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World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]
MessageSujet: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Dim 29 Sep - 18:16

    J'arrivais au bout du rouleau, juste avant le petit matin. J'avais le regard cerné, et la barbe naissante me grattait. Sécuriser la transaction de vingt trois tonnes d'argent n'étais pas une mince affaire. Il avait fallu partir en bateau pendant trois jours, avec mon équipe. Tous de bons agents, loyaux à la Reine. Des anciens de la Milice, pour la plupart, des gens que j'avais moi même entraîné au métier de soldat pendant les Années Sanglantes. Ils faisaient partie des rares survivants de la confrontation finale avec les loups garous et les semis démons sur la lande écossaise, un peu au nord des grandes agglomérations des lowlands. Le bateau était enregistré en Norvège ; il s'agissait d'un de ces gros navires de pêche en Mer du Nord. Nous nous étions approchés de ce pays justement, après un long moment de navigation, pour rencontrer les hommes du général Lioukov. Il s'agissait d'un vieux ponte de l'URSS, un ancien ministre de la défense sous Eltsine et Poutine, mais aussi et surtout le nouveau directeur du département de développement d'armes secrètes de la fédération de Russie. Et aussi, un très vieil allié de la Reine. Nous abordions le tanker « Ibardia » au large de Narvik, à quatre heures du port à vitesse de croisière. Et nous le faisions de nuit. Les russes étaient prudents, et tous du FSB, les services de contre-espionnage russes. Tous à la solde du bon général. La situation était tendue, mais je revoyais encore mes hommes (et mes femmes) pénétrer sur le pont des russes, dans leurs tenues noires, casque à visière et cagoule leur masquant le visage, brandissant leurs fusils d'assaut. Nous avions sécurisé l'endroit et assuré la transaction. Erin m'avait surveillé, et j'avais toujours énormément de mal à me faire à sa présence. D'ordinaire, c'était moi qui me trouvait dans l'ombre. Là, j'avais quelqu'un dans la mienne, et ce quelqu'un était un tueur particulièrement doué lui aussi. Cette femme était très professionnelle... Mais je n'avais presque pas fermé l'oeil en cinq jours, le temps du trajet aller-retour et de la transaction en elle même. Une partie du trésor de guerre royal contre tout cet argent pur venu de Russie. Eux l'utilisaient pour leurs nouvelles armes anti-lycanthropes. Nous aussi. Mais surveillés comme nous l'étions par les services secrets britanniques, la mission était délicate, et nous avions dû maquillé notre navire à deux reprises pour échapper aux patrouilles de la Royal Navy. Depuis la fin de la guerre, l'armée britannique essayait de faire en sorte qu'aucun des anciens bélligérants ne puisse se réarmer.


    Comme d'habitude, un fonctionnaire londonien avait mal fait son travail, et nous avions pu passer au travers du blocus.


    Je n'aimais pas me retrouver dans un bateau. Un bateau c'est lent, et n'a que peu de recoins où agir en cas de problème. Très vulnérable aux bâtiments militaires et pire encore, aux interventions aériennes. Mais nous avions réussi. De quoi fabriquer des millions et des millions de cartouches, sans parler de toutes les lames que nous pourrions forger. Restait bien entendu le problème des lieux de production, sachant que nous étions surveillés, mais nous avions de la matière première en quantité. Et ce n'était qu'un début. Mais là, j'étais fatigué. J'avais conscience de mes limites physiques, et refusais de prélever dans les réserves de Krystel, qui se trouvait à l'étranger pour quelques jours. Je dormais plus de dix heures d'affilée, ne me réveillant qu'en tout début de soirée. Je m'étirais et enchaînais avec une série de cinquante pompes, puis deux fois plus d'abdominaux. Un léger voile de sueur sur le corps, j'allais me brosser les dents, me tailler la barbe. Puis, je passais sous une douche brûlante, qui me décapa de tout le sel incrusté dans le moindre de mes pores. J'étais prêt en une demie heure, habillé de frais. Je savais que ce soir, j'avais rendez vous à la salle d'armes du manoir, au second sous sol. Krystel m'avait envoyé un message pour me dire que l'une de ses conseillères, Constance Bellanger, avait formulé le besoin de se remettre à niveau après l'épisode sanglant du musée de Glasgow. J'avais préparé un programme chargé et potentiellement brutal.


    Je mangeais en vitesse, puis allais tout préparer. Je plaçais les tapis sur le sol, et alignais tout un ensemble d'armes sur la table du bout. Poignards, couteaux, dagues, armes à feu de toutes sortes et de tous calibres... Tout était prêt. On m'avait dit que Bellanger était une aristocrate, une businesswoman qui était dans le commerce de la chair, mais qu'elle savait se battre. C'était ce que nous allions voir. Quand la personne rentra dans la pièce, je m'avançais vers elle, et ne la saluais que d'un léger hochement de tête.



    | Conseillère Bellanger, je présume. Je serais votre entraîneur pour ce soir. La Reine m'a dit que vous aviez besoin de vous mettre à jour des nouvelles techniques de combat humaines. Vous vous en êtes arrêtée à quelle époque? |

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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Dim 29 Sep - 19:33

Ces derniers temps, une chose me revenait souvent en tête, cette fusillade et mon inaptitude. Je dirais même mon incapacité, il était loin le temps des Maître Vampire, où j'avais à moi seule éliminer une meute de loups dans la banlieue parisienne. Me rendre compte de cela fut aisé, mais l'assumer pleinement était définitivement une autre affaire. Mais l'idée de ne plus être au même niveau qu'il y a une petite dizaine d'années ne me plaisait absolument pas. Mais la fusillade de l'exposition n'était qu'un déclencheur, j'étais restée sur mes acquis, ne comptant que sur ma force en tant que vampire très âgé, et ... des entraînement prodigué par Arthur quand il était encore en vie. Et de nos jours, chacun savait que même s'il était rare de se faire tuer par un humain, c'était possible, balle en argent, ce genre de choses, des choses peu réjouissantes.

Pour autant, j'avais tout de même fait la demande auprès de la Reine de me laisser quelques heures avec ce Torben Badenov, son servant humain, qui de réputation était tout de même connu pour son efficacité. Je préférais régler cet incident de parcours assez rapidement. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas non plus ce cliché du vieux vampire incapable de se battre, non, j'ai toujours mis un point d'honneur à être le plus redoutable possible. Arthur était américain, un Marine's, et il m'avait enseigné des manières de se battre au corps à corps, comme à tirer à l'arme, le recul des armes n'ayant que très peu d'influence, il n'a m'avait suffit qu'apprendre à viser, et tirer sans hésiter. Mon séjour au Japon fut aussi un bon moyen de m'initier et me perfectionner aux Arts Martiaux. Je n'y étais pas seulement allée pour le plaisir des paysages, et les maisons de thés. Non, vous pensez, autant qu'il y est un intérêt aux qu'apprendre leurs langues et leurs coutumes. Je n'étais pas non plus une apprentie, en attente de nouveaux enseignements. Appelons donc cette entrevue, une remise à niveau.

J'ouvris les yeux, et comme chaque début de soiré,e la routine était la même je passais par la douche, passant par la cuisine pour récupérer une poche de sang avec laquelle je me nourrirais tout en m'habillant. Autant choisir des vêtements de circonstances, j'avais beau adoré l'élégance et ce genre de chose, j'allais aujourd'hui me salir, et je n'étais pas femme à m’encombrer de froufrou pour ce genre de moment. J'optais pour un débardeur gris, long et ample, un legging noir et je fourrais dans un sac une paire de baskets que je mettrais en arrivant là bas. J'avais rendez vous au Manoir Royal, j'étais du genre ponctuel, donc je me dirigeais donc vers la salle d'armes. Je ne voyais pas d'autre lieu pour notre interview, en marchant dans les couloirs, je m'attachais les cheveux, bien décidé à en découdre. J'entrais dans la salle, me dirigeant vers la seule personne présente dans la salle, et que j'avais déjà vu lors de la fusillade. Il m'appela Conseillère Bellanger, ce qui ne me plaisait définitivement pas, non pas que le fait de me rappeler mon statut ne me plaisait pas, mais très franchement, je préférais que l'on m'appelle par mon prénom. Il me demanda ensuite à quelle époque, oui, époque, je m'étais arrêtée. Je le regardais, posant mon sac à côté de moi, sortant mes chaussures, et j'eus un rire léger.

