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Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Sam 8 Fév - 22:55

Cette journée s’annonçait bizarre… Enfin, Alexis allait la rendre bizarre. L’idée l’avait travaillée toute la nuit, et elle n’avait pas beaucoup dormi, malgré la liberté dont elle avait pu jouir grâce à sa nuit passée dans la forêt, et la détente que cela occasionnait chez elle. Elle était tombée sur une découverte… spéciale, dans la forêt. Une jeune fille, humaine à priori parce qu’elle avait froid, pas comme Charlie. Enfin, encore, une ado dans la forêt, bon… Alexis elle même en était une, et trainait dans la forêt. Mais Alexis n’était pas une humaine. Est-ce que cette fille l’était ? Le plus étrange, toutefois, résidait dans le fait qu’elle l’ait vue, là, dormir dans les bras d’un loup…

La luciole en avait été assez surprise, même beaucoup. Qui faisait ça ? Enfin, pourquoi elle ne s’était pas elle-même transformée en louve ? Parce qu’elle devait en être une, non ? Elle sentait la louve, en tout cas… Elle avait une odeur bizarre de louve, ce qu’Alexis ne comprenait pas trop, mais ça restait malgré tout le cas. Mais ça ne changeait rien au problème. Comment l’aborder, et lui dire qu’elle l’avait vue, et qu’elle savait ce qu’elle était ?

Cette question avait trotté dans la tête de la changeuse durant plusieurs heures, et au matin, elle n’avait aucune réponse. Mais elle savait qu’elle ne pourrait pas garder le silence. Elle avait du mal à le faire en temps normal, mais ne pas parler à quelqu’un comme elle et lui faire comprendre qu’elles étaient similaires, cousines presque ? Impossible ! Elle devait lui dire, et elles devaient devenir amies. Bon, ce qui était problématique en plus du fait qu’elle ne sache pas comment se présenter à elle, c’était qu’elle ne connaissait même pas son prénom… Mais elle trouverait.

Elle était partie tôt le matin, pour prendre une douche dans la maison des Lindon (qui était revenue à Elliott et Alexis depuis qu’ils avaient disparu), avant d’aller en cours. Elle avait profité du trajet de chez eux au lycée pour se prendre un café sur le chemin. Idée inspirée ou au contraire stupide ? Elle n’aurait su le dire, mais elle le regretta quand elle se le prit dessus en rentrant dans Savannah alors qu’elle détournait le regard de sa trajectoire parce qu’on l’appelait dans les couloirs. Elle rougit instantanément, en voyant qu’elle en avait renversé sur elle comme sur la fille. « Euh, excuse moi. J’ai des affaires de rechange dans mon sac, si tu veux que je t’en prête… Viens, on va au moins se nettoyer aux toilettes, je vais essuyer ton haut. Je suis désolée. »

Dans sa confusion, elle ne laissa même pas à la fille louve le temps de répondre, et la prit par la main pour l’amener dans les toilettes les plus proches – vides. Alexis nota mentalement le fait : elle pourrait, en toute discrétion, parler à Savannah de sa découverte comme ça. Elle sortit de son sac une chemise à carreaux rouge et noire, et un t-shirt blanc avec un dragon violet dessus. « Désolée encore… Et désolée si aucun des deux n’est à ton goût… Pour le pantalon, je suis pas sûre de pouvoir t’aider mais tu peux essayer l’un de ceux que j’ai dans mon sac si tu veux. » Elles n’étaient pas bien grosses ni l’une ni l’autre, et plutôt grandes, mais Alexis était très maigre malgré tout. Si au niveau du haut ça pouvait aller parce qu’elle prenait des vêtements amples, pas sûr que ça passe en pantalons.

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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Dim 9 Fév - 22:04

On était à l’hôtel depuis un moment et ça devenait long. Pourtant, je ne comptais pas en parler à maman. De un, ça n’était pas important. Et puis de deux, elle n’avait pas la tête à entendre parler de ça. Ça n’était pas important, on était ensemble, même si Hayden n’était pas là. J’avais fait ma dernière boulette, je l’avais juré à maman. Je ne sortirai plus seule et sans téléphone mais surtout, je demanderai la permission. Je ne savais pas de quoi maman avait si peur, en dehors de... Lui mais j’allais arrêter de la tourmenter. Le fait qu’elle ne m’avait pas engueuler, m’avait tout rendu... Je m’en voulais à mort et je n’étais pas prête de désobéir de nouveau.
J’étais encore fatiguée de ma nuit passée dans la forêt la veille. Mes oreilles n’en revenait toujours pas d’ailleurs. Mais je n’avais pas bronché parce que je savais que j’étais en faute, en faute complète. Il n’empêche que j’avais du mal ce matin et une fois n’était pas coutume, j’aurais bien bu du café. Sauf que des détours, je n’en faisais plus et que le café, c’était pas bon pour mes petits nerfs. J’étais loin d’imaginer que mon inattention plus ma petite escapade allait faire de cette journée la plus cheloue de la semaine même si j’avais déjà atteint des records.

Nan mais c’est vrai... Comment j’aurais pu savoir qu’on m’avait vue dans les bois avec le loup qui m’avait aidé ? J’avais pas dit que j’avais la poisse ? Ah ben si, tout le temps ! Enfin bon... là, j’étais en train de me battre avec la fermeture de mon sac qui refusait obstinément de s’ouvrir. J’étais sûre que Niamh avait encore fouillé dedans pour trouver un feutre ou... si Niamh m’avait piqué la petite trousse de maquillage que maman m’avait offert, j’allais la suspendre par les orteils ! Bon, j’me maquillais pas fort, quasi pas et ça se voyait pas ou presque, mais quand même !
Tout ça pour dire que je ne regardais pas où je mettais les pieds alors que je me battais avec mon sac en marmonnant contre Niamh même si j’aurai probablement oublié en rentrant et que je ne lui en voudrais même pas. Voilà pourquoi j’entrais en collision avec quelqu’un. En levant les yeux, une fille qui était dans une classe au dessus... ou deux, j’en savais trop rien en fait. J’avais jamais entendu personne en parler ou alors pas vraiment. Oh, et puis j’avais pris la tasse. Avec du café. Je l’avais dit ! Café, égal mauvais pour mes petits nerfs.
Je l’ignorais, mais j’avais un truc avec les changeurs et les gobelets. Camille... le pote à ma mère qui avait renversé mon chocolat sur moi la dernière fois et maintenant elle. « C’est pas grave. J’regardais pas où j’allais, c’est ma faute aussi. » Mais ma chemise était foutue. Zut ! Enfin... elle m’avait pas entendu je crois vu qu’elle m’entraîna dans les toilettes.

La fille se mit à fouiller dans son sac, en sortant des fringues. Pourquoi elle se baladait avec ça ? Aucune idée mais ça faisait bizarre. Je secouais la tête. « Hey ! T’inquiètes. Prête-moi ce que t’aimes le moins, j’te le rendrai à la fin des cours. C’est chiant mais y a pas mort d’homme. Puis tant pis pour le pantalon, j’le laverai en rentrant. J’te jure, c’est pas grave. Euh... Comment tu t’appelles ? » J’me sentais un peu conne là j’avoue.
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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Mer 12 Fév - 19:16

Alexis ne pouvait s’empêcher de penser que, même si c’était pas cool, cette collision avait au moins un bon côté : elle allait pouvoir parler à la lycéenne dont elle ne connaissait pas le prénom. Peut-être même pourraient-elles se rapprocher, suite à ce qu’elle allait lui dire. La luciole avait Roxie et Charlie dans sa vie, mais… personne de son âge. Elle n’avait jamais eu beaucoup d’amies, ayant bien trop peur de ce qu’elle pourrait leur faire, mais si elles étaient identiques… Elle n’aurait peut-être pas à avoir peur. Bon, certes, passer par un café renversé pour peut-être se lier à elle, c’était pas le meilleur moyen, mais, enfin… Elle était maladroite, elle l’avait pas vraiment contrôlé, et elle s’en serait bien passé. Parce que ça n’était pas commencer sous un bon angle, d’essayer de connaître quelqu’un en salissant ses habits, de un, et probablement en la brûlant ? Son café n’était pas froid, après tout. Mais la fille avait l’air d’aller bien…

« Je t’ai même pas demandé… Ça va bien ? Euh… Le café t’a pas brûlée, je veux dire ? »

Elle se frottait la nuque, clairement mal à l’aise. Elle prit une grande inspiration. Ne pas paniquer. Ne pas se laisser avoir par ses difficultés à parler aux gens. Ne pas se focaliser sur le café qui aurait pu blesser celle dont elle voulait faire une amie. Par où devait-elle commencer ? Lancer un tel sujet n’était pas le plus évident. Elle sourit, confuse, en percevant qu’elle s’était excusée elle aussi. Peut-être étaient-elles deux maladroites têtes en l’air, en fait. Mais elle était bien trop absorbée par les vêtements qu’elle cherchait dans son sac pour s’appesantir dessus. Elle se sentait stupide, à fouiller pour prêter des vêtements à la fille, alors que son sac ne contenait que ça… Aucun stylo, pas de feuilles. Elle le posa dans un coin, les hauts encore en main.

