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La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Dim 22 Déc - 15:25

La journée aurait pu être parfaite et je dis bien parfaite s’il n’y avait pas eu ce test d’histoire surprise. J’avais eu l’impression de me fracasser la tête contre un mur de brique à chaque réponse ce qui avait eu pour effet de me mettre de mauvaise humeur et de me faire penser à tout sauf à ce que je faisais. Voilà pourquoi en sport, je m’étais étalée de tout mon long pendant un simple tour d’échauffement en me prenant les pieds dans le filet de volley mal rangé. Bref, ça aurait pu être une bonne journée.
Agacée, de mauvaise humeur, je ne m’attendais pas à ce que trois gars de ma classe ne m’attendent à la sortie pour me charrier en force mais surtout être désagréable et immonde. Si leurs commentaires m’avaient concerné directement, je n’aurais pas mal réagi, j’aurais passé mon chemin. Mais ces commentaires concernaient ma mère. Peu de gens de ma classe ignoraient que mon père était mort dans un incendie et que je vivais avec ma mère. Ce que personne n’ignorait, c’était qu’Hayden était un rugbyman pro et de là, les plus cons ne se gênaient pas pour insinuer que ma mère baisait avec lui pour son pognon. Le fait que je sois une quiche en sport en rajoutait une belle couche et quand ils avaient décidé d’être cons, ils y allaient à fond. Les mecs sont des crétins, même les plus vieux ne dérogent pas forcément à la règle. Quinze ans ou dix huit, c’était pareil.
Je m’étais donc retrouvée coincée à la sortie par trois crétins pas tout frais à en jugé par l’odeur qu’ils avaient sur leurs vêtements, ça sentait tellement fort que mon petit odorat suffisait à savoir ce qu’ils avaient fumé.

Forcément, comme d’habitude, je comptais bien contourner le tas d’abruti jusqu’à ce qu’ils insultent ma mère ouvertement, chose que je ne supportais. Au lieu de faire demi-tour, j’allais à la confrontation. Ce n’était pas eux qui allaient me faire peur, certainement pas depuis que je l’avais recroiser Lui...
Y a rien de plus bête que de provoquer mais c’est bien ce que j’ai choisi de faire, défendant ma mère qui en avait assez vu comme ça pour qu’une bande de mecs débiles ne viennent en plus tenter de la salir comme ça. Même en étant en colère, je ne lâchais rien de sa nature. La prudence était ancrée en moi, jusque dans ma colère. Je ne lâcherai jamais rien.

Je crois que tout a dérapé quand j’ai giflé le plus grand, un redoubleur pro de dix-sept et des brouettes. Plus grand et plus con que les deux autres réunis, c’était dire. Comme une grande, je venais de me mettre toute seule dans la merde. Je compris mon erreur au moment même ou un homme arrêta en plein élan la main du gars.
Je me retournais d’un coup pour le regarder mieux que ça. Je ne savais pas qui s’était mais je ne pouvais que lui être reconnaissante. Moi et ma grande gueule, on avait pas fini de s’attirer des ennuis.


Dernière édition par Savannah Livingston le Ven 27 Déc - 20:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 27 Déc - 16:13


Mes contacts au sein de la meute des lycans n’étaient pas nombreux voire quasi nul. En dehors de Johan O’More le père de deux jumeaux loups-garous de naissance. Depuis notre accord il me donne quelques infos au sujet de son groupe sans forcément avoir choisi de toutes me les fournir. Par exemple il n’est pas au courant que j’ai mis son ex sur écoute et sous surveillance. En même temps il n’avait qu’à pas me révéler qu’elle ne s’était pas faite enregistrée auprès de nos services comme l’exigeait le traité inter-espèce.

En plus du fait qu’elle était dotée d’un caractère de chiotte, j’avais appris qu’elle était mère d’une ado au tempérament similaire. Elle aussi devait être mise sous surveillance afin d’en apprendre davantage à leur sujet. C’est ainsi que j’avais suivi cette dernière jusqu’à son bahut, fumant une clope en attendant qu’elle sorte de ses cours. Le propre d’une bonne filature est de ne jamais intervenir et ainsi perdre sa couverture. Alors quand trois gamins commencèrent à l’emmerder, je restai immobile. Quand elle en gifla un je lâchai un juron muet avant que les choses ne m’obligent à réagir.


*Merde.* me dis-je quand je vis que ce trouduc allait répliquer. Aussi m’avançai-je en sa direction pour arrêter son geste avant qu’il ne la touche.

Oublie ça gamin. Vu ta tronche de calculette et ton comportement de puceau j’imagine que tu as dans les dix-huit ans. De ce fait j’ai le droit de te coller une trempe alors dégage avant que je ne te remette les idées au clair. lui dis-je en relâchant sa main et en le faisant reculer d’une légère poussée.

Mais comme un jeune mâle en rut il pensait pouvoir marquer son territoire en répliquant. Je n’eus aucun mal à l’immobiliser en un tour de main à l’aide de quelques mouvements. Puis avant que ses petits copains ne tentent quoi que ce soit je sortis ma carte de ma main gauche en maintenant le jeune gamin d’un clé de poignet de l’autre main.


Jouez pas au con avec moi les mômes ou vous allez le regretter. Maintenant vous dégagez. dis-je en envoyant les trois mecs en lâchant son poignet dans un mouvement rapide.

Tu vas bien gamine ? Vachement courageux de ta part ta réaction face à ces trois débiles, ou simplement inconscient. Alors comme ça ton beau-père est une star du rugby ?
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 27 Déc - 20:35

Mon but dans la journée n’avait as été de me mettre à dos trois mecs de ma classe aussi cons soient-ils. En général, tout se passait bien en cours à part peut-être une tension ou l’autre mais bon... être ado, c’était un peu la guerre en moins grave et en version plus imbécile et hormonale. Ils étaient loin d’être des lumières, le genre de gars qui traînent dans le fond de la classe en priant pour que la fin des cours arrive plus vite. Je n’étais pas une grande fan de l’école et malgré tout ce qui pouvait arriver, c’était normal qu’on y aille. On avait tous une vie normale maintenant après tout. Ou presque...
Bref, je n’aurais jamais cru que le plus grand été capable de vouloir riposter à une gifle. Ok. Je l’avais ridiculisé devant ses potes mais il avait insulté ma mère et critiqué une vie dont il ne savait rien. Heureusement, j’avais eu une aide inattendue qui se révélait bien plus hargneuse que la terreur de ma classe. Pas difficile en même temps. Je le regardais tenter de riposter avant de se faire bloquer net et de voir une carte se mettre entre eux et lui. Je me mordis la lèvre illico. J’avais la poisse, pas possible autrement. Je n’eus pas le temps de voir exactement la carte mais ça n’était sûrement pas un abonnement de bus. J’avais vraiment une chance de tous les diables en ce moment. Un vrai florilège de poisse. On avait dû me jeter un sort, ou me maudire, j’savais pas trop. Au moins, ils détalèrent tous vite fait bien fait en me regardant comme si j’avais la lèpre ou autre chose du genre. S’ils pouvaient me lâcher, j’voulais bien qu’ils ne m’approchent plus jamais, aucun doute là-dessus.

