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I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]
MessageSujet: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Mer 4 Déc - 23:29


Silencieux comme à son habitude, fantôme du passé. Il les observait tous, ces vampire qui travaillaient ici, c'était à peine s'il les connaissait pour ainsi dire. Des menteurs, tous des menteurs... Il leur arracherait bien le coeur pour le leur faire avaler, il y avait dans son être une révolte naissante, celle que l'on ressent quand on est trahis. Il était sale, sale du mensonge des autres, de cette tromperie dont il avait été victime pendant toutes ces années. Et dans le fond, il ne voulait pas y croire, il ne voulait plus y penser, mais tout semblait le lui rappeler. Alors il s'enfermait un peu plus sur lui-même bien qu'on avait pensé que cela était difficilement possible. Yaâqov se faisait bien plus distant et froid, presque un soupçon agressif, du moins, plus que d'habitude. Il se tenait là depuis plus d'une heure, on ne savait pas vraiment ce qu'il attendait, il avait l'air tout simplement figé dans le temps alors que ses magnifiques yeux azurés semblaient complètement perdus dans un vaste océan que formait ses pensées. Puis on été venu le déranger pour lui dire que l'on avait besoin de lui en bas, il ne répondait rien. On lui demandait un service, mais les mots qui sortaient de la bouche ressemblait à un ordre ; il devait obéir n'est-ce pas ? Mais pourquoi devrait-il le faire maintenant qu'il savait ? Pourquoi est-ce qu'on lui mentait de la sorte ? Il fixait longuement ce second vampire, dans ses yeux régnait cette lueur vide qui en effrayait plus d'un, il ne rassurait personne et c'était certainement l'une des raisons pour laquelle on l'enfermait dans ce coccon où on le « protégeait » de la vérité, l'atroce vérité. Qui était dans cette confidence ? Très peu d'individu et cet être qui lui parlait d'un travail à faire, il n'avait pas même idée de ce que c'était.

Quelques heures plus tard, ses pas le conduisaient dans ce couloir. L avait l'air presque calme, mais il était toujours ce même fantôme et quelque part au fond de ses yeux on pouvait clairement lire qu'il pourrait saigner le premier qui lui passerait sous la main, mais il ne ferait rien. Il venait de commettre un crime de plus, c'était légal d'une certaine façon, du moins c'était les seuls qu'il était autorisé à faire sans craindre une punition de Julien, la pire d'entre elle fut certainement ce cercueil en argent bien que cela ne fut que le début de long mois de souffrance où la bête avait du être domptée au lieu d'être tuée... L'âme toujours aussi vide, il déambulait dans le couloir, une avancé si silencieuse qu'on le distinguait à peine. Il avait changé de tenue mais qui l'avait remarqué après tout ? Il était toujours vêtu de sombre, cachant comme il le pouvait sa silhouette chétive qui attirait bien souvent le regard et des vices plus que douteux qui n'intéressait plus le vampire depuis des années. Le blondinet relevait lentement le regard alors qu'une ombre approchait dans ce couloir habituellement si désertique à cette heure perdue de la nuit où les vampires vivent ou font plutôt semblant de vivre... Il l'avait immédiatement reconnu, qui ne la connait pas après tout ? Evidement, il ne l'a connaissait pas de façon personnelle. Il pensait d'ailleurs qu'elle ignorait qui il était et que certainement elle s'en fichait, pourquoi serait-ce différent avec elle après tout ? Il n'avait rien qu'il puisse lui offrir. Madame la princesse, elle avait obtenue les faveurs de Julien à moins que ce soit l'inverse, peut-être un peu des deux dans le fond... Yaâqov s'en fichait, il n'était pas possessif envers Julien la réalité serait probablement le contraire, car c'était Julien qui aspirait à posséder l'esprit du blondinet dit indomptable et surtout instable. Kaufman était peut-être l'un des seuls agents du chef de la REDS qui ne cherchait pas à trouver un quelconque profit ou même de gravir des « échelons » dans cette armée, il se fichait de tout, même de ce qu'il pouvait advenir de sa misérable existence qui avait que trop durée. Il se souvenait des paroles de cette chrétienne, tout prenait son sens désormais.

Il ne lui avait accordé qu'un simple coup d'oeil, poursuivant sa route tout à fait indifférent à sa présence dans ces lieux alors que n'importe quel vampire se serait plié en quatre pour avoir un semblant d'importance aux yeux de la princesse. De son coté du couloir, il prenait si peu de place qu'il lui était difficilement envisageable que sa présence puisse la déranger pour se rendre où on ne savait et qui était aux yeux du juif sans le moindre intérêt. Loin d'imagier qu'elle dévierait sa trajectoire pour rencontrer la sienne. Il s'était arrêté à quelques pas de celle-ci, avant la collision. Elle était toute proche quand leurs pas cessaient leur avancé respective. Lentement, il relevait le regard vers cette merveilleuse créature qui pourtant ne lui fit pas le moindre effet... La dévisageant d'abords brièvement l'air de se demander pourquoi elle faisait cela. Mais il ne lui laissait pas l'occasion de le lui expliquer, il n'avait rien à faire de spécifique, cependant tenir de divertissement pour cette femme n'était pas dans son registre de compétences, tout cela était mort en lui et les relations sociales étaient vides de sens... Décrochant son regard de son visage parfait de femme figée dans cette éternité alors que le temps aurait du la balayer et l'enlaidir. , il emboitait déjà le pas pour la contourner sans prendre la peine de la saluer malgré son rang qui devrait lui inspirer le respect. Il n'était pas comme les autres, une créature à part que personne ne pourrait jamais comprendre. On aurait pu interpréter cela comme de l'insolence à l'état pur, un manque de respect envers les souverains, les maîtres. Il n'avait qu'un seul maître, le seul auquel il obéissait au doigts et à l'oeil. Et même si cette femme devenait l'épouse de celui ci, jamais elle ne saurait obtenir de lui quoi que ce soit sas se battre... Il n'avait pas prononcé un mot, mais ses yeux bleus expressifs semblaient en dire long sur cette absence de soumission à son égard sans qu'il n'y ait de lueur de défi dans son regard, juste cette indifférence absolue.
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Ven 6 Déc - 21:35

    J’en aurai bien tué un ou deux, seulement pour leur incompétence. C’était mérité, mais je ne pouvais décemment me mettre à tuer tous les chevaliers de la Reine. Même si j’avais un désir de sang et de tuerie profonde. Non, depuis le début j’avais seulement arraché un seul cœur, et cela était bien assez pour leur faire comprendre que ma colère était telle qu’il ne fallait pas me décevoir une seconde fois. Je me devais de les remettre au pas, de leur inculqué la droiture, la minutie et leur faire savoir qu’il n’y avait pas de place pour les lâches et les incapables. J’avais pourtant eu l’impression d’avoir été clair. Un prince était mort, je pouvais l’être également à ce jour ainsi que Morgane. Fort heureusement la Reine n’était pas là, mais j’avais toujours ce problème non réglé, et ce pressentiment qui restait en moi. Tout n’était pas terminé, cela ne faisait que commencer bien au contraire. J’avais décidée de me balader, et j’avais choisi un lieu hors du commun pour le faire. Le grand immeuble me surplombait, immense soit-il, j’avais mes yeux rivés sur les étages qui m’intéressait. J’y allais quelque fois, mais parfois pas que pour le travail. J’étais déjà rentrée dans le logement de fonction de Julien qui s’y trouvait également. J’entrepris d’y entrer alors que mes deux gardes me suivaient toujours. A dire vrai, je les oubliais souvent, même si j’avais choisi personnellement ses deux hommes en qui je pouvais avoir confiance. Ils avaient fait leur preuve, c’était une chose certaine, mais d’après moi le meilleur des entrainements était en pleine situation critique. Pour le moment, je me satisfaisais d’eux. Ils savaient la fermer, quand sortir pour me laisser seule durant un entretien par exemple, mais ils restaient toujours vigilants. Du moins, je l’espérais grandement pour eux. Car s’il m’arrivait quelque chose, la Reine se chargerait d’eux personnellement je pense.

    Ce n’était que le début de la nuit, je parcourais les couloirs lentement alors qu’il n’y avait pas foule. J’étais vêtue d’une longue robe bleue nuit qui habillait mes bras, moulait ma poitrine et mes hanches tandis qu’elle se détendait et s’évasait de plus en plus jusqu’à mes chevilles. Mes épaules étaient découvertes et j’avais un décolleté tout à fait raisonnable. Je n’étais pas là pour séduire et trouver ma proie. Non, j’étais là pour contrôler un peu ce qu’il se passait en ces lieux. Je savais que c’était les locaux de Julien et j’avais déjà plaisir à le croiser. Puis, une silhouette attira mon regard et je la fixais alors que j’avais l’impression qu’il ne prenait aucune considération à ce que je sois là. Ce n’était pas un problème en soit, mais je cru reconnaître un des sous-fifres de Julien. Je ne le connaissais pas du tout, ou du moins ne l’avais parlé qu’une fois et j’avais ressenti une très grande frustration. De la colère aussi, car il ne me prêtait aucune attention. Il m’intriguait aussi très certainement, mais je voulais être certaine de ses intentions, avant que le mariage ne soit totalement officialisé. Le confronter ? Pourquoi pas. J’affichais un fin sourire alors que je me déplaçais de ma trajectoire pour croiser la sienne, me mettant volontairement dans sa trajectoire. Ce fut lui qui s’arrêta et je fis de même en plongeant mes yeux dans les siens alors que je réalisais seulement leur beauté azur. Il me dévisageait et je ne réagissais pas, toujours immobile et fixer dans ses yeux, le transperçant. Puis il continua sa route et j’attendis un peu avant d’user de mes talents de rapidité pour le stopper. J’empoignais son bras fermement, l’obligeant à me faire face.

