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Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Ven 22 Oct - 15:24

Cela avait été rapide et brutal, il y avait de la fumée partout dans l'air, du souffre, des odeurs de morts et de plastique, je suis tomber sous le souffle et j'ai perdu connaissance un petit moment. Peu à peu je ré-ouvre mes yeux, un par un, ma vu est brouillé et j'ai ce putain de sifflement dans mes oreille qui me gêne. Je sans aucune douleur si ce n'est à la tête pour m'être cogner sur le carrelage du sol. Je commence à me relever, mais à peine debout je m'écroule, ce bruit dans mes oreilles est vraiment gênant. Ma vue commence à se rétablir et je vois presque nettement ce qui m'entoure, des gens paniqués qui fuient, des gardes qui extrait des blessés, mais pas Eileen, je la cherche des yeux sans la trouvé

"Eileen !! "


Je l'ai crier aussi fort que mes corde vocales me le permettaient malgré la fumée envahissante. Je me baisse pour respirer l'air frai qui circule bas du sol et me relève. Je me lance dans une course chancelante pour sortir de là et respirer de bon air. Je m'étale alors de tout mon corps en trébuchant sur un cadavre. A quatre pattes sur le sol, j'appelle de nouveau ma partenaire, je tente en vin de la retrouver. Je regarde tout autour de moi et finit par repéré une tache rouge dans la nuit.

Je commence à m'approcher et vois un garde penché sur Eileen qui me semble inconsciente. D'ailleurs, que fait ce garde, ce n'est pas un humain et la jambe qu'il touche n'as rien, mais qu'est ce que. Il ne se contrôle plus quoi !

"Éloigne toi d'elle ! "

Je m'approche du garde en courant presque normalement, ce satané sifflement a enfin finit par disparaître !

"Aidez moi, je crois qu'il perd le contrôle ! "

Personne n'arrive et je ne sais même pas si je suis de taille à affronter un vampire blessé en manque de sang. Mais ce dernier m'ignore et il commence à toucher Eileen du manière déplaisante, d'ailleurs, elle l'a remarquer et se débat, mais il semble trop fort... J'arrive et le saisi par les épaules avant de le soulever et de le dégager brutalement. Je me place alors devant Eileen en signe de protection. Il faut faire en sorte que son odeur disparaisse, d'un mouvement je met ma cape sur Eileen pour lui tenir chaud et masquer en partie l'odeur du sang qui coule sur son bras. Mais à peine choses faites que je suis brutalement projeté contre l'arbre derrière moi. Son regard à changer, non seulement c'est celui d'un prédateur, mais celui d'un animal enragé. Il me frappe au niveau des côtes alors que je n'ai à peine eu le temps de mettre ma garde en place. Puis plus rien... à nouveau le noir et la douleur, une voie m'appelle... je sens du sang sur moi et surtout mes côtes fêlée.

"Monsieur ? monsieur ? ça y est , je crois qu'il revient à lui "

J'ouvre les yeux mais je vois flou, la vue commence à se faire de plus en plus net et je remarque l'homme qui se tien accroupi à coté de moi est un vampire, plus loin, il y en a deux autres qui semblent fortement garder en main le vampire de tout à l'heure. En effet, celui ci semble maintenant bien calme.

Je cherche maintenant Eileen des yeux, elle à coté, allonger, un policier et une sorte d'infirmier sont avec elle

"Vous inquiétez pas, ils s'occupent d'elle, et l'autre la bas, ne la pas toucher, on est arriver juste après qu'il vous ai assommer, vous voulez que quelqu'un vienne vous voir ?

"Nan, il y a surement plus nécessiteux que moi ici"

Un soulagement pour moi de savoir que j'avais au moins pu faire quelque chose... Maintenant je regarde Eileen et j'attends la suite essayent de supporter la douleur
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Sam 23 Oct - 18:45

    Je me retrouvai planté au milieu des innombrables personnes qui affluaient au sein de la pièce. J’arrivais à peine que déjà notre hôte faisait un discours, une vampire qui était incroyablement belle, mais je savais qu’il ne fallait jamais se fier aux apparences vampiriques. Je pris une coupe de champagne sur le plateau d’un des serveurs qui prirent la peine de passer devant moi. Le discours venait de prendre fin et la musique vint retentir à mes oreilles. Un slow … Et les couples se formèrent déjà, je me dirigeais un peu plus dans la salle, lorsque l’on agrippa mon bras. Un charmant jeune homme m’offrit une danse à ses côtés. Je réfléchis un petit instant, je ne sais pas réellement si j’en avais l’envie, mais ma présence ici était un motif plus que nécessaire pour accepter cette invitation, en effet je n’allais pas rester planté au milieu de la salle sans cavalier ni personne avec qui converser. D’un sourire je l’enjoins à me conduire dans un endroit libéré de toute personne.

    Je me retrouvais face à cet homme au masque noir tout comme la majorité des personnes qui se trouvaient là. Je devais être considéré comme une originale avec mon loup à plume et cela me dérangeait quelque peu. L’inconnu posa délicatement l’une de ses mains sur mes hanches et l’autre rejoignit ma main droite. Ce simple contact même s’il s’avérait être à travers le tissus de ma robe, ce simple contact me fit frissonner plus que je ne l’aurais dut. Un picotement se déversa le long de ma colonne vertébrale et mes tripes se crispèrent. Je posais ma main sur son épaules et tentai d’oublier cette sensation que je n’avais pas ressentit depuis bien longtemps. Et cela me bouleversais, pourtant je savais que ce n’était en aucun cas lui. Il n’avait pas ses yeux magnifiques, cette force si douce dans ses mains lorsqu’il me prenait dans ses bras. Et cette bouche n’avait pas l’air aussi douce que celle de mes souvenirs.

    Mon cavalier tentait d’entretenir un semblant de conversation, mais malheureusement pour lui je me trouvais sur une autre planète. J’étais comme dans une autre dimension ou tout était largement plus facile. Par exemple, il n’était pas marié et j’étais encore avec lui. Au bout d’une ou deux minutes, je m’excusais auprès de lui et pris congés. Je me sentais oppressée, j’avais chaud et je n’étais pas à l’aise pas dans mes baskets. Je me précipitais jusqu’aux toilettes passant à côté d’un groupe qui n’était pas en train d’entretenir la conversation la plus plaisante du monde. Je trouvais la porte des toilettes, je poussais celle-ci et me retrouvais dans un endroit légèrement sombre, éclairé par des bougies. Je me dirigeais vers un des lavabos, j’actionnais le bouton de l’eau froide, l’eau coula entre mes doigts, je me ressaisis légèrement. Je retirais délicatement mon masque et le déposais à côté du lavabo, puis je rassemblais mes mains en forme de coupe qui recueillit un peu de ce liquide glacé dont j’aspergeai mon visage. Je clignais un peu des yeux, pris un mouchoir en papier que je passais sur mon visage afin d’éliminer toutes traces de ce liquide transparent. Je remis mon masque, pris une légère inspiration et reparti en direction de la salle où se déroulait la fête. Je ne remarquai pas l’agitation qu’il y avait au dehors, je n’avais que pour objectif de revenir dans la salle et prendre un peu de bon temps, mais pour le moment j’avais un léger creux au fond de l’estomac.

