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C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]
MessageSujet: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Mer 11 Sep - 22:50




« C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra. »




Je n’ai jamais considéré que j’étais qu’un de particulièrement chanceux, ou malchanceux. Le destin ? J’avais du mal à concevoir ce concept, pour la simple et bonne raison que je fonctionnais à l’aide de la logique et de ma réflexion. Le hasard, les probabilités, tout cela se mêlait dans un tout incohérent et il était stupide de chercher à établir des liens entre des faits totalement séparés. Dans tous les cas, différentes décisions, différents chemins m’avaient menés là où j’étais : dans une ruelle. Ce n’était ni à Edimbourg, ni à Glasgow, et ça changeait étrangement des habitudes que j’avais finis par prendre. Ce n’était pas dans les deux grands pôles que je commençais à connaître, donc, mais dans une petite bourgade voisine où s’était réfugié un crétin qui avait du penser que sortir des villes le protègerait de la Mafia. Je savais très bien que même changer de continent n’était pas forcément suffisant pour échapper aux tentacules de cette pieuvre. Il y avait des mafieux partout dans le monde, et même si leur activité n’était pas égale entre les pays, ils étaient tout de même là. Tout cela pour dire que partir quelques kilomètres plus loin n’avait servi à rien à ce lâche. Mes employeurs l’avaient retrouvé sans peine – l’avaient ils seulement perdu de vue ? – et moi, je venais lui rendre visite.

La ruelle convenait parfaitement à ce que je devais faire. J’avais saisi l’homme par le col, et malgré ma petite taille –je n’étais pas spécialement grand – je le soulevais sans peine, pour le plaquer contre le mur. Il était déjà salement amoché, mais ce n’était pas fini pour lui. Mes ordres étaient suffisamment clairs pour que je sache jusqu’où je devais aller : la leçon devait être bien ancrée dans la tête de ma victime lorsque je la laisserai, agonisante, sur le trottoir. Pas de traces de mon passage, juste un homme suffisamment terrifié pour ne plus jamais se détourner de son vrai maître. Je me demandais parfois ce que les hauts placés dans la mafia avaient de différents des vampires et ma conclusion était toujours la même : rien. Les uns comme les autres faisaient preuve d’une arrogance et d’une mélomanie déplorable. J’en avais, tout récemment d’ailleurs, fait les frais.

Je plaquai à nouveau l’homme avec violence en l’injuriant en russe mêlé d’anglais. Si avec ça, il ne comprenait pas qu’il n’avait pas intérêt à continuer sur cette voie de la lâcheté et de la trahison, je ne savais pas si autre chose qu’une mort rapide pourrait le lui faire comprendre. Oui. Moi, parler de la trahison. C’était un concept étrange, certes, mais dans un sens, je pouvais enseigner quelque chose à quelqu’un sans y croire moi-même, non ? Il ne s’agissait pas de foi, il ne s’agissait pas de conviction, juste de faits. Par ailleurs, même moi je ne voyais pas encore de moyens de m’extirper de l’emprise de la Mafia – hormis la solution d’abandonner ma famille comme si ça ne me faisait ni chaud, ni froid, ce qui n’était malheureusement plus le cas. J’allais le frapper une nouvelle fois lorsqu’une ombre s’ajouta à celles déjà présentes dans la ruelle. Aussitôt, je lâchai l’homme qui glissa le long du mur, et je me tournai vers l’arrivant avec la souplesse de l’assassin que j’étais devenu, et un poignard glissa tout naturellement dans le creux de ma main. La nuit masquait mon visage, aussi je grommelai un rapide « Vous faites gentiment demi tour, monsieur » qui sonnait bien plus grave que ce à quoi je m’attendais. Ma lame scintilla sous un rayon lunaire, et je sentis avec surprise un sourire s’étirer sur mes lèvres. Etrange comme on pouvait prendre goût à certaines choses comme la violence, ça ne me ressemblait pas.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Sam 14 Sep - 17:24


Alexei R. Ivanov a écrit:



Message vocal de Inconnu le 23 juin à 09 H 05


« Allo Monsieur Steven, c'est Alexei Ivanov, le traducteur. Vous m'avez contacté par mail la semaine dernière pour un ouvrage à traduire, je vous ai répondu et je m'étonne de ne pas avoir reçu votre manuscrit, ou tapuscrit. Certaines personnes s'impatientent. Rappelez moi au numéro suivant, ou contactez moi par mail aussi vite que possible. »

Lorsque j’avais écouté ce message sur mon répondeur je jetai sur mon bureau le dossier que j’avais un instant plus tôt entre les mains et m’allumai une clope avant de l’écouter à nouveau. Pouvait-il s’agir d’un homonyme ? Probablement pas à écouter l’accent caractéristique du gus qui parlait. Ainsi donc il était devenu traducteur mais qu’en était-il de sa vocation de tueur ? Quoi qu’il en soit il fallait que je retrouve  Alexei, non pas pour de chaleureuses retrouvailles mais bien parce qu’il avait déserté l’HCV. Qu’elle soit dissoute ne changeait rien au fait qu’ils nous avait trahi, car s’il n’était pas mort il avait déserté et cela suffisait à ce que je lui colle une beigne voire plus encore. Dieux seul savait ce qu’il avait pu faire des informations dont il avait connaissance, ayant un temps travaillé pour nous avant de disparaître.

Retrouver quelqu’un via son téléphone est plutôt facile bien qu’un peu fastidieux, même pour une brigade officielle. Tout d’abord je demandai à Tom de remonter la piste du portable d’Ivanov et de le mettre sur écoute. Le tueur était loin d’être imprudent et l’écoute ne donna rien de concluant, d’autant qu’il semblait changer régulièrement de téléphone. Le numéro avec lequel il avait involontairement laissé son message sur mon répondeur m’avait néanmoins permis d’identifier la zone géographique d’où il avait émis son appel grâce à une cartographie des antennes de télécommunications activées à cette période par son téléphone. En plus de cela j’avais obtenu l’accès aux fadettes, non pas par les circuits officiels afin que son nom ne sorte pas dans un quelconque rapport, ces fichiers des opérateurs téléphoniques qui permettent de connaitre tous les appels émis ou reçus ainsi que leur destinataires et expéditeurs. En recoupant l’ensemble de ces données j’étais parvenu à retrouver la trace de l’ancien mercenaire et avais commencé à le filer.