    « Et bien… Julien aurait oublié de t’apprendre les convenances ? Voudrais-tu que je te l’apprenne personnellement ? »

    J’étais tout à fait calme, mon ton était posé mais on pouvait parfaitement sentir un brin de menace dans cette phrase. Je voulais seulement lui faire comprendre qu’on ne pouvait pas être indifférent, la politesse était toujours de rigueur, autant que le respect. Et il partait déjà bien mal, je n’avais aucune estime pour lui, rien. Alors au moins ce que lui ressentait pour moi je l’avais également. Mes gardes ne m’avaient pas suivi jusqu’au couloir, mais je pourrais user de mes autres talents pour l’art du combat sans aucun soucis s’il me posait le moindre problème.
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Dim 8 Déc - 13:37

Il n'était que de passage dans sa vie et il en était de même pour elle. Alors il l'avait contourné tout simplement, l'ignorant avec cette indifférence qu'il ressentait toujours en présence d'autrui. Il ne pensait pas qu'elle lui donnerait davantage de son intérêt, mais ce monde se veut bien souvent plein de surprises. Bonnes ou mauvaises... Il commençait à la dépasser quand elle l'attrapait par le bras avec cette brutalité qui n'avait rien de féminine ou même d'humaine... Le blondinet aurait bien pu se défendre d'elle et lui montrer qu'il n'était en rien un gringalet comme le suggérait son physique et qu'il pouvait lui arracher un membre si le cœur lui en disait, mais son cœur ne li disais plus rien depuis bien longtemps. Mais Yaâqov ne fit rien, se laissant mobiliser comme elle le voulait tel un vulgaire pantin alors que son regard vie se jetait dans celui de la belle Jana qu'il dévisageait de nouveau, toujours démuni de sentiment, pas même une petite sensation au fond de ses prunelles magnifiques... Doucement son regard se posait sur son bras qu'elle tenait prisonnier dévoilant par sa poigne sa maigreur qu'il tentait de masquer tant bien que mal sous des vêtements trop grands pour sa morphologie atypique. Puis de nouveau il fixait ses yeux profonds. Elle était belle à mourir, mais il ne savait pas se sentir attiré par celle-ci ; ni elle, ni aucune autre. De toute façon cela lui serait certainement défendu. Il se demandait si cette chère princesse était aux faits du ballet de bonnes femmes dans le lit de l'homme qu'elle convoitait. Etait-il seulement question d'amour soit-dit en passant ? La vérité était que cela n'intéressait pas Kaufman. Il demeurait immobile face à celle-ci, il n'avait pas peur d'elle. Le devrait-il ? Il n'en avait pas la moindre idée. Écoutant cependant avec intérêt ce qu'elle lui disait malgré l'air toujours insensible du vampire. Deux questions arrogantes sortaient de son adorable bouche, une menace des plus claires qui ne l'effrayait aucunement, il était passé par bien pire, bien plus coriace qu'elle... Mais il n'était pas stupide, il savait que ce genre de femmes là sont surprotégées comme les diamants de la couronne d'Angleterre, il fallait être fou pour s'en prendre à elle... Mais fou... Il l'était justement...

Le blondinet daignait enfin ouvrir la bouche pour lui répondre d'une voix glacée comme le vent d'hiver bien que l'intonation fut aussi faible que celle d'un homme ayant connu les pires martyrs. Malheureusement, c'était le cas, ses douleurs étaient encrées dans sa chair et son esprit, sa façon d'être. « As-tu vrraiment de la temps à perrdrre pourr mienne apprrendre ? » Il avait presque soigné son anglais même si vu comme ça, l'effort n'était pas bien flagrant... Il avait répondu à la jeune femme par une autre question, il existait ce cliché vis-à-vis des juifs à ce sujet, parmi tant d'autres... Il restait encore sous son emprise, il ne cherchait pas à se défaire, cela risquait juste d'envenimer la situation. Il savait que cela ne pourrait que déplaire à Julien de toute manière. Il avait tutoyé la princesse Jana ce qui constituait par ce simple fait un affront d'une impolitesse démesurée. Mais son Anglais des plus catastrophiques ne lui permettait pas de se risquer dans des conjugaisons davantage complexes. Il pouvait paraître grossier voir rustre, avait-il une autre option ? Pas vraiment. Vocabulaire limité et accent de l'est très prononcé. Il y avait bien longtemps qu'un "merci" ou "s'il te plait" n'avait franchi ses lèvres. Il n'ajoutait rien de plus, pourquoi faire ? Elle déciderait, une leçon de politesse n'avait pas été mise au programme avec son maitre et franchement il s'en fichait il n'avait à plaire à personne. La fixant toujours de ses grands yeux azurés, son corps chétif semblait déjà être en alerte pour la contrer en cas d'une tentative d'agression plus approfondi. Malgré cette absence de volonté de vivre son corps était toujours près pour combattre telle une machine, une arme laissé en automatique... Il ne craignait rien d’elle, elle pouvait essayer de lui donner une leçon de politesse, mais elle prenait le risque de perdre son précieux temps de princesse. Il était absolument associable, si en plus de cela on lui demandait d’être aimable la suite risquait de se compliquer car Yaâqov était un grossier personnage depuis que les camps lui eurent ôté toute forme de civilisation, faisant de lui bien plus un animal qu’un homme...

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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Mer 11 Déc - 19:19

    Je l’avais tutoyé sans même m’en rendre compte. C’était comme si je ne faisais preuve d’aucun respect pour lui, comme il venait de le faire envers moi d’ailleurs. Si Julien était dans les locaux ou tout proche, il n’aurait peut-être pas apprécié l’attitude de son… chien ? Je ne savais ce qu’était cet homme pour lui, en tout cas je ne pouvais pas m’empêcher de me demander ce qu’il faisait avec lui. Peut-être était-il un bon toutou après tout. Je n’avais aucune retenue, ma prise à son bras était ferme et employait la force vampirique plus que nécessaire en vérité. Mais c’était pour voir aussi un peu sa réaction. J’aimais m’amuser, encore plus avec les personnes qui avaient l’air d’en avoir rien à foutre de ma présence. Autant lui avouer tout de suite que cela ne me plaisait guère. Il devait l’avoir senti, autant dans ma prise pour l’arrêter et le forcer à me défier que dans mes mots qui n’avaient guère été chaleureux. Dans tous les cas, même s’il s’adoucissait, j’en toucherais un mot à Julien. Pas comme une petite fille pleurnichant, mais pour liu dire clairement que si nous devions nous mariés, il me faudrait un peu plus de respect, tout comme j’aurai briefé mes propres soldats et mes gardes personnels. Je ne voulais pas de sa confiance ni de sa gratitude. Je voulais simplement du respect, était-ce trop lui en demander à cet homme ? Il s’était arrêté simplement parce que j’avais entravé son chemin. Si je ne m’en étais pas préoccupé, il aurait passé son chemin tout simplement. Sauf que voilà, le croiser seul dans ce couloir n’avait fait qu’attirer mon attention. Qui plus est alors que je le voyais frôler le mur et ne pas m’observer le moins du monde. C’était peut-être aussi le fait qu’il s’en fichait qui m’avait empêché de l’ignoré. J’aimais qu’on me regarde, c’était indéniable. Je ne lui demandais pas non plus de se mettre à genoux. Quoique la possibilité qu’il puisse le faire serait plus qu’amusante…

    Sa voix me parvint jusqu’à mes oreilles comme un son qui agressait un peu mon tympan. Puis je m’habituais. J’avais presque oublié qu’il venait de loin celui-là. En vérité je ne connaissais pas grand-chose de lui, et autant dire que j’essayerais de m’informer. Si du moins lui ne souhaitait le faire. Déjà l’échange avait très mal débuté. Je souris, alors que ma prise à son bras restait intacte.

    « J’ai du temps à perdre pour les miens. »

    Mes yeux ne le quittaient pas, alors que je lâchais enfin prise doucement, reprenant possession de ma main. Je m’approchais un peu de lui, essayant d’être un peu plus courtoise pour voir ce qu’il en ressortirait. Peut-être s’adoucirait-il, et dans le cas contraire je savais être plus que méprisable.

    « Alors, d’où te vient ce cher accent tout comme cet atout à l’ignorance et cette charmante politesse ? »

    Un peu de sarcasme en effet, mais je n’allais pas tourner autour du pot. Une phrase pour qu’il puisse répondre à tout ce que j’attendais comme réponse de sa part. Il était agressif alors que je ne l’avais été. Irrespectueux alors que j’étais très à cheval sur la politesse. Des hommes mourrait pour m’avoir manqué de respect, le savait-il ? Très certainement, mais le confronter était ce qui était de mieux à faire. Savoir ce qu’il avait dans la tête, savoir ce qui le poussait à être aussi inexpressif envers un statut plus haut que lui. Je me devais de savoir, tout simplement pour chercher à qui sa loyauté était donnée. S’il n’était pas à moi je m’en fichais éperdument. Tout ce que je voulais, c’était qu’il ne soit pas contre la Reine, quand bien même il était avec Julien. Le percer à jour, lui, son ignorance et son agressivité. Je pouvais être un enfer pour lui, il fallait qu’il pèse ses mots et qu’il se calme ; alors nous pourrons avoir une conversation un peu plus chaleureuse.
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Sam 14 Déc - 9:57

Le blondinet ne comprenait pas vraiment où elle voudrait en venir, à ses yeux il s’était comporte comme il le devait après tout. Il gardait ce souvenir de ne déranger personne de rester silencieux dans son coin à attendre la mort, pas même le droit de remuer les lèvres pour prier un peu et se donner le courage de vive, de se battre, de ne pas abandonner. Yaâqov avait abandonné une fois, il en avait suffit pour mourir. Il avait abandonné parce que la folie lui avait permis de ne plus avoir peur. Mais il était revenu d’entre les morts parce que dieu n’avait voulu d’une âme à ce point souillé, du moins c’était pour lui l’idée la plus acceptable de la raison de sa condition actuelle. Son état serait bien pire s’il prenait conscience qu’il avait juste été victime de l’obsession malsaine des nazis et plus tard des Russes. Il était cette chose étrange, si difficile à apprivoiser et à comprendre. Julien avait su voir quel mal le rongeait et le baignait dans cette ignorance malsaine pour le « protéger » ou plutôt afin d’en garder le contrôle ; mais pour combien de temps ? La question n’était pas là, la princesse lui adressait un sourire et il l’avait regardé l’air d’essayer de se souvenir de quelque chose d’assez flou : l’humanité. Comment sourire ? Rire ? Le mode d’emploi été perdus lui aussi. C’est alors qu’elle répondait avoir du temps à perdre, mais elle l’incluait dans cette grande famille que son nom gouvernait. Le blondinet ne bougeait pas, c’était la première fois que l’on tentait de lui inculquer un sentiment d’appartenance à un groupe et non pas à une seule personne ; un sentiment patriotique qu’il ne possédait pas. La fixant toujours, sans comprendre ce qu’elle attendait de lui. Il semblait que son bras le brulait, le contact physique lui été tellement difficile à tolérer à présent, après tout ce qu’ils lui avaient fait. Mais elle le libérait enfin et sa manche masquait de nouveau l’état de ce corps ou plutôt de ce qu’on en avait laissé.