    Alors que je me trouvais à proximité du buffet, je sentis comme une sorte de mouvement dans mon dos, un silence pesant s’abatis sur la salle, tout de suite coupé par ce cri que je n’eu le temps de définir que déjà un autre bruit assourdissant se propagea dans toute la salle. J’eux à peine le temps de me retourner pour apercevoir cette masse noire que la déflagration me projeta en arrière. Des bombes, tout se passait à une vitesse fulgurante et pourtant je cru que le temps s’était mis à ralentir, je sentis cette bombe explosée tout à côté de moi, je sentis mon corps s’élever dans les airs, j’étais tel une poupée de chiffon que l’on jette lorsque l’on n’en veut plus. Je perçu toutes ses pointes d’argent se ficher dans ma chaire, certaines transpercèrent littéralement mon corps, d’autres l’effleurèrent simplement et finalement d’autre restèrent dans ma chair blanche. Ma tête heurta le mur et je perdis connaissance quelques instants. Je revins à moi dans l’agitation, je clignais des yeux, un bourdonnement persistant couvrait tout les sons. Des personnes couraient dans tout les sens, je n’arrivais pas à percevoir les blessés à cause de la fumée provoqué par les départs d’incendies. Peu à peu mon cerveau rebranchait quelques terminaisons nerveuses, petit à petit la douleur lancinante se faisait sentir. Mes mains tremblaient, je ne pus enlever que quelques pointes d’argents, celle qui s’étaient logées dans mon corps faisaient encore plus atrocement mal que le reste de mes blessures. Réunissant tout mon courage je retirais une pointe de mon bras, celle-ci m’empêchait de le plier. Ce n’est qu’à ce moment là que la douleur aigue de ma jambe se fit ressentir.

    Alors les larmes me montèrent aux yeux, j’étais dans une belle galère et seule qui plus est. Je regardai autour de moi et mon regard fut attiré par mon mystérieux chevalier, je rampais jusqu’à lui pour lui demander si tout allait bien, mais arrivé à sa hauteur je découvris avec horreur qu’une partie de sa poitrine avait été arrachée. Mort … Et ma jambe qui saignait abondamment, sa chemise était en lambeau, je posais mes mains délicatement sur le corps sans vie et arrachais le tissus, dans le but de me faire un garrot. Des gens courraient, se penchaient sur les corps sans vie, demandaient aux survivants si tout allait bien, ou en tout cas je le supposais. Je nouais le lambeau de tissus au dessus de ma blessure qui me torturais tant, mêlé aux pointes d’argents encore en moi. Un homme se pencha vers moi, ses lèvres remuèrent. Mes prunelles se fixèrent sur son uniforme de sauveteur, je poussais un soupir de soulagement, et me laissait entrainer au dehors. On me posa sur un brancard et les personnes venues nous secourir entreprirent de nous soigner. Je pris mon portable dans l’intention d’écrire un message à Liana pour lui demander de passé me chercher je n’eut le temps d’écrire ‘blessée’ que mon pouce appuyait sur la mention envoyé et que je sombrais dans l’inconscience provoquée par la douleur de plus en plus importante.
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Dim 24 Oct - 19:42

    Du sang, des cris… Un chaos total règne sur la soirée, qui pourtant, promettait de grande chose. Coup monté des vampires pour faire pencher la balance en leur faveur ; vérité que personne n’apprendra jamais. Les secours, arrivés depuis peu, ne peuvent que constater que le nombre de mort est proportionnel au nombre de blessés, et se mettent tout de suite au travail. Une première ambulance emporte les cas les plus graves de toute urgence à l’hôpital, dont Paige et William font partie. Plutôt épargné par l’attaque, Krystel, vampire se faisait passée pour la Reine des Nocturnes, rassemble ses troupes, après leur avoir ordonné d’évacuer les blessés dehors. Les secours arrivent et prennent le relais des créatures qui ont redorés leur « image » en aidant des pauvres humains… Enfin pas tous. Une brebis égarée sort du troupeau, mourante, et s’attaque à Eileen afin de regagner de la vitalité. Heureusement pour tous, cette brebis est arrêtée à temps par ses congénères, qui viennent vite prendre soin des « victimes », Eileen et Peter. Yuri, quand à elle, a été évacuée dehors, avec les blessés légers. Non loin de là, Maryana, coupable idéale dans cette affaire, a été emmenée de force hors de la salle, et placée sous bonne surveillance. Il ne fait aucun doute qu’elle passera la nuit en prison et à être interrogé. Son état de santé ne préoccupera nullement les forces de l’ordre tant que l’affaire ne sera pas résolue, cela ne fait pas du doute. Quand à Torben, il est toujours à terre, baignant dans les viscères vampiriques.

      Ordre du passage


    Cet ordre sera le dernière de ce rp mission. Il sera donc ouvert pendant deux semaines. Vous pouvez répondre autant de fois que vous voulez pendant ce délai, pour « quitter » les lieux, soit par ambulances pour les blessés, soit par les forces de polices, pour la suspect , soit par vos propres moyens.

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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Jeu 28 Oct - 12:02

Le chaos, les cris, le sang, les morts et les blessés. Quelque soit l'endroit où le regard de Yuri se posait elle ne voyait que ça. Elle n'avait retrouvé personne qu'elle connaissait. Ou alors ils étaient trop amochés pour qu'elle les reconnaisse. La plupart des corps qu'elle croisait n'était plus que des tas de chairs ensanglantées. Il y en avait bien sûr qui comme elle avait survécu et n'avait été que légèrement blessé. Mais ceux là elle ne les connaissait pas. L'explosion l'avait propulsé loin de l'endroit où elle se trouvait plus tôt dans la soirée. Et déjà elle s'était éloignée de Maryana et de la vampire. Elle était resté un moment à errer pendant les blessés complètement désorienté. Elle voyait que les gens hurlaient autour d'elle mais elle n'entendait qu'un bourdonnement désagréable comme si un essaim d'abeilles s'était logé dans ses oreilles. Au milieu des humains, les vampires allaient et venaient évacuant les blessés vers l'extérieur.

