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Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]
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MessageSujet: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 3 Jan - 16:24




Mais tu n'as pas sommeil

Torben avait disparu. Une nouvelle fois, il n’en avait fait qu’à sa tête, et ne prenait compte de rien d’autre. J’étais agacée, agacée par son attitude et par la distance qu’il y avait entre nous. Je n’aimais pas rester autant de temps sans le voir. J’avais laissé passer plusieurs jours, pensant qu’il reviendrait à la raison de lui-même. Mais non, il n’en avait rien fait. Il était resté loin, sans laisser la moindre trace derrière lui. Ou du moins c’était ce qu’il s’imaginait. Oui, il était discret et très doué. Cependant il oubliait quelque chose : il avait partagé son savoir avec moi. Et nous étions liés, peu importe ce qu’il pouvait faire. Je ressentais ses sensations lorsqu’il ne se concentrait pas assez pour me bloquer. Je sentais les coups qu’il prenait, l’adrénaline qui montait dans son corps, sa colère et sa frustration. Ils faisaient écho à ce que moi-même je pouvais ressentir.

J’étais sur ses traces depuis un peu moins d’une semaine, après qu’Erin ait été incapable de le retrouver. Cela devait faire une dizaine de nuit maintenant que nous nous étions sévèrement disputer. Je lui en voulais, mais je m’en voulais aussi. Je n’aurais jamais du laisser la situation dégénérer. J’avais pris mes dispositions ce soir. Je m’étais nourris de plusieurs humains, plus que nécessaire. Je m’étais complètement fermée à Augustus pour qu’il ne puisse pas m’influencer de la moindre sorte. C’était entre l’humain et moi et personne d’autre. J’avais décidé d’agir ce soir et de me frotter à lui. Je n’avais rien de prévu à mon agenda. Officiellement j’étais en Allemagne, à rencontrer un industriel. Je l’avais hypnotisé, et ce dernier pourra attester sous serment et sans le moindre mensonge que j’avais passé la soirée à parler de business avec lui. Je n’avais pas dormi chez moi, et j’étais tombée dans « l’anonymat ». Comme j’en avais pris l’habitude lorsque je sortais sans que personne ne soit au courant, je changeais mon apparence. Je n’étais pas méconnaissable pour des personnes me connaissant, mais assez différente pour que l’on me m’associe pas à mon statut de Reine.

Je savais où mon servant humain créchait. Je l’avais découvert la veille. J’avais tracé ses mouvements et je savais parfaitement où le chercher. J’avais remonté la pise qu’il suivait, me montrant des plus astucieuses pour le comprendre au moins. Mais le temps de toute régler, j’arrivais trop tard. Il prenait des coups, je pouvais le sentir, et il était plutôt en mauvaise posture. Il réagissait, cependant il était seul et ne pourrait pas faire face. Il avait sous-estimé ses ennemis, et il se retrouvait à devoir se confronter à deux vampires et deux humains. Aussi puissant pouvait-il être, il n’était pas capable de tous les éliminer. Je prenais cher, je le sentais au fond de mes entrailles, même s’il ne puisait pas dans notre lien. Quel imbécile oui vraiment.

Il était par terre lorsque j’arrivais dans la ruelle, derrière un bar. Mais il sorti une arme et toucha un de ses adversaires. Son angle avait été mauvais, peut-être une blessure au bras ou à l’épaule, allez savoir. Ce ne fut pas mortel, cependant il put se relever quand même. Il n’était pas si facile à avoir et je pouvais lire sur son visage qu’il n’était pas prêt à laisser tomber. Les hommes et leur fierté. Un sourire se dessina sur mon visage alors que je m’approchais à pas feutrer. Ils étaient si occupé par l’humain qu’ils ne regardaient pas ce qui se déroulait dans leur environnement. Je sortais un couteau et fusa très rapidement sur le vampire le plus près de moi. Je l’entaillais plusieurs fois, jouant avec lui, lui faisant croire qu’il pourrait me vaincre avec ses coups. Nous dansions l’un avec l’autre, nous frappant, nous faisant reculer, nous blessant. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de me battre et cela me faisait un bien fou. Ça m’avait vraiment manqué et j’en prenais un malin plaisir. Je fini cependant par lui donner un coup de pied pour l’éloigner, sortir une arme silencieuse et mettre fin à sa vie. Je n’aimais pas tuer les miens, pas du tout. Mais il avait attaqué mon servant humain et c’était impardonnable. Une balle me frôla la jambe me faisant me retourner vers un assaillant dont le cœur battait très rire. Je sourirais une nouvelle fois. Miam. Je me jetais sur lui, évitant certaines balles, en prenant d’autres en argent qui me brulèrent certains muscles. Elles me ralentirent un peu… Un peu, car je me jetais quand même sur lui. Je lui ouvrais les entrailles avec ma lame, avant de tirer ses organes d’une main. Je rendais cela très sale, oui très sale, pour effrayer les deux autres. Enfin l’autre vu que Torben n’était pas resté sans rien faire. Je le laissais d’ailleurs finir pour ôter de mon corps les balles qui étaient entrées dans ma chair et qui empêcherait mon système de me soigner correctement. Il avait dû s’écouler entre cinq et dix minutes depuis que j’étais arrivée, et tout était déjà fini.



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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 3 Jan - 17:57

    Je les avais suivis pendant trois jours. Concentré, solitaire, j'avais veillé à ne pas laisser la moindre trace derrière moi. Ma prudence héritée d'années de meurtres et de travail dans la clandestinité lorsque je bossais pour l'Eglise Humains Contre Vampires m'avait permise de disséminer à de nombreux endroits facilement accessibles mais bien cachés à un bon paquet d'argent volé à l'époque aux vampires que j'avais tués, des papiers et de l'équipement. Lorsqu'avec Krystel nous en étions venus à nous disputer, j'avais tout fermé. Mes activités en cours, mes relations de travail avec Erin. Ma relation privilégiée avec la Reine elle même. Je m'étais débarrassé de tout ce qui pourrait servir à m'identifier ; arme avec mes empreintes, papiers de ma fausse identité officielle, carte de crédit, vêtements. J'avais tout empaqueté et brûlé, pour me rendre loin d'Edimbourg dans la petite bourgade de Dullyfax au nord est, ce qui m'avait pris trois jours de plus. Là bas, j'y avais une planque plus conséquente, et je répétais le même schéma. Brouiller les pistes une fois de manière professionnelle suffit dans la plupart des cas, mais j'étais décidé à ne prendre véritablement aucun risque. J'y retrouvais le concessionnaire auto qui travaillait pour moi autrefois. Un petit garagiste de province qui vend des voitures sous licence, et qui retape les carosseries. Il a plus d'une fois préparé et remaquillé les véhicules qui me servaient autrefois à des opérations à risques... Sa surprise et sa frayeur de me voir débarquer à l'improviste alors qu'il me pensait mort avait mis des heures complètes à s'atténuer, mais ensuite l'odeur de l'argent lui avait permis de passer outre ses scrupules. Cinq jours après ma disparition des radars, j'étais de retour. Véhiculé, avec suffisamment de liquide pour tenir un moment, de l'armement et des munitions, des vêtements. Je prenais une chambre dans un bon hotel d'Edimbourg. En me connaissant, Erin et d'autres pourraient croire que mon choix se porterait sur des motels en périphérie de la ville, du genre à ne prendre que du liquide et ne pas tenir de registre... Et c'était ce que je faisais effectivement d'ordinaire. Pourtant, je préférais désormais me noyer dans la masse, me cacher au grand jour, ce qui serait probablement la meilleure des couvertures possibles.


    Mon travail reprit le soir du septième jour, et continua trois jours durant. Je ne parvenais plus à remuer la piste froide de vampires que je suspectais d'être des sanguinistes convaincus ; ils étaient partis depuis longtemps ou bien ils avaient tout simplement été mal identifiés lors de mon premier balayage. Rien à signaler. Pourtant, en remuant le passé sanglant de la secte je tombais sur un résultat intéressant. Suivre un type que je soupçonnais par erreur, un grand vampire lituanien né au XVIème siècle, m'apprit qu'il existait d'autres groupes, d'autres vampires qui ne se pliaient pas à la loi Royale. Le suivre m'apprit très vite qu'ils fréquentaient un bar miteux du district des vampires, un espèce de tripot illégal qui ne vivait que pour les informations que transmettait son barman aux autorités locales. Un bar à filles. Humaines et vampires. Qui selon les rumeurs que je glanais, s'offraient pour moins de trente livres de l'heure. Le whisky était de dernier choix, l'hygiène inexistante. Pourtant, les vampires louches et sans le sou s'y rendaient... Et payaient parfois le propriétaire pour baiser et saigner à mort les humaines employées ici. Ensuite, il déposait les corps dans les égoûts, où rats, charognards et produits toxiques se chargeaient de rendre les corps nettement moins identifiables... Aux yeux des vampires comme des hommes, ces individus étaient des parias qui menaçaient la paix. Je m'armais, et j'allais moi aussi boire un verre les deux premiers soirs. Je baisais à mon tour les putes, de jeunes femmes d'Europe de l'est, mais aussi quelques filles de pays dévastés, comme la France ou l'Italie. Les filles me confièrent faire l'objet d'un trafic, me prenant pour un flic. L'une d'entre elles prend peur et parle. On me tire en arrière depuis ma chaise de bar et on m'entraîne vers la sortie. Hommes de main humains du barman, deux. Et deux vampires parmi les clients. Je ne peux rien faire. On me maintient à genoux, dehors dans la ruelle.


    Je me redresse, fêlant une mâchoire d'un bond qui envoie l'arrière de mon crâne contre le menton d'un humain. Le type hurle et tombe à la renverse. Le second me frappe en direction de l'oeil, mais j'esquive sur le côté, lui bloque le bras en le tordant et mon poing vient rencontrer son coude, le brisant vers l'intérieur, l'os dépassant la chair. Des coups de feu claquent, je me retrouve pistolet en main quand un vampire m'envoie son pied dans le ventre et son poing dans la mâchoire. Je tombe, couvert de sang. Sur le dos, je braque mon arme et tire, la balle perçant l'épaule d'un agresseur. Je me rendais compte que je n'en affrontais plus que deux. Quelqu'un était entré dans la danse. Et je savais qui était ce quelqu'un. Bien malgré moi, mon cœur fit une embardée et cela débloqua mon esprit qui s'ouvrit au sien, lui faisant partager de manière contrôlée le manque cruel de son absence, ma contrition, l'étincelle qui redevint flamme. Je me relevais, et achevais l'humain au bras mutilé d'une balle qui lui fit exploser l'arrière de la tête en perforant son front. Le vampire se jeta sur moi, et je parais ses coups, parant d'un bras levé une tentative d'égorgement avec ses crocs, qui me labourèrent le bras jusqu'à l'os. Bloqué. Il était bloqué. Je pointais mon arme sur sa figure et pressais la détente. J'étais couvert du sang du corps qui explosait... Et je me tournais vers elle. Elle était là.


    Je restais un instant immobile. Je m'approchais d'elle, d'abord lentement. Je lui faisais passer ma force pour l'aider à se soigner. Je rangeais mon flingue. Je franchis plus rapidement les trois derniers pas, la prenant dans mes bras en la collant contre moi. Je l'embrassais, capturant ses lèvres, cherchant sa langue. L'étreinte dura un court instant ; ce que je lui fis passer par mon regard et mes pensées se suffisait à lui même ; le manque d'elle, le besoin d'elle, l'amour d'elle. Tout d'elle. Je la pris par la main. Et l'entrainais à ma suite.



    | Les coups de feu vont attirer la police, et pire, la PES. On doit se barrer. J'ai une voiture pas loin, je nous amène à l'hôtel on pourra s'y changer une fois qu'on sera rentrés discrètement. |


    Je la tirais à ma suite, profondément surpris mais heureux de la revoir, véritablement heureux malgré toute la souffrance que nous nous étions mutuellement infligée.


    | Tu es revenue pour moi. |


    Je ne savais pourtant pas encore la raison de ce retour...

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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 10 Jan - 15:22




Mais tu n'as pas sommeil

Il ne fallut pas vraiment beaucoup de temps pour se débarrasser de nos « ennemis » de la soirée. S’ils avaient pu prendre le dessus juste sur Torben, ils ne le pouvaient pas avec moi dans l’équation. Ils ne s’étaient franchement pas attendus à voir débarquer la Reine en personne. Avaient-ils eut seulement conscience qu’ils s’étaient attaqués à la mort, à l’humain exécutant mes volontés ? Si c’était le cas, alors leur mort était la seule sentence possible. Car penser qu’ils pourraient venir à bout de lui, passant impunément sur la protection dont il jouait était une belle preuve de stupidité et ne pouvait être punie que de mort. Il n’y avait pas de place pour les êtres faibles dans mon nouveau peuple et dans mon nouveau royaume. Ils devaient tous succomber et laisser derrière eux une espèce forte, et repeuplée d’être fidèles et obéissants, dévouées à leur reine. Peu importe que pour cela, je doive lancer une campagne discrète de recrutement. D’ailleurs c’était dans mes projets de plus en plus proches. Nous étions encore trop faibles et il fallait que cela change. Je comptais exiger de tous les lieutenants, et des plus hauts gradés d’engendrer une nouvelle génération de vampire et d’agrandir notre famille. Je pensais d’ailleurs éventuellement orienter ce recrutement vers des métamorphoses. J’étais curieuse de savoir s’ils pouvaient conserver leur côté spécial une fois devenu créature de vampires. Si oui, ce serait une merveilleuse nouvelle. Je ferais émerger une nouvelle espèce de nocturnes rouges plus forte. Les êtres de mon espèce développaient de moins en moins des capacités spéciales et ces dernières étaient en train de devenir très rare. D’ailleurs, j’avais aussi pour projet de prendre des semi-démons pour les transformer et voir ce que cela pouvait produire. Il était temps que notre espèce redevienne forte. Et pour cela, j’avais besoin de moi-même être plus forte.

Torben est le prolongement de mon pouvoir et je ne pouvais pas me passer de lui, autant sur le plan professionnel que personnel. Son absence était peu à peu en train de me faire succomber dans une folie et une grande paranoïa. Je m’en rendais compte. Je devenais lunatique, et passais inhabituellement d’une émotion à une autre. Je mettais en péril ma position et les miens. J’avais même attaqué sans m’en rendre compte un de mes gardes du corps, et sans aucune raison. Je devenais instable et c’était un problème que je devais résoudre. Et pour cela, j’avais besoin que l’humain soit à mes côtés et ne soit pas fermer à moi. Si personne ne pouvait le retrouver, je m’en savais capable, ainsi m’étais-je lancée à sa poursuite. J’avais fait mouche, grâce aux attaques qu’il avait subies d’ailleurs. L’avoir non loin était comme une bouffée d’air frais. Il était devenu une drogue pour ma condition de vampire, une drogue dont je ne pourrais jamais me sevrer. Il était mon servant humain et seule la mort mettrait fin à son devoir et au mien.

En attendant qu’il finisse de s’occuper de son assaillant, j’en profiter pour panser mes quelques blessures. J’ôtais les balles en argent de ma chair, pour qu’elle puisse se refermer plus facilement. Je ne balançais pas les morceaux de métal par terre, mais les glissais dans une de mes porches. Je ne voulais laisser aucune preuve. J’essuyais ma lame sur un des vêtements de l’humain que j’avais tué, pour la nettoyer, puis la ranger dans son étui le long de ma cuisse. Je finis de même avec l’arme à feu que j’avais, qui retrouva rapidement sa place. Lorsque j’eu fini, je sentis Torben revenir vers moi avant de le voir ne le faire. Je tournais le regard vers lui alors qu’il puisait dans ses forces pour que je récupère plus vite. Je le repoussais métaphysiquement parlant doucement, lui faisant comprendre que je n’avais pas besoin de ça, et qu’il était plus prudent qu’il garde ses forces. Il rangea son flingue puis fini par rejoindre les bras que je lui avais ouvert. Je refermais mon étreinte sur lui, me ressourçant par sa présence, par son contact contre moi, par la chaleur de son corps. Ses lèvres capturèrent les miennes, un si court instant. Un si si court instant qui ne pouvait pas me rassasier vraiment. Et déjà il s’écartait et nous entrainait plus loin de peur que l’on ait des ennuis. C’était tellement au-dessus de mes préoccupations présentes que j’en avais rien à faire, vraiment rien à faire. Je pouvais tous les décimer, tous les tuer. Ils ne méritaient que ça ces faibles humains naïfs qui ne peuvent s’empêcher de se sentir au-dessus de tout, au-dessus de nous. Ils ne sont que du bétail, bon à seulement nous nourrir. Si seulement nous n’étions pas aussi faibles… Si seulement je n’étais pas obligée d’attendre que mon peuple soit prêt et fort… Si seulement je pouvais répandre le sang de tous ses êtres, et me baigner dedans….

