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Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]
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MessageSujet: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Sam 9 Nov - 18:52




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




Tu cours, ta robe entre les dents. Loin du QG, loin des métas. Tu ne sais pas vraiment où tu vas. Tu cours droit devant toi. Tu ne fuis pas vraiment. Le danger est passé, tu ne risques plus rien. Tu fuis quelque chose pourtant, au fond de toi, tu as cette sensation. Mais une fois n’est pas coutume, ta fuite n’a rien à voir avec tes instincts vulpins. C’est ton côté humain qui te fait fuir en ce moment. Tu fuis le futur. Tu fuis les conséquences. Tu fuis la réflexion et le bilan. C’est tout ça que tu fuis.

D’ailleurs ce n’est pas vers Wolfheaven que tu cours. Tu ne veux pas rentrer. Pas maintenant. Pas avec tout ça à penser, à analyser. Tu as besoin d’évacuer les tensions de cette réunion qui s’est terminée en règlement de comptes. Tu as besoin d’oublier encore quelques temps que la communauté est en danger. C’est vers Edimbourg que tes pattes te conduisent. Tu te rends soudain compte que tu es toujours à quatre pattes. Les renards ne sont pas chose rare dans les rues d’Edimbourg, en particulier la nuit. Cependant la robe que tu tiens entre tes dents risque fort d’attirer l’attention. Te stoppant avant d’arriver dans les rues fréquentées d’Edimbourg, tu te dissimules dans une ruelle sombre et déposes ta robe au sol, dans un endroit sec et à peu près propre.

Le passage du renard à l’humain ne t’est plus douloureux, ton corps s’y est adapté. Mais le combat que tu viens de mener contre ce traître ne t’a pas laissée indemne. Ton dos te lance, tu sens les marques sanglantes de griffes sur ton dos s’allonger, s’étirer. La douleur et la surprise t’arrachent un jappement. La peau s’étire, les membres s’allongent, et la fourrure disparait tandis que poussent des cheveux du même roux flamboyant. La métamorphe reprend son souffle, se concentre pour essayer de faire taire les signaux de douleur aigue que son dos lui envoie. Elle attrape finalement sa robe et la secoue avant de l’enfiler. Le tissu masque les marques de griffes, déformées, qui traversent son dos. La douleur est toujours présente, mais elle parvient à l’ignorer, à l’amener en arrière-plan.
Roxane sort de la ruelle et commence à se diriger vers le centre-ville. Elle ne sait pas encore où aller. Elle veut juste trouver un endroit où se changer les idées. Penser à autre chose. Un traitre, un cobra, un loup, un tigre blanc, Alan, sa femme, l’alliance. Des images, des idées se succèdent dans sa tête, faisant monter une angoisse qu’elle veut faire disparaître. Elle presse le pas, se focalise sur la sensation des pavés sous ses pieds nus.

Ses pas la portent vers le Murrayfield Stadium. Elle y entend les rumeurs lointaines d’un match. Exactement ce dont elle a besoin. Des amateurs de Rugby saouls, ça devrait pouvoir lui changer les idées. Elle pourra sans doute profiter de quelques tournées et verres payés par des dragueurs, et pourquoi pas en profiter pour ramener quelques billets subtilisés dans leurs poches si l’envie l’en prend. La métamorphe s’approche du stade et pénètre dans le Murrayfield Bar. Le match, diffusé sur les écrans géants du bar, vient à peine de se terminer. Le bar est déjà bien rempli, et la rouquine se doute que les supporters encore dans le stade ne tarderont pas à venir célébrer ou noyer leur défaite dans la bière.

Elle s’installe au comptoir, et discute avec le barman pour s’enquérir des résultats du match. 5 minutes de discussions et de sourires enjôleurs et il lui paye une Guiness qu’elle accepte avec un air agréablement surpris, alors qu’elle ne discutait avec lui que pour cette raison. Elle ne s’est pas encombrée de son porte-feuille, ni même de son sac à main. Elle n’a que sa robe verte légère, qu’elle a choisie car elle résiste aux transports par dents de renard. Pas de chaussures non plus. Elle fait un peu SDF en fait. Mais les esprits sont bien trop occupés par le match pour le remarquer, et si d’aventure quelqu’un le remarque, elle trouvera bien une histoire pour se justifier.


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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Mer 13 Nov - 13:06

J'écartais le col roulé de mon cou : une de ces chaleurs, là... On se dirigeait, avec une bande de supporters du 15 écossais, vers le pub le plus proche. Hors de question qu'une troisième mi-temps ne nous échappe ! Faut dire qu'Edinbourg nous avait sacrément tenu en haleine face aux London Irish de Reading (proche banlieue de Londres). Finalement, le dernier quart d'heure, à force de cris et de courses, de sueur et d'égosillement, Edimbourg avait vaicu. 30 à 26. Chaud quand même. L'air froid et humide s'engouffra entre la laine écrue et ma peau, et j'eus froid. Tant mieux. Marcher me faisait du bien, après avoir piétiné comme un furieux au stade, mais déjà le pub s'ouvrait à nous. Là se trouvaient déjà les supporters n'ayant pas eu leur entrée à Murray, qui nous accueillirent à bras ouverts, et quelqu'un paya une tournée générale. C'était partie pour une bonne fin d'après midi. J'aimais ça. On se connaissait de vue, ou un peu plus, à force de suivre les matchs, parfois même, on était allé à Londres en prenant le même car, c'est dire le genre de liens solides (et très liquides !) qui nous unissaient. En fait, c'était un peu comme ma famille, moi qui n'en avait pas et ignorais tout de mes origines. Il faisait chaud dans la salle, et je me posais avec trois autres gars autour d'une table dont les occupants se tassèrent pour nous faire de la place. Avant de prendre place, j'enlevais ma veste en cuir noir, que j'accrochais pêle-mêle avec les autres sur un perroquet menaçant de chavirer à tout instant sous le poids de sa charge. Les premières bières arrivèrent et c'est vrai que la première gorgée est la meilleure. Contrairement aux autres, je la conservais plus longtemps en bouche, malgré la soif qui me tenaillait, et mon gosier tout sec qui criait à la maltraitance de ses cordes vocales. Finalement, je mis fin à leur supplice, après que langue et palais se soient émerveillés des saveurs de malt, et avalais le tout, suivit rapidement de tout mon bock, d'ailleurs. En posant nos bières sur la table avec force jurons et commentaires sur le match, nos mains se libérèrent et expliquaient à leur manière, en matérialisant les poteaux par deux sous-verres et les drops et autres essais revivaient. On s'interpellaient aussi de table en table par de vigoureux : "Eh !! tu t'souviens, hein ! que....". La cohue des nouveaux arrivants venant s'échouer ici, le niveau sonore atteignait des sommets, mais le tout dans une ambiance bonne enfant. Nous regardions, dépités, nos verres vides... jugeant impossible d'aller en chercher d'autres pour le moment, au comptoir. Finalement, Wallace me fila un grand coup de pied dans le tibia et hurla, par dessus les autres :

- On y va ?

En désignant du menton le lieu où coulait la Ale à flot... ben voyons. A deux, on devait pouvoir y arriver. Dès qu'on s'est levé, les autres ont gardé nos places en se desserrant un peu : ils avaient un coup à boire en vue, pas question que des "étrangers" s'installent. Jouer des coudes dans cette mêlée compacte nous donna l'impression de jouer un match. L'aller fut "facile", une fois que Wal' et moi avions pris chacun cinq bières, le retour fut.... waouh ! les mains en l'air, brandissant haut nos chopines, louvoyant entre les fêtards, nous nous rapprochions peu à peu de notre havre de paix. Autant dire que notre arrimage à la table fut salué bruyamment, héros du moment, nous nous rengorgions en secret, mais bien contents d'être ainsi accueilli. Du coin de l'oeil, pourtant, je regardais du côté du comptoir, espérant apercevoir Makayla... Il y avait une rousse, oui... mais pas d'agente de la PES en vue...

* J'aurai dû l'appeler... peut-être... *

En fait, pas forcément : Mak' savait que j'étais abonné aux Gunners, donc, si elle n'était pas là, c'est qu'elle n'avait pas pu venir. Un peu déçu quand même... bien qu'au fond de moi je sache que notre relation n'irait pas plus loin que de l'amitié, dans le meilleur des cas. De toutes manières... Un coup de coude me rappela la réalité, assorti d'un "OH ?!!! du rêves ? "

- Non... répondis-je bêtement d'une voix enrouée d'avoir tant crié

Et je me fourrais le nez dans ma bière, histoire de couper court aux questions qui ne manqueraient pas. Il y avait quelques femmes, de-ci, de-là... Toutes férues de rugby, fallait pas leur en compter. Mais la nana du bar faisait tâche. Je ne comprenais pas pourquoi elle restait toute seule, perchée sur son tabouret. Et si elle était là pour autre chose ? avait-elle vu la vidéo sur Youtube ? je commençais à m'inquiéter. C'est inquiet, un cheval, dès que son environnement change. C'est un animal de fuite, une proie. Tous mes sens se trouvaient en alerte, maintenant. Je savais par où ficher le camp discrètement, au cas où... Je la gardais du coin de l'oeil, l'air de rien, tout en reprenant la discussion avec mes potes de beuverie. Je sortirais pas très frais de çà...
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Ven 15 Nov - 2:02




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




L’ambiance était à la victoire. Le barman lui ayant fait un résumé du match avant d’être happé par la foule de supporters assoiffés émergents du stade, elle savait que le match avait été serré, mais que les écossais avaient encore une fois prouvé leur valeur face aux anglais. Elle ne connaissait pas les détails bien sûr, mais elle ne comptait faire croire à personne qu’elle avait vu le match. S’exposer inutilement par des mensonges sans réel intérêt et qui plus est difficile à tenir n’était vraiment pas son genre.

Profitant d’une tournée générale en l’honneur des nouveaux arrivants lancée par un supporter heureux et visiblement fortuné, elle prend une ale locale qu’elle commence à boire tranquillement (contrairement à la Guiness qu’elle a descendu presque d’une traite quelques minutes auparavant, mais elle en avait vraiment besoin). Ce faisant elle commence à observer les différents supporters, à la recherche de quelqu’un avec qui passer un bon moment.

Rien de bien intéressant au premier coup d’œil, mais l’endroit est bondé, et la rouquine ne peut pas voir tout le monde. Elle s’apprête à se lever quand elle sent une odeur qui l’intrigue. Une légère odeur de cheval, mêlée à celle bien humaine de la sueur et de l’alcool. Les sens de la métamorphe sont en éveil. Un autre métamorphe ? Elle est plutôt venue ici pour les fuir les gens de son espèce. Cherchant à identifier le propriétaire de cette odeur elle pivote discrètement sur son tabouret, et tombe sur un homme d’une cinquantaine d’années. L’air un peu bourru, et des muscles bien dessinés, il joue des coudes pour s’éloigner du comptoir, tout en transportant 5 bières. Il est accompagné d’un autre fêtard tout aussi fourni en bière. Sans doute ramènent-ils une tournée pour leur table.

La rouquine jette un œil dans la direction qu’ils ont prise et identifie la table en question. Voyant leurs compagnons de beuverie ramener le liquide tant convoité ils entament déjà un chant assez bruyant à la gloire de la bière et de ceux qui la brassent. Les deux compères sont donc accueillis avec chaleur et félicitations, et reprennent les places qu’ils avaient laissées pour aller ravitailler la table.

