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Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Lun 3 Fév - 13:33

    J’ai le souffle court, la respiration plus haletante et mon cœur qui veut s’arracher de ma poitrine et qui pourtant, est faible. La douleur est transcendante, je traine ma jambe tant bien que mal et pli mon bras gauche qui est tout aussi ensanglanté. Je n’ai pas beaucoup de temps, pas beaucoup le choix non plus. Je sais où je vais. Le chemin me paraît interminable depuis que j’ai quitté les bois. A chaque pas pourrait m’arracher un cri, sauf que je suis entre le conscient et l’inconscient. J’ouvre la bouche mais rien ne sort alors que ma main droite se pose sur un mur pour m’éviter de tomber. Les rues sont sombres et je fais en sorte de prendre les petites ruelles inhabitées, désertes. Je n’ai plus la notion du temps et ma vision me fait voir mon entourage différemment, comme si j’étais dans une autre dimension alors que mon champ de vision se rétrécissait petit à petit, devenant flou parfois alors que je ne veux pas céder dans l’inconscience. Une volonté d’acier me permet de continuer alors que ma main quitte le mur, laissant une trace de mon passage. Si j’avais croisé une personne, elle aurait été terrifiée de me voir dans cet état. Les vêtements déchirés, le sang qui s’écoulait toujours de mes deux plaies les plus profondes à ma cuisse gauche et mon bras gauche, puis d’autres écorchures, griffures sur mon corps. J’avais les bras nus et on pouvait fort bien constater les dégâts. Je suais et étais de plus en plus pâle. Pour sûr, j’étais très mal en point. Et pourtant, je continuais ma route jusqu’à arriver à un immeuble.

    Je ne me posais pas la question de prendre les escaliers ou l’ascenseur. C’était juste le chemin de la mort si je prenais les escaliers. J’appuyais sur le bouton, priant pour que personne ne me vois alors que je n’étais pas véritablement conscience de mon entourage. La douleur n’est plus que superficielle, je m’habitue… ou perds peu à peu conscience ? Je n’entends pas le gling des portes lorsqu’elles s’ouvrent. J’entre à l’intérieur et me pose sur une des parois alors que je me sens de plus en plus partir. Je tente de lutter contre mes paupières qui veulent se fermer. L’ascenseur s’arrête, je suis presque soulagée même si je me demande comment elle va prendre la chose. Va-t-elle m’aider ? Au final, je ne lui faisais pas confiance, mais à qui d’autre me tourner ? Je ne voulais pas aller à l’hôpital, et si je provoquais un incendie incontrôlé ? Impossible. Je ne voulais pas finir séquestrée. Jamais. Je me hisse dans le couloir, voyant la porte au fond qui m’intéressait. Le chemin me parut long de dix kilomètres au moins, avant que ma main droite ne se pose sur la porte. Je ne lâchais pas prise tout de suite, peut-être que la porte ne s’ouvrirait pas, peut-être qu’elle ne m’entendrait pas parce qu’elle n’était pas là. J’essayais de réunir toute la force qui me restait pour taper sur la porte plusieurs fois, avant que je ne vacille et que j’atterrisse sur le mur d’à côté plutôt violemment. Je lâche totalement, je n’en peux juste plus de résister. La douleur est telle que mon inconscient prend le dessus. Je glisse sur le mur pour m’effondrer au sol, assise, à moitié consciente alors que mes paupières se ferment doucement.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Mer 5 Fév - 13:50

Un début de nuit pas banal venait de s’écouler… L’image de son collègue humain, à voir un mort sortir d’une tombe, restait ancrée dans sa tête. Bon, il n’avait pas mis longtemps à réaliser qu’il s’agissait d’un vampire aussi désireux qu’elle de se jouer d’eux, mais la minute de peur et d’incertitude qui avait succédé à sa découverte valait toute la supercherie. Au delà de ça, elle n’avait eu que peur à faire au cimetière : creuser des tombes ne lui prenait que peu de temps, avec sa rapidité, et peu d’enterrements avaient lieu prochainement. Le reste ? Pas de son ressort. Pas ce soir du moins, elle n’avait aucune envie de faire de la paperasse barbante – ses collègues lui refilaient le sale boulot extérieur, elle leur laissait celui-là.

Elle était donc rentrée chez elle, trop pleine de terre à son goût, et s’était fait couler un long bain, qu’elle appréciait avec un verre de sang en main. Ou du moins essayait-elle de faire fi de l’horrible odeur de ce sang synthétique, ce Tru Blood sans saveur, pour profiter du moment de détente qui s’offrait à elle, se concentrer sur l’huile essentielle de plantes qu’elle faisait brûler, sur la douce musique classique qui emplissait l’appartement entièrement insonorisé. Rien n’aurait pu, rien n’aurait du, perturber ce paisible interlude dans la vie de la vampire. Mais l’univers fonctionne de manière bien curieuse, pour qui croit pouvoir le contrôler. Ca n’était pas le cas de Freyja, habituée en plus d’un siècle d’existence à composer avec les aléas de la vie.

Aussi, quand elle sentit l’odeur de sang plusieurs étages au dessous et devenir plus forte jusqu’à ce que les pas de la personne à qui elle appartenait s’arrêtent devant sa porte. Elle sortit en vitesse de son bain, revêtant un peignoir translucide pour aller devant celle-ci, tout en entendant que l’on y frappait, de manière imperceptible pour quiconque n’avait pas l’ouie aussi fine qu’un vampire. Elle ne perdit pas de temps pour ouvrir, pas le moins du monde gênée de se présenter aussi finement vêtue qu’avec la robe de chambre qui laissait voir beaucoup de ses formes sur son pallier. Il y avait plus important. Comme la semi démone qu’elle reconnut au premier coup d’œil, se vidant de son sang sur son pallier.

Sans réfléchir, elle la souleva alors qu’elle étaizt à demi inconsciente, et la déposa sur le canapé de son appartement. Elle était plutôt mal en point. Elle n’y survivrait surement pas, si Freyja ne faisait rien. Mais cette dernière était reluctante… Ca n’avait pas tellement d’importance, pour elle, de donner son sang, mais… Elle ne savait pas l’effet que ça pourrait avoir. Ni sur elle, ni sur Aliénor. Elle soupira, avant de finalement s’ouvrir le bras en se mordant elle-même. Avait-elle vraiment le choix ? Elle n’avait plus qu’à espérer que, malgré le manque de confiance évident entre elles deux, Aliénor n’en profiterait pas, et n’abuserait. Elle n’avait pas de force pour le moment, mais elle la retrouverait vite.

La vampire plaqua la plaie béante sur la bouche de la jeune femme, et la laissa avaler suffisamment de sang, cessant par moment de l’abreuver pour qu’elle puisse déglutir correctement. Soupirant, elle finit par retirer son bras, et fixer son interlocutrice qui avait nettement meilleure mine.

« Et si tu m’expliquais maintenant ce qui t’est arrivé, pour que tu te traines avec difficulté jusqu’à chez moi, dans cet état ? »

Feindre l’indifférence quant au fait qu’elle venait de lui donner de son sang, ignorer cet état de fait, c’était tout à fait Freyja. Ne pas réfléchir aux implications pour le moment, repousser ça à plus tard, attendre et voir.

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Sam 8 Fév - 18:34

    J’étais entre la vie et la mort. Oui c’était bien cela. Ma vue se brouillait petit à petit alors que j‘avais l’impression de me détendre, de céder à ce que mon inconscience prenne le déçu. J’avais l’impression que je n’allais pas mourir, que j’avais trouvé l’aide qui me fallait. Sauf que je n’étais même pas sûre à cent pour cent que Freyja soit chez elle. Elle aurait pu être n’importe où. N’importe où sauf à son appartement. Je me demandais si la porte allait s’ouvrir avant que je ne sois déjà emporter dans les abysses, évanouie car l’organisme était bien fait. J’avais lutté plusieurs heures déjà alors que j’aurai pu m’écrouler déjà dans les bois, à la merci de ce loup. Au final, je me demandais comment j’avais réussi à faire tout cela. Etait-ce parce que je n’étais qu’à moitié humaine ? Avais-je plus de force ? Je n’en savais trop rien, et je ne pus réfléchir davantage. Mes yeux se fermèrent et mes oreilles perçurent le bruit de la poignée de porte avant qu’elle ne s’ouvre. Je n’étais qu’à moitié parti, à moitié consciente alors que mes paupières ne veulent plus m’écouter. J’essaie en vain de les ouvrir, mais je n’y parviens pas. J’ai l’impression de flotter… me portait-elle ? En même temps, je ne m’imaginais pas marcher, je ne sentais plus mes jambes, ni même mon bras atteint, ni même mon corps. J’avais l’impression de ne posséder qu’une tête, extrêmement lourde qui plus est. Je ne savais pas si elle pourrait voir que c’était des morsures que j’avais, mais j’étais certaine que je lui devrais des explications. Comment ne pas le lui en donner alors que je demandais son aide ? Et puis pas n’importe quelle aide.

    Le goût ferreux emplit ma bouche soudainement. Je le sens couler dans ma gorge lentement et j’ai soudainement plus chaud. Au fur et à mesure que ce liquide coule dans ma bouche, j’ai l’impression qu’il parcoure tout mon être, tous mes membres, englobant le départ même de la douleur intense que j’avais à ma jambe et à mon bras pour ne plus rien ressentir. Seulement un espèce de tiraillement. Je me sentais mieux, beaucoup mieux et aussi plus forte, revigorer. J’en aurais bu plus si elle n’avait pas retiré son bras. Mes paupières s’ouvrirent brusquement alors que je me redressais tout aussi rapidement en toussant quelque peu. Je ne pouvais pas avoir un air de dégoût, parce que j’avais aimé ce goût et ce que son sang m’avait procuré. Mon dieu… je savais quel pouvoir ils possédaient en eux. Alors que j’ai l’impression de me perdre dans mes pensées, c’est sa voix qui me tire de mes songes. Ma tête se tourne pour mieux l’apercevoir et constater qu’elle était… presque à poil. Je me regardais ensuite alors que j’avais peur que l’on voit mes cicatrice, surtout celles qui se voyaient vraiment bien, dans mon dos et celle sur mon sternum. Mais je ne vis que le sang et les parcelles de peau que l’on voyait on ne pouvait distinguer quoi que ce soit. J’étais à moitié rassurée. Maintenant, il fallait que je lui donne des explications. Je basculais lentement et l’une après l’autre mes jambes, constatant de ce fait que la douleur avait disparu, une simple gêne alors qu’à mon avis il restait un petit quelque chose. Les blessures superficielles étaient parties rapidement, mais les deux plaies plus profondes n’avaient pas guéri totalement, même si j’étais certaine que je pouvais marcher à présent. Je n’avais plus mal à la tête également, je ne me sentais plus éprise de cette intense fatigue. Non, j’étais bien… fort bien.

    « J’ai croisé un loup dans les bois et il ne m’a pas loupé. Il m’a pris en chasse et j’aurais été son dîner si… » je me stoppais, alors que j’allais essayer de trouver une idée, pur réflexe alors qu’elle savait pour moi. « Je n’étais qu’une simple humaine. Je pense que j’ai eu de la chance aussi. Et je n’ai pensé qu’à toi pour ma survie. J’imagine que ce n’était pas ce à quoi tu t’attendais ce soir, mais je n’ai pas vraiment eu le temps pour réfléchir. » je fis de nouveau une pause alors que je la trouvais assez lasse. « Je peux m’en aller cependant, je suis capable de marcher correctement grâce à… » Je ne finissais pas ma phrase, essayant de ne pas me souvenir de ce goût si onctueux alors qu’en vérité je trouvais ça répugnant. Pourtant, je ne pouvais pas penser dans ce sens. Je ne savais pas comment je devais être, heureuse ou complètement gênée et honteuse ? Je comprenais désormais le sens du mot drogue lorsqu’on parlait du sang de vampire. C’était peut-être aussi pourquoi Nath, mon frère, n’était toujours pas rentré…
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Sam 8 Fév - 20:23

HJ :
 

Il ne fallut que peu de temps, pour que le sang fasse effet. Il avait donc les mêmes propriétés sur les semi-démons que sur les humains. En même temps, ils n’étaient qu’à moitié démoniaques, et de l’autre côté à moitié humain, ça n’était donc pas une grande surprise. Les interrogations de Freyja ne résidaient, de toute façon, pas dans cet état de fait. Définitivement pas. Non, ce qu’elle cherchait à savoir était si l’attraction était aussi puissante que pour les humains. Aliénor aurait-elle autant envie qu’eux de boire son sang à nouveau ? Serait-elle aussi attachée à cela ? Surement pas. Sa condition limiterait probablement l’effet, s’il ne le faisait pas disparaître. Ce qui était fait était fait, dans tous les cas, et il n’aurait pu en être autrement. Dans l’attente que la blessée aille moyen, elle serait presque retournée dans son bain, y entrainant Aliénor avec elle… L’eau chaude l’aurait délassée, pendant que le sang faisait son effet, et elle aurait pu profiter elle-même davantage de son moment de détente. Cela lui aurait aussi permis d’observer plus attentivement les blessures de la semi-démone, et de voir s’il serait nécessaire de lui donner plus de sang. Mais elle attendrait un peu avant de le lui proposer. Les explications, déjà. Et qu’elle sorte de son état comateux. Elle n’allait pas la soumettre à la surprise de se retrouver immergée, elle ne savait pas ses résistances.

Il ne lui fallut que peu de temps pour qu’elle s’extirpe de sa torpeur, et réponde au sang qu’elle lui donnait. Ses lèvres s’étaient refermées sur son bras, le buvant comme avec envie et délectation. Si Freyja le sentait, elle n’en dit rien. Cela n’avait d’intérêt pour aucune d’entre elles, et l’amener sur le sujet ne servait donc pas. Elle referma la plaie, pendant que la plus si blessée se mettait à l’aise – ou le plus à l’aise possible, étant donné son état. Elle sentait encore le sang, et pas seulement le sang séché qui provenait des plaies maintenant refermées. D’autres devaient être encore ouverte, même si elles n’étaient probablement pas fatales. Freyja soupira, se pinçant l’arrête du nez. « Il va falloir que je te donne d’autre sang. Toutes tes plaies ne sont pas refermées, je le sens. Tu ne dois pas être sans savoir que je ne suis pas la seule vampire dans cet immeuble. Il est hors de question que tu attires les autres par l’odeur alléchante qui découle de toi. » Elle y allait sans cacher la vérité : oui, le sang d’Aliénor l’attirait. Pas davantage que celui d’un humain normal, mais c’était un fait. Elle n’évoquait pas la possibilité de boire son sang elle-même, plutôt que de le laisser à un autre vampire, mais elle ne l’excluait de toute évidence pas. La frustration de ne consommer que du Tru Blood l’y incitait, mais pas uniquement.