Elle l’interrogeait sur lui et celui que l’on se plaisait à croire stupide avait devant lui deux solution pour se débarrasser d’elle : répondre ou jouer la carte de celui qui ne comprend pas l’anglais. Il répondait l’air toujours aussi vide bien qu’aux fond de ses yeux cette notion de patriotisme le travaillait mine de rien, se demandant pourquoi il ne se ressentait rien envers ses semblables, le pire était probablement le fait qu’il ne parvienne pas à faire semblant, il devait imiter, comme ce sourire ? Il devait apprendre à s’y efforcer mais ne fit rien à cet instant. « Je suis pas la comprendrre... Je ai pas de parrler anglaise, je apprrendre... Mais je pas comprise tienne bouche. » Puis doucement il s’exerçait pour cette première fois à l’art d’imiter en traçant un sourire si vide et léger qu’il en donnerait froid dans le dos. Cela pouvait avoir des allures d’arrogance pure et simple, mais c’était loin d’être l’intention de Yaâqov.  Son regard s’orientait vers la prolongation du couloir par-dessus l’épaule de la princesse Jana avant de lui revenir, du moins si elle avait le moindre intérêt pour elle. Il ajoutait, le visage à nouveau  figé dans le néant de ses émotions « J’ai naitrre sur Pologne, ce tienne question ? » Il avait bien compris « ignorance » dans la suite de la phrase mais il n’avait pas totalement ciblé ce qu’elle voulait dire, du moins c’était ce qu’il faisait croire. Il détestait parler pour ne rien dire et parler tout simplement, cela se faisait clairement ressentir. Doucement il décollait son pied droit du sol, signalant son intention de lui fausser compagnie une fois de plus sans pour autant le faire dans l’immédiat. Plongeant ses mains squelettiques dans les poches de son sweet-shirt l’air de lui demander par la simple force de son regard azuré pourquoi tenait-elle à ce point à se risquer à vouloir le comprendre, si elle était en manque de courbettes probablement devrait-elle se rapprocher d’un type comme Leslie, mais Yaâqov n’avait plus rien de son humanité si ce n’était des souvenirs qu’il s’acharnait à imiter dans cette vie. Il avait tout à apprendre car tout ce qu’il savait faire c’était de faire semblant.

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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Dim 15 Déc - 21:57

    Oui, il avait bien entendu. J’avais du temps à perdre pour ceux de ma race, sinon quelle princesse serais-je ? Si je ne m’intéressais pas aux vampires, que me restait-il ? Les autres bien sûr, mais je ne les appréciais pas autant. Je ne pouvais pas dire que j’appréciais énormément cet homme devant moi vu qu’il ne m’accordait aucun regard ni même aucune parole si je l’avais laissé juste passé à côté de moi. Finalement, je me demandais ce qu’il était, ce qu’il serait… sa vie devait être tellement ennuyeuse. Il reflétait la mort, même s’il était déjà mort. Mais il pouvait vivre, profiter de l’éternité devant lui. Comme je le faisais également de mon côté, sinon la vie était bien fade et surtout trop longue. Il était tout à fait impassible, tout à fait nonchalant, tout à fait maigre et transpirait la lassitude. Je l’avais lâché, maintenant que j’avais capté son attention même si je n’étais pas certaine qu’il reste indéfiniment en ma présence. Il ne devait jamais courtiser des femmes, je n’étais même pas certaine qu’il y ait quoi que ce soit en dessous de ses vêtements pour ainsi dire. Quand je l’avais pris, il m’était aisément facile que mes doigts fassent le tour de son bras. Etait-il aussi maigre ? Finalement, au fond, je m’en fichais. Il ne me témoignait aucune attention, je ferais de même.

    Sourire qui ne se dissipait pas de mes lèvres, alors que j’essayais de comprendre le sens de sa phrase. Ne savait-il pas bien parler notre langue ? Ou n’y mettait-il pas du sien ? Je pensais plus pour la deuxième option, coupé court à la discussion très certainement. Il me donnait du fil à retordre et j’étais en train de me demander si j’allais ou non jouer ce soir.

    « Tu as donc compris ? Tu comprendras donc également que je ne perds pas non plus mon temps sur une personne qui est tout aussi attentionné que toi. »

    Sarcasme, en plus du fait que je le tutoyais depuis le tout début. Je ne savais guère s’il m’écoutait vraiment pour ainsi dire. Ça m’exaspérait, c’était certain, mais avais-je vraiment du temps à perdre pour lui alors que de toute évidence il s’en fichait éperdument ? Je voyais son regard se porter non pas sur mon visage, ni mes yeux ni même mes lèvres mais sur le couloir qui se trouvait derrière moi. Il n’avait qu’une envie, c’était de me fausser compagnie. Bien qu’il ne soit d’une compagnie extraordinaire. Je pourrais également continuer ma route…

    « Oh la Pologne. Tu viens de loin… »

    Je fis une pause, alors que mes yeux transpercent les siens. Je m’écarte alors lui laissant le choix de partir. Je jetais un œil sur son pied que j’avais déjà perçu. S’il souhaitait seulement s’en aller, soit qu’il s’en aille, je passerais mon chemin et l’oublierais une fois emprunter un autre couloir. Il avait la possibilité de pouvoir parler avec moi. Beaucoup n’avait pas se privilège, mais tant mieux. Même s’il m’avait intrigué en rasant le mur et en m’ignorant complètement, il ne m’incitait pas à le découvrir. Je lui donnais donc le choix tout simplement, par un geste de la main le guidant vers le couloir, lui laissant le chemin libre.

    « Je t’en prie, je ne t’empêche pas de partir. J’irais rendre visite à Julien prochainement… »

    Ce n’était pas une menace, non. Mais juste que je chercherais les réponses à mes questions et cela me permettrait de tirer les choses au clair avec Julien. Pour ma part, tous mes soldats devaient lui être obéissants, pourquoi Yaâqov devait-il prendre un autre chemin ? Je ne lui demandais pas la lune, juste d’être respectueux et d’arrêter de me prendre pour une femme des plus niaises. C’était cela qui m’insupportait, et j’étais certaine qu’il le savait. Un sourire presque sincère s’afficha sur mes lèvres tandis que je ne bougeais pas, mon bras toujours dans la direction du long couloir. J’attendais sa réaction, plongeant mes yeux sombre dans ses yeux bleus.
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Mer 18 Déc - 7:21

Elle lui avait dit ne pas vouloir perdre son temps avec lui parce qu’il avait cette indifférence à son égard, un discourt qui contredisait pleinement ce qu’elle avait dit précédemment. Le temps pouvait être une chose précieuse, mais pour un vampire qu’était-ce que le temps après tout ? Le blondinet n’était pas des plus loquaces, d’ailleurs il n’était pas même certains d’avoir le droit de dire quelque chose à cette femme, la princesse Jana. Qui était-il finalement ? Mais dans le fond, elle n’était rien pour lui. Juste une personne qui semblait précieuse aux yeux de son Sire, bien assez précieuse pour qu’il reçoive l’ordre de la surveiller lors de cette étrange soirée, de la protéger au péril de sa propre vie, ou plutôt de sa propre mort. Il l’avait fait parce qu’il ne saurait rien faire pour désobéir à Julien après ce qu’il avait vécu entre ses mains, parce que dans le fond il n’avait eu nul autre choix et il ne cherchait de remerciement de personne, pas même de Leslie qui sans lui ne serait plus de ce monde pour être toujours aussi vulgaire et inutile. Yaâqov était vide au fond de lui, il n’y avait plus rien, coincé dans cet état de choc qu’était la guerre, il était resté prisonnier de sa réaction face à l’horreur même qu’il avait vécu dans les camps. Le blondinet se souvenait à peine de sa vie passée, bien sur il pourrait la raconter, mais c’était sans âme. Ce Yaâqov là était mort, mort bien avant cette morsure si douloureuse alors qu’il n’avait même plus la force de crier. Elle semblait trouver qu’il venait de loin, à vrai dire il ne savait pas vraiment quoi penser. Avait-il fait un long chemin ? Après tout, on l’avait bien arraché de son pays natal pour l’enfermer en Allemagne, pour faire de lui l’esclave de Satan.

C'est alors qu'elle lui fit signe qu'il pouvait s'en aller, il ne quittait pas les yeux sombres de la princesse alors que celle-ci le mit en garde. Probablement espérait-elle lui mettre la pression, faire comme s'il était libre de choisir alors qu'il ne l'était aucunement. Il connaissait par coeur ce genre de simagrées... Kaufman continuait à la fixer avant d'enfin ouvrir les lèvres pour lui répondre « Je comprendrre, Ma-dame. Tu as la femme intelligent, mais je penser vrraiment Julien dirre quelque chose. Je rrien faire pour sienne déplairre. Je obeir à lui. Mais rrien dirre pour toi... » Il ne savait pas vraiment s'il arrivait à se faire comprendre par Jana, cette situation était délicate mais il n'essayait pas de l'empêcher de parler avec Julien, il serait le mieux placé pour lui donner les réponses qu'elle cherchait s'il jugeait utile qu'elle en sache davantage à son compte. Yaâqov avait enfin usé de ce « Ma Dame » dont bien sur il n'avait pas grande notion de ce qu'il impliquait. Un effort involontaire ceci dit, mais tout de même un effort. Il sortait doucement les mains de ses poches pour croiser les bras devant son torse étroit et d'ajouter « Je peuvent répondrre à tiennes questions, mais je pas parler. Je pas très sache... Hmm... Mienne droite ? » Pas vraiment convaincue de ce qu'il racontait lui-même, il semblait fouiller dans sa mémoire des mots de son vocabulaire finalement assez pauvres pour un homme arrivé en Ecosse cinq ans auparavant, dont trois dans un cercueil... Evidement, ça n'aidait pas. Finalement il laissait son regard parcourir son bras puis se diriger vers le bout du couloir avant de revenir à elle encore une fois. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait, non pas qu'il était idiot, plutôt totalement habitué à ce qu'on ne lui porte aucune attention en règle générale... « Toi, tu pouvais peut-êtrre rrépondre sur mienne... Pourrquoi tu régardons moi ? » Le ton de sa voix avait diminué, comme s'il était en train de dire quelque chose qu'il ne fallait pas entendre parce qu'il n'était pas vraiment certain d'être autorisé à poser ce genre de question. Julien l'avait protégé de la vérité atroce, il avait récupéré un vampire fou à lier persuadé que les nazis allaient à nouveau lui faire subir les pires tortures. Probablement que lui dire que la guerre était terminée depuis belle lurette le conduirait directement à sa perte, quoi qu'il en soit, Yaâqov demeurait pour l'éternité la victime d'une guerre qui ne savait prendre fin dans son coeur, gravé dans sa chair et ses yeux magnifiques.
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Sam 21 Déc - 20:10

