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De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]
MessageSujet: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 15:15

Cela faisait quelques temps que j’avais envoyé ce courrier à la Reine signé de l’ancien pseudonyme humain que la police m’avait donné. Avant de me faire coincer par Julien, avant de revoir Freyja. Je lui avais d’ailleurs dit d’être patiente, que cela ne se ferait pas rapidement, ça cela ne pouvait pas arriver rapidement. Le temps qu’elle me retrouve, le temps qu’elle se renseigne à mon propos. Je ne savais pas si Julien, avait oui ou non donné mon identité à notre Reine, aussi, je me devais d’être prudent. Je marchais sur des œufs, une grande première. J’étais dans une situation inédite et je n’étais moi-même pas bien sûr de ce que j’étais en train de faire. Cependant... il m’était interdit de douter, c’était une faiblesse dont je n’avais pas besoin. J’avais choisi mon chemin en me livrant mais aussi en faisant un pas sur le chemin de la vengeance. J’en avais discuté avec Constance, la vengeance, j’en étais convaincu était ma propre voie pour l’instant et j’étais d’une patience sans pareille.

Ce soir, je me présentais donc dans le nouveau bâtiment de notre communauté. Le trajet avait été un peu plus long que prévu à cause de la malle en bois que je baladais avec moi. Par souci d’encombrement, j’avais d’ailleurs pris ma voiture. Je détestais cette caisse de ferrailles mais ça avait été le plus simple. Arrivé à la sécurité dans le parking, j’avais décliné mon identité, signalé la malle et mon entretien avec la Reine. Ils l’avaient contacté, j’avais patienté et montré pâte blanche. La malle resta close, je ne sus pourquoi on ne m’en demanda pas plus à ce sujet. Peut-être la Reine avait-elle donné des ordres. Je le saurais plus tard, ou peut-être pas, ça n’était pas important. Empruntant les escaliers avec ma charge, je fus forcé de patienter à chaque sécurité jusqu’à, enfin, parvenir dans le bureau de la Reine. Le bâtiment était impressionnant, son bureau plus encore. Entouré de vitres, je me sentais exposé, presque mal à l’aise. J’avais une sainte horreur des vitres et pourtant, ma propre habitation n’en manquait pas. Peut-être était-ce une raison de grandeur...
Je posais ma charge sans ménagement avant de saluer la Reine. Le coffre était fait de chêne et d’ébène, du fer ouvragé renforçant les arrêtes et les coins et une serrure compliquée en plusieurs points le scellait, ainsi qu’un cadenas en argent. Je répugnais à employer ce métal mais ce coffre devait être un calvaire à ouvrir. C’était nécessaire. Un vampire aurait pu le briser mais ce serait heurté à un problème en passant l’épaisse barrière de bois. L’intérieur était recouvert d’argent. C’était une pièce très ancienne que je n’avais pas dû ressortir depuis des lustres, c’était l’occasion rêvée. Dans ce coffre attendait un homme, un jeune vampire qui pour son malheur en savait trop.
Ne sachant trop comment me comporter, je pris le parti de rester moi-même et m’inclinais donc avant de la saluer. « Majesté. Je me présente : Spencer Yates, ébéniste, à votre service. » Elle devait déjà savoir qui j’étais et ce que je faisais, mais les conventions étaient les conventions. J’avais toujours été d’une politesse exagérée depuis que j’étais vampire. Rôle joué au départ, cet aspect de ma personne était devenu une composante de ma personnalité première. Je ne fis aucun geste, ne fit mine de rien. J’attendais, mieux valait ne pas prendre de liberté et ne pas commettre d’impair à peine un pied posé dans son bureau.
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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Lun 27 Jan - 23:34




De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas

Ce soir, plusieurs rendez-vous se bousculaient sur mon agenda, à mon sens trop chargé. Mais je n’avais pas vraiment le choix de faire avec, même si cet aspect là de mon statut était le moins plaisant. Au moins à présent, je n’avais plus à recevoir n’importe qui dans ma demeure. J’étais assez contente de mon idée de fonder un tel bâtiment, servant à la fois de centre de formation et d’entrainement pour les uns, et pour les autres, servant de bureaux officiels. Avec Torben nous avions vu maintes et maintes fois la sécurité la rendant le plus optimale possible. Nous étions à l’abri de rien en effet, mais il n’y avait pas plus sécurisé sur le marché. J’avais pris le risque de tous nous exploser, et minimisant un maximum ce premier, pour établir un véritable siège pour les vampires. C’était aussi nécessaire pour l’image que je voulais donner de notre espèce.

Mon premier rendez-vous consista à rencontrer des cadres de l’entreprise tru-blood, pour l’orientation des campagnes de publicités à venir. Pour cette soirée qui s’annonçait très monotone, j’avais envoyé Torben sur un autre terrain de jeu. Il ne me serait d’aucun recours. Nous avions convenu de nous retrouver plus tard dans la soirée, une heure avant le lever du soleil dans ma chambre à coucher. Nous avons décidés qu’il se calerait un maximum sur mon rythme : dormir la journée, et sortir la nuit. J’avais exigé de lui qu’il soit là à tous mes réveils et il avait rajouté l’option couché qui nous permettait de partager un moment rien qu’à nous deux – mon réveil était toujours marqué par la présence d’autres pommes de sang-. Cela allait autant à l’un qu’un l’autre, sachant que des exceptions pouvaient arriver, même si elles devaient vraiment rester dans ce cadre de rareté. Il avait compris que j’avais besoin de lui plus souvent à mes côtés et qu’il avait besoin d’être proche de moi. Nous n’en étions que plus forts et depuis qu’il était revenu, j’avais eu « moins de crises de folie », même si elles étaient toujours présentes, surtout au moment où je me nourrissais de mes humains. Torben était le seul à arriver à vraiment me reprendre lorsque j’allais trop loin, via notre lien. Il arrivait à me sortir de cette inconscience qui pouvait m’envahir. Et plus il restait avec moi, plus j’arrivais à vite les réguler et ces derniers jours par moi-même, même s’il restait comme garde-fou.