Je soupirais finalement en hochant la tête. « Oui. Ça va... J’en ai vu d’autres. » Enfin, pas vraiment mais quelque part, ça n’était pas trois crétins qui allaient Je fis la moue tout en répondant. C’était pas franchement un secret d’état. « Ouais. Pas génial tous les jours comme vous avez pu le voir, ou pas... En fait, j’sais pas trop à quelle partie la plus pathétique vous avez assistez. » Je fronçais le nez de mécontentement et d’agacement. Ils venaient de me pourrir définitivement ma journée. « Merci en tout cas. Vous gérez. J’pensais pas qu’il allait vouloir me frapper. » Bon, le gars avait une plaque et après ma super rencontre avec le serviteur de la Reine des vampires, j’me méfiais de tout le monde ou presque. Avoir une plaque, un badge, ou une carte n’empêchait sûrement pas les gens d’être des cons. Il n’empêche qu’il m’avait donné un coup de main et que de fait, j’avais plus de sympathie pour lui que pour tous ceux qui étaient resté planté sur leur bout de trottoir à regarder comment ça allait tourner.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 3 Jan - 10:47


Devais-je lui dire que je la surveillais depuis un moment ? Peut-être pas car elle pourrait faire plusieurs déductions qui la mèneraient à se braquer vu son caractère. Non, il fallait que je l’approche plus en douceur. Comme souvent j’avais un objectif dans mon action, quand bien même celui-ci devait s’adapter aux aléas de la situation. Ici il n’avait pas été question d’établir le contact avec la gamine mais je ne pouvais pas non plus la laisser se faire tabasser sans rien faire. Et maintenant, je savais comment tirer profit de cette situation, pour faire passer un message à sa mère. Si tout se passait bien.

Disons que je bossais dans le coin et que je les ai entendus s’en prendre à toi. lui dis-je donc simplement avant de répondre à la suite de ses paroles.

C’est normal, j’allai pas laisser trois débiles jouer au caïd. dis-je en choisissant mes mots avec soin. Je ne voulais pas qu’elle s’emporte en se sentant dénigrée. Avec les ados on sait jamais comment ils peuvent réagir.

En tout cas ton caractère te sera une force pour l’avenir, mais apprends tout de même à le contrôler afin qu’il ne devienne pas une faiblesse. lui dis-je dans un premier temps avant de poursuivre, une idée derrière la tête.

Le caractère d’un individu est comme un loup qui nous habite, il faut apprendre à composer avec lui. Savoir quand on peut le laisser sortir et quand il est préférable de le maintenir à l’intérieur.

Avec ça elle devrait normalement capter le double-sens de mes paroles et tiquer quant à mon choix de métaphore. Je comptais sur l’impulsivité des ados pour la faire réagir, suffisamment pour qu’elle se dévoile un peu mais pas trop pour ne pas qu’elle se ferme. La difficulté que j’entrapercevais était que vu la nature et la personnalité de sa mère, du moins ce que j’en connaissais, elle pourrait être en mesure de se contenir. Mais je comptais sur sa nature humaine pour que ses hormones prennent le dessus et l’empêche de trop réfléchir ou de se contenir.

Tu veux peut-être que je te laisse, tu as peut-être mieux à faire que de parler avec un vieux. lui demandai-je poliment, en espérant qu’elle opterait pour ma seconde proposition.

Sauf si tu préfères que je te dépose chez toi pour éviter que les trois cons reviennent t’emmerder après mon départ ?
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 3 Jan - 13:55

J’avais l’art et la manière pour me foutre dans des situations incroyables... Et le pire, c’est que je ne soupçonnais pas encore à quel point. Concernant la poisse, je devais avoir la palme en tout cas, ça, j’en étais déjà convaincue. En même temps, y avait pas plus poissarde que moi, j’avais même tendance à croire que je la refilais aux autres.
Je soufflais un peu tout en écoutant l’homme qui m’avait sauvé la mise. On ne pouvait pas faire plus vague comme réponse... du moins, c’était l’impression que ça me donnait. J’devais quand même reconnaître qu’il m’avait sauvé la mise. J’étais pas bien sûre que j’aurais pu empêcher ma mère ou Hayden de réagir si j’étais rentrée avec une marque au visage. « Ouais, enfin, tout le monde aurait pas forcément réagi, merci encore. » Et j’avais raison, c’était bien ça le pire. La politique de l’autruche, c’était connu. Personne n’aurait rien fait, j’en étais presque certaine. On ne vivait pas à bisounours land ou à ponyville, fallait pas charrier.

Je finis par sourire à moitié, ce qu’il me disait faisait vaguement écho à quelque chose qu’on m’avait déjà dit. « Il paraît oui. On verra bien ce que l’avenir me réserve. » Je savais que mon caractère était à double tranchant. Je l’avais déjà remarqué... j’en avais surtout eu un bon exemple qui ne manquait pas de m’empêcher de dormir correctement. Aussi, quand l’homme parla de loup, je ne réagis pas, j’étais tellement paranoïaque ces derniers jours que j’étais prête à entendre presque n’importe quoi concernant ma mère ou Hayden. Quelque part, ça m’avait peut-être rendu un peu service... mais vraiment pas grand chose... Il n’empêche que j’étais préparée malgré moi à des approches de ce genre, je me faisais peur moi-même de mon manque de réaction. Je reculais quand même un peu, je n’avais pas oublié mon face à face avec Torben, c’était plus fort que moi. Et s’il travaillait avec lui ? Oui, il y avait des gens autour, c’est vrai mais...

Trop vivement, je répondis à sa proposition. « Non ! Enfin j’veux dire... ça ira. » Je n’avais pas beaucoup de marge de manœuvre... S’il était avec le serviteur de la Reine, j’étais mal, s’il ne l’était pas, j’étais mal quand même. Je décidais de jouer la carte de l’imbécile apeurée. J’étais apeurée, c’était pas bien dur à reproduire, je n’avais aucun effort à faire... mais j’allais devoir la jouer serrer. « J’ai déjà dit à votre pote que je voulais qu’on me laisse tranquille, que ma famille était normale. » Je croisais les bras et serrais mes mains sur le tissu de mon manteau. « Pas besoin de me menacer encore une fois. » Je frissonnais malgré moi. Je me souvenais de ce jour-là mieux que de ce que j’avais mangé ce matin. Je parvins même à me convaincre malgré moi qu’il devait forcément se connaître et qu’ils travaillaient forcément ensemble. C’était trop proche, trop... Je ne voulais pas que ça recommence, pas encore, pas déjà.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Jeu 16 Jan - 16:44


Si ma surveillance de la gamine était morte par la faute des trois abrutis je pouvais encore tenter d’en apprendre plus à son sujet, il me fallait juste ne pas brusquer la môme ou l’effrayer. Manque de cul, pour une raison que j’ignorais elle s’effraya et se mit à s’énerver. Si cela me surprit étant donné que j’estimais ne rien avoir dit ou fait à son encontre qui justifie une telle réaction, ses paroles m’interpelèrent.

*Qu’est-ce qu’elle raconte ? *

Mon pote ? Sa famille était normale ? Pas besoin de la menacer encore ? Qu’est-ce que tout cela signifiait ? Il semblerait que quelqu’un d’autre ait voulu la rencontrer mais pas pour boire le thé. Il fallait que je parvienne à la calmer ou au moins à lui faire comprendre qu’elle se plantait à mon sujet.