    Oui c’était vrai, je lui avais dit que j’avais du temps à perdre pour les miens, autrement dit ceux de ma propre race. Mais il était aussi vrai que je ne m’emmerdais pas à prendre en considération ceux qui ne me portait pas un minimum d’égard et de respect. A quoi bon ? Je préférais satisfaire d’autres personnes qui m’accordaient au moins un regard. Lui n’avait pas levé les yeux avant que je m’interpose. Je ne souhaitais donc pas lui faire profiter de ma présence qu’il n’appréciait apparemment aucunement. Son pied me le prouvait, il ne souhaitait que me fausser compagnie et pour qu’il m’épargne une tentative qui se serait valu inefficace, je lui laissais le libre choix. Même si je lui avais dit clairement que j’irais trouver Julien pour en savoir plus sur lui et lui demander ce qu’il se passait dans sa tête. Cet homme avait l’air de ne rien avoir du tout. Aucun humour, aucune âme, aucune chose qui pouvait me retenir avec lui. Pas même la parole puisqu’il était assez muet, je préférais encore parler à mes gardes qui n’étaient pas bien loin. La conversation serait plus remplie même si elle ne serait pas plus intéressante. Je me posais beaucoup de questions sur lui, et je restais rarement sans réponses. J’attendais donc sa réaction, alors que mon bras l’invitait à reprendre sa route et que mes yeux le transperçaient. Il avait de la chance que je ne sois pas plus énervée et qu’il était aux côtés de Julien, sinon je l’aurai bien saigné de mes crocs juste par plaisir et de provoqué chez lui une quelconque réaction, car il en avait trop peu à mon humble avis.

    Il prit finalement la parole, et je ne savais guère si c’était une progression. J’essayais comme toujours et depuis le début de cette rencontre de déchiffrer ses phrases. Je n’avais pas peur de ne pas comprendre, je supposais qu’il ne comprenait pas trop non plus ce que je lui disais. Comment diable faisait Julien ? En tous les cas, je me devais de ne pas le faire attendre plus longtemps. Je laissais mon bras tomber près de mon corps pour abandonner toute invitation.

    « Et bien sache que ça lui déplairait sûrement que tu ne m’accordes aucune attention. C’est de cela dont j’allais lui faire part, en plus du fait que j’aimerais qu’il réponde à mes questions te concernant. Car apparemment tu ne souhaites guère être découvert… »

    Grand bien lui fasse, j’avais aussi un côté mystérieux, sauf que lui je ne savais guère ce qui clochait chez lui. C’était bien cela le problème. Je ne le connaissais pas assez et il ne souhaitait pas s’étaler sur le sujet. Je lui avais juste confirmé que j’irais chercher les informations ailleurs. Comme je le faisais toujours, sinon je serais une bien piètre chef. J’avais été informatrice, espionne durant un temps aux ordres de la Reine. C’était un temps lointain pour moi, même si cela ne faisait que quelques années. J’avais l’impression d’avoir vécue beaucoup trop de choses et que tout était très loin. Finalement, ma vie n’était pas si paisible que cela…
    Un sourcil se leva tandis que je fus interpellé par ses paroles. Alors je pouvais le questionner mais il ne pourrait pas répondre ? Pourquoi n’avait-il donc pris mon invitation dans ce cas ?

    « Tu ne peux pas répondre ? Alors pourquoi restes-tu ? Pourquoi n’as-tu pas continué ta route, je ne t’en empêcherais pas. Je peux aussi continuer ma route. » Je me reculais un peu. « Ceci dit, si je vois que tu fais des efforts, peut-être serais-je un peu plus cordiale. Cela fait combien de temps que tu es en Ecosse pour ne pas savoir parler correctement notre langue ? »

    Il en vient à se questionner lui-même, et j’eu du mal à percevoir la vrai nature de sa phrase. Pourquoi je lui prêtais attention en somme ? En tout cas, je constatais déjà qu’il avait changé un peu son ton. Peut-être fallait-il le confronter et un peu le piquer avec cette invitation à partir qui était plus un dilemme en soit. Il l’avait fort bien compris, même s’il aurait bien pu continuer sa route et me laisser en plan dans ce couloir. Il n’était pas si idiot que cela…

    « Tu me le demandes encore ? »

    Je me rapproche de lui, diminuant à grande échelle la distance qui nous séparait.

    « Tu es bien mystérieux, et j’aime exploiter les mystères. Tu n’es pas tombé sur la bonne personne si tu souhaitais juste raser les murs et que personne ne t’aperçoit. » Je fis une pause, pris son menton pour le relever et plonger mon regard dans le sien. « Je t’ai vu... »
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Lun 23 Déc - 12:31

Il avait décidé de répondre, non pas qu'il craignait les coups de Julien, il se disait bien ne plus être à cela près et puisqu'il n'y avait que cela pour qu'il apprenne, il ne fuyait pas les punitions. Il avait décidé de poursuivre cette conversation parce que sa loyauté envers Julien était-elle qu'il ne voulait pas l'embarrasser de sa personne. Oui, la violence avait eu tant d'effets sur lui. Mais le traitement spécial par lequel il était passé était plus que significatif sur ce qu'il était devenu malgré son absence de volonté. Il était cette coquille vide qui obéissait sans forcement savoir pourquoi il faisait cela, comme un chien que l'on dresse à coup de fouet. Il l'avait observé baisser le bras, signe qu'ils allaient probablement rester encore quelques instants à converser bien que le coeur n'y était pas forcement. Elle prétendait que Julien n'apprécierait pas qu'il ignore sa princesse, pourquoi ? Il ne commettait pas l'erreur de la courtiser alors que n'importe quel vampire serait probablement déjà en train de lui faire des avances pour être dans sa couche et que sa gloire déteigne sur lui. Jana voulait en savoir plus sur lui, peut-être pourrait-il répondre à quelques questions afin de lui ôter cette idée de l'esprit. Rien de coutait d'essayer, si ce n'était du temps. Mais qu'était-ce que le temps à présent ? Qu'avait-il à cacher ? Beaucoup et rien à la fois. Sa vie, sa présence en ce lieu. Rien ne devait se savoir à moins que Julien en décide autrement, il décidait de tout pour lui. Il n'était que son serviteur après tout, il était celui qui avait dompté le monstre pour le soumettre à ses ordres. Il lui fit comprendre qu'il ne pourrait pas répondre à toutes ses questions, du moins il tenta de se faire comprendre et une fois de plus il fut invité à s'en aller. Alors qu'elle reculait, il reposait lentement ce pied sur le sol dans un silence presque malsain, comme s'il ne pesait rien, comme si même le carrelage de ce couloir pouvait ignorer son existence.

Elle tentait alors de l'interroger et il en fit de même. Probablement était-ce là une grande marque d'insolence à son égard. A vrai dire, il n'en avait pas conscience comme bien des choses de ce monde. Elle s'était approché de lui, un peu trop d'ailleurs et cette proximité avec elle lui en était presque étouffante à cet instant. Une gêne qu'il ne saurait expliquer, il n'avait pas vraiment l'habitude qu'on l'approche de si près si ce n'était pour se cogner dessus. Mais le blondinet ne bougeait pas, écoutant les explications de la princesse sans la quitter des yeux. Quand elle marqua une pause, qu'il n'y avait plus ces mots pour le concentrer à autre chose qu'à cette intrusion qu'elle faisait dans sa sphère privée ; son regard océan décrochait et le menton semblait plus lourd au point de faire basculer la tête en avant, baissant les yeux. Ce n'était pas une marque de respect, c'était plutôt une façon d'essayer de fuir cette distance trop infime à ses yeux ; mais de toute évidence elle ne voulait pas qu'il lui échappe et lentement il se laissait faire dans ce geste bien que lentement on pouvait entendre ses doigts fins se crisper sous l'effet du contact de leurs peaux avant que trois mots viennent le frapper comme une bombe. Trois mots de rien du tout, mais trois mots qui le faisaient sortir de son ombre une brève seconde où son regard semblait vitreux comme un moment d'absence avant de revenir à l'enfer de son monde bien qu'au fond de lui cette onde de choc poursuivait son bout de chemin même si elle finirait par s'éteindre car il en faudrait bien plus pour le réanimer.

Sa main sur son visage, il ne savait pas s'il saurait garder sa gueule d'ange bien longtemps avant de lui arracher le bras ; il devait prendre sur lui car pour sur ce serait le genre d'élément qui pourrait déplaire à son maitre. Il sentait qu'elle avait perçue que le contact physique le rebutait et il savait que dans ce monde ce n'était que du donnant-donnant. Aussi, elle avait répondu à sa question et probablement était-ce son tour à présent bien qu'il se serait volontiers passé de discuter avec elle, mais elle venait de capter son intérêt, son intention. Il voulait qu'elle lui réponde comme elle voulait qu'il en fasse de même. Il n'avait jamais rien pensé à propos des princesses, se contentant de faire ce que Julien lui demander. « Le temps est chose... Dure... Une mois ? J'apprendre petite anglaise avec Maitre, pour obéir. Je devoir apprendre encore pleine de mots, je pas être idiote. » Un mois n'était pas tout à fait la réponse qu'il avait voulu donner, ceci dit avait-elle remarqué son existence avant ce délai ? Il avait voulu dire un an, bien que cela faisait bien plus de temps qu'il était en Ecosse. Pourquoi ce mensonge ? Parce qu'il doutait que Julien veuille que sa dulcinée sache qu'il ait enfermé quelqu'un pendant deux ans pour le rendre plus docile qu'un chiot. Dans le fond ce n'était pas tant mentir puisqu'il n'était autorisé à « vivre librement » que depuis cette « libération »...