Je poussais l’humain qui me tenais contre un mur, n’entendant pas vraiment ses paroles qui résonnaient comme un écho lointain. Je le regardais avec un regard avide, ce regard que l’on a lorsqu’est un prédateur et que l’on s’apprête à soulager notre ventre si vide. Je le maintenais contre le mur fortement, l’empêchant de s’échapper de mon emprise. Je serrais ses poignets dans mes mains, de plus en plus fort, enfonçant mes griffes dans sa chair que je fis saigner. Je sortais mes crocs lorsque son odeur se répandit dans la ruelle. Je me penchais sur son cou avec la ferme intention de le vider de son sang, de me nourrir de lui, de profiter de la faiblesse dont l’a pourvu son espèce. Une proie, il n’était qu’une proie qui ne méritait pas de mourir de mes crocs, mais qui servirait mes desseins en me nourrissant. Il allait me servir de repas. Puis ensuite ce serait le tour à tous les autres. Ils devaient payer pour ce qu’ils m’avaient fait. Ils devaient tous succomber et alors je règnerais sans partage sur le monde…

Et puis je sentis sa douleur. Au fond de mes entrailles, je sentis que j’étais en train de lui faire mal, de me faire mal. Je le relâchais et reculais de quelques pas. Je regardais mes mains, sans vraiment comprendre ce que je venais de faire. Je n’étais pourtant nourris, énormément. Je ne comprenais pas ce qui était en train de m’arriver. Je devenais folle c’était ça ? Pourquoi l’avais-je attaqué lui ? Pourquoi avais-je fais ça sans vraiment même m’en rendre compte. Je ne comprenais pas. C’était comme si… Comme si je n’étais plus moi-même, comme si on m’utilisait comme une marionnette. Je ne… voulais pas… Je ne sais… pas ce qui arrive… Non… Ne m’approche pas. J’étais paniquée, complètement paniquée. J’étais venue le retrouver lui, pour l’avoir de nouveau à mes côtés, pour alléger la charge que je portais, pour soulager ma solitude, parce que j’avais besoin de lui… Et je l’avais attaqué. Qu’est-ce qui était en train de m’arriver ? Je n’avais pas faim pourtant ! Mais j’allais le vider de son sang… Comme certains de mes pommes de sang. Sans même m’en être rendue vraiment compte. J’avais mis cela sur le compte de la fatigue. Mais ça avait recommencé. Avec Torben. Je devenais folle, complètement folle.


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 10 Jan - 22:47

    Ce contact me faisait un bien, me procurait un soulagement incroyable. J'entrais en contact d'elle alors qu'elle ouvrit ses bras à mon arrivée, m'accueillant à la seule place qui était légitime pour moi, pour elle. Pour nous. Parce que nous étions sensés ne faire qu'un, et que je n'avais compris que trop tardivement le sens réel de toute cette relation spirituelle. Mieux, mon cœur et mon for intérieur rugissaient de bonheur, de plaisir, de victoire. Je savourais son goût corsé sur le bout de ma langue. Mon cœur battait la chamade et ne semblait pas vouloir s'arrêter. Je sentais Krystel s'ouvrir à moi. Me désirer, avoir envie de moi, avoir envie de me sentir contre elle, à elle. J'étais heureux, satisfait, même si rien n'était vraiment réglé entre nous. Peu importait le reste alors que j'étais semblait il complètement basculé dans un nouvel état d'esprit. Pourtant, quelque chose clochait. Une ombre se mouvait rapidement dans l'esprit de la Reine Sanglante, une ombre qui me cacha bien vite à elle et me masqua ses pensées. Le tout ne prit que quelques instants, et avant même que je me retourne vers elle, voilà la vampire en train de me pousser contre le mur. Je hoquetais de douleur et de surprise alors que mon dos heurtait violemment les briques. Que se passait il ? Captant son regard, je me rendis compte qu'effectivement, quelque chose clochait méchamment. Krystel me regardait avec des yeux rendus fous par le désir. Mais pas la manifestation d'une envie charnelle, pas du tout même. Elle me voulait moi. Pour me tuer et me dépasser. Un grognement rauque de rage inarticulée s'échappa de ma gorge alors que je luttais contre son emprise, lui lançant un regard meurtrier. Avait elle vraiment envie de régler notre différent de la sorte ? Si c'était le cas, je vendrais chèrement ma peau. Parce que ce destin pourtant inéluctable était emprunt d'une terrible injustice. Me bloquant les mains, ses ongles déchirèrent ma peau et firent couler mon sang. Ses crocs sortirent en un craquement glauque, et elle se prépara à m'égorger alors que mon corps entier des tendait. Quelque chose clochait. Cette ombre. Je pénétrais de nouveau son esprit, plus fort cette fois, écartant ses défenses que je ne connaissais que trop bien.


    Je lui fis prendre conscience de la souffrance physique qu'elle m'infligeait, et lui lançais un appel. Bats toi. Tu es la plus forte. Bats toi pour toi. Bats toi pour nous. BAS TOI !


    Elle recule, visiblement sous le choc de l'intrusion qu'elle a subi. Je sentais alors un raz de marée d'incompréhension lui étreindre l'esprit, et la sensation d'avoir été possédée. Balbutiante et paniquée, elle me dit qu'elle ne voulait pas m'infliger ce sort cruel, et qu'elle ne voulait pas que je l'approche. Je la laisse un instant, étudiant son aspect, son regard qui me fuit. Je fais un pas hésitant, puis deux autres beaucoup plus déterminés. Je lui maintiens le visage avec force entre mes mains. Et la force à me regarder. Les yeux dans les yeux.



    | Tu ne me feras jamais de mal. Tu m'entends ? Jamais. |


    Je la prends dans mes bras et l'attire à nouveau contre moi. Je l'embrasse à nouveau, fermant les yeux. Plus passionnément, sans hésitation ni fébrilité ; je laisse juste parler la force des sentiments que j'éprouve pour elle, qui incarne d'ailleurs tous mes espoirs, et je continue encore et encore de l'embrasser, affermissant notre lien, nous rendant plus forts, plus proches, plus complets. Je finis par me détacher d'elle alors que les sirènes hurlent au loin. Un chasseur comme moi sait que le bruit se rapproche et ne s'éloigne pas.


    | Ecoutes moi bien. On va découvrir ce qu'il t'arrive. Mais avant, on doit te protèger. On doit être plus proches que jamais. Montres moi comment faire, et je te jure que plus jamais nous n'aurons le moindre défaut dans notre lien. |


    Sérieux, déterminé. Je suis à elle depuis des années. Je le serais jusque dans la mort si elle me le demandait.

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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Sam 11 Jan - 0:00




Mais tu n'as pas sommeil

Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Je pensais que cela était peut-être dû à l’absence de Torben vu que cela avait commencé à ce moment-là. Mais ce n’était pas ça. Parce que sinon, je ne l’aurais pas attaqué. Je devenais folle, c’était ça. J’avais vu des vieux vampires perdent les pédales à mesure qu’ils vieillissaient. Seulement… c’était arrivé progressivement pour eux, et moi ce fut soudain. Je ne comprenais pas. Qu’est-ce qui était en train de m’arriver ? Je regardais mes mains, ensanglantées. Grand dieu qu’ai-je fallut faire ? Je me revoyais, comme si je n’étais que spectatrice, faire couler son sang, et vouloir le dévorer, ressentir une faim insatiable alors que je m’étais nourrie et qu’à présent je n’avais pas faim du tout. Pourquoi ? Pourquoi avais-je fait ? Ce n’était pas possible. Je lui avais fait du mal. J’avais voulu le croquer comme s’il n’était qu’un vulgaire humain alors qu’il était plus, bien plus. Je m’étais écartée de lui, mais la distance n’était pas assez important. J’étais un danger pour lui… Pour les autres aussi. Si je devenais instable… Si cela arrivait en public… J’allais tout gâcher. Etait-ce le signe d’un repli que je devais opérer ? Mais qui pouvais-je placer à ma place ? Personne n’était apte à prendre ma position, personne. Qu’allais-je faire ? Je perdais pieds et je ne savais pas ce qui était en train de se produire… Augustus. J’avais besoin de lui, de mon époux, de mon créateur pour m’aider. Lui saurait… Lui pourrait m’aider à aller mieux. J’avais besoin de lui. Je devais aller le voir sans attendre. Mais ce serait encore trop tard. Non, je devais m’ouvrir de nouveau à lui, et…

Torben coupa court à toutes mes pensées. Je n’avais même pas remarqué qu’il s’était approché de moi avant de sentir ses mains relever mon visage. Que faisait-il ? Ne lui avais-je pas dis de s’éloigner ? S’il lui arrivait quelque chose… Je ne pourrais pas me le pardonner. Il faisait à présent parti de mon existence et je ne voulais pas que cela cesse. Je ne l’avais jamais voulu d’ailleurs. J’étais attachée à cet humain, à ce servant humain que j’avais choisi moi, moi et personne d’autre. Il avait quelque chose de plus, quelque chose que les autres personnes ne son espèce ne possède pas. En le liant à moi j’avais fait la promesse tacite de veiller sur lui. Et je venais de faillir à cela en l’attaque injustement et sans aucune raison. Il m’affirma que jamais je ne lui ferais de mal, mais il se trompait. Je venais justement de vouloir sans même m’en rendre réellement compte. Je voulais le repousser, mais je n’osais pas faire le moindre mouvement, le moindre geste. Arrêtes. Va-t-en. Tu te trompes je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu’il m’étreignait et vint m’embrasser. Je ne voulais pas qu’il fasse ça. Non. Mais il m’avait manqué. Si manqué… Sa fougue… Sa passion… Son contact… Il n’était pas n’importe qui que je pouvais rejeter, ou repousser. Il était mien, il était lié à moi et je ne pouvais pas rester indifférente à ses marques d’affection. Mais je ne pouvais pas y répondre, ni savourer. Je venais de lui faire du mal et on ne pouvait pas ça de mon esprit. Il essayait de me rassure, de me distraite, mais aussi agréable soit son baiser, je ne pouvais pas. Je venais de commettre une erreur, une grave erreur que je ne pouvais pas oublier aussi vite. Les sirènes de polices se rapprochaient. Peut-être était-ce le mieux ? Qu’ils m’enferment là ou je ne pourrais nuire à personne… Non ce n’était pas la solution, cela ne règlerait rien. Il fallait partir. Lui d’un côté… Et moi de l’autre. C’était ce que nous devions faire. Non. Tu vas rester loin de tout ça tant que je n’aurais pas compris et régler ce problème. Tu dois te tenir éloigner de mal. Tu ne comprends pas ? J’aurais pu te tuer. Je voulais le faire. Je voulais répandre ton sang et te briser comme je pourrais écraser un vulgaire insecte. Je dois et je vais partir. Et ensuite, nous nous occuperons de nous, mais seulement quand je L’aurais vu. Je devais trouver Augustus. Il le fallait. Lui saurait, j’en étais persuadée. Le contacter via notre lien n’était pas envisageable. Et si je pétais un nouveau câble et que je puisais toute sa force ? Non il fallait que j’y aille personnellement et sur place directement. Je dois te protéger. Et pour cela je dois t’éloigner. Je te raccompagne jusqu’à chez Erin. Et ensuite je partirais. Les sirènes se rapprochaient et nous ne pouvions pas rester ici. Son sang était en train d’emplir l’atmosphère de la rue. Il saignait encore. Je me mordais l’avant-bras et le passa sur les plaies que je lui avais fait. Je ne voulais pas te faire du mal Torben. J’espère que tu pourras me pardonner un jour. Ce qui était certain c’était que moi je n’étais pas prête à le faire.


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Sam 11 Jan - 18:08

    Je sentais le doute et l'hésitation envahir les pensées de ma Reine, ce qui ne m'étonnait guère vu le traumatisme qui l'affectait actuellement. Elle ne semblait tout simplement pas être des plus sereine, et c'était le moins que l'on puisse dire. Une force obscure et ténébreuse lui avait assailli l'esprit et envahissait ses pensées, altérant ses émotions, pervertissant sa soif. Je comprenais son malaise, parce que je m'ouvrais à elle comme jamais. Mais ce qu'imaginait Krystel était faux ; elle n'était pas seule et ne le serait sans doute plus jamais. En tous cas, pas tant qu'il resterait le plus petit souffle de vie en moi. J'étais à elle et elle était à moi. Je ne l'avais jamais aussi bien compris qu'en cet instant. La belle ne me repoussa pas, et je sentais que mon contact l'apaisait mais vraiment le minimum du minimum... Cela n'impliquait pas pour autant que je me sente blessé ou repoussé ; pas cette fois ci. Je la comprenais de manière inédite, et elle avait besoin de moi. Plus jamais je ne ferais défaut à la Reine des Nocturnes Rouges, plus jamais. En cet instant je me le jurais. J'avais conscience pour autant que mes efforts restaient limités, mais cela m'importait peu. Ce qui comptait vraiment c'était la suite, et malgré ses paroles défensives je ne pus que constater avec un grand plaisir qu'elle se laissait totalement faire, et mieux que ça, qu'elle appréciait ce contact. Je ne la sentais pourtant me répondre qu'avec de la distance, de la retenue. Je ressentais son désir de s'évader et de s'abandonner à moi, mais la retenue était la plus forte. Elle voulait se contenir ; je sentais son désir de me préserver un maximum avec force ; la belle était convaincue que si elle se relâchait elle reviendrait avec plus d'ardeur pour prendre ma vie. Je n'étais pas convaincu pour autant de cette conclusions que je jugeais par trop hâtive. Krystel m'avait au moins appris une chose ; nous n'étions jamais aussi forts qu'ensemble. Séparés et désunis, nous étions des proies bien plus faciles. Et j'avais depuis compris que cette défense accrue fonctionnait aussi bien pour notre protection physique comme psychique, lors ma compagne avait été agressée par une vile nécromancienne, avec qui elle voulait peut être s'allier... Ce pourquoi j'étais contre, d'ailleurs. Mais de cela aussi nous n'avions pas encore eu le temps de parler.