Ok, ok, détends-toi. lui dis-je en guise d’apaisement, enfin de tentative, avant de poursuivre Je pige que dalle à tes histoires, de qui tu me parles ? Je ne t’ai pas menacé gamine alors explique-moi que je comprenne ce qu’il t’arrive.

Je suis du côté des gentils alors dis-moi qui t’a menacé ? Je peux peut-être faire quelque chose.
lui dis-je finalement en reculant de deux pas afin de montrer physiquement que je ne lui voulais aucun mal.

J’étais fortement intrigué autant par son attitude que par ses paroles et ce que cela sous-entendait. Sa mère était une louve et son ex n’était pas le père de la gamine. Il fallait que je parvienne à comprendre qui pouvait l’avoir choquée, soit pour lui foutre une trempe pour lui apprendre à emmerder une gamine, soit lui en foutre une pour qu’il me donne ses infos ou encore les deux.


Allez, dis-m’en plus au sujet de ce mec et je te jure qu’il viendra plus t’emmerder. Je ne suis pas une créature surnaturelle mais j’ai un peu de pouvoir, de quoi me permettre de t’aider à l’éloigner de toi et de ta famille.

Je ne tenais pas à lui dire que je bossais pour la PES pour le moment, pas question de l’effrayer davantage. Alors autant jouer un peu sur les mots et voir quelle allait être sa nouvelle réaction. Décidément il fallait que j’apprenne comment aborder les gamins, et les adultes aussi à en croire ce que disent régulièrement mes interlocuteurs après m’avoir rencontré.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 17 Jan - 19:56

J’étais devenue méfiante, secrète et parano et pourtant, c’état pas faute d’avoir tenté de trouver une solution. Seulement voilà, rien ne marchait, la nuit, je dormais mal et ça empirait de plus en plus. Je ne voulais pas en parler, j’étais persuadée que ça valait mieux. Je voulais protéger ma famille, je ne voulais pas encore perdre des gens que j’aimais, surtout pas, à aucun prix. Alors forcément, je reculais dès l’évocation du mot loup tout en gardant mon calme, jusqu’à un certain point seulement.
Pour moi, il n’y avait presque aucun doute sur le fait que cet homme connaissait Torben et très franchement, j’avais pas envie de m’éterniser. S’il y a bien une chose que je voulais éviter, c’était une redite de la même scène qu’il y avait quelques jours et cette fois, Hayden et maman seraient à la maison. Hors de question qu’ils me voient... fragile.

Je haussais un sourcil alors qu’il me disait de me détendre. Facile à dire et c’était pas parce qu’il me disait qu’il avait rien à voir là-dedans que j’allais le croire. Pourtant, j’écoutais quand même, même si j’étais carrément perplexe. S’il était effectivement du côté des gentils comme il disait... -Ce type me prenait pour une gamine.- Il pouvait bien comprendre que j’allais pas lâcher le morceau comme ça à sa demande pour ses beaux yeux. J’veux dire... pour un vieux quoi.
Mais bon point pour lui, il reculait au lieu d’avancer, pas comme l’autre malade. Je me détendis donc un peu, juste un peu.

Quelque part, j’avais bien envie de lui dire sauf que je ne le connaissais pas et que par extension, j’avais aucune confiance en lui. Je n’en avais pas parlé à ma mère ni à Hayden, je n’allais pas lui parler de ça comme ça... Mais dans ma petite tête, j’avais une idée quand même. Je pouvais parfaitement avancer une idée sur l’identité de Torben. Y avait pas des tas de gens censés être mort. J’étais, encore, en train de faire une connerie et je ne m’en rendais même pas compte. « Vous me croiriez pas de toute façon. Il m’a clairement dit qu’il n’existait plus et que personne ne me croirait. Cet homme m’a peut-être fichu les jetons mais si j’suis sûre d’une chose, c’est de sa capacité à me pourrir la vie et celle de ma famille. Puis en plus, qu’est-ce qui me dit que je peux avoir confiance en vous. J’ai peut-être quinze ans mais j’suis pas naïve ni idiote. Le monde est pas rose et il est pas gentil non plus. J’ai arrêté de croire au Père Noël y a longtemps mais les monstres, eux, existent. » Et je ne parlais évidement pas des loups, du moins pas de tous mais bien des vampires. « En plus, je sais pas non plus si vous pouvez vraiment faire ce que vous dites. Et si ça marchait pas d’ailleurs, j’ai pas envie que ce soit pire. » Je savais que Torben reviendrait et plus tard ce serait, mieux ce serait... Je ne voulais pas qu’il me retombe dessus. Rien qu’à cette idée, je frissonnais violement. J’avais la trouille rien que d’imaginer me retrouver devant lui.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Sam 18 Jan - 3:30


Alors que je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’elle se détende au vu de son caractère, similaire à celui de sa mère, elle semblait plutôt disposée à me parler et pas à se barrer en courant. Et pour parler elle se lâcha, me parlant comme à une merde. Fais du bien à Martin… Cette môme avait un sacré culot de s’adresser à un adulte de cette manière, sa môman ne devait pas lui avoir collé beaucoup de coups de pied au cul si elle était véritablement aussi mal élevée qu’elle y paraissait.

*Non de Dieu. Se pourrait-il … ?* pensai-je lorsque j’entendis le début de son blabla. En tant qu’ancien de l’HCV et désormais agent de la PES depuis quelques temps, je ne voyais que deux personnes susceptibles de s’être faites passées pour mortes. Badenov et Alexei.

Néanmoins l’attitude qu’elle me décrivait ne correspondait pas au second. S’il avait voulu nuire à la famille de la gamine il les aurait tous descendu à distance et n’aurait pas pris le risque d’une confrontation avec la môme. Par contre cela pouvait aisément correspondre à celui qui avait déserté l’HCV pour rejoindre les vampires en la personne de nulle autre que leur reine. Cette ordure était devenue l’humain de cette connasse qui dirigeait ses pairs maintenant que son mec s’était fait buté pendant les Années Sanglantes.

Par contre cette nouvelle me fit m’interroger à son sujet. Quel était son objectif en menaçant la môme et sa famille ? Quel était l’intérêt pour la reine des vampires ? Il me faudrait enquêter à ce sujet, avec ou sans cette ado désagréable. Il fallait que je suscite l’intérêt chez elle mais comment faire ? Mes capacités avec les gamins se résumaient à peau de zob. Si elle l’avait rencontré je pouvais essayer de me servir de ça.


Si on parle bien du même enfoiré, alors je t’assure que rien ne me ferait plus plaisir que de lui coller une balle entre les deux yeux. Le problème c’est que ce connard est bien plus robuste que la moyenne. lui dis-je dans un premier temps. Quoi qu’il en soit je ne demande pas ta confiance, je te proposais juste ton aide même si j’ai pas la gueule du père noël.

Quant aux monstres oui ils existent, et tous ne sont pas des créatures surnaturelles. Lui en est un et à plusieurs titres. Mais bon tu à l’air grande et tu as l’air de te sentir assez forte pour l’affronter la prochaine fois qu’il te rendra visite. Alors un conseil, trouve-toi un flingue et ne le laisse pas te parler. Bute-le sans sommation, sinon il s’en prendra à ta famille.
lui dis-je sans pour autant prendre un ton menaçant.