J’avais légèrement débordé sur mon second rendez-vous que je dus écourter plus tôt que prévu. Heureusement il ne s’agissait que de la réappropriation des objets prêtés au musée de la ville. Je chargeais l’une de mes secrétaires de s’en occuper, pendant que je recevrais mon invité « surprise ». Quand il arriva au parking, on m’informa tout de suite de sa présence et de sa valise suspecte. On récupéra son nom, me permettant de faire rapidement une recherche sur lui et son passé. Je m’arrêtais sur le nom de son créateur, Romain Daval, que j’avais croisé, et cela bien avant la naissance de l’ébéniste Yates. Nous avions été amants, avant qu’il ne poursuive son chemin et moi le mien. Dommage qu’il ne fasse plus parti de notre monde quelques mois plus tôt. Une perte vraiment. J’espérais que son « fils » soit à son image en plus sage bien entendu, même si pour l’instant, je n’en savais pas plus à son sujet. Pour autant, ce qu’il y avait dans sa valise, je l’avais su dès qu’il avait franchis la porte de mon bâtiment. Un corps humain, mais froid comme la glace. Un vampire vu que la valise ne sentait pas à pourriture. Si j’avais autorisé sa montée avec, c’était que j’étais curieuse de savoir pourquoi il avait ramené cela ici, au B.A.C.A. Je n’allais pas tarder à le découvrir. Je donnais toutes les autorisations pour qu’il puisse gagner sans mal mon bureau, le laissant être quand même fouillé. Nous ne sommes jamais prudents après tout.

Quand il arriva, il déposa d’abord sa grande malle avant de s’incliner devant moi. Je lui fis signe de prendre place sur un des sièges en face de mon bureau, restant derrière ce dernier. Il se présenta comme il se devait de le faire. Bien, au moins connaissait-il la politesse et les usages à avoir. Je n’avais pas besoin de lui rappeler et c’était plaisant. Créature de Romain Daval, je vous souhaite la bienvenue dans mon humble bureau. Dites-moi donc en quoi la Reine en personne peut vous être utile Je ne dis pas plus, attendant de connaitre la véritablement venu de mon invité et sa prise de rendez-vous avec moi. Il m’avait dit avoir des informations. J’attendais donc qu’il me les livres ou essaye d’abord de négocier un prix pour elles. Je voulais voir quel genre de vampire il pouvait être.


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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Mar 28 Jan - 0:34

J’avais dû trouver une solution quand j’avais appris où je devais me rendre. Je ne pouvais décemment pas traîner un membre de ma propre espèce derrière moi. Cela aurait fait mauvaise presse. Ce coffre, je l’avais ressorti pour cette occasion et pourtant, je n’avais eu aucune envie de le sortir. Il avait une lourde histoire, la mienne. Une piqûre de rappel qui n’avait guère fonctionné ces derniers mois, je devais bien l’avouer. Sans la menace de Romain au dessus de ma tête, j’avais dévié mais je n’avais pas le loisir de pouvoir m’amuser à faire une rétrospective de mes souvenirs au sain des locaux dans lesquels je me trouvais.
J’avais un réel problème avec les rassemblements, sauf dans certains cas. Ce cas-ci n’en était pas un. Je me devais pourtant d’être là, c’était ici qu’était ma place ce nuit tant que la Reine ne me permettrait pas de me retirer. J’étais en train de payer, d’une certaine façon, la façon dont j’avais mené mon existence, c’est-à-dire, plus ou moins en solitaire. J’avais intérêt à renouer rapidement avec les habitudes hiérarchiques où j’aurais des problèmes qui viendraient s’ajouter à la pile déjà conséquentes de ceux attendant d’être résolus.

Arrivé dans le bureau, j’ignorai tout du passé commun de mon créateur avec la Reine. Nous n’avions jamais partagé ce genre de détails de son vivant et je n’étais pas certain qu’il l’aurait fait un jour. Romain n’était pas homme à se retourner ou alors, pour assurer ses arrières. Encore une fois, il ne m’avait pas choisi pour rien dans la Somme à l’époque. De plus, Romain était connu pour avoir toujours été sur la corde raide, à la limite des permissions mais sans jamais rien enfreindre. En ça, j’étais loin de lui ressembler.
Une fois mes salutations et mes respects présentés, je m’installais sur la chaise qu’elle m’avait désigné, laissant provisoirement ma charge derrière moi. « Je vous remercie de m’avoir accordé cet entretien. J’ai en ma possession quelques informations qui j’en suis sûre, vont vous intéresser. » Je choisissais mes mots avec soin. Je ne pouvais pas me permettre de paraître dans le doute. « Ces informations n’auraient pu être vérifiées, aussi, j’ai amené avec moi une preuve de la véracité de mes propos. Il est certain que ma parole n’a que peu de valeur étant donné mes récentes actions, voilà pourquoi j’ai avec moi ceci. » Je montrais le coffre. Je ne savais pas le moins du mon de que mon cher général avait eu la brillante idée de ne pas dévoiler l’identité de son traître... moi. Et que de fait, j’allais l’apprendre à la Reine durant cette discussion.
La Reine me fit signe de poursuivre, le visage impassible, je continuais donc. J’entrais dans le vif du sujet, je n’allais pas tourner autour du pot. « Les sanguinistes, comme je l’ai expliqué au Général Guillemaud » Bon Dieu que je détestais devoir faire montre d’un quelconque respect à son encontre... « ne sont pas que de jeunes vampires ou des nouveau-nés. Ils amènent à eux les nôtres leur promettant sang frais et victimes, déchaînements de leurs désirs sans retenue aucune. Des vampires de tous âges en font parties mais aussi de tout rang. Ils ont profités de la fin des années sanglantes et une fois que l’on y a mis les pieds, le chantage devient une chose extrêmement facile à utiliser. Ceux qui veulent s’en retirer, ne le peuvent tout simplement pas. Si je vous dis tout ceci, c’est parce que je sais de source sûre qu’il y a un dirigeant sanguiniste dans les rangs de vos sous-officiers Majesté. » Je ne demandais pas encore si j’étais en droit ou non d’ouvrir le coffre, je voulais avant tout m’assurer qu’elle n’avait aucune question à me poser. Je ne me posais même pas la question de contourner mon implication. Julien avait sous-estimé mon sens de la hiérarchie aussi ironique que cela soit puisque j’avais été un sanguiniste et que je l’étais, techniquement, toujours.
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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Dim 2 Fév - 20:59




