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La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]
MessageSujet: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 11:01

10 novembre 2017 - 20h30


Il faisait déjà nuit noir quand Hayden avait répondu à l’appel de la Lune. Seul. Le loup partaient bien souvent en Meute, c’était leur mode de fonctionnement, mais là avec les événements récents, il avait besoin d’être seul. Seul avec lui-même, pour réfléchir, voir se remettre en question. Changement d’Ulfric, position des loups le uns par rapport aux autres, il avait l’impression que leur grande famille était brisée. Brisée par des mensonges. Ce n’était pas acceptable, cela dit, il ne pouvait pas changer la face du monde car même en étudiant les comportements, les us et coutumes de chaque race sur terre, ça ne donnait pas de solution miracle quant à comment sauver chaque race de sa propre bêtise. Les êtres vivants sont vils, quels qu’ils soient et il était désolé d’apprendre que même chez les loups, la fidélité n’était plus ce qu’elle était. Jonathan les avait tous trahis, et pire, beaucoup de loups étaient de son côté, complètement aveuglés par le flot de mensonges qu’il avait proféré. La vie même de deux enfants avait été mise en jeu. C’était répugnant.

Alors, Hayden courrait, encore et encore, sans regarder autour de lui. Il sentait le vent frais d’automne caresser sa fourrure. Il entendait les feuilles virevolter, sentait l’odeur des conifères, de la mousse, des animaux qui passaient et de ce qui ferait bientôt sa nourriture. Ce qu’il n’avait pas perçu, c’était ce piège. Maudits humains ! Parfois, il se demandait pourquoi il les protégeait. Pourquoi avaient-ils foutu un piège à ours ici alors qu’il n’y a pas d’ours dans cette forêt ? Quelque chose lui échappait. Il ne pouvait juste pas réfléchir, la patte coincée dans cet engin de torture. Instinctivement, le loup prit le dessus et il hurla à la lune toute la douleur qu’il ressentait. Il n’entendait rien, ne voyait rien, ne sentait rien. Si ce n’est l’odeur des hommes. Il en avait l’habitude, ils sillonnaient souvent la forêt laissant leur odeur partout.

Il n’arrivait pas à reprendre forme humaine. Quelque chose le bloquait. La pleine Lune ? La douleur ? A vrai dire, son cerveau était complètement court-circuiter par la douleur et la rage de s’être fait piéger. C’était comme si le loup en lui faisait ressortir toute sa rage et plus il tirait plus il e déchirait le chairs. C’était le principe d’un piège. Il ne sentit même pas cette odeur humaine qui arrivait de derrière. I bien que lorsque la présence fut toute proche, il se retourna tous crocs dehors et le regard hargneux. Soufflant férocement au visage de l’enfant qui se trouvait face à lui, Hayden ne se contrôlait plus. Cela ne lui était jamais arrivé, même pendant les années sanglantes. La frustration, la fierté tout était bien présent pour former un cocktail d’émotions peu recommandables.

La minute qui se déroula en position d’attaque fut longue, quand finalement il se calma. Pauvre gamine, elle n’y était pour rien. Enfin il l’espérait vivement. Tout ce qu’il voulait c’était qu’on le libère de ce truc qu’il se retransforme et qu’il se soigne.
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MessageSujet: Re: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 23:27

Même si nous n’étions pas à la maison, chez nous, je dormais mieux, un peu mieux. Rien n’était facile, pour personne. Je savais que maman pleurait quand on avait le dos tourné, les jumeaux l’avaient entendu. Et moi, ils savaient... pour mes cauchemars. Chaque nuit, je m’endormais dans les bras de maman, avec Niamh et Kean près de nous. Mais ce soir, je n’allais pas bien et ce que je m’apprêtais à faire était carrément stupide.
Je réfléchissais beaucoup. J’avais appris des choses et ça me trottait dans la tête. Et puis... Hayden me manquait. Son regard de travers alors que je lançais un des dvds de ma collection spéciale créatures mythiques foireuses, collection que j’avais juste pour l’embêter même s’il rigolait bien devant certains film avec moi. Son ton sévère quand j’avais gaffé. La façon dont il me regardait quand il avait compris que je n’allais pas bien. J’avais besoin de le voir et maman n’était pas encore rentrée. J’avais fait promettre aux jumeaux de ne rien dire à maman et je leur avais promis de leur donner des nouvelles d’Hayden. Ils étaient aussi inquiets que moi et eux en savaient plus, ça voulait tout dire... J’étais donc sortie en catimini pour aller jusqu’à la maison, habillée comme si on était en plein mois de décembre. Mais une fois sur place, personne. Je n’eus aucune réponse, rien du tout. Déçue, je soupirais et lui laissais juste un petit bout de feuille avec un petit mot et je signais pour les jumeaux et moi. Tant pis, j’avais désobéi à maman mais je voulais qu’Hayden sache qu’on pensait à lui.