Elle écouta attentivement ses explications, sachant que l’autorisation de lui redonner son sang viendrait après. Chaque chose en son temps. Elle lui dévoilait ce qui lui valait d’être dans cet état, la vampire acquiesçant silencieusement d’un mouvement de tête, au fur et à mesure de son discours. « Tu as bien fait. Je ne m’attendais certainement pas à devoir te nourrir de mon sang, non, dit-elle un léger sourire sur les lèvres ayant bien compris la gêne de la semi-démone en ce qui concernait le fait de s’être abreuvée sur elle. Cela l’amusait, et lui plaisait. Elle savait la défiance naturelle entre elles deux, et elle ne l’oubliait clairement pas, mais voir l’effet qu’elle lui faisait la ravissait indéniablement – même si cela ne venait que de son sang, mais tu as bien fait de venir ici. Nul autre vampire ne t’aurait aidée, et tu aurais succombé à tes blessures. Tu es suffisamment intelligente pour l’avoir su toi même, sans quoi tu ne serais pas venue ici, alors ne m’en veux pas de ne pas prendre de pincettes. Pas plus que je n’en prendrais en disant que vous êtes l’ennemi public numéro un, et que c’est la raison pour laquelle tu n’aurais eu d’aide d’aucun de mes congénères. Ce sont des choses que tu sais aussi. »

Elle fit une pause volontairement, la satisfaction suite à ce qu’elle allait dire allant crescendo en elle, quoi qu’elle n’en montre rien. Cela, Aliénor ne pouvait s’y attendre. Et cela ne lui plairait probablement pas. D’autant qu’elles n’étaient pas amies, et encore moins plus que cela. Elle passa du bon temps autour d’une boisson ensemble, mais pas davantage. L’idée de choquer la semi-démone amusait grandement Freyja. « Il faut aussi que je te débarrasse du sang qui reste sur ton corps. Refermer les ouvertures sur ton corps ne suffira pas, l’odorat d’un vampire n’est plus à prouver, surtout en ce qui concerne le sang. Deux solutions s’offrent à toi pour ça. Tu sais que tu as besoin de mon aide, tu ne pourrais atteindre toutes tes cicatrices et toutes les traces de ton sang seule. J’étais dans un bain, quand tu es arrivée. Nous pouvons y retourner toutes les deux, et je te nettoierai. Ou je peux le récolter directement sur ton corps, et en profiter… Dans les deux cas, nous en serons gagnantes. » Un sourire carnassier avait pris place sur le visage de Freyja, et légèrement avide de sang. La perspective de s’abreuver dignement l’attirait beaucoup, et le faire sur la semi-démone n’était pas pour la rebuter.


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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Dim 9 Fév - 22:12

    J’avais aimé ce contact, et même si je pouvais le nier verbalement, Freyja aurait certainement dû sentir la prise que j’avais eue à son bras. Mes lèvres enroulant et englobant totalement sa plaie pour ne laisser une seule goutte passer au travers de ma bouche. Sur le moment, cela ne m’avait pas répugné, c’était l’après-coup qui était difficile. Mais c’était nécessaire, sinon j’aurais succombé à mes blessures. Et je ne pouvais me tourner que vers elle, qui d’autre ? A l’hôpital j’aurais bien trop peur de créer un incendie si jamais la douleur me provoquait une vague de puissance, que je sentirais sans doute trop tard. Là, avec son sang, j’étais rétablie en même pas quelques minutes. Je sentais encore des tiraillements, preuve qu’intérieurement tout n’était pas bien cicatrisé. Seulement je ne pouvais lui prendre davantage. Ce pourquoi je lui fis une mine étonnée lorsqu’elle me disait qu’il m’en faudrait plus. Pardon ? Non ça irait très bien comme ça, je ne voulais pas devenir accro et qu’elle puisse par la suite me trainer comme son pantin. Je l’appréciais juste pour nos échanges et nos beuveries, ça n’allait pas plus loin. Cependant, ce qu’elle dit par la suite, je ne pouvais me résoudre à ne pas être d’accord avec elle. C’était tout à fait vrai, et si elle m’avait senti, sûrement d’autres.

    « Alléchante ? Ben pour ce soir ça ira les blessures, alors j’aimerais que tu t’abstiennes de ce genre de commentaire. Et puis si quelqu’un vint frapper à ta porte, tu sauras pourquoi non ? Tu pourras dire que tu es en plein repas, mentir comme bon te semble si jamais un vampire m’a flairé. » Je fis une pause. « Sauf qu’on est légèrement censé être en traité de paix, non ? Boire du sang humain est interdit, tout ça… »

    Je m’arrêtais, alors qu’elle me mettait tout à coup mal à l’aise. Je savais très bien que le traité ne valait rien, je n’étais pas niaise à ce point. Mais parler ouvertement me permettait d’évacuer aussi. Je venais de passer à côté de la mort. Je ne voulais pas sentir de nouveau mon sang s’échapper de mes vaisseaux. J’avais assez donné pour ce soir, à un loup qui plus est ! Je lui avais d’ailleurs donné une brève explication, au moins pour qu’elle comprenne dans l’état dans lequel j’étais. J’avais bien fait ? Pour ne pas mourir, oui, j’étais tout à fait d’accord. J’avais une capacité de combattre presque terrifiante. Je survivais encore et toujours, je savais que j’étais accrochée à la vie, alors que je pouvais très bien la laisser filer si jamais je pouvais de mes mains tuer le monstre qui m’avait pris mon frère et m’avait torturé sans pitié aucune.

    « Je n’avais pas vraiment le choix, et comme tu viens de le dire, je pense que tu es la seule vampire qui aurait accepté. Je n’ai pas vraiment réfléchi plus longtemps. C’était soit cette option, soit je mourrais. Je suis accrochée à la vie quand même, même si je n’avais prévu de croiser le chemin d’un loup… » Mon regard plongea dans le sien. « Tu sais comment je suis, presque aussi franche que toi donc ne me ménage pas. Je sais que je t’ai peut-être mis dans une situation que tu ne voulais pas. Mais épargne moi aussi le discours sur ma véritable nature, je le sais depuis fort longtemps déjà. » Et elle le savait également. Je n’étais pas inintelligente, pas plus qu’elle ne l’était. Nous étions tous deux assez perspicace. Pour autant, je pouvais comprendre qu’elle n’appréciait pas donner son sang comme ça. En plus pour me sauver moi, ce n’est pas comme si nous étions meilleures amies. Notre relation était très compliquée, tout en étant très vaste, voire étrange aussi. Il y a quelques temps encore, je n’aurais pas pu me rapprocher d’un vampire, même pas concevoir de pouvoir bavarder de la sorte comme je le faisais à présent. Disons que je changeais, même si je n’avais pas confiance en elle, combien même elle venait de me sauver la vie.

    Je m’aidais de mes bras pour m’avancer un peu du canapé et constater une nouvelle fois que mes blessures étaient véritablement refermées, peut-être pas totalement guéri, mais au moins je pourrais très certainement marcher. Pour sûr, je ne boirais pas de nouveau de son sang. Je n’étais plus entre la vie et la mort, et la question ne se posait même plus. Alors que je me demandais ce qui allait suivre, si elle allait me foutre à la porte, elle me surprit totalement. J’écarquillais les yeux alors qu’ils étaient fixés sur le sol. Avais-je bien entendu ? Prendre un bain avec elle ou lui laisser le loisir de lécher mon corps ? Elle se foutait de moi n’est-ce pas ? Je repris un air un peu plus normal, même si un brin de colère passait sur mon visage lorsque je la regardais.

    « Tu te fou d’ma gueule ? J’espère que c’est une blague ? » Je laissais un moment avant de m’apercevoir qu’elle ne plaisantait pas, même si je le savais déjà depuis tout à l’heure. C’était histoire d’être sûre. Je lâchais un petit rire. « Alors là, choisi quelqu’un d’autre si tu as envie de compagnie dans ton bain ou bien va te chercher ta proie pour lécher du sang, ça n’arrivera pas sur moi. Sauf si tu aimes la sensation de brûlure sur ta peau… » Ce n’était pas une menace, juste pour qu’elle comprenne que ce n’était pas discutable. Ce n’est pas pour rien que mes miroirs soient brisés dans mon appartement, ni même que je choisis spécifiquement mes affaires. Je ne voulais que personne ne voit mon corps, et encore moins une vampire qui n’était au final ne représentait rien de cher à mes yeux. Les discussions étaient sympathiques, mais il ne fallait pas poussé non plus. En tout cas, elle avait raison concernant mes vêtements et le fait que je me lave. Mais je n’étais pas stupide au point d’accepter sa proposition.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Mar 11 Fév - 18:51

Freyja sourit intérieurement, en entendant Aliénor lui demander de s’abstenir de lui dire que son odeur était alléchante. Allons bon, les semi-démons étaient-ils aussi susceptibles que les humains ? Elle ne put qu’hocher la tête, en l’entendant lui donner une justification parfaitement cohérente en cas de dérangement impromptu par un vampire. Elle était pragmatique, lucide, et intelligente, aussi. Si elle ne l’avait pas été, Freyja n’aurait peut-être pas tant apprécié, voire pas accepté, de l’avoir en compagne de beuverie, cela dit. Elle la surprit cependant, à évoquer le traité de paix comme un frein… Il était évident qu’il était caduc. Ou le serait bientôt. Quelques aspects, en tout cas, ne persisteraient pas… Combien de temps les vampires se plieraient à cette absurdité de ne pas se nourrir sur les humains ? Il était déjà surprenant, aux yeux de la vampire, que ça ait duré tant de temps.

« Soit, je ne te dirai plus rien à ce sujet, si ça te dérange tant que ça. Ça n’en est pas moins la vérité. Quant au fait d’insinuer être en plein repas… Cela n’arrêterait pas forcément un vampire qui prendrait l’initiative de venir le demander. Mais soit, nous verrons cela plus tard si tel devait être le cas. »

Freyja sentait le malaise de la créature surnaturelle qui lui faisait face. Par quoi était-il causé ? Etait-ce la perspective de boire à nouveau le sang de la vampire ? Probablement. Peu importait – si elle ne voulait pas être guérie entièrement, c’était son problème, en soit. Freyja n’ajoutait rien à son affirmation sur le soin qu’elle venait de lui prodiguer, ce qui lui était arrivé, et la valeur de leur franchise. Il n’y avait rien à dire de plus. Tout était avéré, simplement.

« Que je n'ai pas imaginé te soigner grâce à mon sang est un fait, mais cela ne devait pas être ton cas non plus. Cela nous met donc dans une situation inattendue toutes les deux, inutile de s’appesantir là-dessus. »

Inutile de surenchérir sur la connaissance qu’elle avait de sa véritable nature : soit elle se montrait susceptible, soit elle estimait qu’il s’agissait de temps perdu que de signaler la perception qu’en avait l’opinion commune. Quelle perception Freyja en avait-elle ? Elle s’en méfiait, indéniablement. Comment aurait-il pu en être autrement, alors que contrairement aux autres espèces négligeables, les semi-démons pouvaient se jouer d’eux ? Ca ne l’empêchait pas de passer de bons moments en sa compagnie, malgré tout. Ce qui restait grandement étrange, d’autant plus que son espèce était persona non grata, et que la Reine elle-même ne favorisait pas les échanges avec eux.

Elle ne la quitta pas des yeux, alors qu’elle se remontait sur le canapé – effectivement, elle allait bien mieux. Elle n’était clairement pas entièrement guérie, mais vu l’état dans lequel elle était en arrivant, tout était préférable. La surprise, le choc et la colère, même, sur son regard alors que Freyja lui proposait des perspectives… inattendues, de toute évidence, amusait la vampire qui gardait malgré tout son air impassible. Elle n’était définitivement pas tellement au fait des habitudes vampiriques. Et clairement pas des goûts de Freyja, qui n’en faisait pour autant aucun mystère. Homme, femme, du moment qu’il s’agissait d’une personne séduisante et au sang qui avait l’air d’avoir bon goût et de n’être pas avarié, ça lui convenait. Avec quelques préférences, évidemment.

« Fort bien, message reçu. »

Elle aurait bien fait venir Alexei… Lui, ne l’aurait clairement pas repoussée. Mais plus tard. Le mettre en compagnie d’une semi démone n’aurait pas été intelligent – avant d’être son humain domestique, il était un tueur chevronné qui jouait double, triple, quadruple ou peut-être plus, jeu, et il pourrait nuire à Aliénor. S’il devait agir ainsi, ça ne serait clairement pas du fait de Freyja. Elle n’avait nullement l’intention de se faire inquiéter parce que l’on s’entretuait dans son appartement. Et elle ne souhaitait pas devoir le remeubler. Elle retint un sourire malicieux, à sa dernière phrase… Il y avait peu de chances qu’elle ressente très amplement de se faire brûler. Et qui disait à Aliénor que ça n’était pas le cas ? Bon, ça ne l’était pas, mais la semi-démone n’en savait rien.

D’un geste de la tête, elle signala une pièce plus au fond. « Je suppose que tu ne t’offusqueras pas, si cette conversation se poursuit dans ma salle de bain ? Je compte bien retourner dans mon bain, et quant à toi, tu vas tout de même devoir te laver. Je ne te rejoindrai pas sous la douche, si tu te poses la question. Et je te donnerai des habits qui devraient t’aller. »

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Sam 8 Mar - 18:56

    Il y a de cela quelques heures à peine, je souffrais terriblement et je l’avouais, j’avais eu peur de perdre la vie. Je me demandais bien comment et pourquoi j’étais tombée sur ce loup pile durant ma balade. J’avouais m’être écartée du chemin et être allée un peu loin, mais je n’avais jamais eu de problème. Jamais jusque-là. Si je pouvais le retrouver pour le tuer définitivement… sauf que voilà, je ne saurais jamais qui ce serait, alors que lui, il avait très nettement vu mon visage. J’étais presque sûre que c’était un loup-garou. Quoi d’autre ? Pour être acharné à ce point, même avec les flammes… Un loup normal se serait enfui en voyant cette lueur flamboyante. Nous avions été tous deux combattifs, c’était certain. J’avais eu de la chance de ne pas être totalement humaine finalement…
    La voix de la vampire me tira doucement de mes songes, me ramenant assez rapidement à la situation dans laquelle je m’étais mise. Sauf que quand ça concernait la survie, ma survie, j’étais plutôt efficace et je ne réfléchissais guère bien longtemps. J’avais été à un fil de la mort et mes pensées s’étaient tournées tout de suite vers Freyja. Si je n’avais su son adresse, j’aurais péri. Entre nous c’était vraiment une relation étrange et plus que compliqué. Nous ne nous faisions pas confiance, et pourtant, c’est vers elle que j’étais allé. Je lâchais un début de rire nerveux qui m’échappait en entendant ses mots.

