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Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Dim 23 Fév - 19:56

En réponse à ma question, elle commence par regarder autour d'elle : était-elle à la recherche d'alliés contre moi ?

* J'en étais sûr !!!! un piège !!! *

Le Kelpie en moi se rebiffe et piaffe d'impatience, hésitant entre tourner les talons et mordre, galoper loin du danger ou charger toutes dents dehors, frappant des sabots. Pour tuer. Mais il n'y avait personne pour l'aider, malgré la foule relativement nombreuse qui allait et venait autour de nous. Alors, elle me regarde -oh... l'instant est fugace !-, et déclare :

Je pensais que nous partagions un secret

Un sourire goguenard me vint immédiatement à la commissure droite de mes lèvres :

* Ben tiens !!! * pensais-je si haut que je crus l'avoir prononcer, mais non, mes oreilles n'en relevèrent pas l'écho. Mais mon regard, lui, en disait bien plus encore, quant à ma réticence à propos du secret. Parlait-elle de la vidéo sur Youtube ? ou m'avait-elle vue à mon insu, me transformer ?!!! Tout à coup, je fus furieux, et, cheval, mon muscle peaucier aurait secoué toute ma robe de manière alarmante, comme sous l'assaut d'une mouche plate qui finirait par me faire péter un câble, méchamment. Cependant, humain, cela ne se manifesta que par une forte crispation de la mâchoire, à la limite du grincement de dent. Mon regard ne la lâchait pas et se faisait de plus en plus sombre. Ainsi, malgré les précautions de la donzelle, j'avais vu juste... Ma main gauche se faufila dans ma poche arrière de mon pantalon, à la recherche de mon portable. Je n'avais qu'un chiffre à faire, numéro pré-composé, celui de Maka. Tout à coup, je me fis la remarque que la frêle créature devant moi ne pouvait pas me faire bien mal, surtout pas devant tous ces humains et je ris de bon coeur de ma soudaine frayeur, comme pour l'exorciser :

- AH AH AH !!!!

Quelques passants se retournèrent : certains amusés, d'autres visiblement outrés qu'on ose ainsi rire en public, et quelques gouttes commencèrent à tomber, avec de petits "plic, plic" sur le bitume sec, y explosant en auréoles aléatoires. Alors que j'observais cette merveille de la nature (la pluie !!!), Roxane se dirigea vers le parc tout proche et ses ombres si inquiétantes. Il pouvait s'y cacher n'importe quelle bête malfaisante (je pensais aux lupins), voir un vampire !!! Comment cette fille pouvait-elle croire un instant que je l'y suivrais ? Avais-je l'air d'un kamikaze ??? Je lâchais un petit souffle "han !" tellement l'incrédulité me coupait le souffle. Je vis disparaître la jeune femme dans un buisson... et fronçais les sourcils :

* Une envie pressante ?!!! *

Gêné, je détournais le regard.

* Ben mince alors ! si j'm'attendais à çà !!! c'était çà, son secret partagé avec moi ? un début d'incontinence ?... j'ai pas encore de soucis de prostate, j'suis encore jeune, quoi ! à peine 47 ans... *

Immobile, le dos au parc, je regardais passer les passants, comme une vache regarderait passer des trains. *Elle en met, du temps... et s'il lui était arrivé quelque chose ? * mais déjà, une autre voix s'opposait à la première : *Crétin !!! elle s'est barré parce qu'elle a compris à qui elle avait affaire : à un type qui s'en laisse pas compter.* Moi *C'est sûr ! je l'ai senti tout de suite, qu'y avait une embrouille...* je me redressais, fier de moi. La première voix soupira :
*Ce que vous pouvez être nuls !!! elle... * mais la deuxième voix l'interrompit brutalement : *rohhhh !!!! ben oui, elle est toute douce ! d'abord, elle se pointe là, dans sa petite robe légère, en plein hiver, où on se caille les miches, pieds nus, se fait payer des verres en se pendant au bras d'un type, parce qu'elle en vise en autre... * je songeais : *moi !*. La première voix s'offusquait, la seconde s'amusait à l'acculer au bout de toutes ses défenses, et moi, je ne m'entendais plus parler. Discrètement, je humais l'air à la recherche d'une trace de loup garou, mais rien... rien que le renard. Dont je vis la queue touffue. Il n'était pas rare d'en voir, la nuit, s'aventurer en ville pour faire les poubelles... je haussais les épaules, et me décidais à partir à la recherche de la belle Roxane...