Tout en répondant il avait sorti sa main gauche de sa poche pour enlacer de ses doigts squelettiques le poignet de la princesse sans exercer la moindre pression bien que ses doigts de gringalets menaçaient de se transformer en étaux puissant où il révélerait sa véritable nature. Il avait crée un contact avec elle, mais le sien sonnait plus comme une menace et à l'instant où elle libérerait son visage ses doigts se délieront en rythme. Alors que son regard azuré se durcissait quelque peu malgré ses efforts à bien se tenir, il lui soufflait « Dis moi quoi ce que tu a voir... » Il n'y avait pas de haine dans son regard, mais c'était son corps entier qui la repoussait, qui repoussait le contact physique, qui se refusait à cette chose sur sa propre peau, à ce que l'on touche à ce corps après ce qu'il avait vécu, que l'on touche à ce qu'il restait de son être après tout ce qu'on lui avait volé...

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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Dim 29 Déc - 11:49


    J’avais l’impression que sa vie n’était rien, il avançait seul, sans se préoccuper des autres. Les membres de la famille royale ? Je pense qu’il était bien loin de tout ça, de tout ce qui l’entourait. Son sens de la vue était bien présent mais il ne voyait pas comme moi je pouvais voir. Il avait un voile par-dessus ses yeux. Peut-être se mettait-il ses propres barrières, je me demandais d’aileurs comme Julien avait fait pour rendre docile ce petit vampire qui avait l’air d’avoir une dose de rébellion, de fureur en lui. Etait-ce moi qui provoquais cela ? Si je n’avais guère le statut de Princesse j’étais certaine qu’il aurait pu m’éjecter comme il se doit. Après tout, j’étais bien jeune et n’avait pas l’ancienneté nécessaire pour plier à ma volonté qui que ce soit. Heureusement que j’étais digne de mes statuts, et que ma mère ne permettrait à qui que ce soit de me toucher : sinon je pensais bien que je serais déjà morte et enterré, ou bien toujours dans les crocs de cet homme qui se jouait de moi inlassablement, se satisfaisant de mon corps alors que je n’étais pas toujours consentante. Il me laissait un brin de liberté pour seulement me faire croire en une illusion avant de me reprendre, me cassant littéralement. Et voilà ce que j’étais devenue, grâce au Roi et à la Reine. Ils m’avaient ouvert une autre destinée et je l’avais prise sans hésiter. Qui avait-il de pire que ce que j’avais endurée ? Au final, cela m’avait permis de découvrir tout un tas de choses, de retrouver mon ancien mari quand j’étais encore une humaine, des fragments de ma vie alors que mon amnésie est toujours permanente. Je suis née il y a neuf ans, c’était un atout autant qu’un désavantage…

    J’avais essayé de lui faire peur, ou du moins de le mettre en garde. En même temps j’essayais d’en savoir plus, de savoir ce qu’il cachait de sa vie, ce qu’il cachait dans ce petit être frêle et qui me paraissait bien maigre et bien faible. Ce qui n’était pas le cas alors que je m’étais rapprochée de lui et que je lui pris le menton pour l’obliger à me regarder et à croiser mon regard. Je le sentais bien moins décontracté, ou du moins beaucoup plus crispé. La proximité le dérangeait-il ? Certainement, mais je ne reculais pas pour autant, faisant grandir encore plus le désir d’en savoir plus à son sujet. Il se laissa finalement faire alors que je remontais petit à petit son visage vers le mien. Il n’y avait pas à dire, il avait des yeux magnifiques, c’était peut-être la seule chose qui m’attirait chez lui, en plus de la curiosité à son égard. Il devait vraiment se demander pourquoi je ne le laissais pas partir, il devait se dire aussi qu’il devait être mon jouet de la soirée. C’était peut-être un peu vrai, mais dans un autre sens, je souhaitais tester toutes personnes dans l’entourage de Julien. Bientôt nous serions mariés, alors si je ressentais la moindre animosité envers ma personne, je pensais sérieusement à revoir mon jugement et l’accord passé. Je ne pourrais pas être aux côtés de quelqu’un si les petits servants autour ne m’accordaient pas un minimum de respect. Je ne parlais pas encore de confiance, j’étais assez intelligente pour comprendre que la confiance mettait du temps à s’installer.

    J’essayais de nouveau de comprendre ses paroles. Je compris finalement qu’il était là depuis peu, mais j’avais du mal à croire en ses paroles. Le temps m’avait permis d’aller chercher des informations véritables, par moi-même en somme pour éviter que je ne me fie à quelque chose de faux. Mon statut de chef des chevaliers de la Reine me poussait aussi à aller dans ce sens. Il fallait que je prouve tout et que je cherche différentes informations pour pouvoir avancer sûrement. Je lui fis un fin sourire.

    « Je ne te pense pas idiot, loin de là. Si tu apprends avec Julien, fort bien. » je fis une courte pause. « Un mois ce n’est guère beaucoup pour apprendre notre langue, j’espère que ton apprentissage sera plus qu’efficace ; même si j’aime ce petit accent… »

    Je n’avais pas lâché son menton, même si je ressentais que ce toucher le rebutait très fortement. D’ailleurs, je sentis sa main sur mon poignet, preuve que la proximité lui était plus qu’insupportable. Sa prise n’avait pas de force, mais je sentais bien qu’il n’avait qu’une envie, me briser le bras s’il pouvait le faire. D’un côté, j’étais heureuse de savoir qu’il avait un peu de respect pour ma personne, sinon il aurait déjà agi. A moins que ce ne soit la peur des conséquences…
    Je lâchais doucement son menton, sourire toujours aux lèvres alors que je m’écartais un peu de lui et qu’il lâchait de ce fait mon poignet.

    « Tu dois être très ancien… que t’est-il arrivé pour être à ce point effacé et totalement crispé à la moindre proximité, au moindre touché… ? » Une nouvelle pause. « Je ne suis pas idiote non plus, je ressens un certains nombres de choses. » Je fixe de nouveau son regard, me demandant s’il va me fournir une réponse honnête. J’avais l’impression que son corps était meurtri, j’avais beaucoup d’hypothèse dans ma tête, et j’espérais que Yaâqov allait me fournir la bonne.
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Jeu 2 Jan - 21:48

Il ne savait pas vraiment si elle le croyait mais personne ne pourrait contredire le fait que le blondinet soit sur les terres britanniques depuis moins d’un an si ce n’était Julien car il était bien le seul à savoir ce qu’il avait fait subir à Kaufman et personne ne connaissait son existence jusqu’au jour où il avait pu sortir de cette pénombre quand son bourreau eut décidé qu’il en était apte. Bien sur il ne se rendait pas compte qu’il avait usé là d’un mauvais mot ce qui faisait que le mensonge pouvait être flairé sans difficulté, en un mois il aurait très bonne maitrise de la langue, mais à son échelle apprendre l’anglais n’était pas une tache facile tout en sachant qu’il savait déjà parler cinq langues différentes. Elle lui disait ne pas croire qu’il était idiot, il l’écoutait malgré tout bien que les pores de la peau du blondinet semblaient n’aspirer qu’à la repousser. Il la fixait toujours droit dans les yeux, signe qu’il n’avait pas peur, cela lui était juste horriblement désagréable qu’on le touche parce qu’il savait ce qu’était devenu ce corps... Trop mince... Il fallait dire qu’il ne savait pas se mettre à son avantage, masquant son galbe et sa cambrure dans des vêtements excessivement trop grand, tassant sa silhouette longue d’un mètre quatre vingt, du moins c’était cette mesure qu’il faisait avant les camps peut-être le dur labeur et la famine l’avait tassé de quelques centimètres. Il n’avait pas vraiment fier allure, il fallait dire qu’il s’en fichait. Cela l’arrangeait dans le fond d’être assez mal habillé pour éloigner les gens de lui. Il avait cessé de se regarder dans un miroir depuis bien longtemps, trouvant son reflet parfaitement dégueulasse, tout à fait sans intérêt...

« Anglaise difficile, mais je apprendre pour maitre très contente. » Répondait-il simplement, ne rebondissant pas sur le fait que son accent puisse plaire à Madame. Yaâqov songeait qu’elle ferait bien mieux de s’occuper de personne qui puisse s’avérer intéressante pour elle, plutôt que de discuter avec un « simple garde » bien qu’il était plus dans le secret. Doucement elle le libérait de sa peau effroyablement douce et il avait délassé ses doigts pour laisser sa main retomber le long de sa hanche. C’est alors qu’elle lui posait une question des plus pertinentes. En effet, elle était très loin d’être une femme idiote. Doucement il reculait d’un pas pour s’éloigner d’elle et évidement son dos touchait le mur et il préférait de loin le contact des pierres que de la chair ; fixant la jeune princesse silencieusement. Elle n’avait pas vraiment répondu à sa question, pourquoi devrait-il répondre à la sienne à présent ? A savoir qu’il n’avait strictement aucun intérêt à la renseigner bien que cela pourrait éviter de déranger Julien. Il ne souhaitait pas déranger son maitre, il savait comme celui-ci ne l’appréciait pas. Ce n’était pas par crainte, c’était par mécanisme qu’il décidait de lui répondre.

Il lui aurait bien répondu que cela n’était sans le moindre intérêt mais il savait bien que cette réponse ne ferait que raviver sa curiosité sur le sujet. Il aurait pu prendre le temps de se demander ce que Julien aurait souhaité qu’il réponde à sa princesse, mais déjà il ouvrait les lèvres pour réagir en trois mots qui sortant de sa bouche avaient autant d’émotion que s’il avait dit qu’il avait mangé des pates le midi « Je faire la guerre. » Il ne l’avait pas quitté des yeux, il ne comptait pas lui montrer à quel point il en fut victime en lui montrant ce tatouage honteux qui marquait sa chair de l’avant bras d’un nombre honteux comme s’il n’était qu’une bête. Il n’avait pas une tête de juif, il ressemblait plus à l’une de ses personnes dites issues de la jeunesse Hitlérienne avec des yeux bleus magnifiques et une chevelure d’un blond éclatant. C’était ce physique qui lui avait permis de survivre, bien qu’il ait voulu crever dans de lit « d’hôpital » après avoir contracté la tuberculose tant bien l’hygiène n’était pas la priorité de survie. Tant d’éléments de misère, mais qu’en connaissait-elle ? Probablement devait-elle pleurer la mort du proche et estimer qu’il s’agit là de la pire des horreurs, peut-être avait-elle connu chose immonde dans son enfance avant de devenir vampire, elle avait l’allure de ces filles qui travaillent pour des bordels. Mais c’était encore un doux paradis à coté de la guerre. Il avait fait la guerre, il était prisonnier à tout jamais, perdant son humanité avant même sa transformation, étant mort avant la mort.