Appelez moi Constance, ce sera plus rapide, pour vous, et je vous appellerais Torben, et non Servant Badenov, voulez vous ? commençais-je. Je ne me suis pas arrêtée à une époque particulière, je me suis reposée sur mes acquis, ce qui était une erreur. J'ai été formée à différents Arts Martiaux, autant du corps à corps qu'aux armes, au Japon et j'ai aussi été entraînée par un Marines. Mais je pense que cet entraînement est relativement caduque aujourd'hui. Mais pour le reste, je suis convaincue que l'époque n'a pas vraiment d'importance.

Ma tête se redressa. Alors que je balançais mon sac sur le côté après avoir récupéré ses espèces de mitaines que j'enfilais tranquillement.

Ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce que j'ai les fesses assises sur un siège au Conseil, que je ne sais plus me battre.
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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Mar 8 Oct - 21:43

    Elle rit. Avais je dit quelque chose de drôle ? Rien n'était moins sûr. Pourtant, il le semblait. Je la regardais sans bouger ni réagir d'aucune sorte ; je n'avais pas non plus à manifester la plus petite once d'impatience, pas maintenant, pas avant que les choses sérieuses n'aient réellement commencées. Bellanger me dit de l'appeler Constance et me dit qu'elle même m'appellerait Torben. Par souci peut être d'instaurer un dialogue moins distant, peut être plus efficace ? Rien n'était moins sûr. Et je n'étais pas pour sacrifier la cohérence des propos au profit de leur pertinence. Nous n'avions de raison de nous adresser la parole que dans le cadre de cet entraînement de manière très spécifique ; il n'était sûr en aucune manière que nous puissions entretenir le moindre rapport dans n'importe quel autre type de cadre. Je savais bien que les choses ne pouvaient pas vraiment évoluer tant que je détiendrais cette place, et que Bellanger occuperait la sienne. Et cela m'indifférait. Je n'avais pas vocation à me créer des liens, à pérenniser des amitiés ou à entretenir un harem de maîtresses. J'étais là parce que ma Reine me l'avait demandé, et j'étais présent pour servir sa cause. Les choses s'arrêtaient là. Je répondais donc à la conseillère, sans pour autant me fermer totalement je gardais un sourire fugace sur mes lèvres ; j'essayais de lui faire comprendre mon point de vue.


    | Conseillère, alors. Mais vous pouvez m'appeler Torben. |


    Intéressant de noter que je portais plus d'importance à son statut qu'au mien. Après tout, je n'étais qu'un servant. Pas un compagnon ni un allié. Un servant. La dénomination voulait tout dire, même si je retirais bien entendu des avantages de cette situation. Le fait est que je n'accordais plus la moindre importance à mon propre nom. Torben, ce n'était plus vraiment moi. C'était quelque chose qui appartenait au passé, qui y restait profondément ancrée. Cela ne représentait plus grand chose pour moi, et c'était pour cela que j'acceptais qu'on l'utilise. Dans les limites d'une certaine confidentialité bien sûr, mais j'imaginais que ma Reine avait briefé sa conseillère sur la prudence à adopter en ce qui me concernait. La dernière chose que je souhaitais était que l'on divulgue mon identité à tous bouts de champ et que la traque recommence. Je haussais un sourcil à ses paroles suivantes, lorsqu'elle m'évoqua la qualité de son entraînement. Je ne savais pas vraiment quoi lui apprendre de plus.


    | Vous savez déjà l'essentiel. Mais les arts martiaux sont loin d'être infaillibles, et accordent une trop grande place à la technique. Un combat est rarement aussi propre quand on défend sa vie que quand on se trouve en salle d'entraînement ou de compétition. Je pense que le principal apport que je peux vous amener est celui du regard de vos ennemis. |


    Je prenais un des bâtons sur la table. Un grand tube plein de polymère renforcé. J'en éprouvais la résistance en tapant dans la paume de ma main.


    | J'ai fait partie de l'armée russe pendant trois ans. Ensuite, je me suis battu au sein de la HCV pendant deux autres années. J'ai eu l'insigne honneur de figurer parmi les premiers humains depuis la révolution à savoir tuer des vampires par ses propres moyens. Le secret ? Ce n'est pas les armes à feux, balles en argent et autres gadgets. Un humain peut tuer un vampire assez facilement s'il le hait suffisamment. La haine déplace des montagnes bien plus facilement que n'importe quelle autre force en ce monde. Et la haine dépasse tous les codes et les rites de la bataille. Il faut vous attendre à n'avoir aucun contrôle sur la situation. |


    Je la frappais à toute vitesse, profitant de ma vitesse naturelle mais aussi de la force que me procurait Krystel. L'arme tomba droit sur son visage. Si elle l'arrêtait, la leçon ne servirait à rien. Si elle ne l'arrêtait pas, elle allait souffrir.

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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Ven 18 Oct - 19:55

Il reprit la parole, déclarant qu'il continuerait de m'appeler Conseillère, ce que je trouvais profondément pompeux. Je haussais les épaules, s'il souhaitait s'encombrer de statut, de politesse et de titre, c'était son affaire, j'avais proposé cela par... politesse et pas pas soucis de rapidité, quelle barbe de toujours devoir prononcer Conseillère. Les servants humains était il tous aussi... neutre et triste que ce Torben ? Je penchais la tête sur le côté curieuse, décidément la Reine s'entourait toujours de Curiosité... Efficace, à ce qu'il paraît, mais il semblait d'un ennui, qui pourrait presque être mortel, même pour moi. Je terminais de m'affairer, prête à en découdre. Je n'avais aucune crainte quand au fait qu'il retienne ses coups. Au contraire, même. Ma demande auprès de la Reine avait été très claire, je ne voulais pas d'un imbécile incapable. Il reprit, exprimant le fait que les Arts martiaux étaient propre ce qui n'était pas faux dans un sens, mais ce n'était pas franchement toujours le cas. La chose principale qu'il comptait apporter à cette petite remise à niveau était le regards extérieur, celui de l'assaillant, je haussais un sourcil, curieuse ce qu'il entendait par là. Il attrapa un bâton, je lui suivis du regard, que comptait il faire avec ça ? Il frappa sa paume avec. Décidément...

S'en suivit alors une énumération de son parcours, armée Russe, HCV, premier humain à tuer des vampires par ses propres moyens. Ce devait être un honneur donné pendant les Années Sanglantes, je n'en avais jamais entendu parlé. La communauté vampirique française me donnait bien trop de fils à retordre à cette époque pour m'occuper des humains qui se la jouait chasseur de vampires. Un humain peut tuer un vampire assez facilement s'il le hait suffisamment. Facilement, je n'en étais pas certaine. Tous les humains ne sont pas capables de ce qu'il déclarait. Ne généralisons pas le cas de Torben Badenov, la grande majorité n'avait pas inventé le fil à couper le beurre, alors de là à les dire tous capables de tuer des vampires grâce à la haine il y allait un peu fort. Aucun contrôle ? Je fronçais les sourcils, il leva l'arme, très rapidement, bien plus rapidement d'une humain lambda, droit vers mon visage. Voilà l'utilité du bâton. Je n'allais pas rester à rien faire. Je fronçais les sourcils, je me décalais légèrement sur le côté, évitant le lourd impact que cela aurait pu causer.  J'attrapais son poignet, bloquait son coude de l'autre main. Je lâchais son coude, gardant le poignet, et usait de ma force pour récupérer le bâton. Je me décalais.