« Non, t’inquiète pas, je… je te le donne, c’est la moindre des choses. Elle lui tendit sa chemise, la plus jolie et la plus passe-partout des deux vêtements selon elle – peut-être que l’autre lycéenne voulait pas vraiment porter un haut avec un dragon violet, quoi. J’espère que le tien sera pas ruiné. Au pire, je payerai pour le racheter, ou pour la faire laver par des professionnels… C’est pas cool de ma part, d’avoir renversé mon café dessus, je… J’suis trop tête en l’air. »

Elle rit nerveusement. De quoi allait-elle avoir l’air, à proposer de payer cher pour lui laver ses habits ou les lui racheter ? Bon, elle pourrait voler cet argent, mais techniquement, là, elle ne l’avait pas… « Euh, c’est pas que, euh, je suis riche ou quoi, hein… Mais c’est la moindre des choses. » Mais… Et si elle, elle était riche ? Elle était décidemment trop idiote… « Pas que ça soit une honte de l’être, hein, mais juste, je le suis pas, voilà… Enfin j’suis désolée, je dis n’importe quoi, et je m’embrouille, et je te dérange surement. »

Alexis poussa un soupir de soulagement, quand son interlocutrice lui demande son prénom. Bon, au moins, elle était pas la seule complètement gênée ou à la masse ou… bah, elle avait pas à paraître stupide et à lancer la conversation avec la fille, quoi. Ça se faisait tout seul. « Moi c’est Alexis, et toi ? » Elle se frotta à nouveau la nuque : devait-elle lui poser sa question maintenant ? Ou devait-elle faire semblant, un peu ? Et comment lui dire sans la faire paniquer ? « J’ai une question à te poser… Mais euh, c’est un secret. Tu dois rien répéter, ok ? Je… Je t’ai vue dans la forêt. T’es… t’es une louve pas vrai ? Tu sens comme eux en tout cas. Différemment, t’as une odeur spéciale, mais tu sens quand même comme eux… Je te veux pas du mal ou quoi, si jamais. T’inquiète pas, je te jure. Elle se souvenait encore d’Alan et de sa paranoïa… Et je redirai jamais ce que t’es à haute voix, aussi. Promis. Juste que… Je suis un peu comme toi. Pas tout à fait, mais un peu. »

La changeuse rougit – Dieu qu’elle avait l’air conne. Dieu que c’était embarrassant. Et si elle se trompait sur toute la ligne ? Ça se trouve, elle allait juste passer pour une folle, et la fille l’amener voir la psychologue du lycée. Oh, par pitié, qu’elle ne la prenne pas pour une tarée qui méritait de finir en hôpital psychiatrique…

Comme ma mère. Alexis manqua de s’étouffer, alors que cette pensée lui traversait l’esprit. Ca n’était ni très charitable, ni très gentil. Et elle devait respecter sa mère… Même si elle ne l’avait pas connue, et qu’elle avait tué son père. Sans elle, elle ne serait pas là. Un peu plus, et elle se serait mis une gifle. Mais ça, ça aurait réellement semblé bizarre.

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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Dim 16 Fév - 21:53

J’avais comme la poisse avec les gobelets. J’me répétais, mais sérieux, ça m’attirait toujours un ennui quelconque. J’allais finir par associer le café ou le chocolat chaud aux problèmes. Pourtant, je n’avais pas vraiment envie de me priver de Starbucks ou autre dealer de café du même acabit. Sans déc, j’adorais ces machins. La crise moka finirait d’ailleurs bien par me reprendre un jour.
En attendant, mon pull et sans doute mon t-shirt étaient ruinés, pas de pot. Maman allait râler mais c’était franchement pas ma faute après tout. C’était pas comme si je cherchais à me faire renverser du café dessus. Et puis la dernière fois, j’avais tout lessivé moi-même. J’avais eu une sacrée bonne raison pour ça, c’est vrai mais bon. C’était déjà pas si mal que je le fasse, à la main en plus.

Je hochais la tête pour lui assurer que ça allait. « T’en fais pas, c’est mes fringues qui ont tout pris. Et puis vu comment ça pèle dehors, ça m’a réchauffé de suite. » Je m’y prenais sans doute assez mal pour la rassurer mais après tout, on était dans les toilettes, pas vraiment le genre d’endroit où on lie généralement connaissance. En plus, elle avait l’air franchement mal à l’aise d’avoir renversé son café sur moi. Limite, j’aurais pu croire qu’il y avait eu mort d’homme tellement ça semblait la stresser, un truc de malade. Notez... ça me distrayait de la façon dont maman avait accueilli mon escapade. J’avais cru que j’allais me faire tuer et en fait, pas du tout. C’était plus flippant que tout le reste quand on y réfléchit bien.
Franchement, j’avais l’impression qu’elle était vachement plus ennuyée que moi, je souris. « T’inquiètes pas. C’est pas la première fois. Au pire, j’les mettrai avec es fringues pour les ateliers artistiques. C’est pas la mort, c’est que des fringues. » Et puis, j’en manquais pas, fallait quand même l’avouer. Quand il n’y avait ni anniversaires ni fêtes, mon argent de poches y passer surtout s’il ne fallait pas trop économiser... « Faut pas t’en faire pour ça. » Elle était bizarre cette fille. Sans sarcasme, j’étais complètement étonnée. « Y a encore quelqu’un au bahut qui ne sait pas avec qui je vis. Tout arrive. » Vivais... « Enfin... avant. Bref. Tu me déranges pas. »

Je détestais devoir me rappeler qu’on ne vivait plus avec Hayden. Il me manquait vraiment beaucoup. J’espérais que les choses s’arrangeraient, que tout redeviendrait comme avant. Ce genre de changements, ça craignait. Et s’ils ne se remettaient pas ensemble... Tout ça me filait le cafard.

Heureusement, la fille m’obligea à penser à autre chose. « Savannah. Mais tu peux m’appeler Sav’, c’est moins long. » Quand elle m’annonça qu’elle avait une question à me poser, j’étais loin de me douter qu’elle avait assisté à mon escapade nocturne. J’haussais un sourcil en attendant avant de pâlir complètement.
Un peu comme une louve ? J’avais regardé le débat à la télé, et j’avais cru voir des gens que j’avais déjà vu dans le public. Le truc du cheval, une autre espèce. J’avais cru qu’ils étaient juste parano mais en fait... peut-être pas. « Euh... C’est que... » J’pouvais pas lui mentir mais j’pouvais pas non plus lui dire d’où ça venait. Ma mère connaissait sûrement pas Alexis, pareil pour Hayden. Faudrait que j’en parle en rentrant. J’avais juré de ne plus rien caché et si quelqu’un qui leur ressemblait sans leur ressembler traînait dans le coin, ils devaient le savoir non ? « Je suis... » Je m’assurais que personne ne nous entende avant de continuer. « ... humaine. Mais je connais beaucoup de loup. T’affole pas, j’dirai rien. Je sais ce que c’est de garder un secret. Tu veux dire quoi par : pas tout à fait comme un loup ? » J’étais curieuse maintenant. C’était tout vu !
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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Mar 18 Fév - 20:46

L’adolescente soupira de soulagement, quand elle vit la jeune fille hocher la tête et lui dire qu’il n’y avait aucun souci. Elle avait déjà commencé à se monter la tête sur les éventuels conséquences qui auraient pu découler de sa maladresse et du café qu’elle avait renversé à la fois sur son interlocutrice et sur elle, sans même réaliser qu’elle avait été touchée et ne s’était pas réellement brûlée. Dans son esprit, tout cela défilait : insensibilité d’un endroit touché, cicatrice à vie, démangeaisons sans pouvoir y résister, et bien d’autres encore… Elle sourit même légèrement, quand elle lui dit que ça l’avait réchauffée vu le froid – tant mieux. Peut-être était-elle réellement sincère. Le sourire qui naquit sur le visage en face d’elle acheva de la rassurer.