Le blondinet détournait le regard quelques brèves secondes pour repérer les gardes tendus comme des strings depuis l’instant où il avait commis l’affront d’attraper la jeune vampire par le poignet, comme s’ils se tenaient près à lui faire regretter amèrement un geste déplacé. Il regardait de nouveau Jana avant de lui dire « Je pas pouvoir répondre tienne question. » Du moins pas plus, il lui avait déjà donné d’information sur sa vie bien plus qu’on ne pouvait l’attendre de sa propre bouche bien qu’il ne lui avait encore donné son nom. Le blondinet avait déjà beaucoup aiguillé la princesse ; mais si les informations qu’il lui donnait ne suffisaient pas à satisfaire sa curiosité à son égard (chose de déjà il ne comprenait pas) ; il semblerait que seul Julien pourrait en effet répondre à ses questions... Mais si elle était si intelligente pourquoi ne devinait-elle pas l’impensable au fond de ses yeux éteints ? Il n’était pas vampire bavard qui s’étalait de sa grande expérience, qui aimait faire savoir à quel point il avait souffert de sa vie. Il gardait tout pour lui, après tout c’était la seule chose qu’il possédait et pourquoi devrait-il le partager ? Personne ne s’en intéressait ; son histoire, ce qu’il fut, ce qu’il était devenu... Qui est-ce que ça importe si ce n’était elle parce qu’elle l’avait vu tout comme Julien l’avait vu quelques années plus tôt. Seul le sang pouvait animer chez lui quelques sentiments, mais ce breuvage qu’on lui servait pour lui permettre de survivre le privait de cette seule saveur qu’il avait pu connaitre dans la mort...
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Sam 4 Jan - 19:32

    IL ne parlait pas beaucoup, c’était certain, mais cela ne faisait qu’accroitre le mystère qui l’entourait. Et même s’il n’y avait rien au bout, je voulais tout savoir de lui. Pourquoi, Parce qu’il avait l’air désintéressé de tout et j’imaginais que personne ne s’attachait à lui ni même le considérait dans la rue ou dans un tout autre endroit. Comment vivait-il tous les jours ? Moi je ne pouvais guère rester longtemps dans l’ignorance et dans l’ombre trop longtemps, même si parfois c’était fort agréable de pouvoir se déplacer aussi furtivement et n’avoir personne sur son passage. Je n’étais en rien adepte des vampires qui m’idolâtraient, si du moins il y en avait. Je trouvais qu’ils puaient l’hypocrisie et je ne donnais pas mon attention et mon corps à tout bon venu. Il devait d’ailleurs se demander ce que je faisais encore devant lui, à lui parler. Il devait aussi sûrement se demander si je ne voulais pas de son corps également, alors que ça n’avait absolument rien à voir. J’avais des pulsions en effet, j’aimais la chair des hommes, leur odeur et encore plus leur sang ; mais Yaâqov était une personne qui m’intéressait et qui m’avait attiré dans ce couloir je ne saurais dire comment. Il ne me percevait pas comme d’autre pouvait me percevoir, et même si cela m’agaçait, j’aimais aussi. Sentiment très étrange, mais je me doutais qu’il devait être très âgé. Pour être à ce point passif, combien d’années étaient derrière lui et combien d’épreuves surtout ? Je ne saurais le dire… il utilisait un peu le prétexte de la langue pour se défiler, j’en mettrais ma main à couper.

    Je ressentais mes gardes depuis un moment agité, bien qu’ils s’étaient rapprochés, ils restaient tous deux au bout du couloir, les yeux rivés sur le vampire et moi-même. Ils savaient pertinemment comment agir et à quel moment surtout. Ils savaient aussi qu’un seul faux pas leur coûterait la vie. Oui j’étais sanguinaire, mais comment ne pas l’être avec des gardes qui sont supposés vous protéger ? Je le devais, un point c’est tout. Et ils comprenaient très bien qu’il ne fallait pas intervenir. Yaâqov n’était pas idiot au point de lever la main sur moi, du moins je l’espérais. Je n’avais pas peur de lui, combien même il pouvait me maîtriser d’une seule traite, peut-être même mes deux gardes également. Finalement, j’étais consciente de ma faiblesse par rapport à tout être vampirique et certainement à d’autres humains, ceux ressemblant d’expérience à Torben. Je l’écartais bien vite de mes pensées pour ne pas être parasité.

    « Pourtant on dit que l’anglais est plutôt facile. Les Français le disent tout du moins, mais tu es loin d’être un Français… C’est bien dommage que je ne parle pas une autre langue pour que tu puisses mieux comprendre. Et par la même occasion que je te comprenne mieux. »

    Il le savait déjà que son anglais était très médiocre, il savait aussi que ses paroles pouvaient être comprise différemment, et c’était peut-être le cas depuis tout à l’heure. J’imaginais qu’il puisse en jouer, même avec moi. Je n’avais pas tant d’importance dans ses yeux, le titre de Princesse ne lui faisait rien, et mon statut de chef n’avait pas l’air de lui faire grand effet non plus. Si je lui dictais un ordre, le ferait-il ? J’étais curieuse de le voir à l’œuvre en vérité. Mais pour le moment, ce n’était pas cela que je cherchais. Ma question trouva une réponse et mes hypothèses tombèrent tous à l’eau… sauf une. La guerre. C’était quelque chose que je n’avais pas connu, hormis les Années Sanglantes. Parlait-il de cette guerre, ou de biens d’autres avant ? Je laissais en suspend ses mots, bien assez pour qu’il me refuse tout autre réponse. Je me décalais un peu de lui pour le laisser respirer, si l’on peut dire car nous étions morts tous deux, mais je l’avais vu essayer de se décaler mais le mur l’en empêchait. Diable, repoussait-il autant le corps des autres comme cela ?

    « Tu n’aimes pas en parler n’est-ce pas ? Ou peut-être considères-tu que je ne peux pas comprendre à cause de mon jeune âge, que je n’ai jamais rien vécu de tel ? J’ai vécue seulement les Années Sanglantes en effet, mais je peux comprendre combien la guerre peut affecter un homme, d’autant plus lorsqu’il est encore pourvu d’humanité. Etait-ce ton cas ? Ou vas-tu me dire que tu ne peux répondre à mes questions une nouvelle fois ? »

    Je ne le défiais pas, j’essayais de comprendre tout simplement. S’il me rejetait une nouvelle fois, je pensais bien le laisser dans ce couloir. Pour la suite des choses, je ne réfléchissais absolument pas. J’avais l’impression qu’il était éteint depuis longtemps déjà, et ce n’était pas parce qu’il était un vampire qu’il ne pouvait rien ressentir.


    « Qu’est-ce qui peut réveiller des émotions en toi ? Peut-être… » Je me mordis moi-même l’intérieur du poignet, là où les vaisseaux étaient le plus concentré et le sang coula bien vite. « … le sang ? » Mon regard plongea de nouveau dans ses yeux bleus alors que ma main était levée devant lui. Je ne l’invitais pas à boire mon sang, contrairement à ce qu’on pouvait penser, je voulais guetter sa réaction, alors que mon propre sang colorait désormais mes lèvres. Dans le même temps, j’avais fait signe à mes gardes pour qu’ils restent à leur position, je ne voulais pas qu’ils martyrise tout de suite ce peut-être précieux vampire devant moi.
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Lun 6 Jan - 13:26

Elle lui disait que l'anglais était assez simple à apprendre, il devait avouer que la prononciation était son premier obstacle car ses lèvres n'avaient jamais formé certaines syllabes ; c'était bien pour cela qu'il comprenait bien mieux l'anglais qu'il ne le parlait, bien que certains mots demeuraient un mystère absolu. Mais qu'importe, il n'avait personne avait qui discuter en temps « normal ». La fixant toujours de ses yeux bleus pas vraiment certains de ce qu'elle était en train de lui dire ; souhaitait-elle parler Français ? C'était probablement la langue qu'il parlait le moins bien et cela loin devant l'anglais qui était d'une simplicité sans nom à coté du Français duquel il baragouinait quelques mots avec une maladresse charmante. C'est alors qu'elle lui disait ne pas savoir parler d'autre langue, pourquoi avait-elle voulu parler en Français dans ce cas ? Le blondinet n'avait pas vraiment compris où elle voulait en venir et c'était justement de cette difficulté de compréhension dont elle parlait. Parfois c'était un avantage de ne pas parler la langue du pays, au moins on lui fichait la paix ; en règle générale. Elle avait envie de faire différemment des autres, il ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'elle lui voulait. Il ne saurait rien lui apporter, il avait déjà un maitre et ne saurait en avoir deux. Julien avait vu clair dans son potentiel, avait-elle ce même « don » ? Qu'est-ce que ça pourrait changer ? Elle ne pourrait rien avoir de lui, il n'était pas ce que l'on pourrait qualifier de docile et probablement pourrait-il se débarrasser sans problème de ses gardes du corps, car s'ils étaient aussi compétents que cela, pourquoi Julien aurait-il demandé qu'il protège Jana et sa soeur ?

Elle voulait savoir pourquoi il était ainsi, un seul mot pouvait suffire à expliquer comment il en était arrivé là « guerre ». Qu'importe laquelle n'est-ce pas ? Il en avait vécu deux, mais c'était bien la seconde guerre mondiale qui l'avait anéanti. Blessé de la première guerre qui lui avait arraché son père, il se souvenait encore des cris de douleurs de sa mère d'un désespoir si profond quand un soldat était venu lui présenter ses condoléances. Il n'était qu'un enfant et déjà la guerre l'avait blessé, mais cela ne fut rien car la guerre lui avait tout volé, même sa dignité. Les gens ont toujours cette fascination pour la guerre, mais finalement qui était encore là pour en parler ? Il était là, mais en parler était remuer une fois de plus ses démons, raviver la flamme de sa colère... Il ne lui restait rien d'autre que sa colère et sa faim. Sa soif.