Combien de temps s'était déroulé avant que les secours arrivent? Elle ne le savait pas trop. Elle s'était contenté de déambulé au milieu des corps, des entrailles et du sang. Un jeune homme vint finalement la trouver. Elle ne comprenait pas ce qu'il lui disait mais à voir les gestes qu'il faisait il lui semblait qu'il voulait qu'elle le suive. Elle se laissa faire docilement et le suivit tandis qu'il la conduisait à l'extérieur. Au dehors le spectacle n'était pas plus réjouissant qu'à l'intérieur. Les blessés les plus graves était déjà dehors entrain de se faire ramener vers l'hôpital vers le plus proche. Il y avait de quoi vomir en voyant ce qu'il restait de certaines personnes. Yuri passa devant eux sans ressentir la moindre nausée. Elle avait vu et fait pire dans sa vie. Son estomac et son coeur étaient devenus insensible à ce genre de spectacle.

Le jeune homme l'emmena finalement dans une tente montait rapidement pour prendre en charge les blessés léger certainement. Il y en avait plusieurs du même genre. Sûrement qu'il y en avait une pour entreposer les cadavres. Il y en avait certainement plus que de blessés léger. SOn audition commençait petit à petit à revenir. Elle entendait plus nettement qu'auparavant les cris que les humains poussaient en découvrant les blessés et les corps en décomposition. Ridicules, hurler ne changerait rien à leur situation. Ils étaient morts et leurs hurlements ne les feraient pas revenir. Les gens étaient bien stupides par moment.

Elle sortit de ses pensées quand elle entendit faiblement le jeune homme lui demandait où elle était blessée. Sans lui répondre elle releva sa robe jusqu'à mi cuisse lui montrant ainsi sa blessure. Il essaya de remonter un peu plus haut sa robe mais elle le frappa sur la main lui faisant ainsi comprendre qu'il n'avait pas intérêt à aller plus haut. Fidèle à la tradition geisha elle n'avait pas mis de sous vêtements modernes sous sa robe. Il n'avait pas besoin de voir qu'elle ne portait pas de culotte. Qu'il se débrouille ainsi pour faire son travail.

Elle l'écouta à moitié tandis qu'il lui expliquait qu'il allait recoudre sa plaie. Elle se tut et serra les dents tandis qu'il la charcutait avec sa maudite aiguille. Elle préféra regarder l'extérieur et le remue ménage qui s'y déroulait. Les sauveteurs ne cessait d'aller et venir entre ce qu'il restait du manoir et l'extérieur. Des corps passaient et repassaient devant sa tente. Certains y entraient, d'autres étaient conduits vers d'autres tentes et encore certains montaient directement dans des ambulances. Finalement le jeune homme finit de la soigner et elle put s'échapper. Pas besoin d'aller passer une nuit d'observation comme il le voulait à l'hôpital. A part sa blessure à la cuisse et son surdité passagère elle allait bien. Elle déclina son invitation à passer une nuit parmi les blouses blanches.

Elle sauta délicatement de la table sur laquelle elle était installée et repartit en direction de sa voiture. Miraculeusement elle n'avait pas perdu ses clés pendant l'explosion. Sa chère voiture se trouvait au même endroit que là où elle l'avait laissé sans une égratignure. Elle grimpa à l'intérieur et quitta cette soirée qui pourtant semblait prometteuse au départ...
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Ven 29 Oct - 1:24

Le sol se retrouva rapidement étincelant sous les reflets de la lune. Comme si des milliers de cristaux le jonchaient et illuminaient ce petit espace situé a proximité du manoir. Mais cela n’avait rien de réellement poétique. Ce qui causait cet éclat n’était rien d’autres que les débris de verres jetés négligemment dans la terre. Sans cérémonie, aucune. Maryana restait silencieuse et continuait son travail. Sans émettre un son. Même lorsqu’elle souffrait. La douleur. La douleur était telle que ses membres étaient engourdis, que sa tête lui faisait mal. Lui donnant l’impression qu’elle allait exploser. Ça, elle ne l’avait jamais vécu. La douleur physique. Celle qui vous arracherait des cris afin de l’évacuer. C’était la première fois. La toute première depuis sa nouvelle vie. Ou sa nouvelle non-vie plus exactement. Et malgré toute la souffrance qui la traversait, elle était apaisée. Car elle ne pensait plus à rien. Les coups de canons qui retentissaient dans son crâne détruisaient absolument tout. C’était ceci qu’elle appréciait. Le silence imposé.

Enfin, elle termina d’ôter les différents morceaux qui avaient été implantés dans son corps lors de sa chute. Cette soirée… cette soirée était bien loin de ce qu’elle avait envisagé. Elle retira un foulard de son sac et commença à essuyer le sang qui dégoulinait le long de son bras. Ce foulard, qui aurait du éponger une autre hémoglobine que la sienne. Celle d’un homme. Qui ne méritait pas de vivre. La douleur fuyait le corps de Maryana, et peu à peu, elle se souvint exactement de ce pourquoi elle était venue. De son but de la soirée. Qui s’était évaporé. Envolé. Il avait profité de la cohue pour disparaître. Elle s’en rappela, et elle se mit à s’en vouloir. D’être passé a coté. Puis autre chose lui vint à l’esprit. Son arme. Elle avait disparue. Certes elle passerait inaperçue au milieu des débris de sangsues. Simple appendice comme bien d’autres, arraché à son propriétaire. Mais… elle s’y était habituée. A ce contact glacé au creux de la main, à ce pouvoir caché en sa paume. Celui de sévir quand l’envie lui prendrait. De frapper et de rependre la justice à tout moment. La liberté. Elle y avait pris goût. Et là plus rien. Un vide.

Son esprit fut tiré de sa rêverie par des sirènes stridentes. Les ambulances arrivaient, emportant avec eux leurs lots de blessés graves. Brancards, hurlements. Odeur de brûlé, odeur de sang. Le sien qui tâchait sa jambe. Elle s’était levée du rocher dans y prêter gare. Comme attirée par ce spectacle. Cette représentation de la mort dans toute sa splendeur. Elle aperçut quelques visages connus s’éloignés. Des visages rencontrés durant cette soirée. Preuves de déception, de son objectif manqué. L’un des hommes lui appuya violemment sur l’épaule, la forçant à se rasseoir. Sagement. En attendant l’arrivée des forces de l’ordre.
Comment ça ? Ah oui… ça lui revenait aussi à présent. Elle avait été accusée, accusée d’avoir causé cette apocalypse. Ça aurait pu. Mais pas dans ces circonstances, pas sans raisons. Car Maryana était une représentante de la justice, elle ne frappait jamais d’innocent. Et même si elle haïssait les vampires, ces suceurs de sangs immondes et manipulateurs, elle n’aurait pas tenté une action comme celle-ci. Une action qui risquait de lui voler sa liberté. Son champ d’action. Sa capacité à punir ceux qui restaient au-dehors. Elle se contenta d’éponger son sang. Petit à petit elle devina sa blessure. Mais on ne lui en laissa pas le temps.