Elle hocha à son tour la tête, légèrement, presque imperceptiblement, quand elle l’entendit dire que ça lui était déjà arrivé, et qu’elle les mettrait pour des tâches salissantes… Bon, c’était pas quelqu’un de snob, qui accordait beaucoup trop d’importance au matériel. Elles pourraient réellement devenir amie, en fin de compte. « Ok, ça marche. Je suis vraiment désolée quand même, je sais que c’est pas cool des fois de voir des fringues qu’on aime bien être ruinées… » Bon, là, elle mentait carrément, et ça devait se voir comme son nez au milieu de la figure. Elle trait religieusement les seules fringues qu’elle aimait vraiment, en ne les mettant jamais ou seulement quand elle savait qu’elle bougerait pas, parce que les Lindon les lui avait offertes, et qu’elle refusait d’abimer ou perdre la moindre chose liée à eux depuis leur disparition.

Son cœur se serra à cette pensée, et elle retint très difficilement une grimace, ce qui devait lui donner une tête réellement étrange. Elle baissa instinctivement le visage, en espérant que la fille n’aurait rien vu. Pas un sujet à aborder quand on rencontrait quelqu’un pour la première fois. Et puis… Ashleigh lui avait dit qu’ils étaient vivants même s’ils… même s’ils étaient des loups. Même si, peut-être, ils voudraient plus jamais la voir. Et Charlie lui avait promis qu’elle l’aiderait à les trouver. Alexis releva la tête, sa tristesse suffisamment évaporée pour lui permettre de la dissimuler sur son visage.

« Je… crois que je viens pas assez pour savoir. Sans indiscrétion, tu vis avec qui ? Enfin, si tu veux en parler… » Le ‘avant’ était parvenu aux oreilles de la luciole trop tard, mais elle ne voulait pas forcer sa peut-être future amie à en parler, si elle n’en avait pas vraiment envie. Et si elle le faisait et saisissait pas la possibilité d’Alexis de ne pas le faire, eh bien… Ca serait comme ça, ça voudrait dire qu’elle voulait en parler, ou que ça la gênait pas trop, ou que… Ou que rien du tout, Alexis n’avait réellement aucune idée de ce que ça pourrait vouloir dire. Elle rit nerveusement – elle avait encore été sur le point de partir dans ces extrapolations propres à elle et exaspérantes pour les autres.

« Ok Sav’ ! Moi tu m’appelles comme tu veux… Al’, Alex’, Lexis, Lex’… Vraiment comme tu veux. » Elle ne connaissait pas son réel prénom, et ne le connaitrait pas, donc aucun risque que ça lui déplaise d’être appelée d’une façon ou d’une autre. Elle se mordit la lèvre, en la voyant pâlir. Zut. Qu’avait-elle dit ? Etait-ce de savoir qu’elle avait été surprise dans la forêt ? Etait-ce de fréquenter quelqu’un qui lui disait qu’elle était pas… humaine, pas vraiment ? Mince, avait-elle mal compris, et lui faisait-elle peur, du coup ? Elle inspira un grand coup et faillit prendre ses jambes à son coup, évidemment les explications qui devraient indéniablement venir si elle était normale.

Mais Savannah était devant la porte, déjà, et elle avait recommencé à parler. Alexis tressaillit, en l’entendant dire qu’elle était humaine. Merde ! Elle était vraiment conne des fois ! Ou tout le temps. Elle pouvait pas apprendre à se taire ? Elle se détendit très visiblement, en l’entendant dire qu’elle en connaissait beaucoup. Elle était un peu déçue, et savait pas trop si elle pouvait lui faire confiance, mais… Elle lui disait qu’elle se tairait, et… Et elle voulait vraiment une amie qui pouvait comprendre, un peu, et avec qui elle aurait pas besoin de se cacher. Ça en valait la peine, non ? Elle souffla doucement, embarrassée mais en même temps reconnaissante. Elle s’en rendait pas compte, et son visage devait pourtant la trahir sans qu’elle ne le sache, mais elle remerciait Savannah intérieurement de lui offrir la possibilité de se libérer du poids de son secret avec quelqu’un qui n’était pas adulte.

« Je… Je te fais confiance, tu diras rien hein ?! Je sais pas si j’ai trop le droit d’en parler… » C’était vrai, qu’en penserait Roxane si elle en parlait ? Et ce Alan qui lui avait un peu fait peur… ? Et, et… Et Camille, qu’elle avait enfin contacté ? De toute façon, c’était trop tard. Je… peux me transformer. Mais pas en loup. En… en ce que je veux, je crois. Enfin, c’est dur. Je peux me transformer en deux animaux. Et mes amis… Euh, les gens comme moi, en fait, c’est pas tous mes amis… En d’autres différents que moi. Je sais pas comment on ‘choisit’ ou on ‘sait’ lequel… J’apprends. Mais comme ça se fait que tu connaisses des loups, toi ? C’est pas… dangereux ? Et pourquoi tu sens le loup ? »

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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Mer 19 Fév - 16:29

J’avais la vague impression que la fille en face de moi était du genre super stressée. J’étais mal placée pour critiquer vu comment j’étais moi aussi des derniers temps. Je stressais pour un rien et j’étais parano. Ça n’allait pas mieux mais je composais avec, j’avais pas le choix. C’était ça ou je ne sortais plus et il était hors de question que ça arrive. J’avais l’intuition que c’était le laisser gagner si j’agissais comme ça et malgré toutes mes angoisses la nuit dernière, j’avais réussi à m’en sortir plus ou moins bien même si ‘était franchement dangereux comme escapade.
Tout ce que je pouvais faire, c’était la rassurer et lui dire que j’allais bien, que tout était ok. Des fringues ruinées, ça arrive. Ça aurait même pu m’arriver ce matin avec du jus d’orange ou n’importe quoi d’autres. Fallait bien admettre que j’étais pas très réveillée non plus. J’allais pas en faire un plat et puis la pauvre s’en voulait déjà assez comme ça.

Je haussais les épaules en souriant. « T’en fais pas, j’ai la poisse de toute façon en ce moment. Puis j’ai autre chose à penser que des fringues sales. » Ce qui était parfaitement vrai. Ces temps-ci, ma petite existence tranquille ressemblait à un champ de mines et le plus beau, c’était que je l’avais minée toute seule. J’étais très douée. Et si ma capacité aux mensonges s’améliorait, ce qui n’était pas un bien, la fille en face de moi était aussi peu douée que moi en la matière mais je fis genre de ne rien voir. On allait y aller molo sinon, ça risquait de poser problème. En plus, elle avait l’air de repenser à des trucs vachement moyen pour le moral, j’allais pas en rajouter pour des conneries.
Le bahut, c’était ma vie de tous les jours, sans surnat’. Mais ça, c’était la théorie. Là, j’allais avoir droit à une grande nouveauté. Cela dit, ça ne pouvait pas réellement me faire de mal. Égoïstement, ça m’aiderait peut-être même à me changer les idées. Je repensais à Sarah et à ses conseils. Lui parler me faisait beaucoup de bien. Franchement, j’aurais pas cru et le meilleur, c’est qu’en effet, les gens qui parlent à des psys sont pas forcément ravagés.
Dans la foulée, je parlais d’Hayden, un soupçon de blasement dans la voix. On m’emmerdait pas mal de ce côté-là. J’aimais autant qu’on ne sache pas que j’étais provisoirement ailleurs. J’en avais ma claque des commérages. « On vit chez le copain de ma mère. C’est un joueur de rugby pro et du coup, tout le monde a une anecdote sur le sujet. Ça me blase complètement. J’vois pas ce que ça peut faire mais apparemment, c’est mieux que les potins mondains. » Ce qui craignait. En attendant, j’avais hâte qu’on rentre, vraiment hâte mais restait à savoir quand...