A cette annonce elle avait reculé d'un pas, il ne savait pas vraiment si c'était pour lui rendre son espace ou si c'était autre chose, comment pourrait-il le savoir ? C'était humain et il n'y comprenait plus rien depuis de nombreuses années. Il lui avait dit qu'il ne pourrait lui donner plus d'informations mais elle insistait une fois de plus et Kaufman savait qu'il devait tenter la réponse la plus succincte qu'il puisse donner. Elle lui avait posé de nombreuses questions et il pensait que par ce fait qu'il pouvait n'en choisir qu'une seule après tout. « Ce être histoire triste, mais parler passé pas de changer. Je plus attendre quelque chose ; je plus croire. » Non il ne croyait plus à la paix, il ne croyait pas qu'un jour on lui rendrait son âme. C'était cette chrétienne qui avait eu raison de dire qu'il ne devrait être que mort. Mais ce n'était pas comme si cette vie le faisait souffrir, il s'en était habitué. Il ne voulait plus croire, il ne savait même plus ce que c'était. Yaâqov ne pouvait pas même prétendre que la liberté lui manquait parce qu'on ne manque pas de ce qu'on ne connait pas et puisqu'il avait oublié cette émotion c'était un peu comme s'il ne le connaissait pas finalement. Seule la soif persistait, seule cette soif l'étouffait à petit feu... Privé de celui-ci, la mort ne lui laissait aucun délice, non rien... Il parait que c'était dangereux, qu'il n'en aurait jamais assez. Cela lui manquait bien que Julien avait su le dissuader d'y gouter à nouveau, combien de temps tiendrait-il ? Un jour la tentation serait trop forte, et lui, pauvre pêcheur ne saura faire autre que d'y céder.

C'est alors qu'elle lui posait une question qui sonnait tellement creux. Quelles émotions voulait-elle voir sur son visage ? Voulait-il qu'il soit triste de ce qu'il avait vécu ? Qu'il soit heureux, réjoui d'être encore en vie après tous ces obstacles ? Quelle émotion voulait-elle qu'il lui offre ? Quand il regardait derrière lui, Yaâqov ne pouvait voir que les débris des rêves brisés, éternel mélancolique... Désabusé, noir, maussade, lugubre, éteint tout simplement... Une hypothèse en suspens, un mot accroché sur ses lèvres roses qui venaient s'appliquer sur son bras pour percer sa chair et laisser s'échapper ce liquide dont la seule vision éveillait ses sens le poussant même à se redresse allongeant de quelques centimètres sa silhouette fine alors que ces yeux fixaient les lèvres de la princesses qui prononçait ce seul mot qui puisse le captiver. Cette odeur, ce rouge qui sang au contact de l'air devenait si vif par l'hémoglobine saturée en oxygène ; elle venait chercher son regard mais celui-ci se mit à fixer ce bras qui venait vers lui et doucement ses yeux se firent gourmand bien qu'il se pinçait les lèvres sachant pertinemment que ce met délicieux lui serait interdit une fois de plus... « Pourquoi jouer ? » Ce n'était pas vraiment une question en soit, d'un coup de main assez brut il avait repoussé non pas sans violence (qui ne semblait que demander à sortir de ce corps) celle de Jana pour appuyer ses propos en signe qu'il ne voulait pas jouer ; pas à ça... Un rejet insultant, mais il devait lutter contre cette pulsion... Il était à deux doigts de sortir les crocs pour s'abreuver de son sang royal. Quel odieux affront et probablement que si elle n'avait pas laissé entendre à ses gardes de ne pas intervenir probablement serait-il déjà en plein combat. Fixant la princesse de ses prunelles azurées qui doucement prenaient une teinte bien plus menaçante caractéristique de son espèce avant d'enfin détourner son visage pour le laisser reprendre un aspect plus humain et brutalement bien moins vivant.

Bien dressé, il ne désobéissait pas à Julien et pourtant ce ne fut pas l'envie qui lui avait manqué une fois de plus. Quand il pensait à toutes ces personnes qu'il avait liquidé pour celui sans avoir le droit de gouter leur sang sous peine d'être affreusement puni. Se souvenant encore de la guerre froide et des années sanglantes où il aurait bu du sang à en vomir, agrandissant sa soif un peu plus à chaque victime... Souffrance silencieuse ; privé une fois de plus, même de la dernière chose qu'il désirait encore. « Tu avoir assez réponses. » Finissait-il par lâcher d'un ton toujours aussi froid. Depuis quand le sujet décide t-il quand son chef en avait suffisamment ? Insultant une fois de plus, il savait que si Julien n'était pas son maitre il paierait cher son absence de soumission à l'autorité. Etait-il toujours aussi libre de partir ? Il ne le savait pas, mais son regard ne quittait plus le sol ; que pourrait-elle désirer de plus de sa personne à présent ? Oui, il était sanguinaire, probablement bien pire qu'elle ; un monstre en soit... Monstre gardé soigneusement par Julien. Il aurait pu partir, mais il restait figé à fixer le sol, incapable de partir tant ce liquide l'attirait entier...
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Ven 10 Jan - 21:52

    Je ne le laissais pas, il était entre mes griffes, entre mes crocs même car j’aurai bien pu le prendre et le posséder entièrement. Que son corps soit mien et que son sang soit mon repas pour la soirée… c’était appétissant tout ça, mais je voulais juste que ma curiosité soit apaiser, assouvie. Car oui, je n’avais de cesse de le questionner et lui n’avait de cesse de détourner mes questions. Pour ça au moins il était expert. J’avais trouvé sa qualité, qui était plus pour moi un défaut qu’autre chose. Je restais pour le moment impassible, calme et sereine car il ne me faisait absolument rien. Quand bien même il avait osé porter sa main sur mon poignet pour me dicter d’arrêter. Pour le moment, seule son attitude me faisait croire qu’il ne m’appréciait ni même me respectait à dire vrai. Sans aucun doute, je parlerais de son cas à Julien, pas pour qu’il soit puni, ou si peut-être un peu, mais seulement pour qu’il puisse m’en dire davantage. Car il n’était pas coopératif depuis le départ et même si ça m’agaçait un peu au fond, je restais tout de même assez calme. La curiosité me guidait, depuis que je l’avais vu dans le couloir, tel un fantôme qui ne souhaitait que continuer sa route. J’avais peut-être franchi sa ligne, franchi apparemment ses limites sur la distance qu’il instaurait aux gens. Sauf que je n’étais pas n’importe quelle personne. Il fallait qu’il s’en soucie, sinon je lui montrerais comment il pouvait s’en soucier.

    J’essayais de faire la conversation. L’essai était un véritable échec, comme tous les autres d’ailleurs avant celui-là. J’avais déjà croisé quelques vampires qui avaient été en France et avaient de ce fait appris un peu la langue d’origine. La langue française était un calvaire. Alors j’imaginais que pour lui l’Anglais serait plus facile, tout simplement. Ce n’était pas une langue qui était difficile, j’espérais en tout cas qu’il ait évolué si nous venions à nous rencontrer de nouveau. Ce dont j’étais certaine. Ben oui, si je me mariais avec Julien, j’allais voir plus souvent ses loyaux serviteurs et serait peut-être au courant de tout. Y compris ce petit homme en face de moi, ce vampire qui avait l’air complètement atrophié par des événements terrifiants.

    « Qui n’a pas d’histoire triste dans son placard ? Et il n’y a pas besoin de croire en quoi que ce soit… tu as déjà perdu la vie… et elle t’en a offert une autre que tu gâches complètement. »

    Un petit rappel, car oui, il était vampire désormais, considéré comme mort en vérité. Je ne voyais pas comment il pouvait ne pas réussir à vivre avec cette seconde chance qu’on lui offrait. Peut-être avait-il vu trop de choses, vécu trop de période difficile… mais qui n’avait pas vécu non plus de pareille situation ? Je me souvenais encore de ce que mon créateur m’avait fait subir et mon amnésie ne m’en disait pas plus. C’était peut-être pas plus mal tout compte fait, je ne voulais en rien ressembler à lui. Passif et maigrichon. Il ne profitait pas de sa vie vampirique et ne comprenais décidemment pas pourquoi il se comportait comme cela. Soit il était très jeune, ce que je ne pensais pas, soit il était bien vieux. Julien n’avait pas d’enfants, il n’avait transformé personne pour le moment. Je me demandais comment il avait bien pu faire pour tomber sur ce vampire finalement. Etait-ce par curiosité comme moi ?
    J’essayais de le faire réagir, je m’amusais à chercher des mots, des gestes, alors que finalement j’étais peut-être totalement à côté de la plaque. Peut-être n’y avait-il que le sang pour révéler en lui sa vraie nature, la même qui me parcourrait. J’étais joueuse ce soir alors que je me mordis moi-même le poignet pour faire couler mon propre sang. Je voulais capter son attention, voir en lui quelque chose que j’attendais. Et finalement, j’avais raison. Le sang qui coulait le long de mon avant-bras ne le laissait pas de marbre. Je voyais la flamme au travers de son regard, au travers de ses yeux d’un bleu toujours aussi magnifique. Je percevais ses narines qui sentaient tout comme moi cette odeur si familière et si délicieuse. J’avais arrêté d’un geste bref mes deux soldats, pour le moment il n’y avait aucun danger. Je le testais, de toute évidence. Il n’avait qu’une envie, c’était de me prendre le bras et de boire ce sang si chaud et savoureux… J’étais assez fière de moi finalement, assez contente et un peu sadique aussi car je ne lui aurais pas permis qu’il puisse boire mon sang. Mais j’entendis ses mots en même temps que son geste brusque qui me repoussait le bras très fermement. Trop même pour que je n’y prête pas attention et que je laisse passer. Je voyais son regard changer, je voyais ce brin de combativité en lui. Jouer avait-il dit ? Un fin sourire étira mes lèvres…

    La colère monta presque aussi vite, encore plus en entendant ses dernières paroles qui me conviaient littéralement. Qui était-il pour pouvoir me dire d’arrêter ? Personne ne le pouvait, et il lui faudrait une petite leçon. De ma main droite où coulait toujours mon sang, je pris son cou fermement avant de le plaquer contre le mur le plus violemment possible. Je m’approchais de lui, pensant très certainement que ça ne lui plairait guère mais je n’en avais rien à faire. De mon autre main je lui pris le visage et le tint fermement avant d’approcher mon visage du sien et de fixer son regard. On pouvait percevoir à travers mon regard la cruauté qui s’en dégageait. Il avait réveillé cette partie de moi pour son plus grand malheur…

