nouveau le message de mes employeurs, pour vérifier l’adresse du mec à rencontrer. Un petit c#n qui menaçait de balancer des informations à la PES. Amusant. Ironique, aussi. J’appelai un taxi pour changer de quartier, et arrivé au port, ça ne me prit pas plus de dix minutes pour trouver le petit plaisantin. Une demi heure plus tard, d’un coup de pied, je fis glisser le corps dans l’eau qui clapotait à mes pieds, avant d’enlever le silencieux de mon arme et de ranger mon 9mm. Voilà qui était fait. Je ne connaissais pas l’homme, et ça ne me faisait ni chaud, ni froid, d’ôter une vie. Tout le monde allait bien mourir un jour ou l’autre, après tout, alors… un peu plus tôt, un peu moins, quelle était la différence ? Il n’y en avait aucune à mes yeux amusés. Je m’apprêtai à descendre dans le centre ville de Glasgow en attendant d’autres nouvelles de mes employeurs lorsqu’une silhouette se dessina un peu plus loin. Mon corps la reconnut avant moi, et je m’entendis prononcer un « Freyja ? » étonné et… je ne savais pas vraiment comment le qualifier. Elle revint vers moi, puisque c’était bien elle – le contraire m’eut étonné, je ne me trompais que rarement – en me renvoyant la question : « Alexei ? » Je la considérai d’un regard, ne sachant pas trop ce que je pouvais rajouter de plus. Nous ne nous étions pas revus depuis… nos retrouvailles. Et je ne savais toujours pas quelle attitude adopter face à elle. Je n’étais pas habitué à devoir faire la conversation, aussi, j’entrepris de remettre bien en place ma chemise et ma veste, m’apercevant au passage que mon travail de ce soir n’avait pas été très… propre. Des gouttes de sang maculaient les manches de ma chemise blanche. Ce n’était pas la première fois que cela m’arrivait, puisque malgré ma minutie habituelle, j’avais l’incompréhensible réflexe de passer à chaque fois des chemises pales que l’on pouvait facilement tacher, et qu’il était dur de camoufler. Je laissai le silence s’étendre autour de nous. M’avait-elle manqué ? Non, pas le moins du monde. Son sang, oui, bien sûr. Et encore. Mes doigts glissèrent dans mon cou par réflexe, pour effleurer ce qu’il restait des marques de sa dernière morsure. Je finis par rompre le silence, sans m’approcher d’elle, sans m’en éloigner non plus. « Tu… habites dans le coin j’imagine ? Ou tu te faisais un resto ? » Le russe me vint naturellement. Le cynisme aussi, emprunté, une nouvelle fois, à mon frère.

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MessageSujet: Re: “From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]   Ven 21 Fév - 16:37

Je le dévisageai, sarcastiquement. Nous n’allions pas aller bien loin, à se regarder ainsi et à prononcer nos prénoms. Réaction normale lors d’une rencontre fortuite dans la nuit, alors que la vision peut être biaisée, certes, mais toutefois absurde. Nous savions pertinemment l’un l’autre que notre vue ne nous trompait pas. Est-ce que cela nous donnait matière à parler pour autant ? Certainement pas. Nous n’étions pas habitués à échanger des propos insipides, uniquement pour faire la conversation. Et cela n’était pas une chose qui m’intéressait : feindre la politesse et dire des mots plats… Très peu pour moi.

Mon regard fut automatiquement dévié vers le sang sur sa chemise, alors qu’il la déplaçait et faisait ressortir l’odeur de ce dernier. Elle n’était plus très forte, et le sang d’Alexei m’attirait nettement plus. Mais ça n’était rien comparé à ce que mon sang devait réveiller en lui. La dernière fois que l’on s’était vus – ou la première fois, depuis cet adieu que je lui avais imposé, tout dépendait du point de vue -, et une fois qu’il avait laissé tomber ses barrières d’orgueil, l’attrait du liquide carmin avait eu raison de lui. Qu’il prétende l’inverse ou non.