« Lex’, c’est sympa comme surnom. » Oui, j’aurais pu garder ça pour moi mais n’empêche que je trouvais que ça lui allait mieux que le reste. Le truc, c’est que j’avais pas vraiment envisagé que la suite de la conversation irait vers le sujet loup. J’étais pas épargnée, jamais, même à l’école. Je m’empressais d’enfiler la chemise avant de répondre, histoire de reprendre contenance. Puis, je fourrais mes fringues dans un sac plastique. J’en avais toujours un pour mes papiers. J’étais un poil écolo sur les bords.
J’aurais sans doute dû me taire, ne rien dire, sauf que j’avais envie d’en parler... Pour une fois, à quelqu’un qui n’était pas de la famille ou ami avec elle. Mieux, quelqu’un qui avait presque mon âge. J’avais une belle poussée de naïveté. Et si on arrivait à devenir copine, puis amie ? Plus besoin de faire semblant sauf en public... Le pied. Mais je redescendais vite sur terre. Le Père Noël, j’avais déjà donné. « J’te jure que je n’en parlerai pas. » À ma mère, peut-être quand même, je ne lui cacherai plus rien, je me l’étais jurée. Je n’avais pas le droit de lui faire des cachotteries concernant tout ça. J’en avais assez fait comme ça des gaffes. « Tu te transformes en d’autres animaux ? J’savais même pas que c’était possible. Et tu peux choisir ? » Fallait vraiment que j’arrête de poser des questions... « En fait... » C’était quand même risqué ce que je faisais. J’allais bloquer la porte, histoire de pas être surprise par quelqu’un. Aucun n’était recensé à la maison et j’avais juste envie de pouvoir parler. « Je sens le loup parce que... » Je baissais la voix. « ... toute la famille en sont. Sauf moi, cent pour cent humaine. Mais pareil que toi, j’ai pas le droit d’en parler. C’est trop dangereux pour eux. »
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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Dim 23 Fév - 17:39

Le sourire de Savannah mit du baume au cœur d’Alexis. Elle n’aurait pas souri aussi sincèrement, si elle était fâchée, n’est-ce pas ? En tout cas, c’était ce qu’elle décida de croire, sinon elle ne s’en sortirait pas, et elle n’allait pas pouvoir parler normalement. Déjà qu’elle était pas très douée à la base, alors si elle se laissait bloquer par la culpabilité et le stress, elle irait pas bien loin. Et elle savait ce que ça pouvait causer, qu’elle stresse, s’emballe, s’emporte, ne contrôle plus rien. Elle pouvait se transformer et ça… Ça, c’était purement et simplement hors de question. Mais… Sa peut-être future amie était gentille, et cherchait à la mettre à l’aise, alors il n’y avait aucune raison pour que ça arrive, pas vrai ?

Elle lui sourit, quand elle lui redit que c’était pas grave. Un peu moins quand elle ajouta qu’elle avait la poisse. Eh bien… Pour peu, la métamorphe lui aurait proposé de faire un club de poissardes. Mais c’était pas très engageant. « Bienvenue au club. Peut-être qu’à nous deux, on arrivera à annuler la poisse de l’autre. Ca serait cool… »

Oui, ça serait définitivement cool. Mais de là à ce que ça soit réalisable… C’était plutôt des paroles en l’air, histoire de montrer qu’elle avait entendu, et écouté, mais sans trop insister des fois que. Elle n’avait pas forcément envie d’en dire plus, et elles venaient à peine de se rencontrer : Alexis n’était probablement pas l’oreille attentive qu’elle souhaitait. Mais que Sav’ sache qu’elle ait pas ignoré sa remarque était important pour elle. Pourquoi ? Elle ne le savait pas vraiment. Mais elle voulait que la fille sache qu’elle l’ignorait pas, voilà tout.

Le ton de sa voix surprit, indéniablement, la petite luciole. Pourquoi ce détachement, qui avait l’air teinté d’amertume ? Ce qu’elle dit le lui expliqua, mais cela la surprit grandement. Les gens étaient–ils aussi stupides qu’ils paraissaient ? C’était n’importe quoi. « Oh… Il est gentil ? C’est ce qui me paraît important, à moi… » Ca semblait très… enfantin, comme demande. Mais c’était son propre vécu et son ressenti, qu’elle exprimait. Les Lindon avaient été gentils, peut-être trop… Les gens auxquels Alois et elle avaient été confiées, en revanche… Elle réprima un frisson, en y pensant. « Les gens sont stupides, de toute façon. Je te dirai rien là-dessus, tu peux en être sûre. Enfin, sauf si tu veux parler de lui, mais je t’embêterai pas parce que c’est un gars doué ou quoi… Je comprends pas qu’on agisse comme ça de toute façon. Ma… La fille avec qui j’ai vécu pendant un moment, elle était comme ça. Elle jurait que par les garçons, elle voulait devenir star et se marier avec l’un d’entre eux… Un jour, elle est rentrée en vantant tout ce qu’elle avait fait avec… enfin, avec un gars. Enfin tu vois, quoi. Elle s’est foutu de ma gueule parce que j’avais jamais embrassé personne. »

Les propos qu’elle laissait échapper avait pris le contrôle sur sa parole, et elle avait dit ça sans vraiment le vouloir. Sa teinte plutôt pâle devint aussitôt carmin, de gêne et de honte. Elle était conne, quand elle s’y mettait ! Pourquoi elle avait dit ? Elle pourrait toujours faire semblant que c’était y’a longtemps, et pas il y a moins d’un an, mais de un, elle mentait très mal, de deux, elle sentait que Savannah allait pas se moquer, ou arrêter de lui parler pour ça. Elle se trompait peut-être même… Bah, elle savait pas, elle lui semblait normale. Et puis… Elle était un peu comme elle. Enfin, elle vivait dans le même monde qu’elle, un peu, en tout cas…

« C’est gentil ! Va pour Lex’ alors. » Elle sourit encore, puis profita que Savannah se change pour le faire elle-même. Elle avait l’air fin, avec le dragon violet qu’on ne pouvait manquer sur la blancheur du t-shirt. Mais elle n’en avait rien à faire, elle l’aimait bien son t-shirt. Même si ça la faisait passer pour une gamine de quatre ans ou pour une grosse geek. De toute façon, la plupart des gens ne la connaissait pas, ou ne se souvenait jamais d’elle. En même temps, vu sa présence très limitée au lycée, ça n’avait rien de surprenant… Et puis, ça l’arrangeait bien. Et ses quelques amis s’étaient habitués, et s’en foutaient. Ils l’aimaient presque comme elle était… presque, à ceci près qu’ils ne savaient pas son plus gros secret.

« Merci. Je te crois. Je te fais confiance. » C’était bête mais… oui, elle lui faisait confiance. Elle savait pas vraiment pourquoi, elle savait juste que c’était le cas. Affection spontanée ? Influence du fait qu’elle se moque pas d’elle et de son t-shirt ? Résultat du fait qu’elle sente le loup, et qu’elle ait promis ? Peut-être un peu de tout ça. Peut-être juste l’espoir inouï de voir quelqu’un de son âge, mêlée à tout ça, qui ne regarde pas les gens comme elle comme des monstres. Peut-être. Et encore, elle ne savait pas vraiment. Peut-être qu’elle penserait qu’elle était un monstre… Tant pis. Elle voulait essayer, elle voulait qu’elles soient amies.

« Moi je croyais que j’étais toute seule… Mais c’est pas le cas. Je connais pas trop les autres, mais… on m’a dit qu’on était plusieurs. Et euh… Je me taisais un instant, la regardant aller bloquer la porte, et en profitant pour reculer pour pas que qui que ce soit passe à côté et essaye d’écouter puis entendre. Euh, je sais pas si je peux vraiment choisir. C’est difficile. Je me transforme en luciole depuis que j’ai sept ans. Et je me suis transformée en tigre y’a quelques temps… Mais j’ai eu beaucoup de mal à y arriver à nouveau, même si maintenant j’y arrive… »

Elle se tut, quand Savannah se mit à lui parler, comme sur la défensive par rapport à l’extérieur… A quiconque qui pourrait venir. Elle allait se confier à elle ? Peut-être ? Alexis ne dit rien, mais sa curiosité et son impatience pouvaient se lire dans ses yeux. « Oh. Promis, je dirai rien non plus. Je, je sais… Combien ça peut être dangereux. C’est… pas dur, d’être la seule humaine ? Moi avant, j’étais… Ma famille… Euh… Mes grands-parents, ils avaient peur de moi… Ils l’étaient pas eux. Ils, euh… Ils étaient pas très gentils avec moi. »

Elle rougit, à nouveau. Elle mentait, et encore une fois de manière pas concluante. Des hésitations, elle cherchait ses mots, elle reculait pour mieux sauter dans le vide… En même temps, elle ne pouvait pas lui dire qu’ils l’affamaient des fois, et encore moins qu’ils l’enchainaient, enfermée dans la cave. Non, définitivement pas.