Les forces de l’ordre arrivèrent et la regardèrent d’un air méprisant. Apparemment, ils la jugeaient réellement coupable des évènements de la soirée. Elle, Maryana, qui avait des coupures ternissant sa peau sombre, du sang coagulé sur ses vêtements et une douleur irrépressible dans le bas du dos. Elle qui avait subi sans rien dire les brimades des buveurs de sang. Peut-être son discours avait été un peu trop appuyé. Mais elle n’y était pour rien. Alors que les agents la menottèrent et lui prononcèrent la phrase banale. Elle se jura de ne pas ouvrir la bouche ne serait-ce qu’un instant. Qu’avait-elle a raconter de toute manière ? Qu’elle était venue ici pour tuer ? Que son plan avait échoué ? Qu’elle avait passé sa rage sur une sangsue et exprimer ce que tout le monde pensait au fond de lui-même ? Non bien entendu non. Elle n’ouvrirait pas la bouche et forcés de constater son innocence, ils la libèreraient. Elle ne tenta même pas de se libérer de leur emprise et se laissa traîner jusqu’à la voiture, toujours accompagnée de son escorte de fortune. Alors qu’elle rentrait dans le véhicule de police, elle remarqua nombre de visages tournés en sa direction. Cette soirée avait décidément été un cauchemar pour la semi-démone. Pas de cible, pas de meurtre, pas de vengeance, et le masque de l’incognito était tombé. Elle serait surveillée désormais. Et ça, c’était bien la dernière chose qu’il lui fallait. Mais soit, elle saurait s’en dépatouiller. Car lorsque Maryana désirait quelque chose elle mettait tout en œuvre pour l’avoir. Elle retrouverait une arme, elle se débarrasserait de toute gêne éventuelle et terminerait sa liste. Coûte que coûte, sa fille serait vengée.
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Dim 31 Oct - 20:03

[HJ; je poste pour Andréa aussi, et cloture sa participation en meme temps que la mienne]


    Je me sentais mal, horriblement mal même. Je transpirais à grosses gouttes et j'avais les intestins en lambeaux selon toute vraissemblance. Ma gorge me brulait et j'avais l'infâme odeur et le goût tout aussi immonde de la bile qui était remontée de mon estomac pour souiller les restes de vampires. La prochaine fois, sans doute que je pisserais sur des vampires crevés plutôt que régurgiter mon repas précédent, mais que voulez vous? Je ne m'étais pas préparé à attérir la tête dans les souillures de vampires. J'étais malade, pris de nausées. Je me sentais encore assourdit par l'explosion, émotionnellement choqué par la perspective d'un carnage terrible un peu plus loin. Je me sentais faible, démuni devant les évènements. Heureusement pour moi, tout le monde autour était bien trop occupé pour se concentrer sur un chevalier étant tombé. Les vampires du service de sécurité s'étaient déjà barrés vers la salle de bal, d'où des gémissements et des hurlements s'échappaient toujours. Ils n'avaient pas eu le temps de sécuriser la zone autour des meurtres de vampires dans le parc, et n'avaient pas non plus eu l'occasion de se ramener sur Andréa et moi ou à suspecter quelqu'un. Heureusement pour nous, j'avais envie de dire. J'étais armé, et ma camarade avait de quoi se défendre elle aussi, malgré la légèreté de sa tenue.


    Mais Andréa, probablement sous le choc, ne pu m'aider pendant un moment. J'entrepris de me relever tout seul, me penchant en arrière puis sur le côté, maculant encore un peu plus ma tenue. Je n'en étais plus à une salissure près, remarque. J'anticipais même de rendre mon costume à Radanti, couvert de vomissures, de sang et de restes visqueux de vampires. Sans compter les salissures dûes à ma chute. Ma tunique, qui passait par dessus ma cotte de mailles, était d'ailleurs dans un triste état, déchirée et tachée de partout. Je me relevais, grimaçant de douleur alors que je m'appuyais sur mon poignet douloureux. Andréa vint alors m'aider et supporta mon poids, ce qui me permit de me remettre debout bien plus facilement. Je la remerciais d'un signe de tête, alors que je jetais un regard droit vers le manoir. Délabré, les vitres avaient volé en éclats. Une foule de débris jonchait le sol, alors qu'il y avait de petites traces de fumée par endroits, ce qui indiquaient que quelques petites choses avaient pris feu à l'intérieur. Mais les blessés, choqués et hébétés, commençaient à sortir, aidés par les forces de l'ordre qui veillaient un peu plus tôt sur le périmètre extérieur. Les policiers commençaient déjà le triage des blessés et les aidaient à sortir dans le calme. Je faillis vomir de nouveau lorsque je vis une femme sortir en pleurant, le bras en charpie et sectionné au niveau du coude.



    | Putain de merde, Andréa! T'étais au courant de ça? Qui... Qu'est ce qui a bien pu? |


    J'eus un moment de doute. La HCV était elle capable de pareille félonie? Je n'en savais rien. En fait, je ne connaissais pas grand chose au mouvement pour lequel je me battais. Je connaissais Radanti aussi bien qu'un homme pouvait connaître son confesseur, mais Swesson... Je l'appréciais, mais qui pouvait me dire jusqu'où les grands pontes de l'Eglise pouvaient aller? Non. Ce n'était pas dans la ligne de conduite actuelle de la HCV que de s'en prendre à des humains, même des sympathisants des vampires. Le dialogue avec les humains était privilégié à toute action de violence. Et puis, quel fou aurait risqué deux éléments comme Donwood et moi? Non, ce ne pouvait pas etre de notre fait. Notre absence dans la salle n'était qu'un heureux concours de circonstances; et Radanti était au courant de notre présence à cette soirée. Nous étions déjà en sous effectif, et il n'y avait aucune logique à nous éliminer en même temps qu'une poignée de vampires. Je tirais Andréa par le bras, alors que je voyais des ambulances déboucher dans le parc, labourant la terre et les chemins de graviers de leurs rues, tandis que pompiers et policiers venaient massivement en renfort des forces de sécurité s'affairant déjà sur les lieux du drame.


    | Il faut qu'on décampe, et vite. Mais ce n'est pas de la HCV, c'est certain. Faut qu'on file. On prend ma voiture; j'peux pas abandonner l'arsenal que je trimballes, sinon la piste ramènerait à l'organisation. D'autant plus qu'il faut décampe avant qu'ils fouillent de force tous les véhicules et toutes les personnes présentes. Suis moi. |