Roxane observe la table depuis le comptoir où elle est assise. Elle est discrète, comme elle sait si bien le faire. Voler lui a appris à avoir l’air de regarder là où elle ne regarde pas. Malgré sa chevelure reconnaissable elle sait ne pas attirer l’attention sur elle. Elle hésite encore pour le moment. Ne sachant pas si elle a envie d’en savoir plus sur cet homme qui transporte une odeur animale si forte, ou pas. Après tout elle sort d’une réunion entre métamorphes qui ne lui donne plus tellement envie de les fréquenter. Si même au sein d’une même espèce les trahisons sont monnaie courante, elle ne sait plus à qui faire confiance.

Une partie d’elle, la partie humaine, celle qui s’est sentie trahie, n’a qu’une envie, boire et penser à autre chose. Mais l’autre, la renarde espiègle et intrépide, et surtout curieuse, a envie d’en savoir plus. D’en apprendre plus. De vérifier si ses sens l’ont trompée ou non. Jetant un dernier coup d’œil aux autres occupants du bar, elle prend sa décision. Aucun autre n’attire son attention. Sa curiosité la pousse vers cet homme à cette table. Elle veut savoir pourquoi cette odeur de cheval.

Prenant sa bière avec elle, elle s’avance vers la table qui l’intéresse d’un pas naturel. Ses yeux sont fixés sur un homme d’à peu près son âge, assis juste à côté de celui qui l’intéresse. Un blond à l’air un peu timide. Elle n’est pas le moins du monde intéressé par lui. Mais brouiller les pistes est un instinct qu’elle n’arrive pas à oublier. Même lorsqu’elle cherche juste à se détendre, ou à assouvir sa curiosité.

Avec un regard charmeur adressé uniquement à son blondinet, elle demande si elle peut se joindre à eux, et s’installe entre le blondinet et la cible de sa curiosité. Confirmation : il sent le cheval. Mais la métamorphe s’est déjà fait avoir quelquefois lorsqu’elle cherchait à rencontrer d’autres membres de son espèce. Son voisin de tablée a peut-être une passion débordante pour les chevaux, en plus de celle qu’il cultive apparemment pour la bière et le rugby.

La belle rousse entame la conversation avec son voisin, ignorant pour le moment celui qui l’a attirée sans le vouloir ici. Elle rit aux blagues peu évoluées de ceux qui viennent de l’accueillir avec la gentillesse et la chaleur propre aux écossais. Lorsque l’un d’eux lui demande si elle a vu le match, elle répond tout naturellement, avec un air un peu déçu teinté de jalousie.

Non, malheureusement … Je devais y aller, mais j’ai eu un empêchement. Un beau match que je viens de louper à ce qu’on m’a dit. Vous étiez bien placés ? Je vous ai vus arriver juste après la fin du match, donc je suppose que vous avez eu la chance d’avoir des places dans le stade.

Elle a bien évidemment prononcé cette phrase en adressant un regard en coin à son voisin, histoire de faire croire que ce n’est pas le groupe, mais bien lui qu’elle a vu entrer dans le bar. Elle devrait pouvoir glaner quelques informations sur celui qui l’intéresse en se mêlant au groupe. Et elle pourra toujours changer de cible plus tard et s’intéresser ouvertement à son autre voisin. Après tout elle a toute la soirée devant elle. Elle veut repousser au maximum le moment où elle devra rentrer à Wolfheaven.

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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 18 Nov - 10:02

Allons bon, voilà une belle créature, bien rousse, comme je les aime, qui se pointe... mais je suis trop vieux et elle me préfère Gérald Mc Allistaire, le blondinet, normal. Je me lève pour qu'elle s'installe, et l'autre rougit comme une tomate espagnole poussée aux hormones ! Wal' et moi, on éclate de rire en se regardant, l'air entendu. Quand je me rassois, je pousse bien sur ma gauche, histoire que la donzelle se retrouve quasi dans les bras de Jerry, Wallace me file un grand coup dans l'avant-bras qui manque renverser ma Ale. Je rugis, faussement mécontent. Après tout, la fille n'avait pas froid aux yeux, et y a un ou deux siècles, les nanas comme ça... servaient à toute la tablée ! enfin, on était civilisé, maintenant, et elle ne craignait rien de nous. Jerry ne savait plus ou se mettre, mais il était coincé entre elle et Mat', donc, pas de fuite possible. On riait tous comme des baleines, et lui, plus gêné que nous, tentait de nous imiter. Enfin, le blond se décide à tirer son épingle du jeu et fait rire la rouquine : bon début.

* Il a de la tactique, le gosse... *

Je clignais de l'oeil à l'adresse de Wal', et lui, qui se trouvait en face, pouvait admirer la technique tant de la nana que du jeune coq. Le géant se leva et laissa passé Tim' et Joe, qui allaient nous ravitailler, avant de se rasseoir en faisant craquer la banquette sous son poids.

- Ouep, m'dam', sacré beau match ! ces foutus Anglais ont tout fait pour foirer la partie, mais on les a bien....

Le qualificatif disparut sous les chants, les huées et autres démonstrations sonores tout autour de nous. Valait mieux, car ce n'était pas très.... poli. Je jetais un coup d'oeil explicite en direction du soudard et il se le tint pour dit, en rectifiant même :

- Pa'don, m'dam', j'voulais dire qu'on les a bien eu, quoi...

Gérald parut soulagé et raconta les meilleurs moments du match, Wal' se releva pour laisser passer les bières, et nous bûmes à la santé du XV de chez nous. On n'avait plus le droit de s'appeler Gunners, à cause des footeux qu'avaient mis l'grapin sur not' nom, et cette conversation revint sur le tapis, comme de juste, les gars se disputaient... Je saisis le regard de l'inconnue et pendant que les mecs se tiraient la bourre :

- C'est pas très sage de votre part de vous pointer comme çà à cette table. Pour le moment, ils sont à jeun... mais ça va pas durer...

Comment prendrait-elle ma mise en garde ? que voulait-elle exactement ? visiblement, pas Jerry. Moi, alors ? discrètement, je cherchais Maka du regard. Depuis la vidéo du musée, je courrais, d'après elle, un sacré risque à continuer ma vie d'avant... Maintenant, cette rouquine curieuse qui faisait semblant de s'intéresser à l'un et en fait venue pour moi... Ma méfiance s'éveilla. Jusqu'où jouerait-elle :

- Qu'est-ce qui vous amène exactement à cette table ? lui soufflais-je discrètement à l'oreille, lui montrant par là que je n'étais pas dupe, mais sans avoir l'air plus affolé que ça.

hrpg : ta réponse est très bien. attention, je repars à l'hosto pour 2 semaines...

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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Dim 24 Nov - 20:33




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




Les blagues grivoises et le vocabulaire cru de ses hôtes ne la choquent pas. Elle a grandi en orpheline. Dans la rue la plupart du temps. Et les loups qui ont été ses compagnons pendant une bonne partie de sa vie l’ont endurcie. Elle est loin d’être une princesse. Aussi sourit-elle franchement lorsque l’un d’eux qui venait de dire une grossièreté s’excusa et se reprit.
Oh pas besoin de faire attention à ce que vous dites. Je ne serai pas là si j’avais les oreilles qui saignent à chaque grossièreté.

Roxane poursuit en leur racontant une blague salace, leur montrant ainsi qu’elle n’a pas froid aux yeux, et qu’elle vit dans le même monde. La conversation reprit de plus belle entre les gars qui commencent à se taquiner de moins en moins gentiment sur le sujet de leur nom, que les amateurs de football leur avaient apparemment octroyé.

Le blondinet qu’elle avait faussement pris pour cible se mêle à la conversation animée et bruyante, laissant Roxane observer les mâles se battre verbalement pour quelque chose sur lequel tout le monde est d’accord. Ce débat animé rappelle à Roxane la réunion métamorphes à laquelle elle vient d’échapper. Le stress la reprend, et le bien-être qu’elle a ressenti quelques instants en oubliant ses problèmes parmi ce groupe de supporters commence à s’évanouir sous la tension qu’elle ressent.

Se ressaisissant elle lance un regard à celui qui l’a attirée ici sans en avoir conscience. Son voisin de droite. Celui qui a attisé sa curiosité. Le voilà qui justement entame la conversation, la mettant en garde sur l’état des attablés après quelques tournées.
C’est pour cette ambiance que je suis passée dans ce bar. J’ai besoin de me défouler un peu. Oublier ma journée. Je ne vais pas fuir devant quelques bourrés.

La rouquine se tourne légèrement vers lui pour mieux s’entretenir avec lui, laissant ainsi le jeune blondinet à sa discussion animée au sujet des Gunners. Elle s’attend à une discussion légère et un peu de drague. Après tout c’est la seule femelle à la table. Normal qu’elle réveille les instincts de drague chez ses voisins de table.

Elle ne s’attendait certainement pas à sa question. Il a déjà remarqué qu’il était la raison de sa venue à leur table ? Elle avait pourtant pris soin de s’intéresser à l’autre blondinet pour que sa méfiance s’éteigne. La rouquine hésite à lui mentir, mais elle finit par se dire que si il a remarqué ses intentions, autant être franche. Du moins dans la mesure du raisonnable. Elle ne peut évidemment pas lui dire au milieu d’un bar qu’elle le soupçonne d’être un métamorphe. Surtout qu’elle n’a encore aucune preuve.

Vous avez juste attiré mon attention lorsque vous êtes passés près de moi tout à l’heure, en allant chercher des bières. Je cherchais de la compagnie, et j’avais envie de me joindre à vous pour en savoir un peu plus sur vous.

Se penchant à l’oreille de son interlocuteur elle lui murmure :
En fait Gerald ne m’intéresse pas, un peu trop jeune à mon goût. Mais j’ai cette fâcheuse habitude de toujours essayer de brouiller les pistes. J’ai remarqué que c’était une technique de drague très efficace. Je suis agréablement surprise de voir que vous m'avez démasquée, je dois vous l'avouer.

Le regard qu’elle lui lance en reprenant sa place est tout sauf ambigu. Est-ce qu’elle le drague ? Elle ne sait pas vraiment. Elle veut en savoir plus sur lui, et entamer un flirt est un moyen comme un autre d’obtenir les indices qui pourraient la mener à confirmer son intuition. Et puis elle doit bien avouer qu’il lui plait un peu. Et le fait qu’il ait compris sa manœuvre de détournement d’attention est un bon point pour lui.

Alors à part le Rugby qu’est-ce qui peut bien intéresser un écossais tel que vous dans la vie ?


Roxane se sent bien. Le stress et la colère provoqués par la réunion des métamorphes se sont laissé flouter par l’alcool qui commence à trouver son chemin dans son organisme, évacuant tous les mauvais sentiments pour ne lui laisser que sa curiosité et son envie de passer une bonne soirée en bonne compagnie.

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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Jeu 5 Déc - 20:52

C’est pour cette ambiance que je suis passée dans ce bar. J’ai besoin de me défouler un peu. Oublier ma journée. Je ne vais pas fuir devant quelques bourrés.