Preuve en était de ce geste furtif, sur son cou. Contrôlé, probablement, de la part de l’humain. Il était rare qu’il perde le contrôle, et il était certain que ça n’était pas le cas actuellement. Essayait-il de se préserver de moi, se dire que rien ne se passerait ce soir ? Une chose était certaine, ce n’était pas un geste anodin – qu’il ait réellement conscience de ce que ça impliquait ou non. La marque que j’avais apposée sur lui n’était pas effacée pour le moment – et elle ne le serait pas. Saisissait-il vraiment tout ce qu’elle impliquait, et le fait que je ne comptais pas la laisser disparaître ?

Qu’il le veuille ou non, je ne le laisserai pas m’échapper à nouveau. D’autant plus qu’il n’était, maintenant, pas ignorant de l’existence des vampires en dehors de mon existence personnelle. Je n’avais donc aucune raison de faire en sorte qu’il ne m’oublie à nouveau – jusqu’à preuve du contraire. Ainsi, non, cette marque ne disparaitrait pas. Il était mien, il n’y avait rien à savoir de plus.

A quel point ? Un point négligeable. C’était presque, ou serait, un échange équitable. Je disposerai de lui et de son sang comme bon me semble, et il aurait de maigres doses du mien. Peut-être ma protection, exceptionnellement. J’avais déjà sous entendu que j’en ferai mon vampire… Ca n’était pas à l’ordre du jour, mais il en aurait fait un excellent. Ses réflexes, déjà vifs pour ceux qu’un humain, seraient spectaculaires. Et s’il n’était pas créé par moi, s’il était amené à l’être, alors il serait mon ennemi, et je ne lui laisserai pas la vie sauve. Alors oui, s’il devait devenir vampire, il serait ma progéniture. Que je n’abimerai pas, cette fois.

Je souris, en l’entendant, d’un sourire carnassier. Oh, le restaurant n’était pas dans mon optique première, mais un excellent menu se présentait à moi. « Tu es très perspicace, pour un humain. Non seulement j’habite à proximité, pour un vampire du moins, mais l’idée d’un diner agréable à la table d’un restaurant ne me déplairait pas. On vient de m’apporter un grand cru sur un plateau. » Moquerie et sarcasme dominaient ma voix – ce même dans ce russe qui ne m’était pas aussi familier que mon anglais natal. Saisirait-il le sous-entendu dans mes propos, concernant son sang que je n’avais guère besoin de demander pour l’obtenir ?

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MessageSujet: Re: “From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]   Dim 23 Fév - 0:30




« From the coffin of your madness, there is no escape »