    C'était dur que d'abandonner tous ces blessés à leur sort, mais je ne pouvais pas prendre le risque de mettre tous les gens que je connaissais en danger. J'étais armé, et mon armement principal attendait toujours dans ma voiture. Et pour avoir pratiqué la guerre anti-insurrection en Tchétchénie il y a une tripotée d'années, je savais que la première chose que feront les secours une fois les blessés dégagés, ce serait de trouver d'éventuels poseurs de bombe ou d'autres explosifs. Je pris Andréa par la main et me mit à avancer le plus rapidement possible. Personne ne fit attention à nous. Arrivés à l'entrée du domaine, nous avions la chance de sortir au moment où un autre convoi d'ambulances arrivait, ce qui nous permit de nous faufiler par les côtés. Arrivés près de la voiture, je détachais mes mailles et les jetais avec me casque et mon épée au fourreau sur le siège arrière. Andréa ne disait rien, ou pas grand chose, mais je voyais bien qu'elle était affectée par tout ce sang et ces morts. Moi, ce qui me faisait tenir le choc, c'était le fait de m'interroger sans cesse sur les véritables instigateurs de cet assassinat de masse. Qui étaient ils? Que voulaient ils? Mettre en cause la HCV? Je n'en savais rien. Je rentrais dans la voiture en m'asseyant à coté d'Andréa, claquant violemment la porte.


    | Bordel! Je te ramène, faut qu'on prévienne la hiérarchie de ce qu'il se passe ici. Ca va, tu tiens le coup? |


    Je démarrais la voiture, et me dirigeais au quart de tour vers Edimbourg. Il était temps de rentrer à la maison, de se regrouper, et de faire le point

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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Lun 1 Nov - 16:13

    Je me sentais si bien, si loin de tout. Où j’étais, je dirais que je flottais allégrement dans les abysses. Tout tournait autour de moi, mais étrangement je ne ressentais aucunement un mal de tête, maux que j’aurais du ressentir en temps normal. Mais disons que nous n’étions nullement en temps normal, bien au contraire. J’étais comme qui dirait dans les vapes, mais je n’avais pas encore conscience de mon état, ou tout du moins je n’avais plus conscience de l’état dans lequel je me trouvais. La douleur m’avait plongé dans un état de léthargie profonde et cet état fut aggravé par ce qui devait être une dose de calmant à forte dose.

    Je planais, oui le mot était fort mais c’était exactement le mot adéquat afin de définir mon état. Cela m’avait toujours fait cet effet là, à chaque dose de calmant chimique je me retrouvais dans le même état que les fumeurs de shit, je voyais des formes inhabituelles, je me sentais sur un petit nuage loin de tout idée noire, j’étais bien. Je ne pensais même pas à lui, enfin pas dans le mauvais sens. Non je flottais dans un monde où tout était beau et où rien ne vous pètent à la figure. Une bulle magique qui vous transporte vers le pays des rêves. Puis soudain, cette bulle éclata et je retombais sur mes pattes, je courrais à travers une pleine, j’étais heureuse, je ne me souciais pas du regard des gens. J’avançais à grande enjambée et je me laissais porter jusque vers cette odeur si alléchante.

    A nouveau cette bulle de bien être explosa, et j’entrouvris les yeux. Ma vision était brouillée, j’étais vraiment dans le pâté. Des lumières vives transperçaient de temps à autre ce brouillard épais, je ne sentais pas mon corps. Non en vérité, je sentais cette lourdeur, cette envie de replonger dans ce rêve si merveilleux. Je sentis une secousse, puis un bruit métallique et enfin un autre bruit, bien plus strident. Le seul que j’entendis avant que je replonge dans cet état où je me sentais si bien, j’étais moi-même dans ces instants, même s’ils se déroulaient entièrement dans ma tête. Enfin je crois … Je sentais mes membres s’agiter, je suffoquais un peu et si tout ce que je vivais se passais vraiment sur mon corps, et si quand je rêvais que j’étais panthère, je l’étais réellement ? Je m’agitais de plus en plus, ressentant même cette douleur qui me traversait le corps. Je revenais peu à peu à moi-même, cet océan de félicité s’échappait peu à peu.

    J’attrapais une main que je comprimais fortement. Les sons me revenaient peu à peu … La sirène et les secousses. Une grimace passa sur mon visage, puis un gémissement de douleur. Je sentais un peu de sueur sur mon front et ma nuque, j’avais légèrement froid, cet état se trahissait par des frissons qui me parcourait le corps. Génial, j’étais vraiment partie pour venir à cette fête afin de m’amuser et je me retrouvais dans une ambulance à partir en vrille. Je sentis une aiguille se plonger à nouveau dans mes veines, un liquide se propageant dans les vaisseaux qui faisaient circuler mon liquide vitale. Et je me sentis partir à nouveau vers un monde merveilleux. Ma main retomba sur le côté, je ne savais qui j’avais tenue mais qu’importe je savais que je n’avais personne qui m’accompagnait. D’ailleurs il fallait que je prévienne Liana que j’étais à l’hôpital, tiens en parlant d’elle, je sentis une vibration dans la seule poche de ma robe … Peut être était-ce elle … Enfin je ne me souciais plus, je me retrouvais à nouveau dans cette pleine à un détail près, c’est que désormais je gambadais sur d’épais et moelleux nuages blancs.
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Lun 1 Nov - 21:59

Voilà, la douceur incarnée des humains. Maryana venait, sans même le savoir, de lui donner raison. Les mortels ne valaient pas la peine. Cette femme était trop emportée, incapable de garder un contrôle sur elle-même. La preuve, elle venait de se couper et montrait fièrement ce doigt sanglant. Bien sûr qu’Evey eut un moment difficile… Un moment qui ne dura que quelques secondes, rien de plus. Rapidement, la vampire éteignit le feu sauvage qui couvait en elle et lança un regard rieur.

-Vous croyez sincèrement que je vais tomber dans votre petit panneau? Je suis offusquée de voir que vous nous croyez si faible. Depuis le temps que je vie, j’arrive à me contrôler… Contrairement à vous à ce que je peux voir.

À peine eut-elle terminé de parler que Krystel arrivait, accompagnée de quelques hommes de main. L’humaine venait de se mettre les pieds dans les plats. En attirant l’une des plus puissantes de sa race, elle venait pratiquement de signer son arrêt de mort. Mais la soirée n’était pas aux exécutions sommaires. Quelque chose de bien plus grand allait arriver dans peu de temps. Evey lança un dernier regard vers Maryana et s’éloigna légèrement du peloton. Soudainement, un groupe d’homme entra dans la salle de réception et crièrent comme des déchainés… Avant de se faire sauter, envoyant par le fait même des projectiles en argent partout dans la place. La rouquine eut tout juste le temps de se jeter au sol que le souffle de la déflagration la poussait au loin. Une pointe se figea dans son épaule, une deuxième s’installa dans son mollet. Sa vision, l’espace d’un instant, se brouilla. Merde, elle avait oublié à quel point c’était douloureux de l’argent dans le corps. La vampire reprit souffle et arracha la pointe de sa jambe avant de se relever. Ses côtes la faisaient souffrir, son épaule était disloqué (elle le replaça du mieux qu’elle le put), son poignet était enflé. Pas grave, le tout guérirait d’ici peu de temps, même son épaule disloqué ne prendrait pas long à reprendre sa place et sa taille originale. Rapidement, elle rejoignit la mairesse et se plaça devant pour la protéger de toute autre attaque. L’ordre avait cédé la place au chaos, l’odeur du sang régnait partout. Evey tentait de se contrôler (chose qu’elle réussit) alors que ses blessures coulaient du liquide rouge, un liquide de vie. Krystel donna l’ordre d’évacuer les blessés… et les humains en général. Evey fit signe à la mairesse de la suivre et attrapa un blessé au passage. Rendue à l’extérieur, elle le déposa près de d’autres gens et reconduisit la mairesse à la police humaine. Puis, elle retourna à l’intérieur pour aider d’autres gens.

