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Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   Lun 5 Aoû - 11:48




Si vis pacem, para bellum


Je faisais les cents pas dans mon appartement depuis 5 bonnes minutes, tournant en rond comme tourbillonnaient mes pensées. Tout ça était une mauvaise idée, une très, très, très mauvaise idée. Encore une fois, j’avais laissé la peur prendre le contrôle de ma vie et de mes actions. Plus je pensais au moment où je devrai rejoindre Maryana, plus tout mon être se tendait à cette perspective. Je ne voulais pas le faire. Je n’en étais pas capable. La seule raison pour laquelle j’avais accepté c’était pour retrouver ma liberté mais je me demandais si cela avait vraiment été un marché honnête. Par chance, Lyssander ne m’avait pas recontacté depuis mon retour en Juin et même si je craignais régulièrement de le voir surgir de nulle part, au moins étais-je encore libre de continuer à prétendre
​mener une vie normale. C’était tellement ridicule… non, c’était moi qui était ridicule. Je ne savais même pas pourquoi je me butais à essayer. Sans Camille, cela n'avait plus aucun sens. Et pourtant, je continuais, de toutes mes forces. Je ne pouvais pas revenir sur mon engagement avec Mc Borough. Il n’aurait alors plus aucune raison de ne pas m’enfermer et si je craignais Maryana et les semi-démons qui ralliaient sa cause, je craignais encore davantage de perdre ma vie, au sens littéral comme au sens figuré.  La dernière fois que j’avais eu mon "patron" au téléphone, je lui avais laissé comprendre que la perspective de ne pas pouvoir -devoir- utilisé mes pouvoirs en étant entourée de surnat m'effrayait. Étonnement, il avait très bien réagit et au fil de la discussion, il en était venu à me proposer des cours de défense. J'avais bien conscience que cela ne me serait d'aucune aide contre un vampire, un loup-garou ou même contre un de mes congénères psychopathes, mais l'idée de pouvoir me défendre, même en vain, me rassurait. Je ne me laisserai pas tuer sans lutter. Et à défaut de pouvoir vaincre, je pourrais peut-être toujours gagner quelques précieuses minutes. J'avais accepté sans réfléchir. Puis il avait fallu décider de l'heure et du lieu de notre rencontre, et c'était la raison pour laquelle je tournais en rond comme un lion en cage au beau milieu de mon salon dont les meubles avaient été poussés sur les côtés. Je n'aimais pas que McBorough voit où je vis mais nous n'avions pas vraiment le choix. Je n'allais pas me pointer dans les bureaux de la PES comme si de rien n'était...

Cette nouvelle lubie avait probablement quelque chose à voir avec le vide oppressant dans ma poitrine et dans ma vie depuis que Camille et moi avions... rompu, à défaut de terme plus approprié. Je ne supportais plus la solitude dans laquelle je m'enfermais chaque jour un peu plus. Je devais trouver un moyen de survivre, n'importe lequel. Peut-être que cela m'y aiderait...

J'avais enfilé une brassière de sport et un pantalon de jogging et attaché mes cheveux en une longue queue de cheval. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Le commandant de la brigade m'avait plus d'une fois surpris depuis que j'avais rendu les armes. J'étais assez lucide pour mettre cela en partie sur le compte de la manipulation et de l'intérêt. Après tout, avoir une semi-démone infiltrée ne pouvait être qu'un avantage pour lui alors il était tout dans son intérêt de me ménager, mais en même temps, je ne pouvais m'empêcher de me demander si je ne le jugeais pas un peu vite. Je ne savais rien de lui ou de son passé, je doutais pouvoir lui faire confiance et pourtant, une partie de moi en avait envie. C'était totalement paradoxal. Cet homme traquait les miens et probablement pas uniquement pour les arrêter. Je n'avais pas osé lui demander de détails, je ne voulais pas savoir...