    « Oui ça me dérange, on parle de mon sang, ma vie en somme. Si tu as faim va te chercher un casse-croûte un peu plus bas dans un bar. » Je n’étais pas méchante, juste un peu froide et sèche. Lui ferais-je des remerciements ? Absolument pas, et je ne doutais pas qu’elle s’y attende déjà. « Oui, pour le moment rien ne résonne à mes oreilles, et qui sait, peut-être es-tu le seul vampire dans cet immeuble ? » une plaisanterie qui n’en était pas une. Je voulais juste ne pas avoir la poisse jusqu’au bout, je voulais que le silence règne, juste pour ne pas avoir à fuir encore une fois ou à me décarcasser si jamais un frappement sur la porte retentissait. Je ne voulais pas non plus devoir sentir de nouveau ce liquide rouge et chaud dans ma bouche, tellement écœurant et tellement enivrant. C’était une situation que je ne voulais absolument pas revivre, parce qu’au fond de moi je sentais le vrai désir d’en reprendre. Je le cachais et essayais de l’éteindre définitivement.

    « Nous sommes au moins d’accord sur quelque chose. » Concluais-je alors qu’elle venait de clôturer le sujet du pourquoi et du comment de la situation. Il était inutile de revenir là-dessus, c’était évident. J’étais vivante grâce à son sang, je ne la remercierais pas pour autant et c’est comme cela que ça allait finir. Du moins, j’espérais qu’elle n’avait rien imaginé en tête. Mais bientôt, sa proposition m’irrita. Comme si je n’avais pas assez perdue de sang pour la soirée, elle me proposait ouvertement de lécher mon corps et de se faire une petite baignade à deux. Mais bien sûr, me connaissait-elle si mal que cela ? Soit, nous ne parlions jamais de nos vies privées, nous contentant de l’essentiel, mais je pensais qu’elle avait au moins compris un peu mon caractère. Dans un sens, ça me rassurait, elle ne m’avait pas totalement analysé. Comme c’était mon cas pour elle d’ailleurs. Je ne cherchais pas grand-chose sur elle, je profitais seulement des moments que nous passions ensemble.

    Je lui avais donc répondu assez impulsivement, comme si elle se fichait de moi alors qu’elle était tout à fait sérieuse. C’était la première fois que je pénétrais dans son appartement, nous nous retrouvions toujours à l’extérieur. Peut-être était-ce le fait qu’elle sentait mon sang et que nous étions que deux qu’elle m’avait soudainement proposé un espèce d’échange. En tout cas, j’espérais que mes mots seraient clairs pour elle et qu’elle n’insisterait pas. Je fus soulagée d’entendre ses mots, ce qui me fit me détendre un peu plus, même si je n’étais pas totalement à l’aise. Comment le pourrais-je ? J’avais bu du sang de vampire, j’avais aimé, et désormais j’étais obligée de me laver chez une presque inconnue en qui je n’avais pas confiance. Ca n’avait pas l’air de perturbée le moins du monde Freyja. Elle était toujours sûre d’elle, très avenante, un peu tout le contraire de moi, même si c’était pour une bonne raison. Je me disais finalement que mon caractère me permettait de ne pas tomber dans ses griffes, car elle était tout de même dangereuse, je ne l’écartais pas.

    « Non en effet, mais j’avais l’impression d’avoir coupé ta tranquillité également, tu peux donc y aller seule, j’attendrais sur le… canapé. » Je me demandais si elle me laisserait ici seule, mais en même temps je n’étais pas là pour fouiller son appartement. Si elle insistait, je l’accompagnerais. « Merci de dissimuler mes doutes, pour les vêtements ça devrait aller je pense oui au vu de nos morphologies assez commune. »
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Jeu 20 Mar - 15:56

Freyja ne rompait pas le silence provoqué par la semi démone. Ce dernier ne l’importunait pas. Si tant est que ce qualificatif pouvait s’appliquer à la vampire, elle était patiente – plus que la plupart de ses congénères. Qu’Aliénor ait besoin d’ordonner ses pensées, si tel était le cas, n’était pas surprenant. Elle lui était arrivée à la limite de la mort. Si elle n’avait pas été là, sa compagne de sortie y serait surement passée. Cette idée la contrariait. Elles n’étaient pas amies, le manque de confiance évident empêchant clairement que ça soit le cas, mais la routine de leurs sorties, même si épisodiques, plaisait à Freyja. Et retrouver une semi démone morte devant son pallier aurait fait désordre… C’était probablement ce qui l’aurait le plus dérangée – ça ne serait clairement pas passé inaperçu, et lui aurait valu de nombreux ennuis. D’être accusée de la mort de l’ennemi, en premier lieu. Ce qui aurait été bien vite écarté : aucun vampire doué de raison n’aurait laissé une preuve aussi ostentatoire de ses crimes. Puis d’être démasquée quant à ses relations avec les ennemis publics numéro un. Oui, cela aurait été la source de bien des ennuis.

« Oh mais je n’aurai pas nuit à ta vie. Le contrôle est la clef pour un vampire. Un vampire qui manque de contrôle est bon pour le pieu, sans détour ou seconde chance. »

Quel intérêt avait Freyja à lui dire cela ? Lui faire comprendre que les vampires n’étaient pas les bêtes sanguinaires animées par leurs pulsions pour lesquelles ils passaient. Les apparences pouvaient être trompeuses, et elle devait être bien placée pour le savoir – l’image de ses semblables n’était pas la plus reluisante. Les loups, bien davantage que les vampires, étaient des animaux contrôlés par leurs pulsions, entièrement sanguinaires – preuve en était de sa rencontre du soir avec l’un deux. Les vampires étaient, au fond, bien plus dangereux : le mal que la plupart faisait était conscient, désiré, et contrôlé. Mais cela, elle se garderait bien de l’évoquer.

« Je te confirme ne pas être la seule vampire ici. Mais je ne te vendrais pas, détends-toi. Que ta présence ici soit démasquée serait un risque pour toi comme pour moi. Aussi, ce sera un secret bien gardé, par nous seules. »

La pure vérité. Elle allait physiquement mieux, mais ce n’était visiblement pas le cas mentalement. Si Freyja avait été confrontée à un loup, outre les blessures douloureuses pour les deux bien davantage que ce que la semi démone devait avoir subi, le seul désagrément qu’elle aurait pu rencontrer réellement aurait été de ne pas mettre fin à ses jours. Aussi, elle ne comprenait pas réellement ce qui agitait Aliénor – et ne cherchait pas à ce que ça soit le cas. A espèces différentes, esprits différents semblait-il.

« Ma tranquillité s’en remettra. Mais plutôt que d’attendre, je pense qu’il t’est indispensable de te laver – je ne te rejoindrais pas, si ce détail te dérange. »

Aussi surprenant, elle avait adopté un ton amusé, un peu taquin, si loin de celle qu’elle était. Son but n’était pas de persister à faire naître le malaise chez Aliénor, mais à la détendre et à envisager de passer une soirée agréable comme elles en avaient l’habitude. Quand bien même le décor changeait, car elles n’avaient jamais été l’une chez l’autre auparavant. Elle se leva, allant déposer serviettes et vêtements propres – et neufs, ça n’était pas ce qui lui manquait -, dans la salle de bain, vidant par la même la baignoire et récupérant le verre de Tru Blood dont elle vida le contenu dans le lavabo, pour le déposer dans sa cuisine.

« Serviettes et vêtements sont disponibles pour toi dan la salle de bain. Ma douche et ma baignoire sont à ta disposition, tu peux t’y délasser aussi longtemps que tu le souhaites. »

Alors qu’Aliénor se rendait dans la pièce indiquée d’un geste de la main, Freyja sortit une bouteille de très bon whisky pour s’en servir un verre – elle préférait, aussi étrange que cela soit, un bon verre de cet alcool, que de consommer ce Tru Blood détestable. Elle prépara aussi le cocktail qu’Aliénor avait pour habitude de boire, et sortit des gâteaux secs d’apéritif – elle n’en consommait jamais, n’en ressentant pas le besoin, mais avait gardé cette mauvaise habitude que d’être une hôtesse irréprochable. Elle ouvrit aussi une page de traiteur en ligne sur son ordinateur, après ce qu’elle avait vécu, son invité forcé aurait peut-être faim et besoin de manger.

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Lun 31 Mar - 20:05

    Je lui lançais quelques pics, certes. Mais c’était faussement humoristique, peut-être pour être clair avec Freyja même si elle devait déjà se douter que je ne serais en rien consentante. Boire son sang n’avait en rien eu l’effet que je souhaitais, alors je n’imaginais pas si nous partions dans une toute autre relation. Je bénissais en cet instant mes marques sur ma peau qui m’empêchait grandement d’être à l’aise dans mon corps. Je n’étais en rien comparable avec des femmes qui se dandinaient, comme j’en avais l’habitude de voir à mon travail. Si elle manquait de compagnie purement charnelle, elle ne s’adressait pas à la bonne personne non plus. Il fallait dire que nous vivions une toute autre situation que celle que nous avions l’habitude entre nous. Et puis le manque cruel de confiance mutuel faisait que l’atmosphère n’était pas tout à fait détendue. Elle l’était encore moins alors que j’étais tout à fait mal à l’aise vis-à-vis d’elle et de ses sous-entendus ou propositions détournées.

    « C’est ça ton argument ? Tu le sors souvent sur tes proies ? » Je fis une pause alors que j’affichais un sourire qui cachait un rire intérieur. « Mais ça va, j’pense être en mesure de survivre sans sentir tes crocs ou ta langue sur ma peau. Et puis du sang séché, c’est comme un fruit pourri non ? »

    Métaphore qui n’avait pas lieu d’être, mais elle était sortie avant même que je ne puisse me rendre compte de la connerie que j’avais fait. Enfin, si ça se trouvait elle allait ignorer mes paroles. En tous les cas, ce n’était pas ses paroles qui allaient me rassurer. Je savais que beaucoup de vampires prenaient ce qui leur chantait, y compris lorsqu’il s’agissait de sang frais. Je ne savais pas finalement comment était Freyja de ce point de vu là. Mais cela ne l’avait pas empêché pour autant de me faire une proposition des plus… directe. J’imaginais que la vue de tout ce sang et l’odeur aussi devait être alléchante pour elle. Ce pourquoi une douche s’envisageait vraiment finalement. Elle me confirma qu’elle n’était pas seule dans l’établissement, je prierais donc pour qu’aucun d’entre eux n’aient senti la présence de mon sang, même si à n’en pas douter j’en avais laissé derrière moi.

    « Oui c’est vrai, l’avantage pour moi actuellement de ne pas être qu’une simple humaine. Ne t’en fait pas, je ne suis pas extravertie alors ça restera là où ça doit rester. »

    Je n’avais pas envie non plus de repenser à la situation. Certes, elle m’avait sauvé, mais le plus terrifiant pour moi était d’avoir aimé boire son sang. Chose affreuse et pourtant si délicieuse. En aucun cas il ne fallait que je me remette dans cette situation de presque mort. La survie était mon point fort, je le savais depuis quelques temps déjà. Elle m’invita à me laver tout de suite finalement, ne préférant pas retourner dans son bain et j’appréciais pouvoir me laver. Car oui, je me sentais sale et vraiment pas totalement en forme malgré le fait que mes blessures étaient en partie guérie. Je me levais, sentant mes jambes pas encore totalement remises.

    « Je pense aussi et j’espère que tu tiendras parole, car oui, ça me dérangerait grandement. »

    Ceci pour dissimuler tout doute, au vu de son ton assez léger qu’elle avait pris. Je l’observais du regard alors qu’elle mettait tout ce qu’il me fallait dans la salle de bain avant d’y aller. C’était une salle de bain plutôt aisé, rien à avoir avec la mienne. Je regardais la baignoire vide mais je n’envisageais pas de prendre un bain, pour le rendre rouge de sang, ce n’était pas totalement mon désir. Je me dirigeais donc vers la douche, me déshabilla avant de me laver. Je ne pris pas autant de temps que si j’avais été chez moi. Je me lavais aussi rapidement que je le pouvais tout en oubliant pas une parcelle de peau souillé par le sang. La couleur de l’eau passait du rouge au rosé puis à sa transparence naturelle. Je profitais quand même un peu de l’eau chaude qui coulait sur mon corps. J’avais eu tellement froid finalement sur le trajet, je pouvais profiter de quelques secondes de cette eau chaude. Ma main ferma le robinet et je pressais mes longs cheveux avant de m’enrouler dans une serviette. En prendre une autre pour mes cheveux avant de m’arrêter devant le miroir. Ça m’avait arrêté dans mon élan alors que je constatais un miroir non brisé, totalement lisse et qu’un seul reflet. Les miens étaient tous brisés et je ne les ferais jamais réparés. C’est là que mes yeux glissèrent sans aucun mal sur les vêtements qu’elle m’avait préparé. Ou plutôt la robe beige qui était sous mes yeux. Dans le principe, elle était fort sympathique, sauf que le décolleté allait certainement mettre en évidence ma belle cicatrice que j’avais en plein sur le sternum, entre la poitrine. Je décidais tout de même de l’enfiler. Elle m’arrivait jusqu’en bas des genoux, de ce côté-là tout allait bien, seulement le décolleté était un poil trop important pour moi, je voyais cette balafre en plein milieu et je l’effleurais de mes quelques doigts avant de me retourner vers la porte. J’étais pieds nus, mais c’était loin d’être dérangeant. J’entrouvrais la porte pour laisser juste ma tête dépassé et cherchait du regard Freyja.

    « N’aurais-tu pas une veste par hasard ? » lui demandais-je simplement, omettant bien soigneusement de lui dire pourquoi.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Mer 2 Avr - 22:32

Aliénor surprenait la maîtresse des lieux. Malgré son état, quoi qu’elle aille bien mieux, et l’insécurité qu’elle devait ressentir à se trouver là – qu’il semblait à Freyja qu’elle ressentait -, elle trouvait encore le moyen de faire preuve de volonté, d’esprit, et de ne pas fléchir à ses avances. Elle avait une force de caractère impressionnante, à n’en pas douter, et c’était probablement ce qui lui avait permis de survivre en étant ce qu’elle était. C’était probablement aussi ce qui faisait qu’elles s’entendaient bien : Freyja était bien plus retorse et cruelle, mais elles étaient toutes les deux fortes, à savoir s’imposer dans un milieu qui n’était pas fait pour elles. Quand Freyja était humaine, la société était peu encline à la domination des femmes… à ce qu’elles soient autre chose que de simples larbins, à vrai dire. C’était une des raisons pour laquelle elle avait appris à manipuler, et avait vu comme une consécration de devenir vampire… Mais son invitée lui parlait, aussi elle recentra son attention sur elle. Elle sourit, et ne répondit pas à sa question – elle n’avait jamais expérimenté le sang séché, et n’y comptait pas réellement. La suite, en revanche, ne passa pas inaperçu pour la vampire.