Facilement ? repris-je en appréciant la forte densité du bâton. J'eus un très fin sourire. Vous n'êtes pas stupide Torben. continuais-je. Vous... le faîtes peut être aisément. Mais les trois quart des humains ne sont pas capables du quart de ce que vous faîtes. La haine n'est qu'un moyen, une raison, il faut avoir les aptitudes. Qu'est ce que la haine d'un Homme ? un simple sentiment. Vous avez haït certainement, mais vous ne pensez quand même pas que vous avez réussi à vous placer aux côtés de la Reine simplement grâce à ce sentiment d'une banalité ennuyeuse. terminais-je.

Mon mouvement fut rapide, mais tout de même parfaitement visible. Je ne frappais pas avec la tranche, mais avec le bout, la partie ronde, visant le milieu du front dans un coup sec. La haine ? C'est le courage qui manque aux lâches. C'est le sentiment que je déteste le plus pour l'avoir connu, pour l'avoir utilisé. La Haine est un sentiment surestimé. La haine alimente quelque chose, elle n'est pas le moteur.
 


Dernière édition par Constance A. Bellanger le Sam 2 Nov - 18:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Sam 19 Oct - 18:32

    La vampire semblait véritablement curieuse de l'apport dont je pouvais la faire bénéficier en terme de combats, et le semblait plus encore quand je lui parlais d'un regard extérieur. Cela avait beaucoup servi à la Reine. Je la savais guerrière. Elle n'avait pas été élevée ou éduquée dans l'optique de se battre mais cela ne voulait pas dire pour autant que Krystel n'avait jamais été amenée à se compromettre physiquement dans des actions militaires. C'était même tout le contraire ; j'avais très vite compris qu'au tout début la vampire avait servi son créateur et maître au combat, en menant Ses Légions à l'assaut de celles de ses concurrents pour le pouvoir suprême. Je l'avais vue sur les tableau d'époque. Elle, grande, avec une couronne d'acier à trois pointes, une sur chaque côté de sa tête et l'autre, plus grande, surplombant son front. Sa délicate chevelure sombre voletant au vent. Une armure de cuir rouge, une cape de velours de la même couleur. Sur son épaule gauche, une épaulette d'acier. Au bout de ce bras, un sceptre en forme d'ailes de chauves souris, une arme pesante et contondante. Et dans l'autre main protégée par une pièce d'armure sur l'avant bras, une épée fine et très très légèrement courbe, rendant l'arme à mi-distance entre le sabre et l'épée bâtarde. Des bottes remontaient sous son pagne de cuir, qui dévoilait ses cuisses. La seule véritable pièce d'armure était une pièce en acier courant sa poitrine et le bas de ses côtes, un corset segmenté. Belle et terrible, ses armes gouttant du sang de ses ennemis dont les corps s'entassaient partout autour d'elle. Magnifique peinture. Bellanger avait elle connu cette période de carnages et de folie ? Je n'en savais rien. Je lui poserais la question, à l'occasion. Le plus important résidait dans le fait que si Krystel avait su tué nombre d'humains lors de notre petit entraînement, elle n'avait pas été préparée aux nouvelles méthodes de combat en service au sein des forces armées de l'Humanité. Couverture mutuelle, ingéniérie tactique et technique, accent mis sur une puissance de feu et surtout, leurs nouvelles ruses. Je ne doutais pas que Bellanger, comme tout vampire, était capable de massacrer de la piétaille. Mais si une unité équipée et entraînée en conséquence venait toquer à sa porte ? Elle mourrait.


    Je ne me vantais pas à propos de mes capacités. Ce qu'on pouvait justement retenir de mon parcours, c'était qu'il fallait se méfier des extrêmistes et des tueurs solitaires, mais que les combattre n'avait rien d'insurmontable. Combien de fois aurais je été tué sans coup de chance ou assistance ? C'était Krystel qui avait exploré mon potentiel, et m'avait psychiquement reformaté pour être encore un cran au dessus des autres. C'était tout. Agissant promptement, vif comme un serpent, je ne fus pas étonné que cela déclenche une réaction chez ma partenaire d'entraînement, qui bloqua mon coup et prit le bâton. Je la regardais, une ombre de sourire ornant mes traits. Piquant du bout du bâton, j'esquivais en étirant mon corps sur le côté, restant fixe sur mes appuis. Puis je vins balayer d'un revers de la main le bâton pour l'écarter, me rapprochant d'un pas vif contre la conseillère, collant mon corps contre le sien et serrant son cou de mon autre main. Lui briser les cervicales était envisageable, mais elle résisterait. Je la lâchais, faisant trois pas en arrière, venant me replacer à ma position d'origine.


    | En fait, c'est effectivement le cas. La haine, tant qu'elle reste contrôlée, rend imprévisible. Seul un humain qui vous haît de toutes ses forces a une chance de vous abattre. En rejoignant vos serviteurs, votre personnel, en s'occupant de tâches de la vie quotidienne d'une banalité sans nom, encaissant votre présence en sachant qu'un jour, il profitera de la meilleure opportunité qui soit. La haine déplace des montagnes. Si les humains arrêtaient d'avoir peur et se focalisaient sur leur haine, les vampires auraient déjà disparu. |


    [i]Je prenais une arme à feu, chargée de balles en métal, standard.



    | Un humain qui vous haît peut se sacrifier pour que ses copains vous butent. Un humain qui vous haît peut porter des explosifs sous ses vêtements, et faire exploser votre tripot. Ne sous estimez pas la haine. Et plus que tout, ne sous estimez pas la haine combinée à l'expertise des humains en matière de guerre. La paix imposée par Augustus à l'ensemble de son espèce vous a relégué au rang de chasseurs, et non de guerriers. Il n'y a plus qu'une minorité d'entre vous qui a réellement de l'expérience dans ce domaine ; et vous n'aurez jamais plus à affronter les masses ineptes qui formaient le gros des armées médiévales, ou des conscrits du 19ème siècle. Aujourd'hui, les humains ont conscience e votre existence. Et ils se sont préparés. |


    Je la braquais de mon arme, que j'épaulais comme un expert, alignant la mire sur son abdomen. Si je la touche, elle aura mal, elle souffrira et sera ralentie. Mais aucun danger pour sa vie elle même.


    | Désarmez moi. |


    Je pressais la gâchette, l'arme tressauta sous l'effet du recul, et la rafale d'acier ardent vola vers ma cible.

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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Mer 20 Nov - 21:56

Torben, était vide, d'une certaine manière. Complètement vide d'émotions humaines. Celle dont on pouvait se passer certainement. C'était la première fois que je voyais et côtoyais ce type d'humain si loin de l'Humanité. Et je ne compare pas Torben à ces cas cas classiques de sociopathie, ou du nombres croissants de psychopathes se pensant tous uniques. C'était beaucoup plus complexe. Torben avait laissé derrière lui tout. Son passé, et s'était vidé de tout pour que la Reine puisse le remplir de ce dont elle avait besoin pour qu'il soit une arme. Il n'était que cela une arme ? C'était d'une tristesse. Au moins, les humains étaient drôles dans leur faiblesses et leur lutte pour leur vie. Le cas Torben serait pour beaucoup de psychiatres et de psychanalystes profondément intéressant. Je penchais la tête sur le côté. Les humains avaient tendances à attiser ma curiosité. Alors que ce petit entraînement montait en cadence, le débat sur la force des humains continuaient. Je l'écoutait parler de haine. La haine ne rend pas imprévisible. Au contraire. C'est le sentiment qui vous rend le plus prévisible, et associer avec la vengeance et vous devenez un livre ouvert sur vos intentions. Les moyens resteront mystérieux peut être, mais chacun se préparera à l'arrivée de cette si imprévisible haine. Foutaise.