Merde que ça faisait mal une pique d’argent! Elle avait bien retiré celle dans sa jambe, mais pas celle sur son omoplate. Elle n’arrivait pas à la rejoindre et ses sens commençait à lui faire faut bon. Il faudrait que quelqu’un la lui retire au plus vite! Le plus calmement du monde, elle alla voir un des vampires qui aidait à sortir les gens et lui demanda son aide. Evey étouffa un cri lorsque la pointe fut retirée et soupira. Foutu plan de tordu, elle n’avait pas eu le temps de réagir convenablement! Au moins, étant vampirique, ses blessures guérissaient rapidement. Déjà, elle ne sentait plus ses côtes et son poignet avait perdu la moitié de sa grosseur et avait un couleur plus saine.

Elle sortit encore une dizaine de blessés ou mourants. Maintenant, il fallait retrouver le chef d’orchestre, Krystel. Où pouvait –elle bien être? Evey promena son regard sur la foule hurlante avant de l’arrêter sur la femme qu’elle cherchait. Rapidement, la vampire se dirigea vers son objectif et posa sa main sur son épaule.


-Et maintenant?


Une phrase simple ne trahissant rien du complot. Evey avait simplement besoin de savoir où en était le plan.

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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Mer 3 Nov - 11:42

La panique s'empare peu à peu de moi... en fait je suis terrorisée. Je cris le seul nom qui me vient à l'esprit... Peter. Je le cris comme une prière. Il faut qu'il arrive vite sinon je ne sais ce qui va se passer. Très vite il arrive à mon secours et s'interpose. Je me rends compte que je n'aurais pas dû le mêler à tout cela quand je le vois se faire projeter contre un arbre et passé à tabac. En même temps qu'est ce qu'il aurait pu faire devant un vampire ? Un simple humain ne fait pas le poids. Je serre la cape autour de mes épaules et me relève pour lui porter secours à mon tour. En y repensant bien, il aurait certainement préféré que je reste sagement à ma place pour attendre les secours, mais c'est plus fort que moi... advienne que pourra.

Je m'approche derrière le vampire et lui crie d'arrêter, qu'il va le tuer s'il continue à le frapper. Le regard noir de l'homme se jette sur moi et déjà il m'empoigne par les bras.

- Aie vous me faite mal.

Je ne suis qu'une poupée de chiffon dans les mains de cet homme et maintenant ce n'est plus Peter que je prie, mais Dieu pour qu'il me vienne encore une fois en aide... après promis je ne lui demande plus jamais rien... oui je sais ce n'est pas gagné. Je fais la seule chose que je sais faire... pleurer... enfin non ça je le fais aussi, mais je suis une vraie pipelette et quelque chose en moi me dit que les vampires ne sont pas si affreux. Le visage de Désirée me vient et je reprends courage. Les larmes aux yeux et la voix tremblotante je joue mes dernières cartes.

- Que dirait votre reine ? Ne me faite pas de mal je vous en supplie...

Bizarrement je crois qu'il reprend ses esprits. Quelque chose dans son regard est différent... De la peur ? Son attitude changea du tout au tout. Il me lâcha les bras et je sens des fourmillements m'envahir les membres... mon sang circule de nouveau jusqu'au bout de mes doigts. Il semble paniqué et confus. J'ai de la peine pour lui malgré tout ce qui vient de se passer. Je sais que ce n'est pas de sa faute et qu'il a juste agi par instinct de survie. Même si je l'excuse je ne vais pas pousser le bouchon à lui faire un gros câlin, au contraire je m'éloigne de lui et me jette aux côtés de Peter complètement dans les vapes. Je me retourne pour voir où est mon agresseur, mais il a disparu comme par magie. Je ne me focalise pas là-dessus et essaye de faire revenir Peter à lui sans succès. J'attrape son poignet pour prendre son pouls et m'étonne que son corps soit si chaud comparé à celui du vampire. Je pose ma main sur son front il est bouillant, il doit avoir de la fièvre. Je m'inquiète vraiment pour lui. Je scrute autour de moi à la recherche de quelqu'un pour l'aider, mais il y a tellement de blesser partout que les secours ne seront pas près de lui avant plusieurs longues minutes. J'ai peur pour lui, tout ceci est de ma faute.

Les larmes se déversent sur mes joues comme un torrent de regrets quand j'entends parmi les gémissements et les pleurs autour de moi une voix au loin crier :

- Ils sont là-bas suivez-moi !

Cette voix est mélodieuse, je me retourne pour voir que c'est notre hum... je ne sais pas trop comment l'appeler celui-là. Enfin bref, vous aurez bien compris que c'est le vampire qui a balancé Peter contre l'arbre comme un vulgaire sac de linge sale qui vient d'arriver avec du secours. Les secours s'occupent de nous et Peter reprend connaissance. Il a l'air d'être entier, c'est déjà ça. Les médecins vont voir d'autres blessés après s'être assuré que nous n'étions pas en danger de mort.

- Ce serait peut-être le bon moment pour filer d'ici non ?

Je n'ai pas envie de rester une seconde de plus ici... mais comment amener Peter jusqu'à ma voiture ? Il faut traverser tout le jardin et le parking ça va prendre des lustres. Comme s'il avait lu dans mes pensées, le vampire s'approche et prend délicatement Peter dans ses bras.

- Merci.

Dis-je doucement, le sourire aux lèvres. Je savais que les vampires n'étaient pas aussi mauvais que dans les légendes et qu'il y a du bon en chacun de nous. Ce que je ne sais pas, c'est que si cet incident vient aux oreilles de sa reine il passera un très, très, mauvais quart d'heure... peut être même le dernier de sa non vie et que c'est loin d'être par charité d'âme qu'il nous aide à quitter les lieux.

Il nous accompagne jusqu'à ma voiture où je le vois arquer un sourcil devant la tête de mon engin. Mouai, il ne vaut mieux pas que je relève. Il dépose délicatement Peter dans le véhicule. Je vais pour entrer dans l'habitacle quand je relève la tête vers le vampire.

- Encore merc...

Mais il n'est plus là, il a disparu comme évaporé. Je souris et entre dans la voiture et m'adresse à Peter d'une voix résignée.