    Les sirènes de police se rapprochaient toujours plus, et il fallait prendre une décision. Krystel me dit que je devais me tenir éloigné d'elle, et elle m'expliqua à nouveau quelles mauvaises pensées avaient pu l'habiter. Je fronçais les sourcils quand elle parla d'Augustus. Pourquoi devait elle le voir ? Pour ses conseils ? Il n'était pourtant pas en état de répondre à la moindre question, vu son état... A moins que... Mon cœur loupa une série de battements et j'écarquillais les yeux, pris pour la première fois depuis bien longtemps au dépourvu. Etait ce parce qu'il était en train d'émerger à nouveau, son cycle de guérison se terminant et lui permettant à nouveau de compter dans ce monde ? Je ne le souhaitais pas. Au travers de Krystel, j'avais déjà ressenti sa soif. C'était quelque chose d'innommable, d'inextinguible et la folie semblait s'emparer de lui. Avoir été torturé des mois durant de la pire douleur qui soit, je n'enviais pas son calvaire pour avoir connu un chouïa ce qu'il avait enduré des mains du même démon. Je laissais Krystel continuait de s'expliquer. Je restais face à elle, gardant ses mains dans les miennes, caressant sa peau du pouce.



    | Ce n'est pas toi, tu l'as dit et je l'ai ressenti. Quelque chose de grave et de dangereux. Peut être cette nécromancienne qui réessaie d'étendre son emprise pour toi... Dans ces cas là elle ne peut être très loin. Mais Krystel, tu m'as appris une chose ; à deux nous sommes plus forts. A deux, nous sommes presque invincibles. Appuies toi sur moi, appuies toi sur nous. Je vais t'amener à ma planque. Puis, nous aviserons. Mais nous devons renforcer notre lien. Avec ta puissance et la mienne, rien ni personne ne pourra plus t'atteindre. |


    Je lui faisais comprendre dur comme fer que je croyais à ce plan. Je l'attirais derrière moi par la main, et reprenais le volant de mon véhicule. Tant pis pour les traces, les douilles. Dès demain, toutes les preuves auront disparu. Ce soir j'avais une Reine à aider et une relation à consolider. Je conduisais rapidement, me garant au bout de quelques minutes derrière le petit motel de banlieue qui m'accueillait. Je sentais que Krystel était toujours perturbée, je le sentais, mais je lui communiquais ma force, ma confiance, la puissance de mes sentiments quant à notre relation. Je la guidais avec moi, et la fis entrer dans ma chambre, refermant à clé derrière moi. Je ne lui avais pas cacher faire attention à ne pas être suivi de toute la route, regardant derrière moi une fois de plus en fermant la porte. Personne, mes sens améliorés ne détectaient rien. Je claquais et refermais à double tour, puis je me retournais vers la Reine Rouge. Je m'approchais à nouveau d'elle, raffolant de son contact.


    | Montres moi, maintenant. Pour toi, pour moi, pour nous. Montres moi comment être plus lié encore. Partages tout avec moi, tes pensées les plus secrètes. Je veux de ce lien, Krystel. Je veux de toi. Jusqu'à la fin de mes jour. Je t'en prie, ne nous laisses pas passer à côté de ça... Et faisons refluer ces ténèbres. |


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Mer 15 Jan - 17:42




Mais tu n'as pas sommeil

Torben ne m’écoutait pas. Pourquoi ? Pourquoi ne comprenait-il pas le danger que j’étais en train de représenter pour lui ? Pourquoi ne pouvait-il pas seulement comprendre que je devais le protéger pour nous protéger tous les deux et que, pour l’heure, le temps de comprendre ce qui était en train de se passer, je devais m’éloigner et aller retrouver mon créateur ? Il était le plus vieux d’entre nous, le plus sage et le plus érudit. Lui saurait ce qui était en train de m’arriver, et saurait quoi faire. J’avais besoin de lui à mes côtés, de la même manière que j’avais besoin de Torben. Mais tant que je serais un danger pour l’homme, je comptais bien m’éloigner et me couper de lui. C’était la meilleure chose à faire, la meilleure solution que j’avais. Cependant cela était sans compter sur le caractère de l’ancien membre de la HCV. Il ne voulait pas renoncer, et n’en faisait qu’à sa tête. Il ne voulait pas me laisser faire ce que je devais faire aussi facilement. Je pouvais comprendre qu’il avait ressenti un véritable manque en étant loin de moi et que ma proximité lui avait permis sans aucun doute de s’en rendre vraiment compte ; qu’il ne voulait pas que je laisse derrière. Mais il le fallait comme j’étais en train de lui dire, de lui expliquer. Sa réaction ? S’entêter à rester là, à avoir un contact physique avec moi. Il se pensait la meilleure solution, comme il venait de me le dire. Il était persuadé qu’à deux, nous pourrions résoudre ce problème qui m’habitait. Je n’arrivais pas à vraiment le croire. Pour autant, je le suivais parce que les forces de l’ordre se faisaient de plus en plus pressantes et que je ne voulais pas que l’humain tombe entre leur main.

Il croyait en ses dires. Je pouvais le sentir, l’entendre au son de sa voix. D’où lui venait cette telle conviction ? Je n’en savais rien. Il était si sûr de lui, en parfaite opposition à ce que moi-même je ressentais. Est-ce ainsi que nous fonctionnions et devions fonctionner ? A toujours ne jamais être sur la même longueur d’onde ? Je n’en savais rien. Je ne savais plus rien à présent. Il nous conduisit dans la chambre d’un petit motel qu’il occupait depuis plusieurs jours. Je le sentais à l’odeur qu’il avait laissée derrière lui. L’avantage des voitures étaient qu’elles ne laissaient pas de piste olfactive derrière elles. C’était sans doute pour ça que nous avions eu tant de mal à le retrouver et qu’Erin n’y était pas du tout parvenue. Je restais debout dans la chambre d’hôtel, me calant le plus loin possible de l’homme qui fermait la porte, non loin d’une fenêtre au cas où. Je prenais mes précautions, mais Torben n’en avait que faire. Il revint vers moi comme un papillon de nuit vers une lumière qui allait lui brûler les ailes. Je ressentais le bien que pouvait lui faire mon contact et que c’était cela qu’il recherchait, pour lui, comme pour moi d’ailleurs. Mais ce n’était pas sage, ni prudent. Ce qu’il me demandait, c’était exactement dans le même registre. Pourquoi ? Pourquoi insistait-il autant ? Et cela ne fait que les faire approcher ? Y as-tu pensé ? Je ne peux pas te jeter à l’abattoir. Je ne le ferais pas même si tu n’es pas d’accord. Pas maintenant. Pas temps que tu ne sois réglé. Je n’aurais d’ailleurs pas du te lier à moi. Je vais t’entrainer dans ma décadence. Si personne ne m’arrête, je vais tous les détruire, tous vous détruire. Tu ne comprends pas Torben, mais j’en arrive à avoir vouloir tous vous écraser, tous autant que vous êtes, à vouloir votre mort et régner sur une terre ou je serais la seule à fouler le sol. Et personne, pas même toi ne pourrait m’arrêter. Seul Lui le peut. Seul Lui peut me contrôler et m’obliger à obéir, à me concentrer, à cesser. Il faut que j’aye le voir. Et ensuite, quand tout sera réglé, nous avancerons ensembles Torben. Je t’en fais la promesse, même si j’ai bien peur que si les circonstances, elle ne vaut pas vraiment grand-chose.

[pas génial et je fais rien je suis désolée >.>]


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Mer 15 Jan - 18:12

[HJ ben dans ces cas là t'obliges pas à me répondre si t'as pas l'inspi, chérie, c'est pas grave j'attends et je fais autre chose je vais pas mourir ^^]


    Je croyais dur comme fer à ce que j'avançais. M'ouvrir à ce lien métaphysique que je partageais avec Krystel m'avait ouvert les yeux comme jamais auparavant, tout en réveillant en moi des choses profondément enfouies. Je me rendais compte que oui, javais changé en entrant à son service. Mais je n'avais jamais fait que museler une sensibilité à fleur de peau. Comme auparavant... Cet individu passionné, fébrile, désespéré... Il était toujours là. Mais j'avais appris à dominer ces bouleversements émotionnels qui me chamboulaient sans cesse. Je comprenais l'indécision et l'hésitation de Krystel. La chose qui était en train de lui arriver me semblait inédite. Je ne l'avais jamais observée chez n'importe quel autre vampire, pas plus que je n'avais pu en entendre parler. C'était forcément inquiétant, mais ce n'était pas pour autant que c'était quelque chose d'inquiétant et de dramatique. Nous pouvions lutter contre, j'en étais intimement convaincu. Je ne voulais plus avoir affaire à l'échec ou au défaitisme qui me guettaient à nouveau maintenant que j'avais réveillé des choses que j'avais caché pendant des années, prenant soin de jeter la clé. Krystel ne comprenait pas, mais nous pouvions comprendre à deux. Ensemble, nous étions plus forts. C'était comme ça, et je n'avais encore jamais perçu à quel point c'était vrai. Cela dit, je saisissais qu'en sus d'être bouleversée, Krystel n'avait pas envie de contact physique. Soit. Je réfrénais mes pulsions qui m'appelaient à elle, qui m'appelaient contre son corps. Je m'étais dominé des années durant, et ma volonté était toujours immensément plus forte que cette émotivitié retrouvée. Je le ressentais à l'intérieur, ce besoin, cette envie. Mais je ne la laissais pas s'exprimer. Je la muselais, ainsi devait il être. Dubitative, la Reine ne croyait pas en ma solution. Cela bousculait forcément mes certitudes fraîchement acquises, mais quel autre choix avais je dans le fond ?


    Je ressentais l'opposition interne à l'oeuvre dans l'esprit de la Reine. Je savais qu'il fallait que j'y prête attention. Cela la faisait douter une fois de plus d'elle, de moi, de nous. Si je ne prenais pas garde, nous n'allions pas manquer à encore devoir nous opposer sur la question. En ressentant cela, je m'éloigne d'elle, croisant mes bras et me serrant moi même pour me forcer à plus de tempérance, alors que je me reculais et qu'elle me disait qu'elle ne le ferait pas. Pas dû me lier à elle ? Qu'est ce que c'était encore que cette histoire ? Tous les détruire, tous nous détruire ? Cela me semblait... très différent de ce qui l'habitait en temps normal. Bien sûr, il semblait qu'il n'y avait pas la moindre chance pour que l'on soit un jour totalement en phase, vu ce qu'elle me disait... Mais je savais qu'elle préférait le pouvoir à la destruction, la paix et le plaisir à la guerre. Je soutenais le regard de Krystel, comprenant qu'elle refuserait tout ce qui venait de moi tant qu'elle n'aura pas approché son consort, son créateur. Je ne comprenais pas, mais j'abandonnais tout espoir de saisir un jour ce qu'il se passait entre eux. Avancer ensemble. Plus tard. Je comprenais le message, et soupirais doucement. La désillusion fait partie intégrante de ma vie, c'est elle qui me permet de rester concentrer sur mes seules qualités, mes seules compétences.



    | Alors laisses moi t'accompagner, s'il le faut vraiment. Affrontons ça ensemble, ou alors tues moi et mets fin à ce lien s'il ne doit servir à rien. Je dois venir, parce que tu auras besoin de moi, et besoin de ma force le cas échéant. Allons y, et réglons cela une bonne fois pour toutes. |



[HJ : je te laisse en rester là si c'est ce que tu préfères, on peut reprendre plus tard si tu vois plus une confrontation directe avec lui]

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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Mer 15 Jan - 18:54

[ :rolls: ]




Mais tu n'as pas sommeil

J’étais constamment dans l’erreur avec l’humain. C’était en tout cas l’impression que j’avais. Je ne savais pas faire avec lui, je devais l’admettre et c’était là mon second plus gros échec. Je semblais vraiment incapable de prendre soin des personnes qui comptaient dans mon existence. J’avais l’impression de m’être trompée en chemin, de m’être perdue. Faire seule n’était pas facile, pas facile du tout même et cela me pésait énormément même si j’arrivais tant bien que mal à me débrouiller et que mon royaume commençait à de nouveau se renforcer. Ce n’était pas parfait, mais au moins les vampires reprenaient un peu de consistance après le coup sanglant que fut ses 7 années de batailles avec les loups. Cette chienne de Lupa était arrivée à se renforcer plus vite que nous ne l’avions pensée. Nous les pensions isolé, mais ils étaient tout le contraire. Et c’était pour cela que nous devions nous souder beaucoup plus. Nous devions contrecarrer leur atout en en ayant un similaire, mais en plus important. Et cela devait commencer par Torben et moi. Si je n’étais pas capable de faire normalement une chose aussi simple alors j’étais certaine d’échouer pour tout le reste. Avant de vouloir comprendre les miens, et qu’ils me comprennent, je devais comprendre Torben et me faire comprendre de lui.

Mais avec ce qui m’arrivait, cela semblait plus épineux que jamais. Il prenait mes marques de protection comme des marques de rejet. Tout ce que je voulais, c’était de ne pas lui faire de mal, mais finalement, ce n’était pas son corps que je blessais mais son âme. Le premier était réparable. La seconde non. Arrête de prendre tout cela contre toi s’il te plait. Ce n’était sans doute pas la meilleure entrée en matière, mais elle avait au moins le crédit d’être sincère. Je soupirais, et leva la tête vers lui, accrochant son regard. Que dois-je faire pour que tu puisses ne plus douter de l’affection particulière que je te porte ? Je n’arrivais pas à trouver, alors autant lui demander directement. Peut-être avancerions-nous plus facilement s’il me disait ce que je devais faire pour qu’il comprenne que je n’étais pas en train de le repousser, mais le protéger parce que je tenais à lui Je ne peux pas te laisser venir avec moi. Parce que je ne sais pas ce qu’il pourrait te faire. Et, je refuse de te perdre toi aussi, ou de te perdre à sa faveur. Vous êtes si différents, et je ne partage pas la même chose avec vous deux. Mais vous faites partie intégrante de ma vie, et je ne veux renoncer à aucun de vous deux. Il était important qu’il se rende compte de ça. Je n’avais pas remplacé mon créateur par Torben. Je ne l’avais pas pris pour ne pas me sentir seule. Non. J’avais fait de lui mon servant humain parce que je l’avais vraiment désiré. Je ne m’étais pas du tout sentie obligée en le liant à moi, même si j’avais bien peur à présent que cela ne le conduise lui à sa perte. Rares étaient les vampires qui pouvaient survivre à la mort de leurs humains. De zéro était le chiffre d’humains qui survivaient à la mort de leurs vampires. Et avec ce qui était en train de m’arriver, j’avais bel et bien peur de l’entrainer avec moi vers une fin précoce et certaine. Si je pouvais la repousser en l’éloignant de moi, j’étais prête à le faire. Je ne me pardonnerais pas si je te faisais du mal Torben, si, dans un accès de folie, je mettais fin à tes jours, de mes propres mains Je poussais un soupir, avant de me retourner vers la fenêtre et de regarder la fine pluie recommençait à tomber Alors s’il te plait, arrête de penser que je te repousse. J’essaye juste de te préserver. Tu peux m’en vouloir autant que tu veux pour cela, ça ne changera rien.


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Mer 15 Jan - 19:13

    J'essayais comme je pouvais de contrebalancer l'intense et terrible solitude qui comprimait ma compagne. Pour le coup, sa souffrance faisait écho à la mienne, à celle que j'avais muselé et enfermé dans un recoin de mon âme toutes ces années. Cora avait pu nouer quelques liens avec moi, mais ce n'était pas la même chose. Quelque chose m'empêchait d'être avec elle comme je pourrais l'être avec Krystel. Nous n'étions tout simplement pas les mêmes avec la petite humaine. Quand bien même je lui apprenais toutes les techniques d'infiltration, d'espionnage, de meurtre... Elle ne serait jamais une tueuse. Elle n'aimait pas prendre des vies, elle ne le faisait que si elle était obligée de le faire. Ce qui forcément, jurait avec ce que je faisais moi même. Je tuais à tour de bras, envisageant le meurtre comme un simple outil comme n'importe quel autre. J'étais plus semblable à Krystel, même si nous restions profondément différents. La belle vampire jouissait de la vie, jouissait du pouvoir. Je ne jouissais de rien d'autre que la mort. Autrement, nous étions liés par les mêmes buts, le même pragmatisme. La même vieillesse de l'âme, qui en avait vu trop pour son propre équilibre à long terme. Je sentais pourtant le désir de Krystel à une plus grande ouverture. Pour moi, c'était bien beau de savoir lire les pensées de l'autre. Mais rien ne remplaçait tout à fait la parole. Nous devions nous ouvrir l'un à l'autre, verbalement, totalement, c'était la seule solution que j'entrevoyais. Je la comprenais et l'écoutais quand elle me dit que je ne devais pas prendre ses réserves contre moi. Je savais que j'avais un gros travail à faire là dessus, mais ce n'était pas facile. Son regard captura le mien, pour ne plus le relâcher. Elle me posait une question épineuse.


    | Très honnêtement, je n'en sais rien. Que tu m'utilises tout entier, peut être. Que tu cherches à me préserver, je comprends la logique. Mais je ne peux être moi même si je ne baigne pas dans le sang, la sueur, et les larmes. Il faut que tu acceptes le fait que je ne sois pas comme l'humain que tu as pu posséder. Que j'ai besoin d'attention, certes, mais surtout de reconnaissance et de confiance. Pour retourner sur ce qui nous a divisés... Tu as tout de suite estimé comme une trahison, l'expression d'un désir intense et égoïste le fait que je couche avec Jana. Tu n'as pas entendu mes arguments et tu n'as pas lu en moi la vérité. Oui, Jana m'attire. Comme tu es attirée par d'autres pommes. Comme tu peux l'être par Cora. C'est toi que je veux. Tant que tu ne l'auras pas accepté, je douterais bien malgré moi. |


    J'espérais bien entendu que cela ne ferait pas repartir en vrille toute la conversation... Sinon tout serait probablement perdu pour de bon. Et ça, je ne le voulais pas. Non, pas le moins du monde. Je voulais que l'on mette les choses à plat. Que l'on avance. Que l'on se renforce. Que l'on devienne ce que nous étions sensés être ; deux compagnons face à la mort et l'éternité, oeuvrant pour la même chose. J'hochais la tête à ses paroles suivantes, mais même si j'étais prêt à accepter qu'elle y aille seul je tenais à préciser ma position. Je me tenais face à elle, sérieux et sombre. Je me remmémorais les milles souffrances, les milles morts, que j'avais enduré des mains de Caim.