De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas

J’étais intriguée par ce que la créature de Romain Daval avait à me dire et quelles étaient donc ses informations qu’il voulait me livrer. Je lui avais prié de s’asseoir en face de moi. Il avait laissé sa malle un peu plus tôt dans mon bureau et d’un simple signe de tête à l’un de mes gardes se trouvant devant ma porte, ce dernier s’approcha, la récupéra, et la posa à côté de l’arrivant, avant de reprendre la place qui était la sienne. Pas question qu’il sème ses affaires un peu partout dans cette pièce. Il s’installa rapidement à l’endroit que je lui avais désigné et entama tout de suite son petit speech qu’il avait surement du préparer avant de venir. Il prenait soin de bien choisir ces mots, signe évident qu’il n’était pas venu ici sans idée précise de ce qu’il allait me dire. Il fit très attention à se montrer des plus polies et courtois, respectant le rang qui était le mien. Un bon point pour lui, surtout au vu de la réputation de son créateur. Oh bien sûr, je ne comptais pas me fier uniquement aux impressions qu’il pourrait me faire. A l’instant même où il parlait, mes chevaliers étaient en train de faire des recherches plus approfondies sur lui. Je n’étais pas arrivée aussi loin si je me fiais uniquement aux premières impressions que je pouvais avoir. La prudence était ce qui m’avait toujours préservé, et ce qui continuerait encore pendant longtemps à me préserver.

Je le poussais à parler et à continuer sur sa lancée. Il m’annonça que dans la malle se trouvait la preuve de sa bonne foi. Cela me fit sourire intérieurement. Si justement il était de si bonne foi que cela, il n’aurait jamais fait de tel. Il aurait affirmé que sa parole était juste, me demandant de prendre sa vie si je ne le croyais pas. Mais au moins était-il arrivé à m’intriguer. Je posais mes coudes sur mon bureau et croisa mes mains, tout en ne l’interrompant pas. Je me montrais pas ma surprise concernant Julien. Encore et toujours de cachoterie de la part du générale. Je pris la peine quelques secondes d’interrompre mon servant humain pour savoir si le nom de mon visiteur lui était familier. Face à sa négation, je notais rapidement sur mon agenda les initiales du général, pour me rappeler de lui remettre une dernière fois les pendules à l’heure, non sans l’avoir puni avant. Je me reportais ensuite sur la fin du discours de mon invité, et enchaina à peine le dernier mot sorti de sa bouche J’ai déjà eu vent de tout cela. Vous n’avez d’ailleurs pas répondu à ma question Créature de Romain Daval. Dites-moi donc en quoi la Reine en personne peut vous être utile Oui parce que c’était bien beau de me donner des informations, mais je voulais savoir ce qu’il attendait en retour avant de continuer cette discussion.


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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Lun 3 Fév - 15:48

J’avais tout intérêt à réfléchir avant de parler tout comme j’avais tout intérêt à ne pas commettre d’erreur. À tout moment, mon implication dans certains faits pouvait causer ma mort définitive si la Reine jugeait qu’elle pouvait se passer de moi et de mes informations. C’était un risque mais il était calculé puisque de toutes les options qu’il me restait, celles-ci étaient mes meilleures chances. C’était dire à quel point je m’étais enlisé.
À mes yeux, je fis déjà l’erreur de ne pas ramener ma malle à mes côtés. Tout était à double tranchant mais je me devais de rester calme. Je n’avais pas le choix. Heureusement, je n’étais pas de ceux qui stressaient pour un rien. J’assumais la plupart de mes erreurs quand elles en étaient vraiment. Une chose que Romain m’avait enseignée, ainsi que la politesse, faute d’avoir eu lui-même ces traits de caractères. Mais en voulant me rendre meilleur que lui, il avait pêché par orgueil, comme nombre d’entre nous. Je n’étais pas une réussite en matière de contrôle par exemple.

Je ne savais pas précisément ce qu’elle savait à mon propos et je devais donc être franc à propos de tout, ce qui n’était pas des plus évidents. J’étais un meurtrier en série à mon époque humaine, ce qu’elle savait déjà à cause de ma lettre, puisqu’elle m’avait convoqué. À moins que ça ne soit mon emploi actuel. La liaison était facile mais encore fallait-il savoir que j’avais sévi il y a plus de cent ans et qu’on m’avait ainsi surnommé à l’époque sans avoir la moindre piste à mon propos. Mais si Guillemaud avait pu se rendre compte de mon petit plaisir qui consistait à donner un coup de burin bien placé dans l’œil post mortem, la Reine le saurait aussi... Même si ces victimes-là dataient-elle, d’après ma transformation. De plus, je n’avais fait montre d’aucune pitié pendant les années sanglantes, exploitant mon amour du carnage de façon totalement ouverte. Des gorges broyées jusqu’aux viscères étendues, je n’avais reculé devant aucun extrême. Peu de cibles m’avaient échappées... Je détestais véritablement la technologie sous bien des aspects, elle permettait de remonter bien trop loin à mon goût.

Ainsi, j’expliquais à la Reine le fond de l’histoire et du problème, ne répondant pas à sa question principale, ce qui me valut évidement un rappel à l’ordre. « Un sanguiniste haut placé m’a confié une mission, me rapprocher de notre hiérarchie et de vous également, pour à terme, fournir des informations. Ce sanguiniste ne pouvant le faire lui-même en raison de son propre rang dans votre armée. J’ai eu la permission du Général de continuer à jouer double jeu dans le but de pouvoir continuer à fournir des noms sans me faire repérer. Il m’a assuré que mon identité ne serait connue que de votre seule personne. » J’ignorai qu’à ce stade, ce cher Général avait déjà donné mon nom à la Princesse. « Le sanguiniste se trouvant dans cette malle n’est ici que pour certifier mes dires concernant le placement en haut rang du sanguiniste m’ayant confié cette mission. Ma parole est une chose qui ne suffit plus étant donné ma position actuelle. » Celle d’un traître sur la sellette, ni plus ni moins.
Je ne pouvais évidement pas dire dans l’immédiat quel était le nom du sanguiniste qui m’avait confié la mission ou je n’aurais plus aucune valeur. J’étais parfaitement conscient que si la Reine désirait me faire parler, je finirai par parler mais c’était quitte ou double. Cela dit, j’étais persuadé que la Reine tenait parole, j’en avais l’intime conviction. Elle n’aurait pas autorisé ma survie si elle m’avait voulu mort. « Ma mort repose entre vos mains et je me plierai à vos ordres, quoi qu’il m’en coûte désormais. » Car si j’avais bien conscience d’une chose, c’était que je ne risquais que fort peu de commettre encore ce genre de bêtises idiotes. Entre la mort de Romain et ma discussion avec Constance, puis avec Freyja, j’avais réalisé certaines choses... des choses qui me seraient hélas totalement inutile ici puisque ma parole ne valait pas un clou.
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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Mer 5 Fév - 17:14