Je ne voulais pas qu’elle perçoive mes paroles comme une menace, simplement comme de la prévention. Bon j’espérais aussi que cela lui donnerait envie d’en savoir plus au sujet de ce que je savais au sujet de Badenov, même si je ne l’avais pas nommé.

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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Sam 18 Jan - 19:34

J’étais pas vraiment super polie ni respectueuse mais j’avais tendance à oublier mes bonnes manières et à redevenir la peste que j’avais été à la mort de mon père pour affronter le monde. Affronter ma rencontre avec Torben en devant en reparler ne m’aidait pas vraiment à être super disposée et ouverte à la discussion. Je ne voulais pas retomber nez à nez avec ce type, mes nerfs ne tiendraient jamais et puis moi non plus. Il y avait de grandes chances que je fuis aussi vite que j’en étais capable. J’avais une trouille du diable concernant cet homme, c’était devenu viscéral.
Je dormais mal et quand j’arrivais enfin à bien dormir, je faisais des cauchemars qui semblaient tous plus vrais les uns que les autres. Le pire, c’est qu’il n’avait fait que me menacer... rien de plus. Et c’était justement ça qui m’inquiétait le plus. Voilà pourquoi j’étais plus que surprise qu’il me dise le connaître mais qu’il serait ravi de le tuer. Je n’en croyais pas mes oreilles.

Le fait qu’il me dise qu’il était plus robuste que la moyenne et que c’était un problème ne m’étonna pas. Il avait dit qu’il était le serviteur de la Reine des vampires. Elle qui semblait tellement redoutable ne devait pas avoir choisi n’importe qui. J’eus un nouveau frisson et je resserrai mes bras pour tenter de me rassurer alors qu’il insistait sur le fait que j’avais tout intérêt à être armée la prochaine fois.
Sans m’expliquer pourquoi, je tremblais même si je tentais de le cacher. Je choisis de faire comme si je ne m’en rendais pas compte, comme si ça n’était rien. Il avait l’air de le connaître, de bien le connaître. Je me forçais à respirer calmement, tranquillement. « J’ai bien vu qu’il était dangereux. Son regard... Sa façon de parler... De me menacer... Il travaille pour eux. Il a dit... qu’il était le serviteur de la Reine des Nocturnes Rouges. » Je m’en souvenais comme si c’était hier. Cette phrase, il l’avait dit comme s’il se fichait que je le sache, comme si c’était pour lui une grande fierté. Il avait semblé persuadé que vraiment personne ne me croirait. « Vous... le connaissez ? Vraiment ? »
J’étais pétrifiée rien qu’à l’idée de devoir me défendre, de devoir mettre fin aux jours de quelqu’un. J’avais beau me dire que d’autres avaient peut-être dû le faire, peut-être même maman, j’étais... incapable de penser à ça. Ça devrait être rassurant après tout, ça montrait peut-être que j’étais normale. Je n’en savais rien mais j’avais l’impression que, de plus en plus, ne pas savoir était dangereux. Qu’à force d’être couvée, protégée, je ne pouvais pas me défendre toute seule. Je n’étais peut-être pas naïve à l’extrême mais je l’étais encore quand même. « À quel point il est dangereux ? » Je ne dormirai pas mieux en le sachant mais je voulais savoir. J’avais besoin de savoir. L’homme en face de moi n’avait pas l’air de passer par quatre chemin pour parler ou même pour agir alors je voulais savoir.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Mer 22 Jan - 16:41


Mes paroles semblaient avoir attisé sa curiosité, plus qu’attiré sa confiance. Les adultes avaient déjà du mal à me faire confiance alors je ne m’attendais pas à une attitude différente de la part de leur progéniture. Le tremblement qui la prit soudain me permit d’en déduire que Badenov lui foutait véritablement les jetons, quel connard de s’en prendre à une gamine qui en pourrait pas représenter une menace pour lui ou sa maîtresse.

Oui je le connais. A une époque, il y a de cela bien longtemps, il était du côté des gentils et agissait pour protéger l’Humanité des vampires. dis-je en évoquant brièvement le passé de cet enfoiré au sein de l’HCV. Il avait trahi l’Eglise après être tombé entre les griffes de leur reine et qu’elle l’ait attaché à sa cause. Etait-il utile de lui dévoiler davantage de détails à ce sujet ? Non. Aussi décidai-je de reprendre la parole pour répondre à ses questions, quand bien même il s’agissait d’une gamine et que mes mots n’allaient pas la rassurer. Peut-être que cela pourrait l’amener à se montrer un peu plus prudente à l’avenir et à réfléchir avant de vouloir mettre une claque à quelqu’un.

Il est plus que dangereux, il est désormais une plaie de ce monde au même titre que les vampires ou encore ces semi-démons qui ne pensent qu’à réduire l’Humanité en esclavage. commençai-je à lui dire avant de poursuivre. Il est suffisamment dangereux pour avoir vaincu la mort à plusieurs reprises, en dépit d’avoir les autorités humaines à ses trousses.

Pourquoi n’avais-je pas inclus les lycans à ce groupe de plaies de l’Humanité ? Parce que selon mes déductions ils n’avaient jamais bouffé d’humains avant d’y être contraints pour survivre, contrairement aux vampires. Restons clair je ne leur pardonnais pas pour autant d’avoir mordu et enrôlé de force bon nombre de mes congénères pendant les Années Sanglantes. Mais disons qu’entre deux maux il faut choisir le moindre, et en l’occurrence il s’agissait des loups-garous dans ce cas. A tel point qu’un jour j’avais sérieusement envisagé de me faire mordre pour être plus fort face aux vampires, avant qu’une autre voie ne s’offre à moi.

Si jamais il revient vers toi, dis-lui que Philippe est sur ses traces et que je lui trouerai la peau. dis-je avant de faire une très courte pause.

Je ne peux t’en dire davantage mais à l’avenir demande à ta mère de t’attacher l’un de ses frères pour ta propre sécurité. Non, écoute-moi.lui dis-je avant qu’elle ne tente de m’interrompre en ouvrant de grands yeux étonnés. Passe ce message à ta mère. Si elle veut traquer Badenov, je suis prêt à l’aider. Dis-lui que je sais ce qui la lie à Johan O’More, même si cela risque de l’énerver. Elle saura où me contacter pour me faire part de sa réponse.

Tu as le même caractère qu’elle, mais prend garde à ce que cela ne t’apporte pas davantage de problème. Un fort caractère peut avoir des avantages, mais il peut aussi causer ta perte.