Ma main glissa à mon coup dans un réflexe semi-contrôlé. J’avais pleinement conscience de ne pas avoir le comportement normal qu’un être humain se devait d’adopter. Et pourtant, je n’essayais pas de changer mon comportement pour autant. Mes doigts trouvèrent les marques des crocs de Freyja et les caressèrent, songeurs. Tout comme moi. Comment les considérais-je ? Comme une marque des chaînes qu’elle avait enroulées autour de mes poignées et dont je ne pouvais plus me libérer. En avais-je envie ? Je n’avais pas beaucoup de raisons de le faire, pas beaucoup de bonnes raisons du moins. De raisons suffisantes. Sasha. Ce n’était pas une raison. La Mafia pouvait me demander de m’éloigner d’une simple humaine : elle se trouvait maintenant dans une situation bien plus délicate face à une vampire. Je lui fis une remarque légèrement cynique à propos d’un éventuel resto, et je compris à son sourire qu’elle avait perçu le sens caché de mes propos. Cependant, j’ignorai encore si elle savait qu’il avait été pleinement volontaire de ma part. « Tu es très perspicace, pour un humain. Non seulement j’habite à proximité, pour un vampire du moins, mais l’idée d’un diner agréable à la table d’un restaurant ne me déplairait pas. On vient de m’apporter un grand cru sur un plateau. » Très perspicace pour un humain ? Ce serait bien mal avisé de sa part de le faire, du moins. Mon regard se durcit devant ses mots, alors que j’inspirai posément. Je sentais profondément que je ne pourrais pas lui résister si elle exigeait de moi que je lui donne mon sang. Un grand cru ? Peut être. Un cru exotique, d’Europe de l’Est. Un cru qui était dégusté par de trop nombreux vampires à mon avis. Qui importait peu. Gardant en mémoire qu’il n’était pas très malin de rester des heures sur une scène de crime – puisque j’avais commis un meurtre et qu’il serait très mal avisé de ma part de l’oublier – j’articulai sans attendre de réponse quelconque de sa part un « Marchons. » que je mis immédiatement en œuvre dans la démarche nonchalante de celui qui n’a rien à se proposer. Le silence enveloppa mes pensées. Je laissai le temps les éclaircir, comme il savait si bien le faire, pour me concentrer sur ces chaînes immatérielles qui pendaient à mes poignets par le biais de ces marques dans mon cou. J’ouvris d’ailleurs le premier bouton de ma chemise, réajustant le col, pour avoir le bas de ma nuque à l’air libre malgré le froid. Pas d’écharpe ce soir. Finalement, alors que nous nous éloignons de plus en plus des quais, je formulai à voix haute la question qui me semblait la plus intéressante à aborder parmi celles que j’avais pu dégager dans mon esprit. Pensée très rationnelle, scientifique, carrée et logique, j’établissais le plus naturellement du monde des listes de priorité sans m’embarrasser des préférences que je pourrais avoir pour telle ou telle option. « Freyja… je me demandais. Que suis-je pour toi ? » Considérant l’ambiguité d’une telle question, je pris le parti d’expliquer ce que voulait faire comprendre mes mots. « Suis-je ton… garde manger ? Ton servant ? Ta… pomme de sang comme disent les gens de ce pays ? Ou simplement un animal domestique qui t’amuse et que tu veux garder à portée de main pour faire la fière ? » Je ressemblai bien trop à Sergeï et à son arrogance mêlée de moquerie lorsque je rajoutai « Ou juste un trophée que tu veux agiter sous les yeux de mon frère bien aimé. » Un fin sourire narquois s’étira sur mes lèvres alors que je prenais la peine de conclure. « Comprends bien que tout me va, il s’agit juste de savoir comment me présenter si je croise l’un de tes petits camarades. J’ignore trop de choses de toi actuellement, si tu prêtes tes jouets, ou si tu n’aimes pas partager ta nourriture… » J’arquai un sourcil en ralentissant le pas. Et en ne retenant pas un nouveau sarcasme. « D’ailleurs, en parlant de nourriture, le restaurant que tu envisageais ne t’est il pas interdit maintenant ? » Oui, je n’avais strictement rien à faire, au fond, qu’elle me morde, qu’elle boive mon sang tant qu’elle ne me tuait pas, mais… ces chaînes pesaient trop à mes poignets, j’avais besoin que m’en sentir libre, et même si je ne pouvais pas aller contre un de ses ordres directs, je préférais qu’elle en vienne à cette extrémité que de céder de moi-même. Orgueil ? Je ne le pensais pas. Je voulais simplement qu’elle comprenne que les humains n’étaient pas aussi… chétifs… insipides… pathétiques… que ce qu’elle semblait vouloir croire.

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MessageSujet: Re: “From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]   Dim 9 Mar - 19:25

Je souris, alors qu’il me regardait durement. Allons, cela ne lui plaisait pas, que j’énonce la plus simple des vérités que ses propos amenaient – qu’il m’était plaisant et même agréable de déguster son sang ? Il avait récupéré tous ses souvenirs – ses souvenirs dont, dans une plainte bien humaine malgré ce qu’il avançait quant à son manque de réactions humaines, il déplorait d’avoir été dépourvu, que je l’ai volé d’eux alors que tout m’obligeait à le faire. Il savait donc bien le plaisir que j’avais eu à m’abreuver sur lui, tout comme il avait pris du plaisir à boire le mien, avant, pendant ou après une union charnelle des plus agréables. Il se défendait d’être humain, au moment où beaucoup de ses actes le rendaient bien plus humain qu’il ne l’avait jamais été, même lorsqu’il était entièrement sous ma coupe, drogué à mon sang et accro de manière à ne pouvoir dépasser son addiction. Cela me déplaisait : ça n’était pas sa sensibilité humaine qui m’attirait, mais bien son manque de sensibilité, son manque de limites, son manque de morale de l’époque.