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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Lun 24 Fév - 16:54

Il y avait des journées plus bizarres que d’autres mais celle-ci était, en plus d’être bizarres, plutôt agréable malgré le fait que je m’étais fait arrosée par du café. Cette fille était maladroite, peut-être même autant que moi, ce qui n’était pas de pot, j’imaginais assez mal que ma poisse pouvait être pire ou décuplée, ce serait le pompon mais pour l’instant, on était à l’abri dans les toilettes et il n’y avait personne pour nous déranger.
J’éclatais de rire alors qu’elle m’annonçait qu’on annulerait peut-être nos poisses. « C’est clair. Y a plus qu’à espérer que ce soit pas exponentiel ou on va avoir des soucis. J’suis maladroite en plus d’avoir la poisse. Imagine un peu. Au pire, on se rattrapera. » Ou au mieux, mais il ne valait mieux pas commencer à se dire qu’on allait amplifier notre poisse. Bon, pour ça... encore fallait-il qu’on se recroise et vu mon passage plus que périodique en cours ces temps-ci sans compter le fait que notre prof titulaire était bizarre, c’était pas gagné. En plus, j’me souvenais pas trop de la voir souvent en cours. Valait mieux que j’évite de faire des plans sur la comète vu ce qui se passait et puis, j’avais intérêt à me tenir à carreau. Je n’en revenais toujours pas que ma mère ne m’ait pas engueulé et puni deux fois plus. Je me sentais mal, plus que si elle avait crié et c’était pas vraiment évident à gérer.

J’avais pas particulièrement envie d’annoncer que mon beau-père était un joueur pro. Les gens devenaient très cons quand ils apprenaient ce genre de trucs et franchement, je m’expliquais pas pourquoi. C’était de la jalousie, ça c’était sûr mais quand même, ça restait débile. « Il est super. Genre vraiment. C’est comme mon père. J’adore lui casser les pieds. » Gentiment évidement mais en l’occurrence, ces temps-ci, baaah... Bref. C’était compliqué. Hayden me manquait, il me manquait beaucoup.
Je souris quand elle me dit que les gens étaient stupides mais je ne riais pas. On était d’accord là-dessus, pas de doute et je ne pus pas m’empêcher de faire la moue en écoutant son histoire. « Oui, les gens sont cons, ça c’est sûr mais la fille avec qui tu vivais l’est encore plus. J’vois pas en quoi c’est fun d’agir comme ça. C’est carrément naze. Et puis tu fais ce que tu veux, ça la regarde pas. » J’avais pas plus embrassé de garçons, je pouvais parfaitement comprendre. Oui, j’avais le béguin pour Irving mais maman avait l’air de lui en vouloir pour quelque chose alors j’évitais d’y penser. Il devait avoir fait un truc. Les mecs étaient nuls. Et je n’avais aucune envie de devenir stupide. Bon... pas tous les mecs. Hayden était cool. Fallait qu’on rentre...

J’hochais la tête en accord avec la définition de son surnom avant de me changer en vitesse histoire de me donner le temps de réfléchir à ce que j’allais dire. C’était pas vraiment un sujet facile à aborder. J’avais commis pas mal d’erreur ces temps-ci. Des grosses erreurs. « C’est chouette si t’es pas toute seule. Tu peux apprendre des choses avec eux. » Si tant est que y avait des trucs à apprendre, j’en savais pas grand chose de tout ça après tout. « C’est mignon une luciole puis c’est plus discret qu’un tigre aussi. »

Je ne pouvais pas éviter ma réponse pendant des plombes, alors, je lui expliquais que je vivais avec des loups et uniquement des loups. « Merci. Et si... c’est dur d’être... normale. J’ai du mal à m’adapter parfois et je crois qu’eux aussi, avec moi. Je suis plus fragile qu’eux et du coup, ils flippent parfois pour rien. Mais ils sont super... juste étouffant. »
J’osais pas trop lui demander en quoi ils étaient pas gentils. C’était un terrain compliqué et elle ne voudrait peut-être pas en parler. « Si tu veux en parler... J’suis là. » J’étais à la fois trop mature mais aussi un peu naïve. Super cocktail...
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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Dim 2 Mar - 15:42

Entendre le rire de Savannah fit plaisir à Alexis : c’était un rire franc, pas de moquerie, et en plus, ça prouvait qu’elle n’avait pas peur d’elle. Peut-être, vraiment, pourraient-elles devenir amies. Mais si elle continuait à se concentrer là-dessus, elle finirait par être bizarre et par tout gâcher. C’était bien elle, d’agir comme ça. Elle rit aussi, plus légèrement et moins distinctivement, mais tout aussi sincèrement. « Ah non hein, parle pas de malheur, avec ma maladresse que je n’ai plus à te prouver, on va enchainer les catastrophes sinon ! Non mais au lieu de penser en exponentialité, si ça se dit je sais pas trop, pense en multiplication : deux négatifs, ça fait du positif ! Donc voilà, notre habileté à faire des bourdes dont les effets sont presque nucléaires changera en la même chose en positif. »

Elle rit à nouveau, en étant un peu plus audible cette fois. Elle racontait vraiment n’importe quoi. Mais c’était… plaisant, de pas avoir à contrôler les choses stupides qui lui passaient par la tête. Peut-être que finalement Savannah la regarderait avec des yeux ronds comme une soucoupe et lui dirait qu’elle était folle mais… Non, elle était un peu en confiance, là, et elle avait pas peur de dire les idioties qui lui passaient par la tête. Et puis… Et bah, si elles devaient finalement plus se parler, bah, tant pis. Elle avait l’habitude. Elle comptait pas laisser le moment être gâché par sa peur et son pessimisme : peut-être qu’elle était juste parano, ou peut-être pas, mais de toute façon, elle pouvait rien prévoir. Ca se passerait comme ça devrait et puis voilà.

Une pointe d’envie naquit, quand elle dit que son beau-père était comme son père. Ca faisait combien de temps qu’elle avait plus vu son… son père ? Oui, son père, même s’il l’avait adopté, c’était tout comme s’il l’était. C’est pas comme si elle connaissait son vrai père de toute façon… « C’est chouette, c’est cool d’avoir quelqu’un comme ça. Tu le connais depuis longtemps ? Et… Je veux pas faire de boulette, mais, ton vrai père, il est où ? » Elle se mordit la lèvre. A coup sur, elle aurait pas du demander… Elle savait que c’était pas simple en plus ! Elle avait pas son père non plus. « Je suis désolée, je… j’aurai peut-être pas du demander, je veux pas te mettre mal à l’aise, ou te rendre triste, ou te blesser… »

Elle s’empressa de rebondir sur la stupidité des gens : au moins, pas de risque d’aborder un sujet qui pouvait gêner Savannah là ! Enfin, elle espérait. Enfin, elle verrait. Enfin, elle pouvait qu’essayer, de toute façon. « Elle est dans notre lycée, en plus. Mais bon, je la vois pas trop… J’essaye de l’éviter. Belle façon de formuler qu’elle séchait parce qu’elle avait peur de la voir, et peur qu’elle essaye de la frapper et de l’embrasser encore. De toute façon, elle est conne. Elle boit beaucoup, elle fume aussi, et pas que des cigarettes. Elle a même essayé de m’embrasser et tout aussi un jour… C’est pour ça que je vis plus là-bas. »

D’une certaine manière… Elle se voyait mal lui dire qu’elle dormait chez des gens qu’elle connaissait pas en leur absence, ou dans la forêt. Savannah penserait surement qu’elle avait été ailleurs, dans une vraie maison, ou quoi. Mais bon, au pire, peut-être, plus tard, elle pourrait lui dire la vérité. Peut-être même qu’elle pourrait avoir une vraie maison, enfin un appartement, à elle, ou vivre avec son frère, et un travail, et plus avoir besoin d’aller au lycée. Elle était majeure dans, quoi… quatre mois ? Ca en faisait plus qu’elle vivait seule, se nourrissant et subsistant de façon pas très légale, elle pouvait tenir, sans aucun doute. Mais bon… « J’en connais qu’une. Enfin deux, mais le deuxième je le connais pas vraiment et puis Roxane elle veut pas vraiment que je sois en contact, elle dit que je suis pas prête. Et je la crois. Et en plus, je suis trop nulle. En fait, j’en ai vu un récemment, dont madame Doyle – quelqu’un qui a travaillé pour mon frère quand… quand nos parents ont disparu -, m’avait donné le numéro. Il s’appelle Camille. Je croyais que c’était une femme, j’ai demandé au barman si madame Camille était venue… Trop la honte. Mais enfin voilà… Et je suis d’accord, une luciole c’est plus discret. Tu t’imagines, je fais pas exprès et je me transforme en tigre ici ? L’horreur. Mais bon, Roxane elle m’apprend à contrôler. Et à repérer les gens comme moi ou ta famille avec l’odorat… Enfin ça doit te faire bizarre tout ça. A moi aussi. »