Il parlait de la haine, d'humain qui pouvait rentrer dans mon quotidien, à mon service. C'était bien une des raisons pour laquelle, mon travail, et ma vie privée restait deux choses entièrement différents et parfaitement séparée. Et je n'étais pas connue pour être un vampire avec un attirail de pomme de sang et d'humains que je trimbalais partout. C'était encombrants, et ça demande beaucoup trop d'intentions. Les seuls humains que je côtoyais restait dans le domaine sur professionnel. Je ne laisserais pas d'humains fouiner sous prétexte que sa haine pour moi l'empêchait d'avancer dans sa vie. Pitoyable. Si les humains arrêtent d'avoir peur ? Allons, Torben, sans peur, ou est l'amusement ? Le frisson ? Les humains auront toujours peur. Ce n'est pas de leur faute c'est dans leur nature. Et vous vous êtes peut être débarrassé de la peur, vous vous en êtes entièrement détachés, mais estimez vous seul dans ce cas. La peur est certainement le sentiment qui ne s'effacera jamais. Le sociopathe aura peur, le psychopathe aura peur qu'on l'attrape.

Il s'empara d'une arme à feu. Que comptait il faire avec ça ? Me tirer dessus ? N'avait il donc aucune limite ? Après tout personne ne lui demandait d'en avoir. Mais abîmer le soldat de plomb préféré de la Reine n'était définitivement pas une possibilité, du moins l'abîmer sur le long terme. Ne retiens pas tes coups Constance, avait elle dit. Il me disait de ne pas sous estimez la haine. merci pour ce conseil Torben Badenov, vous croyez vous le seul à côtoyer la haine ? Je hais aussi. Je ne suis que haine en ces heures sombres, haine et débauche. Je hais la race humaine pour son insolence, voila pourquoi je refuse de la côtoyer trop longtemps. Je hais les humains qui m'ont pris mon Arthur. A qui croyait-il parler ? J'ai vécu six siècles. J'ai juste appris à être patiente avec la haine. Ils se croisent tous à l'abri, pensant que je ne les attraperais jamais, et qu'ils continueront leur petite vie. Et j'espère leur petites vies de famille. Car un repas familial, il n'y a rien de plus chaleureux.

Haine ? Je ne sous-estime pas la Haine. Mais vous la sur-estimez beaucoup trop, Torben. La seule chose qui changera le cours de choses c'est la détermination. Rien de plus. Une haine déterminée si vous voulez, quelle est la différence.

Je haussais les épaules. Me préparant à la prochaine salve offensive de mon "adversaire" du jour. Désarmez moi. Il me prit pour cible. Je le regardais.Ah, il est certain que je ne vais pas le laisser me tirer dessus. J'utilisais ma célérité vampirique pour éviter les premières balles. Pliant ma jambe d'appui, je glissais au sol, m'approchant ainsi de Torben. Je stoppais ma glissade, freinant avec mes ongles qui grinçait sur le sol. La suite fut assez simple. Ma jambe se tendit, je balayais ses jambes, en faisant glisser la mienne. J'attrapais son poignet armé, que je frappais au sol avec violence, briser son poignet ne pouvait pas être tenu comme dommage permanent, surtout pour le servant humain de la Reine.

Je ne suis pas connue pour être un vampire qui s'entourent d'humains. Vous êtes une race  beaucoup trop encombrante, avec beaucoup trop de besoins, et cette insatiable envie d'attention. Et les humains n'arrêteront pas d'avoir peur, pas tant qu'ils continueront d'avoir des familles, des enfants et des vies. C'est un cercle vicieux, ils ont peur, ils perdent un proche, un enfant, et ils haïssent. Et cette comédie durent et continuera, et vous serez mort, et certainement moi aussi quand cela changera.

Je récupérais l'arme.

La paix imposée par Augustus est si fragile que je ne sais même pas encore comment notre souveraine fait pour la maintenir en place. Et le fait que je trouve ici, prouve bien que je compte bien me préparer à cette horde d'humains en colère qui croient pouvoir révolutionné un ordre établi. Allons, allons, continuons. Et cette fois ci, ne me ménagez pas. Allons y franchement voulez vous ?
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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Jeu 21 Nov - 12:03

    Nous n’avions visiblement pas la même vision de la haine, car comme pour beaucoup de choses cela dépendait autant du tempérament de la personne que de son histoire personnelle. A mon sens, elle mêlait confusément haine et rage et colère. Tant de choses qui pouvaient s’exprimer de la même manière, voire de manière conjointe. Mais aussi de manière totalement séparée. Quelqu’un qui domine sa haine et s’en sort comme moyen de motivation ou de détermination était fatalement plus dangereux que quelqu’un qui la laissait s’exprimer à grand renfort de besoin de vengeance, de virulence dans ses attaques et de détermination brute à en finir d’une manière ou d’une autre. J’avais été comme ça autrefois, me jetant tête baissée dans des aventures sanglantes perdues d’avance, alors qu’aujourd’hui j’avais en quelque sorte figé cette ancienne attitude dans une âme que j’avais depuis perdue. Je n’avais plus grand-chose de cette ancienne vie, de cette haine qui me poussait en avant. Pour haïr il faut aimer, et je n’aimais plus depuis longtemps. Ma vie n’était pas une coquille vide, mais elle était froide et dangereuse comme l’acier tranchant. C’était la raison principale qui poussait la Reine à me pousser à m’impliquer émotionnellement avec une femme sinon plusieurs, de sorte à m’ancrer dans le réel, dans le sentiment, et me battre avec mes tripes autant qu’avec ma tête, avec une audace que seuls ceux qui ont quelque chose à perdre sont capables de déployer. La froideur mécanique d’un esprit meurtrier était utile, mais trop imparfait. La Reine voulait que je sois feu plutôt que fer, que je sois capable de me raviver et de tirer de la force de choses externes qui pourraient m’aider à renverser des situations dans lesquelles actuellement je me jetterais sans me tracasser pour ma survie. Quelle complexité, de se retrouver à imaginer se positionner à nouveau sous le signe d’une émotivité exacerbée. Autrefois, je bondissais, aimais ou haïssais pour un rien. Aujourd’hui, c’était quelque chose qui me semblait foutrement inaccessible. Bref. Constance ne comprenait pas où je voulais en venir ; je n’avais de toute façon jamais été très bon pédagogue. Je haussais les épaules à son constat.


    | Peut être avez-vous raison, peut être ais je tort, je ne suis de toute manière pas le plus qualifié pour parler de ce genre de sentiment, mon expérience est forcément plus limitée que la vôtre. |


    Je la regarde, d’apparence frêle et menue. Mais la rigidité de son regard, fixe et imperturbable, me renseigne sur son expérience de vie. Je sais qu’elle fait partie du conseil sanglant, elle est donc forcément très âgée. Qui suis-je pour apprendre quoi que ce soit ? Je n’avais encore jamais vu un vampire aller plus vite que les balles, surtout tirées à cette cadence. Mais elle y parvint. De manière détachée, je su qu’elle allait réussir, que j’allais physiquement souffrir et qu’elle allait passer le test. Ce n’était pas forcément la plus forte difficulté que je pouvais lui imposer mais à ce stade là, je doutais de ma compétence à lui apprendre quoi que ce soit. J’aurais sans doute pu lui en remontrer si j’aurais vraiment essayé de la tuer avec mes méthodes, ma discrétion et ma manière de faire, mais pas ici dans le cadre d’un entraînement en milieu ouvert ; elle était déjà tout simplement très au fait de ce qui se faisait. En un éclair, elle me neutralisa. Je chutais et je sentais une grande douleur dans mon poignet. Redressant les yeux un instant après le choc, je la vis se tenir au dessus de moi. Je me relevais, le corps vaguement endolori par la chute, réprimant la douleur émanant de mon avant bras.


    | Oh, je ne m’en fais pas. Je serais mort bien avant vous selon toute vraisemblance ; je n’ai de toute évidence pas grand-chose à vous apprendre tout compte fait. Mais ne vous leurrez pas. L’ordre établi n’est plus favorable aux vampires ; les humains ont déjà atteint une partie de leurs buts. Et ce qui a été défait ne peut pas être reconstruit à l’identique. Penser le contraire serait naïf ; les vampires vont devoir agir autrement, penser autrement, s’ils veulent s’imposer. Les humains ont rationnalisé leur mode de combat, ils ne seront plus jamais aussi faibles qu’ils l’étaient en 2010. |


    Sans préambule, je frappais poing fermé en plein dans son menton, enchainant par un vicieux coup de talon sur son genou droit, et un second direct en plein visage. Le temps gagné me permis de me saisir d’une arme blanche filigranée d’argent. Sans faire de pause, je me jetais sur la vampire.