Je fronçais les sourcils, en entendant son ordre. Marcher, de son fait ? Pourquoi lui obéirais-je ? Et surtout, pourquoi ce zèle à ne pas rester à l’endroit où nous nous trouvions ? Je l’arrêtais, alors qu’il partait. « Je n’ai pas à t’obéir, si tu veux partir. Alors je vais te suivre, mais tu vas me dire pourquoi cet empressement. Je te connais suffisamment – quoi que tu en dises -, pour savoir que tu ne veux pas t’éloigner sans raison. Et si tu ne me dis rien, alors je te forcerai à revenir sur nos pas. Et tu parleras. » Si j’avais pris des gants lors de nos retrouvailles, il était hors de question de recommencer. Je n’étais pas celle qui devait le suivre – il devait m’obéir, le fait n’était pas discutable. Il se rebellerait surement, et il réaliserait bien vite qu’il voulait mon sang. J’en étais assurée – il ne saurait le refuser, si je lui en donnais.

Il garda longtemps le silence, alors que nous progressions, que nous nous éloignons des quais. Je ne m’en alarmais pas. Il parlerait tôt ou tard. Si je n’avais pas été habituée à ses longs silences, je l’aurai arrêté et ramené sur nos pas depuis bien longtemps, mais même il y a quatorze ans de cela, il se comportait déjà de cette manière. Il ne prit toutefois pas la parole de la manière que j’attendais. Pas le moins du monde. Je ris doucement, avec toute l’ironie dont je pouvais faire preuve, en l’entendant mentionner sa dernière supposition. Un trophée, à ajouter sous les yeux de Sergeï. Espérait-il donc que son frère ferait preuve de merci ou d’intérêt à son égard ? Si oui, il se leurrait grandement. Mais je me garderai bien de lui annoncer cela – il en jugerait par lui même, s’ils devaient être amenés à se confronter. Mais si Sergeï touchait à un des cheveux d’Alexei – qui ferait un vampire bien plus prometteur que lui -, alors il en irait de la fin de sa non-vie. Interdiction de Charles ou non. J’y veillerai personnellement. Je ne pouvais le faire moi-même, mais rien ne m’interdisait de commanditer sa mort des mains d’un autre, n’est-ce pas ?

« Si j’espérais t’exhiber aux yeux de ton frère, le moment serait très mal choisi, vu les lois auxquelles nous sommes soumis. Et en quoi cela t’importe t’il, la façon dont je te considère ? Sache déjà que m’offenser en émettant la possibilité que je veuille juste améliorer mon image ou t’exhiber avec fierté n’est pas une façon de me parler. Et tu payeras… Plus tard. En privé. Je n’ai pas besoin de toi pour avoir le port haut, et être fière de ce que je suis. Et tu ne connais pas si bien les vampires que tu semblais le dire, si tu estimes être mon servant. Cette notion a une signification bien particulière chez nous, et tu ne l’es pas. Ne le seras pas. Pas dans l’immédiat, et pas dans un futur proche. Alors oui, tu peux te considérer comme ma pomme de sang. Ma pomme de sang, et un humain extrêmement doué, à même de devenir un excellent vampire pour peu qu’il ne le souhaite – et tu sais que cette possibilité est à ta portée. Mais si tu devais être contraint, tu seras probablement un vampire exécrable, que je serais dans le devoir d’achever définitivement. De même si quelqu’un d’autre que moi te transformait. » Un soupçon d’orgueil, là. Un indice, aussi, sur sa nature. Il était mien, et mien seulement. Je ne le partagerais pas. Sauf exceptionnellement.