« Si tu étais une simple humaine, tu ne te serais pas retrouvée sur mon pallier dans cet état, et tu serais déjà sur mon contrôle. Aucune agressivité ou sarcasme dans la voix de la femme, une simple constatation. Tout comme pour ce qu’elle allait ajouter. Ne sous-estime pas ton manque de contrôle, Aliénor. Je ne sais pas ce qu’il en est, mais tu es jeune, et je n’ose croire que tu as un contrôle parfait sur ton pouvoir. Lorsque j’avais ton âge, je ne pouvais me contrôler parfaitement non plus. Nul n’est infaillible. Alors extravertie ou non, ne présume pas du fait que tu pourrais ne pas te trahir. »

Le malaise d’Aliénor à se trouver là était parfaitement perceptible pour Freyja, et quand bien même elle ne souhaitait ni l’irriter ni accentuer ce malaise, elle ne pouvait s’empêcher de lui parler avec franchise. Etait-ce la situation incongrue qui causait cela ? Elles n’avaient pas réellement l’habitude de se retrouver dans un lieu si… personnel, si tant que l’on pouvait qualifier ainsi l’appartement de façade de Freyja. La vampire n’était pas déroutée par cette situation inattendue, malgré tout. La surprise l’avait bien évidemment prise lorsqu’elle avait sentie puis vue la semi-démone, mais ça n’avait pas été plus loin. Être vampire avait ça de bien que plus rien ne nous perturbait – c’était du moins le cas de Freyja, pas d’avoir tellement vu et tellement vécu, mais plutôt d’être indéniablement détachée de la majeure partie des choses qui pouvaient se présenter à elle. Comme d’avoir du recueillir une amie, pour simplifier les choses, abimée, ensanglantée et évanouie sur son pallier, et de lui avoir donné son sang pour la soigner.

Elle n’était toutefois pas entièrement sincère envers elle-même, en prétendant n’accorder aucune importance à ce geste absolument pas anodin, et qui pourrait avoir des conséquences qu’elle ne pourrait prévoir. L’addiction au sang vampirique se développait très rapidement, chez les humains, mais en serait-il de même pour la jeune femme présente chez elle ? Elle ne le savait pas, et ne le saurait pas. Elle lui avait donné son sang une seule et unique fois, et il n’y avait absolument aucune raison que cela se reproduise – sauf si Aliénor en redemandait, mais vu sa force de caractère et son manque d’ouverture face à ses propositions, c’était impensable. L’américaine, qui avait perdu son accent, fut tirée de ses pensées par le bruit de l’eau qui cessait de couler, puis par la voix d’Aliénor. Une veste ? Le décolleté de la robe la gênait-elle ?

Freyja ne se fit pas prier, et lui amena un blazer noir en lin assez fin – elle ne pouvait souffrir du froid, dans l’appartement, pour la vampire. Mais peut-être se trompait-elle. « Voilà pour toi. Je suppose que tu te sens mieux, la douche et sa chaleur ont du te détendre et adoucir ta douleur. »

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Dim 6 Avr - 15:28

    Hj:
     

    J’étais sincère quand je lui avais dit que l’information sur la soirée de ce soir resterait dans l’ombre. Je n’avais pas pour habitude de déballer tout un tas de choses sur moi non. J’étais plutôt du genre réservée, j’étais même acharnée. Il en fallait plus que cela pour me tirer les vers du nez, et ce n’était pas demain que ça allait commencer. Elle doutait donc de moi ? Elle pouvait remarque, nous ne nous faisions pas confiance après tout. Mais cette information était, il fallait bien l’avouer, plus dangereuse pour elle que pour moi. J’avais juste été dégoutée, me sentait presque salit d’avoir pu demander son aide. Mais dans ce cas précis où la vie ne tenait qu’à un fil, je n’avais pas réfléchi. Fort heureusement je connaissais l’emplacement de son appartement et j’avais été encore assez lucide pour m’y trainer. Pour la suite, elle avait raison. J’aurais déjà été morte dans ce bois si je n’avais pas pu me défendre comme je l’avais fait avec mon pouvoir. Le loup m’aurait vidé de mon sang et je n’aurais rien pu faire pour cela. Sur ce point elle avait donc absolument raison.

    « Et cela fait quoi donc de ne pouvoir hypnotiser quelqu’un ? » ajoutai-je avec un air amusé alors que j’attendais bien qu’elle me réponde. « Et tu te trompes, cette soirée restera dans l’ombre et ce n’est pas moi qui la sortirait. Je sais bien que nous ne nous faisons pas confiance, mais soit sûr au moins de ce que je te dis. Tu me connais bien mal de ce côté-là. »

    Et c’était surtout que j’étais loin de me vanter d’avoir pu boire du sang de vampire. Que penserait Nath dans cette situation ? Je me surprenais à penser à lui alors qu’il était encore dans un endroit qui m’était inconnu. Je ne saurais si un jour je le retrouverais, mais pour l’heure, il était temps que je prenne ma douche. Je ne pouvais rester dans cet état, c’était certain, et Freyja ne pourrait plus me faire de proposition après cela. Une fois entièrement lavée, je me sentais mieux sans nul doute, mais c’était sans compter sur les affaires qu’elle m’avait donné. En particulier cette robe qui avait un décolleté assez prononcé. Je voyais de ce fait cette balafre et je ne voulais pas que Freyja la voit tout simplement. Ma demande pour avoir une veste fut positive, en même temps je ne la voyais pas me refuser cela, ou alors elle avait vraiment des arrières pensés dont il fallait que je m’inquiète. D’ailleurs, en y repensant, je me demandais si elle était preneuse de toute opportunité. Il faudrait peut-être que je me méfie de comment j’étais avec elle. Ce qui n’allait pas être difficile en soi.

    « Merci beaucoup. » ajoutais-je simplement en l’enflant derrière la porte avant d’ouvrir en grand cette dernière. « Oui ça va beaucoup mieux, je me sens déjà un peu moins sale. Tu pourras brûler mes vêtements, en faire ce que tu veux vu qu’ils sont inutilisables en l’état, même après lavage. » Je me dirigeais dans le salon, puis distingua deux verres, un pour Freyja à n’en pas douter au vue du liquide ambré, puis un autre qui devait être le mien. « Oh ? M’as-tu préparé un de ses cocktails ? » lui demandais-je avec un fin sourire. Elle connaissait mes goûts, depuis le temps qu’on sortait ensemble, c’était évident. Je piochais également dans les gâteaux secs qu’elle avait sortis. J’avais faim, c’était certain, et j’étais ravie qu’elle ait autre chose que du true blood chez elle.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Dim 6 Avr - 23:50

Ce que ça faisait de ne pouvoir hypnotiser quelqu’un ? Etait-elle réellement sûre de vouloir connaître la réponse ? L’hôtesse doutait sincèrement que tout ce qu’elle puisse impliquer lui plaise. Elle sourit de manière énigmatique, ne laissant pas passer ce qu’elle avait en tête. « Tu ne devrais pas poser des questions dont la réponse pourrait te déplaire. Mais c’est stimulant, vois-tu, à fortiori dans le cas de quelqu’un comme toi qui ne me fait pas confiance. Cela me rappelle mes jeunes années, alors que je n’aurais pu être qu’une péronnelle à la vertu douteuse après avoir été mise à la rue par sa famille, et que j’ai su conserver ma place au sein de la haute société, alors que je n’avais plus rien. Les circonstances, les lieux, l’époque, ne sont pas les mêmes, mais le challenge est le même : charmer, persuader, conquérir. Tu es bien trop sur tes gardes pour que la même manipulation s’opère sur toi, mais je pense malgré tout que nous combattons chacun sur un plan personnel pour tolérer l’autre dans son entourage proche lors de nos soirées, et que cela nécessite un contrôle sans faille – comme celui que j’avais durant les temps anciens auxquels je fais référence. »

Elle aurait pu continuer longtemps, mais son affirmation lui tirait un bref, très bref, rire sarcastique, à peine audible sauf si l’on avait une ouïe surdéveloppée. « Oh mais je ne parle pas de nous trahir par la parole ou l’aveu, Aliénor. Je parle de ne pas réussir à contrôler tes pouvoirs, et de te laisser dépasser par eux. Je ne t’ai pas vue en action mais les conséquences en seraient désastreuses, nous le savons. »

Freyja haussa les épaules - qu’elle comprenne et croit ce qu’elle voulait, après tout, elle n’insisterait pas à ce sujet. Si catastrophe il y avait, elle serait néfaste, et il faudrait indéniablement contrôler les dégâts et répercutions. Faire croire à un incendie involontaire ne serait pas impossible, mais la vampire devait bien pouvoir dénicher une source de feu si la question se posait. Ou arrêter promptement le feu, de manière à ce que personne ne le décèle. Si Aliénor était en mesure de reprendre le contrôle de soi et d’y mettre fin. Et elle ne savait rien de l’apparition de ses capacités, ni de l’entrainement qu’elle s’imposait à ce sujet, ni même de la façon dont elle pouvait être amenée à les contrôler. Mais ça ne pouvait être possible qu’elle ait une maîtrise parfaite.

« Je m’en débarasserai, dans ce cas. De toute évidence, tu peux garder la robe. La jeune femme saisit ses vêtements, les mettant temporairement dans une poubelle. Il faudrait, évidemment, qu’elle s’en débarrasse de manière un peu plus radicale – garder des vêtements lacérés et couverts de sang aurait été d’une idiotie sans limite. En faisant cela, elle acquiesça quant à sa question. Oui, je me suis dit que cela pourrait te faire du bien, et que ça lancerait les prémices d’une soirée agréable. Je n’ai que ces snacks chez moi, mais je t’ai ouvert la page d’un traiteur qui livre assez rapidement, sur mon ordinateur, afin que tu commandes ce qui te ferait plaisir. Tu as, je suppose, faim et besoin de reprendre des forces. Commande ce que tu veux – boire en état de faiblesse n’est pas très conseillé. »

Elle s’assit sur le fauteuil en face du canapé sur lequel Aliénor s’était assise, et saisit son verre, le faisant tournoyer légèrement sur lui-même – une habitude qu’elle tenait de son mariage, alors qu’elle ne connaissait rien à l’alcool et calquait ses gestes sur ceux de son mari. Elle avait grandement accru ses connaissances depuis, mais ce mouvement circulaire qu’elle appliquait sur son verre de manière inconsciente était resté.

|HJ| C’est pas méga développé, j’espère que ça t’ira et que tu as de quoi répondre quand même ^^’ Et j’étais pas sûre qu’Aliénor se soit assise, mais ça me semblait aller de pair avec le fait qu’elle se serve des gâteaux secs !

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Mer 16 Avr - 14:21

    Cette relation que nous avions ensemble était loin d’être facile, pourtant, si nous étions de simple humaine l’une et l’autre, elle aurait été tout à fait simple. Quoi de plus normal que d’avoir des amis de soirée ? Ca l’aurait été pour quiconque ne saurait pas que j’étais à moitié humaine et Freyja une vampire. C’était étrange finalement, car moi-même je n’aurais cru pouvoir avoir une telle relation un jour. Peut-être était-ce son côté très franche, tout comme moi, et le fait que nous ne nous voilions pas la face non plus nous concernant. Dans tous les cas, j’étais pour la première fois dans son appartement, dans son environnement intime. Je n’avais plus de malaise, car j’allais effacer ce moment de ma mémoire et Freyja en ferait de même, du moins je l’espérais. Je ne savais pas grand-chose sur elle, mais le fait qu’elle me dise que tout ceci ne devait pas sortir de son appartement me confirma sa position. En même temps, si elle avait voulu me livrer, cela ferait longtemps que je ne serais plus de ce monde ou plus en liberté, tout du moins. Elle me fit un petit discours sur une seule question que je lui avais posée, et je ne comprenais pas pourquoi elle partait aussi loin dans les détails. Je me contentais de l’écouter sans rien ajouter alors que j’avais cru comprendre que c’était la fin de ses propos. Jusqu’à ce qu’elle en vienne à me parler de mon pouvoir. Là encore, je ne compris pas où elle voulait en venir. Quel lien y avait-il avec le fait de trahir ce qu’il s’était passé ici et mon pouvoir ? Aucun.

    « En effet, tu ne connais point cet aspect de ma personne, et je n’espère pas pour toi. Mais cela ne touchera que moi si jamais mon identité était dévoilée, cesse donc tes grands discours. A la rigueur c’est plutôt moi qui devrais avoir des soupçons. »

    En effet, elle pouvait me livrer comme bon lui semblait. Quoiqu’il en soit, nous repartions sur autre chose après être lavée et débarrassée de mes affaires sales ; qui d’ailleurs devaient être soigneusement dissimulées. J’aurais bien pu m’en charger, en les faisant brûler, mais si elle pouvait le faire elle-même cela m’arrangerait. Ce qu’elle m’affirma, en plus de garder sa robe qui ne me serait franchement d’aucune utilité. J’en avais déjà dans mon placard, mais bien cadré par rapport à ce que je voulais cacher ou non, donc tout aussi soigneusement choisie. Cela faisait longtemps que je n’en avais pas portée ceci dit.
    Elle m’avait préparée un des cocktails que je prenais souvent. J’aimais sa façon d’être une hôte impeccable, encore plus lorsqu’elle m’indiqua qu’elle avait ouvert une page sur son ordinateur pour un traiteur. Ça aurait été mentir si je lui avais affirmé que je n’avais pas faim. Après la soirée que j’avais passée, un bon repas ne me ferait que du bien. Et puis, elle avait raison, je n’allais pas faire que boire, aussi bon soit le cocktail. Mais ses gâteaux secs m’avaient aussi ouvert l’appétit. Je posais donc mon verre et allait vers son ordinateur. Je ne réfléchis même pas quand je tombais sur les saveurs marocaines. Je choisis rapidement un tajine et également des cornes de gazelles et Ghriba. Cela faisait longtemps que je n’en avais pas mangé, alors autant en profiter non ?

    « Dis-moi, tu es toujours aussi impeccable en tant qu’hôte ? » ajoutai-je en m’asseyant de nouveau sur le canapé et en piochant dans les gâteaux secs. «J’ai commandé Marocain, j’espère que l’odeur ne t’insupporte pas. » Alors qu’en réalité, cela m’indifférait. Mais c’était vrai que je me demandais comment ressentait les vampires la nourriture. « Tu n’avais rien prévu pour ce soir ? » Histoire de savoir si je pouvais partir rapidement ou rester encore un peu. L’avantage avec elle c’était qu’elle ne tournerait pas autour du pot. Si elle n’avait pas envie d’éterniser cette petite réunion impromptue, elle me le dirait.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Mar 22 Avr - 10:29

Si la soirée avait commencé sur de mauvaises bases – quoi que proposer à Aliénor de connaître des plaisirs qu’elle n’avait jamais expérimentés n’en était pas pour Freyja, même si elle avait rejetée sa proposition -, elle semblait à même de prendre une meilleure direction, bien plus calme et moins déroutante que celle d’avoir vu la démone sur le pas de la porte de la vampire, ensanglantée. Elle avait du laisser des traces, par ailleurs… Qu’il serait peu prudent de laisser ainsi. Freyja haussa les épaules, alors qu’elle faisait son laïus sur ses pouvoirs, l’ignorance de son hôtesse à ce sujet, et le fait que cette dernière serait épargnée si son identité était dévoilée. Elle en doutait grandement. Mais soit, si son invitée persistait à le croire… Elle se leva, se dirigeant vers la porte à vitesse bien trop rapide pour qu’elle la suive de l’œil, ayant au préalable pris de quoi nettoyer. Ce ne fut l’affaire que de quelques secondes, mais les paillassons de plusieurs voisins étaient hors d’état. Peu importait. Ils seraient brûlés, y compris celui de Freyja, les vêtements d’Aliénor avec. Elle ne pourrait être accusée, de fait. Ce ne pouvait toutefois pas être le seul endroit où il y avait du sang. Il devait y en avoir aussi bien dans l’immeuble que dans la rue, mais elle n’allait pas effacer ces traces là – que toute présence de sang disparaisse à la porte de son immeuble lui importait peu. Un règlement de compte, un vampire peu discret… Les raisons étaient multiples, pour que du sang se retrouve dans la rue. Peu importait, donc. Freyja s’absenta quelques instants, alors qu’Aliénor commandait ce qu’elle désirait manger. Repérer ce qu’il y avait à nettoyer n’était pas bien difficile, tant parce que la vampire voyait le sang, mais aussi parce qu’elle le sent ait, même si l’odeur était très diffuse par moment.