Elle parlait trop, mais elle le faisait pas vraiment exprès. Elle était tellement enthousiaste d’avoir quelqu’un de son âge avec qui elle pouvait parler de tout ça, sans contrainte… Enfin, y avait-il des contraintes ? Peut-être que c’était dangereux de lui en parler ? Mais elle savait pas beaucoup en même temps… Juste un peu sur la façon de se comporter des loups, et encore… « Je veux bien te croire. Moi mes parents, enfin ils m’ont adoptée mais c’est tout pareil pour moi, j’avais peur quand ils m’ont vue revenir comme ça… En luciole, pas en tigre. Ils m’ont acceptée mais… C’était pas toujours facile. Mais ça doit être dur pour toi… J’ai une amie louve, elle m’a parlé de leur façon d’être, et je comprends pas trop, mais je comprends que ça soit étouffant. Ils… Tu leur as dit ? Vous êtes combien ? »

Elle reprit son souffle – à trop parler trop vite, elle avait du mal à contrôler sa façon de respirer -, se laissant le temps de réfléchir. Elle était touchée, que Savannah lui dise qu’elle était là si elle voulait alors qu’elles se connaissaient à peine mais… Elle voulait pas lui faire peur ou la faire fuir, ou même qu’elle soit triste pour elle. « Je… C’est pas que je veux pas, mais… J’ai peur que tu aies peur, ou que tu sois triste, ou que tu sois trop gentille après avec moi parce que voilà… Mais ça fait longtemps, c’est… passé, un peu. »

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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Mar 4 Mar - 15:18

J’hochais la tête en souriant. Effectivement, il ne valait mieux pas trop penser poisse et pire mais plus chance et mieux. Alexis était sympa, du moins il me semblait et puis c’était rassurant de voir qu’il y avait d’autres filles de presque mon âge dont la maladresse frôlait le handicap. Heureusement, ça n’en était pas à ce point quand même. J’arrivais plus ou moins à canaliser mes deux pieds gauches et ma maladresse, autant que faire se peut en tout cas.
C’était chouette de pouvoir discuter comme ça avec quelqu’un qui ne me jugeait pas à cause de la personne chez qui j’étais censée vivre. Si on apprenait que j’avais provisoirement déménagé, je ne verrai plus le bout des moqueries, je le savais. Alors je le cachais et je rentrais toute seule. J’avais encore des copines mais je m’étais éloignée même si je faisais des efforts. Elles se doutaient presque toutes que je gardais des choses pour moi, des choses graves. J’avais beaucoup changé malgré tout depuis que j’avais croisé le chemin de cet homme et ce en dehors de tout ce que j’avais appris sur les loups, la meute. Même en dehors de ça, j’étais plus discrète encore qu’avant même si je donnais le change en souriant toujours autant.

Sans réfléchir quand elle me demanda où était mon vrai père, je répondis. Il revenait de plus en plus souvent dans mes pensées. Il me manquait plus que je ne le croyais ces temps-ci mais je savais que j’idéalisais ce qui aurait pu se passer s’il avait toujours été en vie. « Il est mort. Dans un incendie. » Je soupirais. « J’suis pas vraiment triste. Il me manque, c’est tout. T’inquiète pas comme ça Alexis. Tu pouvais pas savoir. »

Je préférais l’écouter parler de sa sœur, le genre pétasse que j’aimais pas, prête à tout pour attirer l’attention sur elle, y comprit humilier les autres. Je détestais ces gens-là. Oui, ok, ils avaient peut-être des raisons, ou peut-être pas. N’empêche... Chacun devait faire face à des difficultés et c’était pas une raison pour en rajouter. « T’as bien fait de partir. Ça craint comme attitude. Peut-être que tu pourrais venir un jour à la maison. » Si on y retournait... Si maman voulait bien...
La suite me fit ouvrir de grands yeux. Roxane ? La même Roxane que je connaissais ? Qui m’avait aidé à comprendre ce qui se passait en en disant assez pour me laisser deviner ? Mais j’étais pas au bout de mes surprises puisqu’elle parla de maman et de Camille. J’ouvrais la bouche comme un poisson hors de l’eau avant e me rendre compte que je devais avoir l’air complètement débile. « Attends... Roxane ? Une rousse ? Avec des cheveux long ? Super gentille ? Et Camille... un type hyper stressé et anxieux qui limite regarde toujours derrière lui ? Et tu parles bien d’Isadora Doyle ? » Beaucoup, beaucoup, beaucoup trop d’infos d’un coup. Woh... On connaissait les mêmes gens ? Ma mère l’avait aidée ?

Me ressaisissant, je hochais la tête. « Je leur en ai un peu parlé mais pour l’instant, c’est compliqué alors bon... On est trois, quatre avec mon beau-père. » Et cinq même si on comptait Johan mais j’avais encore du mal. La famille était bizarre, ça, c’était sûre.

Je souris encore en regardant Alexis. « T’en parleras si tu veux, quand t’en auras envie. C’est pas facile de parler... » Et je savais bien à quel point c’était dur.
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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Dim 9 Mar - 14:33

C’était… libérateur d’avoir une telle conversation. Une conversation normale. Sans faux semblants, sans devoir cacher ce qu’elle était, même si elle pouvait pas, n’osait pas, tout dire. Jamais Alexis n’aurait cru en avoir tant besoin, avoir besoin de parler à quelqu’un de son âge, et qui pouvait comprendre. Mais c’était si… compliqué. Elle aurait peut-être du demander à Roxane s’il y avait de jeunes métamorphes comme elle, et qui allaient au lycée. Mais en même temps, est-ce qu’elle aurait voulu les aborder, est-ce qu’elle en aurait été capable ? Si elle avait parlé à Savannah quelques minutes auparavant, c’était parce qu’elle avait encore fait une boulette, et elle n’aurait probablement pas osé le faire malgré l’envie qui la dévorait.

Elle ne le faisait pas vraiment exprès, mais sa timidité maladive, et son manque de confiance en son contrôle – même si c’était moins pire depuis octobre, depuis qu’elle s’entrainait avec Roxane -, avaient un grand impact sur ses difficultés pour les relations sociales. En même temps, elle n’avait pas vraiment fait ses premières années à l’école primaire comme elle aurait du, et avaient donc loupé tout ça… Elle soupira. C’était dur. Mais elle essayait. Et elle avait des gens qu’elle aimait. Et qui veillaient sur elle. Peut-être. Elle grimaça, en entendant Savannah lui dire que son père était mort. Zut. Elle aurait vraiment bien fait de se taire. « Je… Je suis désolée. C’est pas pareil mais le mien est mort aussi. Mais j’étais pas née. C’est, euh… Je suis pas comme elle, hein, promis. C’est ma mère qui l’a fait… Elle est, euh, folle. Du coup je l’ai jamais vue. Et puis mes parents adoptifs, ils ont disparu… Donc, je… Enfin, je comprends pas parce que c’est pas pareil, mais je suis désolée quand même. »

Elle baissa la tête. Devait-elle ajouter ce qu’elle avait appris sur ses parents ? Elle en avait envie mais… « Y’a quelqu’un qui m’a dit que mes parents étaient devenus des loups… Y’a… un peu plus d’un an et demi. Je… crois qu’ils m’ont abandonnée, qu’ils nous ont abandonnés, mon frère et moi. Je dis pas ça pour te faire me prendre en pitié, mais, bon, voilà, je sais ce que ça fait que nos parents nous manquent. Alors si tu veux m’en parler, je suis là. »

Oui, c’était ça. Elle avait parlé sans vraiment contrôler ses paroles, mais elle voulait vraiment juste dire ça. Parce que devoir affronter ça toute seule, c’était pas top. Alors si elle pouvait être là, si elle pouvait offrir son soutien… Elle le voulait. Elle s’était approchée dans le but de la prendre dans ses bras, mais… peut-être que ça mettrait l’humaine-qui-sentait-la-louve mal à l’aise. Elle rit légèrement, à l’idée de l’image qu’elle se faisait d’elle, incapable de se contrôler. C’était bizarre de la voir comme ça dans sa tête, même si ça n’était au fond que la stricte vérité. Son rire se tut et se mua en un grand sourire, quand elle l’invita plus tard, peut-être. Elle n’avait jamais, dans son souvenir, était invitée chez quelqu’un. Elle voulait… passer plus de temps avec elle ? « C’est vrai ? Ca… Ca serait trop bien ! Je… Je t’inviterai bien aussi mais… Elle baissa la voix, et s’approcha de Sav’ pour lui parler à l’oreille. J’ai fui, la famille où j’étais avec ma ‘sœur’, la méchante là. Je, j’habite vraiment nulle part. Des fois je dors dans la forêt. Des fois dans l’appartement de mon frère. Et euh… Des fois chez des gens quand ils sont absents, mais je range tout après. Et je casse rien, j’y entre en luciole. Et que des gens qui ont l’air riche, que rien leur manque si jamais… Je sais c’est pas bien. J’aurai pas du te dire ça. Elle était rouge pivoine – elle était vraiment trop conne. Elle aurait aussi pu lui dire qu’elle volait des choses pour les revendre pour pouvoir vivre, aussi, non ? C’est que… jusqu’à ce que je sois majeure. Que je puisse travailler. J’ai pas le droit là… Je veux pas te faire fuir, je… suis pas méchante. »