De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas

J’avais reposé ma question à Spencer. Il avait beaucoup parlé, mais il ne m’avait pas répondu. Et n’ayant eu qu’un vague écho de ce qui avait pu se passer avec Julien, je voulais en savoir un peu plus sur ses intentions avant de me fixer le concernant. Restant bien en place, il continua à essayer de me convaincre de sa bonne foi et de ses intentions qui n’allaient nullement contre mon pouvoir ou ma royauté. Il m’informa que le vampire dans sa malle était là pour prouver sa bonne foi, étant lui-même conscient que l’on ne puisse pas totalement croire en sa parole. Il me reparla d’une sanguiniste haut placé dans mon armée, information que je partageais à Torben et dont je chargeais d’en trouver l’identité le plus tôt possible, et cela peut importait les méthodes qu’il emploierait. Mon visiteur conclue en m’informant que sa mort reposait entre mes mains. Bien entendu. Pensait-il ou avait-il pensé une seule fois le contraire ? J’étais la Reine, celle qui décidait qui devait vivre et qui devait mourir. Pour autant, je commençais à m’impatienter. Mes ongles calquèrent à intervalle régulier sur mon bureau et je poussais un soupir de lassitude Je le redemanderais une dernière fois Créature de Romain Daval, avant de vous écorcher vif si je n’ai pas de réponse et de salir par la même occasion mon beau tapis. Dites-moi donc en quoi la Reine en personne peut vous être utile. Parce que tout cela est bien beau. Vous me livrez ce que « je veux entendre », et si j’aimerais croire que cela est complètement désintéressé, je ne suis pas stupide à ce point-là. Ces informations étaient intéressantes, je ne le niais pas. Mais il ne m’avait toujours pas dit ce qu’il attendait en retour et pourquoi il m’avait contacté directement alors qu’il était déjà en liaison avec mon foutu général qui pensait vraiment pouvoir me cacher les informations qu’il désirait. Si j’avais laissé Julien tranquille jusque là, je commençais aussi à manquer de patience le concernant. J’étais lasse de devoir passer après lui et réparer ses pots cassés. Torben m’avait proposé de lui laisser d’autres chances de prouver sa dévotion mais je commençais à en avoir assez de tout cela. Si le vampire ne s’était pas présenté à moi, je n’aurais jamais su que c’était l’enfant d’une de mes anciennes connaissances l’informateur, et encore moins qu’il était prêt à tout balancer, pour une raison que j’ignorais justement et que je lui demandais. Cela n’aurait bien entendu jamais du se produire. D’ailleurs s’il venait me voir moi plutôt que de continuer avec Julien, c’était le signe que quelque chose d’autre clochait. Ainsi ajoutais-je Et pourquoi venir me livrer vous-mêmes vos informations et ne pas de nouveau passer par mon général ?



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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Ven 7 Fév - 22:11

Je pataugeais, les jeux de pouvoirs n’avaient jamais été mon affaire et ça ne l’était certainement pas plus aujourd’hui. Que l’on me lâche sur un champ de bataille, en pleine guerre et je ferais des étincelles... mais dans un bureau, tentant de jouer à l’informateur... j’étais piètre diplomate, je ne parlais même pas de mon aptitude en politique. Une véritable catastrophe.
Romain ne m’avait pas enseigné ce genre de choses, n’étant pas lui même le plus diplomate des hommes, j’étais un beau parleur mais pas un orateur. Je n’avais pas cette corde à mon arc, c’était indéniable. J’étais en train d’agacer la Reine, une mauvaise idée en soi. Je soupirais tout en restant d’une droiture et d’une tenue exemplaire. J’étais un paradoxe.
Cependant, si je continuais à tourner autour du pot de la sorte, j’allais m’attirer plus d’ennuis encore que ceux qui pesaient sur ma tête.

« Si j’ai toute confiance en vos promesses, ce n’est pas le cas concernant mon Général, voilà pourquoi je suis venu m’adresser à vous en personne. Je possède le nom de sanguinistes mais je connais leur visage également. J’ajoute à cela que j’ai en ma possession le nom de leur chef, son visage et son ascendance, chose que le Général ignore tout bonnement. Je ne suis pas taillé du bois de ceux qui négocient ou sont diplomates, ce rôle ne me sied guère. Je suis ici pour une raison unique, ne pas être rayé des registres de façon définitive s’il décide que je ne suis plus utile. » Et soyons honnête, je ne comptais certainement pas me sacrifier pour ses intérêts personnels car des intérêts, il en avait, j’en étais certains. On est pas général sans raison et notre race aimait le pouvoir aussi sûrement que le sang. J’aimais le pouvoir sur la vie d’autrui et non pas dans ce genre de circonstances. Lui, m’avait clairement fait entendre qu’il n’aurait aucun mal à justifier ma disparition de la circulation. « Que l’on me demande en plein conflit de défendre vos intérêts ne m’a posé, ne me pose et ne me posera aucun problème. J’ai bien des talents mais certainement pas dans le domaine de l’information. » Comme je l’avais dit à la Reine, je n’étais pas fait pour ça et je n’avais aucune ambition de ce genre. Si on voulait me lâcher comme chien de garde, ce serait avec joie mais c’était prendre mes désirs pour des réalités.
De plus, j’allais prochainement risquer gros puisque je refuserai tout net de m’adonner à mes vices favoris comme les termes de mon « contrat » avec Julien le stipulaient. Si je voulais réellement apprendre à me contrôler une bonne fois pour toute, je n’avais pas intérêt à me laisser dominer pas mon besoin maladif de carnage. Ça n’était pas de la faiblesse mais bel et bien de la volonté. Je devais prouver que j’étais capable de me dominer si je ne voulais pas finir en tas de chair sanguinolent.