    | Mais sais tu seulement comment lui réagira par rapport à toi ? J'ai enduré la même chose que lui qu'un court instant, et il m'a fallu un an malgré tous mes efforts pour m'en remettre.E t j'ai été infiniment moins touché que lui. Je l'ai senti au travers de toi, alors qu'il reprend de la force. Pourquoi devrais je accepter que tu veuilles me préserver... Alors que tu es toi aussi en danger ? Laisses moi au moins rester derrière au cas où tu aies besoin de moi. Mais n'y vas pas totalement seule. Tu ne sais pas ce que Caim lui a fait. |


    Finalement, je me rapprochais d'elle. Je passais mes bras délicatement autour d'elle, l'attirant doucement contre moi. J'embrassais sa clavicule recouverte du cuir de sa veste, avant de lui murmurer dans le creux de l'oreille


    | Je ne pourrais non plus me pardonner s'il t'arrivais quelque chose, ma belle Reine Rouge. Je t'aime, et je ne peux accepter que tu risques ainsi ta vie pour me protéger. |

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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 17 Jan - 21:12




Mais tu n'as pas sommeil

C’était important qu’avec Torben nous arrivions à nous parler, à nous comprendre. Il y avait un trou béant entre nous qui empêchait que nous avancions l’un avec l’autre. Hors nous le devions. Il était mon servant humain, la personne après Augustus, à être la plus proche de moi. Je ne l’avais pas choisi par hasard ou sur un coup de tête. Ma décision le concernant avait peut-être précipité par les blessures qu’il avait reçu de Caim, pour autant, j’avais déjà eu avant, dans l’idée de le faire marcher à mes côtés. Et cela même en passant outre les recommandations de mon époux qui le pensait trop dangereux, trop instable, et pas assez fidèle. Il avait choisi mon premier servant humain, qui, en effet, avait été parfait dans ce rôle là. Mais je n’avais jamais eu avec lui la même affinité que j’avais l’humain en face de moi. Nous n’avions jamais vraiment marché en duo finalement. Il était une extension de moi-même oui, mais il n’était que ça. Torben lui… était à la fois mon conseiller, mon exécutant et mon protecteur. De la même manière, j’étais tout cela avec lui. Enfin, j’aurais voulu être tout, j’aspirais à cela. Le truc qui bloquait était… Torben et sa méfiance et son extrémiste. A la moindre chose, il voyait cela avec des proportions inconsidérées, et contre lui, alors que cela n’avait rien de personnel. C’était son plus grand défaut, avouons-le. Et de mon côté je me rendais compte que j’en avais attendu trop de lui et trop peu de temps en fait, sans prendre la peine de passer du temps avec lui, et de parler.

J’avais peur qu’il ne soit pourtant trop tard pour cela, même si j’engageais la discussion en ce sens. Si je continuais à décliner… Je me forçais à ne pas y penser, même si j’étais terrifié à l’idée de reperdre le contrôle de moi-même. Il fallait que je me renforce et que je lutte. Mais contre quoi ? C’était bien ça le souci. Je ne savais pas ce qui se passait et j’avais besoin de réponses pour m’en sortir. C’était pour ça qu’il devenait impératif que je retourne auprès de mon créateur. Il allait mieux, je pouvais le sentir au fond de mes entrailles. Il avait moins mal, et il était plus stable. Si je prenais toujours autant de sa douleur pour le soulager, - et donc que de mon côté cela ne changeait rien – je savais que pour lui cela allait mieux. Cette pensée me réconfortait énormément. J’avais tellement besoin de lui, oui tellement besoin qu’il continue à me guider, me conseiller, et me laisser être sienne. J’aimais Augustus, comme je n’avais jamais aimé personne et comme je n’aimerais jamais personne d’autre. Ne pas l’avoir avec moi était douloureux alors si je pouvais le soulager, je le faisais, comme il en aurait fait autant avec moi. Tout ce que je ressentais pour lui était différent de ce que je ressentais pour Torben c’était indéniable. Il n’y avait même pas de comparaison à faire en fait. Ils étaient vraiment deux être différents, comme je venais de lui dire d’ailleurs. Je lui répondais du coup Je t’utilise tout entier Torben, mais en effet, je ne te ferais pas prendre des risques inconsidérés. Je te t’enverrais pas totalement au front comme je pourrais le faire avec une de mes filles. Tu es beaucoup plus important dans mon existence qu’elles ne le seront jamais. Et oui, je vais faire des efforts pour ne plus te comparer à Lui, mais comprends bien aussi que cela n’est pas facile pour moi…. Et pour ce qui de Jana, non ce n’est pas la même chose, mais tu ne peux pas t’en rendre compte parce que tu es humain Torben et non un vampire. Une pomme de sang, c’est très personnelle et je ne les partage avec personne. Ce n’était pas une trahison, mais une incompréhension, peut-être de la jalousie qu’en sais-je ? Jana n’est pas n’importe qui dans ta vie. Elle était ta femme, celle avec qui tu avais des projets de vie. Tu seras toujours attaché à elle. Ou du moins une part de toi. Et comme un papillon de nuit cherche la lumière, tu recherches sa présence. Et tu as apprécié sa morsure. Alors que… Tu peux passer des jours et des semaines sans me voir, sans que nous ne partagions la moindre chose. Que veux-tu que j’en pense ? Alors non ce n’est pas la même chose qu’avec mes pommes de sangs. Elles me nourrissent parce que c’est un besoin physiologique, comme toi tu as besoin de manger un steak. Coucher avec Jana n’est pas un besoin que tu as, un besoin dont tu dois absolument d’adonner. C’est un plaisir, et c’est la toute la différence Torben. Peut-être pas pour toi, mais pour la vampire que je suis c’est le cas. Je ne remettais pas sa fidélité et son affection pour moi en doute non. Ce qui me dérangeait se résumait au fait qu’il soit attaché à Jana et que cela pouvait tourner au drame. Hors, je ne pouvais pas vraiment me le permettre. C’était dangereux pour ma position et la vampire possessive que j’étais n’aimait clairement pas ça. Si j’offrais une vie stable et saine à mes pommes de sang, en retour, elles m’étaient totalement fidèles. C’était l’accord que nous passions. Et chaque membre les composant comprenaient que je ne pouvais me contenter que d’un seul d’entre eux et qu’un seul ne pouvait pas me satisfaire sans y laisser sa peau. Je le devais, comme je venais de le spécifier à Torben. Si cela ne tiendrait qu’à moi, je me contenterais de l’homme, de Cora et d’Erin. Mais ils ne pouvaient assouvir toutes mes faims et mes soifs. Mon espèce était faible en ce sens qu’elle dépendait de la survie d’une autre.

Nous enchainions sur Augustus et le fait que je ne voulais pas qu’il vienne avec moi. Il n’était pas d’accord, chose dont je me serais doutée. Mais il n’avait pas le choix. Je ne l’emmènerais pas, ma décision était prise et irrévocable. J’étais déjà bien assez dangereuse comme ça, pour ne pas y rajouter mon époux. Tous les trois dans la même pièce…. Non ce n’était pas concevable, pas pour l’instant en tout cas. Je n’avais pas peur que Torben fasse du mal à mon créateur et de la réciproque. Il restait humain. Il sentait l’humain, et la puissance que je lui offrais. Ce serait un merveilleux festin pour le Roi, qui ne rendrait même pas compte du mal qu’il était en train de faire et de me faire. Il n’était pas encore assez stable, et si j’arrivais à l’approcher, c’était parce qu’il sentait qu’une part de moi était en lui et qu’une part de lui était en moi. Cela s’améliorait. Son corps se recomposait et dans quelques semaines, il sera capable de marcher par lui-même et de se servir de ses bras. Son visage reprenait consistance, et il pouvait se nourrir lui-même, même si sa faim restait sans limite. Je continuais à le nourrir, mais luttais pour qu’il arrête de me boire et me laisse partir. Non vraiment ce n’était pas une bonne chose que Torben vienne. Il est dangereux Torben, plus que jamais il ne l’a été. Il ne me fera jamais du mal directement. Je suis à lui et il est à moi. Il peut ressentir notre lien et s’il va trop loin, je peux le rappeler à l’ordre via ce dernier en me fermant à lui, en lui redonnant toute la souffrance qui l’envahi. Non, il ne peut pas me faire du mal, soit en certain. Mais toi, c’est différent. Il ne t’appréciait déjà pas avant. Là… Tu ne seras qu’un repas. Hors tu es plus que cela. Je ne te laisserais pas l’approcher avant qu’il ne soit complètement rétabli et ce n’est pas discutable. . J’avais pris ma décision et il devait l’accepter. C’était la meilleure chose que nous pouvions faire, et il devait le comprendre. Je n’étais pas sotte, je savais très bien ce que je disais et ce que je faisais. Il devait avoir foi en moi et comprendre que je n’étais pas en train de le repousser mais de faire le nécessaire pour lui comme pour moi.

Il finit par se rapprocher de nouveau et je me crispais. J’avais peur de lui refaire du mal, même si le contact de sa peau était si agréable et apaisante. J’avais besoin d’avoir de tel rapport avec lui, ainsi qu’une grande proximité. Il était une extension de moi. Il était un être en qui j’avais pleinement confiance, qui pouvait me comprendre s’il le désirait réellement et qui pouvait ne faire qu’un avec moi. J’avais besoin de ses marques d’attention et de tendresse, comme il avait besoin des miennes. Mais j’avais quand même peur de lui faire mal, de le blesser et cela gâcher un peu le plaisir que je pouvais ressentir. Je gardais les bras le long de mon corps et ma bouche loin de sa peau. C’était une véritable torture, cependant sa sécurité importait plus que ma pauvre petite personne. Comme je ne peux pas accepter que tu en fasses autant. Augustus ne me fera jamais de mal, ai confiance en mon jugement. Et fais moi aussi le plaisir de ne plus jamais partir ici sans donner de nouvelle. J’étais inquiète Torben, très inquiète. Je t’interdis de refaire une chose pareille.


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 17 Jan - 22:21

    Qu'il était étrange, de se retrouver ici avec Krystel. En d'autres temps, l'ancien moi fréquentait ce genre de motel miteux de banlieue pour tirer un coup avec une prostituée ou avec une fille rencontrée dans un bar, dans un état suffisamment avancé pour que j'en ai oublié pour partie mes malheurs ou en tous cas mon propre prénom. Combien de fois avais je connu ce genre de situations. Plus souvent qu'à mon tour, c'était au moins certain. Mais que dire... Avoir quelqu'un de l'envergure de Krystel avec moi dans ce genre d'endroit dénotait complètement avec l'habitude. Je me revoyais aussi, de nombreuses fois, en train de nettoyer mon équipement, préparer des explosifs, rafistoler mes chairs avec du fil et une aiguille, tâcher les draps de mon sang... Cela appartenait au passé. Un passé révolu. J'étais un autre homme, maintenant. Et Krystel n'avait rien à voir avec n'importe quelle fille que j'avais pu amener dans ce genre d'endroits. Infiniment plus sage et plus intelligente, elle connaissait tant de choses au vue de son ancienneté que cela donnait parfois le tourni. Peu importait. Si cela nous permettait d'être plus soudés que jamais, je prenais ce que j'avais avec joie. Nous n'avions de fait jamais autant parlé de nous mêmes avec la Reine. D'ordinaire, nous nous contentions d'évoquer les sujets de pouvoir, de rouages politiques. Il n'était que rare que nous prenions vraiment le temps... Parfois, quand elle me prenait du sang. Mais cela aussi se faisait rare. Et nous n'avions jamais couché ensemble, pas depuis que j'étais entré à son service. Nous n'avions jamais trouvé d'occasion parfaite pour discuter autant.


    Je n'étais pourtant pas tout à fait d'accord avec Krystel quand elle me dit qu'elle m'utilisait tout entier, puisque comme le prouvaient ses paroles suivantes elle ne voulait pas me faire prendre de risques inconsidérés, ce qui était bien souvent à l'opposé des nécéssités qui étaient les miennes. Elle confirma mon importance pour elle... Et aussi, ma place par rapport à Augustus. Je comprenais ce qu'elle voulait dire pour Jana. Je la serrais un peu plus fort contre moi, d'une simple pression supplémentaire pour ne pas la brusquer, mais pour lui montrer que j'étais là, que j'étais à elle, et que je regrettais mon mauvais calcul. J'essayais pourtant de la rassurer comme je le pouvais, parce que je voulais que les choses soient claires entre nous, et je voulais être honnête.



    | Ma nature, mes compétences... Tout me porte vers le front. Et s'il y a des imprévus, je sais les calculer au mieux. Fais moi plus confiance à ce niveau là. Je peux t'apporter la tête de cette nécromancienne pour te le prouver... |


    Ma main droite se décala sur sa cuisse, dont je frôlais parfois l'intérieur sans pour autant m'aventurer vers son entrejambe. Le contact était profondément sensuel, ce frottement tendre n'était pas pour autant l'expression d'un geste dénué de passion, bien au contraire. Je désirais Krystel, plus que jamais, plus qu'autrefois. Ne plus me brimer m'ouvrait de nouvelles perspectives. Je vins lui susurrer à l'oreille, l'embrassant dans le cou.


    | Comprends que peut être, l'absence d'intérêt... Physique... que tu manifestes pour moi m'a poussé à faire ce calcul. TU ne viens plus prendre mon sang de ton propre chef comme tu le faisais jadis ; et tu ne l'as jamais beaucoup fait. Et tu ne veux pas coucher avec moi. Je le conçois, notre relation ne s'est jamais posée en ces termes. Mais du coup, je pensais que je pouvais utiliser ce type d'approche avec Jana pour arriver à mes fins. Oui je la désire, c'est un fait. |


    Je l'embrassais plus bas dans le cou, puis sur la clavicule. La pression de ma main droite sur sa cuisse se fit plus forte, tandis que ma main gauche s'infiltrait sous sa veste de cuir et sous son haut pour caresser le côté de son bassin.


    | Si prendre du plaisir avec une autre te chamboule autant, qu'est ce que je dois comprendre? Je suis prêt à l'accepter. Mais je veux que tu me l'expliques. Pour de bon. |


    Avec n'importe quelle autre femme, j'aurais compris que c'était parce qu'elle me désirait, parce qu'elle voulait être mon plaisir, et pas que j'en prenne avec une autre. Mais Krystel n'était pas toutes les femmes, et elle n'avait jamais manifesté le moindre désir sexuel à mon encontre. Nous nous étions touchés, caressés, réconfortés. Mais jamais de manière aussi charnelle. Donc ce n'était pas ça, pas de la jalousie pour mes faveurs sexuelles. De la possessivité ? Krystel en faisait preuve parfois, pas rarement. De l'appréhension ? J'espérais dans ces cas là que mes explications pour Jana l'auraient convaincue. J'écoutais attentivement ma Reine quand elle m'expliqua qu'Augustus était dangereux, et qu'il ne lui ferait pas de mal à elle. Je savais alors que je n'obtiendrais pas gain de cause, parce qu'elle m'avait convaincu. Pourtant je n'étais pas sans ressources. Je l'embrassais sur la joue, sur l'arrête de la mâchoire.


    | Alors laisses moi retrouver Suzy Tannen. S'il te menace malgré tout, il faudra te défendre, et seule tu n'en auras pas la force. Alors que si je retrouve sa servante... Il l'a mise à l'abri au début des Années Sanglantes. Dans l'état où elle est, je suis persuadé que je peux la retrouver dans le coma dans l'hôpital de n'importe quel pays lointain. Et tu me connais. Tu sais que je n'agirais pas de manière inconsidérée. Il s'agira d'une précaution. Accordes moi au moins ça. |


    Je ne savais pas si elle accepterait... Lorsque ma compagne me dit qu'elle avait été inquiète, je la forçais doucement à se tourner vers moi pour me faire face. Je vins effleurer ses lèvres.


    | Dans ces cas là, ne me compares plus à ton ancien servant humain, ou à qui que ce soit d'autre. Je ne suis pas eux. Je suis différent. Je t'en fais le serment. |


    Et je l'embrasse à nouveau. A pleines lèvres. Ce n'était pas un geste prémice d'acte charnel, non, c'était une façon de lui montrer que j'étais là, une manière de la rassurer, d'affirmer notre complicité et notre solidité grandissante. Je l'aimais, et je notais qu'elle n'avait rien répondu. Je ne me laissais plus blesser, même par ça. Se laisser blesser pour des sentiments, c'était l'ancien Torben. Je suis la Mort, et je sers Dieu parmi les hommes. Je l'embrasse, nos esprits en parfaite communion.