* Elle est là pour un plan Q ?... *

En tout cas, la miss n'a pas froid aux yeux. Du coup, elle n'entrait pas du tout dans mes critères de choix. Mais bon... en attendant, je pouvais faire la conversation. Les filles comme elle m'avaient toujours étonnée, et en même temps, je comprenais que certains mecs aient besoin "d'aide"... C'était pas mon genre. Maintenant que la rousse me faisait face, son visage m'apparaissait, beau, lisse, régulier, le temps blanc, les yeux bleus profonds, le cheveu roux... elle avait l'air maline, et avec sa crinière rouge, on aurait dit une renarde... attirante, toute chaude, si proche de moi. Mais je n'esquissais aucun geste dans sa direction. A l'orphelinat, j'avais été bien élevé, et les pères n'étaient pas tendres avec nous. N'empêche que je m'étais sorti de là avec un métier, et sans faire de grosses bêtises, pas comme tous ces gosses avec des parents dépassés qui finissaient dans la rue à faire la manche, ou à errer en quête de drogue, pour échapper à leur "misère". Je me trouvais chanceux. Comme je conservais le silence tout ce temps, elle finit par avouer :

En fait Gerald ne m’intéresse pas, un peu trop jeune à mon goût. Mais j’ai cette fâcheuse habitude de toujours essayer de brouiller les pistes. J’ai remarqué que c’était une technique de drague très efficace. Je suis agréablement surprise de voir que vous m'avez démasquée, je dois vous l'avouer.


* Rien de tel qu'un certain mutisme pour provoquer la conversation, ou la fuite... * songeais-je, satisfait. En haussant les épaules, je répondis simplement, d'une voix plus rauque que prévu :

- Mmmmouais... j'm'en doutais un peu... pour le brouillage de piste.

Décidément, l'était futée, la p'tit'... Avec ce qui s'était passé au musée, et la longue conversation que j'avais eu avec Maka, je passais en mode soupçonneux, mais sans en avoir l'air. Si elle était là pour me piéger, je le saurai bien assez vite. Un rapide coup d'oeil à Wal', c'était un gars solide, maréchal comme moi, personne oserait s'attaquer à deux forgerons d'un coup : suicidaire. De nouveau, je n'ajoutais rien, me contentant d'aller dans son sens, pour voir jusqu'où elle irait, et surtout, si elle dévoilerait le but de sa "chasse"... Je ne la quittais pas des yeux, un peu comme si je la buvais, comme si je ne voulais rien oublier d'elle. A vrai dire, la couleur de ses yeux me fascinait, comme la mer quand elle était très agitée sous le soleil d'hiver, ce qui était rare, d'où, sans doute, leur attrait. En attendant, au vue de sa conduite, c'était plutôt de la drague. Je n'avais pas l'habitude qu'on me cherche comme ça... d'habitude, c'était moi qui passait à la manoeuvre. Un poil destabilisé, je l'entendis dire :

Alors à part le Rugby qu’est-ce qui peut bien intéresser un écossais tel que vous dans la vie ?


Mes sourcils se haussèrent, une moue se dessina sur mes lèvres, gagnant mon visage, me donnant l'air d'un gamin décontenancé, et je retins un "aïe !" et une grimace, et aussi mon poing que je lui aurait bien balancé dans la figure, quand Wallace me fila un grand coup de pied dans le tibia. Du coup, je me contentais d'un bref mais très noir regard, avant de revenir à ma rouquine :

- Bof... rien... la bière... un peu de téloche... le truc planplan, quoi... rien d'extraordinaire.

Je ne mentais pas, enfin, si : par omission. C'est qu'en tant que bon presbytérien... je savais ma moralité bien gardée par mes frères et soeurs en religion. En fait, je n'avais pas envie de lui parler de longues balades en solitaire, le long de la mer ou dans les collines plus au sud, les landes ou plus rarement, les forêts. Confusément, je me demandais quel effet aurait ma réponse sur elle : s'attendait-elle à un gars à la vie trépidante, le genre à courir partout, jogging, squash, ou je sais pas quoi d'autre... car nul doute que c'était ma carrure -très avantageuse... faut avouer...- qui l'avait attirée. C'était toujours comme ça. Pourquoi ça changerait ? Confusément aussi, le cheval en moi ressentait de la nervosité : cette fille n'était pas nette.

*Elle me cache quelque chose... *

hrpg : voilà, je suis reviendu !!! merci de ta patience.
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Dim 8 Déc - 1:16




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




La métamorphe sourit inconsciemment en voyant la tête étonnée qu’il fait. Il n’a visiblement pas l’habitude de se faire draguer, et ça lui donne un petit air perdu. Il met du temps à répondre, restant avec cet air un peu surpris quelques secondes. Quelques secondes de trop selon son voisin qui décide de le réveiller. Le sursaut qu’il fait lorsque ce dernier lui décoche un coup sous la table fait clairement rire la rouquine. Ces tentatives peu discrètes d’aide à la drague de la part des potes sont vraiment risibles il faut bien l’avouer, mais elles ont le mérite d’être divertissantes.

Il répond enfin à la question, et la réponse ne déçoit pas Roxane. Ses passions n’ont apparemment rien à voir avec les chevaux, donc la légère odeur équine qui l’a intriguée pourrait vraiment être la marque d’un membre de son espèce. Evidemment la rouquine ne va pas lui demander là, au milieu d’un bar et avec tous ses potes pendus à ses lèvres si ça lui arrive souvent d’aller galoper dans les champs. D’ailleurs en parlant de galoper, la vidéo de ce cheval soudainement apparu il y a quelques semaines lui revient en mémoire. Elle ne se souvient absolument pas du visage de celui qu’on pouvait vaguement distinguer sur cette vidéo. Est-ce que ça pourrait être lui ? Si c’est le cas il ne va pas tarder à avoir des ennuis. Il est très probablement recherché.

Bah, tout le monde n’a pas des occupations passionnantes. Moi c’est un peu pareil au final.


Roxane lui sourit gentiment. Elle est impressionnée par son self contrôle. A voir comme il la dévorait des yeux quelques instants auparavant, il n’est très certainement pas insensible à ses charmes. Et pourtant il n’avait toujours pas fait un seul mouvement vers elle, malgré les nombreux signaux qu’elle lui avait envoyés pour lui faire comprendre qu’elle était intéressée. Réfléchissant quelques secondes, elle décide de laisser faire l’intelligence collective masculine. S’éclipser quelques minutes devrait permettre à ses compagnons de le pousser dans la bonne direction.

Il faut que j’aille faire un tour aux toilettes, tu me gardes la place … ? Ah tiens au fait tu ne m’as pas dit ton nom. Moi c’est Roxane.


La jolie rouquine se lève et s’extirpe tant bien que mal du banc malgré le peu d’espace disponible pour manœuvrer. Elle se dirige vers les toilettes, laissant son potentiel compatriote métamorphe aux mains des hommes de la situation. Tiens d’ailleurs elle va en profiter pour y passer aux toilettes. Après tout c’est une fille. Tout le monde sait qu’elles y passent leur temps.

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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Dim 8 Déc - 18:37

J'avais mal au tibia, maintenant, et Wal' faisait des tentatives discrètes (venant de lui, ça ressemblait clairement à des coups de tête vers la droite, là où il ne voulait y mettre que le regard...) de me dire d'y aller, quoi ! La fille avait l'air sympa... après tout, si c'était juste pour la nuit... on ne risquait rien, ni elle, ni moi. Les autres gars de la tablée éclatèrent de rire à l'évocation d'un drop raté par les Anglais, je ris avec eux, et Wal', bien sûr. Ca assurait une diversion pour la rouquine. Ceci dit, j'aimais bien son rire... elle n'avait pas spécialement d'occupation... pas étonné du tout, car franchement, je ne la voyais pas faire du tricot ou du squash... non... peut-être les boutiques, comme la plupart des nanas. J'aurais bien aimé savoir si elle y allait avec des copines, ou seule... mais ne lui demandais pas. Je la regardais à nouveau : beau brin de fille... mais quelque chose me disait qu'elle n'était pas pour moi. Ce genre de sixième sens qui vous pourrissait un possible bon coup. J'avais beau essayé de faire taire cette alarme, rien à faire. J'arrêtais pas de penser :

* Pas faite pour toi, la Géraldine, pas faite pour toi ! attention ! *

Mais je remballais mon ange gardien en souriant à ma voisine. Après tout, on était vivant, adultes, passablement éméchés, peut-être, mais on avait droit à du bon temps. Pourtant, la perspective d'une de ces confessions devant l'assemblée presbytérienne d'Abermary ne me disait pas plus que ça... La fille portait pas d'alliance. Moi non plus. C'était donc pas péché... enfin, c'était moins grave, quoi. D'aucuns vous dirait que se faire tenir comme ça en laisse par la religion, c'est pas une bonne chose... Moi, je dirais que si tout le monde s'y pliait, il y aurait moins de problèmes dans le monde.

* Ah ça ! ouais. *

Je savais pas bien prier, mais je récitais consciencieusement mes prières, au lever et au coucher. C'est à l'orphelinat que j'avais appris ça. Ca rythmait ma vie depuis, et je m'en portais fort bien. Autour de nous, c'était le raffut habituel d'une assemblée principalement masculine, et le voisin de Wallace nous rapporta des bières. Je me jetais littéralement sur la mienne.

* Pourquoi j'ai soif comme ça, moi ?... *

Sans doute à cause de toutes les idées contradictoires qui se baladaient dans ma cervelle...

* Roxanne.... *

- C'est un beau prénom... murmurais-je en me levant pour la laisser aller se refaire une beauté aux toilettes.

Une fois debout tous les deux, je lui dis :

- Moi, c'est Thomas...

C'était plus commun. Mais j'aimais bien ce saint qui ne croyait que ce qu'il voyait... Etait-elle comme ça, elle aussi ? Il y eut cet instant où nos yeux se rencontrèrent... et mon coeur manqua un battement. Et voilà... je me connaissais si bien... si on m'allumait... ben... je ne disais pas non. Je me morigénais :

* Quand même !!! retiens-toi ! *

Tout en sachant que... si Rox' poussait plus loin son avantage... ben... y'a pas d'mal à s'faire du bien...
J'osais quand même prendre ses mains dans les miennes. Elle dut sentir les cals de mes paumes, et mes grosses mains d'artisan... j'espérais que ces détails ne la rebuteraient pas...
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 9 Déc - 1:46




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




Thomas. Elle se répète deux-trois fois le prénom dans sa tête en marchant vers les toilettes afin de ne pas faire la maladresse de l’oublier. Il lui va plutôt bien ce prénom, elle ne devrait pas avoir trop de mal à le retenir. La métamorphe a le sourire. Le contact qu’il a établi sous couvert de l’aider à s’extirper de sa place en lui prenant les mains ne lui a pas échappé. Ses efforts n’ont pas été vains. Il la laisse un peu l’approcher, baisse sa garde.

Les mains rugueuses n’ont d’ailleurs pas manqué d’intriguer la métamorphe. Des mains qui travaillent, qui ont vécu. Roxane a hésité à lui demander la raison de leur texture si particulière, mais elle n’a pas voulu le mettre mal à l’aise. Elle s’est donc contentée de le remercier pour son aide avec un sourire avant de s’éclipser. Elle lui demanderait plus tard. Elle ne doutait pas une seule seconde du fait que ce contact ne serait pas le dernier.