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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Sam 23 Nov - 21:04

Froid. C'était certainement le mot parfait qui qualifiait Torben. Insensible ? Aucune idée, encore fallait-il connaître l'individu. Je regardais, jaugeait analysait. Il se releva, ne montrant aucun signe de douleur ou de faiblesse. Les humains avaient tendance à montrer, à dramatiser leur blessure, une chose qui en général encourageait à achever l'animal blessé. Mais là, mieux valait-il se méfier. Il ne semblait pas être d'accord avec moi. Mais je connaissais la Haine. Parfaitement. Mais je l'avais domptée, la rendant patiente, silencieuse et vicieuse. La Reine m'avait confiée une mission, un plaisir même. Mon activité favorite, foutre le désordre. Ah, véritablement, quel plaisir. Je voulais êtes préparée, je voulais redevenir redoutable comme je l'avais été en tant que maître vampire, mais ce vampire qui traînent sur ses acquis et qui flânent dans son bureau chaque jour. Je reprenais du service, j'allais replonger dans l'action.

Je regardais Torben et l'écoutais parler, je comprenais d'une certaine manière où il venait en venir. Mais dompter sa haine, ce sentiment bien trop puissant pour un humain n'était pas une chose aisée. La haine est une raison, encore faut il avoir les moyens de la dompter et de la canaliser. Il m'a fallu des siècles pour le faire. Je me suis fermée aux émotions pour une raison. Les humains ne nous craignent plus, ou beaucoup moins qu'avant. C'est une bonne chose, comme cela pourrait leur jouer des mauvais tours. Pourquoi ne nous craignaient plus ? Parce qu'ils s'adaptaient ? Connaissaient leur faiblesse, ou parce que le simple fait que nous perdions notre temps en politique les mettait à leur aise ? Je n'avais pas franchement de certitude à ce sujet. Peut être fallait il voir tout cela sous un angle différent. Peut être d'autres éléments devaient entrer en jeux. Cette conversation qui semblait tourner en rond me permettait une réflexion, bien au delà d'une discussion autour de la haine. Un élément nous échappait, nous manquait. Je reportais mon attention sur Torben. Il reprit la parole, s'exprimant encore une fois sur les humains, leurs natures, leur capacité d'adaptation. Et leur fait qu'ils avaient rationalisé leur manière de vivre ? Ah ? Et depuis quand ? Aux dernières nouvelles, les humains se baladent toujours le cou à l'air la nuit, et le maison close n'a jamais été aussi populaire auprès des hautes sphères. Un humain reste un humain. J'avais l'impression qu'il prenait son cas pour une généralité. Bien sur les humains sont plus méfiants, et n'ouvre pas leur porte à n'importe qui. Bien sur qu'ils ont pris conscience du danger. Mais ça ne veut pas dire qu'ils se baladent tous avec un automatique bourré de balle d'argent. Les trois quarts de la population écossaises ne sait pas se servir d'une arme.

Vous avez raison. Mais si les humains ont une capacité adaptation impressionnante, les vampires l'ont aussi. Des siècles, et des siècles d'adaptation. Et pourtant voilà où nous en sommes, quelles sont les erreurs des vampires selon vous Torben ? Avons nous sous-estimez les humains à cause de notre orgueil ? Répondez moi franchement.

J'étais certaine que Torben avait un avis particulièrement tranché sur cette espèce de guerre silencieuse qui commençait à s'organiser dans l'ombre. Car personne n'était dupe, et personne n'allait tenir en plus bien longtemps. Il ne manquait qu'un élément déclencheur. Ce qui était sure, c'est les vampires ne devaient pas déclencher la guerre, sans être certain de pouvoir triompher. Nous ne pouvions pas nous permettre cela. Pour le moment, il fallait que je pense à la manière dont je pouvais être le plus efficace et en ce moment, je me trouvais convaincante. Retourner dans le vif du sujet demandait de la préparation, je ne pouvais me permettre de perdre du temps, ou un membre tout dépends, par manque d'entraînement. Tous les vampires devaient être redoutables et pas seulement des vampires que l'on envoyait au casse pipe pendant les Années Sanglantes. De trop nombreuses pertes, une grosse erreur de stratégie. Nous aurions du garder ces vampires, les entraîner, en transformer moins, mais mieux préparé. Qualité, plutôt que quantité.

Rationaliser leur mode de vie ? Qu'entendez vous par cela ?

Il prit ma demande très au sérieux, ce qui n'était pas très surprenant de sa part. Il serra son poing et me frappa au visage, je fus, il fallait l'avouer secouer par le geste qui me prit un peu au dépourvu, il était rapide, plus rapide qu'un humain moyen, son statut de servant humain aidait pour beaucoup. Je m'étais souvent posé la question, devais-je moi aussi me créer un servant humain ? Ce geste entendait une très grande confiance en la personne, une chose que j'étais incapable de donner. Lier ma vie, ou la quasi-totalité de ma vie à un humain m'était impossible. Ses gestes étaient rapides, précis, je recevais les coups, il gagnait du temps, attrapant une lame que je soupçonne être en argent vu son éclat. Il se jeta sur moi, la lame menaçante. J'avais encore de bon réflexe, mais alors les coups m'avaient prise par surprise. Je saignais de la lèvre. Il fallait voir en Torben un adversaire redoutable. J'utilisais son poids et sa vitesse, pour basculer en arrière, fléchissant une jambe, utilisant l'autre levier , mon dos s'arrondissait, et je suivis le mouvement, le basculant. Utilisant ma vitesse pour me relever rapidement et faire face à mon adversaire en position de garde. Je ne lui laissais pas de minutes de répit, je m'avançais dans un mouvement rapide, frappant une fois avec la tranche de ma main vers le cou et j'entrepris un mouvement de coup de pied, levant la jambe cherchant à frapper dans l'estomac avec force.
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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Dim 24 Nov - 23:54

    Analyser, moi, l'échec des vampires pendant les Années Sanglantes ? Y penser, à cette sombre période, ne fit que me ramener immédiatement devant le souvenir brutal et rapide de tout ce que j'avais vécu. C'était en quelque sorte une de mes actions qui avait provoqué le basculement brutal marquant les Années Sanglantes. Infiltrant un bouge où prostitution de luxe et source d'informations sur les politiques s'entremêlaient, j'avais découvert de par mes... accointances... avec la gérante des lieux, Mary Wellesley, que l'endroit n'était jamais qu'un repère à loups garous. Je n'aurais sans doute pas pu arriver à de telles découvertes sans la participation de Cora qui à l'époque débutait encore dans ce genre d'opération, de discrétion et de dangerosité mêlées. Mais voilà. On était tombé sur ces faits. Quittant l'endroit alors que les lycanthropes s'en prenaient les uns aux autres en une dispute assez violente, j'ai accouru au Manoir Royal. Augustus était loin, mais la Reine a promptement réagi. Avec Jana, avec d'autres vampires, nous sommes intervenus. La situation a dégénéré en fusillade, alors que les balles ont frappé murs, chairs et loups en furie. Des humains, des loups, des vampires ont été tués. Humains parce qu'ils étaient au mauvais endroit, au mauvais moment. Des loups parce qu'ils étaient massacrés par des professionnels. Et les vampires parce qu'ils n'étaient pas entraînés à faire face à cette menace pourtant fort ancienne. Combien en avais je vus se tordre d'agonie sous l'effet du venin de lycanthrope ? Les choses n'avaient ensuite fait que dégénérer. Je pensais sincèrement, analysant froidement la situation, qu'Augustus avait été dépassé. Il avait composé au fil des désastres, alors que je savais parfaitement que cinquante ans de plus auraient vu la concrétisation de ses plans, et sa mainmise sur le monde entier. Des millénaires de complots et d'intrigues bouleversés par la resurgence de deux anciennes menaces autrefois quasiment éradiquées ; loups garous et démons. Augustus n'aurait pu le prévoir, et la férocité de sa femme, la force de son espèce et son expérience stratégique n'avaient pu faire pencher la balance définitivement en sa faveur.