Je ne voulais pas rentrer tout de suite, alors je m’éloignais de la maison, en bus, sans réfléchir. C’était carrément stupide, dangereux, d’autant plus avec c es menaces que je n’ai pas oublié. Mais justement, j’étouffais, réellement. En sortant du bus, je sentais monter la crise d’angoisse, je m’éloignais. Je respirais à fond, tentant de me calmer. Je ne comprenais pas pourquoi ça me prenait tout d’un coup.
Quand enfin je fus calmée, je me rendis compte que je m’étais enfoncée en pleine forêt. Je devais avoir des tendances suicidaires refoulées, ça n’était pas possible autrement. Maman allait me tuer, c’était impossible qu’elle ne l’apprenne pas. Il allait bien falloir que je rentre à un moment donné. C’est là que j’entendis un hurlement. Un animal. Un animal proche. Alors je pris mon courage à deux mains, m’approchant pour me retrouver face à un loup, piégé. Je me mis à penser immédiatement à ma mère, ou Hayden, ou les jumeaux. Je ne savais pas si c’était un simple loup ou un loup-garou mais je ne pouvais pas le laisser comme ça. J’avais de la peine, j’avais mal au cœur. Mais la bête ne voulait pas que je l’approche. Elle avait mal, sans doute peur de moi aussi. Moi aussi j’avais peur mais je voulais l’aider. Alors j’attendais. Pendant un moment, il ou elle grogna vers moi pour finalement s’arrêter. Je tentais alors d’approcher. Pas de grognements.
Je choisi quand même de m’approcher doucement, tendant légèrement la main vers l’animal puis le piège. Je m’accroupis pour voir comment l’ouvrir. Poser ce genre de trucs, c’était immonde. Il y avait plus simple pour chasser et sans faire souffrir inutilement. Je serrais les dents avant de trouver comment relâcher la pression du piège. Une fois fait, à mes risques et périls, je poussais la bête, manquant de force pour le maintenir ouvert. C’était une saleté, le genre impossible à garder ouvert s’il y avait de la pression au milieu. C’était risqué mais j’avais fait ce qu’il fallait, tant pis. J’écartais les mains vivement une fois sa patte dégagée et le piège claqua, se refermant violement sur du vide. Je levais les yeux sur le loup, inquiète d’avoir mal agi.
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MessageSujet: Re: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Mar 28 Jan - 7:41

Hayden grognait. Il n’avait plus rien de réel. Il ne savait plus quoi faire, jusqu’à ce qu’il perçoive la peur et la sollicitude de la jeune fille qui lui faisait face. Il l’avait déjà vu. Où ? Peu importe. Elle avait une odeur de loup, l’odeur de Wolfheaven et de… non impossible !? Il se stoppa net. Ne pas la blesser. Il comprit alors que même libérer l’emprise de la Lune serait toujours plus puissante. Il ne se retransformerait pas. Mais il serait libre. Il la laissa donc faire. Il essaya de ne pas faire ressortir son instinct animal. Se contrôler pour ne pas la blesser, même si son premier réflexe, quand elle s’approcha fut de grogner une nouvelle fois. Tout son corps tremblait également, sous le coup de la douleur.

Tranquillement, il fut tout de même docile. Malgré son jeune âge, l’entraînement qu’avait reçu le lycan lui permettait de rester calme et de se maîtriser. Car dans une situation pareille, concrètement, il aurait pu la manger toute crue et en un coup de dent la tuer. Au contraire, il la laissa le toucher et le pousser. Sa patte se dégageant quelques gémissements sortirent de sa gueule. La douleur s’élançait en salves de plus en plus fortes au niveau de la patte. Il trébucha alors qu’il venait de sortir du piège. Il devait la remercier, cependant il ne pourrait le faire de vive voix avant le lever du jour. C’était ça d’être un lycan.