Prudemment, j'entrais dans le parc. L'absence de lumière ne me gênait pas spécialement, bien que j'y vis moins bien que transformé, me dirigeant à peu près vers l'endroit où Roxane avait dû aller se soulager... Mais rien. Rien que la petite robe noire et les chaussures toutes neuves que je venais de payer.

* Nue ?!!!!!!!!!!!! au milieu de la nuit ?!!!!!!!!!!!! *

Interloqué, le "nous partageons un secret" me frappa en pleine face, comme un uppercut foudroyant. A moitié sonné, je fis le tour de ce que je savais, et de ce que j'ignorais, la seconde liste s'allongeant de manière cauchemardesque.

* Le renard ?... *

Nouveau haussement d'épaules : ça collerait avec les cheveux roux de Roxane. La robe et les chaussures me rappelaient les fois ou je me transformais, sauf qu'en cheval en ville, ça se voit tout de suite. Donc... je ramassais les effets de la donzelle, et suivis le renard, osant m'enfoncer au coeur du parc où si peu de gens se promenaient après la tombée de la nuit. Je trouvais le goupil un peu plus loin, m'approchais de manière à ne pas l'effrayer, et déposais la robe et les chaussures non loin de lui, avant d'aller m'asseoir sur un banc, non loin de là.


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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Jeu 27 Mar - 13:05




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




Dissimulée dans un buisson, tu observes l’homme. Il n’a pas compris, pas encore. Tu le comprends à son air un peu gêné. Il regarde ailleurs. Il ne t’a pas vue te métamorphoser. Il commence à s’impatienter, tu le vois à ses coups d’œil furtifs vers les buissons. Il t’a vue, mais il n’a pas compris. Doucement il se rapproche et observe le tas de vêtements sans comprendre. Tu te dissimules un peu plus dans l’obscurité. Tu l’observes de tes yeux brillants. Tu cherches à deviner sa réaction lorsqu’enfin il comprendra ce que tu es.

Soudain tu sens des émotions le parcourir. Il est en train de comprendre. L’acceptera-t-il ? T’acceptera-t-il ? Tu n’en sais rien encore. Mais il a compris. Il sait. Et si il a compris aussi vite, c’est que tu ne t’es pas trompée. Il sait pour les métamorphes, parce qu’il en est un. Une part de toi meurt d’envie de sortir en sautant du buisson et de jouer avec ce nouvel ami. Mais l’autre, celle qui se méfie, te retient. Et tu restes dans l’ombre. Tu l’observes encore. Il se baisse et ramasse la robe et les chaussures, et s’enfonce dans le parc.

Il accepte. S’il te repoussait, s’il refusait la vérité, il serait parti. Il t’aurait laissée là. A moins qu’il ne cherche à avoir ta confiance pour te trahir ensuite ? Non. Tu ne veux pas croire à ça. Même si la part en toi qui s’inquiète te le hurle. Ce que tu as vu de lui ne correspond pas. Il est sur la défensive. Il cherche à se protéger. Il est comme toi. Il lutte pour sa survie. Tu t’enfonces dans la végétation en le suivant au son. Tu le contournes sur tes petites pattes rapides et discrètes, et te place devant lui, sur son chemin.

Tu t’assoies, droite, fière, et tu le regardes s’approcher. Tu es prête à déguerpir si il fait le moindre geste inquiétant. Mais il se contente de s’approcher en douceur, comme il s’approcherait d’un cheval craintif, et il dépose à un petit mètre de toi le petit tas de vêtements. Tu ne le quittes pas des yeux tandis qu’il s’éloigne pour aller s’assoir sur un banc. Tu attends qu’il soit assis, immobile, pour sonder les alentours, de ton ouïe, de ton odorat. Il n’y a que vous. Les éclats de voix se cantonnent à la rue. Aucun ne se rapproche. Le parc est calme et tranquille.