J’avais choisi de ne pas déléguer cette filature à un des agents de la Brigade, soucieux qu’elle ne foire pas. Cette surveillance me permit de comprendre que son boulot de traducteur n’était qu’une couverture et qu’il avait rejoint un groupe mafieux, de gré ou de force je l’ignorai pour le moment. Si jusqu’à présent je m’étais contenté de le suivre de loin sans intervenir d’aucune sorte, ce soir allait être différent. En le suivant il m’avait mené jusque dans la banlieue d’Edimbourg, dans une ruelle sombre plus précisément. Ne l’ayant pas suivi dans cette ruelle, resté au coin, j’écoutai ce qu’il s’y disait. Pas besoin d’être un génie pour comprendre rapidement qu’il était en train de passer à tabac un connard qui était sorti du droit chemin - ironique pour un mafieux non ? - ordonné par ses maîtres. Il était temps pour moi d’intervenir aussi m’avançai-je sans trop de discrétion jusqu’à me trouver à quelques mètres de lui. N’étant pas en mission officielle j’avais décidé de ne pas prendre mon arme de service, mais un couteau à la lame noire finement liserée d’argent.


« Vous faites gentiment demi-tour, monsieur »

Son visage dans l’ombre j’en déduisis qu’il ne pouvait voir le mien et donc qu’il ne m’avait pas encore identifié, ceci pourrait peut-être me donner un avantage. Lorsqu’un rayon de lune fit étinceler la lame du couteau qui venait de glisser dans sa main, sans reculer je sortis la mienne de son étui pour la prendre à l’envers, lame vers le bas, contrairement au sens qu’un humain ordinaire aurait choisi. J’avais de bonnes notions du combat à l’arme blanche et était prêt à l’accueillir.

Je crois pas non. lui répondis-je simplement en pliant légèrement mes genoux et en me baissant donc légèrement afin d’abaisser mon centre de gravité et par conséquent de gagner en stabilité.

Ma réponse ne dut pas lui plaire car il s’élança avec cette souplesse qui faisait déjà sa force du temps où on s’entrainait ensemble lorsqu’il travaillait pour l’HCV. De son premier coup de lame il visa mon visage, coup que je parai en plat de ma lame, avant de tenter d’attraper son poignet de mon autre main (la gauche). Toujours aussi véloce il parvint à déplacer son bras avant et tenta cette fois-ci de me trancher les doigts ou le poignet de ma main gauche. Retirant rapidement cette dernière je voulu contrattaquer en tirant profit du mouvement de son attaque pour viser son poignet armé. Nous enchainâmes ainsi plusieurs passes d’armes, dans un ballet d’attaques, de contres et de ripostes à un rythme soutenu, chacun s’adaptant rapidement au dernier mouvement de l’autre pour tenter d’en tirer parti. Notre duel stagnant sans qu’aucun de nous deux ne parvienne à prendre le dessus je décidai de changer de tactique.

Alexei n’était pas homme à se laisser troubler aussi je décidai de m’identifier à lui pour ouvrir une petite faille en espérant parvenir à le désarmer à ce moment-ci. Si j’aurais très bien pu simplement décliner mon identité j’optai pour une autre méthode. Je choisi d’utiliser une technique de combat qui allait m’identifier clairement auprès de lui.

Première étape : la Promesse. C’est ainsi donc qu’au milieu de nos tentatives pour prendre le dessus sur l’autre je le laissai volontairement m’entailler très légèrement le bras, ma lame manquant la déviation qu’elle était censée faire afin qu’il pense être parvenu à me porter un coup, sa lame ayant poursuivi son chemin jusqu’à mon avant-bras. Bien entendu je fis cela de manière crédible, de façon à ce que même-lui ne puisse comprendre que cela était fait exprès.

Seconde étape : l’Effet. Alors que sa lame touchait légèrement mon avant-bras donc, la mienne - la pointe vers l’avant à présent - avait aussi poursuivi son chemin le long de son bras pour aller briller près de son œil, malgré qu’elle fût noire, après que j’ai légèrement pivoté sur mes pieds pour que sa lame ne puisse m’entailler réellement l’avant-bras.

Troisième étape : le Prestige. Profitant du mouvement de recul qu’il était obligé d’effectuer pour éviter que ma lame ne pique son œil, je lançai ma main libre (encore la gauche) et plantai deux doigts en crochet juste au-dessus de sa clavicule droite et tirai fortement vers le bas jusqu’à ce que la douleur lui impose de poser genou à terre. C’est précisément là qu’il allait reconnaitre cette technique et moi par conséquent. Je comptais sur cette demi-fraction de seconde de surprise pour lâcher mon arme et attraper son poignet et le lui torde afin qu’il lâche à son tour son arme. Le tenant ainsi je n’attendis pas puis lâchai sa clavicule pour faire pivoter son bras et le lui levai dans le dos entre en direction de ses omoplates pour finalement l’immobiliser.


Bonsoir Alexei. dis-je en le maintenant ainsi quelques instants. Je le savais compétent pour se libérer, non sans mal, de cette position aussi le lâchai-je totalement en m’écartant vivement de lui de trois pas, ramassant au passage mon arme et laissant la sienne au sol.

On peut discuter un peu ou tu préfères remettre ça ? dis-je guise de salutation en rangeant mon arme dans son étui, en signe d’apaisement et de l’absence d’hostilité de ma part.

Ce duel n’avait pas eu pour objectif de le tuer ou de le blesser, simplement de m’identifier auprès de lui, de me rendre compte qu’il n’avait rien perdu de ses aptitudes et de lui montrer que moi non plus quand bien même j’étais à présent du côté de la loi.


Traducteur et main d’œuvre pour la mafia, sympa ton nouveau taf. Ravi de voir que tu as survécu aux Années Sanglantes. Ils doivent vraiment te tenir par les couilles pour que tu n’aies pas encore déserté leurs rangs, je me trompe ?
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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Dim 15 Sep - 9:45




« C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra. »




Lorsqu’il fit glisser son arme hors de son étui, j’en vins à conclure deux choses. Il avait le même type d’arme que moi, et il savait s’en servir. Une troisième conclusion logique me vint alors : il comptait s’en servir. Je l’observai plier légèrement les genoux et abaisser son centre de gravité, et je déplaçai mes appuis pour faire de même. Si j’avais fait beaucoup de progrès au corps à corps ces dernières années, j’avais aussi conscience de la marge de progression qu’il me restait pour égaler les meilleurs assassins au monde. Je pouvais toujours faire mieux, mais si sur le tir de précision j’atteignais peu à peu mes limites, j’avais encore beaucoup de progrès à faire pour que ce soit de même au combat à l’arme blanche. Je plissai les yeux et fis jouer le poignard entre mes doigts pour bien avoir son poids en mémoire.

Je crois pas non.