Assis sur ses fesses, Hayden lécha sa patte avant, drôlement amochée. Heureusement pour lui, sa nature prendrait le dessus et guérirai ses plaies en quelques instants. Il ne pouvait pas parler et c’était frustrant. Il aurait souhaité remercier la jeune femme. Heureusement, le jour allait se lever dans une ou deux heures. Il pourrait à nouveau agir en humain. Comme quoi, parfois, cela peut être utile. Il prit partie, alors, de faire ce qu’il pouvait pour sa blessure puis d’observer la jeune fille qui l’avait sortie de là et à qui il devait une fière chandelle même si sa fierté venait d’en prendre un sacré coup. Il ne pourrait pas changer ça, il n’aurait plus qu’à encore plus démontrer sa force et sa puissance et la protéger. D’ailleurs, que faisait-elle dans les bois à cette heure si tardive de la nuit ?

Bancale sur ses pattes, il s’approcha d’elle et passa son museau dans le creux de sa main, avant de reporter son attention sur un morceau de son haut et de la tirer vers l’arbre le plus proche. Il faisait froid et le but était qu’elle se pose et qu’il se couche près d’elle attendant le lever du soleil, pour la protéger. Hors de question de la perdre de vue alors qu’il sentait l’odeur de membres de la Meute sur elle. Il n’avait plus qu’à prier pour qu’elle comprenne le langage du loup, aussi explicite soit-il. D’autant que tous les loups devaient être en chasse désormais, et il était dangereux pour une humaine de se retrouver dans ce flot de sauvagerie si particulier des lycans. Ils savaient, pour la plupart se contrôler, mais n’en restait pas loin l’effet de Meute et l’instinct de chasse autant que la notion de territoire.
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MessageSujet: Re: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Mar 28 Jan - 14:55

Je n’aurais pas dû être là. Que ce soit plus tôt, ou plus tard... et surtout pas seule. Ma crise d’angoisse était normale dans le fond, j’étais complètement cinglée, c’était clair et net. Maman allait me tuer. Je ne savais pas au juste ce qui m’avait pris. À la base, je voulais juste aller parler à Hayden et maintenant, j’étais dans les bois, seule et mieux encore... sans téléphone. Je m’en rendais compte bien trop tard. Très intelligent de ma part, il n’y avait pas de doute. J’allais me faire passer un sacré savon et sans doute pire encore. C’était trop tard pour regretter.
Tant qu’à être dans là, je devais aider cet animal. Il n’avait pas mérité ce qui lui arrivait. Je m’approchais donc lentement, pour ne pas éveiller sa méfiance et avoir peut-être une chance de faire demi-tour en cas de problème. Il grogna un peu quand je fus près de lui, je me figeais jusqu’à ce qu’il arrête, bien décidée à la libérer malgré tout. Peur ou pas, je voulais l’aider et j’allais le faire.

Une fois sa patte sortie du piège, je reculais, au cas où. Je ne pouvais pas savoir ce que cet animal avait en tête, d’autant que je l’avais entendu gémir quand je l’avais libéré. J’aurais aimé faire plus que ça mais je ne voyais pas tellement quoi faire d’autres et puis, je n’osais pas trop l’approcher. Il était blessé, je devais rester méfiante même si j’étais, de toute façon, déjà dans de beaux draps. C’était sûr et certain, j’allais me faire punir jusqu’à la fin de mes jours. Je me sentais mal d’avance. J’allais encore décevoir maman et elle n’avait pas besoin de ça. Quelle conne...
Distraite par le loup, j’oubliais de m’en vouloir encore un peu plus et le regardais lécher sa patte blessée. Ça avait l’air profond, j’avais mal pour lui, vraiment. Je ne comprenais pas pourquoi on mettait ce genre de piège, c’était cruel.