Petit passage dans les sanitaires. Elle n’a rien pour se maquiller, mais ça ne l’empêche pas de s’arrêter quelques secondes devant le miroir pour vérifier l’état de ses cheveux. Emmêlés par sa transformation et les évènements de ce début de soirée, mais ça passe pour une coiffure un peu « nature ».

Revenant vers la table elle vit tout de suite les conversations s’éteindre à mesure qu’elle s’en approchait, ce qui confirma ce qu’elle pensait sur les talents d’un groupe masculin alcoolisé pour coacher n’importe lequel de leurs compatriotes et le pousser dans les bras d’une demoiselle. L’un d’entre eux relança un sujet juste avant qu’elle ne s’assoie, mais elle n’était pas dupe une seule seconde.

Gerald, un peu vexé d’être mis de côté, tente une dernière fois de reporter l’attention de la rouquine sur lui, malgré sa timidité certaine. Elle lui répond gentiment, mais n’enchaîne pas, préférant se tourner de nouveau vers Thomas en entamant une nouvelle bière. Cette fois elle ne lui pose pas de questions, se contentant de détailler son visage, en silence. Elle attend qu’il prenne la parole. Elle sait maintenant qu’il n’est pas insensible à ses charmes. Elle le laisse désormais prendre les devants, comptant sur l’effet du petit briefing dont il a sans nul doute été l’objet pendant son passage aux toilettes.


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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Mar 10 Déc - 21:17

Rox est partie... je la regarde se faufiler dans la foule... l'air est lourd, saturé de chaleur et de relents de bière, mais j'aime ça. La porte des toilettes se referme sur les cheveux couleur de sang, mais je reste là, planté, fasciné. J'ai bien vu comme elle marchait, cette assurance... j'aimais bien. Phil' fit sortir Jerry pour aller chercher des bières, c'était son tour. En passant derrière moi, il mit sa pogne sur mon épaule et me souffla :

- Allez, attaque ! y'a pas grand chose à faire... elle te veut. Profite.

avant de s'éclipser. Je hausse les épaules, peu convaincu, au fond, et pas sûr du tout de ce que je veux vraiment. Reste ces histoires, dernièrement : je dois rester prudent. En me rasseyant, le regard entendu de Wal' m'écrasa et Jerry prétendit que je lui avait piqué son "joli p'tit lot".

- T'avais qu'à l'prend' quand elle t'a presque sauté au cou, crétin, lui asséna crument David, le voisin de Phil.

La tablée éclata de rire et les protestations de Gérald se noyèrent sous les quolibets. Phil' revint avec les bières : Jerry et moi le laissons passer, avant de nous rassoir. Toujours aucune trace de la rouquine. Que faisait-elle aux toilettes ? appelait-elle du renfort ? donnait-elle ma position à quelqu'un de mal intentionné ? en tout cas, elle n'avait pas de sac, donc, pas de maquillage en vue. Et puis, elle avait un petit air sauvage incongru en ville. C'était un loup ? un sac à jus de vampire ?

- Tu crois qu'y'a un téléphone aux toilettes ? je demande à Wal', et lui me réponds :

- Pourquoi ? t'as peur qu'elle appelle son grand frère ?!!!! ah ah ah ! tout le monde rigole, maintenant, les autres tablées nous regardent. C'est malin... Une bonne petite bagarre, voilà c'qui nous manque ! ces rats d'Anglais se sont carapatés, z'ont eu peur ! ah ah ah !!!! tout le monde rit encore à gorge déployée.

Franchement, je ne voyais pas ce qui poussait comme ça Wal'... il voulait que je drague Roxane, et en même temps... rêvait d'une bataille rangée... il avait drôlement bu, mais je savais ses poings fermes, même dans son pire état. Les autres me regardaient tous en me donnant des tuyaux pour faire tomber la belle. Comme si je ne savais pas. Je me taisais, comme un ado, à se demander si je ne rougissais parfois à certaines évocations de tactiques pas toujours très courtoises. Sûr que même eux n'oseraient pas des trucs pareils. En levant la tête, j'aperçus Roxane qui revenait. Ses cheveux semblaient plus sages que tout à l'heure. En suivant mon regard, les autres se turent, à croire qu'ils étaient gênés de leurs propositions si "mâles". Je ne me levais pas mais me glissais sur le banc, poussant Jerry sans ménagement. Hors de question de le laisser à côter de Rox', et même comme ça, il tenta encore sa chance. Je lui tournais le dos, regardant la jeune femme, et finis par renverser brutalement la tête en arrière, ce qui assomma à demi le gamin. Là... il se tairait un petit moment. Les autres ont rit, mais je ne les entendais quasiment pas, tout à la belle rousse. Je poussais devant elle une nouvelle Ale, pris la mienne, cherchant à trinquer avec Rox', en hurlant :

- A L'ECOSSE !!!!!!!!!!!

et buvant d'un trait ma chope. Moira, une supporter de la table d'à côté, me dit gentiment :

- Si tu continues comme ça, mon gars, demain, tu vas ferrer de traviole...
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Sam 14 Déc - 19:42




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




La jolie rousse prend avec plaisir la pinte que Thomas lui offre, et la lève pour trinquer avec lui. Plongeant ses yeux dans les siens elle enchaîne d’une voix sonore, bien que moins puissante que la sienne, accompagnant ses paroles d'un petit clin d'oeil discret.

« Et à ses charmants supporters »


Elle ne le lâche pas des yeux, bien consciente qu’il n’est pas indifférent à l’attrait de ses beaux yeux. Elle porte sa choppe à ses lèvres, ne le lâchant pas du regard. Elle n’a pas son entraînement, et il a terminé sa bière alors qu’elle n’a descendu la moitié de la sienne. Roxane continue à boire à son rythme tandis que Thomas repose sa choppe en heurtant bruyamment la table.

Elle entend alors une femme s’adresser à Thomas. Les yeux de son charmant compagnon (de boisson pour l’instant) quittent les siens tandis que son attention se porte sur celle qui l’a interpellé. Roxane repose sa bière en analysant ce qu’elle vient d’entendre tandis que Thomas lui répond. Ferrer ? La métamorphe fait tout de suite le lien avec l’odeur qu’elle avait senti. Un maréchal ferrant ? Elle est un peu déçue tout d’abord, parce que cette activité pourrait bien expliquer cette odeur équine qu’il trimballe. Mais après tout même si ce n’est pas un métamorphe (et la rouquine n’est après tout sure de rien, il arrive souvent que les métamorphes choisissent un métier proche de leur animal fétiche), il reste dans ses critères.

Saisissant ses mains, elle rétablit le contact visuel avec Thomas, avant de baisser le regard vers leurs mains. Elle retourne délicatement l’une de ses mains calleuses sur la table et en caresse la paume.

« Maréchal ferrant, hein ? C’est donc la raison de ces paumes si abîmées. »


Lui rendant ses mains et reprenant la bière qu’elle n’a toujours pas terminée, elle boit quelques gorgées et replonge son regard dans le sien avant de continuer.

« J’aimerai beaucoup voir à quoi peut bien ressembler un atelier de maréchal ferrant. »

La métamorphe est sincèrement curieuse. Et deux raisons la poussent à vouloir le rencontrer dans son environnement de travail. D’une part ça lui permettrait d’avoir un tête à tête avec lui. Plus elle le regarde, et plus elle le trouve attirant. Et d’autre part elle aimerait le voir en compagnie de chevaux. La relation d’un métamorphe avec un membre de son espèce fétiche est particulièrement forte. Si elle peut le confronter à des chevaux, cela devrait finir de la convaincre sur sa nature.


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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Jeu 19 Déc - 12:59

On aurait dit qu'elle voulait me noyer dans les eaux glacées de son regard... Fasciné, je me laissais pourtant faire : le Kelpie se débrouille très bien sous l'eau... il peut même être collant... Je lui souris, ma bière posée, et regardais la petite rousse boire sa mousse, délicatement, comme une chatte... ou comme une fieffée rusée qu'elle était. Car je sentais bien que la jeune femme jouait.

* Pourquoi refuser ? * me dit une petite voix... tentatrice. * Après tout, c'est gratuit, et ça se présente tout seul... *

Ce à quoi, l'autre voix hurla : * Parce que c'est un piège !!!! fieffé bourrin ! ça se voit comme le nez au milieu de la figure, et tu le sais !!! *

Déjà que je trouvais qu'il y avait trop de bruit... avec ces deux là dans ma tête, ça n'allait pas le faire... J'avais une envie terrible de passer la main dans ses cheveux roux.... Moira m'a interpellé, je l'ai regardée, et sentis les mains douces saisir les miennes... Je souris, encore tourné vers Mo' : j'ai gagné... elle retourne à sa bière en marmonnant un truc du genre "t'es incorrigible"...

C'était dur de sa part de me traiter comme ça. Mo' savait que j'étais prudent avec les femmes. La plupart pensaient que je cachais une sombre histoire d'amour qui aurait mal fini. Des histoires d'une épouse morte... ou dans le coma, traînaient sur mon compte, ce qui me rendait "plus chou" aux yeux féminins. Mais Roxane en ignorait tout. Pour le moment. J'étais plus vieux qu'elle... Rox' avait pour elle la fougue de la jeunesse, sa détermination, cette certitude affolante et provocante de toujours gagner. Mon sourire se fit plus tendre quand je me tournais vers elle. La rouquine regardait mes mains, les trouvant abimées... je ne trouvais pas, moi, je les trouvais belles, mes mains de travailleur. J'en bougeais un peu les doigts, mais sans caresser les siens : c'eut été trop précipité.

* Arf... elle les imagine déjà sur son corps, en train de la rayer.... *

Cela me fit sourire plus franchement encore, découvrant mes dents blanches et relativement bien alignées, preuve que je n'avais jamais porté de bagues ou ce genre de trucs à minet. Le type nature, quoi... c'était rare, à notre époque. Peut-être même une forme d'indécence à se montrer sous son véritable jour, et non trafiqué par les dentistes et autres chirurgiens. Je me demandais si la miss avait eu recours à ce genre d'artifices... En tout cas... elle ne connaissait rien à rien en matière de maréchalerie. Pendant qu'elle buvait à petites gorgées le reste de sa ale, je répondis :

- Bah... le ciel de Dieu, le sol de la Déesse... une forge et une enclume portatives, du fer, du feu, de la fumée... et des chevaux !!! ah ah ah ah !!!

Tout ça pour dire : "y'a pas d'atelier de maréchal". J'éclatais de rire, me fichant complètement de comment elle prendrait ma réponse, et sentis le regard désolé de Wal' qui devait penser "il a un bonbon tout cuit dans la bouche, et... bah !!!"
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 30 Déc - 23:58




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




La rouquine le regarde avec curiosité et intérêt. Le contact de ses mains encore présent dans son souvenir. Elle aimerait déjà en créer un autre. Et elle est confiante. La façon qu'il a de plonger ses yeux dans les siens lui fait penser qu'il ne tardera pas à se laisser aller, à laisser de côté ce qui pour l'instant le retient, et à se laisser séduire par la rouquine. Après tout elle ne lui veut pas de mal. Elle est juste curieuse, et attirée.