Elimine le. Voilà ce que me dictait ma conscience, et plus encore l’instruction que j’avais reçue. Cet homme n’était visiblement pas là par hasard, et même si je ne pouvais pas lui donner un caractère Robin des bois, à venir au secours du plus démuni –autrement dit le mec qui tentait de ramper discrètement vers l’autre extrémité de la ruelle – je me doutais aussi qu’il allait vouloir en découdre. Bien. Avantage net : ma vitesse. Il ne devait pas la suspecter, ou du moins pas dans sa totalité. Mon entraînement était tel que je répétais cent fois, mille fois, le plus infime de mes mouvements pour le faire à la perfection et ne jamais perdre de vitesse en superflu. Mes muscles savaient mieux que moi ce qu’ils avaient à faire, et je m’élançai sans prévenir avec souplesse. Je visai en premier lieu son visage, la zone du corps qui désarçonnait le plus, et il para mon coup avec une adresse qui me fit reconsidérer un peu plus ma position. J’enchaînai naturellement vers sa main qui avait voulu emprisonner mon poignet. Au bout de plusieurs passes, il me sembla évident que nous étions de force égale. Certes, l’homme devait avoir une faiblesse là où était ma force, et moi le contraire, mais je n’avais toujours pas vu la faille qui allait me permettre de prendre le dessus. Nous aurions presque pu comparer nos attaques, esquives et défense à un ballet préparé, tant nos mouvements s’enchaînaient sans jamais se rompre, chacun de nous deux s’adaptant instantanément à la riposte qui avait fait avorter son attaque. Mon cerveau réfléchissait le plus rapidement possible. Contrer. Attaquer. Viser le point à découvert. Esquiver. Tourner. Ajouter de la puissance pour déstabiliser, ralentir d’un seul coup et appuyer là où il s’est découvert par sa vitesse. Sans m’arrêter, je me surpris à me dire que je connaissais cet homme. Pourtant, rien dans ses traits – à moitié masqués par l’ombre – ne m’évoquait une connaissance. C’était dans sa posture, dans sa manière de tenir son arme, que je retrouvais des échos d’un souvenir. Mais je n’avais pas le temps de me poser pour fouiller de plus façon plus appuyée ma mémoire. Soudain, et ça me déstabilisa presque, ma lame happa son bras et traça une ligne brûlante jusqu’à son avant bras. Aussitôt, j’esquivai la lame qui avait voulu en profiter pour atteindre mon œil, et mon mouvement de recul lui permit de pivoter pour dégager mon arme de son bras. Je connaissais cet homme, c’était une certitude. Une certitude qui me coûta une seconde d’attention, et avant d’avoir pu reprendre le contrôle de la danse, je me retrouvai un genou à terre, mon arme à terre, immobilisé. Mon souffle qui s’était coupé reprit soudainement me faisant tousser. « Philipp ». McBorough. Bonsoir Alexei. Philipp. Il m’avait retrouvé, je ne savais pas vraiment comment. Ca fait bien sept ans que je n’avais pas eu de contact avec mon ancien instructeur, qui était passé à la tête de la PES. Il me connaissait aussi bien que quelqu’un qui avait participé à ma formation au corps à corps, et en langue étrangère. Sachant pertinemment que dans quelques secondes j’allais être capable de me dégager et, mieux que ça, que j’allais être capable de l’attaquer à nouveau au même niveau, il me lâcha, récupéra son arme en la rangeant et s’éloigna de quelques pas. Je me relevai lentement, sans un mot.

On peut discuter un peu ou tu préfères remettre ça ? Traducteur et main d’œuvre pour la mafia, sympa ton nouveau taf. Ravi de voir que tu as survécu aux Années Sanglantes. Ils doivent vraiment te tenir par les couilles pour que tu n’aies pas encore déserté leurs rangs, je me trompe ?

Je ne répondis pas sur le moment. Mon regard dévia vers l’arme que je récupérai d’un mouvement de pied et je la rangeai dans son étui à mon tour. Soucieux du détail, je jetai un rapide coup d’œil à l’homme que j’avais tabassé, qui n’était pas très loin. Je crachai un rapide « Dégage, et n’oublie pas que je peux te retrouver » en russe, avant de me tourner à nouveau totalement – je n’avais pas été suffisamment stupide pour tourner totalement le dos à Philipp – vers mon ancien employeur. Qu’avait-il dit ? Traducteur, main d’œuvre pour la mafia… Il s’était renseigné sur moi.

« J’imagine qu’on peut discuter. »

Sans information supplémentaire, je ne pouvais pas prendre le risque de remettre ça comme il l’avait dit. Je sentais encore le fantôme de la douleur qu’il m’avait infligée à la clavicule, et même si je me savais suffisamment compétent pour passer outre, ça risquait tout de même de me ralentir. Je laissai le temps à mon souffle de se régulariser, avant de reprendre.

« Je vois que tu es bien informé sur moi. Comment m’as-tu trouvé ? Pour la Mafia, disons que mes intérêts concordent avec les siens pour le moment. Ma loyauté va à mon intérêt, mon intérêt c’est l’argent et la tranquillité. Pour le moment, elle m’accorde les deux. »

Elle t’accorde les deux, mais elle t’a envoyé chez un vampire pour réclamer une somme ridicule. Elle t’accorde les deux, mais elle t’a envoyé te faire tuer. La Mafia et ses intérêts commençaient à diverger des miens, c’était une certitude. Mais Philipp n’avait pas tort : j’avais du mal à trouver un moyen de prendre le large sans perdre quelque chose. Elle me tenait réellement par les c#uilles, et ce devait être la première fois que mes employeurs avaient une telle emprise sur moi. Je rajoutai, d’une voix atone.

« Pourquoi es-tu là ? »

Je n’y allais pas par quatre chemins, c’était vrai. Au moins, sur ce plan là, je n’avais pas changé.

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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Sam 21 Sep - 1:42


Sans savoir si cela était un réel désir de sa part ou un simple calcul j’accueilli positivement le fait qu’il acceptait qu’on discute lui et moi. Je n’avais pas vraiment de projet quant à l’issue de cette rencontre après ces sept années de silence. Lui qui d’ordinaire parlait peu me posait à présent plusieurs questions, peut-être les Années Sanglantes l’avaient-elles rendu plus loquace que par le passé.

Un message que tu as laissé sur mon répondeur, involontairement je suppose. commençai-je par dire en préambule de ma réponse à sa question. Il m’a ensuite suffi de faire remonter le long chemin sinueux de tes communications pour en apprendre assez sur ta situation. dis-je brièvement.

Je n’avais aucune envie de lui dévoiler les méthodes qui m’avaient permis de remonter sa piste, avec Alexei il valait mieux garder secret la plupart de ses atouts, juste au cas où.


Venant de la mafia l’argent n’est pas étonnant, la tranquillité par contre… Moi qui ai très bien connu ce milieu, enfin de mon côté c’était surtout de la contrebande, je doute un peu de la tranquillité qu’elle peut t’amener mais bon on s’en branle non ? lui dis-je pour lui indiquer que je connaissais bien les milieux mafieux.