Quand il s’approcha de moi, j’évitais de reculer ou du moins, je m’en empêchais. Pas très malin mais je me voyais mal lui tourner le dos et partir en courant. Je ne savais même plus comment j’avais échoué dans ce coin ci. Génial... j’étais perdue en plus d’avoir des tendances suicidaires inconscientes.
Je fus surprise quand il passa son museau sous ma main. Ma peur s’envola. Je ne pus pas m’empêcher de le lui caresser avant de remonter la main sur sa tête mais il tira sur ma veste, m’obligeant à le suivre puis à m’asseoir au pied d’un arbre avant de se coucher près de moi. C’est là que je compris, je crois, que ce loup n’était pas un simple loup. J’étais mortifiée... Je lui avais caressé le museau et la tête, c’était limite si je ne lui avais pas gratté les oreilles. En plus, il connaissait forcément ma mère et Hayden. J’étais foutue, bonne pour l’exile chez la sœur de mon père que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve. Mais le message du loup était clair, je n’irais nul part, ses yeux me fixant, attentif en disaient bien assez long. Je me retins de mettre la main sur son pelage, je ramenais donc mes genoux vers moi, les entourant de mes bras et y posait le menton. J’aurais peut-être pas me temps de me faire tuer, j’allais mourir de froid avant... Je soupirais.
« Quelque chose me dit que tu n’es pas qu’un loup, ou une... pas vrai ? » Je me souvins de la taille d’Hayden, je tirais ma propre conclusion. « Rectification. Un loup. » Manquerait plus que je le froisse. « Maman va me tuer... » Je soupirais à nouveau. « Tu vas me tenir compagnie et me raccompagner je suppose ? J’espère que ça ira vite mieux ta patte. » Pas que je m’attendais à avoir une réponse mais bon, le silence me fichait la trouille. « Si ça se trouve... j’parle juste à un loup. J’deviens complètement dingue. » Je le regardais, perplexe. Son comportement était trop humain mais j’pouvais quand même me tromper. Je n’avais vu Hayden qu’une fois et c’était il y avait des mois.

Je n’avais aucune idée de ce que je risquais ici, mis à part Torben. Je réprimais un frisson d’angoisse, m’obligeant à respirer. Mieux valait peut-être que j’ignore le danger. En attendant, j’avais intérêt à me tenir tranquille. Il faisait trop noir, j’avais du complètement me perdre dans les heures et bien sûr, je n’avais pas plus de montre que de téléphone. Je jetais un nouveau regard au loup, je m’attendais presque à ce qu’il me fasse comprendre qu’en effet, il n’était pas qu’un loup. Ça me rassurerait vachement même si dans ce cas, j’étais vraiment sûre de me faire laminer parce que c’est à ma mère que je me ferais ramener. La honte. Dire que je me préoccupais d’une punition alors que je risquais plus gros. Sarah c’était trompée... j’étais folle.
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MessageSujet: Re: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Jeu 30 Jan - 22:57

Cette adolescente semblait savoir ce qu’elle faisait quand elle se comportait avec lui. Elle ne se risquait pas à bouger alors qu’il grognait et lui de son côté était perturbé par els odeur qu’il reconnaissait sur elle. Notamment celle de leur nouvel Ulfric, Hayden Valentine. Son homonyme n’avait pas de fille à ce qu’il savait mais après Hayden n’était pas intime avec lui. Parfois, le professeur se disait qu’il ne passait pas assez de temps auprès de certains loups ni même de Wolfheaven. Il loupait pas mal d’épisode. En tout cas, celui-ci, il serait à jamais gravé dans sa mémoire, car dans sa peau, cela avait peu de risques.

Il avait mal à la patte, mais pour le moment, l’important était de mettre la gamine au chaud le temps que le jour se lève et la garder pour qu’il ne lui arrive rien. Peut-être que son comportement lui ferait comprendre qu’il n’est pas un loup lambda et les choses seraient ainsi beaucoup plus simple. Ce qui fut tout à fait le cas puisque docilement, elle se laissa traîner et elle s’assit. Il comprit aussi qu’elle avait l’impression ‘avoir fait une bêtise car elle s’empêchait de le caresser. Certes, cela n’était pas très courant et pouvait heurter la fierté, mais Hayden pouvait concevoir qu’elle ait besoin de ça pour se rassurer. D’autant qu’elle parlait mais il ne pouvait pas lui répondre. Il essayait pourtant de lui faire comprendre qu’elle avait raison, qu’il n’était pas un loup commun, à travers son regard. Il était cependant difficile de le comprendre quand on ne connaissait pas la personne humaine. Son regard ne changeait pas, mais il fallait le connaître.

Lorsqu’elle se posa, il se coucha tout près d’elle pour ne pas ire presque sur elle. La tête sur ses jambes et collée contre son ventre. Il voulait lui tenir chaud et surtout pouvoir sentir ses mouvements si jamais il s’endormait. Hors de question de laisser une gamine seule et sans défense dans la forêt. Il glapit un peu lorsqu’il se coucha sur sa patte, puis se laissa aller à quelques respirations de plus en plus lentes pour se calmer. Et il se calma tellement que le sommeil le prit ; Il en avait besoin pour régénérer sa patte.