Le sourire de Thomas laissa entrevoir des dents un peu en désordre. Un sourire naturel, vrai. Pas l'un de ces sourires qui se ressemblent tous et qui n'ont aucun défaut. La métamorphe les aime, les défauts naturels. Elle en a elle aussi, des petits défauts discrets dont elle est pourtant fière. Son nez a une forme étrange. Un peu pointu, comme le petit museau d'une renarde. Et son corps est couvert de cicatrices depuis les Années Sanglantes. Les quelques marques qu'elle arborait fièrement étant enfant, souvenir de ses imprudences, ne se remarquent même plus. Elles sont discrètes, et la plupart ne se voient pas lorsqu'elle est habillée. Mais on peut tout de même en deviner, de petites marques blanches sur sa peau pâle, au niveau de ses bras.

Les yeux perdus dans la contemplation de ce visage brut, Roxane le voit soudain éclater de rire tandis qu'il lui répond. Si elle avait sa forme animale, on verrait ses oreilles dressées retomber soudainement sur le côté, puis pivoter vers l'arrière. Elle n'aime pas qu'on se moque d'elle. En tous cas pas ce soir. Ses nerfs ont assez supporté pour la soirée. Elle était venue se détendre, oublier la communauté métamorphe et ses guerres intestines. Son sourire se fane sans qu'elle ne s'en rende compte. Et ses yeux s'assombrissent légèrement. Elle n'a plus envie. Plus envie d'essayer. Visiblement il ne la considère pas digne de son intérêt. Tant pis pour lui. Qu'il soit métamorphe ou pas, après tout c'est son problème. Et s'il n'a pas envie de profiter de la compagnie qu'elle voulait lui offrir, tant pis pour lui.

Reposant sa bière non terminée sur la table, la métamorphe se lève. Elle balaie la table du regard, ignorant délibérément Thomas.

« Je dois y aller. Je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Merci pour votre compagnie. Vous êtes tous très sympa. Et j'ai été ravie de faire votre connaissance. »


La rouquine enjambe le banc et prend la direction de la sortie, sans un regard en arrière. Ce n'est pas sa soirée, vraiment pas. Elle va rentrer chez elle, et dormir. Ca ira mieux demain. De toutes façons ça ne peut pas être pire.



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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Jeu 2 Jan - 21:41

J'ai bien vu le changement sur son visage, dans ses yeux... j'ai bien senti son désintérêt soudain dans sa réponse... elle croyait m'avoir si facilement, et voilà qu'à la première boutade, elle mettait les voiles... Je la regardais s'éloigner, un peu à regret, son corps parfait... et remarquais que la rouquine allait...

* PIEDS NUS ?!!! *

Interloqué, je regardais Wal' pour trouver une réponse mais lui me fusillait du regard et plongeait le nez dans sa bière après avoir secoué négativement la tête de droite à gauche, complètement désolé... mais de quoi ?

- Ben quoi ? lui demandais-je... et ne voyant rien venir, j'ajoutais : Qu'est-c'qu'y'a ?

Il sortit le bec de sa ale... ouhhhhh llllllà ! c'était pas sa tête des beaux jours... j'allais en prendre plein les naseaux. Je me défendis en me reculant sur ma banquette :

- Ehhhhhhh !!!! non, non, non !!!! c'est pas ma faute ! c'est elle, là.

Mais lui me fusilla du regard !

- Et allez !!! c'est d'ma fauuuuuute ! évidemment...

Il m'envoya sa botte dans le tibia, qu'il faillit me casser, d'ailleurs, et je laissais échapper un cri de douleur :

- AIIIIIIEEEEEEEEEE ! mais ça va pas ?

- T'es qu'un p'tit con !

(et je vous passe la suite...) En bougonnant, je me levais, et poursuivis la belle, que je rattrapais dans la rue, sans oser la prendre par le bras -je venais de prendre un coup de pied, inutile de me prendre une baffe...-, alors, je me plantais devant elle après l'avoir doublée en boitant... l'air contrit...

- J'suis un con. Voilà... c'est dit.

J'avais l'air d'un gamin prit les doigts dans le pot de confiture, le regard vers le sol... alors que j'avais près de cinquante ans... tu parles... l'âge a rien à faire là-dedans.

- C'était... c'était pas malin... vous pouviez pas savoir, pour... maréchal. Mais... vous voyez... on se déplace... on va de clubs en écuries, de terrains de concours en châteaux, pour ferrer quand on nous appelle... c'est ça, maréchal. (j'avais vraiment l'air contrit... si j'avais eu un chapeau, je l'aurai tortillé dans mes mains)

Je me demandais s'il fallait marcher, ou si rester plantés là, c'était mieux. Finalement, je regardais enfin les yeux de la demoiselle aux pieds nus...

* N'empêche qu'elle doit se cailler ! * songeais-je.

- Dans le temps, on était des seigneurs... on venait chez nous. Maintenant, on va là où on nous dit d'aller... Le travail du fer relevait du prodige... aujourd'hui, c'est l'informatique, tous ces trucs qui servent à rien...

* Je m'enterre, là.... mais non ! *

Surtout, ne pas lui faire remarqué que j'ai vu qu'elle allait pieds nus...
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 6 Jan - 0:24




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




La fraicheur faisait du bien comparée à la chaleur étouffante du bar. Refusant poliment la proposition d'un fumeur de la raccompagner chez elle, la jolie rouquine commença à s'éloigner. Le contact des pavés sous ses pieds nus lui rappelant la réunion à laquelle elle s'était rendue en début de soirée, prenant le moins de choses possible pour pouvoir les transporter sous sa forme animale.

Elle se sentait un peu mal d'avoir quitté la table comme ça sur un coup de tête. Elle avait pourtant de l'humour en général. Mais là ce soir elle n'avait vraiment aucune patience. Elle commençait déjà à chercher des yeux un coin isolé pour reprendre sa forme de renard, oublier cette soirée d'échecs successifs, et rentrer enfin chez elle, lorsqu'elle entendit quelqu'un arriver derrière elle.

* Allons bon, quoi encore *

La rouquine tourne la tête pour voir celui qui l'approche, s'apprêtant à tomber sur celui qui voulait la raccompagner, et tombe sur Thomas. Elle qui pensait qu'elle ne l'intéressait pas, finalement ce n'était peut-être pas tout à fait le cas.

« J'suis un con. Voilà... c'est dit. »


« Mais non, pas du tout. »


La métamorphe se sent presque aussi idiote que lui, là. Ils se regardent un moment sans rien dire, et elle finit par ajouter.

« C'est moi qui me suis vexée pour rien. J'ai pas passé une super soirée, avant de vous rejoindre. »


Roxane le regarde avec gentillesse. Il a l'air de se sentir tellement mal. Finalement il poursuit en lui expliquant son métier. La métamorphe le regarde dans les yeux, même si lui regarde par terre.

« Ah d'accord. Vous êtes tout le temps sur la route alors j'imagine. Et je suppose qu'il vous faut tout le temps vous adapter. Ca doit être fatiguant. »


La conversation reprend de manière un peu plus naturelle. Visiblement il ne lui en veut pas de s'être vexée un peu plus tôt. La rouquine commence à l'apprécier de plus en plus.

« Ah ce n'est pas moi qui vais vous contredire là-dessus. » Lui répond-elle en riant. « Je n'ai pas d'ordinateur. Le seul truc « moderne », c'est le téléphone que j'ai chez moi. Mais presque personne n'a mon numéro, et je ne m'en sers quasiment pas. Je serai bien incapable de me servir de tous ces trucs. Comme je serai incapable de ferrer un cheval. C'est comme ça qu'on dit ? Ferrer ? »


La jolie rouquine espère ne pas avoir dit de bêtise, mais sa saute d'humeur est passée. Il peut la charrier un peu, elle ne le prendra pas mal. Enfin en tous cas elle ne pense pas que ce serait le cas. Parfois elle est un peu impulsive, pour ne pas dire souvent.


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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Sam 11 Jan - 20:29

« Mais non, pas du tout. »

C'était gentil de sa part, mais pire pour moi. Il n'y avait pas de condescendance, pourtant, dans sa voix, mais pour moi, je le ressentais comme ça. De quoi j'avais l'air ?

* Seulement d'un type qui s'excuse parce qu'il a tort, c'est tout. *

La plupart des hommes refusent de s'abaisser à s'excuser. Moi, je trouvais qu'il y avait une forme de noblesse à reconnaître ses torts. Mais la rouquine ne le prendrait peut-être pas comme ça...

« C'est moi qui me suis vexée pour rien. J'ai pas passé une super soirée, avant de vous rejoindre. »

Je la laissais continuer, comprenant que mon humour noir ne l'ait pas fait rire. J'avais réagi comme si c'était un mec à taquiner. Mais, pas de doute, c'était bien une femme. La lumière des réverbères cachait et révélait ce qu'il fallait, donnant de nouvelles ombres au tableau éblouissant de sa chevelure.

- Oui... toujours sur la route. J'aime ça, vous savez... un court silence, avant d'ajouter : c'est surtout de ferrer qui est fatiguant, courbé, tenir un pied, parfois un cheval qui bouge ou se défend, ou pèse de tout son poids en me prenant pour son sabot... ah ah ah !!! je riais facilement de moi. Par contre, mon téléphone sonnait tout le temps pour des demandes du genre "mon ch'val vient d'déferrer, tu peux passer ? quand ?" ou "j'ai un cheval dans un pré depuis deux ans.... je comprends pas, il peut plus marcher..." * Tu parles !!! *. Un sourire sur mes lèvres pour lui répondre :

- Oui, on dit comme ça : "ferrer". Je reniflais mes fringues en pinçant le nez... Ah... Désolé... l'odeur de cheval et de fumée... c'est tenace, hein ? j'ai beau me laver... c'est comme ça... ça vous indispose pas ? En général, les filles aimaient bien mon côté "odeur bestiale"... surtout que le cheval ne pue pas, contrairement aux vaches ou aux moutons... c'est une odeur douce et agréable... et puis, quelqu'un qui maîtrise un cheval a toujours du succès auprès des filles, je le savais d'expérience. * Très pratique... * mais, je n'étais pas décidé à user de ce charme là ce soir. Non...

Et vous ?... vous faites quoi dans la vie, si c'est pas indiscret de demander ?

Je désignais ses pieds d'un index :

- Vous n'avez pas froid ?...

Je l'imaginais se sauvant d'un lit chaud et douillet, dans les bras d'un amant, avec l'épouse légitime rentrant à l'improviste de chez sa soeur... d'où le manque d'escarpins... et sourit gentiment. Sans prévenir, je passais un bras autour de sa taille, la soulevait facilement, et l'autre sous ses genoux. Elle se trouva dans mes bras, et quelques passants nous regardèrent en souriant. Pas envie de retourner au pub... je continuais donc sur le trottoir...

- Je vous dépose quelque part, mademoiselle ? lui demandais-je en imitant l'accent cockney des taxis londoniens. Au cas où, ma camionnette n'était pas loin... et j'avais envie d'en savoir plus sur la belle rousse... comment déjà ?...