Je ne savais plus si j’avais déjà évoqué mon passé avec lui, chose étonnante si tel était le cas, mais si je venais de lui lâcher quelques infos légères à ce sujet je ne voulais pas lui en dévoiler davantage pour le moment. A l’évocation de ces années, dont j’ai gardé de nombreuses aptitudes réutilisées notamment avec l’HVC qui me semblaient bien loin à, un léger sentiment de nostalgie me prit. Du moins jusqu’à ce qu’une image me vint à l’esprit, celle de cette gamine dont j’avais détruit la vie lors de ma fuite après un braquage manqué.


Parce que je pourrais avoir besoin de toi. lui dis-je aussi directement que l’était sa question avant d’entrer dans les détails. Contrairement à la mafia je ne pourrais pas te filer d’argent, mais en même temps tu as un boulot de traducteur non ?

Par contre je peux t’offrir tranquillité et sécurité vis-à-vis de tes employeurs actuels. A moins que tu te plaises suffisamment avec eux et que tu déclines mon offre.
dis-je en esquissant un léger sourire ironique.
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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Sam 28 Sep - 11:17




« C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra. »




Sa réponse à ma première question me laissa un instant perplexe le temps que j’en comprenne les implications. J’avais fait une erreur. Une vulgaire erreur, une grossière erreur. Une erreur qui aurait pu me coûter ma vie, celle de ma sœur, mais qui n’avait pour le moment comme seul impact que je retombai dans un filet tendu par l’un de mes anciens employeurs. Je ne m’en sortais pas si mal. D’après Philipp, donc, je l’avais appelé et lui avais même laissé un message vocal. Involontairement, c’était certain, oui. Très involontairement. J’avais du faire une erreur de numéro. Moi, faire une erreur. Ce n’était pas la première fois, mais ce n’était pas anodin non plus. J’avais l’impression d’avoir loupé une cible à trois mètres. Il avait du remonter un long chemin pour arriver jusqu’à moi, donc il avait reçu le message il y avait de cela plusieurs semaines. Mois ? Je restai silencieux, alors qu’il continuait sur sa lancée.

Venant de la mafia l’argent n’est pas étonnant, la tranquillité par contre… Moi qui ai très bien connu ce milieu, enfin de mon côté c’était surtout de la contrebande, je doute un peu de la tranquillité qu’elle peut t’amener mais bon on s’en branle non ?

Encore une fois, il n’avait pas tout à fait tort. J’assimilai sans y prêter beaucoup d’attention qu’il avait frayé avec le milieu mafieux il y avait de cela des années, mais juste en surface. De la contrebande ? Ce n’était pas le même secteur que moi. Quant à la tranquillité… il doutait ? Parce que nous n’avions certainement pas la même notion de tranquillité tous les deux. Parce que mot, j’entendais tranquillité pour m’améliorer dans mon art – même s’il était un peu glauque –, une couverture bien établie, une vie relativement stable. Je ne vendais que mes soirées à la Mafia, même s’il m’arrivait en journée d’avoir à traduire certains documents pour eux. Je ne vendais que mon intégrité déjà bien amochée à la Mafia, en tuant et tabassant, je n’étais pas encore allé jusqu’à la vraie torture, des pécores qui n’avaient rien demandé d’autre que leur tranquillité (ou du moins, si ça ne pouvait pas s’appliquer à tous, c’était bien souvent le cas). Mon silence se rompit, lorsque je lui demandais très directement ce qu’il attendait de moi, ou plus directement, ce qu’il faisait là. Vu sa réponse, je compris que les deux se recoupaient parfaitement : il était là parce qu’il attendait quelque chose de moi.

Parce que je pourrais avoir besoin de toi. Contrairement à la mafia je ne pourrais pas te filer d’argent, mais en même temps tu as un boulot de traducteur non ? Par contre je peux t’offrir tranquillité et sécurité vis-à-vis de tes employeurs actuels. A moins que tu te plaises suffisamment avec eux et que tu déclines mon offre.

J’arquai un sourcil. Une offre ? Ca m’étonnait de sa part, je le pensais moins stupide. Ou alors il ne me proposait pas une offre, mais ce n’était qu’un ordre déguisé. Je décortiquai son discours avec une minutie chirurgicale. Se souvenait-il de mes silences, longs et inconfortables pour tout autre que moi ? Parce que je pourrais avoir besoin de toi. Besoin de moi ? Dans quel domaine ? Je doutais que ce fusse dans celui de la traduction, même si ma connaissance des langues de l’Est pouvait aider. L’assassinat ? Le tir à longue distance ? La stratégie ? Ma connaissance des capacités vampiriques et des manières de les tuer ? Philipp n’était toujours pas vraiment clair. J’avais l’impression qu’il se méfiait de moi, et cette pensée fit naître un léger rictus sur mes lèvres qui se rapprochait étrangement d’un sourire.

« Présenté comme ça, ton offre est loin d’être intéressante, j’espère que tu t’en rends compte. Tu me proposes de quitter une organisation au sein de laquelle je suis chargé de rappeler aux membres qu’on ne peut pas la quitter, en ne m’offrant pour assurance que des mots, pas d’indemnité financière, et en me proposant de garder mon job de traducteur offert par la Mafia. Soit tu es devenu stupide, soit tu penses gagner avec des cartes que tu ne connais pas. Dans tous les cas, si j’accepte ton offre, je suis perdant. »

Toujours cette même franchise atone. J’énonçai simplement les faits de la manière dont je les percevais, sans me soucier de teinter ma voix de sarcasme, de cynisme, de moquerie ou autre. J’adossai au mur le plus proche, avec nonchalance. Toujours la même franchise dans la voix, mais au niveau de ma posture j’avais appris à mentir avec une facilité pas vraiment étonnante. Dans ma nonchalance, rien ne paraissait de ma tension. On pouvait me croire totalement détendu, mais je me savais encore capable de réagir au quart de tour au moindre signe d’agressivité du côté de Philipp.

« Tu aurais besoin de moi pour quoi ? »

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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Dim 13 Oct - 0:20


Depuis la fin de notre duel Alexei avait plutôt bien répondu à mes paroles, presque comme un humain normal. Par contre lorsque j’avais évoqué mon « offre » il m’avait gratifié de ses longs silences un poil agaçant, comme s’il avait besoin de réfléchir trois plombes avant de répondre. Lorsqu’il se décida enfin à reprendre la parole, je l’écoutai avec attention car j’étais à la recherche du moindre indice me permettant de prendre l’ascendant sur le mercenaire.