Il ne lui fallut que peu de temps pour mener sa tâche à bien. Elle rentra dans son appartement tout aussi rapidement et discrètement qu’elle en était sortit, se tournant pour écouter Aliénor, un fin sourire naissant sur ses lèvres. « Toujours. Probablement des résidus de mon éducation, et de la place que je devais avoir à l’époque… » A l’époque, oui. Il y a plus d’un siècle de cela. Quelle idée se faisait la semi démone de l’âge de la créature de plus de cent ans ? La vampire elle-même n’aurait su le dire. Toujours est-il que les choses avaient bien changé… Jamais elle n’aurait imaginé, quand elle s’était mariée, suivre le parcours qui était le sien. Être incapable de donner un enfant à son mari malgré les grossesses répétées et traumatisantes pour l’humaine qu’elle était, être jetée dehors et devoir se débrouiller pour cacher sa condition d’épouse déchue par sa belle famille tout en continuant à vivre dans le milieu dans lequel elle évoluait… Que Charles l’ait transformée en vampire avait été la conclusion de cet esprit débrouillard qu’elle s’était forgé, l’apothéose. Ses aptitudes à la manipulation et à parvenir à ses enfants qu’elle avait cultivées à l’époque en avaient fait une personne digne d’être mordue et de quitter sa condition d’humaine. Si cela n’avait pas été contraire aux lois et avait existé, elle aurait eu les qualités requises pour être candidate à une émission de téléréalité qui permettrait de gagner le privilège d’être transformé en vampire. Elle devrait définitivement hypnotiser un humain pour lui soumettre cette idée à son insu, et voir jusqu’où ça pouvait aller… En lui mettant en tête que le but était d’obtenir l’autorisation en prétendant que nul humain ne serait transformé à l’issue de l’émission. Ce serait toutefois une excellente utilisation des travers de cette humanité qui la dépassait, afin de repérer des humains désireux de s’offrir à eux de leur plein gré… Car il y en avait un nombre conséquent.

« Ce n’est toutefois pas une habitude dont je veux me débarrasser. J’apprécie pouvoir accueillir convenablement les gens, et avoir de quoi leur fournir ce dont ils ont besoin. Bien que peu viennent ici. »

C’était un fait. Autant celui qu’elle cultivait la perfection de son accueil chez elle, qui était selon elle une preuve de sa propre perfection, que celui que peu de gens se présentaient chez elle. Les gens disposant de l’adresse étaient limités, moins que les doigts d’une seule main… Qu’Aliénor l’ait était même assez surprenant. « Ca ne m’indispose nullement. Tu m’excuseras un instant, mais je vais à mon tour prendre une douche – le nettoyage n’a épargné ni ma tenue, ni mon corps. » En effet, son peignoir était maculé de sang, ainsi que son corps, ce que le tissu, la couvrant très peu, ne dissimulait pas. La vampire se doucha rapidement, revêtant une robe rouge sang légèrement décolleté mais pas aguicheuse. Elle ne cherchait, chercherait, pas à séduire Aliénor. « C’est plus agréable. Ne t’inquiète pas pour l’odeur, je n’aurai aucun soucis avec elle. » La femme s’apprêtait à s’asseoir, quand le carillon retentit. Elle ne perdit pas un instant pour ouvrir et récupérer la nourriture, réglant le tout, avant d’hypnotiser le livreur pour lui faire croire qu’il venait de livrer une jeune femme seule, tout ce qu’il y avait de plus humain. On n’était jamais trop prudent. Se retournant vers son invitée, elle lui sourit à nouveau, prenant une gorgée de son verre. « Rien de prévu, tu es la bienvenue pour la soirée, si tu le désires. Je m’arrêtais un instant, jetant un œil à ce qu’elle avait commandé. Tu as des origines marocaines ? Quel goût ça a ? » La question pouvait sembler incongrue, mais elle n’avait jamais de son humanité goûté des mets marocains. Sans y accorder une grande importance, elle était toutefois curieuse des associations qu’Aliénor pourrait faire pour lui en décrire la saveur.

|HJ| J'espère que ça te va, et que ça te donne de quoi répondre ! ^^ J'ai supposé qu'elles ne parlaient pas vraiment de leur vie, en général, pour la question sur les origines

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Ven 2 Mai - 12:27

    Je ne me faisais pas prier. Elle avait ouvert l’ordinateur et j’avais le choix d’un grand nombre de plats. J’avais pour ainsi dire vraiment la dalle et les petits gâteaux secs ne m’aideraient pas à assouvir mon estomac qui grognait désormais. Si quelqu’un nous observait, il n’aurait jamais pu dire ce qu’il s’était passé avant. On aurait dit que j’avais seulement été invitée à son appartement, que je ne m’étais pas fait attaquer par un loup et que je n’avais pas frôlé la mort. J’avais l’impression que cela faisait un moment que tout ça était derrière moi. Comme si les quelques minutes d’avant s’était bien plus écoulées que la normal. C’était aussi surtout parce que je ne voulais pas m’en souvenir non plus. Je ne voulais pas me souvenir que j’avais une dette envers elle, s’en souviendrait –elle et m’utiliserait-elle ? Probablement. Enfin je n’en savais rien. Freyja avait un caractère complexe, et je e la connaissais pas assez pour m’avancer sur ce sujet. Mais j’étais certaine que si elle avait besoin de moi, elle me le ferait savoir.
    Elle s’éclipsa de l’appartement alors que j’étais en train de commander mon plat. Je la suivis du coin de l’œil, alors que je supposais qu’elle allait nettoyer un peu le désordre que j’avais mis… et surtout mon sang qui devait être déposé un peu partout. Je n’avais pas pu marcher sur mes deux jambes, alors j’avais laissé des marques de mes mains un peu partout. Je ne m’inquiétais pas pour elle, avec ses atouts vampiriques, elle allait faire ça très rapidement. D’ailleurs, je la revis dans le salon alors que j’avais finis de commander et que je m’étais réinstallée sur le canapé. Je venais de lui soumettre une hypothèse quant à sa perfection d’hôte. Si on pouvait l’appeler ainsi…

    « Probablement… tu es aussi vieille que cela ? De la vieille école ? »

    C’était vrai que je n’avais jamais posé de question sur son âge, son véritable âge et en quelle année exactement elle était née. Si ça se trouvait, elle était comme je l’avais dit, éduquée à l’ancienne. Une époque révolue désormais. Je ne doutais pas qu’elle détourne la conversation si jamais elle ne souhaitait me répondre. Je faisais la même chose de mon côté. Pour cela, nous étions assez franche toutes les deux, même si au final nous ne nous faisions pas confiance. Je lui fis un sourire en entendant ses paroles.

    « Je te fais confiance pour que ses gâteaux ne soient pas périmé alors. » Je fis une pause alors que mon sourire s’accentuait avant de reprendre. « Et bien je pense qu’il est rare de croiser un vampire encore soucieux de ses invités… Mais bon, je n’entretiens pas de relation telle que la nôtre avec un autre vampire, alors je ne peux m’avancer. Tu sais combien j’ai un avis négatif… »

    Oh que oui elle le savait. Je ne lui parlais que parce que je prenais du bon temps avec elle. Pas au lit, mais j’aimais son franc parlé et le fait que nous pouvions nous divertir. Est-ce que je changeais ? Certainement, mais je n’en oubliais pas pour autant celui qui m’avait gravé ses cicatrices sur ma peau. Tout autant que je n’oubliais pas que Freyja pourrait m’aider, autant à retrouver ce vampire qu’à retrouver mon frère. Mais pour l’instant, je me remettais moi-même de mes émotions et de la soirée affreuse que j’avais passé. Autant dire que je préférais que cela ne m’arrive qu’une fois dans ma vie. Mais je ne me voilais pas la face. Dans le monde dans lequel nous vivions, tout pouvait arriver.
    Je remis bien ma veste pour éviter toute possibilité à Freyja d’apercevoir, même un peu, cette cicatrice qui parcourait ma poitrine. Je pris mon verre entre mes mains et observa Freyja alors qu’elle allait prendre elle aussi une douche. J’espérais au moins qu’en revenant elle serait moins dévêtue ou mettrait-elle plutôt des vêtements non transparents. Non pas que cela me mettait mal à l’aise, mais je repensais toujours à sa proposition qu’elle m’avait faite plus tôt. Je ne dis mot, la laissant aller se doucher tandis que je quittais le canapé pour aller vers une des fenêtres et admirer la vue, toujours avec mon verre que je buvais de temps à autre. Sa voix me fit revenir sur terre et je tournais la tête pour la regarder.

    « C’est parfait dans ce cas. »

    A ce même moment, on entendit la sonnette retentir. Je voulu aller chercher la commande mais Freyja fut plus rapide. Je la laissais donc ramener les plats que j’avais commandés, avec grande impatience à dire vrai. Elle revint dans le salon, et je me dirigeais de nouveau vers le canapé pour m’y installer.

    « Je ne vais pas non plus m’éterniser toute la nuit, ne t’en fait pas, mais je vais rester un petit peu, ça ne peut pas me faire de mal que de me rassasier et me reposer un peu. Merci pour le dîner d’ailleurs. »

    Elle posait le tout sur la table et commençait à ouvrir mon plat principal, ce fameux tajine qui sentait vraiment très bon. J’espérais qu’il soit tout aussi goûteux en bouche qu’avec l’odeur. Je pris mes couverts et plongeait la fourchette dans le plat.

    « Oh non, je ne suis pas marocaine, j’ai plutôt des origines espagnoles. Mais la cuisine marocaine m’est très savoureuse. Tu peux gouter si tu veux, enfin si ton palais peut apprécier les différentes épices. » terminais-je alors que je commençais à manger, très satisfaite d’ailleurs de la qualité du plat.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Sam 10 Mai - 21:59

Freyja avait beau s’être éclipsée un instant, la conversation n’en fut pas réellement interrompue. Si elle avait été moins morte, moins vampire, une humaine donc, elle en aurait probablement rit. Mais si tel avait été le cas, elle n’aurait pas été en mesure de faire disparaître si rapidement et efficacement les traces que le passage d’Aliénor avait laissées en nettoyage à une vitesse très nettement supérieure à la normale. La vampire s’assit, délaissant son verre de whisky – l’inconvénient dans sa condition, c’était que les créations humaines, tant la nourriture que l’alcool, ne pouvaient être consommés qu’en quantité minime, avant de rendre celui qui l’absorbait malade. Déposant le verre dans sa cuisine, elle mit à chauffer une bouteille de Tru Blood, qu’elle savait déjà être infâme, mais elle devait se nourrir. Et le sang chaud d’Ali qu’elle sentait n’état pas une option.

Elle attendit un instant, ayant bien attendu sa question, afin de réfléchir à la réponse à lui apporter. Elle n’aimait pas réellement parler de ce genre de choses – elle avait cultivé une très grande partie de sa vie le secret sur celle qu’elle était, s’inventant des identités, usurpant celles d’autres personnes ou du moins se présentant comme issue de familles qu’elle ne connaissait pas, et ce n’était pas des choses qu’elle dévoilait aisément. Quel mal aurait-elle eu, cependant, à avouer son siècle de naissance ? Cela ne donnerait qu’une approximation globale, et non un moyen de remonter jusqu’à celle qu’elle était réellement. Caroline Smith. Cela faisait une éternité, à ses yeux, qu’elle était bel et bien décédée, enterrée, brûlée, disparue. Alors que ça ne faisait qu’à peine plus d’un centenaire pourtant. Afin de se laisser le temps de réfléchir à la manière de formuler la chose, elle alla chercher la boisson qui l’attendait et la versa dans un verre, puis retourna s’asseoir.

« Je suis née au dix-neuvième siècle. Époque et mœurs différentes… » Siècle dans lequel un vampire pouvait parfaitement se fondre dans la masse lors des nombreuses fêtes nocturnes où régnaient la luxure et les plaisirs interdits, quand bien même chacun prétendait l’inverse en apparence. Charles évoluait à merveille dans ces sociétés restreintes, de même que Caroline avant qu’elle ne subisse sa déchéance, et qu’elle soit forcée d’endosser diverses identités pour monnayer sa place parmi ces gens, avant qu’elle ne soit transformée, et jouisse de toutes les capacités que cela lui offrait. Elle ne se rabaissait plus, elle charmait, se nourrissait, se liait charnellement avec de nombreuses proies consentantes, du moins le leur faisait-elle croire, qui oubliait tout d’elle après. La belle époque, et la belle vie. Oui, se faire transformer l’avait révélée.

La vampire hocha la tête. Elle savait évidemment son opinion sur les siens. « Nous ne sommes pas tous les mêmes. Nous n’avons pas, pas en permanence du moins, des desseins inavoués amenant à vouloir nuire à tout un chacun. » Cela aussi, elle devait le savoir. Preuve en était leur relation – si pas amicale, elles appréciaient le temps qu'elles passaient ensemble, sans aucune idée derrière la tête qui visait à manipuler l’une ou l’autre. Même si Freyja devait reconnaître que, si elle devait avoir un jour besoin de son aide, elle n’hésiterait pas à ramener dans le sujet ce qu’il s’était passé ce soir – si du moins elle se montrait réticente. Mais leurs relations n’étaient pas de cette nature, au contraire. Et elle devait se douer que la vampire vrai, concernant son espèce. Leur nature était certes de contrôler et plier les autres à leur volonté, ils appréciaient la manipulation, la souffrance d’autrui, d’avoir le dessus, mais ils n’étaient pas que ça. Preuve en était du fait que Freyja ne dénonçait pas la semi-démone – si son but n’était que de perpétrer le chaos et de causer du tort à autrui, elle l’aurait fait depuis bien longtemps. Ou l’aurait laissée se vider de son sang ce soir. Qui l’aurait blâmée d'avoir agi ainsi avec une semi-démone ? Prétendre qu'elle ne voulait pas se risquer à subir ses pouvoirs et sa dangerosité n’aurait pu sembler que crédible. Et nul ne se souciait de la survie d’un des leurs, de cela Freyja en était persuadée.