Tu te concentres et ferme les yeux, pour reprendre une forme qui facilitera la communication. Tes sens perdent de leur puissance, et le froid prend prise sur la peau nue auparavant recouverte de poils roux. Les marques encore fraîches sur le dos de la métamorphe se déchirent sous l’effet des étirements provoqués par la transformation, lui arrachant une légère grimace, et un petit cri de douleur qu’elle étouffe. Elle passe sa main dans son dos et regarde la légère trace rouge sur ses doigts. Sans un seul regard pour Thomas, elle se baisse et attrape la robe, qu’elle enfile. Elle n’aurait pas dû se transformer autant de fois après une blessure si fraîche. Elle va mettre du temps à cicatriser, après avoir été rouverte 2 fois en l’espace de quelques heures. Elle attrape les chaussures en s’avançant vers le banc.

La rouquine s’assoit à côté de Thomas. Elle ne l’a toujours pas regardé. Ses doigts remettent à ses pieds les petites chaussures encore neuves, et des mots s’échappent de ses lèvres.

« Tu es comme moi, n’est-ce pas ? »

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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 7 Avr - 16:15

Le renard s'approcha, flaira les vêtements, et un moment, je me dis que j'avais la berlue, trop d'imagination, ce genre de truc. Mais non. La voici revenue, Roxane la rousse. Heureusement que j'étais assis, sinon, je serai tombé à la renverse. A mon regard, elle devait comprendre le choc pour moi. Le genre "choking" cher aux Anglais. Mes yeux ne pouvaient se détacher d'elle, sa nudité parfaite, ses jambes fuselées, son ventre plat, ses petits seins bien durs (sans doute à cause du froid), sa chevelure rouge magnifique sur sa peau blanche. Elle avait quelque chose de si délicieusement sensuel que l'homme en moi se demandait que faire, si c'était une offrande, des avances, ou ce genre de choses. Mais non. Elle me demandait si j'étais comme elle.

- NON ! me récriais-je. Bien sûr que non.

Dans ma tête, tout ce bousculait. Si elle avait été une louve, elle m'aurait bouffé ! Et je m'étais tellement isolé, là, dans ce bois... la ville me paraissait si loin, et la fuite tellement évidente. Mon regard se coula en direction de la sortie, et il était visible que je n'avais qu'une envie : ficher le camp !, que cela pouvait en être consternant pour la demoiselle. Mes lectures me revenaient en vrac, et je me demandais si elle était une sorcière... non... pas de pustules, pas de nez crochu. Peut-être que maintenant, elles étaient jolies, comme dans les séries américaines... Que devrais-je faire si elle s'approchait ? Mes poils se hérissaient et je sentis une sueur froide me geler le dos. J'étais seul ici. Puis je me repris :

* Idiot ! tu es deux fois plus gros qu'elle ! et en plus, ce n'est qu'un renard, autant dire qu'un coup de poing entre les deux yeux, et hop, terminé. *

Je ris. Un rire saccadé, hésitant entre la gêne et le soulagement. J'osais :

- Vous, vous... êtes comme ça tout le temps ?

Après avoir dégluti, j'ajoutais :

- Mon Dieu ! merci, non ! je n'ai rien à voir avec vous !

Pendant que je me demandais silencieusement si, sous sa forme de renarde, elle mangeait les poules avec ou sans les plumes...
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 28 Avr - 12:52




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




Sa réaction devrait la décevoir. Elle ne fait que l'énerver. Se dévoiler n'a jamais été une chose facile pour Roxane. Elle a toujours peur, peur de la trahison, peur de faire confiance. En général elle enquête longtemps avant d'être sure qu'elle peut se dévoiler à quelqu'un. Comment peut-il la rejeter ainsi ? La colère monte en elle, attisée par les douleurs dans son dos qui la lancent. Elle est vexée. Elle ne s'attendait pas à ce mépris spontané. Pas de sa part. Pas de la part d'un métamorphe. Elle ne retient pas la réponse sèche qui lui vient spontanément.
« Merci. Ravie de voir que ma nature vous dégoûte. Un renard c'est moins classe qu'un cheval peut-être ? Moi au moins je ne sers pas de moyen de locomotion. »
La prudence s'est évanouie sous l'effet de l'énervement. Ses doutes sont oubliés. Elle est certaine qu'il est métamorphe, et que sa forme fétiche est le cheval. Trop d'indices.
« Et pour vous répondre, je suis « comme ça » depuis mes 10 ans. Et je n'ai pas honte de ce que je suis, contrairement à certains. »
Le ton est sec. Il contraste avec la voix séduisante avec laquelle la rouquine a joué toute la soirée. La renarde est vexée, énervée d'avoir perdu son temps, et d'avoir cru qu'il pouvait la comprendre. Elle détourne le regard, et observe la rue. Elle hésite quelques instants, puis retire les chaussures neuves. Elle les tend à Thomas, sans le regarder.
« Tenez. Vous les offrirez à quelqu'un qui ne vous dégoûte pas. Revenez me voir quand vous n'aurez plus honte de ce que vous êtes. »