« Nul besoin de te présenter. Les deux marques là, m’exprimais-je en m’approchant sensiblement et en les désignant en posant mes lèvres closes dissimulant mes crocs sortis par la proximité et la forte odeur délicieuse provenant de l’humain, [/color] suffiront à te marquer comme ma propriété. Je ne compte pas les laisser disparaître, si telle est ta question. Et je ne doute pas que tu seras plus que ravi de ne pas les laisser disparaître non plus, d’autant plus avec la promesse de mon sang derrière… Ainsi, concernant le fait de partager avec les autres, tu as ta réponse. Mais je ne doute pas de ton intelligence – tu dois bien t’imaginer que certains vampires ne sont pas tenus de respecter les règles, à ce sujet là.[/color] »

La Reine, les Princesses. Les membres du conseil sanglant, et les chevaliers de la reine. Elle pourrait difficilement s’opposer aux chefs, au chef maintenant, des armées de la Reine, s’il décidait de s’abreuver d’Alexei, mais l’idée lui déplaisait. Guillemaud était un vampire qu’elle n’appréciait guère, dans sa façon de sembler désirer asseoir son pouvoir, de façon extrêmement déplaisante. Il n’était pas digne de confiance – peu de vampires l’étaient, mais lui encore moins. Mais elle se garderait bien d’en dire quoi que ce soit. A l’humain d’estimer qui pouvait réclamer son sang ou non. Je ricanais à nouveau, en l’entendant me demander si le régime de sang humain m’était interdit.

« Je ne dérogerai pas à une règle aussi fondamentale, voyons. Mais il n’est pas interdit de prendre du bon temps avec un amant humain… Et je ne m’abaisserai pas à effectuer cela de manière dégradante, dans un lieu si rebutant ou débordant de saleté. » Le sous-entendu était clair. A l’abri d’un appartement, ou même d’un lieu fermé dont j’aurai vérifié les possibilités d’espionnage de l’extérieur, je n’aurai aucun scrupule à me nourrir de lui. C’était là des lois absurdes, et malgré la surveillance de Guillemaud, je ne comptais pas m’y plier entièrement.

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MessageSujet: Re: “From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]   Mar 11 Mar - 13:05




« From the coffin of your madness, there is no escape »