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Dim 19 Jan - 18:25




Mais tu n'as pas sommeil

Torben pensait surement qu’il n’était utile qu’au combat et uniquement à ça. Mais il se trouvait complètement. Je comprenais parfaitement ce qu’il aimait dans ces premiers, en ressentait énormément le manque moi-même. Mais la vie n’était pas uniquement faite de cela. J’avais besoin d’un guerrier oui, seulement pas que. Quelque fois sa place était à côté de moi, que ce soit dans mes réunions ou tout simplement dans mon manoir. Je devais lui faire comprendre cela, que quelque fois, j’avais seulement besoin qu’il soit là, juste là. Et puis… Si j’avais voulu d’un tueur à sacrifier dont je me fichais éperdument, je ne l’aurais pas lié à moi. Il prenait parfois trop de risques inconsidérés, beaucoup trop pour que je puisse lui faire entièrement confiance sur ce point. La preuve encore ce soir. Il ne s’était pas montré assez prudent et à se penser trop sûr de lui, il allait se perdre. Je ne veux pas la tête de Pandore, j’ai d’autres projets pour elle. Et ton existence n’est pas destinée qu’à baigner dans du sang. Je ne t’aurais pas lié à moi s’il s’agissait juste de cela. Tu es ma main noire oui, mais tu dois aussi comprendre que tu n’es pas que ça. J’en attends plus de toi Torben. J’attends que tu prennes ta place entière. Et elle ne se trouve pas toujours ailleurs et loin de moi J’essayais vraiment de lui faire entendre un peu raison, de l’amener à penser sa position de manière différente. Il aimait l’action, je le savais très bien. Mais parfois, il fallait qu’il la mette de côté pour rester avec moi. Nous devions être proches et c’était impossible s’il partait tout le temps à droite ou à gauche.

D’ailleurs en parlant de proximité, il s’était un peu plus collé à moi. Je ne savais pas vraiment quoi faire, fait assez rare pour le souligner. J’avais toujours peur de lui faire de nouveau du mal, mais encore une fois, ça il s’en fichait. N’avait-il donc aucun instinct de survie ? Un vrai papillon de nuit attiré par une lumière qui va lui bruler les ailes. Oui vraiment c’était ce à quoi son attitude me faisait penser. Je ne puis m’empêcher d’ailleurs de penser qu’il était manifestement un peu borné dans des représentations très masculines. Il doutait de mon affection pour lui, parce que je n’avais jamais partagé sa couche. Ce n’était pas que je ne le désirais pas, mais que l’occasion ne s’était jamais présentée surtout. J’arquais un sourcil à ses propos, étonnant de la tournure de ses mots. Ses baisers et ses murmures ne faisaient que renforcer cet aspect. Oui vraiment c’était un bien un « mâle » que de ne penser qu’en l’absence de contact rapproché, cela signifiait automatiquement de l’indifférence et un manque de passion. Il ne voyait pas plus loin. Il se fit d’ailleurs plus engageant, comme pour appuyer ces dires. Qu’attends-tu donc de moi Torben ? Je te repose cette question vu tes réponses. Penses-tu réellement qu’il suffit de coucher ou de ne pas coucher avec quelqu’un pour être plus ou moins proche de lui ? Sache que mes pommes de sang ne seront jamais aussi important que tu peux l’être dans mon existence. S’il ne s’agit que de sexe, il te suffisait de le dire plus tôt… Ou du moins de rester chez moi. Tu as préféré d’immiscer dans d’autres lits, qu’ils soient occupés ou non. Tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même, et uniquement à toi-même. Je ne suis pas encore dans la capacité de me nourrir d’un absent. . Et il ne pouvait pas lui-même dire le contraire. Il se s’agissait pas de rejeter la faute à qui que ce soit, mais d’énoncer des faits. Le sexe pour ma part n’était pas le moins du monde une finalité, juste un loisir, un jeu entre plusieurs personnes. J’y prenais du plaisir oui, mais cela s’arrêtait là. Ca ne signifiait rien, rien du tout et c’était d’ailleurs pour cela qu’Augutus pouvait aller dans la couche de qui il le désirait, tout comme moi. Ca n’avait vraiment aucune espèce d’importance à mes yeux et je pensais que ce que nous partagions était beaucoup plus significatif que de simples caresses, aussi agréables soient-elles. D’ailleurs, en parlant de mon créateur, il proposa de retrouver sa servante humaine… Avais-je oublié de lui en parler ? Sans nul doute oui vu ce qu’il était en train de me dire Elle n’est plus d’aucune utilité, et si tu veux la retrouver, il te faudrait écumer les cimetières ou les fosses communes de Glasgow. Elle n’a pas résisté à la douleur de mon créateur, faible insecte qu’elle était. Je n’avais jamais aimé l’humaine et j’étais bien contente qu’elle ne soit plus de ce monde. Elle n’avait fait que causer des problèmes à mon créateur, et n’avait fait preuve que de sottises. Oui vraiment c’était une bonne chose qu’elle ne soit plus là. Mon Roi ne pourrait pas la regretter, non. Et quant à moi, je devais faire définitivement le deuil de mon ancien servant humain. Je devais bien le reconnaitre et me faire à cette idée que Torben ne serait jamais lui. J’allais lui en faire la promesse, mais il m’embrassa avant que je puisse le faire. Son baiser est passionnant et je puis continuer à ignorer son contact physique. Ma volonté s’envole peu à peu et ce n’était pas franchement la meilleure des choses. Je ne devais pas me laisser emporter, je le savais, mais l’humain faisait tout pour que je craque, ignorant encore une fois le danger. Je me laissais entrainer par son baiser dans un premier temps, avant de me détacher de ses lèvres et de lui dire Tu sous-estimes à chaque fois le danger d’une situation Torben, et cela va te perdre, va nous perdre…


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Lun 20 Jan - 22:08

    J'imprimais la situation. Je ne serais pas le compagnon de Krystel au sens humain du terme, je l'avais jadis compris puis oublié dans un éclair d'égoïsme et de témérité dont j'avais pourtant fait mon deuil depuis des années. Soit, j'acceptais tout cela. Où et quand m'étais je perdu au point de souhaiter partager le lit et l'amour d'une personne que je considérais comme étant la seule récipiendaire de ce monde ? Krystel était bien plus puissante que le Dieu que j'avais autrefois révéré ne l'était. Je la respectais pour cela, je la suivais pour cela aussi. Je l'aimais pour la personne qu'elle était sous la dirigeante. Mais comme toute chose, l'amour et la loyauté ne sont que des moteurs, pas des volants. Je n'avais pas à suivre ces directions pour pouvoir respecter et faire la volonté de ma Maîtresse. C'est alors que Krystel me reparla de la nécromancienne, cette certaine Pandore, et qu'elle avait d'autres projets pour elle. Comme j'avais suivi de mon côté la trace des sanguinistes, elle même avait été occupée... Et me reprochant de ne pas l'avoir informée de ce que je faisais, je lui faisais ressentir la réciprocité de son comportement. Je ne savais pas pour autant où la Reine voulait en venir. D'accord, je suis un tueur mais pas que. Alors qu'elle est ma place ? Intrigant et comploteur ? L'affaire avec Jana a prouvé que je n'avais de talent ni pour l'une ni pour l'autre de ces choses.


    | Alors puisque nous y sommes, dis moi donc. Quelle est cette place que tu souhaites que je prenne ? Tu as des conseillers bien plus instruits et compétents que je ne le serais jamais. Les évènements récents ont montré que je n'avais aucun talent non plus pour la diplomatie et pour la politique. Tu ne prends pas mon sang et ne couche pas avec moi. En quoi précisément puis je t'être utile ? Ne prends pas ces paroles comme une attaque renouvelée. J'ai compris ce que tu n'attendais pas de moi. Mais je ne comprends pas ce que tu attends vraiment de ton servant humain. Je veux m'améliorer, je ne peux pas le faire sans informations concrètes. Je suis un homme simple, fait pour des tâches simples. Mais j'ai besoin de directives simples aussi. |


    Simple, je l'étais sans aucun doute. Je n'avais aucune formation au delà du remplacement d'un réseau électrique, de la réparation d'outils de communication, d'un peu de mécanique et quasiment que de maniement des armes. Je n'avais aucun talent pour la paix, aucune compétence pour le négoce. Je n'étais jamais qu'un fils d'ouvrier d'une grande ville pauvre d'Ukraine, un russe qui n'avait jamais vraiment imprimé quoi que ce soit dans la vie qui ne mène ni à la mort ni à la destruction. Je ne me plaignais pas de ce que j'étais, même si cela me limitait dans tous les aspects de l'existence. Lorsque la Reine reste figée sous mes baisers et mes caresses, je m'arrête dans mon mouvement et la lâche. Ce n'est pas de cela dont elle a envie, et je ne vais pas encore foncer dans le mur. Ce n'est pas dans ma nature de répéter mes fautes, et pourtant j'ai bien du mal maintenant à m'en priver. Krystel aimait le sexe comme une distraction, je le voyais dans sa tête. En ce sens, j'avais une fois de plus la sensation d'avoir compris notre relation au sens humain, avec un esprit humain. La personne avec qui on est le plus lié quand on est un homme, c'est avec une femme que l'on aime et à qui on est loyal, avec qui on partage l'intimité d'une existence complice. Chez les vampires, ce n'était pas le cas. Le sexe et la nourriture étaient leurs plaisirs et leurs pommes de sang y pourvoyaient, tandis que la joie d'une intimité et d'une complicité était dédiée au Créateur. Krystel ne désirait ni un amant ni une poche de sang en moi. Elle souhaitait un partenaire. Quelqu'un qui l'aide à conserver et étendre son pouvoir, rien de plus. Elle était vampire, et plus encore elle était Dieu. Dieu ne se mêle pas aux hommes. Il prend et il donne, il ne partage pas. J'avais oublié cette leçon fondamentale apprise dans une souffrance indicible sept ans plus tôt. Je ne reproduirais plus cette erreur non plus.


    | Je t'avais dit que me pousser à ravoir une vie affective et charnelle était une erreur. Voilà où cela nous a mené. Désormais, laisses moi donc me satisfaire de ta seule compagnie les nuits où nous pouvons être ensemble. Je n'ai pas besoin de plus. |


    Non, quand on dort auprès de quelqu'un qui est plus proche que n'importe qui d'autre, on ne ressent aucun autre besoin. Dormir près d'elle, c'était comme me sentir chez moi. Elle sentait ce que je pensais, elle épousait mes songes. Nous rêvions tous deux de ce que nous pouvions faire pour ce monde, pour ses enjeux. Je n'avais dès lors pas besoin de faire l'amour au sens affectif du terme, ni de pourvoir à aucun autre plaisir. Mon travail était ma raison d'être. Et les inévitables besoins physiques, j'avais des substituts pour y subvenir. Comme Krystel elle même, en fait. J'écoutais la belle me dire que Tannen n'avait pas survécu à l'état d'Augustus. Voilà qui était un terrible revers. Si Augustus se réveillait et s'il n'était pas dans son état... normal, alors nous aurions tous très vite un énorme problème, puisque sa seule faiblesse n'existait plus. Comme stopper un vampire qui marche au soleil et résiste à l'argent ? Lorsque Krystel me parle d'estimer les dangers, je souris fugacement. J'avais compris pour de bon que Krystel ne voulait pas que notre relation devienne charnelle, passionnée. Affective. Pas au sens humain du terme. J'intègre l'information, attitude professionnelle. Je l'aime et je la désire, mais si ma loyauté lui suffit je ne vais pas la forcer. Elle est vampire, moi humain. Nous ne pouvons voir les choses de la même façon, mais nous pouvons nous comprendre. Je sais combien comptent pour elle ses relations avec son créateur et ses pommes de sang.


    | Je ne mésestime jamais mes adversaires. Pourquoi crois tu que je suis encore en vie, ma douce ? Mais si tu m'as appris la différence fondamentale entre un compagnon et un partenaire, ce soir, tu me laisseras t'apprendre qu'il y a des choses pour lesquelles il est bon de mourir, pour les hommes. |


    Je me détournais d'elle, et me rendais dans le mini bar. J'en sortais du whisky et un seul verre. Tant pis pour la note. Depuis quelques années, j'étais un homme de moyens... Je me tournais vers Krystel.


    | Tu préfères que l'on rentre, ou que l'on termine la soirée ici ? Je peux appeler tes pommes de sang préférées, si tu as soif de sang ou faim de leur corps. |


    J'engloutissais une gorgée de mon verre, fort rempli. Pourtant, je n'avais aucun désir de me souler, juste de me détendre.


    | Tu m'as parlé de la nécromancienne. Que lui veux tu? |



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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 24 Jan - 0:17




Mais tu n'as pas sommeil

J’en étais pour beaucoup dans cette situation. J’avais laissé trop de non-dits, et n’avais pas assez consacré de temps à l’humain. C’était évident, et cela me sautait vraiment aux yeux. Je l’avais négligé, et laissais penser des choses fausses. Je m’en mordais à présent les doigts. Il interprétait la plupart de mes propos de travers, et ne savait pas où se positionner. Au moins cette soirée nous permettrait de tout remettre à plat et de repartir sur des bonnes bases, et surtout plus saines et claires. Rien n’était trop tard en plus. C’était ça l’avantage lorsqu’on est vampire, on a tout notre temps, même si là, cela m’avait fait fortement défaut concernant Torben. Ta place est à mes côtés, et tout ce que ses côtés impliquent. J’ai beau avoir un nombre considérable de conseiller ton avis et des impressions m’importent. Tu as du talent pour la diplomatie. Tu ne sais juste pas comment les exploiter et je peux t’aider pour cela. Rome ne s’est pas construite en un jour et moi aussi j’ai fait des erreurs et eu des erreurs de jugement plus jeune. Nous avons le temps pour y arriver, à deux. Je ne prends pas ton sang parce que tu n’es jamais présent au moment de mes repas, et c’est exactement la même chose concernant ton corps. Que tu coures sur les toits pour faire respecter ma gouvernance et ma volonté oui. Mais ce n’est pas seulement ça qu’implique ton statut. Tout n’était pas tranché, ni tout noir ou tout blanc. Il n’y avait pas le côté tactique et de l’autre le combat. Ce n’était pas aussi « simple » que cela. Je ne pouvais pas du coup, en ce sens, lui donner des directives claires. C’était à lui de comprendre et de voir quand est-ce qu’il était plus important qu’il reste avec moi, ou qu’il court les rues. Il avait sa propre volonté, que je ne voulais pas brimer.

Je ne voulais pas l’écraser, ni lui coupais les ailes comme c’était mon cas. Je lui laisserais l’espace dont il avait besoin, et dont je pouvais avoir besoin. A l’instar, je le laisserais être proche de moi comme il le désirait, et idem pour moi. Il prenait mes propos comme un rejet, ou un manque de considération sexuelle ou/ et alimentaire. Ce n’était pas ça du tout, vraiment pas ça. Ce n’était que les occasions qui nous avaient manqué, rien de plus. Et si je ne voulais pas qu’il m’approche en cet instant, c’était juste parce que je n’étais pas assez sûre de moi-même et de mes actes. Je ne voulais pas le blesser physiquement. Il s’éloigna continuant à discuter sans attendre vraiment que je lui réponde. Il se servit même un verre qu’il but. Je m’avançais jusqu’à lui, pour écarter la bouteille d’alcool et le verre. Ma pomme de sang préféré est déjà ici. Pas besoin d’une autre. Et arrête l’alcool s’il te plait. . Je me plaçais derrière lui, lui fit pencher délicatement la tête sur le côté, et m’exposer son cou. Je sortais mes crocs, et le mordit, sans lui faire du mal. Si ma morsure pouvait le rassurer, je pouvais lui accorder ça, tout en restant prudente bien entendu. Je le buvais doucement, savourant pleinement le goût de son liquide sanguin. Je le maintenais contre moi, alors que je m’abreuvais de lui. Je le faisais sans faim, juste pour le plaisir de sentir son pou pulser contre mes lèvres, et de partager ce moment avec lui. Je ne l’avais jamais fait pour ne pas l’affaiblir. Mais ce soir, il ne craignait rien, ou du moins plus rien. J’étais avec lui, et parfaitement capable de le défendre en cas de danger.