Pourquoi être aussi prévenant à son égard moi qui avais une fâcheuse tendance à l’égoïsme ? Je dirais que c’est peut-être en souvenir d’une gamine dont j’ai ruiné la vie. Alors si je pouvais en sauver une autre aujourd’hui cela ne sauverait pas mon âme mais au moins pourrait la sauver elle.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Jeu 23 Jan - 18:53

Gentils... Méchants... C’était très relatif mais j’avais aucun mal à croire que Torben se trouvait du côté où je ne voulais pas être même si je n’avais aucune envie de faire partie de quelconques projets. J’avais les jetons, point à la ligne. Je ne voulais pas le revoir, jamais.
Je m’étais pas vraiment attardée sur les articles que j’avais pu trouver sur lui mais j’avais bien compris que de n’importe quel côté, il faisait ce qu’il devait faire. En fait, j’avais l’impression qu’il n’avait pas vraiment été humain, qu’il n’en portait que le nom. J’me faisais peut-être des idées mais à mes yeux, ce type était un monstre, un monstre bien réel et bien vivant.
L’homme me certifia qu’il était dangereux, vraiment aussi dangereux que je l’avais cru voire pire puisqu’il le mettait aux mêmes niveaux que les autres. Je regardais la croix en argent que maman et Hayden m’avait offerte. C’était devenu un véritable grigri avec le temps mais ça ne me protégeait pas de grand chose. Je ne manquais quand même pas de me rendre compte qu’il n’avait pas parlé des loups. Ça m’intriguait un peu.

Je compris tout de suite avec ce qu’il rajouta qu’il le haïssait vraiment. Qu’il ferait vraiment ce qu’il avait dit. Et même si je n’avais pas confiance et que je trouvais horrible le fait de prendre une vie, je n’arrivais pas à me convaincre du tout que le fait que Torben puisse mourir était une mauvaise chose. Je le détestais vraiment pour en arriver-là. Car autant j’avais des remords d’avoir voulu que Johan meurt, autant, je n’en aurais pas si celui-là devait mourir.
Je hochais simplement la tête avant qu’il ne continue de parler en parlant de ma mère comme d’une louve. Je faillis bien m’étrangler sur place. Il savait pour maman... J’avais très envie de partir mais j’obéis pourtant quand il me dit d’attendre. Je fronçais les sourcils.
Il savait pour maman mais il savait aussi quelque chose concernant Johan et elle. Je ne comptais pas vraiment en parler à maman bien sûr. Sinon, je devrais parler de lui... et je ne voulais pas en parler. Rien que de me souvenir me foutait la trouille.

Je me mordis la lèvre, ouvris la bouche pour parler avant de la refermer. J’avais du mal à savoir quoi dire. « Ma mère ne sait pas que j’ai rencontré cet homme, ni qu’il m’a menacé. J’ose pas lui en parler. J’veux pas qu’il lui arrive quelque chose. » Je ne voulais pas qu’elle s’inquiète ou qu’elle parte à sa recherche. « Mais si j’y arrive, je lui dirai... peut-être. Même si vous êtes un drôle de type. » C’était pas dit avec méchanceté, je le trouvais vraiment étrange. Un peu spécial.
Je soupirais... « Il m’a presque dit la même chose... À quelques nuances près. » Je frissonnais à nouveau. Je relevais les yeux. « Dites... Vous étiez là pour moi pas vrai ? Enfin, pour ma mère non ? Personne traîne sans raison devant une école. Soit c’est des parents, soit c’est des dealers, soit c’est des potes. » Oui... dealer... J’avais quinze ans, j’étais peut-être clean mais c’était pas le cas de toute la classe. Il avait pas une tronche de parent, ni de dealer... Alors...
Je savais qu’il avait montré une plaque, je ne savais juste pas de quoi. J’avais vaguement entendu parler d’un scandale mais sans plus. N’empêche que le fait qu’il en sache autant sur ma mère et le père des jumeaux n’étaient sûrement pas une coïncidence. J’étais peut-être qu’une ado, mais j’avais oublié d’être stupide, ce qui était peut-être mauvais pour moi dans le fond.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 24 Jan - 13:55


Si je m’attendais à ce qu’elle soit surprise de mes paroles au sujet de sa mère, mais au lieu de ça elle afficha un calme apparent, tout du moins en surface, car je percevais quand même quelques signes qu’elle avait les jetons. De cet enfoiré de Badenov ou du fait qu’elle commençait à comprendre la raison de ma venue ? Aucune idée à vrai dire mais je m’en foutais au final si cela me permettais de mettre fin à la vie de ce mec, et si au passage je pouvais la protéger ce ne serait qu’un bonus.

Je ne connais rien de tes liens avec ta mère mais parle-lui de ta rencontre avec Badenov. Elle n’est pas une ménagère sans défense et aidée de… ta famille, elle n’aura pas de mal à te protéger. lui dis-je sans sourire même si son attitude me semblait un brin ridicule mais peu surprenante de la part d’une ado. Une humaine s’inquiétant pour un lycan, nawak. Peut-être que cela était dû au fait que c’était sa mère le lycan en question.

Je me mis à sourire lorsqu’elle me qualifia de drôle de type. On m’avait balancé pas mal de truc mais c’était la première fois que l’on me définissait comme elle venait de le faire. Cette gamine était vraiment surprenante bien qu’un peu casse-burne à ses heures selon moi, elle tenait vraiment de sa mère à ce que j’avais pu en juger via les écoutes téléphoniques que j’avais fait mettre en place sur elle.


Effectivement je suis là pour mon boulot. commençai-je à lui répondre alors qu’elle venait de tilter. Soit je lui sortais une histoire bidon, soit je jouais franc jeu, et vu le personnage j’en vins à me dire que le choix était tout trouvé.

Je bosse à la PES et effectivement cela concerne ta mère. dis-je dans un premier temps avant d’enchainer avant qu’elle ne se mette à – trop – flipper. J’ai eu l’occasion de rencontrer Johan O’More dans le cadre de mon travail, et une chose en entrainant une autre nous avons conclu un accord. Je tenais la Brigade à l’écart des jumeaux, de lui et de ta mère et en échange il me fournissait quelques infos sur leur meute.

J’ai essayé suite à cela te rencontrer ta mère mais elle m’a envoyé pété. C’est pour cela que j’étais là aujourd’hui, pour voir si elle allait venir te chercher au bahut. Et quand les trois cons t’ont emmerdé j’ai choisi de venir t’aider.
dis-je encore pour conclure, en attendant sa réaction à mes paroles.

J’espérais vraiment qu’elle n’allait pas se casser ou se braquer en apprenant ce que je venais de lui dire au sujet de sa mère et de son ex mais aussi de sa fratrie. J’avais opté pour la franchise à son égard en espérant que cela serait plus payant.

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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 24 Jan - 15:50

J’aurais dû faire semblant, faire genre mais il savait alors je ne voyais pas l’intérêt. S’il connaissait Johan et son lien avec mam ère, c’était tout vu. J’étais blasée, voilà pourquoi je ne tentais même pas d’être surprise. J’en avais marre de manquer de chance. C’était chronique. Je portais la poisse, véritablement et c’était pas prêt de s’améliorer. Il avait fallu que ce soit aujourd’hui qu’il m’arrive ça. J’avais tendance à vouloir croire que j’avais le droit de n’en faire qu’à ma tête et faire mes choix, rejeter le destin et tout le tralalala... Jusqu’à présent, j’avais dû mal à croire que mes choix avaient pu m’amener à tout ce merdier.
Parfois, ça m’arrivait, j’avais juste envie de redevenir l’ado de base. Bahut, copines, shopping... Une trilogie qui j’aurais bien aimé mais ça voulait dire que je serais resté ignorante. Je préférais être dans ce bordel complet plutôt que de ne pas savoir pour eux.