La sonnette finit par retentir, me faisant sursauter et j'allais ouvrir pour me retrouver face à face avec l'homme qui détenait ma liberté entre ses mains.
Malgré ma nervosité, je lui offris un petit sourire:

- Bonjour, Commandant.

Je me décalais pour le laisser pénétrer à l’intérieur et me frottais le bras machinalement en fermant la porte. Je ne savais pas à quoi m'attendre, et c'était peut-être mieux comme ça...

Pour info:
 


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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   Sam 10 Aoû - 13:57


Après l’entrainement que j’avais mené pour Aliénor, séance plutôt rude autant pour elle que pour moi, j’espérais bien que celui du jour avec sa congénère Scott serait moins éprouvant. Au moins la femme que j’allai entrainer ce soir savait mieux maîtriser ses pouvoirs et cela était déjà une bonne chose en soi. Si nous avions convenu qu’elle travaillerait en sous-main pour moi, avec pour objectif d’infiltrer le groupe de Watheerey, j’avais souhaité répondre à son désir d’éviter au maximum l’emploi de ses pouvoirs. Et pour qu’elle soit en mesure de se défendre au moins face à des individus sans pouvoir ni capacité spéciale j’avais opté pour une initiation au combat.

Cela faisait à présent quelques années que je n’avais personnellement entrainé quelqu’un, hormis Aliénor. En fait pas depuis l’époque de l’HCV lorsque j’étais un soldat de Dieu au service de l’Eglise. Si à présent je n’officie plus dans une structure religieuse ma foi en l’Eternel est toujours là, néanmoins elle a évolué et d’une certaine manière je ne suis plus un soldat de Dieu. Mais je reste un fervent défenseur de l’intégrité et de la sécurité de l’Humanité dans son ensemble, prêt à envoyer quiconque le mérite assumer ses péchés face au Seigneur.

Partis de chez moi habillé d’un pantalon de sport noir en coton, un t-shirt blanc et mon blouson en cuir par-dessus, je jetai mon mégot dans le caniveau une fois arrivé au bas de l’immeuble où logeait la semi-démone. Arrivé devant sa porte je sonnai pour me retrouver devant elle et répondis à son bonjour d’un ton cordial.


Bonjour mademoiselle Scott, prête à en chier ? dis-je avant d’entrer dans son appart et d’en faire le tour d’un regard, voyant déjà quel meuble déplacer afin d’avoir la place pour ce qui nous attendait. Bon on attaque ?

On va commencer par décaler votre table et vos chaises le long du mur ainsi que rapprocher canapé de votre télé afin de dégager l’espace au centre de votre salon.
lui dis-je en m’y mettant immédiatement. Une fois les meubles déplacés j’enlevai mon blouson et mes groles afin d’être pieds nus puis l’invitai à prendre place face à moi.

Pour commencer vous aller boire un peu d’eau afin d’être hydraté puis nous pourrons commencer, je vais en faire de même si ça ne vous gêne pas. dis-je avant qu’elle nous file deux bouteilles de flotte.

Bien, on commence par courir cinq minutes en faisant des tours de votre salon, puis échauffement des articulations. C’est parti.

La demoiselle me regarda quelques secondes avant de voir que je ne plaisantais pas et de se mettre à courir autour de la pièce, moi courant avec elle. Si je restais muet pendant ces quelques minutes, lorsque nous passâmes aux échauffements articulaires (rotations des poignets, épaules, chevilles) je repris la parole pour lui indiquer la suite de l’échauffement.

Maintenant étirements, puis nous pourrons commencer. dis-je avant de lui montrer les différents gestes et postures afin qu’elle s’échauffe sans se faire mal.

Et sinon, vous avez du nouveau à propos de Watheerey et de son groupe ?
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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   Mar 13 Aoû - 8:22




Si vis pacem, para bellum


Mc Borough a écrit:
Bonjour mademoiselle Scott, prête à en chier ?
Je lui offris l'ombre d'un sourire et je haussai les épaules :

  - Aussi prête qu'on peut l'être…

J'écoutais ses instructions et l'aidai à déplacer les meubles et récupérai deux bouteilles d'eau dans mon frigo alors qu'il me disait devoir m'hydrater. J'acquiesçai et obtempérai.