J’avais passé mes mains sous son tee-shirt, touchant sa peau et sentant ses battements de cœur devenir de plus en plus rapide à mesure que ma bouche s’attardait sur sa peau. Je le bus une dizaine de minutes, faisant durer le plaisir, sans pour autant le vider de son sang. Lorsque je sortais mes crocs de sa chair, je léchais les fins filets de sang qui s’y échapper, jusqu’à ce que son sang arrêter de couler. Je ne le soignais pas avec mon sang, laissant ma marque bien visible. Il faudrait quelques jours, même pour lui pour qu’elle disparaisse totalement. Et je comptais bien m’arranger pour qu’elle reste présente et toujours à la vie de tous. Il était mien, et je le marquais en conséquence. Il s’agissait d’un signe pour « avertir » tous les autres qu’il appartenait déjà à quelqu’un… Mais également un signe à sa destination, pour qu’il est conscience que j’appréciais qu’il m’appartienne totalement. Respire doucement, et essaye de ralentir ton rythme cardiaque. Ta sensation de vertige va s’estomper rapidement si tu fais cela. Ne la combat pas, laisse là faire son chemin et s’en aller. Tu vas te sentir plus faible, mais ce ne sera que temporaire. Et pour ne pas y faire attention et prendre ton mal en patience, laisse-toi grisé par ma morsure. Je restais dans son dos, la tête collé contre la sienne, le soutenant légèrement le temps qu’il ne vacille plus et qu’il puisse tenir sur ses deux jambes sans mon « appuie » discret. Mais je le faisais aussi pour profiter pleinement de ce moment. J’écoutais ses battements de cœur reprendre un rythme plus régulier, et son corps reprendre consistance.

Je ne bougeais pas, jusqu’à ce que l’effet de ma morsure ne finisse par s’estomper. Ca va mieux ? Je ne parlais pas physiquement, mais mentalement, psychiquement. Je le laissais entrevoir les sensations qui me traversés : de la paix et un calme que je n’avais pas ressenti depuis très longtemps. Sa présence pouvait avoir justement cet effet-là, spécialement lorsque je partageais son sang, ou qu’il partageait le mien. Ca, personne d’autre ne pouvais le faire. Pas même Augustus, ce que je lui fis comprendre. Il était le seul. Il était mon servant, et, je lui avais dit, notre relation était unique et ne pouvait pas être comparé à une autre. Je le fis se retourner pour me faire face, continuant à maintenir notre contact physique, même si par préoccupation, je ne le faisais pas de manière excessive, me « contentant » de poser mes paumes dans son dos. Ne penses pas que je ne désire rien de toi, car ce serait une erreur. Je ne peux me satisfaire juste de toi, car ma faim ne pourrait être étanchée entièrement sans t’arracher la vie. Pour autant, si je puis t’avoir toi, et non un autre, si cela te convient également, ce sera toi mon partenaire privilégié. Et si je t’ai demandé de te lier éventuellement à Cora, ce n’est pas anodin. Elle fait partie de mes favorites, et j’adorerais un jour vous avoir tous deux… Erin également si tu la préfères… Je parlais bien de plaisir sanguinolent et de plaisir charnelle bien entendu. Je prenais soin de mes humains pour une bonne raison : tout est meilleur avec des sentiments. La jeune espionne était donc une pomme de sang dont je ne me lassais pas. C’était finalement un beau cadeau que mon servant m’avait fait en la mettant à mon service. Elle avait de l’affection pour moi, et cela rendait le tout beaucoup plus intense et libre. Si Torben et Cora développaient l’un pour l’autre une proximité, les avoir tous deux ne seraient que meilleur. Quant à Erin… Elle avait un sang exquis, et je savais que je saurais lui faire lâcher prise sur ses aprioris, et la faire succomber au plaisir charnel. Elle avait bien accepté mes morsures et les adorait particulièrement. Je ne doutais pas vraiment d’arriver à la faire succomber, même si pour l’instant, je ne l’avais pas encore fait. Aucun intérêt. Je désire que tu puisses exister en dehors de moi, et que tu prennes plaisir à cela, sans pour autant m’occulter ni m’oublier ou de délier à moi. Il s’agit de trouver un juste équilibre entre ton devoir et tes sentiments. Beaucoup de fous pourront affirmer qu’ils rendent faibles, mais c’est tout le contraire. Ils sont ce qui fait la différence entre les être forts et les êtres faibles. On peut détruire tout un peuple en semant la zizanie là où les liens sont faibles, mais cela est impossible lorsqu’une grande affection est présente. Parce qu’ils ont quelque chose à perdre, quelque chose pour qui ils doivent de battre, quitte à donner leurs vies pour cela. Crois en mon expérience.


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 24 Jan - 11:27

    Compréhensif et attentif, je faisais en sorte de rendre les choses moins compliquées entre nous. Je comprenais du même coup que l'un de nos problèmes principaux tenait au fait que j'étais toujours dans l'erreur vis à vis de Krystel. Autrefois, je lui prêtais un caractère purement divin, ce qui l'éloignait de ma préhension du réel. Ensuite, depuis qu'elle m'avait lié à elle je me rendais compte que j'avais eu le défaut de la considérer bêtement comme mon égale, comme une humaine. Ce qu'elle n'était absolument pas, ce qu'elle ne serait jamais. Elle ne considérait pas les choses comme de bêtes humains lambdas, elle ne s'attardait pas non plus sur ce qui me faisait m'arrêter en tant que représentant de l'humanité. Nous n'avions pas la même vision du monde pour un ensemble de raisons. Elle avait connu la vie de château, l'esclavage des serfs, les querelles politiques chevaleresques ou non. Moi, j'étais né dans une petite maison de briques rouges dans un quartier industriel, jouant dans la crasse et dans la suie qui imprégnait les rues du coron ouvrier. Pour autant, avec le temps et les efforts, nous en arrivions à une plus large compréhension mutuelle, à quelque chose de bien plus stable, de bien plus pérenne dans le temps. Krystel m'expliqua que je pouvais effectivement la conseiller ; elle se fiait à mon instinct, ce qui me ravit au plus haut point même si je n'avais pas tellement l'habitude de manifester de l'égocentrisme. Ensuite, elle me parla de talents de diplomatie. Là, j'étais plus dubitatif mais je choisissais de lui faire confiance. Je l'estimais incapable de faire des compliments dans le vent dans le cadre strict de son intimité, ce serait une perte de temps, un mauvais calcul. Je comprenais alors où elle voulait en venir. J'hochais la tête, déterminé à arranger les choses, à jouir ensemble de ce nouveau pouvoir qui était le nôtre.


    | Je vois. Je déléguerais un peu plus, alors, même si le terrain m'appelle presque systématiquement. Je me rends compte que m'assurer en personne de la réussite des opérations me prive de quelque chose d'important. Cela me prive de toi, et je ne veux plus le permettre. |


    je ressentais ses impressions ; la belle ne voulait pas me bousculer. Se rendait elle compte que je m'enchaînerais à elle bien volontiers ? Je voulais être plus proche d'elle, toujours plus proche. Krystel revient vers moi, écarte l'alcool et le verre que je me servais. Elle m'expliqua que j'étais sa pomme de sang préférée, ce qui me fit rire. Me contournant, elle me pencha la tête et m'exposa le cou. Je ne me crispais pas, au contraire. Je reculais légèrement pour colle mon corps contre le sien, me lovant contre elle alors qu'elle me mordait. Je ne ressentis aucune douleur, et je laissais échapper plusieurs soupirs de plaisir fugace. Cette morsure n'était pas sensuelle, mais elle se voulait marque de sa possession. Je l'acceptais comme telle. Ma main passa en arrière par dessus mon épaule, derrière ma tête. Elle passa dans ses cheveux, caressant son cuir chevelu, empoignant ses cheveux pour prolonger notre contact. J'aimais ces instants, trop rares à mon goût. Je ne voulais pas le rompre en lui faisant part de mes doutes quant au fait qu'elle me préfère moi ; elle ne prenait que rarement mon sang et nous ne couchions jamais ensemble. Je tenais finalement parfois plus du simple serviteur que de la Pomme de Sang. Je savais que celles de la Reine étaient en tous cas bien plus souvent utilisées... Les mains de la belle passèrent sous mon tee-shirt et me caressèrent la peau, ce qui me fit crisper de désir pour elle, mon corps se tendant en entier pour elle. Pourtant, je ne tentais rien d'autre, profitant de cet instant qu'elle m'offrait. Finalement, Krystel se retira, lécha le sang qui coulait encore, mais sans me soigner. Je comprenais immédiatement le but de tout ceci. Quand elle arrêta, elle me conseilla comment passer outre les conséquences de la « prise de sang ». je me retournais vers elle, vaguement amusé.


    | Tu conseilles à un homme comment vivre une perte de sang... Alors que cet homme a déjà pris un certain nombre de balles, coups d'armes contondantes, de lames, de shrapnels, de morsures, de griffures, et tout un tas de blessures... Je sais comment faire, ne t'en fais pas, ma beauté. |


    Taquin, je l'étais, me sentant mieux qu'au début de la soirée. J'hochais la tête quand elle me demandait cela, comprenant via notre lien pourquoi elle me posait la question. Oui, je me sentais mieux. Plus serein. Plus fort, paradoxalement à la perte de sang. Plus complet. J'imaginais que les choses iraient encore mieux si elle me mordait en plein acte d'amour, ou si je pourrais dormir contre elle en fin de nuit et en début de matinée. Je lui souris. Doucement, franchement, comme je ne l'avais pas fait depuis des lustres. La belle me parle ensuite de ce qu'elle veut pour moi, pour nous. Pour Cora aussi. Je prenais ses mains dans les miennes, l'embrassant à nouveau. Elle m'avait rassuré, je faisais pareil en lui communiquant toute ma confiance via ce contact physique.


    | Erin n'est pas intéressée par moi, et je dois avouer qu'à trop me lier je finirais par faire des erreurs, je n'ai donc rien fait avec elle en ce sens. Par contre pour Cora, ta proposition me convient. Je me renseignerais si cela lui va aussi... |


    Je comprenais ce que disait ensuite ma Reine.


    | Je vois ce que tu veux dire, nous en avons déjà parlé. C'est pourquoi je veux me lier toujours plus avec toi, et je commence à songer sérieusement à m'unir pour de bon avec Cora, puisque tu l'apprécies déjà et réciproquement et qu'elle est ma plus ancienne … proche. Avec toi, d'ailleurs. Vous représentez toute ma vie. |


    Je me levais et allais chercher une serviette propre dans un placard, la prenant par la main pour l'amener avec moi dans la petite salle de bain de la chambre.


    | [color=white]Désolé, j'ai dû partir en vitesse, ce matin, et demain je devrais partir tôt aussi, je pense. J'ai quelques choses à régler avant de pouvoir retourner au manoir, et je suis crasseux de cette journée de chasse. Je vais prendre une douche et tu pourras m'expliquer ton plan vis à vis de la nécromancienne, puisque tu ne m'as pas répondu.[/i]


    Nous tenions largement à deux dans l'endroit. La place n'était pas reluisante, mais le gérant avait des chambres plutôt spacieuses pour le prix, bien qu'un peu miteuses. Je me déshabillais rapidement. D'abord, la chemise gris foncé que je portais manches retroussées, puis le maillot de corps, révélant ce corps neuf mais pourtant déjà couturé de nombreuses cicatrices, puis mon pantalon et le reste. Nu face à celle qui me possédait, j'entrais dans la douche, sans tirer le ribeau pour continuer à discuter, mais en orientant le pommeau à l'opposé de sa présence.


    | [b]J'ai fait des recherches et je n'ai rien trouvé à part quelques pistes. Il semblerait que la fille ai fait parti de la bande à Caim qui s'est battu avec le Roi pendant la guerre. Mais c'est étrange. J'ai combattu des années aux côtés de ton mari et je n'ai aucun souvenir d'un semi démon avec ce type de pouvoirs. Je ne sais pas qui elle est, ni pourquoi elle fait ça. Mais je pense raisonnablement qu'elle fait partie de la bande à Watheerey. Que te veut elle exactement et pourquoi ?
    |


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 24 Jan - 20:31




Mais tu n'as pas sommeil

Ma morsure fit du bien et à Torben et à moi. Cela lui permit de comprendre que non, je ne nourrissais pas de l’indifférence à son égard, et que son sang ne me dégoutait pas, ou je ne sais pas quoi. Si je ne l’avais pas gouté avant, c’était parce qu’au départ, il n’était pas prêt, et qu’ensuite, et bien il n’était pas là. Ce n’était pas évident de faire dans de telle condition. Pour autant, il devait comprendre que, si j’avais le choix, il serait ma pomme de sang privilégié. Je laissais apparaitre la marque de ma morsure, pour affirmer mes propos et qu’il prenne conscience qu’il était à moi et que je n’avais aucune hésitation à le montrer aux yeux des autres. Il se fit taquin lorsque je lui donnais quelques conseils concernant mon après morsure. Si je n’avais pas trop puisé son sang, j’avais fait durer ce contact et lui en avais pris quand même. Un litre pas plus, mais c’était suffisant pour l’affaiblir un peu quelques minutes. Bien entendu qu’il avait l’habitude mais Ce n’est pas exactement la même chose quand même. Ou du moins l’espère –je sinon, dans le cas contraire, je ne le ferais plus… Quoi que non. Tant pis. Si tu n’as pas aimé et bien, il te faudra t’y faire, parce que je compte bien m’arranger pour qu’elle ne devienne pas invisible. Je posais mes lèvres sur les deux petites marques que je lui avais fait, pour lui faire comprendre que j’étais complètement sérieuse et que j’adorais qu’il les abhorre justement.

Il était mien, il fallait qu’il se fasse à cette idée, et que tous les autres aussi. Jana, Cora et Erin y compris. D’ailleurs en évoquant la seconde, j’espérais qu’elle ne prendrait pas mal le fait que je ne la marque pas elle, mais l’homme si… Non, elle ne s’en offusquerait pas. Elle savait très bien qu’il était mon servant humain, et que cela ne l’excluait pas pour autant. D’ailleurs, je fis partager à Torben mon idée, ou plutôt mon envie les concernant tous les deux, lui laissant la possibilité d’intervertir mon espionne à celle chargée de sa protection. Je pouffais à sa remarque sur Erin. Ah oui ? Etait-il sur de lui ? Car moi je n’étais absolument pas d’accord. Je lui fis d’ailleurs comprendre d’un regard plein de malice. Je te laisse en discuter avec Cora… Et pour ce qui est de la belle brunette, tu me et te sous-estimes. . Je lui fis sentir combien j’étais convaincue par les propos que je venais de lui déclarer. Je pouvais faire craquer la jeune femme, tout comme lui d’ailleurs. Cela me donnait bien des idées, en y pensant bien. Il faudrait d’abord que je travaille sur la relation de Cora et d’Erin, mais cela pourrait être on ne peut plus intéressant. Mais chaque chose en son temps. Si je pouvais déjà avoir les deux sur les trois, je m’en satisferais. J’adorais partager ma couche avec plusieurs humains et humaines, et boire à plusieurs cous. Mais je ne l’avais jamais fait avec eux. J’attendais qu’ils soient plus liés et que cette idée ne les révulse pas. Après tout, ils étaient humains et non vampires. J’avais parfaitement conscience des différentes liées à notre espèce, et que mes envies ne pouvaient pas toujours leur plaire. Je le faisais donc avec d’autres qui adoraient cela, même si je ne m’en prenais pas le même plaisir. J’aurais pu me choisir de nouvelles pommes de sang privilégiées. Beaucoup se battraient pour cette place. Mais cela m’aurait dispersé et aurait fait plus de grabuges qu’autre chose. Là c’était admis et accepté que j’aie une affection particulière pour la belle humaine, agent de la PES. Beaucoup moins pour Erin par contre. Il suffisait de voir la réaction de Cora pour en prendre conscience. Elle n’avait jamais été jalouse d’une autre par le passé après tout.

Je soupçonnais que cela était lié Et à moi Et à Torben. Elle avait peut-être peur d’être évincée dans nos cœurs, comme Torben avait craint que mon Maitre ne l’évince. Il me faudrait avoir une discussion avec elle sur le sujet, chose que je me notais de faire. Et j’ajoutais à mon servant humain Si tu veux t’unir à Cora, tu as ma bénédiction. Tout comme tu l’auras également si tu veux t’unir à Erin. Je ne l’ai pas chargé de ta protection pour rien. Elle est ton alter-féminin, mais ça tu as du le constater par toi-même. Si tu veux en choisir une des deux, tu le peux… Tout comme tu peux les pendre toutes les deux. Donnes toi jusqu’à la fin de l’année pour y réfléchir, et y songer sérieusement. Ne te fermes à aucune des deux, et vois en conséquence. . Plusieurs choix s’offraient à lui, et c’était important qu’il en ait conscience. Ainsi les lui avais-je fait savoir. J’étais sérieuse lorsque je lui demandais de ne pas occulter la moindre possibilité qu’il pouvait avoir. C’était important qu’il y réfléchisse quelques mois, avant de se décider, même si après, il aurait l’occasion de le changer. Le concernant, mise à part m’avoir dans sa vie, tout était interchangeable.