Décidément, je n’étais vraiment pas fait pour ça. Romain aurait rit à gorge déployée s’il avait toujours été de ce monde. Me voir gesticuler intérieurement comme un asticot sur un hameçon n’aurait pas maquer de le faire rire. Heureusement pour moi, j’étais aussi bon à cacher mon ressenti que j’étais mauvais pour négocier ou parlementer, hors commerce du moins.
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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Sam 22 Fév - 22:11




De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas

Je ne faisais pas confiance à mon rendez-vous, c’était indéniable. En même temps, j’avais toutes les raisons du monde de me méfier de lui. D’une part, il faisait partie d’une organisation qui essayait de se soulever contre moi. De deux, il trahissait ses camarades en me donnant des informations et en me ramenant même un des siens. Comment donc, dans de telles circonstances, pouvais-je lui accorder ma confiance et prendre son geste comme étant dénué d’intérêt ? Je n’étais pas née de la dernière pluie après tout. Je ne suis pas Reine des vampires pour rien. Les subterfuges, je les connais bien tout comme les jeux de pouvoir. Contrairement d’ailleurs à celui qui était en face de moi. Il ne semblait pas avoir si bien préparé que cela son entrevu avec moi. Il ne répondait que vaguement à mes questions, quoi que là, il commençait enfin à le faire. Je m’étais rapprochée de mon bureau et avais croisé mais doigts au dessus de ce dernier. Bien nous avancions un peu Je vous prie, infant de Romain Daval, de m’en dire plus concernant Monsieur Guillemaud. J’aime entendre toutes les accords d’une mélodie avant de la juger voyez-vous. Je lui demandais de me détailler quels étaient les griefs que pouvaient avoir les deux vampires, leurs natures et leurs origines. Si je sous-entendais que mon général m’en avait déjà fait part, c’était pour sauver les apparences. Je maudissais une nouvelle fois Julien de me mettre dans une telle situation. J’étais sa Reine, je devais être tenue au courant. Il devait faire un rapport à Torben et cela avait été bâclé. Je ne montrais rien de mes pensées à mon invités, restant pleinement concentré sur lui, avec toujours une expression bienveillante sur le visage. Cela avait bien entendu pour but de le pousser à se confier plus facilement. J’agissais souvent comme cela d’ailleurs. Cela aide les langues à se délier. Si ma réputation me précède souvent, en me voyant, la plupart des êtres – particulièrement les hommes – commettent l’erreur de me sous-estimer sur biens des points. Et c’était là un de mes meilleurs atouts. De par mon genre, on m’imaginait plus douce, moins violente, plus tempérée et compréhensive. On faisait appel à une pitié féminine que je ne possède d’ailleurs pas. C’était toujours… Intéressant. Et je l’avoue, j’adore les voir prendre conscience de leur erreur, alors que je prenais leur vie. D’ailleurs, nous y venions enfin. Il était ici pour garder sa tête sur ses épaules, assez intelligent tout de même pour comprendre que les dissidents ne resteraient pas bien longtemps de notre monde Est-ce donc tout ce dont vous désirez en échange de vos informations ? Pensez-vous qu’elles aient assez de valeur pour pardonner la trahison que vous avez commise ? Je ne le menaçais pas, j’exposais simplement les faits. Il était tout autant un traitre que la dirigeante du mouvement qu’il avait rejoint, ou encore de celui qui se trouvait dans sa malle. Il était donc important de remettre les choses à leur place et des mots sur des actes.



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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Lun 24 Fév - 14:24

J’étais dans une situation inédite. La Reine me réclamait l’information sans détour et j’avais des difficultés considérables en la matière. Je pratiquais le mensonge, l’hypocrisie et l’évitement depuis si longtemps qu’ils étaient à présent une composante à part entière de ma personne. Me départir de ces traits de caractère pour exposer les faits tels qu’ils étaient s’avérait donc extrêmement compliqué. Cependant, sa patience avait ses limites et j’avais tout intérêt à parler sans me faire prier. Et heureusement, je finis par y arriver. Comparé à elle, j’étais jeune, facile à écraser. J’avais le jugement facile mais je restais parfaitement conscient que je n’avais, en aucun cas, une quelconque supériorité dans ce bureau. L’orgueil et l’excès de confiance qui caractérisaient ma race n’était pas des plus essentiels chez moi et c’était bien ça qui pourrait peut-être me sauver, du moins, si je gardais la tête froide.