Près de deux heures plus tard, le soleil fit son apparition. Et bien sûr avec la nouvelle journée, un nouveau corps. Profondément endormi, Hayden n’avait pas eu le temps de se faufiler derrière l’arbre pour se changer, mais de toute manière il n’avait même pas d’habits pour cacher au minimum on intimité puisqu’il avait prévu, initialement, d’avoir le temps de retourner à la voiture et d’y trouver des vêtements. Alors, au réveil, la tête posée sur les jambes de la jeune fille, il sursauta, les mains couvrant ce que l’adolescente ne devait pas voir et il sauta sur ses pieds, gémissant sous l’effet de la douleur avant de se planquer derrière l’arbre pour éviter de provoquer un hurlement de panique.

« N’est pas peur ! Faut juste que je trouve comment faire pour te ramener chez toi sans passer pour un gros pervers ! » Lança-t-il de derrière l’arbre.

Quelle situation à la noix ! Au moins, il prévoirait de planquer des sacs de fringue dans la forêt au cas où cela devait de nouveau arriver ! Quelle cruche était-il !
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MessageSujet: Re: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Ven 31 Jan - 11:40

Je n'avais jamais eu à affronter une situation pareille. Il faut dire que se trouver nez-à-nez avec un loup n’est pas une chose qui arrive souvent. Ça n’était pas censé m’arriver. Tout ce que je pouvais faire, c’est rester calme et l’aider en tentant d’appliquer le peu de connaissances que j’avais en la matière.
Si c’était effectivement un loup-garou, je n’aurais normalement pas de problèmes, graves… Je l’espérais en tout cas. De plus, j’oubliais constamment qui j’avais l’odeur de ma mère, des jumeaux et d’Hayden sur moi.

Une fois assise, je ne savais pas trop quoi faire à part rester immobile, d’autant plus que le loup avait posé sa tête sur mes jambes quand je les avais étendues, se collant à moi au maximum. À son regard et son attitude, même sans réponse de sa part -logique-, je sus qu’il n’était pas un loup ordinaire. J’étais dans de beaux draps. Sachant ça, je bougeais d’autant moins car je savais que les loups aimaient la proximité, que le contact leur était naturel. Après tout, pour l’instant, nous dormions tous ensemble, collés les un aux autres. Ça m’aidait à dormir, ça aidait maman et ça apaisait les jumeaux.
Ainsi assise, complètement crevée, avec ce loup qui dégageait assez de chaleur pour que je n’ai pas froid, je sombrais dans le sommeil. Un sommeil agité, entrecoupé et assez désagréable… mais je dormais quand même.


Je restais en demi-sommeil, n’ouvrant pas les yeux, dans cette espèce de flemme profonde qui comprenait l’absence de volonté de bouger un orteil. Mais quand le froid s’insinua vicieusement en moi, j’ouvrais les yeux pour apercevoir du coin en vitesse du coin de l’œil, un homme nu, se diriger derrière l’arbre. Je n’y avais jamais pensé, mais c’était logique, de fringues… Je piquais un phare rien qu’à cette idée. La poisse… J’avais vraiment la poisse ! Il fallait que ça m’arrive à moi.
N’aies pas peur, il en avait de bonnes lui. J’avais pas peur, c’était juste pas banal, on pouvait pas me reprocher de trouver la situation bizarre. Je retirais ma veste après m’être levée pour la lui tendre en gardant bien les yeux rivés sur le ciel et la cime des arbres. « Vous irez pas loin avec ça mais c’est mieux que rien ? » Pourquoi j’avais formulé ça comme une question ? Aucune idée. En tout cas, j’étais légèrement mortifiée. Cette histoire ressortirait tôt ou tard, j’en étais persuadée.

Je me mis à retirer la terre et les feuilles de mon jeans. L’humidité m’était rentrée jusqu’aux os malgré la chaleur du loup, de l’homme… J’allais bientôt avoir plus que froid mais tant pis, je l’avais légèrement cherché.
J’avais beau chercher à comment lui demander de ne pas m’enfoncer en me ramenant mais… je ne voyais rien. J’avais assuré comme une bête pour me mettre dans la merde mais je ne pouvais absolument pas minimiser mon geste. Mon cas était indéfendable. « Vous… connaissez bien ma… » J’allais dire ma mère mais ça ne l’aiderait pas des masses. « Isadora ? »
Franchement, j’étais gênée, je ne savais pas trop quoi dire ni comment me comporter. C’était particulier comme situation.
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MessageSujet: Re: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Dim 9 Fév - 21:37