En revanche, lorsqu'il m'invita à me mettre à courir autour du salon je lui lançai un regard perplexe. Vraiment ? C'était ridicule… Bon à priori, ça ne l'était pas. J'entamai une petite foulée et il m'imita rapidement. Je détestais courir. Ce qui était ironique car si je voulais me défendre c'était aussi pour avoir le temps de fuir en cas de problème. Il allait peut-être falloir que je m'y mette. Camille avait l'habitude de courir… Je me maudis intérieurement pour avoir pensé à lui alors que je tentais désespérément de le sortir de ma tête. J'imitais les étirements du commandant tout en pensant que si les choses avaient été différentes, j'aurais pu aller courir avec Camille, il m'aurait aidé à me mettre en forme, c'était lui qui m'aurait appris. Mais si les choses étaient différentes, je n'aurais pas besoin d'apprendre à me défendre parce que je m'apprêtai à rejoindre la semi-démone la plus dangereuse de la planète. Comme j'aurais aimé que tout soit différent.

Mais ça ne l'était pas. J'étais là, le cœur brisée, amaigrie, pâle comme la mort, et je m'échauffais pour apprendre à me battre dans un vain sursaut de survie que je ne m'expliquais pas moi-même. La partie de moi qui me soufflait que je serais mieux six pieds sous terre ne se taisait jamais vraiment et elle se réveilla brutalement lorsque Mc Borough me demanda des nouvelles de Maryana.

- Aucun contact depuis mi-juin. C'en est presque inquiétant. Je ne sais pas ce qu'ils attendent, je ne sais pas ce qu'il se passe... et je n'ai aucun moyen de les joindre moi-même.

Je lui jetai un regard interrogateur :

- Vous croyez qu'ils ont changé d'avis ? Qu'est-ce qu'il se passera si je ne peux pas les rejoindre ?

J'étais inquiète à l'idée que je ne lui sois plus d'aucune utilité et qu'il décide que notre collaboration ne portant pas ses fruits, il valait mieux se débarrasser de moi. Je pourrais peut-être me rendre utile autrement, ou proposer un deal différent. Mais avais-je autre chose qui pourrait intéresser Mc Borough ?

- Je n'ai pas non plus rencontré d'autres Semi-démons depuis notre dernière entrevue.


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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   Jeu 22 Aoû - 7:51


Tandis que nous finissions l’échauffement je l’écoutai me répondre. A l’écouter elle n’avait pas eu de nouveau contact avec l’un des siens et elle semblait s’en inquiéter. Etait-ce le fait de ne pas les intéresser ou la perspective de voir notre accord se briser qui l’effrayait ? Aucune idée car j’avais déjà en tête un moyen d’attirer leur attention sur elle.

Il est normal qu’ils se montrent prudents, sinon nous les aurions déjà tous arrêtés. lui dis-je avant de poursuivre. Ne soyez pas inquiète mademoiselle Scott, il y a un moyen de les joindre, vous n’avez qu’à faire s’entretuer un groupe de personne grâce à votre pouvoir, comme à la gare. lui dis-je en affichant un sourire comme si je lui demandais de faire une course pour moi. Je patientai quelques instants, savourant mon plaisir de la surprise causée par mes mots avant de reprendre la parole.

Ne vous inquiétez pas vous n’allez pas vraiment tuer via vos capacités mais nous allons le leur faire croire. La désinformation est une arme qui a déjà fait ses preuves par le passé. Nous allons diffuser un faux rapport d’information, avec journal télé trafiqué et tout le bla bla qui va avec, cela va prendre quelques jour à mettre en place mais rien d’impossible. Il nous suffit de trouver un bâtiment en passe d’être démoli et d’y placer quelques cadavres non réclamés et dont la mort n’est pas connu du public à ce jour. Regardez les infos régulièrement et vous serez informée que cette opération a été effectuée. Bien entendu n’oubliez pas de me prévenir dès que cela aura eu l’effet escompté.