Nous en arrivions au moment où les explications devaient se faire claires. Je racontais donc. « Pour que tout soit clair, je préfère tout énoncer même si cela n’excuse en rien ma trahison mais au moins aurez-vous un tableau complet me concernant. » Je ne détournais pas la conversation pour une fois. Je jugeais juste qu’il était nécessaire qu’elle ait toutes les cartes en main, contrairement à ce qu’avait Julien. « Depuis la fin des années sanglantes, j’ai conscience d’être surveillé par monsieur Guillemaud suite à mes quelques démonstrations de violence et mon amour manifeste du meurtre. Je n’ai pas ménagé mes ennemis, et je ne me suis jamais montré clément. Un comportement problématique en temps de paix, j’en conviens et j’en suis conscient. J’ai toujours apprécié les guerres, la mort et le sang et seul mon Créateur avait trouvé le moyen de contenir mes excès malgré les distances. Voilà pourquoi à sa mort, rien ne me retenait. J’ai exercé ma vengeance à l’encontre d’une humaine en m’occupant de son compagnon comme je l’avais déjà fait par le passé. C’est suite à cela et à mon comportement durant ces dernières années que j’ai été approché par les sanguinistes, par leur chef. J’avais parfaitement conscience de trahir mais j’étais... aveuglé par la rage. Je ne suis pas émotif, je ne suis pas plus sociable mais perdre mon Créateur a été violent, ingérable. J’ai dépassé les limites plus d’une fois ensuite. Le Général n’a rien soupçonné et j’aurai pu m’en tirer encore longtemps si je ne m’étais pas laissé dominer par mes émotions. Nous nous sommes battus, j’ai perdu, il m’a emmené. Il a tenté d’utiliser les méthodes que Romain avait utilisées sur moi au début -ce que je voyais, encore aujourd’hui, comme un manque de respect manifeste envers mon Créateur- , sans grand succès et il m’a proposé un marché. Des noms contre un humain chaque mois mais tout en me faisant comprendre qu’il n’aurait aucun mal à justifier ma disparition si le cœur lui en disait. Quelques jours plus tard, j’ai bien failli perdre la maîtrise de moi-même à nouveau. Je me suis donc tourné vers une des rares personnes qui m’avait connu dans mes jeunes années. J’ai alors compris certaines choses. » La suite ne regardait que moi et mes décisions. « J’ai fauté, gravement et je ne tenterai pas de me soustraire à votre justice mais je me dois de tenter de racheter mes fautes quelque soit le temps que cela prendra. Je suis patient, très patient mais surtout, je refuse de me laisser aller à tuer ces humains malgré l’accord qui me lie au Général. J’y vois là un moyen de pression à mon encontre, un moyen pour lui de justifier d’autres condamnations à mon égard. Nul ne sait, en dehors de vous, en quoi consiste notre marché et il lui serait très simple de le retourner contre moi en vous disant que je n’ai pas respecté nos accords. Je veux prouver que je suis capable de me contenir et donc d’être à nouveau un sujet respectable. Ça n’est pas en agissant ainsi que je pourrais le prouver. » Ce qui n’était pas gagné, avouons-le.
Pendant mon récit, j’étais resté aussi impassible que possible sauf peut-être quand j’avais mentionné que Julien avait usé des méthodes de Romain. Je sauvegardais bien les apparences quand je m’en donnais la peine mais cet épisode m’avait fait haïr d’autant plus le Général que je ne pouvais m’empêcher de voir comme une opportuniste de la pire espèce. Au moins avais-je la décence de ne pas tenter de justifier mes actes mais d’en expliquer les causes et les conséquences.

« Je veux une chance de pouvoir me racheter et d’ainsi honorer les promesses que j’ai faite par le passé à mon Créateur. Peut-être mes informations valent-elles suffisamment, peut-être pas mais au moins aurais-je essayé. Je ne m’avoue jamais vaincu, l’abandon n’est pas dans mon caractère. Je ne suis pas un lâche. J’assume ce que je fais et qui je suis. J’aime le sang, le carnage. Je suis probablement un sadique compulsif et je ne regretterai sans doute jamais de tuer, je le faisais déjà quand j’étais encore humain mais on ne pourra jamais dire de moi que j’ai renoncé. Si je dois perdre la vie, soit. J’accepterai votre sanction sans broncher. »
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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Lun 10 Mar - 17:33




De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas

J’avais poussé le vampire en face de moi à parler. Il n’était pas question de ne pas avoir toutes les informations que je désirais. Je ne voulais pas une seule de ses paroles alors qu’il reprenait tout depuis le début. Je cachais sans mal mon étonnement, ma colère et ma frustration face à certaines de ses révélations. Mon général était en train de très mal tourner et je devais agir au plus tôt le concernant. Ce n’était plus possible. Comment avait-il pu proposer un tel marché dans même me consulter avant ? Ajoutez à cela la bombe sur les métamorphes qu’il avait voulu lâcher aux yeux du monde, sans même attendre mon accord. Non c’était intolérable. J’avais été prête à lui laisser une seconde chance de se reprendre mais à présent c’était terminé. J’avais été trop laïciste avec lui, mais on ne m’y reprendrait pas. Je ne laisserais plus jamais l’opportunité à quiconque de se rattraper. Je punirais tout de suite, et je commencerais avec celui qui se trouvait en face de moi. Créature de Romain Daval, si votre honnêteté est louable, je crains qu’elle n’arrive que bien trop tard. Pensez-vous réellement pouvoir obtenir le pardon de votre reine ? Je ne suis pas sotte, ayez au moins le bon sens de vous en rendre compte. Vous n’êtes pas ici pour me servir mais pour servir vos propres intérêts. Vous n’avez pas envie de tomber avec les autres sanguinistes, conscient que cela n’est qu’une question de temps. La mort est déjà sur la piste de ce groupe, et elle aura vos têtes à tous très rapidement Je n’avais aucun doute concernant Torben et son rôle. Il était craint par plus d’un vampire et à juste titre. Je savais très bien qu’il ne lui faudrait qu’au pire des cas deux-trois mois pour décimer ce mouvement. Il était apte à accomplir cette tâche, et sa réputation n’était plus à refaire. J’imagine d’ailleurs que vous devez avoir des rapports conflictuels ou difficiles avec le vampire dirigeant ce mouvement. Vous êtes donc venu jusqu’à moi pour trouver une porte de sortie, et échapper à la mort ultime. Ce n’était pas bien difficile à discerner. Je donnerais ma vie pour mon créateur, peu importe ses décisions. J’étais assez proche de lui pour cela, et je l’admirais assez pour lui faire confiance. Hors Spencer n’avait pas du tout le même rapport avec la créature qui rassemblait sous ses ordres des vampires pour aller contre mon sens. C’était tellement évident. Vous êtes un danger pour tous les humains pouvant croiser votre route mais aussi pour tout ceux de votre espèce. Vous êtes un tueur né, et vous ne savez pas réprimer vos pulsions. Vous n’avez d’ailleurs pas pu vous empêcher de ramener un de vos trophées, ici, dans mon bureau. Il n’y a pas de probablement qui tienne. Vous êtes un sadique compulsif, qui plus est instable. Quel intérêt aurais-je à vous garder et à ne pas vous tuer tout de suite, si ce n’est de ne pas salir mon nouveau bureau ? L’heure de vérité pour lui était arrivé. Il se trouvait à présent à la croisée des chemins. S’il répondait mal, je mettrais fin à sa vie. S’il s’en sortait bien, peut-être lui donnerais-je un répit ? En attendant qu’il réfléchisse à sa réponse, je sortais du plus bas de mes tiroirs une paire de gants puis une magnifique lame en argent, incrustée de diamants et joyaux en tout genre. Je la lançais en l’air, lui montrant sa beauté et son équilibre parfaite. Puis je la plantais dans mon bureau en bois, lui exposant son tranchant hors du commun. Je faisais monter la pression de plusieurs crans, ne cachant pas la menace qui pesait sur sa tête