Ah parce qu’être tenu en laisse par la mafia c’est être gagnant ? Pourquoi pas. dis-je avant de faire une brève pause. En galérant à remonter la piste de ton coup de fil, j’ai quand même essayé de faire fonctionner mon cerveau et j’en suis arrivé à quelques déductions. lui dis-je afin d’attiser sa curiosité, si cela était possible.

Je me suis demandé ce qui pouvait te retenir auprès d’eux et j’ai d’abord pensé à l’argent te connaissant un minimum. Puis avec ma filature et ce que j’ai pu observer, j’ai constaté que le rôle que la mafia t’a confié était bien en deçà de tes capacités réelles à moins que tu te sois ramolli ce dont je doute fort. Aussi j’en suis arrivé à la conclusion qu’il devait soit avoir un gros dossier sur toi pour te retenir à leur botte, soit détenir quelque chose t’étant précieux.

Je n’avais aucune idée de la réponse à cette question ni même si les hypothèses que je venais de lui opposer n’étaient pas complètement à côté de la plaque mais j’accueilli non sans iun léger sourrie sa question suivante. Ainsi donc il voulait savoir ce qu’il pouvait m’apporter, bien, j’avais attisé sa curiosité.

Je veux que tu espionnes, que tu traques et que tu tues pour moi si nécessaire. lui dis-je d’un ton neutre.

Ah, et ce n’est pas négociable, en fait ce n’est pas vraiment une offre mais plutôt une réquisition de tes aptitudes. poursuivis-je encore sur le même ton. Je n’ai peut-être pas les mêmes moyens de pression que la mafia mais rassure-toi j’en ai d’autres.
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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Lun 14 Oct - 13:50




« C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra. »




Ah parce qu’être tenu en laisse par la mafia c’est être gagnant ? Pourquoi pas. En galérant à remonter la piste de ton coup de fil, j’ai quand même essayé de faire fonctionner mon cerveau et j’en suis arrivé à quelques déductions. Je me suis demandé ce qui pouvait te retenir auprès d’eux et j’ai d’abord pensé à l’argent te connaissant un minimum. Puis avec ma filature et ce que j’ai pu observer, j’ai constaté que le rôle que la mafia t’a confié était bien en deçà de tes capacités réelles à moins que tu te sois ramolli ce dont je doute fort. Aussi j’en suis arrivé à la conclusion qu’il devait soit avoir un gros dossier sur toi pour te retenir à leur botte, soit détenir quelque chose t’étant précieux.

J’haussai un sourcil, essayant de prendre en compte toutes les implications des mots de Philipp. Déjà, bien, il disait encore une fois qu’il avait mis du temps à me retrouver. Voulait-il me flatter, me conforter, amoindrir ma vigilance ou tout simplement prenait il la peine de le répéter juste pour me faire comprendre qu’il avait été étonné de voir à quel point il était délicat de remonter ma piste. Ensuite, il me parlait de réflexion. Il s’était demandé pourquoi je restais sous la coupe de la Mafia. Et que les jobs que cette dernière me confiait n’était pas à mon niveau, ne faisaient pas honneur à mes capacités réelles. J’arquai encore plus un sourcil : une nouvelle tentative de flatterie ? J’étais perturbé, parce que ça avait de l’impact sur moi. En effet, je valais bien mieux que le simple poste d’exécuteur que la Mafia m’avait confié. J’étais plus doué, je valais mieux que ça. Mais dans un sens, c’était parfaitement sensé : je n’étais pas digne de confiance, je l’avais prouvé à de nombreuses reprises et la seule emprise qu’ils avaient sur moi, Philipp avait encore une fois raison, n’était plus l’argent – capable de me fidéliser – mais bel et bien le chantage. Et si le chantage était efficace, c’était aussi une arme à double tranchant ce que la Mafia n’ignorait pas. Ma question suivant coula de source : que voulait-il obtenir de moi ? J’avais été bien plus sensible que je ne pouvais, voulais l’admettre au fait que la Mafia me sous-exploitait. Mon petit combat au corps à corps avec Philipp m’avait plu bien plus que ce que j’aurai pu penser il y avait de cela quelques mois. Avant, je n’avais aucune émotion, maintenant je m’interdisais d’en ressentir. Et pourtant… j’avais pris goût à la violence, à la perfection, à la flatterie. Il avait raison. Je n’avais qu’une envie : me mesurer à nouveau à lui pour voir si je pouvais le battre. Ma technique de combat n’était pas encore entachée par l’humanité qui avait de plus en plus de prise sur moi, ce qui faisait de moi un combattant hors pair. Philipp avait attisé ma curiosité, que j’ignorai posséder.

Je veux que tu espionnes, que tu traques et que tu tues pour moi si nécessaire. Ah, et ce n’est pas négociable, en fait ce n’est pas vraiment une offre mais plutôt une réquisition de tes aptitudes. Je n’ai peut-être pas les mêmes moyens de pression que la mafia mais rassure-toi j’en ai d’autres.

Je réprimai un sourire. Il avait des moyens de pression ? Des moyens… différents de ceux de la Mafia ? Quel idiot… il ne pouvait pas avoir les mêmes, mais je l’imaginais difficilement songer à quelqu’un d’autre de ma petite sœur que j’avais mise en danger en reprenant contact avec elle. Peut être qu’il parlait aussi de Sasha. Dans tous les cas, ces moyens de pression étaient semblables en tout point avec ceux de la mafia car ils jouaient sur l’affectif. Je respirai calmement, cherchant mes mots. Cherchant aussi pourquoi j’avais un soupçon d’excitation que je n’avais pas eu depuis un certain temps. Je me méfiais de Philipp comme de la peste, parce qu’il connaissait très bien ma manière de fonctionner. Il était dangereux pour moi, car comme la Mafia il savait où appuyer pour me plier à sa volonté, comme un peu plus tôt lorsqu’il avait appuyé sur un centre névralgique au niveau de ma clavicule.

« Si je n’ai pas le choix, pourquoi avoir donné à votre ordre l’apparence d’une offre ? Même si ce n’est pas négociable, je veux un revenu sûr. Et une protection. »

Il s’était dévoilé, je devais me dévoiler aussi de mon côté. Surtout que si ma fidélité – quel mot étrange venant de moi – n’allait plus uniquement à la Mafia, je devais protéger Valentina. Moi, à la rigueur, j’étais parfaitement capable de me protéger seul.