Qu’étais-je pour elle ? C’était une excellente question, à mon avis. Et une question qui se devait d’être posée le plus tôt possible. Lorsque j’étais entré au service de Guillemaud, il s’était empressé de me mordre pour affirmer sa supériorité et m’établir comme étant sa propriété. Et il avait été clair sur ma position : je n’étais guère plus qu’un outil précieux pour lui. Pas forcément un jouet qu’il allait exposer fièrement auprès de ses petits camarades nocturnes, juste un outil affuté dont il comptait exploiter toutes les capacités. Avec la Mafia, c’était la même chose. Et Philipp avait été clair lui aussi : il me forçait à travailler pour lui parce que j’avais des capacités rares et établies. Mais avec Freyja… la donne était très différente. Parce qu’elle n’avait pas besoin de moi en tant qu’outil, c’était mon corps dans sa globalité qu’elle souhaitait posséder. Fort heureusement, j’avais l’impression de retrouver en elle les mêmes travers que ceux que j’avais déjà pu trouver chez les autres vampires que j’avais côtoyés. Prétention, égocentrisme, narcissisme et un surplus évident de confiance en soi qui je trouvais ridicule et risqué. La preuve ? Sa susceptibilité lorsque j’avais émis l’ordre de marcher, dans le but évident de nous éloigner des quais où devait encore flotter mon contrat. Qu’avait-elle dit, déjà ?« Je n’ai pas à t’obéir, si tu veux partir. Alors je vais te suivre, mais tu vas me dire pourquoi cet empressement. Je te connais suffisamment – quoi que tu en dises -, pour savoir que tu ne veux pas t’éloigner sans raison. Et si tu ne me dis rien, alors je te forcerai à revenir sur nos pas. Et tu parleras. » Ah oui. Décidément bien humain comme réaction tout comme le sourire narquois qui avait éclos sur mes lèvres. Pas besoin de répondre, elle pouvait toujours me forcer à revenir sur nos pas, mais si on nous surprenait sur les quais, avec un cadavre sur les bras et… cette morsure dans mon cou, je n’étais pas certain que ce soit moi qui aurais le plus de problème. J’haussai les épaules. Elle n’avait pas eu de réponse à sa question, moi je lui en posais. Tout était normal. Je trouvais cela inutile de répondre à des questions qui n’avaient aucun intérêt. « Si j’espérais t’exhiber aux yeux de ton frère, le moment serait très mal choisi, vu les lois auxquelles nous sommes soumis. Et en quoi cela t’importe t’il, la façon dont je te considère ? Sache déjà que m’offenser en émettant la possibilité que je veuille juste améliorer mon image ou t’exhiber avec fierté n’est pas une façon de me parler. Et tu payeras… Plus tard. Je n’ai pas besoin de toi pour avoir le port haut, et être fière de ce que je suis. Et tu ne connais pas si bien les vampires que tu semblais le dire, si tu estimes être mon servant. Cette notion a une signification bien particulière chez nous, et tu ne l’es pas. Ne le seras pas. Pas dans l’immédiat, et pas dans un futur proche. Alors oui, tu peux te considérer comme ma pomme de sang. Ma pomme de sang, et un humain extrêmement doué, à même de devenir un excellent vampire pour peu qu’il ne le souhaite – et tu sais que cette possibilité est à ta portée. Mais si tu devais être contraint, tu seras probablement un vampire exécrable, que je serais dans le devoir d’achever définitivement. De même si quelqu’un d’autre que moi te transformait. » Je levai les yeux au ciel. « Cesse donc de parler de transformation, tu connais ma position là-dessus. J’ai déjà suffisamment de mal à appartenir à mon espèce de naissance pour qu’il soit futé de me rendre encore plus instable que je ne peux l’être actuellement.» Soit donc. Pomme de sang. Terme particulièrement obscur, mais c’était visiblement l’appellation officielle de ce que j’étais. Je frôlai les deux marques dans mon cou du bout des doigts lorsqu’elle reprit. « Nul besoin de te présenter. Les deux marques là suffiront à te marquer comme ma propriété. Je ne compte pas les laisser disparaître, si telle est ta question. » Typiquement vampire. Je me demande toutefois comme les vampires reconnaissent les jouets des autres. Crocs particuliers, signature olfactive ? « Et je ne doute pas que tu seras plus que ravi de ne pas les laisser disparaître non plus, d’autant plus avec la promesse de mon sang derrière… Ainsi, concernant le fait de partager avec les autres, tu as ta réponse. Mais je ne doute pas de ton intelligence – tu dois bien t’imaginer que certains vampires ne sont pas tenus de respecter les règles, à ce sujet là. » Je plissai les yeux, laissant une nouvelle question affleurer la surface de mon flux de pensées. Où était-elle dans la hiérarchie vampirique ? Guillemaud était il au dessus d’elle ? Je laissai un frisson me parcourir à cette pensée, me contentant d’un « Intéressant… » songeur, avant d’embrayer sur une autre question, le temps de me laisser réfléchir. Question très fortement teintée de moquerie. Elle ricana en écho à mes mots. « Je ne dérogerai pas à une règle aussi fondamentale, voyons. Mais il n’est pas interdit de prendre du bon temps avec un amant humain… Et je ne m’abaisserai pas à effectuer cela de manière dégradante, dans un lieu si rebutant ou débordant de saleté. » Cette fois, je ne me contentai pas de sourire légèrement. Ce fut bien un ricanement amusé qui m’échappa. « Bien sûr, tu es comme Bellanger ou Guillemaud, tu as des principes. Tu es bien trop noble pour t’abaisser à te nourrir en public. » Sous entendu : tu es ridicule. J’étais plutôt direct dans mes mots et mes remarques. De toute manière, à quoi cela pouvait il servir de biaiser et d’être hypocrite avec des personnes comme les vampires ? D’un claquement de doigt, presque, ils pouvaient nous tuer. On jouait avec la mort lorsqu’on frayait avec eux. Alors un peu plus, un peu moins… « Ma pauvre Freyja, tu es tombée bien bas en prenant en pomme de sang un humain aussi vulgaire et dégradant que moi. Tu te rends compte, je ne prends même pas la peine de cacher mes cadavres, moi. » Je me tus quelques secondes. « En parlant de ça, ne te sens pas obligée d’asseoir ton autorité en faisant un caprice dès que je te donne un ordre. » Allais-je trop loin ? Peut être. Mais… elle pouvait me blesser, je me savais trop précieux pour qu’elle me mutile ou m’immobilise trop longtemps. J’espérais l’être, du moins.