Heureusement pour elle, ses propres paroles stupéfièrent l’autre lycéenne, offrant là une porte de sortie à Alexis. Elle les connaissait aussi ? Ses… euh… Son amie, et madame Doyle et Camille ? « Oui c’est elle, elle m’apprend tout, elle est super ! C’est une renarde ! Tu la connais ? Et euh, j’avais plus peur de Camille que lui de moi, il avait l’air calme quand je l’ai vu… Mais c’est peut-être parce que moi je l’étais pas. Et je sais plus bien le prénom de madame Doyle… Mais elle a aidé mon frère à mettre les comptes de nos parents en ordre… Je, tu les connais ? »

Je hochais la tête comme elle, sans même le vouloir. « Quatre ? Ta maman, et tu as un frère ou une sœur ? C’est l’enfant de ton beau-père ou de ton père ? » J’acquiesçais à nouveau. « Promis, j’en parlerai si j’y arrive… Et si tu dis ça, c’est que pour toi aussi c’est dur ? T’es pas obligée, mais je suis là aussi si tu veux parler, d’accord ? »

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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Lun 10 Mar - 13:10

C’était bizarre de pouvoir parler comme ça. Bon, c’était un peu dangereux de le faire à l’école mais on avait encore un peu de marge avant que les cours ne commencent alors il fallait en profiter. Par contre, on ne pourrait pas éternellement squatter les toilettes des filles. On finirait par nous jeter dehors à grands coups de pieds aux fesses. On allait devoir finir par bouger. Je le proposerai après.
En tout cas, c’était cool de pouvoir parler comme ça et je pensais vraiment ce que j’avais dit. Je voulais l’inviter. J’espérais que ça ne serait pas à l’hôtel mais chez nous, notre vrai chez nous, avec Hayden mais on verrait bien.

J’aimais pas trop parlé du décès de mon père. J’aimais pas qu’on me plaigne en fait, du coup, j’en parlais que si j’étais obligée et encore. Une fois, à l’école, j’avais refusé carrément d’en parler. On m’avait envoyé chez le psy de l’école, une vieille chouette casse-pieds. Tout ça parce que j’avais refusé de faire une dissert’ en classe sur les parents. J’étais restée muette pendant toute la durée de l’heure, têtue comme une mule et maman avait été appelée par la direction. J’avais entendu maman s’énerver dans le bureau en leur disant que ça ne les regardait pas et que ça n’était certainement pas comme ça qu’ils m’aideraient.
Cela dit, je m’attendais pas vraiment à la suite. Son père aussi était mort. Pas de la même façon mais c’était moche, plus moche. « T’en fais pas... J’suis désolée pour toi aussi. C’est moche. Puis tu comprends quand même vu que t’as vécu un peu la même chose. » Pas pareil mais un peu, on pouvait se comprendre. En fait, j’aimais vraiment bien Alexis, j’voulais lui faire confiance. D’autant plus en apprenant que ses parents étaient peut-être devenus des loups. J’en parlerai à maman, si j’pouvais faire quelque chose... « Pas de souci. J’pourrai en parler à ma mère, elle en sait peut-être plus, sur tes parents adoptifs j’veux dire. » Qui ne tentait rien n’avait rien non ?

Je la vis s’avancer et moi, je n’hésitais pas, je la pris dans mes bras. C’était dingue ce que j’étais devenue plus... chaleureuse, tactile depuis un moment, alors qu’avant, je me contenais. On prend vite des réflexes mine de rien. Je m’écartais pour la laisser parler et lui dire que peut-être, elle pourrait venir une fois à la maison.
J’ouvris des yeux ronds quand elle m’expliqua comment elle vivait. Ça devait pas être facile. Je la jugeais pas, elle faisait comme elle pouvait, même si c’était pas conseillé. « Tu fais comme tu peux mais... tu peux pas demander à quelqu’un de t’héberger ? Ce serait pas plus facile pour toi ? » De ça aussi, je pourrai parler à maman. J’avais envie de l’aider...

En tout cas, j’étais pas au bout de mes surprises avec elle. On connaissait quelques personnes, les mêmes, mieux, elle connaissait ma mère, un peu. Et je comprenais mieux pour le vol... Roxane devait lui apprendre. Bon, je l’avais couverte une fois mais y avait mieux quand même non ? Enfin, ça, j’allais pas le dire. « J’ai aidé Roxane y a pas longtemps et Camille m’évite pour je sais pas quelle raison. J’ai l’impression de lui foutre la trouille. J’ai jamais mordu personne pourtant. Et Isadora Doyle... C’est ma mère. C’est trop bien si tu la connais, ce sera plus facile pour t’inviter à la maison ! » Optimiste, je l’étais parfois. Bon, je supposais que ce serait pas forcément facile de faire dire oui à maman pour qu’elle vienne une fois mais y avait moyen quoi.
« Y a ma mère, mon demi-frère et ma demi-sœur. Maman les a eus avec son ancien copain. Puis y a mon beau-père. J’me suis pas comptée en fait. » J’hochais la tête en souriant ensuite. « T’inquiètes, ça marche. Par contre, on devrait aller continuer de parler ailleurs. On va finir par se faire engueuler si on bloque les toilettes trop longtemps. On a encore un peu de temps, suis-moi, j’connais un endroit tranquille, personne y squatte jamais. » J’allais rouvrir la porte et je sortis comme si de rien n’était. Personne attendait, heureusement sinon, on aurait eu des problèmes.
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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Ven 14 Mar - 21:18

Je me sentais… bien. Aussi incroyable que ça puisse sembler – que ça puisse me sembler. Etait-ce de parler, de sentir que je pouvais avoir confiance en quelqu’un et que tout se passerait bien, que là, enfermée dans des toilettes, je me sentais en sécurité et loin de tout – ma malédiction, mes parents disparus, mon frère inquiet, ma peur d’Alois, de la PES, de blesser quelqu’un ? Sans réfléchir, je me mis à rire à cette idée. C’était tellement idiot !

« Je suis désolée, c’est juste que… Je me suis dit que je me sentais bien, là, dans des toilettes, et en sécurité, et que je te faisais confiance, et on est dans des toilettes, et c’est un peu ridicule. Et je parle trop, encore, pour dire des choses inutiles. »

J’ai eu du mal à dire ça, ma phrase entrecoupée de mon fou rire incontrôlable, je ne savais même pas si Savannah avait pu en comprendre le moindre mot ou non. J’inspirais et expirais grandement, de manière un peu exagérée peut-être, comme pour éloigner la crise de rire, coriace et persistante et qui ne semblait pas vouloir partir, parce que l’absurdité de la situation dans laquelle nous étions me revenait en tête en permanence, et davantage encore la façon un peu risible donc je la considérais. Je relevais la tête, que j’avais baissée sans même m’en rendre compte, en l’entendant, quelque peu surprise. Comment elle faisait, pour trouver les phrases nécessaires pour que j’arrête de me faire des nœuds dans le cerveau, et de paniquer ? En fait, elle aussi, elle était spéciale.