- Tu dors chez moi ce soir... et tu n'as pas le choix, je te kidnappe.

Je démarre et m'enfuis de cet enfer.

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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Mer 3 Nov - 21:55

(c)Opium
Il existe des choses, des actions, des objets que je puis supporter. L’insubordination en faisait partie, et je la traitais d’une manière très simple : la mort. Quand est une vampire comme moi, on ne peut tolérer un manquement aux ordres directs ni aux règles instaurées. D’une certaine manière, j’étais pire que mon roi. Je n’accordais pas le pardon, je tuais. Lui savait être juste, moi je ne l’étais pas. Non, tuer des vampires ne me dérangeait nullement et encore moins quand il n’y avait pas de raison valable. Juste pour le bonheur de montrer ma supériorité, et ce qu’il arrive à quelqu’un qui m’aurait manqué de respect. Il n’y a pas d’avertissement, ni même de pardon. Seulement ma main qui pénètre dans un corps vampirique pour venir exploser son cœur dans mon poing, pour que le corps suive. Le seul problème dans tout cela était que c’était salissant et dur à enlever des cheveux mais bon. Cela procure tellement de plaisir que ce petit inconvénient est toujours oublié et laissé de côté.

J’en étais où ? Ah oui, à ce vampire qui a osé me désobéir. Fort heureusement ses « petits camarades » avaient su le retenir à temps avant qu’il ne tue cette pauvre humaine si fragile et si naïve. Je m’étais d’ailleurs dirigée tout de suite vers les forces de l’ordre humain pour leur dire que je règlerais le problème de ce vampire dans notre communauté. Ce n’était pas, pour une fois, un mensonge. J’allais le ramener dans mon manoir, là où beaucoup de vampire vont et viennent pour ensuite le tuer. Mais ça, oui, je ne l’avais pas précisé. J’obtenais facilement ma demande, les humains n’ayant pas de cellule assez solide pour retenir un vampire. Revenant auprès des miens, je regardais l’imbécile de vampire se débattre pour échapper à la poigne de ses « petits camarades ». C’est à cet instant qu’Evey vint nous rejoindre, osant poser sa main sur mon sublime corps. Je répondais au tac au tac à ses paroles de manière si basse si bien que seul les vampires pouvaient m’entendre

    ♣ Tu vas commencer par enlever ta main de là si tu ne veux pas que je te fasse enfermer dans un cercueil pour les deux siècles à venir ♣


Mon regard était assassin et mes paroles n’avaient été, au final, que superflu. Mes yeux seuls auraient suffit à faire comprendre à la shérif qu’elle était allée trop loin.

    ♣ Maintenant que cela est clair, nous allons pouvoir « commencer ». Evey, John et Andrew, emmenez notre cher ami dans la salle d’exécution et faite savoir qu’il servira d’exemple aux autres vampires qui osent bafouer nos règles. Vous rentrerez ensuite chez vous. William mon fils, tu viens avec moi. Quand aux autres, regagnez vos demeures et panser vos blessures. Les semaines prochaines seront longues pour nous tous… ♣


Sur ces mots, j’entrainais dans mon sillage mon fils jusqu’à la dernière ambulance présente. Je vins présenter notre aide à un des médecins, leur expliquant que notre sang pouvait guérir les plaies les plus importantes, et que nous étions prêt à les aider. Je laissais bien entendu mon fils gaspiller quatre litre de son liquide vitale, afin de disparaitre avec lui dans une limousine grand luxe qui nous attendait…

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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Ven 5 Nov - 1:19

Evey resta figée, habitellement, elle n'acceptait pas qu'on lui parle ainsi. Seule Krystel et Augustus avait le privilège de lui parler de cette façon sans qu'elle ne lui foute son point en plein milieu de la poitrine. Son regard devint dur, noir, perdant toute sensualité, féminité et même humanité. Sa main laissa l'épaule qu'elle avait touchée et retomba, comme inerte, sur le côté de son corps, son point étant la seule chose bougeant encore, se serrant et se relachant sans arrêt. En elle, son sang bouillait de rage. Son âme, ou ce qui en restait, ne rêvait que d'étripper la vampire qui se tenait devant elle, sa tête resta pourtant froide, pragmatique. Il ne fallait pas réagir, il fallait obéir. Parfois, garder un certain pouvoir et une certaine importance vous oblige à ne rien faire. C'était un moment de ce genre.

-Pardonnez-moi, madame. Il n'y avait aucune insulte dans mes intentions. Si je vous ai offensée, permettez-moi de m'excuser.

Garder son calme, ne rien dire, reste maître de soi-même. Une chose difficile pour une femme aussi bouillante que Evey. Mais les siècles d'expérience qu'elle avait derrière elle le lui permirent. La vampire se contenta de respirer profondément en écoutant les ordres que Krystel lui donnait ainsi qu'à deux autres de son espèce. Sans même dire une seule parole, elle se courba pour prouver sa «bonne volonté» et se retourna sèchement en entraînant les deux vampries dans son sillage. Evey marchait rapidement, fumant littéralement sur place. Elle n'avait que faire du fait que les autres avaient de la difficulté à la suivre. Elle se foutait réellement, passionnément qu'il lui disait de ralentir, elle voulait simplement en finir au plus vite et rentrer chez elle. Elle avait envie d'ouvrir les veines d'un humain, de le faire soufrir et mourir le plus lentement possible sans même boire de son sang.

Exaspérée, elle attrapa le vampire en punition par le cou et le traîna derrière elle, sans pratiquement se rendre compte qu'elle serrait un peu trop fort. Le vampire tiendrait le coup, il ne mourait pas pour si peu, mais il aurait réellement mal, terriblement mal. Par la suite il serait tué par Krystel. Mon dieu qu'elle rageait, si elle avait pu, elle aurait elle-même fait une exécution sommaire au jeunot. Celui-ci se débattait et tentait de se défendre en parlant... autant qu'il pouvait parler. Son regard tueur tomba sur le jeune insolent.


-Tu te la fermes sinon je ferais du peu de vie qu'il te reste, un enfer.


Le pauvre arrêta soudainement de parler et de bouger se laissant traîner docilement derrière la shérif jusqu'à la salle prévue. Une fois arrivée là, elle le jeta négligeament dans un coin et l'enferma de façon à ce qu'il ne puisse plus partir ni même bouger.

-Si tu ose bouger ne serait-ce qu'un doigt, je t'assure que je m'occupe personnellement de ton cas, pauvre imbécile.


Sur ces mots SI doux, Evey se retourna et partie, laissant le soin de fermer la porte aux deux autres. Rapidement, toujours aussi enragée, elle repartie vers sa voiture, ferma lourdement la portière et drifta pour sortir du stationnement avant de prendre de la vitesse. Vive les voitures de sport, unique chose qu,elle pouvant donner de positif à ces singes préhistoriques.

une fois arrivée chez elle, à Édimbourg, la vampire se donna une joie folle avec son petit servant, histoire de se calmer les nerfs...