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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Dim 4 Mai - 15:22

Avait-elle lu dans mes pensées ? toujours est-il qu'elle répliqua sèchement :

« Merci. Ravie de voir que ma nature vous dégoûte. Un renard c'est moins classe qu'un cheval peut-être ? Moi au moins je ne sers pas de moyen de locomotion. »

Ouhouh !!! c'était sensé être une vanne, non ? Je levais un sourcil, interloqué. Comment pouvait-elle savoir que je me transformais en cheval ?

* Moyen de locomotion ? elle rigole, là ? sans cheval, pas de civilisation, pas de guerre, pas de chevaux vapeur, ni sous le capot, pas de viande, pas de compagnon, pas de passion, pas de, pas de... L'être humain a vu la beauté, le vent incarné, il a eu ses premières sensations de vitesse, de puissance, d'élégance, de légèreté, de... *

Mais je n'en faisais pas mon cheval de bataille, et je ne montais pas non plus sur mes grands chevaux pour lui répondre. Visiblement, il y avait méprise. Si j'avais souris, elle l'aurait mal pris, alors, sérieusement, je répondis :

- Non, non... ce n'est pas ce que j'ai voulu dire... je n'avais nulle intention de vous blessée... voyez-vous... J'ai juste voulu dire que je n'étais pas comme vous. Pas un être humain capable de se changer en renard... Au japon, on dit que les sorcières le font, Kitsune...

J'étais surpris qu'elle puisse faire "cela" depuis dix ans... ainsi, ce n'était pas sa nature profonde ? Sceptique, je me demandais si elle avait été mordue par un renard pour hériter de cette possible métamorphose. Et pourquoi ajoutait-elle qu'elle n'avait pas honte de ce qu'elle était ? la jeune femme me visait ? pourquoi ? Mes sourcils se froncèrent alors que je pensais à tout ça sans pouvoir en démêler les fils. Pourquoi cette brutale agressivité ? La jolie rousse avait été si avenante jusqu'à présent ... Confusément, je me demandais si la sorcière japonaise avait chercher à me duper et que, voyant que cela ne marchait pas, oubliait toute retenue pour se lancer dans des diatribes sévères et coupantes comme des katanas.

Ahuris, je la regardais se déchausser avant qu'elle ne me rende les chaussures que j'avais achetée une heure plus tôt, sans même me regarder... Je ne comprenais pas ce revirement, complètement pris au dépourvu :

- Mais enfin... qu'est-ce-qui ne va pas chez vous ?...

Je savais que les femmes étaient compliquées, et je n'avais jamais vraiment su les comprendre. Je les séduisais, on passait un bon moment, et voilà. Tout le monde était content. Elles, moi,... Il m'était arrivé de m'imaginer en couple, mais j'avais trop peur que ma compagne ne veuille un enfant... et s'il arrivait un poulain ?!!! Les femmes dont j'avais croisé la route d'un peu trop près adoraient ma délicatesse, car je prenais grand soin de ne pas les ensemencer. Elles trouvaient ça "chou" de ma part. Si elles avaient su comme j'avais peur ! j'étais même terrifié ! Sans tendre la main pour reprendre les chaussures, je dis simplement :

- Je ne connais personne avec de si petits pieds, vous savez... mes relations s'arrêtent à des ours comme moi, qui fréquentent les écuries, les stades de rugby, les jeux écossais et/ou les bars...

J'avais l'air penaud, et là, j'avais l'air d'un Teddy Bear.
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Mar 13 Mai - 22:13




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




« Non, vous ne vous changez pas en renard. Mais vous êtes capable de vous changer en cheval. »

La tirade de Thomas sur les sorcières se perd derrière la voix de Roxane. Heureusement parce qu’elle n’aurait sans doute pas apprécié la comparaison. Sa patience s’est évanouie. Elle sait qu’ils sont seuls, et elle est sure de ce qu’il est. Et même si elle aurait sans doute réagi comme lui à sa place.