* Ah oui ! Roxane ! un nom de reine... *

Je sentais la chaleur douce de son corps à travers sa petite robe. Bien serrée contre moi, elle devait sentir ma chaleur aussi. Son parfum me rappelait l'odeur des bêtes sauvages... étonnant pour une fille, d'habitude, elles préféraient plutôt les fleurs, le patchouli ou ce genre de truc... c'était presque musqué, très masculin... mais ça collait bien à la couleur de ses cheveux.
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 13 Jan - 1:30




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




La rouquine imagine Thomas tenter de changer les fers d’un cheval paresseux, qui se repose soudain de tout son poids sur lui. C’est que ça doit être lourd un cheval. A vrai dire elle n’a aucune idée de combien ça peut peser, mais elle ne doute pas qu’il a la carrure pour gérer ce genre de problèmes. La jolie rousse sourit en le voyant rire en évoquant son travail. Le malaise de tout à l’heure s’est dissipé. Et elle le trouve séduisant lorsqu’il évoque sa passion. Même si la lumière n’est pas forte, elle peut voir ses yeux briller lorsqu’il en parle. Sa bonne humeur est communicative, et un sourire vient se dessiner sur les lèvres de Roxane.

« Sûr que ça doit peser son poids, un cheval. »

Thomas semble bien plus détendu que tout à l’heure, et Roxane aussi. Elle l’écoute commenter son odeur de cheval en riant un peu. Son commentaire lui rappelle pourquoi elle l’a abordé, et ravive sa curiosité. Est-ce que Thomas est un métamorphe ? Est-ce qu’il sait qu’il n’est pas le seul de son espèce ?

« Non non l’odeur ne me dérange absolument pas. Je préfère ce genre d’odeurs aux parfums artificiels et impersonnels que portent certains. »

La rouquine est légèrement surprise de l’entendre poser une question sur elle. Depuis leur rencontre, les pas qu’il a pu faire dans sa direction ont été rares. Cependant la question l’embarrasse un peu. Son alibi habituel est de se prétendre secrétaire. Mais elle ne serait pas crédible, vu la façon dont ils se sont rencontrés, et ce qu’elle a pu déjà lui dire. En général lorsqu’elle utilise ce mensonge elle est bien habillée, et dans des endroits un peu plus fréquentables. Alors quoi ? Lui dire qu’elle vit sur le dos des honnêtes gens comme lui qui gagnent leur vie de leur labeur ? Pas sûr qu’il apprécie.

« Ai-je l’autorisation de garder une part de mystère sur ce que je fais dans la vie ? C’est bien moins passionnant que ce que vous faites, de toute façon. »

Un petit sourire mystérieux vient appuyer sa phrase. Après tout l’imagination d’un homme peut aller loin, sûr qu’il lui inventerait quelque profession étrange, ou prendrait son refus de répondre pour une honte du métier qu’elle exerçait. La métamorphe laissa un petit rire lui échapper en pensant qu’il pourrait la penser stripteaseuse.

« Je vous le dirai plus tard, si vous le méritez »
Ainsi elle lui laissait miroiter un plus tard. Laissant entendre qu’elle ne souhaitait pas qu’ils se disent adieu.

La rouquine suivit des yeux le doigt du maréchal qui pointait ses pieds nus sur le bitume, et sourit.
« Un peu. Mais je n’avais pas envie de m’encombrer de chaussures ce soir. »

Ca au moins c’était vrai, même si ça avait l'air bizarre, comme réponse. Elle ne faisait pas que lui mentir. D’ailleurs elle ne lui avait pas beaucoup menti, par rapport aux autres hommes à qui elle parlait, qui n’étaient généralement rien d’autres que des victimes pour elle. Elle lui avait juste caché qu’elle était métamorphe, et qu’elle le soupçonnait d’en être un. Et elle ne lui avait pas dit, en tous cas pas encore, qu’elle volait pour gagner sa vie. Tout le reste était vrai. Sa soirée catastrophe, ses diverses opinions sur les sujets qu’ils avaient abordés, et le fait qu’elle le trouvait à son goût.

Avant même qu’elle ait terminé sa phrase, elle sent une main passer dans son dos, et une autre la saisir aux genoux. Ses pieds quittent le sol et la voilà dans les bras du quinquagénaire gentleman. Elle laisse échapper un faux cri d’indignation, et rit, amusée, tout en enroulant ses bras autour du cou de Thomas. Le contact de son bras contre son dos lui fait mal. Les griffures encore fraîches la font souffrir. Mais le plaisir d’être dans les bras de quelqu’un vaut bien quelques douleurs.

« Si tu veux bien juste baisser un peu ton bras. Celui dans mon dos. »

La métamorphe retient légèrement sa respiration pour ne pas montrer sa douleur tandis qu’il s’exécute, se tenant à son cou pour ne pas glisser.

« Super, merci. Très confortable comme taxi. »

Roxane parvient à reprendre son sourire naturel qu’elle lui adresse, observant son visage d’un peu plus près. Elle a envie de lui caresser la joue, et de sentir la barbe mal rasée sous ses doigts fins, mais elle se retient. Au lieu de ça elle blottit sa tête dans le cou de son chauffeur, laissant sa chevelure venir le chatouiller. Elle est bien. Un peu de réconfort et de calme. Enfin. Et l’odeur qu’il dégage la met en confiance.

« N’importe où. Je n’ai pas vraiment envie de rentrer chez moi. »

La rouquine ferme les yeux, ignorant les quelques passants qui les regardent d’un air amusé, pensant certainement qu’ils sont un petit couple, malgré leur différence d’âge. Certains hésitent quand même à intervenir, pensant qu’elle est peut-être trop alcoolisée pour se rendre compte de ce qu’elle fait. Elle n’en a que faire. Elle se laisse aller à ce moment de bien-être dont elle avait besoin. D’une voix douce, elle lui demande.

« Je ne suis pas trop lourde, ça va ? »


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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 13 Jan - 20:33

Le grand air m'allait tellement mieux ! et puis, ici, les regards amusés ou complices des passants me gênaient bien moins que ceux de mes potes au pub... en tout cas... l'odeur du "mâle" se confirmait comme bien plus attrayante que celle des artifices vendus une fortune chez les parfumeurs ou les rayons de grandes surface, et l'atmosphère se détendit entre Rox' et moi...

* Rox et Rouki... pourquoi je pense à ce dessin animé ? *

J'avais vu ça, à l'orphelinat... les pères étaient gentils avec nous... s'en était suivi une discussion sur l'acceptation de l'autre, du différent, de la Création, de l'amour de Dieu pour la diversité,... je souris à ce souvenir... pas sûr que la nana accepte un cheval dans son lit... Elle ne voulut pas me répondre sur son métier, ce qui éveilla instantanément mes soupçons, mais je masquais ce sentiment, me promettant de me débarrasser d'elle aussi vite que possible..

* C'est malin ! tu coures après, et maintenant, tu la fuis ! t'es un peu compliqué, mon gars... *

Cette voix en moi commençait à me pomper... c'est à dire que... avec mon intervention au musée... je devais me méfier. Mak' me protégerait au maximum, mais elle ne pourrait pas tout... et le sourire de la rouquine ne faisait rien pour me rassurer... un piège... très discrètement, je cherchais autour de nous de possibles agents de je ne sais quelle organisation pouvant me vouloir du mal... et souris :

- Si je le mérite ?... et que dois-je faire pour le mériter, belle demoiselle ?...

Je jouais le jeu, en attendant. On était dans une rue très passante, donc, a priori, je ne risquais rien. Une station de métro pas loin... trouver le moyen de l'abandonner là...

* Je t'en prie... Wal' !!!! téléphone moi !!! *

J'inventerai un prétexte... et la planterai là. C'était quand même pas courant une fille sans godasses... et elle, elle disait ça simplement "j'avais pas envie !" : une telle écervelée pouvait-elle représenter un danger pour moi ? ou était-ce un jeu de sa part ? Roxane me semblait jouer... mais à quoi ? mystère... j'adorai les cris féminins... du genre : "oh non !!! pas ça !!!" qui voulaient dire tout le contraire, et je sus immédiatement qu'elle adorait être portée. Les nanas aiment toutes se blottir dans les bras d'un mec, et plus encore se faire porter par lui...

* Trop facile... *

Je me servais tout le temps de ça pour emballer. Et ça marchait à tous les coups, réveillant les rêves de petites filles des femmes à qui je faisais cet honneur. L'air faussement confus, je répondis :

- Mon odeur ne vous dérange pas... alors, j'ai pensé que vous rapprocher de moi... ne serait pas un obstacle entre nous... en toute cordialité ! rajoutais-je l'air brusquement prude, alors que l'instant d'avant, je la brûlais du regard, tout en plaçant mon bras gauche comme Roxane me l'avait demandé : et là, ça va ? m'enquis-je.

J'adorai ses bras autour de mon cou, et tentait de sentir son haleine... j'aime les gens avec les dents propres... faut pas m'en vouloir... peut-être un truc de vieux célibataire, allez savoir !

* Allons bon ! voilà qu'elle ne veut pas rentrer chez elle maintenant !!! *

La demoiselle s'avérait être légère comme une plume... et je slalomais avec art entre les passants que nous croisions. Parfois, de la musique nous surprenait, alors que des clients sortaient de magasins surpeuplés, ainsi qu'une vague de chaleur chargée d'odeurs de sueur, de sang, de parfums plus ou moins bons marchés, voir de spray... je détestais ces derniers et plissais le nez malgré moi. Cette manie des mecs d'aujourd'hui de se parfumer et de se mettre de la crème !!! franchement ! moi, j'avais de jolies ridules aux coins des yeux, qui me rendaient terriblement humain. On me devinait bon vivant, joueur, ou sérieux, attentif, fatigué, selon les expressions de mon visage, qui toutes se marquaient de signes distinctifs de l'âge. Mais je n'avais qu'un ou deux cheveux blancs, sans me teindre ! Le visage de Roxane était lisse et jeune, ses paupières fermées me disaient toute la confiance qu'elle m'accordait et j'eus soudain l'impression d'avoir affaire à une petite fille. Mes idées de nuit blanche disparurent, ainsi que celles d'un guet-apens. Et en plus, elle s'inquiétait pour moi...

- Non, pas du tout ! répondis-je, charmé.

Je me demandais quelle genre de cavalière elle était :

- Vous montez à cheval ? tout en songeant à une toute autre cavalcade... L'enseigne d'un hôtel me durcit un peu, heureusement, la belle n'en sut rien, car mes bras l'éloignait d'un certain endroit stratégique qu'un homme ne pouvait cacher à une partenaire.
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Mer 15 Jan - 20:24




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




« Pour mériter d’en savoir plus sur moi ? Réussir à me faire passer une bonne fin de soirée me semble bien. Si vous vous en sentez capable. »


La métamorphe le taquine un peu, essaie de le faire entrer dans son jeu en insinuant qu’il n’est pas à la hauteur. Et la réponse ne se fait pas attendre. Il la prend dans ses bras, sans lui demander son avis. Elle est surprise, et la douleur des griffures se réveille au contact du bras dans son dos, ravivant au passage les souvenirs encore frais de sa soirée au QG. Il était déjà mal parti pour qu’elle l’oublie cette soirée. Elle lui demande gentiment de placer son bras autrement, serrant légèrement les dents, tandis qu’il se justifie maladroitement de l’avoir prise dans ses bras.

Elle l’écoute à peine, concentrée sur sa douleur et sur son visage, afin qu’il ne remarque pas. Elle n’a pas vraiment envie de lui expliquer que les griffures déformées dans son dos sont dues aux griffes d’un tigre blanc, et qu’elle les a récoltées alors que son corps était celui d’un renard. Il replace son bras plus bas, et elle peut de nouveau souffler. Son dos la lance, mais moins que dans la position précédente. Elle reprend le contrôle et parvient à lui répondre sans montrer sa douleur.