« Ton nom aurait du me donner un indice sur tes origines… Mais les cultures marocaines et espagnoles ne sont pas si éloignées, l’influence des Maures peut-être. Je te remercie, mais la nourriture et les vampires ne font pas bon ménage. » Ce n’était pas faute d’avoir essayé, lors de ses nombreux voyages en Europe, alors qu'elle ne s'était pas encore familiarisée avec la nature de vampire. « Sais-tu que tu es une semi démone depuis toujours, Aliénor ? » La question tomberait probablement comme un cheveu dans la soupe pour elle, mais elle suivait le cheminement des pensées de la vampire, quant au fait qu'elle ait vécu parfaitement humaine avant. Était-ce son cas ? Freyja ne connaissait pas grand chose des siens. Elle demandait d’ailleurs davantage par intérêt que par désir de lui nuire en emmagasinant des informations à leur sujet.

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Dim 18 Mai - 14:04

    Dix-neuvième siècle. L’information tournait dans ma tête alors que je me rendais compte combien elle était vieille. J’aurais pu lui balancer ça au visage, je le ferais peut-être d’ailleurs, mais je me disais que finalement elle devait être aussi très puissante pour le coup. L’âge vampirique donnait du pouvoir non ? Si je ne me trompais pas, plus un vampire était vieux, et plus il était puissant. Je n’étais pas tout à fait callé sur les vampires, mais je savais au moins le minimum. Je ne savais pas par contre qu’il pouvait avoir des dons quelconques, même que Freyja en avait un personnellement. Je n’étais pas impeccable sur les origines, toutes les capacités et bien d’autres choses les concernant. J’en savais déjà pas assez sur mon propre groupe, mon propre sang, alors ne me parlé pas des autres espèces. Donc en effet, elle avait raison, époques et mœurs différentes… ce pourquoi elle avait un côté assez… décalé finalement. Décalé dans le sens où elle parlait parfois à « l’ancienne » ou tournait ses phrases différemment. Quoiqu’il en soit, maintenant j’en savais un peu plus sur elle, j’espérais qu’elle n’allait pas me faire un retour de questionnement me concernant. Pas sur mon âge non, car je n’avais pas de vie prolongée ou immortel, mais sur d’autre chose.

    « Tu es vieille alors. » ajoutai-je alors que j’affichais un léger sourire amusé. Ben quoi ? Elle n’avait rien de prévu, j’étais là pour encore quelques minutes, quelques heures qui sait ? Donc il fallait bien qu’on se détende mutuellement. Comme on le faisait régulièrement, sauf que la soirée n’avait pas débuté comme habituellement. C’était exceptionnel, et je voulais mettre ce petit incident de côté. Comme si tout ça n’était jamais arrivé, ou si, mais cela remontait à bien trop loin. Alors que tout était si proche…

    Je gardais dans un coin de ma tête le fait qu’elle soit aussi vieille et le fait qu’elle ait sûrement un historique gigantesque en elle. Elle avait vécue et dû voir beaucoup de choses. Quoiqu’il en soit, je continuais sur la même lancée en finissant mon gâteau et en lui avouant quelle opinion j’avais sur les vampires, même si elle le savait pertinemment. Le fait qu’elle hoche la tête de haut en bas me le confirma. Nous étions tous deux d’accord sur le fait que notre relation n’était pas banale ni même normale. Sinon nous nous serions basé sur la confiance. D’ailleurs je me demandais si elle avait des avis sur les semi-démons finalement. Si elle avait voulu me nuire, elle l’aurait déjà fait, donc j’imaginais qu’elle n’était pas en très forte opposition.

    « Oh ça, je demande à voir… même si pour l’heure tu es peut-être une des exceptions. Mais bon, je prends note de ce que tu dis, même si j’ai dû mal à y croire. »

    On ne pouvait pas changer un avis et une haine même alors qu’elle s’était installée depuis fort longtemps déjà. Je resterais sur mes positions, quand bien même j’étais en contradiction en étant là dans son appartement. Je m’en fichais, du moment qu’elle ne venait pas pénétrer ma peau de ses crocs, tout irait bien. Mais pour l’heure, l’odeur des plats me montaient dans les narines et me titillaient fortement les sens, me faisant surtout saliver. Je répondis à Freyja quant à mes origines alors qu’elle se demandait pourquoi j’avais commandé Marocain. J’aimais leur cuisine tout simplement, comme la cuisine Indienne d’ailleurs. Les épices me plaisaient finalement. Je commençais donc à manger, enchainant les fournées dans ma bouche alors que je constatais l’ampleur de mon appétit. Et finalement je m’arrêtais alors que Freyja parlait de nouveau, l’observant, avant que sa dernière phrase, question plutôt, ne me fasse poser ma fourchette et finir d’avaler avant de lui répondre. C’était le retour dont je parlais tout à l’heure…

    « Il y a quand même des différences, mais je n’ai pas des connaissances très poussées dans la cuisine espagnol malheureusement. » Surtout que faire la cuisine entre mère et fille n’était pas dans la conception de la famille. Nous n’étions pas une famille finalement… Je repris ma fourchette pour me reconcentrer sur mon plat et essayer de ne pas donner plus d’information à Freyja. « Non, comme tout le monde j’imagine. Mais qui s’en souci ? » C’était vrai, qui s’en souciait ? On ne demandait jamais l’avis des semi-démons tout compte fait. Notre vie commençait dans l’obscurité et la douleur dès notre conception, et puis la suite continuait sur le même chemin et notre fin finirait tout autant dans la souffrance. Finalement, même en n’ayant pas choisie mon espèce, je savais que je n’aurais pas une vie pleinement heureuse et comblée.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Dim 25 Mai - 23:58

Je la regardais, alors qu’elle assimilait l’information. Comment la prendrait-elle, qu’en ferait-elle ? Se sentirait en décalage, par rapport à mon âge ? Me jugerait-elle encore plus dangereuse, par rapport aux nombres d’années que j’accumulais ? Ou tout simplement inadaptée à l’époque dans laquelle je vivais ? Je n’en savais rien, ne pouvais pas réellement le savoir. Je ne niais pas m’exprimer de manière désuète aux yeux de beaucoup, mais c’était volontaire – jusqu’à un certain point, en tout cas. Outre le fait que ça soit atypique, c’était surtout plus correct que la façon actuelle et majoritairement vulgaire de s’exprimer des gens nés au cours de ce siècle, ou des quelques décennies passées. Peu importait, au final. Je n’étais pas traditionnelle, mais elle non plus. Mon espèce se noyait dans la masse – d’une certaine manière. Ca n’était qu’un leurre, nous leur étions supérieurs de bien des façons, et pourtant ils se complaisaient à le nier, mais nous le savions. La sienne était persona non grata, ennemie officielle et conspuée de tous. Même si, je n’en doutais pas, son secret était bien gardé. Dans tous les cas, elle comme moi étions atypiques.

Je souris légèrement, en l’entendant. A ses yeux, probablement. Les enfants de démons avaient-ils une longévité accrue, ou étaient-ils semblables aux humains sur cet aspect là ? A en juger par l’apparence d’Aliénor, je supposais qu’ils ne vivaient qu’une courte vie – comme ça aurait été mon cas, si je n’avais pas été transformée. « Quel âge as-tu, Aliénor ? Quant au mien… Je suppose que pour une personne ayant une espérance de vie normale, effectivement, je suis âgée. Pour un vampire qui peut atteindre plus d’un millénaire, j’entre tout juste dans l’âge adulte, et encore… » Serait-elle surprise d’entendre que les miens pouvaient atteindre le millénaire ? Rares étaient ceux pour qui c’était encore le cas, la majeure partie ayant été décimée par excès de confiance durant les années sanglantes. Je n’étais même pas sûre que c’ait été si fréquent auparavant, alors que les rivalités entre vampires devaient être importantes.

« Je ne t’affirmerai pas que tous seraient soucieux du bien être d’un des tiens, s’il était amené à en fréquenter un en connaissance de sa nature. Vous n’avez pas bonne publicité, et l’inconnu que vous représentez, et de fait la menace, ne pousse pas à ne pas se méfier. Encore plus avec les dérèglements météorologiques qui surviennent, qui démontrent une puissance hors du commun. Nous ne pouvons nous ôter de la tête que nous sommes à la merci de tes semblables. Mais ça n’empêche que nous ne soyons pas hostiles à tous les gens que nous croisons. Tout dépend du moment, du lieu, et de nos envies à cet instant précis. »

Je ne donnais là que des informations insignifiantes à Aliénor. Nous étions tous différents, même si certains étaient plus manipulateurs et sanguinaires que d’autres. D’autres moins portés sur le contrôle. D’autres amis des humains. Quelle horreur. Bref ; nous étions différents sans exception. Je me taisais, la laissant manger, alors me réchauffer un verre de Tru Blood. J’espérais que cela ne l’importune pas. Mais je ne m’arrêterais pas nécessairement pour ça. A moins qu’elle n’en fasse la demande. « Je n’ai jamais été au Maroc, mais la cuisine espagnole est en tout cas très belle et colorée. Au niveau des saveurs, je ne peux évidemment pas en gager, mais cela semblait succulent. Y as-tu déjà été ? Tu y as vécu, peut-être ? » Ca n’était pas si loin, elle aurait très bien pu rendre visite à de la famille, chercher à retourner sur leurs traces. Peut-être y était-elle née ?

« Ma curiosité s’en soucie. Et qui sait, peut-être un jour n’inspireriez-vous plus cette crainte, ou pas tous en tout cas. Nous sommes bien parvenus à nous créer une place au sein de cette société, tout comme les loups garous… » Je ne croyais pas réellement ce que je disais. Pas en l’état des choses. Mais je ne les connaissais pas, peut-être pouvaient-ils se ranger. Ou non. Je ne pouvais pas le savoir.

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Lun 9 Juin - 17:24

    Je fus surprise qu’elle me retourne la question, elle aurait très bien pu me donner un âge, ou au moins une tranche d’âge. Je n’étais pas si vieille non, mais je me sentais déjà fatiguée comme une vieille personne, comme si le poids des années m’engouffrait petit à petit. Ce n’était peut-être pas le poids des années quand j’y réfléchissais, je savais ce qui me rongeait de l’intérieur et le fait d’être passé à côté de la mort ne m’avait pas vraiment arrangée. Heureusement que je n’étais pas venue ivre morte ici, sinon je me serais très certainement retrouvée dans le lit de Freyja. Je suis même surprise qu’elle ne m’ait pas forcé à faire quoi que ce soit. Qu’elle se soit contentée de ma désapprobation comme si de rien était. Finalement, pouvait-il y avoir des vampires différents ? Je ne préférais pas y penser, car je ne voulais pas y croire tout simplement. Pour le moment, je me disais que sa compagnie m’était positive, on s’amusait bien entre nous et j’aimais la franchise qui était réciproque. Quand on n’avait pas envie de parler de quelque chose, on ne s’étalait pas, de même lorsque l’on avait une question en tête, généralement, on ne tournait pas autour du pot. C’était cela finalement que j’aimais dans cette étrange relation, car je ne tournais qu’autour des gens qui mentaient continuellement. Le fait de travailler dans un bar n’arrangeait rien…

    Je n’avais pas menti en lui disant qu’elle était vieille, c’était juste sorti comme ça, sans raison apparente et je ne pensais même pas la blesser. Elle avait une certaine assurance et je doutais qu’elle puisse être susceptible, du moins pas là-dessus. C’était normal pour les vampires n’est-ce pas ? Je ne savais guère s’il y en avait beaucoup qui était vraiment âgé, je ne savais même pas si ça m’intéressait. Car le seul qui m’intéressait, je ne savais même pas quel âge il pouvait avoir. Mais passons, je n’allais pas faire apparaître sur mon visage un voile d’émotions plus sombres les unes que les autres. Même si je pensais que Freyja s’en fichait pas mal.

    « Oh alors tu n’es qu’une enfant tu veux dire ? » J’affichais un fin sourire, je la taquinais pour sûr, mais autant en profiter non ? Je n’allais pas rester toute la nuit, du moins j’en avais pas l’intention. J’avalais de nouveau une fournée avant de lui répondre. « Tu penses que j’ai quel âge ? Je suis au moins peut-être plus vieille que toi humainement parlant… ou du même âge. » Elle ne m’avait pas dit son véritable âge finalement, et je ne lui faisais pas un interrogatoire pour savoir, disons que je voulais savoir quel âge elle me donnerait, c’est tout. Pourquoi ? J’en sais rien, on pouvait bien jouer un peu non ?

    La conversation dériva sur ma condition et mon espèce. Je lui avais dit que je n’arrivais pas à croire que d’autres vampires puissent être comme elle. Je me demandais aussi quand est-ce qu’elle allait me donner aux autorités ou qui sais, aux vampires ? Mais pour l’instant, je ne faisais que l’écouter alors que je finissais mon tajine tranquillement. « L’inconnu que l’on représente ? Ça m’étonne franchement, même si je ne suis pas la plus experte pour ma propre race, tu supposes donc que votre espèce ne représente pas un danger ? Ne représente pas plus l’inconnu que moi ? Quelle est l’origine de l’origine… » ajoutai-je alors que je tournais ma fourchette entre mes doigts et que mes yeux ne la quittaient pas. J’avais un poil de défi, car j’avais l’impression de plus en plus qu’on nous en voulait pour tout un tas de choses alors que d’autres espèces étaient finalement peut-être pires que nous. L’inconnu ? Vraiment ? Ce n’est qu’une excuse. Si elle me dévoilait leur véritable origine, d’où ils venaient, j’en ferais peut-être autant. Ce n’était pas bien difficile, il fallait juste croire qu’il puisse y avoir des démons parmi nous, et nous… nous étions juste le fruit d’un humain et d’un démon. La génétique fait le reste… semi-démon. « J’ai l’habitude de me méfier, et de tout le monde. Les humains sont dans le même panier autant que les autres. Ennemi de l’état… on ne peut faire confiance à personne… » Je lui épargnais le fait que je ne lui faisais pas confiance, car nous savions déjà toutes deux à quoi s’attendre.