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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Lun 10 Mar - 19:02

Je n’avais pas apprécié me dévoiler mais je n’en avais pas eu le choix. La Reine m’avait réclamé des réponses, je les lui avais données. Je doutais de plus en plus fortement de mes chances de m’en tirer et ça aussi, c’était inédit. Comme je le lui avais dit, j’accepterai, je ne broncherai pas si elle décidait de m’exécuter.
Sa question, bien que légitime me laissa muet un instant. Pensais-je qu’elle me pardonnerait ? Non, deux fois non même, d’autant plus si la Mort était sur leurs traces, nos traces. Avec le même ton neutre, je répondis. « Je ne vous vois et ne vous verrai jamais comme une sotte et il n’y a là aucune flatterie de ma part bien que je ne puisse vous en convaincre. En venant ici, je savais qu’il y avait bien plus de chance que je sois exécuté que toutes autres choses. » Le pardon ? L’avais-je jamais souhaité ? Peut-être... Non. Je voulais sauver ma peau et avoir une réelle chance de me prouver avant de prouver à qui que ce soit que j’étais capable de me maîtriser.
À la suite, j’acquiesçais. « C’est exact. Même si pour être exact, je refuse justement tout type de liens avec cette dernière. » J’étais bien conscient de donner un élément de réponse. Au moins, je ne coupais plus les cheveux en quatre. En vérité, je n’avais plus rien à perdre, j’étais d’ores et déjà persuadé de ne jamais ressortir d’ici. C’était d’autant plus clair pour moi à ces paroles. Je laissais tomber tous mes masques et relevais le regard.

« Je suis un danger, c’est un fait. Je suis un tueur, c’est un autre fait. Je l’étais humain, je le suis d’autant plus aujourd’hui. Ce que vous dites est tout à fait exact. Je ne trouve de véritable satisfaction que dans la tourmente et la mort d’autrui. Vous n’avez aucun intérêt à me laisser vivre puisque je suis un danger. » Quand elle enfila des gants et qu’elle sortit une lame en argent de l’un de ses tiroirs ou autres, je ne bronchais pas plus que tout à l’heure. Au contraire. « Cependant, je maintiens que je suis prêt à tout subir pour vous prouver que je suis capable de me dominer. La prise de conscience est tardive et je ne mérite aucune sorte de clémence. » Je la regardais toujours dans les yeux et je m’étonnais moi-même de ce que j’allais demander. « Exécutez-moi si tel est votre verdict mais je vous demande de me laisser quelques minutes pour m’expliquer et m’excuser auprès de quelqu’un que je respecte et ce, même si je n’ai aucun droit de réclamer quoi que ce soit. »
Oui, je voulais me confesser auprès de Constance. J’aurais certes préféré lui parler de vive voix mais je n’en avais pas le loisir, je n’aurais même peut-être pas le droit d’écrire quoi que ce soit. Il me fallait quand même tenter car quelque part, je devais m’expliquer auprès de quelqu’un, quelqu’un qui avait une importance et elle était bien la seule pour qui je témoignais un respect qui allait bien au-delà d’un respect hiérarchique. Je ne renonçais pas mais je ne me faisais pas non plus d’illusions, il me restait réellement très peu de chance de sortir d’ici vivant. Krystel était la Reine, sa parole et sa justice faisait loi.
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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Dim 20 Avr - 17:13




De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas

Je n’étais plus aussi tendre vis-à-vis de Yates qu’au début de notre conversation. Il était important à mes yeux, qu’il prenne conscience que ses actes impliquaient de lourdes conséquences et qu’ils ne pourraient y échapper qu’avec de simples excuses. J’en avais tout simplement assez de tous ces êtres qui agissaient sans penser à tout ce que cela impliquait. Quelque part, ce n’était pas étonnant venant de la part du fils de Daval. Il n’était pas connu pour son sens des responsabilités. Je pouvais au moins lui reconnaitre cela. Au moins était-il venu me trouver, en me fournissant, sans même s’en rendre compte, des informations on ne peut plus précieuse, mais aussi compromettante sur le compte de Guillemaud. Ce serait la seule raison de ma clémence. Il ne recevrait pas la mort ultime, même si je pris tout de même la peine de le menacer de cela. Je le testais bien entendu. S’il tenait à la vie, peut-être pourrais-je faire de lui quelque chose ? J’avais l’habitude après tout de façonner les êtres récalcitrants. C’était bien là un de mes domaines d’expertises.

J’étais satisfaite de constater qu’il ne se cherchait plus d’excuse pour justifier ses actes et ses actions. Il reconnaissait les faits tels qu’ils étaient et c’était un second bon point pour lui. J’éclatais de rire lorsqu’il me demanda la permission de pouvoir s’excuser auprès d’un être qu’il disait respecter. Oui, vraiment c’était on ne peut plus comique. Je venais de le menacer de mort et plutôt que de ramper à mes pieds, et de me supplier, il voulait partir la conscience tranquille. N’est-ce pas hilarant ? Je n’avais pas beaucoup de distraction, mais celle-là était de taille. Je ne pouvais pas m’empêcher de rire, ce qui alerta d’ailleurs mes gardes. Ils entrèrent dans la pièce avec rapidité et efficacité, éloignant le vampire de moi. Sans doute s’imaginaient-ils qu’il usait d’un pouvoir quelconque sur moi. Je me repris, des larmes ensanglantées perlant à mes yeux, que j’essuyais avec un mouchoir. Ce n’est rien. Reprenez vos postes je vous prie chose qu’ils firent sans se faire prier, relâchant brusquement le vampire qui s’écroula à terre. Je me levais et vins jusqu’à lui, non sans avoir un grand sourire aux lèvres. Tueur, dangereux, et… Bouffon de la Reine. Qui aurait pu le croire ? Je lui fis signe de se relever et indiqua sa valise d’un geste de la tête Reprenez donc vos affaires et sortez d’ici. Votre punition viendra plus tard, soyez en certain. J’enverrais la Mort vous surprendre, au moment où vous ne vous vous y attendrez pas, et passerez de longues nuits en sa compagnie, à souffrir de l’argent, de la faim, et de ses sévices corporelles et psychologique Je me penchais à son oreille pour lui murmurer Et ayez bien en tête que la mort éternelle vous paraitra très douce à côté de la sanction que je vous réserve. Je l’intimidais clairement. Je lui faisais comprendre pourquoi tant d’hommes et de vampires me craignaient. Et lorsqu’Elle en aura finie avec moi, ce sera à mon tour de prendre la relève… Soyez certain qu’une fois entre mes mains, vous trouverez les châtiments de La mort très agréables… Je vous en donne ma parole. Ensuite, plus jamais, il ne vous viendra à l’idée d’aller contre votre reine et son pouvoir… Je ferais de vous un de mes plus fidèles vampires, respectant à la lettre mes règles… J’étais femme à tenir mes promesses. Ce fait était connu de tous et un vampire comme Spencer devait très bien le savoir. Je lui réservais un sort bien cruel, à la hauteur de sa traitrise. Je me reculais lentement, avant de regagner mon bureau et de m’y asseoir comme si de rien n’était. Son nom, et ensuite, vous pouvez disposer Je faisais référence à la personne auprès de qui, il voulait s’excuser, comme si ce petit interlude n’avait jamais eu lieux.