« Je veux l’assurance que la Mafia ne sera pas au courant, que les personnes que je désignerai seront mis hors d’atteinte des tentacules des Russes et que je continuerai à percevoir de l’argent. »

Exigent ? Non. Prudent. J’avais mûri en sept ans, il était temps que Philipp s’en rende compte. Je rajoutai toutefois pour le mettre sur la piste :

« J’ai changé. Pas qu'en bien, pas qu'en mal. »

Elle était loin, l’époque, où je n’étais qu’une petite recrue Russe qui devait apprendre l’anglais rapidement au contact de McBorough. Je parlais à présent couramment cinq langues et j’en apprenais une sixième, et j’avais trente et un ans. Accessoirement, j’avais changé d’allégeance cinq fois au minimum, si on comptait mes années en Afrique pendant que les Années Sanglantes tuaient vampires, loups, humains en Ecosse pendant lesquelles j’avais changé de parti comme de chemise, m’associant à ceux qui étaient les plus proches des conflits.

« Si vous voulez un assassin, un espion ou quoi que ce soit qui nécessite de tuer proprement ou de se faire discret, je suis votre homme, Philipp. Si vous m'accordez ce que je demande. »

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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Ven 25 Oct - 6:30


je souris aux paroles d’Alexei après qu’il eut commencé à m’exposer ses conditions. Quelle que soit sa condition chaque individu a une sensibilité, bien que concernant le russe on ne puisse pas vraiment appeler ça ainsi, et parvenir à en tirer profit était une bonne opération. Néanmoins le mercenaire m’avait appris à être prudent en matière d’accord ou d’allégeance.

Ordre, offre, ceux ne sont que des mots Alexei. Je t’impose une situation mais tu as une contrepartie d’où la présence simultané de ces deux termes. dis-je avant de répondre à ses conditions, les ayants écoutés au préalable.

Tu auras un revenu assuré en tant que consultant, et tu auras cette protection. Notre programme de témoins fera l’affaire tant que ces personnes feront preuve d’un minimum de discrétion en se pliant à plusieurs règles.

Changé ? Je l’espérais bien car mon attitude en cas d’écart de sa part ne serait pas la même que par le passé. Lorsqu’il avait disparu de la circulation je n’avais pas effectué de recherches poussées, ayant d’autres affaires plus importantes à gérer alors. A présent mon nouveau boulot faisait que j’avais les moyens d’agir et de retrouver sa trace, comme je venais de le faire.

Nous verrons bien. dis-je à sa remarque quant au « nouveau » Alexei, restant sceptique pour le moment à son soit disant changement d’attitude ou de conception des choses.

C’est accordé Alexei. Par contre je te préviens : lâche-moi encore une fois et cela retombera sur ceux que tu veux protéger, peu importe auprès de qui tu auras donné ta nouvelle allégeance. lui précisai-je en employant un ton qui ne laissait aucun doute au sujet de la véracité de mes paroles.

Ceci étant dit, voici ta première mission : je veux que tu surveilles de loin cette femme, tiens-moi au courant de ses contacts. Ne te fais pas découvrir, ni par elle, ni par ceux qui pourraient l’approcher. dis-je en lui présentant une photo de Rebecca Scott. J’avais accepté d’entrainer la semi-démone dans le but de parvenir à l’infiltrer auprès de Maryana mais on n’était jamais trop prudent aussi comptais-je sur les compétences du russe.
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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Mar 29 Oct - 13:30




« C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra. »




La fidélité et la loyauté étaient deux adjectifs qui n’avaient pas vraiment de signification pour moi. Depuis que j’avais quitté l’orphelinat de Iaboustk, depuis que j’avais quitté plus ou moins le carcan de violence qui m’avait vu grandir, j’avais compris en côtoyant les hommes qu’en dehors des émotions – qui m’étaient alors étrangère – l’un de leurs moteurs était l’honneur. Que je n’avais pas non plus, il fallait se le dire. Les gens comptaient sur la présence d’un minimum d’honneur chez l’autre, dès lorsqu’il y avait de la confiance en jeu. Cette banalité, cette généralité même ne fonctionnait pas chez moi, et le principe même des émotions était de ce qu’il y avait de plus rouillé. Si j’avais eu pour objectif, ces dernières années, de décrasser le mécanisme qui me faisait ressentir les émotions humaines, je n’avais pas vraiment prévu de toucher à l’amas de poussière, tout ce qui restait de l’honneur inhérente chez les êtres humains que seize ans à l’orphelinat et ma fraternité avec Sergeï avaient détruit. Un amas de poussière, quelques résidus partiels, c’était tout ce qu’il en restait, et je n’avais pas la moindre envie de rebâtir cet honneur. Vu comme Philipp se méfiait de tous mes jolis mots concernant une allégeance, un respect du contrat qui allait potentiellement nous lier, tout comme je me méfiais de lui, et je ne pouvais donner tort ni à moi ni à lui. Je passai outre son explication sur la différence, ou plutôt l’absence de différence, entre un ordre et une offre, et exposai sans attention mes conditions.

Tu auras un revenu assuré en tant que consultant, et tu auras cette protection. Notre programme de témoins fera l’affaire tant que ces personnes feront preuve d’un minimum de discrétion en se pliant à plusieurs règles.

Revenu assuré, protection pour ceux que j’indiquerai. C’était certain que pour le moment Philipp allait dans mon sens, même si je commençais déjà à réfléchir dans quelle mesure il était malin de donner toute emprise sur moi à l’homme qui me connaissait aussi bien. Je lui affirmai d’ailleurs que j’avais changé. Vraiment. J’étais moins… naïf sur certains points et bien plus au fait sur beaucoup d’autres. J’étais aussi devenu plus méfiant et un peu arrogant – encore que ce point là, je ne savais pas si c’était réellement le cas vu que je l’avais déduis seul.

C’est accordé Alexei. Par contre je te préviens : lâche-moi encore une fois et cela retombera sur ceux que tu veux protéger, peu importe auprès de qui tu auras donné ta nouvelle allégeance.

Je lui fis un petit sourire, sachant pertinemment qu’il fallait s’attendre à un tel… accord. Les personnes n’aimaient visiblement pas être trahie deux fois, question d’orgueil, même s’il devait quand même garder à l’esprit que si quelqu’un m’offrait la protection qui allait de paire avec mes honoraires, je n’allais pas hésiter à retourner ma veste une énième fois même si ses coutures commençaient à en souffrir. « C’est entendu. Vous savez que je suis naturellement quelqu’un de prudent. Je ne prends que rarement des risques inutiles. » Rarement, mais ça arrivait comme quelques jours plus tôt lorsque j’avais suivi les directives de la Mafia alors même que mon instinct me hurlait de ne rien en faire. Ma main était d’ailleurs toujours abimée par le couteau de la vampire, le coupe papier très exactement, et bandée sous mon gant en cuir. Ceci étant dit, voici ta première mission : je veux que tu surveilles de loin cette femme, tiens-moi au courant de ses contacts. Ne te fais pas découvrir, ni par elle, ni par ceux qui pourraient l’approcher. Je pris la photo et y jetai un regard rapide. Bien. Je la connaissais, cette fille. Je fronçai les sourcils.