    « C’est bien dommage… tu n’aurais jamais dû faire ça… » ajoutai-je sur un tout autre ton. Ce n’était plus le ton calme et un brin amical. Non. Ce n’était plus qu’un vampire indigne, qui avait osé lever la main sur moi, aussi infime soit son geste. Je le lâchais pour lui donner un violent coup de main sur le visage alors que j’avais pris assez d’élan pour le faire tomber. Je me penchais vers lui, le pris par le col pour l’attirer à moi. « Jouer ? Tu sais que beaucoup sont morts à ce petit jeu ? » C’était vrai, pour moins que ça j’avais tué de mes propres mains…
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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Dim 26 Jan - 18:09

Il l'avait repoussé avec une telle grossièreté qui n'était à ses yeux qu'anodin, qu'était-ce qu'une légère tape pour repousser son bras après tout ? Il n'avait pas conscience de bien des choses de ce monde et c'était bien ce qui le rendait si faible ; cette façon qu'il avait de rester figé dans cette époque de guerre, parfait rustre alors qu'il avait été jadis un humain bien délicat avec des principes et des valeurs. Qu'était-ce devenu à ce jour ? Elle disait qu'il gâchait sa mort ; pourquoi disait elle une chose pareille ? Il ne comprenait pas ce qu'elle voulait lui dire, il ne comprenait pas ce qu'il y avait à vivre maintenant qu'il était mort, puisqu'il était esclave, puisqu'il n'était rien. Yaâqov n'était pas capable de comprendre ce qu'elle venait de lui dire, elle se trompait. Il n'y avait pas de nouvelle vie, il n'y avait pas de semblable... Il n'y avait strictement rien qui puisse le joindre à ce monde. Elle se trompait et il ne voulait plus jouer. Il ne voulait pas qu'elle lui agite davantage son sang sous le nez ; la vue de ce nectar réanimait la bête en lui ; cette chose démente qui avait conservé un semblant de vie dans son être ; flamme étouffée par Julien. Il l'avait rejeté et la princesse ne l'avait guère apprécié. Alors qu'il avait voulu lui faire comprendre qu'il était temps qu'elle s'en aille et lui laisse un peu d'air ; il sentait sa main l'attraper brutalement à la gorge et il se laissait faire docilement pour l'heure. Elle n'aimait pas qu'on lui disse quand le jeu devait cesser ; c'était bien dommage pour elle car le jeu pouvait s'avérer particulièrement dangereux ; il l'observait de ses yeux azurés alors qu'elle le plaquait contre le mur, passif bien qu'au fond de ses yeux ne s'était pas encore éteint cette lueur qu'elle avait animé en lui présentant son bras ensanglanté.

Elle était atrocement proche de lui et son corps doucement se crispait de dégout par cette approche invasive. Elle prenait son visage entre ses doigts fermement comme pour l'empêcher de mordre tout en l'approchant. Il fallait avouer qu'à cet instant il lui aurait bien bouffé le visage pour la défigurer et lui faire passer l'envie de le regarder d'aussi près. Elle était en colère, mais elle ne lui faisait pas peur. Elle lui disait qu'il avait eu tord de faire cela, il se contentait de la regarder tout en se concentrant pour ne pas user de ses mains contre elle bien que doucement ses doigts se repliaient à son tour pour former des poings menaçants. Il ne répondait pas, aussi lorsqu'elle le gifla, il se laissait faire une fois de plus, n'apportant aucune résistance à son geste. Tombant au sol dans un bruit étrange d'un sac d'os qui percutait le sol ; il se souvenait encore de l'odeur de la terre battue... Elle le soulevait quelque peu pour être de nouveau attiré vers elle ; la fixant toujours alors qu'elle le menaçait de mort ; il y avait tellement pire que la mort...

Doucement ses doigts venaient de nouveau enlacer le poignet de la jeune vampire qu’il ne lâchait pas des yeux ; cette proximité l’étouffait et son regard vitreux le laissait se projeter dans les méandres de son esprit, se souvenant encore de ses chambres où l’air manquait, quand le matin se levait et que la personne qui partageait votre lit avait commencé à se décomposer… Souvenir si brutal que son corps en fut secoué au point de venir plaquer sa main libre contre le sternum de la fiancée du général pour exercer une pression pour la repousser ; il retombait au sol, sa tête claquant contre le carrelage… Personne n’avait le droit de réanimer de tels souvenirs ; personne n’avait le droit de l’approcher de la sorte… Se relevant avec célérité ; il faisait face à la princesse sans rien dire ; son regard se perdant vers la fin du couloir, il était assez rapide pour prendre la fuite et c’était vraisemblablement le mieux qu’il ait à faire ; il devait l’handicaper suffisamment pour pouvoir partir à présent parce qu’il ne tiendrait pas longtemps avant de décider de la réduire en bouillie et s’il faisait cela ; probablement l’enfer des camps recommencerait. Le vampire chétif reportait son regard vers Jana pour enfin lui dire tant bien qu’il pouvait encore essayer de jouer les petits robots obéissant « Je pas vouloir battre tienne… » Mais son corps lui semblait ne vouloir que se confronter à elle parce qu’elle avait eu l’audace de l’approcher d’aussi près ; une colère naissance ; le début d’une émotion… Une envie de vomir ; légère céphalée ; pourquoi se sentait-il si fébrile ?

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MessageSujet: Re: I danced with a million devils ad died from a life of sins ▬ [Livre II - Terminé]   Jeu 30 Jan - 18:11

    Hj:
     

    Je m’étais sali, de mon propre sang qui plus est. Juste pour pouvoir à travers les yeux de cet individu si effacé s’il y avait une quelconque émotion, qu’elles soient positives ou négatives d’ailleurs. C’était un être torturé, qui, à mon sens, n’aurait pas dû avoir une seconde chance, une seconde vie. Qu’est-ce qu’il était ? Si Julien ne l’avait pas trouvé que serait-il ? Il serait sûrement mort depuis longtemps, avais-je tort ? S’il ne reconnaissait pas la famille royale, le fait que la loyauté était de mise, il partait déjà avec un gros désavantage qui pouvait lui coûter la vie. J’aurais eu plaisir à le faire souffrir si seulement j’en avais eu la force. Non, je n’avais pas peur de lui, seulement j’imaginais non sans mal la réaction qu’il pourrait avoir si je me faisais un plaisir à le torturer. Mais, je n’écartais pas cela de ma tête, laissant de côté mes idées pour ne les prendre que bien plus tard. J’avais entraperçu ce que je souhaitais peut-être voir, une légère lueur à travers ses yeux alors qu’ils avaient fixés pour un instant le liquide encore tiède le long de mon bras. Le sang réveillait toujours la bête qui était en nous. Oui je jouais un peu avec lui, mais il avait tout fait pour me pousser à le faire. Il devait en être conscient, sinon il aurait bien du mal à survivre dans notre monde. Il aurait dû mal à recroiser de nouveau mon chemin, car je ne serais pas des plus aimables à notre prochaine rencontre.

    Je lui avais fait comprendre que son geste avait été de trop, inconsidéré aussi même s’il avait été d’une faiblesse intense. Je ne pouvais me permettre de minorer aucun geste déplacé, pas même le petit qu’il avait fait. Me repousser ? Personne ne me repoussait. S’il voulait se faire un plaisir de faire ça à d’autres, à une autre femme, qu’il le fasse. Mais qu’il sache rester à sa place tel un bon chien en ma présence. Peut-être le considèrerais-je mieux en temps voulu. Pour l’heure, il ne me donnait strictement rien, pas même quand j’avais été des plus… ‘dociles’. Je savais que la proximité ne lui plaisait guère, le rebutait même, mais je m’en fichais. Pour l’heure, il devait comprendre ce qu’il était. Je le sentais se tendre, voyait ses poings se serrer lentement mais tout ça était bien minoritaire par rapport à la colère que j’avais en moi. Il ne me fallut pas bien longtemps pour le frapper et le mettre à terre. Je me demandais d’ailleurs s’il allait encore faire un autre geste, allait-il m’arrêter ? J’étais curieuse au fond, de savoir si la folie était en lui. Je le pris, le soulevant et l’amenant à moi alors que mon regard le transperçait. On pouvait lire dans mes yeux le côté sanguinaire qui s’était un tant soit peu réveillé. Grâce à lui… n’est-ce pas merveilleux ? Je sens sa main s’enrouler autour de mon poignet, comme plus tôt. Je m’interroge, me demandant ce qu’il peut bien se passer dans sa tête. Puis son autre main se pose sur mon sternum pour me repousser. Je me laisse faire, seulement pour me donner plus d’élan. Je l’observais retomber au sol, sa tête le heurtant violemment. Je ne savais pas ce qu’il s’était passé dans sa tête, je ne voulais pas comprendre. Plus maintenant… il avait eu sa chance. Désormais c’était une toute autre tournure.

    Mes yeux se levaient alors qu’il s’était redressé, j’attendais le moment opportun. Ses mots parvinrent tout juste à mes tympans alors que je me jetais sur lui, le plaquant de nouveau vers le mur opposé et mes crocs pénétrèrent la chair de son cou doucement alors que j’avais conscience que j’avais brisé toutes ses barrières, me collant à lui avec mon corps pour le figer un instant. S’attendait-il à ça ? Je ne savais pas, mais je ne bus que quelques secondes, avant de m’écarter rapidement de lui. Je n’avais pas fait cela avec douceur, j’avais encore son sang qui coulait le long de mon menton. « Je pense que j’en ai fini avec toi maintenant. » affirmais-je alors que mes doigts essuient lentement le sang dégoulinant de ma bouche pour les sucer et qu’il n’en reste plus rien. D’un coup d’œil, les gardes étaient à mes côtés. Je remis mes cheveux en place d’une main avant d’essuyer mon sang où ma plaie avait déjà guéri avec la petite serviette que m’avait proposé un des gardes. « Allez, j’ai assez perdu de temps. » Un ton sec et froid, avant que je ne continue ma route dans le couloir, laissant ce Yaâqov derrière moi, sans aucune considération pour son état. Je lui avais prêté mon attention, toute mon attention, il n’en avait que faire. Soit, je prendrais mon temps pour qui semble être un minimum intéressé.
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