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MessageSujet: Re: De bois ou de sang, les masques ne suffisent pas Ω [Livre II - Terminé]   Dim 20 Avr - 20:03

Je n’étais pas là pour le pardon. Si je n’en étais pas convaincu, c’était chose faite. Je ne voulais pas être pardonné. Romain ne m’avait pas enseigné le contrôle en tant que tel, pas plus qu’il ne m’avait enseigné la totalité de ce que nous étions, de ce que nous pouvions être. Je n’en avais, évidement, pas conscience mais les faits étaient là. Il m’avait laissé en grande partie dans l’ignorance et dans l’ombre d’une menace de représailles qui ne viendraient plus puisqu’il n’était plus là pour ça.
Aujourd’hui, je devais assumer pleinement les conséquences de ce que j’avais fait, de tout temps. J’étais déterminé et je ne comptais pas me soustraire à l’application d’une sentence.

Pour autant, je ne sillais pas, je ne baissais pas les yeux. Seuls les honteux le font, les fuyards... je n’étais ni l’un ni l’autre. Mon honneur résidait dans ma capacité à survivre autant que dans ma capacité à donner la mort. Je ne baisserais les yeux que si j’y étais obligé. Mais je doutais fortement que la Reine soit de celle qui accepte ce genre de preuves de faiblesse. J’ignorais ce qu’elle me réservait mais j’accepterai sans sourciller car tel était ma nature même si je ne renonçais jamais.

Ma demande de repentir, justifiée quoi qu’incongrue, eut le mérite de faire rire la Reine aux éclats. Et même si j’en étais on ne peut plus déconcerter, je me repris très rapidement. Assez peut-être pour qu’elle n’ait pas le temps de voir une vieille étincelle de rage dans mes yeux. Je respectais très peu de gens, aussi, j’attendais que l’on respecte au moins ce trait de ma personne. Certes, elle n’avait aucune raison de respecter cela chez moi. J’avais trahi les miens et mis notre espèce en danger par excès d’imbécillité. Cela justifiait très largement absolument tous châtiments à mon égard. Mais mon respect... et bien mon respect était trop rare pour être sujet de dérision. Finalement, quelque part, l’orgueil vampire était autant mon lot que le lot des autres. Dire qu’il avait fallu que je mette les pieds ici pour le découvrir...
Me faire soulever et éloigner ainsi éveilla en revanche plus qu’un peu mon agacement. Je dus me faire violence pour ne pas réagir et démontrer de cette façon que je ne voulais pas d’ennui. Ils étaient rares les cas dans lesquels je parvenais à refreiner mes envies de combats. Mais là, si je commettais un impair, je risquais fort d’être mûr pour une mort ultime même si pour l’instant, le jugement s’en retrouvait suspendu à cause de cette crise de rire inattendue à mes dépends.
La rencontre avec le sol ne fut pas plus pour me plaire et je me relevais dans la seconde pour défroisser mes habits. Mes réflexes m’avaient fait cruellement défaut en cet instant.

Je ne répondis pas à sa précédente remarque. Mieux valait se taire quand on était tenté de lâcher du venin. Mon orgueil pouvait s’en remettre, ma survie, peut-être pas. La menace qui suivit eut pour moi des airs de promesses plutôt que des airs de châtiments. Car si Constance n’appréciait pas ce genre de méthode, je craignais fort que pour moi, elles soient les seules et uniques valables.
Alors oui, si la Reine et la Mort, comme elle l’appelait pouvaient m’offrir cet espoir de contrôle sur moi-même... j’accepterai. Ça n’était pas de la résignation mais une forme d’espoir. Un espoir qui pourtant, ne se voyait pas sur mes traits. Jusqu’à la toute fin, je devrai garder pour moi ce que je ressentais de ces méthodes et jusqu’om il fallait aller pour qu’elles portent leurs fruits. J’espérais donc que le châtiment soit à la hauteur de la promesse. J’eus le bon sens de ne pas relever ni même remercier.

Mais alors que je m’apprêtais à rembarquer mon fardeau, la Reine ajouta une chose à laquelle je ne m’attendais guère. Pour moi, le sujet avait été clos dès lors qu’elle m’avait ri au nez mais elle le demandait... « Constance Bellanger. Elle ignore ce que j’ai fait et il est fort probable qu’elle me corrige elle-même si elle l’apprend mais je n’en garde pas moins un profond respect à son égard, ainsi qu’à l’aide qu’elle a tenté de me fournir pour me canaliser. Je lui dois le semblant de conscience qui est la mienne. » Ce qui était on ne peut plus vrai. Le peu de conscience que j’avais, je ne la devais pas à Romain mais bel et bien à Constance, suite à notre petit entretien. Elle m’avait été d’une aide précieuse et pour ça, je lui étais redevable, moi qui n’était pas homme de parole... c’était de loin la chose la plus risible me concernant.
Une fois cette explication donnée, je rembarquais mon fardeau comme s’il ne pesait rien. Il serait toujours temps de le ressortir de là un jour. En attendant, il y était très bien. Après tout, je n’avais eu aucune instruction à son sujet que je sache.
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