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MessageSujet: Re: “From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]   Dim 16 Mar - 11:29

Tout en lui m’exaspérait en l’instant. J’avais fait preuve d’une grande, très, trop peut-être, patience, mais je m’en lassais. S’il persistait à me défier comme ça, il ne gagnerait rien de plus qu’une ou deux rotules plus en état de fonctionner. Et pourtant, ce serait un risque. Nul doute que je serai incriminée, si je faisais ça dans un lieu où n’importe qui pouvait le voir. Son air narquois, méprisant même, corroborait toute l’exaspération qu’il faisait naître en moi. De même lorsqu’il ignora, bien volontairement à n’en pas douter, ma demande. Soit, il voulait jouer au plus dur ? J’allais lui faire comprendre qu’il n’avait aucune impunité, loin de là. Je l’écoutais à peine, imprimant pour autant chacune de ses paroles. Oh, il pensait avoir du mal à se comporter en humain, quand il le faisait plus que jamais ? Il pensait que cela m’empêcherait de le transformer ? C’était bien mal penser. Son avis m’importait peu, voire pas. Si je devais le transformer contre son gré, j’aurai aisément pu le faire. Mais il n’aurait été qu’un chiot énervant que j’aurai été amenée à tuer, si je l’avais.

J’esquissais un sourire malsain, alors qu’il me comparait à Guillemaud et à Bellanger. Ainsi donc, il avait frayé avec eux ? La marque sur son cou venait-elle de l’un des deux ? Je m’éloignais des insultes à demi voilées qu’il me faisait, pour réfléchir à cela. A quel point était-il impliqué avec les vampires, et comment, surtout, négociait-il sa survie ? Je me renseignerai, autant que peut se faire. Peut-être même auprès d’Alexei lui-même. Ou peut-être pas. Ses derniers propos achevèrent d’attiser ma fureur. Etait-il si inconscient, ou s’accordait-il plus d’importance qu’il n’en avait ? Une pomme de sang pouvait être remplacée aisément – je n’avais aucun contrat moral avec lui, ou qui que ce soit d’autre si ce n’était Charles, et encore.

Je ne prononçais pas une parole, ne lui adressais pas un regard, alors que je m’approchais de lui, ne fixant que son cou. Crocs de sortie, pas de douceur, pas de pitié, je les enfonçais à l’endroit exact où je m’étais déjà abreuvée précédemment, ne cherchant pas à atténuer la douleur – car il souffrirait, c’était certain. L’affaiblir, et mieux le blesser. Je buvais suffisamment pour altérer ses capacités, diminuer sa force, et l’observais alors que je cessais. Par où devais-je commencer ? Un doigt ? Le bras ? Une jambe ?

Avant tout, je l’hypnotisais, lui intimant l’ordre de ne pas crier. Inutile d’alerter qui que ce soit. Et après cela, je m’attaquais à lui. Impitoyable. Je ne comptais pas l’épargner, loin de là. D’un geste brusque, je mettais son index gauche hors d’état de nuire. Avant de cogner dans son genou droit avec suffisamment de force pour le briser. J’avisais non loin des débris de bois – cela lui ferait une béquille suffisante. Pleine d’échardes, et de fait douloureuse. « Tiens, tu pourras marcher jusqu’à chez toi. Ou te trainer, dans l’état dans lequel tu es. Estime toi heureux qu’une de tes jambes soit encore fonctionnelle. »

Sans plus un regard pour lui, je tournais les talons, et partais à une vitesse qui ne lui permettrais pas de me rattraper. Peu m’importait la façon dont il prenait tout ça : s’il me contactait à l’avenir, eh bien… Si j’étais occupée, il n’aurait qu’à se débrouiller.

|HJ| Fini pour moi, à toi de voir si tu repostes ou si on demande la cloture ;)

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MessageSujet: Re: “From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]   Dim 23 Mar - 22:58




« From the coffin of your madness, there is no escape »