    | Des vampires plus préoccupés par l'argent, la satisfaction de leur soif de sang et de luxure. C'était ça, la faille. Les vampires n'étaient pas assez nombreux. Il aurait fallu les submerger avant qu'ils ne puissent rétablir leur situation politico-industrielle, et produire des équipements bien plus efficaces en trop grand nombre. Avoir des combattants liés au pouvoir royal, vieux de plusieurs siècles, suffit à des conflits limités. Mais pour une guerre totale, il faut être nombreux, et entièrement tourné vers la guerre. Les vampires ne disposent pas d'infrastructures militaires, pas d'armée de métier. La guerre n'avait pas été imaginée avec la présence de démons, de loups garous. Ce n'est pas mésestimer les adversaires ; c'est ne pas les identifier comme tels. Les vampires avaient à l'époque ce qu'il fallait pour dominer l'Humanité, même si ce n'était pas joué. Mais ce qui fonctionnait contre les humains ; stupre, corruption, argent, pouvoir, séduction. Toutes ces choses ne servaient plus à rien contre démons et loups garous. En perdant le Roi, les vampires ont perdu leur seul atout ; un vampire fédérateur, immortel au vrai sens du terme, qui connaissait les rouages de la société qu'il avait lui même bâti. La Reine était le seul espoir de votre race, mais vous n'étiez plus ni assez nombreux, ni assez équipés. Elle n'a pu que sauver les meubles avec le tronçon de son antique épée. Jusqu'à ce que le tronçon ne soit reforgé, effilé, tranchant, mortel. L'avantage d'être immortel, c'est qu'on apprend, et qu'on peut recommencer plus tard, après avoir médité sur les échecs passés. |


    Je m'étais un peu épanché, sans pour autant entrer dans les détails. Il aurait à mon sens fallu pêle mêle ; établir un culte de la personnalité plus fort encore du couple royal, pour subjuguer et rassembler vampires et humains. Renforcer la milice naissante sous mes ordres, qui pour le coup était capable de traquer et détruire loups garous et démons, mais n'avait pas le nombre ou les soutiens requis pour s'attaquer à une armée humaine nombreuse et qualifiée. On avait été bousculés, battus, contraints à la défaite dans le froid et le sang de la Lande d'Ecosse. Mener une guerre totale est autre chose que de corrompre de l'intérieur une société.


    | En très peu de temps, les humains sont susceptibles de mobiliser l'ensemble des ressources à leur disposition dans le seul but de nous exterminer. Les vampires ont du mal à optimiser leur gestion du cheptel humain ; ils considèrent trop les humains comme du gibier, et pas assez comme du … Bétail. Rassembler, produire en grandes quantités. Produire de l'armement, du matériel. Les vampires sont rapides et puissants, mais n'ont aucune protection face à une arme à feu. Et si on équipe les combattants vampires de gilets par balles, de casques, qu'on leur apprend à se battre de manière moderne ? Les humains peuvent mobiliser une quantité pléthorique de soldats, mobilisent ressources naturelles, énergétiques, sociales, voir même culturelles. Les russes ont battu les allemands de cette manière, les britanniques ont battu les créatures surnaturelles de cette façon. Mais les hommes, s'ils ne sont guidés, oublient, périclitent, se laissent aller. Il leur faut un chef, un chef solide. Vous vous demandiez pourquoi je suis dévoué jusqu'à la mort en la Reine ? Je pense que vampires et humains peuvent coexister, doivent coexister. Sous la houlette de quelqu'un qui comprend ces deux espèces, qui saurait les faire vivre en respectant les besoins de chacun, en s'appuyant sur les forces de tout le monde. |


    Mais déjà, la lutte reprenait. Elle subit nombre de coups puissants, qui lui coutèrent un peu de son précieux sang. Elle répliqua. Je n'esquivais pas ; je parais. Je ne pus l'empêcher de me faire chuter, mais je me relevais, vif comme un serpent. Et lui faisais face. Le tranchant de sa main frappa mon cou, bloquant l'air un instant tandis que son pied fusait vers mon estomac. Je me jetais contre elle emprisonnant sa jambe sous mon bras droit, usant du poids de mon corps pour la faire basculer en arrière. Nous chutions au sol, moi sur elle, plus lourd et donc, avec un choc plus important. Je la cognais de la poignée du poignard en plein visage, puis, profitant de mon avantage précoce, j'imprimais un mouvement descendant à la lame. Pas la pointe en avant pour ne pas risquer de la tuer, mais le tranchant visant sa gorge. Si elle ne m'arrêtait, elle souffrirait. Mais en souffrant, elle apprendrait. Chance que les humains n'avaient pas à l'identique...n J'avais pourtant conscience de mes limites, et le nœud de douleur dans ma gorge ne s'estompait pas ; je ne jouissais pas de son endurance, sauf si je tirais sur les forces de Krystel, ce que je me refusais à faire.

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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Ven 20 Déc - 17:00

 
Au final, dans cette débâcle que furent les Années Sanglantes, les plus expérimentés, et les mieux protégés s'en étaient sortit. Pas tous. De plus je n'ai que très peu de point de comparaisons, j'avais, après tout, vécu les Années Sanglantes dans un autre pays. Et je n'avais pas envie de voir notre race commettre les mêmes erreurs que par le passé. J'étais Conseillère après tout, il fallait que je puisse avoir un avis sur tous les points qui pouvait être abordé, il fallait une réponse à toutes les questions posées. J'attendais qu'il me réponde. Assez étrangement, je prenais l'avis de Torben assez sérieusement. Il commença en parlant des vampires, de leur soif de sang, de leur cupidité et de leur gourmandise. Les vampires ont toujours été maladivement égoïste, certains moins que d'autre. Il continua en parlant de notre nombre, trop peu nombreux. Je haussais un sourcil, la solution paraissait simple certes, transformez plus d'humain, pourtant, la chose n'était pas si simple. Les vampires sont attachés à leur création. Comme la création est attaché à son créateur. La perte de l'un, ou de l'autre est une chose terrible, un sentiment dévastateur que j'ai moi-même connu dans les deux sens. La mort de ma créatrice, et la mort de ma création. Il est alors difficile de demander à un vampire de laisser allez à l'abattoir ce qu'il a créer. Certains n'y voit aucun inconvénients, mais combien sont ils ? Trop peu. Au fil des années bon nombre de mes "collègues" avaient transformés des vingtaines d'humains. Je n'ai jamais été comme ça, à la recherche de compagnie de manière aussi maladive. Il ne s'arrêta pas, continuant son exposé. Il semblait avoir réfléchi à cela bien souvent, comme une cassette que l'on répète en boucle.