Il avait beau me dire que ma mère n’était pas en sucre, j’arrivais pas à me faire à l’idée qu’elle tente quoi que ce soit de dangereux. Ma mère restait ma mère à mes yeux. J’avais dû mal à envisager qu’elle pouvait peut-être être capable de tuer quelqu’un. « Je sais... » C’est tout ce que j’avais à répondre. Je savais que c’était probablement stupide, infiniment stupide mais je ne voulais pas en parler, risquer de rajouter des soucis. J’avais l’impression qu’ils en avaient déjà bien assez.

Je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’il me réponde franchement. À part à la maison, et encore, j’étais pas vraiment habituée à la franchise. Tout ça parce que j’étais une ado, on avait tendance à croire que j’pouvais pas comprendre les choses et réagir de façon cohérente. Avoir quinze ans, ça craignait quand même vachement.
Si je n’avais pas franchement réagi quand il avait dit qu’il faisait partie de la PES, je réagis nettement plus quand il annonça du tac-o-tac qu’il avait fait un deal avec Johan pour protéger les jumeaux. Franchement... je restais conne d’un coup. « Vous protégez vraiment les jumeaux en gardant à distance votre brigade ? » Je commençais à avoir un minimum de confiance en ce type et j’aimais ça moyennement. Je ne le connaissais pas et je ne voulais pas avoir confiance. Au mieux, je pouvais être reconnaissante, pas plus. Je fronçais le nez. « Elle ne vient quasi jamais me chercher, j’rentre souvent toute seule. » J’avais quinze ans, j’pouvais bien faire le chemin à pied, ou en bus ou n’importe quoi d’autre. Parfois, on me conduisait mais en règle général, j’préférais aller en cours toute seule, c’était moins la honte. J’étais déjà assez chouchoutée comme ça. « Pourquoi vous avez passé cet... accord ? avec Johan ? » J’avais du mal à comprendre. Les gens mettaient les vampires, les demi-démons et les loups dans le même panier, pourquoi pas lui ? « Votre brigade... elle est pas censée garder les monstres à l’œil sans faire ami-ami ? La plupart des gens détestent toutes les autres espèces sans distinction... pourquoi pas vous ? J’ai pas dit que vous les aimiez mais... j’pige pas. » C’était pas que je cherchais la petite bête mais en fait, je voulais vraiment comprendre. C’était pas tous les jours que j’pouvais parler de ça tranquille. Tant pis si c’était un adulte et un inconnu pour le coup.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 24 Jan - 16:44


L’attitude de la gamine m’était appréciable, au moins cela m’évitait bien des problèmes. En dépit de son caractère de chiotte elle semblait à même de comprendre ce que certains de son espèce ne parvenait pas à admettre, aussi lorsqu’elle me fit don de nouvelles questions je décidai de lui répondre mais pas sans jeter un œil aux alentours.

Tu veux pas qu’on avance un peu pour parler ? Quelqu’un va me prendre poru un pédophile et appeler les flics, et j’ai pas envie qu’ils viennent pour rien. lui dis-je alors que quelques parents encore présents devant l’établissement scolaire chuchotaient en nous regardant.

Oui je garde la Brigade à distance des jumeaux, mais aussi de ta mère. C’était le deal entre lui et moi. lui dis-je en m’allumant une clope et en commençant à marcher le long du trottoir. Même si ça fait quelques temps à présent que je n’ai plus de nouvelle de lui, d’où ma venue et mon besoin de collecter de nouvelles infos. Je voulais savoir s’il était encore en contact avec ta mère malgré leur lien… tendu. dis-je encore avant qu’elle ne m’abreuve d’un flot de nouvelles interrogations, encore une fois.

Je lui ai proposé ce deal parce qu’il peut être utile d’avoir des informateurs, notamment pour prévenir d’éventuels problèmes avec d’autres espèces. Je n’ai pas envie que l’on revive ces putains d’Années Sanglantes. lui dis-je simplement.

Pas exactement. dis-je en premier lieu en laissant échapper un bref rire lorsqu’elle me fit part de sa vision de la Brigade. Je ne pouvais clairement pas raconter tout ce qu’était supposée faire la PES, et encore moins lui parler de toutes nos actions. Néanmoins je pouvais lui en expliquer le rôle officiel et lâcher quelques indices quant à mes propres méthodes, ce qui ne pourrait pas avoir de fâcheuses conséquences n’étant pour l’heure qu’un simple agent en attendant la fin de cet audit de merde.

La Brigade est là pour veiller à ce que chaque espèce respecte le traité, cela comprend les vampires, les lycans et les humains. En plus de cela nous devons traquer et arrêter les semi-démons afin qu’ils ne déclenchent pas un nouveau conflit. lui dis-je avant de faire une nouvelle pause. Je décidai de taire mon projet de groupe secret, les Gardiens, pour aller plus loin encore que ce qu’autorisait le gouvernement, d’autant plus à présent que j’étais incertain quant à mon avenir au sein de la PES.

Les vampires et les démons sont ceux que je déteste pour leur objectif d’asservir l’Humanité, en dépit des belles paroles des premiers. Concernant les loups, disons que je leur reproche leur recrutement massif pendant la guerre au lieu d'avoir cherché une alliance avec nous. En dehors de cela je n’ai rien à leur reprocher tant qu’ils ne nous voient pas comme de vulgaires munitions pour lutter contre les suceurs de sang. finis-je de lui expliquer simplement.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 24 Jan - 18:05

Bon... j’étais pas des plus méfiante avec lui mais il avait au moins le bon côté de me répondre sans passer par quatre chemins. Il y allait franc jeu et... ça me manquait je crois. Mais si ma mère apprenait ça, j’étais cuite ou du moins, je serai mûre pour une sacrée engueulade. Cela dit, ça me faisait du bien d’avoir des réponses même si je m’étais pas vraiment posé les questions avant. Ce serait toujours ça de pris sur tout ce qui me tombait dessus.

Quand il m’annonça vouloir avancer, je regardais autour, on nous fixait de façon étrange. Qu’un abruti tente de me frapper, ça avait chiffonné personne et maintenant que je parlais avec le type qui m’avait sauvé la mise, c’était suspicion et hypothèse. Un jour, je finirai par ne plus aimer les gens à ce tarif là. Une belle brochette d’hypocrites si vous voulez mon avis. « Ouais... Fortiche pour fermer les yeux alors que j’ai failli me faire frapper mais ça par contre, ça les défrise. » Je grommelais à moitié, là, c’était clairement pas à ma mère que je ressemblais pour le coup. J’attrapais vraiment un sale caractère.
Je le suivis donc, évitant de croiser la fumée de sa cigarette. Ces trucs puaient vraiment, comment on arrivait à fumer ça ? Moi, ça me dépassait. En attendant, il ne semblait pas savoir que le père des jumeaux était pas au meilleur de sa forme mais est-ce que c’était à moi de le dire ? Est-ce que je pouvais le dire ? Mais surtout, est-ce que je devais le dire ? Je déglutis quand même, me sentant toujours coupable sans y être pour quoi que ce soit. Je soupirais. « Johan a eu un accident et c’est grave. Vraiment grave. Il est dans le coma. » Je ne devrais sans doute pas le dire mais c’était trop tard. Il protégeait les jumeaux même si c’était parce qu’il avait un accord avec Johan, j’espérai qu’il continuerait malgré ça. J’aimais les jumeaux, vraiment beaucoup même si parfois, ils me faisaient flipper.