Jouais-je avec le feu ? Plutôt avec la mort. Mais dans tous les cas, j’étais conscient sans l’être totalement d’une seule chose : j’allais trop loin. Des souvenirs qui m’étaient encore un peu étrangers m’alertèrent quelques secondes avant qu’elle ne me morde que j’avais dépassé des limites invisibles. Je voulus me débattre mais à peine pensais-je à cela que mes muscles furent bridés par moi-même, par ce que je compris être une trace de l’influence vampirique de Freyja. Une trace dont je n’avais conscience que maintenant, alors que je ne voulais pas qu’elle s’abreuve sur moi. Ses crocs transpercèrent ma chair à l’endroit exact où elle m’avait déjà mordu à deux reprises maintenant. Et Constance avant elle. Mes mains cherchèrent à se poser sur ses épaules pour l’écarter, mais dès qu’elle commença à se nourrir de mon sang, toute ma volonté s’évapora. Douleur. Faiblesse. Je commençais à bien connaître tout ça, et à reprendre l’habitude de tout ce rituel. Sauf que j’avais souvenir de circonstances bien plus agréables quatorze ans plus tôt. Elle me punissait de m’être moqué d’elle, me prouvant une fois encore qu’en effet, les vampires étaient tous doublés d’un ego démesuré. Et que je ne pouvais pas faire le poids face à eux, au corps à corps. Elle lâcha mon cou, et mes yeux gris furent happés par les siens. Ne crie pas. Comment ? Ne fais pas de bruit. Je n’étais pas du genre exubérant, quelle que fusse la situation dans laquelle je me trouvais. Son hypnose trouva pourtant lieu d’être lorsque Freyja passa à l’attaque. Dans un craquement sec, mon index pris un angle inquiétant alors qu’un cri mourrait dans ma gorge. M’abîmer ? Vraiment ? C’était ce qu’elle comptait faire ? Je m’écroulai au sol lorsque mon genou se brisa à son tour sous l’un de ses coups. Je fermai les yeux pour me concentrer sur les battements de mon cœur qui revinrent en quelques poignées de secondes sous mon contrôle, le temps que je me comprenne que m’appuyer sur ma main gauche n’était pas une bonne idée tant qu’aucune attelle ne maintiendrait mon doigt. Un « Сука. » acide suinta de mes lèvres, alors qu’elle avisait quelques débris pas loin d’ici. « Tiens, tu pourras marcher jusqu’à chez toi. Ou te trainer, dans l’état dans lequel tu es. Estime toi heureux qu’une de tes jambes soit encore fonctionnelle. » « Trop aimable. » Elle tourna les talons et partit à une vitesse que je lui enviai une fraction de seconde, avant de me souvenir de la situation dans laquelle je me trouvais. Genou brisé : pas question de marcher. Mon doigt, c’était auxiliaire… Je serrai les dents le temps de me traîner vers les débris, déchirai ma chemise pour la couper en bandes et me servis des morceaux de bois pour me confectionner deux attelles sommaires. Et ton téléphone ? Nous sommes en ville civilisée. Pas en Sibérie. Pas au fin fond de l’Afrique. Non, j’avais trop longtemps grandi seul, et m’étais trop longtemps débrouillé seul pour avoir le réflexe d’appeler un quelconque hôpital. Je n’avais certain aucune connaissance en médecin, mais j’avais au moins les bases du secourisme. Et j’étais aussi têtu que mon frère pouvait l’être lorsqu’il avait quelque chose en tête. Dans un grognement je me relevai. Ca devait faire plus d’une demi heure que Freyja était partie. Et son sang me manquait déjà. Tout comme le mien. D’une main tremblante, je composai un numéro de téléphone, celui d’un de mes contacts au sein de la Mafia. « Интервью пошло не так. Нужна такси. У вас есть мое местоположение я полагаю. » On m’assura qu’un taxi allait me ramener chez moi et que j’avais intérêt à me débrouiller seul si des personnes trop curieuses m’interrogeaient à propos de mes blessures, et j’acquiesçai lentement.

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“From the coffin of your madness there is no escape.” [Livre II - Terminé]
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