Il exposa ensuite la mort d'Augustus comme la fin d'un leader immortel et fédérateur. ce qui était vrai. je me souviens qu'en France suite à la mort d'Augustus bon nombre de vampire avait baissé le profil pour pouvoir s'enfuir par la petite porte. La mort d'un leader entraîne beaucoup de conséquence. Je fronçais les sourcils. La reine état elle un symbole assez fort ? Certainement, aussi fort qu'Augustus voilà qui était moins sur. La suite du discours me fit hausser un sourcil. Disait il qu'il fallait considérer les humains comme du détails ? L'Histoire à prouver à de nombreuse reprise qu'il avait en tout point raison. On envoyait les hommes en premières lignes pour se faire massacrer, et ça n'avait aucun importance tant que le but était atteint. Sous la houlette de quelqu'un qui comprend ces deux espèces, qui saurait les faire vivre en respectant les besoins de chacun, en s'appuyant sur les forces de tout le monde. Et qui cela pouvait bien être ? Un vampire ? Un humain ? Les vampires ne suivront jamais un humain. Moi même, je ne suivrais pas un humain.

Les humains et les vampires cohabiter... Voilà qui me semble bien utopique, mais j'imagine plus que défendable. si vous pensez cela possible. Comment conciliez une proie et un prédateur ? Le True Blood est un échec cuisant. Le True Blood est caduque, à la minute où un vampire a déjà goûter le gout du vrai sang d'une veine. La solution serait la suivante ? Créer une génération de vampire zombie, nourrie au True Blood que l'on envoie à abattoir sans autre forme de regret ? Les Vampires sont il seulement capable de cela ?

L'entraînement monta en intensité et en brutalité. Il emprisonna ma jambe avec son bras droit. je reçu un coup violent au visage, qui allait se tuméfier et guérir quasiment instantanément. Pourtant il ne semblait vouloir s'arrêter en si bon chemin. Il entama un mouvement ascendant avec sa lame, un mouvement qui ne me plaisait définitivement pas.  Ma main droit attrapa son poignet certainement trop tard que je sentis le contact de la lame me brûler la peau. Une brûlure qui m'arracha une grimace, je n'avais que très rarement goûté au contact de l'argent, ce n'était pas quelque chose de familier. Cet acte me montrer les dents. J'attrapais la lame de ma droite dont la paume était protégée par ces très pratique mitaine, pourtant le bout de mes doigts ne pouvaient rester à l'abri de l’alliage douloureux, mais je supportais la douleur, forçant le mouvement ascendant à s'arrêter et s'éloigner de ma gorge. très franchement, en 600 ans d'existence, je n'avais jamais autant saigné. Je sentais déjà la colère me prendre à l'estomac. Je ne devais sous aucun prétexte blesser Torben durablement même si à l'instant l'envie ne me manquait pas. j'avais presque oublié à quel point me contrôler me demandait autant d'effort. rapidement je lâchais la lame, assénait un coup de point vif dans la mâchoire de mon adversaire, assez violemment pourtant pur le sonnez le temps de me libérer dans cette position qui me mettait dans un terrible désavantage.  Je me redressais, lui assénant un coup de tête, j'étais bien trop énervée pour penser à des manières plus "propre" de me sortir de cette situation, ce qui le fit basculer en arrière, je prendre appui sur mes mains et me relever rapidement lui faisant face, je lui attrapait les épaules, assénait un coup de genoux dans l'estomac qui se voulait assez dévastateur, mais pas assez pour lui briser quoique ce soit, mais assez pour lui couper la respiration assez longtemps et me laisser le temps de soigner les blessures qu'ils m'avaient infligé. Je m'essuyais le front, et appréciait le fait de voir ma chair de recomposer rapidement.

Les Vampires et les humains ne peuvent cohabiter ensembles. Chacune de nos races cherche la domination par le pouvoir. Et surtout, cela voudrait dire que nous vampires, considérons les humains comme nos égos. Ce que même moi, avec tous ces siècles à mon actif, ai du mal à ne serait-ce que l'imaginer.


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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Sam 21 Déc - 21:44

    Je ne m'attendais pas à ce que la vampire ne se range à mon avis. Je n'avais absolument aucune légitimité pour ce faire ; j'étais quelqu'un qui n'était déjà pas de son espèce ce qui pour des êtres multiséculaires était forcément le signe d'une légitimité moindre. Que savais je de leur espèce, de la mienne, du monde en général, quand on comparait l'état de mes savoirs avec celui de personnes qui avaient pu traverser les âges ? Pas grand chose, c'était un fait. Je n'étais même pas quelqu'un de particulièrement cultivé d'ailleurs. Certes, depuis sept ans j'avais utilisé la moindre période de temps libéré de toute contrainte pour apprendre, lire et analyser. Mais cela ne comblerait sans doute pas les lacunes d'un manque d'intérêt pour l'école dans ma prime jeunesse, pas plus que cela ne pourrait pallier à l'absence totale d'études supérieures. Ou même d'intérêt pour quoi que ce soit. Quand j'étais jeune, je ne pensais qu'aux filles, à m'amuser avec mes copains et à faire tout un tas de bêtises ineptes. Les seules choses que j'avais apprises, ça avait été à l'armée dans le cadre de mon contrat de cinq ans. Un peu de compétences en matière de communications et en réparations. Mais surtout, ce qui me marquait encore aujourd'hui, c'était les aptitudes au meurtre. Tuer mon prochain était sans doute la chose que je trouvais le plus facile à faire. C'est dingue quand même, quand on y pense. Un membre de n'importe quelle espèce est sensé avoir pour impératif social et biologique de se reproduire. J'avais quarante ans et je n'aurais sans doute jamais d'enfant, par contre tuer mes congénères je savais très bien le faire et je n'avais jamais arrêté de pratiquer, les années s'écoulant lentement comme le fleuve de sang que j'avais fait couler tout au long de ma sinistre carrière. Des vampires, des loups garous. Avant ça, des tchétchènes. Après, des humains affiliés aux vampires. Puis des humains tout court, pendant les années sanglantes. Et même avant ça. Toute ma vie n'était marquée que par le meurtre. C'était d'ailleurs sans doute la raison qui se cachait derrière ma venue ici. La vampire me parla de True Blood. Encore une fois, ou elle n'avait pas compris ou je m'étais mal exprimé, ce qui dans le fond revenait certainement à la même chose.


    | Je n'ai pas parlé de True Blood. Le True Blood n'était qu'un objet politique qui a servi au Roi pour vous faire connaître des humains. Cela aurait pu marcher, sans démon ni loups garous. Ce n'est plus d'actualité, et privé de sa véritable utilité, cette boisson n'est plus qu'un leurre. |


    Et un leurre coûteux, qui divisait les vampires. Certains le refuseraient toujours, d'autres y adhéraient maintenant par habitude tandis qu'une minorité l'acceptait par conviction. Inutile de dire qu'il faudrait se débarasser de cet objet clivant, mais jamais le gouvernement britannique ni aucun autre un tant soit peu sensé n'autoriserait pareille entreprise, car cela signifierait que les vampires n'auraient plus d'autres alternatives pour se nourrir que de se jeter sur les humains... Mais comme je le montrais à sa sérénissime maquerelle, certains savaient se défendre. Mon coup la choqua, tandis que ma lame mordit malgré sa tentative pour me parer. Une plaie s'ouvrit dans son cou, et le sang se mit à couler alors que l'argent l'avait brûlée autour. Vive, la vampire bloqua mon coup en s'occasionnant de nouvelles souffrances, brûlant et coupant ses paumes de main, avant de m'envoyer un coup féroce en plein visage, qui me repoussa en arrière. Je basculais sous un coup de tête vicieux alors qu'elle m'envoyait dans la foulée un coup de genou dans l'estomac, me pliant en deux de douleur. Redressant le regard en haletant, je la vis reprendre contenance ; ses blessures se refermaient déjà. Le problème avec les vampires, c'est qu'il faut être sûr de son coup. Cohabiter en égaux ? J'imaginais que cette personne ne l'accepte pas. Reprenant rapidement ma respiration, je me redressais.