Je comprenais aussi pourquoi il faisait ça. Les années sanglantes, je les avais vécues de loin, traverser sans encombre mais ça n’était pas le cas de beaucoup. J’avais juste suivi les règles à la maison et j’avais fait profil bas. Je me demandais encore comment j’avais pu m’en tirer aussi bien. Peut-être que c’était pour ça que maintenant, je portais la poisse, j’avais eu trop de chance... « Ouais... ça peut se comprendre. C’est logique sur le papier en tout cas. En pratique, ça doit être plus tendu. » Mais je n’étais pas idiote, ça devait être moins joli que ça de l’intérieur. Les vampires étaient forts... Les semi-démons n’étaient pas du tout des agneaux et les loups aussi étaient forts. Je pouvais comprendre que certains humains vivent très mal le fait d’être l’espèce plus faible. C’était un fait mais ils avaient tous leur souci, j’en étais certaines. L’herbe est pas plus verte ailleurs, j’étais pas cruche.

Je baissais les yeux pour regarder le trottoir quand il expliqua sa vision de chaque espèce. Je n’aimais pas les vampires, ayant bien saisi qu’ils étaient dangereux pour ma famille. Pareil avec les semi-démons. Ce qui m’horrifiait, c’était que j’étais à la fois complètement fascinée par les loups tout en ayant la trouille de ce dont ils étaient capables. Je devais avoir quelques cases en moins pour ne pas m’inquiéter plus que ça de ma vision des choses. « J’entends parfois des gens dire que si les vampires avaient pas fait leur coming-out, on aurait jamais rien su et que ça aurait été mieux, que les ignorants sont bénis. C’est débile. On aurait quand même fini par savoir. » Je soupirais encore. « J’comprends pas ces gens-là. J’préfère savoir plutôt que de nager dans le brouillard. » Et je savais de quoi je parlais. Finalement, j’en revins aux jumeaux, c’était peut-être ce qui m’importait le plus pour le moment. « Vous allez continuer à garder votre brigade loin des jumeaux même si Johan est dans le coma ? » Il fallait que je sache.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Mer 29 Jan - 12:14


Sa remarque au sujet de l’aptitude des humains à fermer les yeux sur ce qui est important et à ne les ouvrir que pour baver sur leurs semblables me fait sourire autant qu’elle me fait rager par sa véracité. Le symbole des Singes de la sagesse n’a jamais été aussi vrai qu’en cette période post-Années Sanglantes, où la moindre crise déontologique soulève la colère des populations, ces mêmes individus qui se plaignent lorsque la Brigade se montre trop complaisante avec ses cibles.

Sa phrase suivante au sujet de O’More m’interpella par contre bien plus. Un accident et le coma. Sa santé n’était pas ma priorité jusqu’à présent, en dehors du fait que cela allait de pair avec son rôle d’informateur à mon service. Si cela me gênait un peu pour le bonhomme j’y voyais là surtout un problème pour mon travail, je venais en gros de perdre un employé important et il me faudrait le remplacer mais pour l’heure je n’allai pas lui en faire part.


J’espère qu’il s’en tirera, autant pour lui que pour ses mômes. dis-je simplement sans m’étaler davantage. Je n’étais pas un sentimental et m’apitoyer sur le sort d’un individu n’était pas une chose que j’avais l’habitude de faire.

En effet la situation peut souvent se compliquer, d’autant plus avec l’image de faibles que bon nombre ont de l’Humanité. lui dis-je avant d’apporter une précision. Car si la majorité n’est certes qu’un troupeau naïf, heureusement certains sont plus… éclairés. dis-je en restant vagues quant à la signification réelle de ce terme, avant qu’elle ne reprenne la parole.

Cela résume bien la mentalité de l’Humanité, « ce que je ne vois pas n’existe pas ». Je trouve ça aberrant et je lutte contre ça comme je peux, à mon échelle via les campagnes de communications de la Brigade ainsi que nos actions pour faire respecter le traité de paix. Mais ce n’est pas toujours facile. lui dis-je encore avant qu’elle ne me pose la question fatidique que j’attendais, au sujet de sa fratrie.

Je peux continuer à tenir la Brigade loin des jumeaux mais ce ne sera pas gratuit tu t’en doutes. commençai-je avant de poursuivre et de lui faire part de mon exigence, quitte à passer pour un rapace. A toi de convaincre ta mère d’accepter de me rencontrer et de m’aider à traquer Badenov. En échange de quoi je t’assure de tenir la PES loin des jumeaux.

Elle allait probablement me considérer comme un enfoiré mais cela n’allait pas me toucher. J’étais totalement imperméable à des considérations de ce genre. Proposer un accord était ma spécialité en quelque sorte et ce quelle que soit l’espèce à laquelle appartient mon interlocuteur.
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Mer 29 Jan - 20:00

J’avais une vision très personnelle des choses et du monde. Elle n’était pas complète, j’avais des à priori et tout le tralala mais n’empêche que j’avais ma propre opinion sur les choses. Je n’aimais pas ne pas savoir, ça n’était plus à prouver et ça me causait pas mal de soucis. Je ne comprenais pas ces gens qui refusaient de voir la vérité en face. À vrai dire, j’étais peut-être pas mal naïve sur certaines choses mais nettement moins que certaine personne pour d’autres.

En attendant, que ce soit à moi ou pas de le dire, c’était trop tard. Il était au courant pour Johan. Ce qui m’inquiétait surtout maintenant, c’était les jumeaux. Est-ce qu’il continuerait ? J’en doutais. Là-dessus par exemple, j’étais pas naïve du tout. On avait rien pour rien, c’était bien connu. Si y avait bien un truc qu’on nous apprenait très vite, c’était ça. « Dis bonjour. » « Dis merci. » « Dis au revoir. » « Si t’es sage, t’auras ceci ou cela. » Rien de nouveau sous le soleil, c’était juste plus... précis comme marché, plus important. « Je sais ce que c’est de perdre un père. J’ai pas envie qu’ils vivent un truc pareil. » Et si je la fermais, hein ? Juste pour voir ? Qu’est-ce qu’il en avait à secouer et qu’est-ce que j’avais besoin de dire ça ? Je fis comme si je n’avais rien dit.
Pour ce qui était de la force de l’Humanité, je ne savais pas trop, ni ne voyais où il voulait en venir. Les humains avaient leur force, comme chaque espèce, j’en étais convaincue même si je trouvais quand même qu’on craignait parfois vachement comme espèce. J’étais un peu idéaliste parfois et je trouvais qu’on en faisait trop, pour plein de trucs et vraiment pas assez pour d’autres. « J’espère bien, on serait dans la merde si tout le monde suivait la masse. » J’avais que quinze ans, mais les ravages de groupe, je connaissais, j’étais au lycée... la cour, c’était un champ de bataille savamment organisé, fallait pas croire. À ma petite échelle, j’avais de quoi analyser. « J’vis dans une champ de bataille miniature toute la journée en semaine, j’ai le temps de voir à quoi ça ressemble et d’imaginer ça avec des ressources d’adultes. Au final, c’est presque toujours pareil, les moyens sont différents, c’est tout. » Enfin, c’était pas tout à fait pareil mais en matière d’analyse du futur, fallait reconnaître que j’étais au première loge. J’adorais la plupart des gens de ma classe mais certain était quand même un gros tas de crétins et de crétines.