« Arrêter de le nier, j’en suis sure. Votre façon de parler de cet animal, votre odeur, votre comportement, cette façon que vous avez d’utiliser vos autres sens plutôt que votre vue, comme le font les humains. Nous sommes pareils. De la même espèce. Que vous le vouliez ou non. »

Les paroles sont un peu brutales. Et si il n’avait jamais entendu parler des métamorphes ? Si il avait vécu toutes ces années en se pensant seul au monde ? La rouquine s’en veut un peu de le brutaliser comme ça, mais elle est trop fatiguée par les derniers évènements pour être patiente. Elle enlève ses chaussures et les lui tend avec une petite phrase assassine en bonus.

« Ce qui ne va pas chez moi ? Beaucoup de choses. Mais là en l’occurrence j’ai vraiment passé un début de soirée détestable. J’ai dû me farcir une réunion qui s’est finie en bataille rangée. Et quand je dis bataille, c’est bataille. Je ne sais pas si vous avez remarqué les griffures dans mon dos, mais c’est pas le chaton du voisin qui s’est fait les griffes. J’avais besoin de me détendre après ça. Je tombe sur vous. Je me rends compte que vous êtes comme moi. Enfin façon de parler, hein. Vu qu’on n’a pas le même animal-fétiche. Mais bref, on est tous les deux des métamorphes. Et là, trop c’est trop. J’en peux plus de dire les choses sans les dire. Donc faut vous décider. Soit vous me faites confiance et on peut discuter. Soit vous me faites pas confiance et on se sépare là. J’ai besoin de sommeil, pas de passer 3h à peser mes mots. »

La rouquine reprend un peu son souffle, et tend de nouveau son bras pour qu’il prenne les chaussures. Son regard s’adoucit un peu en voyant son malaise. Après tout il n’y est pour rien.

« Désolée de m’être un peu emportée … Je sais que vous n'y êtes pour rien et que vous n'êtes pas méchant... Je ne voulais pas vous faire peur ou vous perturber ...»


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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Mer 14 Mai - 9:46

La renarde persistait et signait, affirmant des choses incompréhensibles pour moi :

« Non, vous ne vous changez pas en renard. Mais vous êtes capable de vous changer en cheval. Arrêtez de le nier, j’en suis sure. Votre façon de parler de cet animal, votre odeur, votre comportement, cette façon que vous avez d’utiliser vos autres sens plutôt que votre vue, comme le font les humains. Nous sommes pareils. De la même espèce. Que vous le vouliez ou non. »

Elle s'énervait, s'agaçait, et moi, je me demandais pourquoi j'étais là, pourquoi je l'avais suivi dans le parc. Elle parlait d'animal fétiche, de réunion tournant au drame, de griffures du chaton du voisin,... elle mélangeait tout. L'alcool ? non, la jolie rousse n'avait pas assez bu pour cela. C'était comme si elle voulait m'entraîner là où je ne voulais pas ! la peur me saisit. D'un coup. Je ne pus rien contre. Même quand le ton de la rouquine se radoucit, rien n'y fit. Je partis en courant, me délestant de mes vêtements au fur et à mesure et, à la faveur d'un bosquet, pfuiiiit ! tagada ! j'étais parti. Enfin, le Kelpie avait pris le dessus. Ma vision nocturne était bien meilleure, un bon point pour moi ! Je sautais la clôture du parc, effrayant au passage deux promeneurs tardifs. Mes sabots résonnaient sur le macadam, tagada, tagada, tagada et semblaient vouloir m'enivrer. Mort de trouille, voilà ce que j'étais. Je devais trouver une rivière, ou mieux, la mer, car c'était là que j'avais le plus de pouvoir. Je relevais la tête, ouvris grand mes naseaux et sentis l'eau. Tournant quasi à angle droit, je suivis l'odeur, traversais une avenue sous les klaxons et les cris d'effroi, entendant les coups de freins. La panique me saisit tout à fait et j'accélérais encore l'allure. tagada, tagada, tagada, mon coeur se mit à l'unisson, et c'était comme une symphonie ! je me sentais si bien, tout à coup conscient de ma force, de mes muscles, de ma vitesse, du vent sur ma peau, dans ma crinière. J'hennis. Un hennissement puissant, victorieux, tout en sautant une voiture arrêtée à un feu rouge, à l'atterrissage, je mis un grand coup de cul victorieux et changeais brusquement de direction pour éviter un homme ayant visiblement l'habitude des chevaux.