Hayden se frappa le crâne. Pourquoi diable était-il resté ici, sans bouger alors qu’il aurait pu les conduire à sa voiture et y trouver des fringues pour son retour à la normale. Pourquoi avait-il fait son blond ? Il était à présent dans une bien mauvaise position, nu comme un ver avec la protégée d’Isadora dans les pattes. En se déplaçant la nuit, certes elle n’aurait pas dormi du tout, mais au moins il n’aurait pas été dans cet embarras. Non pas qu’il se souciait ou non de se balader nu devant les siens, mais là ce n’était pas l’une des leurs et en plus elle était mineure. Misère !!!Il ne fallait juste pas paniquer. Rester zen et réfléchir. Comment faire pour la protéger, la raccompagner sans passer pour un gros pervers ?

Elle était gentille, elle lui tendit son vêtement pour cacher son intimité. Il pourrait très bien la prendre et effectivement se cacher puis commencer le chemin comme ça, mais cette option ne lui plaisait guère, voire pas du tout. C’était quand même bien glauque. Il sortit alors de sa cachette, sans faire attention à sa nudité. Il savait qu’elle n’était pas de la Meute, mais il avait l’habitude d’être dans son plus simple apparat avec les siens alors il y avait comme un paradoxe. Quand il se rendit compte de son erreur, il retourna rapidement derrière l’arbre.

« Merci, mais ça ira ! Remet ta veste tu vas attraper la mort et ta mère va me tuer après ! » Ils e frotta les mains pour se réchauffer bien qu’il n’avait pas froid. « Ecoutes, je vais me retransformer, alors soit tu me suis soit tu m’attends ici. Tu préfères quoi ? »

C’était le seul moyen pour garder un minimum sa dignité. Arrivés à la voiture, il pourrait remettre des fringues et parler normalement à la jeune fille. La remercier comme il se doit d’abord et après lui faire une petite leçon de morale, même s’il était bien mal placer pour lui faire des remontrances dignes de ce nom parce que lorsqu’il avait son âge il n’était pas mieux à partir comme ça dans la forêt sans rien dire à personne. Parfois même il pourchassait des humains pour les transformer pour s’en faire des compagnons. Enfin ça c’était quand il était petit encore et qu’il ne se rendait pas compte des implications de ses actes si jamais il arrivait à ses fins. Heureusement, un louveteau n’avait pas autant d’aplomb qu’un loup adulte.

Pendant que la jeune fille prenait sa décision, Hayden, lui avait déjà entamé le processus de transformation. C’était bien rare pour l’anthropologue de faire ça à la pleine lumière du jour mais c’était un cas d’urgence. Il ne s’en tiendrait pas rigueur et il préférait toujours ça que de se faire accusé de perversité par Isadora. Il appréciait la louve, du moins la respectait, mais elle avait parfois l’air psychorigide. Et puis depuis … enfin bref il commençait à avoir de doutes. Une fois complètement transformé, il fit son apparition et vint fourrer sa truffe dans le creux de la main de Savannah. Après tout, si elle le suivait il fallait bien qu’il se montre gentil. Et même si elle ne le suivait pas d’ailleurs. Il espérait juste que tout se passerait bien, histoire de ne pas en plus avoir à justifier une quelconque trace de blessure sur le corps de la jeune adolescente.
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MessageSujet: Re: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Lun 10 Fév - 19:34

J’avais froid. Je commençais à crever de froid. Je ne m’en rendais vraiment compte que maintenant que le loup n’était plus près de moi. C’était pire sans ma veste mais en même temps, je n’allais pas le laisser se balader nu. Puis... j’avais pas envie de savoir, de voir, enfin bref ! Bordel... dans quoi je m’étais fourrée encore ? Et puis c’était quoi ce temps pourri ? On était au mois de novembre, pas fin décembre. Il faisait un froid de canard, enfin... pire qu’avant.
En attendant, ce serait bien s’il prenait vite mon manteau... sauf qu’il ne le fit pas et je ne compris pas pourquoi. Jusqu’à ce qu’il parle. Okay... il connaissait ma mère. Ça, c’était fait. J’étais foutue, totalement. Heureusement que j’avais gardé la tête ailleurs et que je n’avais rien vu du moment où il était ressorti de derrière son arbre.