« Si je dois la surveiller, il me faudrait un minimum d’informations sur elle, ou je peux la trouver, et quelles sont ses relations avec le monde surnaturel pour savoir à quoi m’attendre. Et j’ai besoin d’un accès à toutes les technologies possibles en matière d’espionnage et de mise sur écoute bien évidemment. Je peux travailler, je travaille même, seul mais il me faut tout de même quelques outils. »

Je la connaissais, mais il ne devait sûrement rien en savoir. Je la connaissais parce que j’avais tué son frère – dommage collatéral – et que j’avais trouvé sa photo dans la veste du cadavre. J’avais retrouvé sa trace, je savais où elle logeait, je savais qui elle fréquentait et j’avais une lettre à lui faire parvenir. Une lettre d’excuses avec la gourmette de son frère dont j’avais déjà oublié le nom par ailleurs. Mais ce n’était pas le moment d’y penser, j’avais des détails à régler avec Philipp. Avec mon nouvel employeur.

« J’imagine que par cet accord à… l’amiable, je deviens un agent de la PES. Officieux je présume ? Quel va être mon statut vis-à-vis des autres employés ? »

Il fallait bien se le dire, par cette simple question je pensais à Sasha. Sasha que je risquais ainsi de rencontrer, si jamais j’avais à passer à la PES. Par ailleurs, ma question ne se limitait à cela, puisqu’elle englobait aussi mes libertés quant à l’organisation d’état. Si j’en étais un agent, j’imaginais que j’allais avoir des limites quant à ma liberté d’action, mais aussi une certaine protection. Si en revanche on pouvait me qualifier d’agent secret, c’était bien plus intéressant pour moi tout en étant bien plus risqué. Dans tous les cas, ma préférence allait vers l’option qui me laissait une grande liberté dans mon choix de moyens pour accomplir ce qu’on me demandait.

Mon téléphone se mit soudain à vibrer, et je jetai un regard sur l’écran tactile. C’était le portable fournit par la Mafia, et les caractères russes qui étaient inscrits sur l’écran m’informaient que c’était mon contact le plus fréquent qui m’appelait. Un autre mec à tabasser où étaient-ils en train de me surveiller ? Je fis un signe à Philipp pour lui dire d’attendre, et je reculai de quelques pas sans quitter McBorough du regard, avant de décrocher. Visiblement, mon intervention avait fait de l’effet au mec que j’avais tabassé. Il venait de les contacter et ils allaient récupérer l’argent et bien plus encore. Mais ils tenaient à me répéter que ce que j’infligeai aux autres, eux aussi pouvaient me l’infliger surtout qu’ils connaissaient l’adresse de ma sœur. Et que Dmitri, l’aîné de mes neveux, était un petit garçon timide, facilement impressionnable. Les dents serrés, je crachai dans un russe argotique qu’ils pouvaient aller se faire voir et qu’ils n’avaient pas besoin de me rappeler pour qui je bossais et que je le savais très bien. Amusant de dire ça alors que devant moi se tenait Philipp. Qui, aux dernières nouvelles, n’y entendait strictement rien en russe. Je conclus la discussion en disant que tant qu’ils me payaient et ne touchaient pas à ma famille, ils n’avaient rien à craindre niveau désertion et raccrochai d’un mouvement brusque. « Que disais-tu ? »

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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Sam 16 Nov - 1:41


Ces dernières années me font dire qu’aucune certitude n’est immuable. Ce que je pense savoir de toi pourrait ne pas échapper à cette règle. C’est pour ça que je me montre prudent moi aussi. lui dis-je simplement, évoquant là autant une vérité me concernant que ce que je pensais de lui.

Je n’avais aucune confiance en lui dans le sens où je ne pouvais être certain qu’il n’allait pas me la mettre à l’envers. Une fois ce paramètre inclus dans mes plans j’estimais pouvoir faire appel à lui sans trop craindre de retour de bâton, du moins pour le moment en tout cas.


Rebecca Scott, une mannequin je crois. Cela devrait te suffire pour la retrouver et faire ton taf, à moins que bosser pour la mafia t’ai ramolli. lui dis-je simplement. J’avais opté pour ne pas lui en dire davantage au sujet de la démone, encore moins de mon accord avec elle. Cela me permettrait aussi de voir si Alexei était toujours aussi compétent que par le passé. Quant au matériel, fais-moi une liste et je verrais ce que je peux faire. dis-je ensuite pour conclure ma réponse avant qu’il ne m’interroge à nouveau.

Son statut au sein de la Brigade ? Simple consultant. Ainsi il n’aurait accès à rien qui puisse lui fournir des données susceptibles de nuire à la PES d’une manière ou d’une autre, merci l’enfoiré qui a « fuité » quant à nos méthodes d’interrogatoire. De plus il ne pourrait pas se servir de sa position pour tenter de modifier les termes de notre accord ou de prendre l’ascendant sur moi, en tout cas pas par cette voie.


Tu ne seras…commençai-je avant que son portable ne m’interrompe et qu’il n’y réponde. Je ne pigeai rien du tout au russe, langue par laquelle il s’exprimait avec son interlocuteur téléphonique mais le ton employé me laissait croire que l’appel ne lui faisait pas plaisir.

Tes potes de la mafia qui t’invitent à boire une boisson du pays peut-être ? dis-je sans savoir s’il était encore hermétique à l’humour. Tu ne seras donc que consultant. Accès restreint dans les locaux de la PES. Aucun accès à nos fichiers quel qu’ils soient. Les agents de la Brigade n’ont aucun ordre à te donner mais peuvent t’interdire telle ou telle chose. Tu feras quelques apparitions dans nos locaux, histoire d’accréditer ta couverture. Sinon en dehors de cela tu es libre de mener ta mission à bien, en sachant qu’il ne s’agit pour le moment que d’observation et de collectes de données.
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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Mer 27 Nov - 13:09




« C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra. »