Je le suivais jusqu’à la salle de bain, afin de pouvoir continuer à parler, sans perdre des minutes le temps qu’il prenne sa douche. Il se déshabilla rapidement, s’excusa pour ce « contretemps », avant d’aborder le sujet de Pandore. J’arquais un sourcil mais lui répondit quand même. Franchement, je n’ai pas encore pris de décision la concernant. Je n’ai pas eu le loisir d’y penser. Je me suis plutôt chargée de Julien pour l’heure. Et je vais devoir en faire de même avec Morgane si elle ne se reprend pas. Il y a également Jana à qui je dois rendre visite et enfin, je dois m’intéresser de plus prêt à ses vampires, ses sanguinistes, pour m’assurer qu’ils ne fassent pas obstacles à mes plans. Je n’ai donc pas encore l’occasion d’y penser, des affaires plus urgente m’appelant ailleurs. Et je te demande pour l’heure de ne pas t’en préoccuper non plus. J’ai besoin que tu te concentres sur l’affaire des bestioles poilues et de mes ennemis internes. Cela fait déjà beaucoup. J’ai chargé quelqu’un de confiance pour s’occuper des métamoprhes, en attendant que je puisse le faire moi-même. Tout en parlant, je m’étais avancée jusqu’à lui. J’avais saisi un des savons dont il s’était muni, et lui passais d’abord dans le dos, puis sur ses bras, et ensuite son torse. Je finis par descendre plus bas, m’attardant un peu sur son intimité, que je sentais réagir à mon contact. Laisses-moi faire… Te sens-tu assez en forme ? et par cela j’entendais qu’il me laisse totalement le détendre, et le laver. L’un ne m’empêchait pas l’autre. Mais après la soirée et toutes les nuits qu’il avait passé à courir partout, je préférais m’assurer qu’il était assez en forme pour cela. Oh, il n’avait rien à faire concrètement, mise à part se détendre et en profiter. Mais je comptais bien allier son plaisir et le mien en le mordant de nouveau. J’avais senti qu’il l’avait désiré plus tôt, et je comptais bien, et le satisfaire, et me satisfaire pour la même occasion.



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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Ven 24 Jan - 22:13

    J'essayais d'en savoir plus, toujours plus. Parce que si avec Krystel nous pouvions faire passer des informations par nos gestes, par nos regards, par notre sang, nous ne pouvions pas tout transmettre à l'autre de cette façon et il fallait avouer que la parole servait de solution de facilité dans le cas qui nous importait. Je comprenais quoiqu'il en soit la manœuvre de la vampire à propos de la marque qu'elle me laissait dans le cou, ses dents imprimées dans ma chair. C'était quelque chose d'un poil douloureux, mais le vieil homme en devenir que j'étais affrontait la souffrance sans aucun problème, sans sourciller. Krystel voulait me prouver qu'elle me considérait comme sa position, et que l'inverse était vrai aussi. J'étais satisfait de la preuve d'affection et d'attachement qu'elle me donnait. Ce n'était pas tous les jours aussi facile, loin de là. Mais là, j'étais rassuré, confiant dans l'avenir que nous allions partager. Krystel me contredit pour autant sur la vague plaisanterie que j'avais faite, à propos de la différence entre perdre mon sang car meurtri dans ma chair par une agression externe ou perdre mon sang entre ses lèvres. J'étais totalement d'accord là dessus. Elle signifia de nouveau sa possessivité envers moi et je lui souris, décidé à la dérider de manière un peu plus efficace, si seulement cela pouvait fonctionner. Je savais qu'elle restait tendue ce soir, malgré mes efforts. Je savais cependant que notre proximité améliorée la satisfaisait, et je savais qu'elle en tirait beaucoup de force.


    | Tu sais très bien que ce n'est pas le cas. Je n'ai jamais aimé que l'on me morde, même quand j'étais avec des chiennes à trois sous ramassées dans les bas fonds de la ville. Mais avec toi, c'est différent. Je vois ça comme un partage, comme une marque de confiance et de reconnaissance. Tu ne me goûterais pas si tu n'étais pas sûre et certaine que je m'étais empoisonné le sang, ou si tu me détestais profondément. Alors, tu peux me mordre où tu le désires, tant que cela ne m'handicape pas à des endroits incongrus. | je terminais ma tirade sur une plaisanterie plus légère mais pas forcément plus drôle.


    Ce qui m'étonnait ensuite, c'était la réaction de Krystel. Elle pouffa, étouffant à moitié son rire quand je lui parlais d'Erin. Avais je manqué quelque chose ? La vampire me donna le rôle de coordinateur avec Cora et me lançait une remarque vis à vis de mon ombre qui me procura une drôle de sensation. Je ressentais son désir à son encontre, et j'étais étonné qu'elle me considère comme à même de la séduire. La beauté d'Erin était de glace. Je ne l'intéressais pas, elle avait été formelle là dessus. Je sentais que l'intérêt de la brunette résidait plus dans sa supérieure que dans son coéquipier... Je réfléchissais un instant, avant d'arriver à la conclusion qu'effectivement, Krystel devait bien avoir placé Erin dans mon entourage pour que je me rapproche d'elle. Malin, mais je lui fis savoir à quel point sa tentative semblait vaine. En sus, je ressentais les pensées de Krystel vis à vis de Cora, et je lui fis comprendre mon assentiment. Oui, Cora était jalouse. Elle avait peur de s'user, de passer en second plan. Je fis comprendre à Krystel que pour moi il n'en était rien, et je savais que c'était la même chose pour elle. La belle me confirma sa bénédiction pour Cora et m'ouvrit d'autres perspectives, même si je ne les avais jamais vraiment ignorées. Elle me laissa du temps, trop de temps même. Plus que nécessaire.


    | Je ne dis pas qu'il ne se passera rien avec Erin, mais je pense que tu présumes trop de moi sur ce coup là. Cora me veut, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Si demain je lui demande de me faire des enfants, elle le fera sans doute. Et je me vois bien avec elle... Et toi. Cora a toujours été plus proche que quiconque, même plus que toi avant que tu ne me lies et que tu ne m'accordes une place à tes côtés. Elle mérite cette évolution, et je ne me vois mal l'avoir avec une autre. Mais je ne resterais pas fermé... Cora a conscience que nous formons un couple particulier, unique. Tout comme elle sait que jamais je ne la priverais de toi. |


    Comment priver quelqu'un de l'attention de la seule déesse sur ce monde ? Ce serait particulièrement malvenu... Il était temps de changer de sujet, et nous en abordions un autrement plus sérieux, désormais. Pandore. La semie démone... Celle qui avait failli provoquer notre perte à tous les deux, mais celle aussi qui du coup avait prouvé combien nous étions forts ensemble, une fois réunis. Et encore, j'avais été trop loin de Krystel pour agir directement. Nous n'étions peut être pas invincibles, mais nous étions un trop gros morceau pour la fille des enfers. La Reine m'étonna en me disant d'avoir laissé le problème au second plan, préférant s'attacher à Guillemaud et à Morgane, voire à Jana. Elle me demandait de ne pas y prêter attention ? Cela tombait bien, j'étais occupé avec les sanguinistes et que Krystel y fasse mention me permettait de rebondir là dessus.


    | Je t'avais dit que j'avais rencontré leur chef et leur cabale il y a des semaines. Il y a peu, leur chef est revenue vers moi, masquée, pour me réitérer ses menaces. Mais il y a quelque chose d'étrange. Je n'ai pas su identifier si elle était forcée de faire ce qu'elle faisait, ou si elle me manipulait à dessein. Je lui ai fait la proposition de se subordonner à toi et de rentrer dans les rangs, que ce serait sa seule chance. En parallèle, Guillemaud a débusqué un informateur, et je lui ai donné le feu vert pour l'extermination de sanguinistes connus. En jouant sur ces deux tableaux, on fragilise leur groupuscule... Et on reprend de l'avance sur eux, au moins pour quelques temps. |


    L'eau chaude coulait toujours sur ma peau. Je me frottais avec mes mains nues avant de prendre le savon, et pour le prendre je me tournais suffisamment pour remarquer que ma compagne s'en était déjà saisie. Elle me savonna le torse, le dos, les bras, semblant s'attarder sur le torse et le haut du dos, les parties les plus imposantes de mon corps, les plus endurcies par une existence de carnages. Elle descendit, et je me sentais me crisper de désir alors que je la sentais très bas. Sa question me prit totalement au dépourvu. Assez en forme pour quoi ? Je comprenais que cela faisait référence à ma perte de sang, mais elle ne voulait pas coucher avec moi de peur de se laisser emporter. J''espérais que ce n'était pas pour m'offrir un plaisir à sens unique... Je détesterais ça. Et si cela se trouvait, je me trompais carrément. Peut être voulait elle plus de sang, ou que nous nous délassions d'une autre manière. J'hochais la tête en guise d'assentiment à ses paroles ; je la laisserais faire, je lui confierais ma vie entre ses mains. Ce qui était déjà le cas. Je soufflais un bon coup, essayant de détendre mes muscles.


    Mon instinct me criait morsure, et je frémissais déjà de plaisir.


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Sam 25 Jan - 0:18




Mais tu n'as pas sommeil

J’avais lancé une boutade à Torben concernant ma morsure et le parallèle qu’il avait fait avec des pertes de sang qu’il avait connu. Bien entendu que je savais très bien que cela n’avait rien à voir, et qu’il préférait largement la première à la seconde. Tout comme je savais très bien que si cela pourrait un peu le gêner histoire de quelques heures, mes deux marques, il en tirait plus de satisfaction. Ou en tout cas elle était assez importante pour occulter le moindre dérangement. Et heureusement encore. Je n’avais jamais marqué personne avant lui, jamais personne, pas même mon ancien servant humain – que cela aurait déplu d’ailleurs soit-dit en passant. Je lui fis comprendre le caractère unique à mon acte, et la fierté qu’il pourrait en retirer. Un regard plein de malice, je lui répondais Je prends donc cela pour une invitation et ne l’oubliera pas soit en assurer Même si je m’arrangerais pour ne pas nuire à sa santé, je comptais bien continuer à le boire et tout faire pour qu’il en redemande encore en encore. Je préférais largement cela à une quelconque addiction à mon sang, qui par définition était une vraie drogue. Là, ce ne serait pas parce qu’il serait obligé d’accepter qu’il dirait oui, mais parce qu’il en aurait vraiment envie. Et cela faisait une grande différence à mes yeux. D’ailleurs, je n’avais pas ignoré la pensée qui l’avait traversé. Je comptais juste la mettre en pratique plus tard, lorsqu’il sera plus apte pour la supporter et en profiter pleinement.

En attendant, je lui parlais de projets que j’avais pour lui et Cora, et Erin également. Il partageait mon point de vu sur la potentielle jalousie de la première envers la seconde. Je comptais régler rapidement cela avant que ça ne dégénère trop. Il fallait que la jeune femme comprenne que ce n’était pas une rivale qui était présent dans ma vie et dans celle de Torben, mais un complément à ce que nous avions, un complément nécessaire et des plus intéressants. J’aimais particulièrement ma nouvelle humaine, oui vraiment et sur de nombreux points. Je comptais bien pouvoir exploiter tous son potentiel, même si pour l’heure, je ne l’avais pas encore totalement ouverte à toute suggestion. Tout vient à point qui sait attendre. D’ailleurs, je disais à Torben de se donner encore quelques semaines avant de se fixer vraiment entre Cora, Erin, ou Cora et Erin. Oui Cora te veut, en effet. Et cela sera plus facile avec elle qu’avec n’importe qui d’autre… Et justement, ne veux-tu pas avoir d’un côté la douceur et la facilité, et de l’autre la difficulté, et la grande passion. Attention, je ne dis pas que Cora n’est pas passionnée. Cependant cela sera différent avec Erin. Et il n’est pas non plus question de la tenir à l’écart et de l’éloigner. Ma proposition tient toujours et tiendra toujours. Tu sais très bien qu'elle a mon affection. Nous pouvons la partager, tout comme nous pouvons partager Erin. La question qui la concerne et à laquelle tu dois répondre est de savoir si elle te rend complétement indifférent. Si c’est le cas, le débat est clos. Si ce n’est pas le cas, laisses-toi du temps, sans négliger ni l’une ni l’autre. . Je ne comptais pas écarter l’une de des deux pour l’autre. Non. Je voulais qu’elles se complètent parfaitement. Et pour cela, je devais faire un grand travail sur elles, et leur faire comprendre qu’elles ne peuvent pas s’évincer l’une et l’autre. Tant dans ma vie que dans celle de Torben. Pour l’instant, je tolérais les doutes de Cora, mais elle allait devoir finir par les faire taire et leur faire prendre une tout autre direction. Il n’y avait aucune raison de douter de mon affection pour elle, et je n’avais jamais rien fait pour que cela arrive. Elle devait juste gagner confiance en elle, et se rendre compte de la réalité des choses.

Nous vînmes finalement dans la salle de bain ou Torben voulu se rafraîchir. Nous en profitions pour aborder d’autres sujets politiques, dont nous n’avions pas pu discuter plus tôt de par son absence à mes côtés. Je notais les informations qu’il me donnait pour lui répondre, mais plus tard. J’avais décidé de faire autre chose ce soir, en cet instant. Je m’étais avancé dans sa couche, toute habillée, et avait commencé à passer le savon sur tout le haut de son torse pour finir légèrement plus bas, sur ce qui faisait de lui un homme. Je lui demandais pour autant, avant de continuer s’il se sentait assez en forme, et si oui, de se détendre, et de me laissais faire. Il hocha la tête, un peu perplexe, mais non sans avidité. Je lui redis de me laisser faire, puis pris le pommeau de douche dans main, et le mis sur son appuis, le long de la barre accroché au mur. Je gardais toujours une main sur son entrejambe, sur lequel je faisais de légers mouvements verticaux. Je le laissais en profiter qu’un court instant, avant de poser mes mains dans son dos, et de venir le mordiller, sans percer sa peau, en bas de l’oreille. Je descendis très lentement, répétant le même schéma jusqu’à mon épaule, suivant la courbe de son corps, avant de m’y écarter et de descendre sur les muscles du haut de son torse. Cette fois-ci, je vins le mordre, totalement, bu une simple gorgé, avant de laisser ma bouche continuer son chemin jusqu’à son ventre, duquel, je fis aussi couler du sang. Je fis de même avec l’intérieur de sa cuisse, me baisser pour atteindre facilement l’emplacement où je pouvais sentir palper sa veine sous ma langue. Je le mordais, le buvant cette fois ci, un peu plus longtemps son sang. Je ne refermais aucun plaie, et les laisser échapper un léger filet de sang. Je nous ouvrais complètement l’un l’autre, savourant la légère souffrance que ses marques pouvaient lui faire. J’adorais ça, cette sensation à la fois de mal-être et de bienêtre. Je lui rappelais qu’il ne devait rien faire, si ce n’était apprécier ce que je lui offrais.
Puis, je me mordais le poignet pour venir soigner mes autres morsures que je lui avais fait précédemment, commençant par sa cuisse et finissant par son torse. Revenant à sa hauteur, je lui dis alors Il faut ou que tu manges quelque chose, ou que tu te reposes. Ton corps a besoin de récupérer, et je ne te priverais pas de la sensation d’épuisement et de paix qui t’envahi


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 9:50

    Ce n'était pas en soi une invitation comme la belle le pensait. C'était autre chose, plutôt un accord que je formulais à l'idée de pouvoir sustenter ses divers appétits. Dévoré par le divin. Je ne savais plus où j'avais lu cette citation, cela ne faisait qu'éveiller de lointains souvenirs en moi. Bien sûr, cela devait dater de la HCV. Autrefois, je pensais qu'il s'agissait d'une description de l'extrêmisme et de l'intégrisme religieux que j'incarnais sous bien des aspects. Rien ne saurait en fait être plus éloigné de la vérité. Dévoré par le divin n'était pas être habité par lui, c'était tout l'inverse. Paradoxalement, les plus croyants des croyants n'étaient pas ceux qui étaient le plus proche de leur Dieu, bien au contraire. Ils en étaient les plus éloignés assez souvent. Je l'avais vécu des années plus tôt, par cette foi pervertie qui me donnait une excellente excuse pour toutes ces boucheries et ces massacres, qui me donnait par ailleurs accès à de l'entourage, au pardon que je recherchais sans jamais l'avoir trouvé. Dévoré par le divin ce n'est pas se sentir proche de Dieu. C'est se sentir happé par lui, utilisé par lui. Pas en essayant de trouver un sens à ses propres actes comme c'était le cas des terroristes avec qui j'avais fait jadis alliance, mais en se laissant guider par lui, en se laissant utiliser par lui. Krystel m'utilisait, et j'en redemandais. J'avais foi en elle comme je n'avais jamais eu foi auparavant en qui que ce soit. Elle aussi me nourrissait, et la relation n'avait rien d'asymétrique comme avec l'autre Dieu, celui que je honnissais depuis des années pour ses mensonges et ses faux semblants. Krystel avait bien plus de pouvoir que lui, et elle s'en faisait pour ceux qui la servaient. Le Dieu que j'avais servi s'était contenté de se gausser de moi les innombrables fois où je gisais au sol dans mon propre sang, maudissant ses ennemis et son nom sur le bout des lèvres. Je me damnerais pour Krystel comme je ne le ferais jamais pour qui que ce soit d'autre.