    Elle alla se réchauffer un verre de ce que je pensais être du true blood, ou du sang frais qui sait ? Puis je refermais le tajine et le mettait de côté maintenant que j’avais tout englouti. Mon ventre allait beaucoup mieux, moins de crampe déjà et je me sentais beaucoup mieux. Je passais donc aux gâteaux que j’avais commandés alors qu’elle me donnait son aspect de la cuisine espagnol. Je mangeais tranquillement la corne de gazelle avant de me sucer les doigts. Elle voulait me connaître ou était-ce juste par politesse ? Je ne savais pas, mais je n’aimais pas spécialement parlé de ma vie. Je n’avais pas le tableau de la famille parfaite, loin de là. Mais j’aurais voulu connaître le pays de ma mère, c’était certain, surtout que j’avais quelques attraits physique que je ne pouvais cacher. J’aurais aimé aussi parlé cette langue. Enfin…

    « Non malheureusement je n’ai pas eu cette chance, je n’ai jamais voyagé en fait. Mais apparemment tu as déjà dû croiser ce pays, non ? » Je fis une courte pause alors que j’avais entendu la suite. J’étais loin d’être niaise, mais j’étais aussi très têtue. Je me demandais aussi pourquoi elle s’en souciait. « Ce sera toujours le cas. Cette crainte vient de nos pouvoirs, hors nous en aurons toujours un, à moins qu’on nous arrache la part de démon en nous. » J’avais dit ça sur le ton de la plaisanterie mais qui sonnait faux entre mes lèvres. Je préférais reprendre un gâteau qui m’était plus goûteux en bouche.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Mer 11 Juin - 23:07

Je m’étonnais de la curiosité dont elle faisait preuve. Je savais pertinemment qu’elle n’aimait pas les miens, ceux qu’on était, et je ne la voyais pas comme quelqu’un qui emmagasinerait des informations pour les utiliser dans le futur pour nous nuire. Peut-être me trompais-je, peut-être pas. Peu importait, au fond. Dans l’instant, je n’envisageais rien de plus que de passer un moment agréable, après son arrivée mouvementée. Et il devait en être de même pour elle. On ne pouvait pas dire que nous évoquions des sujets légers, en apparence, mais tout dépendait la façon dont nous les abordions. Elle tournait en dérision mon âge, et je ne m’en formalisais pas. Je me savais jeune et parfaite en tout point, comme une humaine au meilleur de son âge. A cela près que j’étais bien plus et bien mieux qu’une humaine, évidemment.

Je lui souriais, alors qu’elle m’affirmait maintenant que je n’étais qu’une enfant, après avoir opté pour la vieillesse. « Pas de demi-mesure pour toi, tu passes d’un extrême à l’autre… Je disais cela sur un ton amusé, un peu railleur. J’étais probablement plus jeune qu’elle ne le serait maintenant. Elle l’était encore, évidemment, mais ne le serait pas aussi longtemps que moi. Disons plutôt que je suis à l’âge adulte où je suis suffisamment indépendante pour ne plus avoir de comptes à rendre. Ou presque. Je n’étais après tout pas encore libérée de l’influence de Charles. Il pouvait me contraindre à lui obéir, avant même que je n’ai eu le temps de faire un claquement de doigts. Mais cela, elle n’avait pas besoin de le savoir. Je dirai que tu as la trentaine. Je me trompe ? » A quelques années près, je devais viser juste.

Je me concentrais sur ses paroles, alors qu’elle me parlait des siens. Il n’y avait aucune arrière-pensée là-dedans, simplement une curiosité que je cultivais sur beaucoup de gens. Pour mieux décider si je les appréciais ou les exécrais après coup, en général, mais peu importait. Mon opinion était déjà fixée sur Aliénor. A moins d’un revirement. « Nous sommes un danger, mais au même titre que les humains et les loups en sont un pour nous. Nous sommes mutuellement les Némésis naturels des autres, mais ton espèce… Vous êtes imprévisibles, et tous différents, pour le peu que l’on en sache. Nous… Nous avons des caractéristiques communes, que l’on peut contrer. Pouvons-nous en dire de même à votre sujet ? Non, car nous n’en savons rien. En cela, vous êtes davantage dangereux. En ce qui concerne l’origine des vampires… Je ne suis pas assez vieille pour la connaître, et aucun des vampires que je n’ai rencontré ne l’était. C’est une connaissance que personne ne possède. Mais sait-on d’où viennent les humains ? Les loups garous ? Vous ? Non. La menace ne réside pas là. » Elle résidait en leurs capacités, et Aliénor devait le savoir. Elle le savait, si je tenais compte de sa remarque de ne faire confiance à personne. A moins que je ne me trompe sur les tenants et aboutissants de cette méfiance, mais peu importait.

« Pourquoi ne te lances-tu pas ? Tu as l’âge parfait pour voyager. Et j’ai sillonné une grande partie de l’Europe, en un peu moins de mon centenaire de vie. L’Espagne incluse. Je fis une pause, la dévisageant alors qu’elle m’exposait son opinion. Que je ne partageais pas. Tu viens de me dire que nous étions tout autant à craindre, et pourtant… nous avons une place, relative certes, mais une place tout de même dans cette société. Nous sommes carnassiers, nous nous repaissons de la violence et du carnage – dans une certaine mesure selon les vampires. Et malgré tout, nous nous sommes imposés au sein de notre société. Pourquoi pas vous ? Elle me fit taire instantanément, tentant de dire en plaisantant qu’ils seraient toujours en marge à moins de leur arracher la part démoniaque en eux. Etait-ce seulement possible ? Est-ce une option ? De devenir entièrement humain ? Le souhaiterais-tu ? »

Je n’aurai jamais renoncé à mes dons, mais peut-être le voudrait-elle.

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Mar 17 Juin - 17:21

    Pas de demi-mesure ? Je souriais à ses mots alors que c’était peut-être vrai. Mais je la taquinais un peu aussi. Elle était belle femme, j’étais certaine qu’elle n’avait pas une mauvaise image d’elle-même. Elle devait tout aussi bien avoir un corps parfait… Attirance ? Pas du tout, disons plutôt que comparé à moi, c’était certain je ne faisais pas le poids. Mes cicatrices étaient toujours sur ma peau, même si j’essayais d’en faire abstraction. Ce n’était pas pour rien que dans mon appartement je n’avais pas de miroir. Les seuls que j’avais étaient brisés et jamais je ne les remplacerais. J’avais un réel problème avec mon corps, mais de toute façon, je me voilais de plus en plus la face. La plupart du temps je ne voyais que mon visage sur un petit morceau assez grand pour au moins visualiser à peu près tout mon visage, sinon ça n’était rien de plus que le reflet par multiple de mon visage, me donnant l’impression d’un monstre. Tout ça était enfoui en moi et j’encaissais, rien de plus. Le jour où j’exploserais, ça ferait mal. Mais pour l’heure, je gardais tout. A cette pensée, je jetais un coup d’œil à mon décolleté et surtout à cette veste qui le cachait fort bien. Je n’avais pas envie qu’elle voit cette cicatrice qui était la pire de toute.

    Je souriais de nouveau en entendant ses paroles, une fois que j’en avais fini avec mes vêtements empruntés. Je ne sais pas comment nous en étions arrivés à parler de nos âges, mais au moins ciblait-elle juste sur le mien.

    « Un peu moins, mais tu as raison quand même. Heureusement que tu ne m’as pas vu plus vieille, j’aurais été vraiment déçue et complexée. » ajoutai-je sur le ton de la plaisanterie et continuais sur ma lancée en tirant la peau de mes joues et ensuite mes yeux. « J’aurais envisagé un p’tit lifting sinon. » Je fis une pause. « Ben oui, j’ai pas hérité du don de l’immortalité. » Toujours sur le ton de la plaisanterie alors que je pris de nouveau mon verre de cocktail que m’avait préparé Freyja et que j’avais un peu oublié. J’en bu quelques gorgées avant de reposer le verre. La conversation dériva pour parler un peu plus de nous, de nos origines mais surtout de moi en fait. Car lorsqu’elle avait parlé de mon espèce, de ce qu’on représentait comme danger, je n’étais qu’à moitié d’accord. Il était vrai que nous avions tous des pouvoirs, mais on n’était pas non plus invincible non plus, une balle ciblée et la vie s’évaporait.

    « J’avoue, vous êtes bien plus un danger pour les humains que nous nous le sommes. » Ce n’était pas mauvais de ma part, elle savait très bien ce que je pouvais éprouver pour son espèce. « Je te signale juste que les chants religieux nous affecte quand même, nous avons donc des caractéristiques communes, seul nos pouvoirs changent en fonction de chaque individu. Nous sommes pourchassés parce qu’on pourrait prendre le pouvoir si on le désirait et si on était tous solidaire. Vous avez de la chance que ce ne soit pas le cas finalement… » Je fis une pause, posais mon dos sur le dossier du canapé en m’affalant un peu avant de poser les yeux sur la vampire. « Oh, donc tu n’es pas si vieille que cela alors… » J’attendis une réaction de sa part alors que j’insistais sur le mot vieille volontairement. J’allais au bout de ma connerie, voilà tout.

    Mes mains se mirent sur mon ventre alors que j’avais fini mon plat plus tôt. J’étais repu, mais je ne pouvais pas laisser les gâteaux que j’avais commandés. Je me redressais alors et en pris un alors que je l’engouffrais dans ma bouche. Je failli presque m’étouffer alors qu’elle me demandait pourquoi je ne me lançais pas. Et bien c’était simple dans ma tête finalement… Nath. Oui, il y avait mon frère déjà que je ne pouvais pas abandonner. Et puis… il y avait aussi l’argent, comment j’allais faire pour payer mon trajet ? Aller en Espagne, comme elle me l’avait cité, c’était pas tout prêt non plus, même en avion. « Mais je pense que nous n’avons pas le même train de vie, ni même le même budget. Peut-être le pourrais-je si je n’avais pas quelque chose qui me retenais. » Je me demandais finalement si elle ne pouvait pas m’aider d’ailleurs, mais je réfrénais cette supposition. Je fronçais les sourcils et parut vraiment ne pas réussir à croire ses mots. J’étais têtue. « Parce que jamais on sera accepté, on sera toujours dangereux aux yeux des autres car c’est le cas. On n’aurait pas nos pouvoirs, on en serait pas là aujourd’hui. » Et c’était vrai. On aurait été semi-démon mais n’héritant pas de pouvoir, tout aurait changé. Non pas que je n’aimais pas le mien, il m’avait sauvé la vie ce soir, mais disons plutôt que c’était quelque chose de lourde de conséquence que de le reconnaître, surtout publiquement. C’était un peu ce que je venais de lui dire d’ailleurs, en plaisantant quelque peu sur notre côté démoniaque. Sa question me perturba quelque peu et cela se lisait sur mon visage. Je pris de nouveau un gâteau pour prendre le temps de poser mes pensées. C’était une réelle question en vérité. Je me l’étais beaucoup tourné dans ma tête. Mais je décidais de détourner sa question alors que je me suçais les doigts. « Ce n’est pas une option, c’est comme si on arrachait un membre à quelqu’un qui n’en veut pas. Pourtant, c’est ancré en lui. Absurde donc. » terminais-je avant de reprendre de nouveau un gâteau.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Dim 22 Juin - 22:34

Je ne relevais pas ses regards à moi, à son corps. Ce qu’elle pouvait penser ? Aucune idée. Et je ne m’y intéressais pas particulièrement. Si elle avait voulu partager ça, elle l’aurait dit. Je souris en la voyant tirer sur sa peau. Elle avait des réactions vraiment étranges. Pas hérité du don de l’immortalité ? Un vampire moche ne devenait pas subitement beau. Seul le charme pouvait leurrer l’humain et l’obliger à s’imaginer que le vampire était spontanément beau, mais ça n’était pas toujours le cas – loin de là, même. « Notre vampirisation ne nous rend pas plus beau ou n’efface pas les ravages du temps, tu sais. Si nous l’étions avant, et si nous étions jeunes, cela reste immuable, évidemment, mais si ça n’est pas le cas… Eh bien, disons que le lifting doit être le meilleur ami de ces gens là. »

Bien sûr, mon apparence m’importait. Mais j’avais eu la chance d’être transformée au summum de ma beauté – ni enfantine, ni âgée. Belle, et dans l’âge d’or, tout simplement. J’essayais malgré tout de répondre à l’humour qu’elle employait. Mais elle n’avait pas à s’inquiéter de son apparence, loin de là. « Mais tu n’as rien à envier aux vampires. Tu es très belle, et charismatique. De manière naturelle. Eux, en revanche… Ca n’est qu’un don, la plupart devait être incapable de charmer qui que ce soit, à l’origine. »

Je la dévisageais, en l’écoutant. Ce n’était pas mes propos, elle les comprenait de travers. « Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Nous ne sommes pas plus dangereux pour eux que vous. La connaissance qu’ils ont de nous leur permet de contrer le danger que l’on peut leur inspirer. Et leur nombre peut grandement nous nuire. Quant à vous, rien ne permet de vous repérer, de savoir ce que vous êtes. Personne ne peut nier que je suis une vampire, en revanche. Vous êtes donc une plus grande menace, sur bien des points. Et en ce qui concerne les prières, qui penserait seulement à les utiliser ? Ou les connaîtrait, pour ce que ça vaut. »

Je m’abstenais de réagir sur le reste. Je ne savais pas son opinion sur le fait que son espèce pourrait nous asservir et prendre le pouvoir, mais elle savait que je n’avais nullement confiance en cette engeance, elle incluse. Ce serait mettre de l’huile sur le feu, que de rebondir là-dessus. En revanche, je n’ignorais pas sa remarque sur mon âge. « Tout est question de point de vue et de perspective… Pour une personnage à la longévité normale, probablement que si. Pour un de mes semblables, non. » Je ne dévoilais pas le fait que peu de vampires très vieux étaient encore en vie. Ca n’était pas une information nécessaire, et il n’aurait pas été intelligent de la lui dévoiler. Cela ne la concernait pas le moins du monde.

Je la fixais dans les yeux. Qu’est-ce qui pouvait bien la retenir ? « Un frein particulier fait que tu ne voyages pas ? » La franchise était une de mes qualités, pour peu qu’elle s’avère utile. Elle ne me dirait rien, elle n’était pas du genre à se laisser convaincre de parler par les déviations et la ruse, alors… Je soupirais en l’entendant. Jamais elle ne reviendrait sur ses positions qu’ils étaient des bêtes noires. C’était le cas, mais elle devait se battre pour ce qu’elle voulait, et s’élever au delà de ça. C’était ce que je faisais moi-même – ou comptais faire. Peu importait. Je me levais, la voyant se sucer les doigts, lui amenant une serviette en tissu en usant de ma capacité à me déplacer rapidement – nul invité ne pourrait s’essuyer, chez moi. Je soupirais à ses propos. « Et pourtant, certaines personnes qui n’ont pas eu le choix vivent sans et s’en accommodent. Cela pourrait être ton cas, si c’était possible de te débarrasser de cette partie de toi. Mais peu importe si tu ne veux pas répondre. » Je ne comptais pas la forcer à la confession.

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Ven 27 Juin - 15:19

    Elle pourrait me trouver folle, que ça la regarde finalement, je commençais à me détendre et à retrouver une bonne entente entre elle et moi. J’aimais nos échanges, non pas car cela me distrayais seulement, mais aussi parce que j’en apprenais aussi un peu plus, sur elle mais aussi sur les vampires. Mine de rien, ça m’intéressait aussi, même si j’essayais de ne rien laissé paraître. Ca arrivait comme ça la plupart du temps, j’étais loin d’avoir manigancé quoi que ce soit envers elle. Et puis, ça n’était pas le cas. Je m’étonnais toujours d’en avoir pu arriver là, parlant avec elle, une vampire, alors qu’ils m’étaient méprisables. Je laissais de côté ses pensées, alors que j’arrêtais de jouer avec la peau de mon visage et que j’observais Freyja alors qu’elle me répondait. Je pris de nouveau mon verre entre mes mains pour le vider complètement. J’avais conscience de ce qu’elle me disait, enfin du moins elle me le confirma, même si j’avais eu peu de doute là-dessus. Je continuais sur ma lancée, m’amusant quelque peu quand même. Il fallait bien de temps à autre non ?