Bon. Le suivre, ça me semblait bizarre. Enfin, si on croisait quelqu’un, j’me demandais bien ce que je pourrais dire. Un loup, ça n’avait pas vraiment la taille d’un chien. Pas du tout même. L’excuse ne tiendrait pas trois secondes. Mais en même temps, je n’avais aucune envie de rester toute seule. J’étais morte de trouille et ça ne changeait pas, même s’il faisait jour.
Mais sur le temps que j’avais mis à réfléchir à ma décision, il était à côté de moi, sa truffe relevant un peu ma main. Je sursautais. « Désolé, j’étais dans mes pensées. Je vous suis... j’ai... Bref. » Je me voyais mal lui dire que j’aimais autant ne pas rester seule dans ces bois. Ça craignait déjà assez d’être parano mais si en plus tous les membres de la meute de maman le savaient. C’était naze. Je passerai pour une naze et ne parlons pas de maman. Sa fille humaine qui avait peur de son ombre. Trop classe.

Je suivais le loup jusqu’à la voiture. Une marche pas trop trop longue mais pas hyper courte non plus. J’avais envie d’un chocolat chaud, d’une couette, d’un bain... sauf qu’avant, j’allais devoir affronter maman. Quoi qu’avant ça, fallait surtout qu’il se refringue. J’étais mortifiée. J’sais pas moi... j’aurais pas pu tomber sur Irving par exemple ? Je m’accroupis près de la voiture en me prenant la tête entre les mains et en poussant un cri de rage et de frustration étouffé, qui ressemblait plus à un « Gnnnnn » qu’autre chose. « Ma mère va me tuer et Hayden, s’il l’apprend, va me tuer aussi ! Dites, au fait ? C’est quoi votre nom ? » Oui, nan, parce que... Au final, je l’avais suivi mais sans savoir qui c’était et je m’en rendais compte seulement maintenant. Ça n’était pas le moment le plus propice pour lui poser des questions vu que je ne savais pas s’il s’était retransformé ou pas... et s’il lui fallait du calme. Ce que je ne lui donnais pas, il fallait l’avouer. Alors je finis par me taire, en attendant. J’étais vraiment gelée. Là, si j’étais jalouse des loups, c’était pour une seule raison. Ils n’avaient quasiment pas froid ! Y avait des injustices.


Dernière édition par Savannah Livingston le Lun 17 Mar - 14:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Ven 14 Mar - 13:13

Hayden ne savait pas vraiment comment se faire passer pour un chien et il n’en n’avait absolument pas l’intention cela dit il comptait bien ramener la jeune Savannah chez elle, saine et sauve quoi qu’elle en dise. Seule, au milieu des bois, il savait que de toute manière elle aurait du mal à retrouver son chemin alors que lui, il avait toutes les capacités pour non seulement retrouver son chemin mais également retrouver l’adresse de la jeune fille sans la connaître, rien qu’au flair, même si cela pouvait être bien fastidieux. Cela dit, il savait aussi qu’en ramenant la gamine à Wolf, il trouverait facilement Isadora à un moment ou un autre. C’était donc ce qu’il comptait faire. Puis elle serait bien plus en sécurité là bas, qu’ici au milieu de nulle part, là où elle pouvait être en danger à tout moment, surtout lorsque l’on sait les créatures qui rôdent dans les parages.

Elle semblait ailleurs et il ressentait sa peur et sa frustration. C’était l’avantage d’être un loup. Ressentir les émotions exacerbées. Il se dépêcha, cherchant tout de même à la garder le plus près de lui possible. Il ne voulait pas non plus s’attirer les foudres d’Isa ou d’Hayden. Une fois arrivé à la voiture, il repris sa forme et enfila son jean et son t-shirt avant de s’installer à la place du chauffeur. Il attendit que Savannah prenne place à côté de lui, lui offrant un regard compatissant alors qu’elle exprimait ce qu’elle redoutait.

« Ecoute, je vais envoyer un message à ta mère pour lui dire que tu es avec moi, que je t’emmène petit déjeuner. On va se prendre un bon truc bien chaud, un cookie ou deux, tu vas me dire exactement ce que tu faisais là en pleine nuit et on trouvera quelque chose pas trop loin de la réalité mais assez soft pour ne pas que tu finisses en charpie sous les éclats de voix. D’accord ? »

Ce n’était qu’une gamine et lui aussi avait eu son âge. Il était donc bien placé pour savoir qu’il nous arrive tous de faire des conneries. Celle-ci ne semblait pas énorme, mais juste dangereuse pour sa propre survie et c’est pourquoi il ne cacherait pas toute la vérité. Ils n’auraient plus qu’à se mettre d’accord sur l’histoire finale et ce serait du passé. Cela dit, elle ne couperait surement pas à la leçon de morale. Parfois il vaut mieux se la chopper par un inconnu qu’un proche. C’est toujours plus facile.