(je suis la dernière à poster, désolée ^^ mais mon post est cloturé maintenant)
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Ven 5 Nov - 19:37

Je ne comprenais plus rien à rien, dès qu'ils en eurent finit avec Eileen, elle hésita pas à se lever à se diriger vers moi, elle devrait pas bouger

"Eileen, repose toi, on s'en ira un peu plus tard, tu veux ? "

Mais apparemment celle ci se sentais bien en forme, j'avais drôlement mal à la tête, en fait, je devais être bouillant comme jamais, j'essayai de bouger un bras, mais là douleur était épouvantable, en plus j'avais chaud dans mon costume de moine, je brûlais, mais miraculeusement, je ne me sentais pas transpirer, alors c'était quoi cette fièvre ?

Je la vois s'approcher de moi et me regarder avec un petit sourire, comme si j'étais un pauvre chiot blessé, je me sens embarrasser dans cette situation, vraiment embarrasser, enfin, bref le mec qui vient de se faire défoncer, qui vient de mordre la poussière après un salle quart d'heure, ouai, en fait, je crois que j'en ai un peu honte, moi qui est un type plutôt musclé et rapide... Enfin bon, que pouvais-je face à un vampire hein ? Normal que je sois KO, le pire, ça va être pour mes côtes.

"Je regrette mademoiselle, mais il est pas près de se lever, le médecin lui a prescris une bonne nuit de sommeil, ainsi que des anti-douleurs, on les lui a fais boire tout à l'heure pour qu'ils agissent au plus vite, je ne sais pas comment il est venu, vous devriez le ramener avec vous, vous êtes en état conduire contrairement à lui"

Eileen me regarde, et soudain le vampire qui l'a agresser tout à l'heure vient et m'aide à me levé avec l'autre vampire, puis, un bras sur son épaule, on commence à se déplacer lentement, en fait, ce sont les côtes qui sont principalement toucher, je suis un peu sonner, alors vaut mieux me tenir, mais j'arrive à marcher, légèrement courber bien-sur.

On arrive enfin à sa voiture où je suis déposer à l'avant. A peine je regarde que le vampire a disparu. Eileen s'assoies, et à peine eu-je le temps de lui dire qu'elle n'avais qu'as me déposer au campus qu'elle me révèle que ce ci est un kidnapping et que je dors chez elle ce soir

"Un kidnapping ? alors c'est le meilleur kidnapping donc je puisse être victime "

Je regarde Eileen avec un grand sourire avant de commencer à rire, puis à faire une grimace de douleur...

"Je crois, qu'il faudrait que j'évite de rire..."
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   Dim 7 Nov - 18:04

Il titubait toujours. Sa raison s’était envolée, ne laissant que la douleur. Il avait eu des instants de lucidité, mais l’effervescence ambiante, et le chaos, également, lui enlevait toutes possibilités de réflexion sensée. Quelqu’un l’avait aidé, et avait pensé ses blessures. D’ailleurs, cette personne lui avait aussi parlé, mais il lui avait été impossible de reconnaître un seul mot. Il fut trimballé dans la salle, et confié à un ambulancier qui e prit en charge. Il saignait toujours d’un peu partout, et sa tête tournait. Il était toujours sonné, et vu le choc, il ne s’en remettrait pas de sitôt. Il marchait, difficilement, se laissant guider par le secouriste qui l’entraînait à l’extérieur. Les sirènes des ambulances se firent bientôt entendre, et William recouvra quelque peu la vue, écarquillant les yeux en découvrant le carnage avec plus de netteté. Les cris des victimes, les ordres donnés par les secouristes, les pleurs des traumatisés, et les moteurs des ambulances.

Tout cela étourdissait un peu le saigneur, qui se laissait emmener jusqu’à un véhicule de secours. Au moment d’y entrer, un éclair de lucidité explosa dans son esprit. Il ne fallait pas qu’il soit emmené à l’hôpital. Là-bas, ils lui demanderaient des informations sur lui, son identité, etc... Et il ne fallait pas que cela se fasse. Il avait toujours réussi à éviter ça. C’était suicidaire, son nom ne devant apparaître nul part, excepté peut-être dans la mémoire des gens qu’il rencontrait. Une mémoire pouvait s’effacer, mais des dossiers, c’était bien plus compliqué. Il avait connu pire, niveau blessures, mais cette fois, il était déjà pris en charge, et ce serait beaucoup plus dur de s’échapper. D’autant plus qu’il n’était pas en état de courir...

L’ambulancier voulut l’aider à monter dans le véhicule, mais il fit exprès de trébucher et de tomber à terre, s’octroyant ainsi un répit pour trouver le moyen de s’échapper. Il n’allait tout de même pas devoir s’enfuir ?... Et pourtant, c’était le seul plan qui lui venait à l’esprit. Il ne savait toujours pas si son corps pourrait tenir la cadence après le choc, mais il fallait bien qu’il essaie. Il ne pouvait pas se permettre de perdre le contrôle, cette fois. Il se redressa, et au moment où l’homme tourna la tête pour ouvrir à nouveau la porte arrière de l’ambulance, le saigneur agit. Il arma son bras, et le lança en direction de son sauveur. Son poing percuta la mâchoire de l’infortuné, qui avait pivoter pour le regarder, et un craquement sonore retentit soudainement. La tête de l’homme partit en arrière et il s’écrasa contre la tôle, avant de William ne se dégage pour courir en direction de la ville.

Il n’avait pas hésité à frapper l’ambulancier. Après tout, il ne craignait pas grand chose, les secours étaient déjà sur place. Personne n’avait aperçu le coup de poing dans la panique ambiante, mais il devait tout de même se hâter, parce que la personne inconscient attirerait irrémédiablement l’attention quand on la verrait. Le saigneur se dépêcha donc, en essayant de ne pas penser à la douleur dans ses muscles. Ses sens étaient à peu près revenus à la normale, mais il aurait de nombreuses cicatrices. Il fallait qu’il se soigne le plus vite possible... Mais son appartement n’était pas tout près, et il n’avait pas le matériel nécessaire, chez lui. La seule alternative étant de se couvrir d’alcool pour désinfecter, et de se bander avec du matériel d’infortune, un drap, ou quelque chose comme ça. Il se reposerait ensuite, pour se remettre de la catastrophe... Et, dans quelques jours, il serait sur pied, et prêt à repartir comme au premier jour.

Finalement, cette soirée n’avait rien apporté d’intéressant. À part des blessures. William avait toujours détesté les bals... Et ce n’était pas celui-ci qui le ferait changer d’avis...
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue; La nuit, tous les chats sont gris [Livre 1 - Terminé]   

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