    Je saisissais l'anticipation de la vampire vis à vis de Cora. Oui, elle était jalouse. Pas parce qu'elle estimait ne pas être à la place qui lui revenait de droit, mais parce qu'elle était là depuis bien plus longtemps et qu'à la différence de beaucoup elle nourrissait des sentiments pour moi. Je ne voyais cependant pas pourquoi la vampire tenait à ce que je me lie aussi avec Erin. Il y avait de la confiance entre nous et beaucoup de professionnalisme. Certes, Erin était désirable. Et oui, elle me ressemblait beaucoup. Je partageais plus d'affinités avec elle qu'avec beaucoup. Mais je trouvais mon existence déjà suffisamment compliquée pour le moment et elle même m'avait confiée ne pas être intéressée quand je l'avais justement soupçonnée d'avoir été choisie par Krystel en ce but. Je réfléchissais à ce qu'elle me disait.



    | Je me sens plus proche avec Cora qu'avec quiconque en dehors de toi. Mais tu mets le doigt sur un souci, justement. Erin est comme moi. Pas vraiment l'idéal pour déclencher une relation passionnelle... Et puis très honnêtement, si Cora est plus douce, plus tendre, tu ne l'es pas du tout. Nous sommes proches, mais entre toi et moi c'est rarement facile et malgré notre lien notre relation reste... Flamboyante. Oui, c'est le mot. Je n'ai pas besoin de passion en dehors de toi, même si toi ça ne t'empêche pas d'en chercher ailleurs. |


    Je lui faisais donc comprendre que je n'attendais aucune fidélité d'elle au sens humain du terme, mais que je m'accordais avec elle et son point de vue vampire. Le sexe était une banalité pour les nocturnes rouges, le sang ne l'était pas et j'osais espérer que c'était sur ce point culturellement bien plus important que nous allions rester loyaux l'un envers l'autre. C'était là le plus important pour elle comme pour moi. Le sexe n'était jamais qu'une pulsion. Le sang lui, nous définissait. Je me stoppais dans mes pensées quand je sentais la vampire s'approcher. En me retournant, je la vis entrer dans la douche, encore toute habillée. L'eau commença à ruisseler sur sa peau, lui collant les vêtements sur la peau. La bella savonna mon corps, et raccrocha le pommeau de douche à son support.





    | Putain, c'était la meilleure chose que j'ai jamais connue. C'était incroyable ! Mais oui, tu as raison. Je dois manger. |


    Je finissais ma douche, la déshabillant et m'occupant de son corps à mon tour, lui débarassant ses vêtements, la savonnant, la massant pour lui délasser le corps. Je l'embrassais de temps à autres. Puis, j'étendais ses vêtements mouillés, et je l'enserrais dans une serviette avant de me sécher rapidement. J'allais au téléphone de la chambre, commandant de la nourriture livrée au restaurant du coin. Je me tournais vers Krystel, le corps toujours couvert d'une unique couche de tissu qui laissait entrevoir beaucoup de sa chair.


    | Tu ne m'enlèveras pas l'idée, une fois que j'aurais retrouvé un peu plus de consistance, de te renvoyer la pareille. Tu me connais ; je ne peux pas laisser un travail en chantier. | plaisantais je


    Nourriture commandée. Je retournais vers elle, l'attirant doucement contre moi.


    | Tout à l'heure, et auparavant aussi, je t'ai dit que je t'aimais. Tu ne m'as jamais rien répondu à cela. Je n'attends rien en retour, mais tu as tout de même caché ton ressenti par rapport à ça. Je suis curieux... En quoi est ce que cela te gêne? |


    Parce que cela éveillait des choses chez elle, j'en étais certain. Mais elle les réprimait ; j'en étais sûr aussi.


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 15:53




Mais tu n'as pas sommeil

Je pris tout notre temps, m’arrangeant pour que notre échange dure le plus longtemps possible, sans lui nuire trop, ni me nuire trop également. Je lui apportais le plaisir qu’il avait voulu, doucement, et surement. Je savais parfaitement ce que je faisais et comment le faire aussi. Il adorait ça, même si un part de lui était frustré d’être le seul à en profiter vraiment. Il ne se rendait surement pas compte que cela me faisait éprouver pas mal de plaisir. Peut-être moins que lui au final, mais cela mêlait au sien et à la légère souffrance qu’il pouvait éprouver, c’était amplement suffisant pour l’instant. Je n’avais pas besoin de plus, surtout que je m’étais déjà bien nourrie avant de partir à sa chasse et de le retrouver. Et puis, il aurait tout le loisir de se « venger » plus tard. Ce n’était qu’une première fois à d’entre autres. Ou du moins s’il nous en donnait l’occasion bien entendu. Oh, je me doutais bien qu’après avoir gouté à tout cela, il prendrait plus de temps pour nous, mais bon, on ne se sait jamais ce qui pouvait se passer dans la tête de l’humain. Quoi que, en cet instant, j’en avais parfaitement conscience. Je pressais un peu plus ma chair contre lui, accentuant mes mouvements puis le mordis au moment où je le sentis se relâcher totalement. J’entendais toutes ses pensées comme si elles étaient les miennes, et les savourais à leur juste hauteur. Il n’avait jamais connu par le passé et cela était largement au dessus de tout ce qu’il avait pu connaitre par le passé. Sans doute comprenait-il pleinement à présent pourquoi autant d’humains pouvaient rechercher la compagnie de vampires, et leurs morsures. Surtout qu’en plus de ce simple fait, tout était plus intense pour nous. Il était mon servant humain et j’étais sa maitresse.

Il était ravie, plus que ravie même. S’il se sentait faible physiquement, mentalement il était on ne peut fort. Je nous avais énormément rapprochés en agissant ainsi, en oubliant ma prudence pour lui apporter ce qu’il voulait. Je ne le regrettais absolument pas et lui non plus d’ailleurs. Il se mit à rire, dessinant un sourire on ne peut plus satisfait sur mon visage. Je savais très bien la valeur que pouvait avoir ce simple rire, et je le savourais à sa juste valeur. Il me pris dans ses bras, pour me serrer contre lui alors qu’il me déclarait que c’était la meilleure chose qu’il avait jamais connu. Mon sourire s’étira un peu plus, et mes yeux montraient toute la fierté dont j’en retirais Bien entendu. T’attendais-tu réellement à autre chose venant de moi ? Prétentieuse ? Non réaliste. Je savais très bien de quoi j’étais capable. J’avais des centaines et des centaines d’années d’expériences derrière moi. Si je ne pouvais pas me vanter de faire autant d’effet à de vieux vampires – quoi que j’arrivais toujours à les surprendre – je savais très bien que je pouvais faire tomber au creux de ma mains tous les autres Hommes et Femmes. S’ils en redemandaient bien souvent ce n’était pas juste pour me flatter mais parce qu’ils voulaient vraiment que cela se reproduise.

Mon humain finit rapidement sa douche, ne s’attardant pas outre mesure. Je venais de le vider pas mal de ses forces et il en avait conscience. Il prit tout de même la peine de me déshabiller, et de me laver, son sang ayant également coulé sur mon corps. Je le laissais faire, et répondais à ses baisers quand il venait en réclamer, puis nous sortîmes de la salle de bain avoir nous avoir sécher rapidement. Je restais en serviette de bain et lui aussi d’ailleurs, et tandis qu’il appelait pour se faire livrer à manger, je m’asseyais sur le lit présent dans la pièce. Quel dommage oui vraiment que les humains soient fait d’une composition aussi fragile. JE souriais à ses mots non sans rajouter à sa suite Oh mais j’y compte bien et si tu oublies, compte sur moi pour te le rappeler. Je me relevais alors qu’il venait vers moi, pour le laisser m’attirer vers lui. Oui vraiment quel dommage. Je passais mes mains sous le tissu qu’il portait pour pouvoir toucher sa peau on ne peut plus chaude et sentir les battements de son cœur pulser dans mes paumes. Je l’écoutais me questionner arquant un sourcil d’étonnement Et pourquoi cela pourrait me gêner d’une quelconque façon ? Si je ne te réponds pas c’est qu’il n’y a rien à dire de plus. Mais cela peut te faire plaisir, je peux rajouter un merci.. Oui les humains étaient vraiment des êtres on ne peut plus étranges, que je n’arrivais pas à comprendre totalement. Ainsi ajoutais-je Si tu as d’autres questions d’ordre personnelle que tu veux me poser vas-y, je t’écoute. Me gênant plus qu’autre chose, je finis par faire tomber totalement la fichue serviette de bain de Torben. Elle m’empêchait de pouvoir le toucher et le caresser comme je le voulais. Il n’y avait pas vraiment quelque chose de sexuelle dans cela, mais juste une envie, et une attention que je lui offrais. Je ne connaissais en plus pas encore très bien son nouveau corps, et je me faisais un devoir de rectifier cela dès maintenant.


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 16:52

    Je me sentais un peu fébrile, mais par expérience je savais que si l'on me donnait un quart d'heures et un peu de nourriture je serais capable de remonter au front. C'était comme cela que ma milice avait tenu aussi longtemps face à des troupes mieux équipées et bien plus professionnelles. Etre toujours sur la brèche. L'ennemi a un mort et se retire ? On ne se retire pas, on pousse vers l'avant, on s'infiltre par ses flancs et on l'extermine à bout portant alors qu'il pense obtenir un répit. Et s'il attaque... On retraite, on l'épuise, puis on le harcèle. Et quand il craque, on lui donne le coup de grâce. Je faisais pareil ici. Que Krystel ne croie pas y échapper à si bon compte ; j'étais frais et dispo, fatigué de la perte de sang mais rien d'irrémédiable et que de l'éphémère. Il fallait pourtant que je prenne garde. La Reine était un morceau autrement plus important et plus dangereux que tous les autres que j'avais pu rencontrer. Je souris à ses paroles qui ressemblent à de l'auto-suffisance. Je la connais pour savoir que ce n'est pas le cas, qu'il ne s'agit que de pragmatisme et non d'assurance, même si les deux pouvaient parfois s'entremêler. Krystel était la force de l'expérience. Cela faisait des centaines d'années qu'elle donnait du plaisir et qu'elle en retirait. Je ne pouvais pas rivaliser, mais j'avais tout de même quelques atouts dans ma manche. Mon sourire persiste donc.


    | Non, absolument pas. Je regrette maintenant de ne pas avoir connu cela plus tôt... Mais je compte bien me rattraper. |


    Nous étions plus proches que jamais. Plus forts, donc. Je le sentais dans ma tête. Je me sentais prêt à cet instant précis de m'opposer à des tas d'ennemis que je saurais que je n'agirais pas encore par vantardise ; je sentais littéralement que je cicatriserais plus vite, puiserais dans des réservoirs de force et d'endurance jusque là insoupçonnés, et que je pouvais mettre à bas des tas d'ennemis. Elle aussi devait se sentir plus forte ; je ne voyais plus ni pessimisme ni défaitisme sur ses traits délicats. Ses paroles suivantes alors qu'on me certifiait que la nourriture était en route m'arracha un sourire de plus, que j'estimais plus tendancieux que les précédents.


    | Ne crois pas que je risque d'oublier quelque chose comme ça. |


    La belle, une fois de retour dans mes bras, me touchait sous la serviette, passant ses mains sur mon corps, s'attardant sur les nœuds sanguins les plus importants, jouissant je le sentais de la vie qui m'imprégnait, et qui l'imprégnait elle au travers moi. Etonnée, elle ne comprend pas la profondeur de tels sentiments chez les humains. Je la dévisage une minute. Je ne suis pas blessé, je finis par en rire. Cette femme était impayable, elle pouvait dire de ces choses avec un aplomb incroyable... Elle fait tomber la serviette, me palpant désormais, à la recherche d'un je ne sais quoi qu'elle passait son temps à chercher sur mon corps tout entier. Je frémis, autant de froid que de plaisir. Je hausse les épaules. Je n'ai pas d'autres questions ; je sais qu'elle n'éprouvera jamais les mêmes sentiments que moi puisqu'elle est vampire, et moi humain. Mais je me contente de notre situation. Je la fais basculer sur le dos, son corps reposant sur le lit. Je me couche sur elle, l'embrassant à pleine bouche, faisant exprès de m'entailler les lèvres sur ses canines pour exciter ses sens. Ma main glisse vers son ventre.




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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 21:26




Mais tu n'as pas sommeil

Torben était satisfait de l’échange que nous avions eu. Le contraire m’aurait complètement étonné. Après tout c’était de moi que nous parlions, et non pas de n’importe quelle femme ou vampire. J’étais la Reine, et sa maitresse. Bien entendu que cela avait été « incroyable » pour reprendre le terme qu’il avait utilisé. Ce n’était pas de la prétention, mais la strict vérité, et lui en avait conscience. Je ne me vantais pas. Jamais. Pour quoi faire ? Franchement aucun intérêt de mettre en avant des choses que nous étions incapables d’accomplir. Cela ne me ressemblait pas et lorsque je m’avançais sur un sujet, c’était tout simplement parce que je savais ce que je faisais et je disais. Comme en cet instant. Je lui demandais cependant s’il doutait de cela. Après tout il était humain et je me rendais compte, qu’à son contact, je connaissais très mal ceux de son espèce, quelque chose que je pouvais remédier avec lui d’ailleurs. Te rattraper dis-tu ? Nous verrons Je le cherchais, complètement et c’était là un défi que je lui lançais, en effet. Je le regardais avec un regard suffisant, lui faisant bien comprendre que j’attendais de voir justement le fondement de ses propos, même si je me doutais bien qu’il venait de m’affirmer quelque chose que lui-même savait faire. Cora m’avait parlé des « talents » de Torben et qu’elle en raffolait. Et pour qu’elle puisse l’apprécier légèrement moins que moi, cela était bien dû à quelque chose. Je lui déclarais d’ailleurs que je ne comptais pas oublier sa « promesse » et que je saurais m’en rappeler en temps voulu. Ces mots lui plurent, je le voyais et je le sentais également. Et nous avions tous deux que cela serait des plus intéressants. Mais en attendant il me parla de tout autre chose, me questionnant sur une gêne qu’il pensait que j’avais à tort. Je ne comprenais pas vraiment l’intérêt de tout cela et lui en fit part, alors que je détaillais son corps de mon regard et de mes mains. Il avait changé, et vu qu’il ne m’avait donné guère l’occasion de le connaitre, je profitais de cet instant pour le faire – même si j’avais eu un avant-gout dans la salle de bain – J’étais sa maitresse après tout et lui mon servant humain. Nous devions nous apprendre à nous connaitre et continuer dans cette lancée. Je sentais d’ailleurs que cela l’émoustillait pas mal et lui plaisait. Tant mieux. Je n’étais pas vraiment du genre à être porté sur le viol, ou vraiment dans des cas extrême et uniquement sur des ennemis. En même temps qui ne voudrait pas de mes faveurs franchement ? E tout cas Torben lui les acceptait bien volontiers. Elles lui donnaient des idées, qui n’étaient des plus prudentes au vu de son état de santé. Pourtant je le laisse faire. Je n’avais aucune raison de refuser quelques attentions, surtout que je lisais en lui de quelles natures elles étaient. Non vraiment aucun intérêt de le repousser et de le rejeter.




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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 21:51


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MessageSujet: Re: Mais tu n'as pas sommeil [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 22:55




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