Je haussais les épaules avant de repenser aux jumeaux et au marché de Johan. Je soupirais. « Oui, je m’en doutais bien. » Loin d’être idiote, je n’étais pas non plus élevée par des idiots. Maman et Hayden étaient trop protecteur mais vraiment loin de se laisser bercer par les événements. Mais est-ce que j’allais essayer de lui en parler ? J’avais des doutes. C’était le genre de trucs que je n’aurais évoqué sous aucune prétexte avec elle puisque ça voudrait dire parler de notre rencontre et de Torben et je n’étais pas prête à le faire. Pas du tout. J’allais l’inquiéter pour rien. « Je vais essayer de lui en parler... mais j’pense que ce sera pas gagné. »
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 31 Jan - 11:08


La plupart des paroles suivantes de la gamine étaient justes aussi décidai-je de ne pas m’étendre dessus, inutile de la paraphraser juste pour parler. J’avais horreur des personnes qui parlaient simplement pour combler le vide d’une conversation. Il était bon parfois de simplement accueillir le silence d’une discussion comme ce qu’il était, une respiration, un moment d’écoute pur sans avoir besoin de rappeler sa capacité à parler. L’Humain avait plus de mal à écouter qu’à parler, du moins parler véritablement et pas simplement combler le vide du silence. Je me contentais donc d’acquiescer d’un signe de tête à ses paroles, jetant la fin de ma clope dans le caniveau alors que nous marchions encore.

Essaie quand même s’il te plait, pour les jumeaux mais aussi pour votre famille de manière générale. lui demandai-je avant de poursuivre et de préciser ma pensée.

Malgré son caractère de... fort, me rattrapai-je en changeant de mot au dernier moment. ta mère saura prendre la bonne décision. Elle ne peut traquer seule Badenov sans attirer l’attention sur la meute. Je lui propose de mener une traque conjointe, et d’utiliser les moyens de la PES pour attraper ce connard.

Pour l’heure ces moyens en questions étaient plutôt maigres étant donné que je n’étais plus à la tête de la Brigade durant l’audit, mais je pouvais toujours passer par certains circuits moins officiels.

Ne mets pas trop de temps à lui en parler, sinon Badenov en profitera pour s’attaquer à vous, d’une manière ou d’une autre. lui dis-je encore avant de regarder ma montre. Il était temps pour moi de laisser la môme rentrer chez elle, sinon ça mère allait probablement se mettre à flipper et son jugement en serait faussé.

Je dois me barrer, lui dis-je sans détour en m’allumant une autre clope. tarde pas trop à lui parler, sinon je devrais me pointer chez vous pour lui parler directement. Pas sûr que ça lui plaise d’apprendre tout ça de ma part, non ? lui demandai-je en arquant un sourcil.

Ouai je sais, je serais vraiment un enfoiré de faire ça. Mais tu sais très bien que Badenov n’est pas un enfant de chœur aussi ne m’en veux pas d’être déterminé à l’arrêter. lui dis-je encore alors qu’elle me fusillait du regard. Fais attention à toi la môme et traines pas à rentrer chez toi. Dis à ta mère de me contacter rapidement.

C’est ainsi que je quittai la gamine en la laissant sur place et en rejoignant rapidement ma bagnole. J’avais à faire et la tournure de ma filature m’offrait à présent des pistes nouvelles qu’il pourrait être bon d’exploiter. Si via cet… accord que j’espérais pouvoir mettre en place avec la mère de la petite je pouvais choper Badenov, tant mieux. Au pire je pouvais lancer un contrôle de la PES auprès de l’école de la gamine ou des jumeaux, si tant est qu’il soient inscrits dans une école maternelle vu que j’ignorais leur âge.

Hrp: je te laisse conclure
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MessageSujet: Re: La chance cache parfois autre chose. [Livre II - Terminé]   Ven 31 Jan - 15:32

Je ne savais vraiment pas si je devais en parler à maman et si je lui en parlerai tout court. C’était étrange d’avoir une discussion comme ça avec quelqu’un qu’on ne connaissait pas et qui en plus, pouvais peut-être s’avérer dangereux pour son entourage. Il n’avait pas l’air mauvais, ou méchant ou quoi que ce soit de ce genre, juste... réaliste peut-être. Il faisait ce qu’il croyait devoir faire, du moins, je supposais. Après, que ce soit bon ou mauvais, ça différait suivant les regards. Je ne le voyais pas comme un ennemi, juste peut-être comme une menace, au cas où. J’sais pas pourquoi, mais j’étais presque sûre que le chantage lui ferait ni chaud ni froid. On ne pouvait pas tout savoir sur les gens, pas même quand on les connaissait bien. Alors quand on ne les connaissait même pas, c’était plutôt dur d’échafauder des théories, sauf quand c’était clair et net.

Je me mordis la lèvre, triturant des papiers dans mes poches de manteau avant de lui répondre. Je ne savais vraiment, mais alors vraiment pas du tout ce que je dirai et encore moins comment ça passerait. « Je vais essayer et vous pouvez le dire... caractère de merde. » Maman n’avait pas le caractère le plus facile du monde et moi non plus. Quand elle s’y mettait, c’était pas toujours évident.
Je soupirais finalement avant de hocher la tête. « Je lui en parlerai, je sais juste pas quand. » J’attendrai le meilleur moment, j’étais pas sûre qu’il existe un bon moment pour ça. Ça tournerait mal comme conversation, j’en étais presque certaine. J’me foutais dans la merde toute seule parce que ça voulait dire parler de Torben et pour ça, j’étais vraiment pas prête. Je ne répondis pas quand il ajouta que je ne devais pas traîner pour en parler. J’avais bien compris le message, sauf qu’il radotait un poil. Et quand je parlais de chantage... Je lui lançais un regard noir. Plus vieux ou pas, j’en avais rien à faire, je n’aimais pas le chantage, pas du tout. J’en étais victime tout le temps, les merveilles de l’adolescence. Période pourrie entre le moment où on fait ce qu’on veut et celui où on est responsable de faire ce qu’on veut. « J’ai pigé... et je sais, enfin... j’ai deviné plutôt. Il se fiche du moyen tant qu’il parvient à faire ce qu’il veut, j’en suis sûre. » J’hésitais puis je le remerciais finalement. Ce type était vraiment bizarre. Mais genre vraiment.

Je le regardais partir jusqu’à sa voiture en me disant qu’il fumait pour dix. Comment on pouvait se faire ça à soi-même ? Je remontais mon écharpe jusque dessous mon nez et me mis en route pour rentrer à la maison. Si j’en parlais... comment j’allais amener ça sur le tapis et surtout comment ça allait se passer... Y avait vraiment qu’à moi que ça arrivait ces trucs. J’étais un aimant ambulant à emmerdes ou alors y avait marqué imbécile ou pigeon sur mon front. Je grommelais sur tout le chemin du retour. Lucky day...
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