    | Je n'en doute pas un seul instant, et c'est sans doute l'un des principaux problèmes de votre espèce ces derniers temps. Bon... Pour le reste, je suis forcé de reconnaître vos compétences, et ai toujours du mal à concevoir que vous ayez besoin de mon aide. Vous savez de toute évidence vous défendre, et vous connaissez le maniement des armes contemporaines. Peut être devriez vous simplement envisager de vous entraîner plus régulièrement, avec des humains lambdas qui ne vous coûteront pas très cher. Et à plusieurs, ils vous poseront probablement de meilleurs défis. |

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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Ven 27 Déc - 17:16

Je sentais déjà mes blessures se refermer les unes après les autres, sans que cela ne soit douloureux. Les blessures à l'argent mirent peut être un peu plus de temps que les autres mais ce fut tout de même très rapide, comme d'habitude. Cette régénération était tout de même le plus gros avantages de la race vampire. Nous étions tout de même très coriace. Je levais la tête, sentant mon pouls ralentir, et mes canines se rétractèrent, une bonne chose, je repris une longue inspiration. Pourquoi demandais-je l'avis du servant humain de la Reine ? Pour cette même raison. J'estimais que Krystel n'était pas du genre à se lier à un humain par simple luxure, ou alors ce n'était jamais le seul aspect. Il devait être compétent, tout le monde le savait, tout le monde l'avait pensé à un moment ou à un autre, il fallait bien l'admettre. J'avais été violente, car emportée, je n'allais pas m'en excuser car après tout, il ne m'avait pas loupée non plus. J'essuyais le reste de sang qui traînait sur mon cou.

Il reprit la parole, estimant que le True Blood était un objet politique. Oh j'étais entièrement d'accord. Mais ce n'était pas seulement ça, car ce qui devait tourner à notre avantage, le True Blood s'était définitivement retourné contre la race vampirique. C'était un objet qui avait passé la corde au cou à bon nombre de vampires, surtout les plus jeunes et ceux dont position hiérarchique ne permettait pas de jouir de certains privilèges et de pouvoir s'attaquer à qui que ce soit. Etant membre du conseil Sanglant, je me savais observée, et pourtant privilégiée. Je ne devais que très rarement me soucier du qu'en dira-t-on. Depuis la commercialisation du True Blood je n'en avais pu que lors d’événements publiques, et même lors ces moment je préférais éviter cette immonde boisson. Le True Blood reste un prétexte parfait à l'arrestation de vampires par la PES, un seul dérapage et vous voilà obligé d'accepter les menottes et une sentence, alors que vous n'avez fait que répondre à un besoin qui reste à la base morphologique. Il commenta ensuite l'entraînement, exprimant le fait qu'il ne voyait pas bien ce qu'il avait à m'apprendre, et que j'avais une connaissance des armes à feu, mais que je devais peut être envisager un entraînement avec plusieurs humains afin de rendre les choses peut être un peu plus difficile. Et ceux là je pouvais les abîmer sans véritablement avoir de compte à rendre à la Reine. Encore fallait il trouver des candidats à cela. Je pouvais contraindre les humains, une chose aisée bien entendu. Je me retournais vers Torben.

Plus de régularités, c'est certainement cela. Je vais prendre votre conseil très sérieusement. Voilà bien longtemps que je n'avais utilisé des humains comme du bétails pour des entraînements. Et vous avez raison le True Blood est un objet politique, mais pensez qu'il est à notre avantage est définitivement une erreur. C'est devenu un accessoire à l'utilité des humains, "Pourquoi boire le sang des humains, quand vous pouvez boire le True Blood " Voilà ce que se disent les humains, par conséquent, il nous est interdit de nous nourrir, un besoin naturel, vital et morphologique devenu illégal. Il est vrai que nous tuons  très régulièrement pour nous nourrir, je le concède et que beaucoup y prennent un grand plaisir. Mais nous avons été affaiblis par beaucoup plus que la mort d'Augustus.
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MessageSujet: Re: World Eaters and Blood Angels [Livre II - Terminé]   Dim 29 Déc - 18:03

    La vampire guérissait vitesse grand V des dommages que j'avais infligé à son corps. Elle était coriace, sans nul doute. Je savais pourtant que j'aurais eu ma chance si j'aurais dû jouer sur mon terrain. L'obscurité, l'embuscade dans le silence et dans les ténèbres d'une nuit sans lune. Une ombre dans le noir, qui progresse, dangereuse et implacable. Elle aussi l'était, c'était pourquoi je ressentais une difficulté importante à comprendre que je puisse être d'un quelconque secours à quelqu'un qui semblait avoir déjà toutes les clés en mains pour survivre. Je pensais bien que le seul défaut de la conseillère Bellanger était son insouciance. Oui, ce mot était fort et ne semblait correspondre en aucune façon à qui elle était vraiment. Pourtant, elle l'était. Forte de sa puissance et sûre d'elle même, dans des circonstances occultes et propices un individu déterminé avait une chance de la tuer sans qu'elle n'aie la moindre chance de riposter. De plus, sa propre position la privait forcément de l'avantage d'être libre comme l'air. Elle avait bon nombre de possessions terrestres et de gens qu'elle se devait de protéger, ce qui formait forcément pour quelqu'un comme elle une faiblesse nouvelle et profonde, une faille qu'il était difficile d'exploiter mais qui pouvait s'avérer fatale. Constance avait bien plus de travail à effectuer du côté de l'augmentation de l'efficience de son système de sécurité que de ses propres compétences. Elle ne pouvait pas être infaillible, mais elle devait s'assurer que ses suivants le soient au moins en partie. Constance parlait donc du True Blood et de tout ce qui lui importait, mais bien plus que ça, l'argent et le pouvoir pouvaient être des faiblesses à part entière si elle ne prenait pas garde. Cela impliquait forcément que les choses évoluent négativement et que son identité ne soit étalée dans la presse ; autrement il était vrai que le danger sur sa personne restait à un niveau relativement peu élevé. Je ne pouvais partager sa simple aversion pour une boisson, puisque je me situais personnellement à un niveau tout autre que du simple plaisir alimentaire. Le True Blood suffisait à sustenter les vampires au niveau physiologique même si cela les laissait psychologiquement sur leur faim. Tant pis, là n'était pas le plus important. Est ce que je râlais quand je devais par la force des choses me nourrir de baies sauvages et de tubercules plutôt que d'un bon plat en sauce ? Le débat se résumait à cela. Certains avaient un goût pour le luxe bien plus fort que leur désir de s'imposer.


    La vampire se retourna vers moi alors que j'annonçais en quelque sorte la fin de mes affaires avec elle. Ce n'était qu'une perte de moyens ; tous deux pourrions fortifier nos positions autrement qu'en s'esquintant mutuellement dans un combat qui n'était véritablement profitable ni à l'un ni à l'autre. Je ne pus m'empêcher de soupirer quand elle parla d'user d'humains comme du bétail. Qu'il serait difficile de faire évoluer le système de pensées de ces vieux vampires... J'espérais pour elle qu'une de ses choses ne se rebifferait jamais, autrement son existence serait très clairement mise en danger, chose que nous ne pouvions permettre au vu de sa position. Cesser de considérer tout un chacun comme étant un acquis sauverait probablement une paire de vampires de la mort véritable, mais comment faire entendre raison à des créatures séculaires convaincues de leur fait ? Je soutenais le regard de la belle.



    | Sans doute. Mais avant de soutenir des causes plutôt que d'autres... Demandez vous si ce n'est pas aussi de l'intérieur que viennent ces causes d'affaiblissement. |


    Je reposais les armes, me mis en tâche de les nettoyer du sang et des résidus de poudre. J'appuyais sur un bouton, et deux serviteurs vinrent descendre en quelques secondes.


    | Veuillez raccompagner Madame la Conseillère, messieurs. Si elle a faim... Laissez là se nourrir de vous. |


    Me retournant vers la frêle mais séduisante silhouette, j'inclinais la tête.


    | Tenez moi au courant de vos progrès, conseillère Bellanger. Et en cas de problème quelconque, n'hésitez pas à nous contacter... |

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