« Oui, c’est vrai, t’as raison. Tu sais quoi, Sav’ ? T’es peut-être pas comme ta famille ou comme moi, mais t’es spéciale et c’est même pas un truc qu’on t’a donné comme à nous, c’est juste toi, et ça c’est chouette. Tu as ton propre super pouvoir : tu sais trouver les mots justes, quand il faut. C’est super. Tu me fais penser à un roman que j’ai lu, à son héroïne même. Elle était surnommée Lyra Parle d’Or, parce qu’elle savait parler comme il fallait. Eh ben toi, t’es Savannah Parle d’Or ! Mais promis je t’appellerai pas comme ça devant les autres, ils seront trop bêtes, ils comprendront pas. »

Je me taisais, en l’entendant proposer de demander à sa mère. Est-ce que c’était nécessaire ? Charlie m’avait dit qu’elle comptait enquêter. Mais… Peut-être qu’elles avaient pas la même influence, les mêmes connaissances ? Et la maman de Savannah était maman, elle… elle aurait peut-être une bonne influence sur eux, les convaincrait peut-être de revenir auprès d’elle et d’Elliott, non ? Elle avait des enfants, elle devait savoir combien c’était important. « Je… je veux pas l’ennuyer, elle a peut-être autre chose à faire… Mais si elle peut, ça, ce serait gentil… Mais… J’ai peur qu’ils veulent plus de nous, parce que… bah… ta maman, elle est restée avec toi, même si elle était louve, non ? Alors… Pourquoi eux… Pourquoi ils reviennent pas, alors que ça fait… un an et demi ? »

J’y pouvais rien, et j’aurai voulu le cacher et pas me trahir comme ça, mais les larmes m’étaient montées aux yeux, qui étaient humides. Je pleurais pas, mais ça ne saurait tarder. Si elle avait senti que je voulais la prendre dans mes bras, ou ma détresse, je le saurai pas, mais je la serrai dans les miens quand même, appréciant le geste et le réconfort que ça m’apportait. Elle s’écarta, et ses yeux ronds m’arrachèrent une grimace embarrassée. Pour sûr qu’elle était surprise, mais ce qu’elle dit ensuite me soulagea un peu… Elle me disait pas que j’étais stupide, ou folle, ou quoi, même si elle trouvait que c’était pas forcément le mieux, mais elle me jugeait pas. C’était… cool. « Je… Je vais chez des gens des fois. Des amis. Y’a même des loups. Je sais pas si tu les connais. Charlie et Hayden. Et chez mon frère aussi. Mais c’est petit. Et des fois dans la maison de mes parents qui est à nous maintenant. Mais c’est euh… Grand et vide. Et j’ai peur… J’ai peur que si je reste au même endroit, on me retrouve, et euh… Qu’on me remette chez Alois. Je sais pas trop quoi faire. » J’avais pris une toute petite voix, je n’aimais pas vraiment reconnaître que j’avais peur, en vrai.

C’était à mon tour d’ouvrir grand les yeux. « Je… C’est ta maman ? Si on m’avait dit ça, j’aurai pas cru… Et en plus tu connais Roxane, et Camille ! Mais, c’est bizarre pour Camille, il a été très gentil avec moi. Il s’est même pas moqué quand j’ai cru que c’était une fille. Il a peut-être peur de ta maman ? Non ? » Pourquoi il aurait peur de sa maman ? J’en savais trop rien, je savais même pas trop pourquoi je disais ça, mais bon. Je réfléchissais juste à une raison, même si je réfléchissais pas trop bien.

« C’est bien d’avoir une grande famille comme ça, non ? Ils ont quel âge ton frère et ta sœur ? Ca doit être bien d’avoir vécu avec eux tout le temps, non ? » J’étais un peu jalouse… J’adorais Elliott, mais je l’avais connu que trois ans, en vrai, un peu plus peut-être mais pas beaucoup. Et… mon enfance, même enfermée, aurait peut-être été moins solitaire, si j’avais eu un frère ou une sœur comme moi, avec moi. Même si nos grands-parents nous auraient pas aimés. Mais… Si j’en avais eu, il ou elle aurait été triste, peut-être, et malheureux, et pas bien ? Et ça… Ça je crois que ça m’aurait rendue beaucoup trop triste. Mais j’aurai pu veiller sur lui ou elle peut-être non ?

Elle parlait d’aller ailleurs, pour pas bloquer les toilettes et se faire engueuler, et j’accueillais la distraction de manière un peu trop enthousiaste peut-être, mais même si je les avais effacées bien vite, j’avais encore sur les joues les traces des quelques larmes que je n’avais pas pu retenir quand j’avais parlé de mes parents qui nous avaient abandonnés – que j’espérais que Savannah verrait pas, même si c’était impossible -, et je voulais pas repleurer. J’avais pas à lui imposer ça, et à la rendre peut-être triste, ou gênée, ou quoi. « Je te suis. » Je fermais mon sac rapidement, et sortis, bien moins naturelle qu’elle.

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MessageSujet: Re: Es-tu... comme moi ? [Livre II - Terminé]   Lun 17 Mar - 13:05

En toute franchise, là, je me demandais pourquoi Alexis était en train de rire. Et quand elle me dit pourquoi, je ris franchement aussi. « J’trouve pas ça ridicule. Tu sais, on peut parfois se sentir à l’aise dans des endroits un peu bizarres. Ça n’a rien de dramatique. Et arrête de dire que tu parles trop. Des fois, ça fait du bien. » Avec Sarah, j’avais bien trop parlé nan ? Alors bon, ça n’avait rien de dramatique. Bon, j’avais dû attendre qu’Alexis rigole moins pour lui répondre, sinon, elle n’aurait rien compris.
Je souris quand elle me dit que j’étais spéciale. J’trouvais pas. Et puis pour les emmerdes que ça m’avait apportées, ça craignait plutôt d’être spéciale. Bon, ça, j’allais pas le dire à Alexis vu qu’elle était du genre à flipper pour n’importe quoi. « J’sais pas vraiment si ça marche à tous les coups. J’te jure que ça marche pas du tout sur mon frère et ma sœur et ça marche encore moins sur ma mère. » Le bouquin dont elle parlait, je l’avais lu. J’aimais autant la lecture que la musique. J’avais lu un paquet de trucs même si certains livres ne m’intéressaient pas vraiment. « Tu peux m’appeler comme ça, je m’en fiche. Et puis on s’en fout un peu des autres. Mes copines comprendront pas non plus mais j’pense pas qu’elles seront jalouses. En tout cas, je l’ai lu ce bouquin. »

La suite, je m’y attendais pas franchement, si bien que je la laissais parler de sa famille, des loups, de la façon dont elle vivait. J’arrêtais pas d’entendre des noms que je connaissais et franchement, je savais pas trop si j’devais m’affoler ou non. Bon, c’était peut-être pas les mêmes personnes mais quelque part, j’me doutais bien que si. Je pris une grande inspiration pour répondre à tout ça. « J’en parlerai à ma mère et on verra bien ce qu’elle dira ? Il faut essayer. Je sais pas pourquoi ils sont pas revenus mais peut-être que quelqu’un pourra répondre à ça. Quant à la façon dont tu vis. Si ça te va comme ça... tu sais, je vois pas le problème. Bon, c’est sûr que c’est pas génial mais tu fais comme tu peux quoi. J’vais te donner le numéro de quelqu’un de génial après. Elle, elle pourra peut-être t’aider pour tout ça. Bon, c’est pas vraiment son travail mais elle t’aidera sûrement, même un peu. Elle s’appelle Sarah. » J’enchaînais encore, histoire de répondre à tout, parce que bon, si on connaissait les mêmes personnes, ce serait peut-être plus facile quoi. « Je connais une Charlie. Enfin... pas vraiment. Elle est venue nous expliquer son travail un jour et je lui ai posé des questions puisque c’est une artiste. J’sais pas si c’est la même. Puis pareil, je connais deux Hayden. Mon beau-père et le gars qui m’a aidé dans la forêt. Même si lui, j’le connais pas vraiment non plus. Roxane est gentille, elle a pu me rassurer et puis Camille... J’crois qu’il a peur de parler de trop de trucs devant moi. Mais ça, j’ai l’habitude. Peut-être de ma mère aussi en fait. »

Je soupirais concernant la famille. En ce moment, c’était pas si génial que ça. On vivait à l’hôtel, mon frère semblait m’en vouloir pour je ne savais pas quelle raison et évidement il ne voulait rien dire, je n’avais pas vu vraiment Hayden depuis un moment. Bref... C’était pas la joie. « Mouais... parfois c’est cool, parfois non. » J’avais pas envie de vraiment m’étendre sur le sujet. « Ils ont sept ans. »
Heureusement, Alexis accepta qu’on sorte de là ce qui me donnait une bonne raison de ne pas en dire plus. Je me dirigeais donc tranquillement vers l’endroit dont je lui avais parlé juste avant sauf qu’un de mes professeurs m’appela sur le chemin. Je jurais entre mes dents même si c’était mal. « Désolé, faut que j’y aille... » Je griffonnai vite fait mon numéro sur un bout de papier et celui de Sarah. « Tu peux m’appeler quand tu veux. Et pour Sarah, tu verras, elle est super gentille. J’suis sûre qu’elle peut t’aider. » Je filais ensuite avant de me faire engueuler. Certificat ou pas, certains profs commençaient à croire que je séchais les cours ce qui était totalement faux.
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