Les yeux fermés elle le laisse les entraîner dans la foule. Sans même essayer de regarder où il les emmène. Elle a envie de lui faire confiance, qu’il soit comme elle où non. Sans réfléchir elle laisse sa main venir se balader sur la joue de son porteur, effleurant la mâchoire forte et caressant à rebrousse-poil la barbe mal rasée. Sa petite voix s’inquiète de son poids, bien qu’elle se sache légère, qu’elle ait senti les muscles puissants de celui qui la porte. Il ne la trouve sans doute pas lourde, et il le lui confirme d’ailleurs, un sourire dans la voix.

Elle fait le vide dans ses pensées, laissant ses soucis derrière elle, sa main continuant à jouer machinalement sur la joue de Thomas. Mais elle arrête soudainement son mouvement en entendant la question de Thomas. Un peu brusquement, elle se redresse pour le regarder. Ses yeux sont brillants d’excitation. Il veut l’emmener monter à cheval ? Ca veut dire qu’elle va pouvoir le voir en compagnie de chevaux. Elle va savoir si son intuition était juste.

Bien sûr sa réaction doit prendre un tout autre sens pour Thomas. Il ne peut pas savoir ce qu’elle a en tête, et doit surement penser que c’est un rêve de petite fille. Ce qui n’est pas entièrement faux. Elle n’avait pas eu l’occasion de monter à cheval avec ses parents. Et une fois à l’orphelinat, puis dans la rue, ça aurait été difficile. L’équitation est un sport qui n’est pas accessible facilement. Ca nécessite d’y investir un minimum d’argent. Or l’argent elle n’en avait pas à revendre.

« Je n’en ai jamais eu l’occasion »
lui répond-elle un grand sourire aux lèvres, et les yeux brillants
« Mais j’aimerai beaucoup. Vous avez beaucoup de chevaux ? Vous habitez loin ? Vous croyez que vous pourriez m’apprendre ? »


La belle se rend soudain compte de la quantité de questions qu’elle vient de lui poser, ne lui laissant même pas le temps de répondre entre chacune d’entre elles. En riant elle lui dépose un baiser à la naissance de la mâchoire, juste en-dessous de son oreille.
« Pardon je ne te laisse même pas le temps de répondre. »




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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Mer 22 Jan - 20:28

Je sentis ses doigts sur ma joue, et vis qu'elle avait les yeux clos.

* Pleine de confiance en elle... *

C'était un pari fou : je pouvais être un détraqué, humain ou non, un démon, un loup... mais pas un vampire ! j'étais trop chaud pour ça. Ces non-morts n'avaient pas encore trouvé le moyen de se réchauffer vraiment, et leur manque d'odeur caractéristique suffisait généralement à m'alerter... mais elle, petite humaine... L'instant d'avant, la rouquine m'avait paru tellement joueuse, un brin manipulatrice, même, que ce changement radical fit tomber mes hésitations et autres réticences.

* ou alors, elle est très forte et pense me piéger plus loin, à l'écart de la foule... *

Ce vieil instinct de survie, la conversation avec Maka (prête à m'aider malgré les risques pour elle, sa place à la PES, sa vie, même) me revenait en mémoire. On ne tarderait pas à m'approcher pour s'assurer de moi... ma trogne était apparue floue sur Youtube, mais je ressemblais drôlement à l'homme-cheval.

* Et si elle est là pour moi ?... *

Rien ne m'interdisait de penser que la fille n'agissait pas seule... que c'était un leurre... et moi... j'étais là, comme un idiot, fendant la foule dans la nuit écossaise... Mon corps se calma et la pression redescendit.

- J'en ai deux, récupérés chez un proprio qui ne pouvait plus les nourrir. Un blanc et un noir. Ils sont sympas...

mais pas vraiment le temps de répondre, que déjà elle enchaine sur où j'habite ?!!!!

* Ehhhh ! pas si vite ! poupée ! *

De nouveaux, les doutes me poussent à la plus grande prudence. Un instant, je pense envoyer discrètement un signal à Maka, puis je ris intérieurement de moi, de ma couardise : ce n'est qu'une petite nana, vêtue d'une petite robe noire, et les pieds nus, comme une princesse perdue... Je ne répondis pas, mais optais pour... un magasin de chaussures certainement fabriquées en Chine, tournant brutalement, m'engouffrant d'un coup dans un univers surchauffé, bruyant et sur illuminé. Les regards surpris et interrogateurs se tournèrent immédiatement vers nous. Je déposais lentement et avec beaucoup de douceur la belle sur un pouffe, et immédiatement, une jeune Asiatique se précipita pour se mettre à notre service. La gamine devait avoir 16 ans ! non, je plaisante, ces filles là ont toujours l'air plus jeunes... donc, minimum 20 ans....

- Chaussures plates ? à talons ? demandez, mademoiselle... et l'on vous chaussera...

Je fis une drôle de tête, avant de lâcher :

- Je sais ferrer, mais pas passer une chaussure de vair à une princesse...

Je me moquais gentiment, quoi... histoire de détendre l'atmosphère. Et je vis briller instantanément les yeux concupiscents des femelles assemblées : maréchal ferrant, je le dis, ça marche toujours !!! Et voilà comment on élude la question du lieu d'habitation, et comment on reste en pleine foule, histoire de ne pas se faire tomber dessus par quelques personnes indélicates et trop curieuses...
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Sam 25 Jan - 4:53




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




Thomas a les yeux qui brillent lorsqu’il commence à parler de ses compagnons équins. Mais il s’arrête brutalement, stoppé par le flot de questions sur laquelle la jolie rousse a enchaîné. Elle sent son léger malaise, et tente de détendre l’atmosphère en embrassant sa joue. Mais le visage reste légèrement fermé, et les yeux de Thomas se perdent légèrement dans ses pensées, avant de se fixer sur les magasins qui les entourent.

La rouquine tourne les yeux dans la direction sur laquelle son regard s’est arrêté, mais l’écossais pivote brusquement dans cette direction, ce qui l’empêche de voir exactement où il va. Tant pis, de toutes façons il ne va pas la jeter d’un pont, et au pire il y a des témoins. Non, au pire elle prendra sa forme de papillon de nuit en tombant.

Ils entrent dans une boutique. Lumières éblouissantes et musique, ou plutôt bruit, trop forte. Les parfums artificiels des femmes venues faire leurs achats sont entêtants, bien trop puissants. Les sens de la renarde sont perturbés et brouillés. Elle tente quand même de chercher dans la foule la présence d’un vampire. Rien à l’horizon, où en tous cas elle ne le sent pas.

Son cavalier d’un soir la dépose sur un pouf. Roxane observe le magasin rapidement, tout à son analyse des personnes présentes, elle n’a même pas prêté attention à ce qui se vendait. Des chaussures. Evidemment. Ses pieds nus ont beaucoup perturbé Thomas.

« Eh bien j’opterai pour quelque chose de confortable, et pas de couleur criarde et tapageuse »


Elle a bien vu le regard de la jeune asiatique qui s’était porté vers un rayon de baskets fluos. Elle désigne du doigt une paire de bottines plates, simples, et qui ont l’air confortables. La vendeuse lui demande sa pointure et ramène une paire de la bonne taille, qu’elle tend à Thomas. La rouquine s’amuse beaucoup de son petit temps d’incompréhension. Elle tend son pied sali par la poussière de la rue et le taquine en chuchotant, comme si elle donnait la réplique à un acteur qui a oublié son texte :

« Pssst. Thomas. Je crois que c’est le moment où tu passes la chaussure au pied de la princesse pour savoir si elle est bien la fille de tes rêves »


La tête qu’il affiche, un air à la fois perdu, étonné, et amusé la fait rire, ainsi que sa remarque. Sans attendre elle lui prend la paire de bottines des mains. Elle reprend un peu plus fort, faisant sourire les femmes qui font leurs essayages non loin.

« Je vais donc me chausser moi-même, puisqu’apparemment mon prince charmant en est incapable »


La voix est moqueuse, mais le regard en coin qu’elle lui lance est joueur. Ce n’est pas une moquerie mais bien une taquinerie. Une fois les chaussures aux pieds elle fait quelques pas dans le magasin. Elles ont l’air à la bonne taille. Pas vraiment assorties à la robe. Un spécialiste de la mode crierait à l’hérésie, mais elle ne s’en soucie absolument pas.

« Bon ben on dirait que la pantoufle de vair me va »


La belle fait un clin d’œil complice à Thomas. Elle retourne s’asseoir sur le pouf et réalise soudain qu’elle n’a toujours pas son sac à main. Elle n’avait pas vraiment prévu d’aller acheter quoi que ce soit. Un peu gênée, elle lui lance.

« Au fait, je … Je n’ai pas mon sac. Je n’ai rien du tout… Ca t’embête si… Je te rembourserai à l’occasion si tu veux, il n’y a pas de soucis »


Elle jette tout de même un regard au prix indiqué sous la chaussure. 10£. Ca va. Même si elle n’a pas l’occasion de le revoir pour le rembourser, elle ne se sentira pas trop coupable. Etrange cette pensée. Elle ne se gêne en général pas pour profiter de la générosité des hommes. C’est même très souvent son fond de commerce. Mais elle n’est pas là pour obtenir des cadeaux gratuits, elle voulait juste passer un moment agréable. D’où se léger sentiment de culpabilité qu’elle ressent en le laissant lui acheter une paire de chaussure, même made in China.

« Merci »


L’achat finalisé, elle se rechausse, et prend la direction de la sortie, cette fois-ci les pieds au chaud.

« Du coup tu disais pour les chevaux. Tu en as deux ? Ca fait combien de temps que tu les as ? »




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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 27 Jan - 14:53

La vendeuse et Roxane parlent quelques instants... moi, je me retrouve saturé de musique trop forte et d'odeurs entêtantes à vous faire jeter vos boyaux par terre. Il faisait une de ces chaleurs ici... la musique me tapait le coeur, et les vibrations me donnaient des envies de danser.

* Mon côté cheval... *

Ces "boum, boum, boum" rappelaient les battements d'un coeur, ou celui d'un tambour de guerre, au choix... Les chevaux de guerre avaient leur importance, avant... et les palefrois s'enorgueillissaient de leurs splendides allures aux moindres notes de musique. Je souris. Les filles, ici, étaient toutes trop maquillées, trop parfumées, vêtues trop court... ce n'était pas un quartier très chic, mais plutôt le West End de Londres, en quelque sorte. Tout à coup, je me retrouvais avec une paire de bottines dans les mains, que venait de me flanquer la petite Asiat', que je regardais avec des yeux comme des soucoupes. Elle rit en se cachant la bouche, d'un petit rire moqueur et cristallin tout à fait seyant.

* Les mystères insondables de la Chine éternelle... *

Avant que je n'ai eu le temps d'esquisser quelque geste que ce soit, les bottines avaient quittés mes bras, arrachées par les mains impatientes de Roxane... j'entendis sa petite remarque sybilline mais ne m'en offusquait pas, vu que j'avais déjà décliné l'invitation à la chausser de mes mains... et regardais ses gestes précis, féminins, experts... un autre monde, totalement différent du mien. Souvent, je me demandais si les hommes et les femmes étaient à ce point différents que même leurs sentiments, leurs ressentis devraient être à mil lieues les uns des autres. Les émotions qui nous touchaient n'étaient elles pas les mêmes ? Rox' fait quelques pas, et j'aime sa façon de marcher. Elle revient. Les miroirs renvoient à l'infini ses reflets, mais pas un ne l'égalent...