Philipp doutait vraiment de ma sincérité – et il avait bien raison – et cela me tira un léger sourire. Se rendait il compte que je souriais bien plus – et surtout bien plus naturellement – qu'à ma première venue en Ecosse ? Non, certainement que non. Ou alors, il devait penser que c'était juste parce que je lui faisais « confiance » ou parce que je le connaissais, que je me permettais de briser le masque de glace qui couvrait habituellement mon visage. Il répondit à ma question concernant ma cible, confirmant ce que je savais déjà à son propos. Sauf qu'elle n'était plus mannequin. La recherchait-il depuis suffisamment longtemps sans actualiser ses données pour avoir sur ses fiches le métier qu'elle exerçait il y avait de cela plusieurs années ? Peut être. Sûrement même. Elle était à présent secrétaire, ou quelque chose s'en approchant dans une université de la région. Philipp se permit de faire une remarque sur mes capacités, comme s'il cherchait à provoquer une quelconque réaction de ma part. Ne savait-il donc pas que ça ne jouait pas sur mon comportement ? J'avais une conscience aigue de ce que je valais, et j'avais déjà toutes les informations nécessaires pour la pister, puisque je l'avais fait il y avait quelques mois lorsque j'avais tué son frère – un énième dommage collatéral. C'était une photo de la jeune fille dans la veste du Matthisen ?? qui m'avait mis sur la piste. Mes contacts dans la Mafia m'avait permis de la retrouver en quelques jours, et j'avais encore sur moi la gourmette de mon frère à lui faire parvenir. Mon téléphone interrompit sa réponse quant à mon statut au sein de la PES, et je répondis. Sèchement. Agressivement, même, sur le même ton que mon interlocuteur. Visiblement, j'avais bien fait mon job, mais ils doutaient de ma loyauté que je leur confirmait une nouvelle fois. Le mensonge ne me coûtait rien, le mépris pour la mafia non plus. Et puis, j'avais la certitude qu'ils ne m'espionnaient pas, puisque sinon, ils me seraient déjà tombés dessus. On ne met pas à l'épreuve quelqu'un dont on doute, lorsqu'on est capitaine de la Mafia. On écarte le problème le plus rapidement possible, tout simplement. J'étais un élément précieux, c'était certain, mais pas indispensable. Je raccrochai, avant de revenir vers Philipp.

« Tes potes de la mafia qui t'invitent à boire une boisson du pays, peut être ? Tu ne seras donc que consultant. Accès restreint dans les locaux de la PES, Aucun accès à nos fichiers quels qu'ils soient Les agents de la Brigade n'ont aucun ordre à te donner, mais peuvent t'interdire telle ou telle chose. Tu feras quelques apparitions dans nos locaux, histoire d'accréditer ta couverture. Sinon, en dehors de cela, tu es libre de mener ta mission à bien, en sachant qu'il ne s'agit pour le moment que d'observation et de collectes de données. »

Je le fixai froidement. Consultant, donc ? Peut être. Ca pouvait convenir si je voulais conserver mon poste de traducteur, et ma position d'exécuteur. Double, triple, quadruple vie, peut m'importait au final, tant que je pouvais continuer à être libre. « Si je résume le tout, mes ordres ne proviendront que de toi, pour le reste ta méfiance envers moi est telle que tu me laisses seulement savoir ce que j'aurai su par mes contacts quel qu'eut été mon poste. Ca semble logique. » Je lui fis un sourire amusé. « Travailler pour le gouvernement t'aurait ramollis, si tu m'avais donné accès à tous les dossiers de ton département, surtout que j'imagine que tout n'est pas légal. » Et qu'il m'aurait donné de quoi le casser et le détruire. Et le donner à la Mafia, aussi, ce à quoi je ne pouvais pas m'empêcher de penser.

Pourquoi dire que tous ses documents n'étaient pas forcément légaux ? C'était de l'instinct. Il m'avait avoué avoir trempé dans des affaires louches, avant. On ne devenait pas totalement blanc du jour au lendemain, ça me semblait extrêmement complexe. Et puis, il devait avoir des moyens étendus pour avoir retrouvé ma trace, alors que je n'avais presque rien à voir avec le surnaturel, depuis l'arrestation de Sergeï et depuis que j'avais trahi Guillemaut. J'avais coupé tous les ponts avec le surnaturel à partir du moment où j'avais laissé Sasha et mon frère en Croatie, et je m'étais intégré au « monde réel » par le biais de la Mafia Russe. Bref. Tout cela m'avait conduit à penser que Philipp n'avait aucun intérêt à me donner le moindre accès aux dossiers, papiers ou informatisés, que la PES avait pu établir ces dernières années. Mon téléphone vibra à nouveau. Un message. « Puisque tout est clair, je vais devoir te laisser. Je repensai à son hypothèse quant au contenu du coup de téléphone que j'avais eu juste avant, avant de rajouter.Mes employeurs veulent me voir. Tu as mon numéro de téléphone, j'imagine. Je me présenterai à la PES demain midi en tant que consultant et traducteur, puisque c'est mon métier. J'en profiterai pour te donner un numéro de compte en banque sur lequel verser mes honoraires, oui, je ne perdais pas le nord lorsqu'il était question d'argent, et te donner la liste du matériel dont j'aurai besoin., je voulais en profiter pour remplacer mon propre matériel qui commençait à vieillir un peu par un matériel plus performant. Je dois te demander toi, ou un pseudonyme, ou un autre ? » Comment étais-je censé me présenter, et à qui, telle était la question que je posais à Philipp, en fait.

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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   Jeu 12 Déc - 14:15


S’il avait réellement changé je n’en voyais rien. A mon sens et du peu que je pouvais en voir Alexei restait un mercenaire changeant d’employeur au fil du vent et devait être considéré comme tel. Trouvera-t-il une amarre un jour ? Peut-être, mais cela n’était pas mon affaire. Qu’il respecte les termes de notre accord serait déjà une bonne chose dont je pourrais me contenter venant de lui.

Très bien. Inutile d’utiliser un pseudonyme si les personnes à placer sous le programme de protection de témoin son de ta famille, dans le cas contraire oui tu peux. Quand tu te présenteras demande à me voir. lui indiquai-je pour conclure. Fais gaffe à toi. dis-je encore avant de le quitter, en souvenir de notre collaboration passée au sein de l’HCV probablement.

A présent que notre nouvel accord était conclu, avec quelques conditions me permettant d’éviter trop de dommages s’il venait une nouvelle fois à me prendre pour un con, je devais m’en retourner à d’autres plans. Je devais notamment reprendre contact auprès du lycan O’More et de la vampire Raybrandt afin de me tenir au courant de ce qu’il se passait en ce moment au sein de leur espèce. Si j’étais de manière générale plutôt un homme d’action, j’étais conscient que la prévention était une chose essentielle pour éviter un autre conflit majeur à l’avenir.

Les intentions réelles des vampires et des loups-garous étaient floues pour nous autres humains, et encore je faisais partie d’une part de l’Humanité qui veillait au grain de très près. Il me fallait absolument tirer profit de l’ensemble de mes contacts pour ne pas me laisser surprendre. La seule espèce a avoir un objectif clair était les semi-démons. Au moins à leur sujet, aucun doute : ils voulaient semer le chaos et la destruction. Même s’agissant des quelques démons « gentils » que j’avais pu rencontrer, il ne s’agissait que d’une question de temps à mon avis avant que leur côté démoniaque ne prenne le pas sur leur esprit.


Hrp :
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MessageSujet: Re: C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra [Livre II - Terminé]   

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