« Hayden, Hayden Clearwater. Enchanté. » Finit-il par dire en tendant sa main pour qu’elle la serre.

Puis il mit le contact et se mit en route. Le chemin ne serait pas bien long et il la voyait tellement frigorifiée qu’il était peut être aussi pressée qu’elle de boire quelque chose de chaud. Juste par compassion parce que lui n’avait pas du tout froid.

« Tiens, regarde, il y a peut être une couverture sur le siège arrière. D’un autre côté j’ai envie de te dire que ça t’apprendra à te faire la belle. »

Il lui fit un clin d’œil pour lui montrer qu’il n’était pas hostile. Cela dit la remarque était bien méritée.
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MessageSujet: Re: La tempête des sentiments [Livre II - Terminé]   Lun 17 Mar - 14:37

Je savais pertinemment que j’avais vraiment merdé et pas qu’un peu. J’avais juste voulu aller voir Hayden, lui parler et au final, quand j’avais trouvé porte close, j’avais rien trouvé de mieux à faire que de me perdre dans mes pensées et puis de me perdre tout court. J’avais été débile sur ce coup-là et je le savais bien. J’avais eu de la chance, si j’étais tombée sur quelqu’un d’autres... j’aurais pu avoir des ennuis, de véritables ennuis, plus grave que ma rencontre avec Torben, ce monstre humain qui continuait de me poursuivre dans mes cauchemars et contribuait largement à me rendre folle et parano.
J’avais en plus suivi un mec sans savoir qui c’était alors qu’il y avait eu du grabuge dans la meute, comme me l’avait vaguement expliqué Roxane. Dans le genre brillant, on avait fait mieux non ? Enfin, au moins on était près d’une voiture. Je n’avais plus qu’à espérer qu’il soit réellement quelqu’un de sympa. Je sentais monter la crise d’angoisse. Du moins jusqu’à ce qu’il se mette à parler. Envoyer un message à ma mère... Je hochais la tête. « Ce serait bien, elle doit s’inquiéter... Mais... dites-lui la vérité. J’ai juré que je lui mentirai plus et que je lui cacherai rien. Même si j’dois me faire engueuler. » J’étais pas contre le truc chaud par contre, ça c’était un fait. S’il n’avait pas été là, j’aurais été morte de froid sûrement. Je me rendais compte par la même occasion que j’avais été stupide d’avoir peur, il aurait très bien pu m’attaquer pendant la nuit ou me laisser seule.

J’ouvris des yeux ronds quand il me dit son nom. Hayden. J’allais avoir du mal à l’appeler comme ça. Enfin, je pourrai toujours lui donner un surnom pour moi-même sans l’utiliser. Je lui serrai la main en souriant pauvrement. « Moi, c’est Savannah mais vous devez sûrement le savoir. » Je montai ensuite dans la voiture, m’asseyant sur mes mains pour tenter de les réchauffer un peu. Si je choppais pas la crève avec ça, j’pense que je traverserai l’hiver sans souci.
N’empêche, quand il me dit qu’une couverture traînait peut-être à l’arrière, je regardai illico et à mon grand soulagement, il y en avait une. Je la saisis donc pour m’enrouler dedans après avoir mis ma ceinture. Même sa remarque sur le fait que j’avais mérité d’avoir froid ne me fit pas me sentir plus mal que je ne l’étais puisque c’était impossible. Il avait raison. « Je sais que je l’ai mérité... J’ai eu de la chance que vous soyez là. Mais franchement, j’peux pas me sentir plus mal que maintenant. C’était stupide et ma mère doit tourner en rond à s’inquiéter. J’voulais juste... juste voir Hayden. » Je resserrais un peu plus la couverture autour de moi. « Après... j’ai marché, j’ai pas fait attention et j’me suis perdue. » Bon, c’était un peu plus compliqué que ça, c’est sûr mais s’il voulait en savoir plus, il demanderait après. J’voulais bien lui expliqué même si j’allais passer pour la fille la plus stupide de tous les temps.
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