« Bon ben on dirait que la pantoufle de vair me va »

- Oui... on dirait... Ma voix n'était qu'un murmure, tandis que je demeurais sous le charme. Mon inconscient hurlait : "sors de là !!! fuis !!! cette femme veut ta perte !!! c'est un piège !!!" mais je demeurais là, conquis. Elle, pendant ce temps, retourne sur le pouf et me dis qu'elle n'a pas d'argent... je m'en doutais... un sourire doux anima mes lèvres, simplement. Je sortis mon portefeuille, en tirais dix livres et suivis la vendeuse. Le ticket de caisse, je le donnais à Roxanne, de retour près d'elle.

- Offert par la maison, dis-je simplement. Vous sortez souvent sans chaussures pour vous en faire offrir une paire ? ajoutais-je en me moquant



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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Sam 8 Fév - 3:05




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




Elle n’a pas manqué de remarquer le sourire un peu béat que le cinquantenaire a eu sur les lèvres en la regardant marcher. Il en a presque perdu la voix. Mais il finit quand même par confirmer que les chaussures lui vont. La jolie rousse est un peu flattée de voir l’effet qu’elle provoque. Ce n’est pas chose rare, mais ça flatte toujours autant son ego. Surtout qu’il était particulièrement méfiant il y a à peine une heure.

La rouquine est un peu gênée de le laisser payer, mais elle n’a pas le choix. Enfin Roxane reste Roxane, et sa culpabilité à l’idée de se faire offrir une paire de chaussures par cet écossais gentleman ne dure pas. Après tout ce n’est pas elle qui l’a voulue, cette paire. C’est lui qui l’a emmenée dans ce magasin. Et puis elle n’a rien, absolument rien, à part sa robe. A moins d’échanger la paire de chaussures contre sa robe … Cette pensée la fait sourire. Elle imagine la tête que feraient toutes ces poupées trop maquillées, qui osent à peine montrer un léger décolleté. Ce serait amusant, c’est certain.

Elle le remercie tout de même poliment en chaussant les bottines. Elle prend automatiquement le ticket qu’il lui tend, avant de se rappeler qu’elle n’a nulle part où le mettre. Elle n’a même pas mis de sous-vêtements, donc pas moyen de le coincer dans son soutien-gorge comme il lui arrive de le faire. Elle le regarde, un peu gênée.

« Heu … C’est gentil pour le ticket, mais je n’ai toujours pas fait apparaître de sac à main. De toute façon je ne pense pas qu’elles soient garanties, donc si vous ne le voulez pas … »


La rouquine dépose le ticket dans une poubelle à la sortie du magasin. Elle déteste polluer la Nature, quand bien même cet environnement est urbain, et totalement né de la main de l’homme. La petite blague qu’il lui adresse l’a faite sourire. Il va y parvenir à lui faire passer une bonne soirée finalement.

« Il m’arrive de profiter de la gentillesse de certains hommes qui ont les moyens, cependant je n’avais jamais pensé à me faire offrir des chaussures, en général je me fais seulement offrir quelques pintes ou cocktails. Mais je prends note. Sortir sans chaussures, ça marche. En tous cas avec toi. J’y penserai lorsque celles-ci seront usées et que je n’aurai plus rien à me mettre. »


Elle hésite quelques secondes avant d’enchaîner, ne sachant pas trop comment il réagira. Mais sa curiosité, et le fait qu’elle se sente bien en sa compagnie, la poussent à poursuivre avec le fond de sa pensée.

« Si j’étais sortie sans la robe, vous m’en auriez offert une, ou vous m’auriez laissée à la merci du froid ? »


Elle le regarde avec amusement, cherchant à savoir si sa remarque fait de l’effet. Il doit probablement l’imaginer nue, et l’idée ne semble pas lui déplaire tant que ça. Ce serait même plutôt l’inverse.


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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Lun 10 Fév - 18:46

Je souris quand elle me dit :

« Si j’étais sortie sans la robe, vous m’en auriez offert une, ou vous m’auriez laissée à la merci du froid ? »


et ne répondis pas. Par contre, je posais ma veste sur ses épaules. Il faisait froid, dehors. Dans la rue, la musique en moins, le froid en plus, la réalité revint au galop, et son lot de réticences... Je regardais ma montre, puis la rouquine...

- Je bosse, demain...

J'avais l'air un peu confus, tant mieux.

- Je dois rentrer, maintenant.

Il y avait du monde dans la rue. Peu de chance qu'une jeune femme se fasse agresser ici. Je ne risquais rien à la larguer là. L'éventualité de son appartenance à un groupe cherchant à en savoir plus sur le cheval du musée me revenait en force : je devais m'esquiver. Ce revirement pouvait lui mettre la puce à l'oreille, mais peu importait. D'abord, ma survie. Après, le reste, s'il y avait de la place. Maka m'avait laissé un petit mot sur la table, avant de partir de la maison, dans lequel elle disait pouvoir me protéger, au cas où... mais, inutile de chercher les ennuis. Un bus passa devant nous, suivit de trois voitures obligées d'attendre de pouvoir le doubler, sans doute plus bas, sur la rue. Parfois, j'avais l'impression que les gens me dévisageaient, comme s'ils me reconnaissaient sur la vidéo de Youtube, mais c'était une impression, car aucun ne venait m'interroger. Cette idée me rassura. Quant à Rox', elle cachait quelque chose, sans que je puisse deviner quoi. Toujours est-il que je ne lui donnerai pas l'occasion de me faire du mal, ou de me livrer à qui que ce soit.

Les flaques de lumière laissées par les réverbères tranchaient sur la noirceur de la nuit de fin d'automne. Il pleuvra bientôt, je pouvais sentir l'humidité se rapprocher, les odeurs de tourbes et de liberté... Fermant à demi les yeux, je tentais encore une fois de savoir qui se trouvait près de moi, mais sans rien saisir d'inquiétant, seulement cette impression de non dit. Cette fille ne m'a pas abordé directement, mais j'étais sa cible, pourquoi. Je me tournais d'un bloc vers elle, alors que nous venions de nous arrêter sous un arrêt de bus où personne, encore, n'attendant :

- Pourquoi moi ? dis-je simplement.

Elle comprendrait que son piège était éventé, mais qu'en dirait-elle exactement, et m'éclairerait-elle sur les réelles raisons l'ayant poussé à m'aborder ? ou s'en tirerait-elle par une pirouette ?
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MessageSujet: Re: Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium [Livre II - Terminé]   Sam 22 Fév - 13:36




Troisième mi-temps à Murrayfield Stadium




Le contact des mains de Thomas sur les épaules de la rousse tandis qu’il y dépose son manteau la fait légèrement frissonner. Il est si attentionné, il a forcément déjà envisagé la possibilité de la ramener chez lui, et de finir la soirée par un moment d’intimité. En tous cas c’est ce qu’elle pense. Et la déception est d’autant plus grande lorsqu’au lieu de lui proposer de le suivre, il balbutie des excuses pour la planter là.

La métamorphe le regarde sans comprendre. Il veut rentrer ? La laisser là ? Mais pourquoi ? Qu’a-t-elle fait de mal ? A-t-elle été un peu trop entreprenante ? Il a peut-être eu peur qu’elle cherche le grand amour, alors qu’elle ne souhaitait que passer un bon moment. Et découvrir peut-être l’un des siens. Un métamorphe. Elle n’en était toujours pas sure, mais il suffisait de pas grand-chose pour qu’elle le soit. Un indice supplémentaire, une preuve.

Elle le regarde et elle ne dit rien. Elle ne cherche même pas à le retenir. Elle cherche seulement à comprendre. Et sous le regard incrédule et perdu de Roxane, il ferme légèrement les yeux. Comme lorsqu’elle se concentre sur ses autres sens. Une habitude qui lui était venue à mesure qu’elle s’habituait à ses sens animaux. Et si il était là l’indice supplémentaire ? Evidemment ça pouvait être juste qu’il avait honte de la laisser ainsi, mais ce n’était pas l’impression qu’elle avait. Et elle avait eu d’autres indices, d’autres impressions au cours de la soirée qui lui avaient mis la puce à l’oreille. Bien sûr elle pouvait se tromper, se laisser guider par l’envie de rencontrer quelqu’un comme elle qui ne soit pas mêlé à ces trahisons et à ces guerres de race ridicules. Elle aurait préféré avoir un indice de plus. Mais il voulait la laisser, l’abandonner là avec ses nouvelles chaussures. Si elle voulait en avoir le cœur net c’était maintenant.

Pourquoi moi ?

Oh elle pourrait lui répondre. Tout lui dire. Mais elle ne sait pas quels mots prononcer. Comment faire. Elle n’est pas très douée pour s’exprimer, en dehors de la manipulation qu’elle utilise avec talent lorsqu’elle vole ou qu’elle drague. Se dévoiler lui est difficile. Utiliser les mots pour le faire l’est encore plus.

Elle regarde autour d’elle. Trop de monde pour se transformer là, maintenant, dans cette rue. En revanche elle remarque un parc à quelques mètres de l’endroit où ils se tiennent. Magie d’Edinburgh qui sait mêler la nature à la ville, et placer des magasins bruyants et lumineux aux côtés du calme et de l’intimité d’un coin de nature. Dans l’obscurité personne ne la remarquera sans chercher à le faire. Elle le regarde un court instant.

Je pensais que nous partagions un secret

La rouquine franchit les quelques mètres qui la séparent du parc. Elle se retourne une fois dans l’ombre, à l’abri des arbres. Elle respire l’odeur particulière de l’endroit. Ce mélange d’artificialité et de naturel, l’odeur trop prononcée des humains qui vient masquer les odeurs plus secondaires et pourtant si précieuses dégagées par les arbres et la faune qui s’y dissimule et qu’elle s’apprête à rejoindre.

Elle rouvre les yeux pour observer une dernière fois la rue, s’assurant que personne à part lui ne regarde dans cette direction. La métamorphe se concentre. Elle doit agir rapidement pour éviter qu’un curieux ne la remarque. Elle est entraînée. Elle en est capable. La peau blanche de la rouquine s’assombrit et se pare de la couleur flamboyante qui s’étend depuis le haut de sa tête jusqu’à envahir le corps menu qui se rapproche du sol. Les bras se posent sur le sol et tu sens le contact de la terre légèrement humide sous tes pattes avant.

Tu te dégages des chaussures et de la robe qui entravent tes mouvements. Tu t’éloignes légèrement du petit tas de vêtements qui risquerait d’attirer l’attention, sans quitter Thomas des yeux. Tes yeux brillants le fixent. Tu ne veux pas le forcer à te faire confiance. Tu n’es même pas 100% sure de ce qu’il est. Mais tu espères qu’il a compris.

Tu tournes sur toi-même, faisant voler ta queue touffue dans les airs, et tu disparais dans les buissons, t’enfonçant un peu plus dans l’obscurité du parc. Tu espères qu’il te suivra, que tu avais raison.


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