    « Mais je n’ai pas besoin de beauté, elle est déjà ancré en moi. » J’affichais un grand sourire alors qu’un léger rire s’échappa avant que je ne me ressaisisse… un peu. « Tu as eu recours au lifting alors ? » lui demandais-je alors que je restais penchée en avant alors que j’avais reposé le verre sur la table, l’observant droit dans les yeux. Puis je me laissais aller sur le dossier du fauteuil, soupirant, mais pas d’ennui non, plus un certain soulagement et joie de vivre aussi peut-être mêlé. En vérité, nos échanges m’avaient manqués. Ironique n’est-ce pas ? C’est à ce moment que Freyja attira mon attention avec ses nouvelles paroles, qui eurent dont de me gêner. Depuis combien de temps n’avais-je pas eu de compliments ? Je ne les considérais jamais, me faufilant toujours pour éviter d’en avoir et être gênée comme je l’étais. De la peur se mêlait aussi à cette gêne, être désirable pour quelqu’un, cela ne pouvait apporter rien de bon. J’avais une très mauvaise expérience là-dessus. Un voile sombre passa sur mon visage avant que je ne sache tout ça avec une volonté d’acier et que je prenne cela sur le ton de la plaisanterie. « Don que tu as hérité également non ? Sinon je ne m’amuserais pas autant et tu ne me distrairais pas non plus. » Je la taquinais un peu, elle était assez intelligente pour savoir que ce n’était guère une invitation pour que nous nous rapprochions. C’était aussi ça que j’aimais chez elle.

    Nous dévions de nouveau sur un tout autre sujet, un peu plus sérieux sans qu’on ne se prenne trop la tête non plus. A priori, nous n’étions pas d’accord sur beaucoup de chose. Divergence d’opinion, mais aucune de nos paroles n’étaient totalement fausses, je n’étais pas horriblement buté… seulement un petit peu. J’attendis qu’elle finisse avant de moi-même prendre la parole. « Je comprends ce que tu veux dire, mais au moins, n’as-tu pas la priorité que de regarder constamment derrière toi pour surveiller tes fesses. » Un peu brut, mais elle savait ce dont je voulais parler. Je n’ajoutais rien d’autre, nous n’allions pas nous éternisé sur ce sujet, je ne voulais pas non plus ce soir. Je voulais oublier surtout ce début de soirée assez horrible pour moi. J’avais frôlé la mort ! Quand j’y repensais, mon corps serait inerte, sans vie, si je n’avais pas eu mon pouvoir. Putain de loup, et après c’était nous qui étions dangereux ? Tss…

    Je pris mon verre et le tendait à Freyja. « Ça te dérange si je te sollicite pour que tu m’en refasse un ? Un peu plus d’alcool… ou si tu as quelque chose de vraiment fort, j’crois que je peux faire une exception pour ce soir. Je serais peut-être morte sur ton palier après tout… » Et c’était vrai, elle ne m’aurait pas ouvert, ni ne m’aurait laissé boire son sang, je me serais juste vidée devant sa porte. Je ne savais pas pourquoi elle m’avait aidé, ce n’était pas comme si elle m’appréciait énormément non plus. Alors j’étais encore curieuse de savoir, mais comme elle me l’avait dit, ça aurait pu être plus grave si quelqu’un d’autre m’avait découvert. J’aurais pu le cramer aussi, même si j’étais horriblement faible. Bref, passons ces détails dans ma tête. Je me contentais de lui sourire et d’hocher la tête alors qu’elle me répondait concernant son âge. Elle devait avoir vu tant de chose, je ne sais pas si sa position était à envier par contre. Elle a dû voir tellement d’horreur. Moi j’en avais déjà ma dose actuellement, je n’imaginais pas ce qu’elle devait avoir dans ses souvenirs. Et pour l’heure, c’était moi qui me dévoilais un peu, ou du moins, je lui laissais une petite faille, même si elle ne savait absolument pas de quoi je parlais. Détourner le sujet ou lui mentir ouvertement ? De toute façon, c’était la même chose.

    « En effet, je me suis fait une promesse et je tiens ma parole dans ce cas. Donc pour l’heure, je suis ancré à cette ville et à l’Ecosse. » Elle ne devait pas en savoir plus, je n’étais pas prête à lui dévoiler quoi que ce soit. Nath était ce que j’avais de plus cher, après avoir perdu Tim. Je m’accrochais toujours à cet espoir, peut-être fou pour certain, qu’il puisse être toujours vivant. Mes yeux glissèrent sur la serviette qu’elle me tendait alors que j’avais dû oublier le moment où elle s’était relevée pour aller la chercher. Je la pris et m’essuyais la bouche et les doigts. « Je ne le ferais jamais, ce serait cruel, et je pense que mon corps a déjà bien… » Je fis une pause alors que mon regard fixait le sien. « … subit. » Il me fallut un moment avant de sortir le mot, et je l’avais prononcé de manière détaché. C’était vrai, elle ne savait strictement rien de moi finalement. J’imaginais qu’elle se pose des questions intérieurement, mais qu’elle ne me questionne pas à ce sujet. Même s’il me serait facile de dévier le sujet. Elle n’était pas du genre invasive ou insistante, c’était ce qui était appréciable.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Mer 2 Juil - 17:25

Je ne m’attendais pas à passer une telle soirée, alors que je m’étais réveillée ce début de soirée là. Nos échanges étaient toujours plaisants avec Aliénor, malgré le côté incongru de notre relation. Nulle confiance, assurément, mais pas nécessairement de méfiance exacerbée. Nous déposions les armes, l’une et l’autre, et évitions tout sujet pouvant nous mener à un désaccord. Je n’allais pas nier avoir certaines arrière-pensées par moment, après tout, elle pouvait s’avérer être un ennemi redoutable et plus j’en saurai, mieux je pourrais m’en protéger, mais ça n’était qu’une part minime de nos soirées de beuveries. Peu m’importait le regard qu’Aliénor posait sur moi – j’étais habituée à être dévisagée, ou contemplée, selon. Même humaine. J’avais toujours répondu aux critères de beauté masculins, et j’en avais joué à outrance. Une arme comme une autre, au fond.

Je la dévisageais à mon tour, alors qu’elle parlait de sa beauté et de la mienne. Elle ne me semblait pas si assurée quant à son apparence, et à sa beauté – pourquoi m’avoir demandé une veste au préalable, comme pour dissimuler une partie de son corps, si c’était le cas ? Non, j’étais persuadée qu’elle n’exprimait là qu’une bravade certaine, comme pour s’en convaincre personnellement. Peu importait. Je ne réagis ni à ça, ni à sa remarque sur le lifting. Quiconque serait un minimum observateur réaliserait que mon charme et mon apparence étaient tout ce qu’il y a de plus naturel, et non le résultat d’une opération pathétique pour ne pas affronter sa laideur, ou le poids des années. Si j’avais été amenée à vieillir, j’aurai gardé ma splendeur, dans tous les cas. A fortiori en ne m’écrasant pas devant ce qui aurait pu dire le contraire. Mais cela n’avait guère d’importance : ces vampires méprisables qui pensaient se rendre beaux ne méritaient pas mon attention.

« Mon charme ne doit rien à ma condition. S’il peut m’être plus aisé d’y recourir lorsque je ne veux pas perdre de temps, je préfète nettement ne pas ensorceler de cette manière mes cibles. Quant au fait que tu t’amuses, que je sois la source de ta distraction, tu te trompes. Si j’usais de mon charme vampirique sur toi, tu n’aurais pas refusé mes avances précédemment. »

Elle prendrait cela comme elle voudrait. Ce n’était que la stricte vérité, et si elle lui déplaisait, eh bien… Peu m’en chaut. La franchise était un élément clé de notre… amitié ? Ce n’était définitivement pas le mot, mais nul ne me venait à l’esprit, qui s’avèrerait plus adéquat. J’esquissais un rictus narquois, en l’entendant. « Pas l’obligation de regarder constamment derrière moi ? Tu connais bien peu de ma vie, et des précautions que je dois mettre en place. Et tu surestimes l’affection des humains à notre égard, ou même des autres espèces. Les loups ne rêvent que de nous exterminer – et la réciproque de nous à eux est -, beaucoup d’humains préféreraient que ne nous soyons qu’un mythe, et nous feraient disparaître de la surface de la terre. Vous êtes peut-être déclarés publiquement ennemis publics numéro un, mais nous le sommes, et ceux qui nous veulent du mal doivent masquer leurs intentions. Il ne s’agit pas d’un concours de celui qui est le plus en danger, mais d’énoncer une vérité. Les deux situations ont leurs inconvénients. Et je doute que la race humaine puisse en toute impunité orchestrer un génocide. » Et pourtant, je savais de quoi je parlais : j’avais assisté à de nombreuses manifestations de cela, au fil des années.

Je prenais son verre, et lui amenais un shooter de téquila. Elle voulait quelque chose de fort, et moi j’avais vu l’heure : le soleil ne tarderait pas à se lever, et je ne pouvais prolonger plus longtemps le moment. Je l’écoutais, sans rien ajouter pour autant. Sa promesse ne me regardait pas, pas plus que ce qu’elle avait subi. Notre relation ne nous pousserait jamais à autant de confidences, mais c’était toutefois très bien comme cela. Peu importait la légère curiosité qui m’habitait. « Je ne compte pas te mettre dehors, mais le soleil ne va pas tarder à paraître dans le ciel, et j’ai encore quelques choses à effectuer. » Comme aller dans l’appartement qui me servait réellement de lieu de repos – dont Aliénor n’avait et n’aurait pas l’adresse. Je l’accompagnais à la porte, une fois qu’elle eut bu son verre et terminé son repas, partant moi-même peu après elle.

|HJ| J'espère que ma réponse et que la manière dont j'amène la clôture te vont !

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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   Mer 6 Aoû - 12:42

    Hj:
     

    C'était étrange comme parfois j'arrivais à me détendre totalement, essayer de plaisanter par ci par là. C'était ce que j'étais en train de faire alors que mon propre rire me surprit. Ce n'était pas le petit verre de cocktail qu'elle m'avait fait qui avait eu raison de moi. Je ne me sentais pas joyeuse, encore moins ivre. Seulement, après la soirée que j'avais eue, j'avais peut-être un peu besoin de me détendre après tout. Et puis, il était vrai que je m'amusais toujours beaucoup avec elle. Nous avions aussi des discussions qui dérivaient parfois, mais on était assez intelligente pour détourner la conversation si on le souhaitait, tout comme avoir l'intelligence de ne pas dépasser les limites. C'était ce qui m'attirait, car sinon, que ferais-je avec un vampire ? Ce n'était pas parce qu'elle était charmante, non, je n'avais point cette attirance féminine. Déjà j'avais du mal avec les hommes en temps normal, ou disons plutôt que je ne voyais pas au-delà. Sauf bien sûr avec Tim, mais c'était une autre histoire... passée, déjà vécue, oubliée. Il ne fallait pas que je ressasse, j'allais de nouveau perdre le peu de joie que m'avait procuré cette soirée.

    J'observais Freyja alors qu'elle me répondait, contenant ce fin sourire alors qu'elle disait vrai. Seulement, je m'amusais et me distrayais vraiment, au moins pouvait-elle être fière qu'elle puisse me distraire. Peu de gens pouvait le faire en vérité. « En effet, c'est ce que j'aime aussi un peu chez toi, tu fonctionnes avec ta tête avant tes... pulsions... ? » Je ne savais pas si on pouvait les appeler ainsi, mais je n'avais pas d'autres mots. Mais ça qualifiait bien là certains vampires qui ne se contenait pas, qui agissait selon leur pulsion du moment. En même temps, son âge devait lui apporter de la sagesse. Je souris intérieurement à cette pensée. Les vampires... sages ? Je faillis rire et le contenait à l'intérieur, me demandant si je ne changeais pas un peu trop. Mais ce n'était pas une nuit habituelle non plus. « Mais tu te trompes quand même un peu, tu me distrais, surtout après ce fameux épisode. » terminais-je avant que la discussion ne reparte de nouveau sur un tout autre sujet. Non pas que cela me déplaisait, mais nous avions des divergences d'opinions à n'en pas douter.

    Je l'écoutais, attentivement à dire vrai alors qu'elle me présentait son point de vue. Je ne savais rien d'elle en effet, et je n'avais pas pour habitude de juger les gens par un simple regard, mais j'avais mon opinion sur les vampires, c'était ça l'inconvénient et le désavantage aussi d'être aussi haineux envers eux. Pourquoi pas plus envers elle ? Je ne savais pas trop, je me contentais de me laisser aller à cette distraction, sans me poser davantage de questions. Était-ce bien ? Je ne savais pas trop, mais je verrais en temps et en heure. « Je pense que nous ne connaissons rien l'une de l'autre, mais nous avons des opinions bien tranchées. Pour ma part, tu connais les miens concernant les vampires. Mais pendant que vous vous vivez si l'on peut dire normalement, nous autre, nous ne vivons que dans l'ombre et la méfiance. Qui sait ? Bientôt peut-être rejoindrais-je les autres fugitifs car je serais dévoilée... » Des paroles qui pouvaient être ambigües, mais de toute façon, j'étais certaine qu'elle comprendrait. Elle pouvait vivre dans cet appartement sans se soucier de son avenir, tandis que moi, je pouvais très nettement me dire que peut-être ma porte serait défoncée et qu'on m'emmènerait. Voilà la différence, en plus du fait que nous étions ennemis publics, c'est-à-dire que tout le monde était contre nous. Nous n'avons pas de pouvoir d'hypnotise pour contrer les humains. Nous avons d'autres dons, soit.

    Elle m'amena un shooter de tequila, que je bue cul sec avant de reposer le verre sur la table. En entendant ses mots, j'eus un réflexe vers les fenêtres alors que je ne m'étais pas aperçu que la nuit toucherait à sa fin. Ce n'était pas plus mal, j'avais fini de manger, nos discussions menaient à quelque chose qui me dérangerait sûrement, alors autant filer tout de suite. Je me levais tranquillement alors que je réajustais la veste. « Je n'ai pas vu le temps passé. Merci pour le repas, et je te remettrais les affaires que je t'ai emprunté. » Je marchais vers la porte d'entrée. « Bonne... nuit, si on peut l'appeler ainsi. » ajoutai-je avec un fin sourire avant de m'éclipser.
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MessageSujet: Re: Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]   

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Choisir entre la vie et la mort ? La réponse est vite trouvée... [Livre II - Terminé]
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