* Contournement... réussit ! *

J'étais fier de moi, mais un peu paniqué quand même. Les paroles de la jeune femme renard s'accrochaient à ma mémoire comme des toiles d'araignées : il serait difficile de s'en défaire. Finalement, je trouvais la sortie de la ville, direction plein est, sur la côte qui me mènerait chez moi, à Aberlady. C'était à quelques douze kilomètres de là. A un moment, je coupais de nouveau la route et me retrouvais sur le sable, cherchant celui le plus proche de la mer, afin qu'il me porte et me permette d'accélérer sans avoir mal aux pieds ou aux tendons. Maintenant, mon galop s'était allongé et s'il semblait plus lent, ce n'était qu'une illusion, car en fait, je gagnais en vitesse, mon corps s'allongeant et se rétricissant au maximum, le souffle et le coeur régulier, comme l'allure, tout était parfait ! personne ne pouvait suivre une telle cadence. J'étais comme ces chevaux de guerre lancés à pleine vitesse sur l'ennemie, j'étais le fils du vent du désert, j'étais le vent !!!

* Non. Je suis un Kelpie. Je suis une légende ! *

Sur ma gauche, la mer venait lécher le sable, gourmande, comme si elle voulait l'engloutir : la marée montante... Je m'arrêtais, me cabrais, tournais en rond pour le plaisir, mettant les pieds dans l'eau pour m'éclabousser, quelques coups de dos avec des hennissements aigus de satisfaction d'une liberté retrouvée, la tête entre les jambes, une ruade monstrueuse, je sautais de nouveau sur place, piétinant le sable qui aussitôt retrouvait sa régularité au gré des vagues qui le couvraient. Je repartis au trot, levant haut les jambes, un peu comme un trot de passage... avant de reprendre un petit galop aérien en direction de l'écurie. Une fois arrivé, je sautais la clôture, et me mêlais aux deux autres chevaux qui me saluèrent avec force hennissement et ébrouements.

Ici, personne ne viendrait me chercher. Deux chevaux noirs et un cheval blanc, en stabulation libre, près d'une petite maison non loin de la mer, à deux kilomètres avant Aberlady...
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 16 Juin - 20:58




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




Sous ses yeux médusés la métamorphe vit Thomas changer, et commencer à paniquer. Elle n’a pas le temps de chercher à le rassurer que déjà elle le voit courir, partant d’un seul coup, fuyant. Ainsi donc il se cache la vérité. Il ne veut pas la connaître. Et même si elle lui éclate devant la figure il préfère la fuir plutôt que de l’affronter. Quelques secondes plus tard la rouquine a enfin la preuve immanquable de ce qu’il est. Un métamorphe. Quelques instants elle pense à le suivre, mais abandonne vite l’idée. Il sera bien plus rapide qu’elle, à moins qu’elle prenne sa forme lupine, mais ce n’est même pas certain. Et ce serait bien trop dangereux, elle serait trop exposée.

« A une prochaine fois, Thomas. »


La rousse regarde donc le cheval franchir les haies qui les séparaient des rues d’Edimbourg. Les yeux fermés elle écoute le bruit des sabots sur le pavé, les cris des passants à la vue d’un cheval galopant dans la rue. Elle sent cette odeur de peur et de stress, cette adrénaline qui a poussé le métamorphe à prendre la fuite, comme elle-même l’a fait si souvent. Est-ce qu’un jour les membres de son espèce cesseront de fuir ? Est-ce qu’un jour ils pourront simplement être eux-même ? Sans avoir à craindre ou à se cacher ? Roxane n’en sait rien, mais elle espère qu’un jour ce sera le cas.

Avec lassitude elle remet les chaussures qu’il lui a offertes. Un souvenir de cette soirée, et de ce Thomas, qu’elle n’oubliera pas. Il faudra bien qu’il affronte un jour sa nature, qu’il la comprenne et qu’il l’apprivoise, plutôt que de la subir et de la craindre. Pour l’instant la renarde a bien d’autre choses à gérer, à commencer par elle-même. Elle remonte le parc pour déboucher de l’autre côté, éviter l’agitation créée par l’animal en fuite. Elle marche, perdue dans ses pensées, jusqu’à la bordure de la ville, où elle change une fois encore de forme, non sans douleur, pour rentrer à Wolfheaven et s’accorder le repos dont elle a temps besoin.



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