Si je lui avais dit que la désinformation était quelque chose de courant, une opération de cette ampleur n’était pas anodine et nécessiterait de mettre quelques agents dans la confidence. Ceci était impératif néanmoins il me faudrait les sélectionner avec prudence car il ne s’agissait pas de griller la semi-démone.

On va aborder maintenant les premiers rudiments du self-défense. En cas d’agression le but n’est pas de neutraliser puis de contenir votre agresseur. La seule chose que vous devez avoir en tête c’est de lui faire suffisamment mal pour lui faire lâcher prise s’il vous tient, ou au moins pour qu’il vous laisse une fenêtre de quelques secondes pour vous enfuir.

Les premiers points que vous devez viser sont les parties génitales, que ce soit face à un homme ou une femme, les yeux, la gorge ou le dessous du nez. Autre possibilité qui ne nécessite aucune force particulière, vous tapez du plat des mains fortement contre les deux oreilles de votre agresseur, comme pour lui mettre deux claques sauf que là il faut que vos mains englobent les oreilles. Ceci aura pour conséquence une dépression au niveau des tympans ce qui lui causera simplement une perte d’équilibre voire l’explosion des tympans. Dans ce cas vous aurez tout le temps de vous enfuir.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   Jeu 22 Aoû - 9:26




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La réponse de Mc Borough a mes inquiétudes me coupa le souffle. Je me figeai soudain et lui jetai un regard horrifié. Quoi ? Non, j'avais forcément mal compris ?Mon rythme cardiaque s'accéléra drastiquement.

- Pardon ? Vous n'êtes pas sérieux !

Le ton désinvolte qu'il avait utilisé et son petit sourire me firent froid dans le dos. Toute cette histoire était en train de complètement me dépasser !

- Vous vous rendez compte de ce que vous êtes en train de me demander ?!

Je sentais que j'allais perdre mon calme mais il m'interrompit en m'expliquant son plan. Le soulagement que je ressentis fut de courte durée et mon indignation ne retomba pas:

- Alors quoi, il faut que je prétende avoir vraiment tué ces gens ?

Je n'allais jamais être crédible en meurtrière ! Je n'avais jamais tué personne, je ne voulais surtout pas tuer qui que ce soit. J'avais fait quelques dégâts avec mon pouvoir, mais jamais volontairement. Je le maîtrisais mieux à présent et seules les situations d'extrêmes danger le faisaient parfois se manifester malgré moi.
Bon sang, je détestais toute cette histoire, je détestais ma nature qui me plongeait constamment dans les problèmes, je détestais Maryana pour ce qu'elle représentait, je détestais Mc Borough pour ce qu'il m'obligeait à faire, je détestais Camille pour m'avoir laissé ! Oui, je savais bien que mon ama…ex-amant n'avait rien à voir dans toute cette histoire, j'en étais consciente, mais mon esprit semblait décidé à penser à lui dans les pires moments.

Evoquer l'incident de la gare, qui était finalement à l'origine de toute cette galère, de cette cavale insensée et de cette collaboration ahurissante me rappela douloureusement ce que pensait réellement de moi l'agent de la PES. Je restais un monstre à ses yeux, un monstre utile, certes, mais toujours une aberration de la nature. Et il n'avait pas tort, au fond. Mais je n'étais psychologiquement pas en état d'encaisser ça alors je me défendis encore, avec un ton agacé pour masquer mes angoisses:

- Je vous ai dit, et répété, que ce qui s'était passé à la gare était un accident !  Les loups-garous étaient déjà en train d'attaquer, tout ce que je voulais c'est être invisible à leurs yeux ! Je n'ai jamais voulu qu'ils s'entretuent ! Je ne contrôlais pas mes illusions ! Jamais je ne ferais volontairement du mal à que ce soit !

Je serrais les poings et inspirai profondément puis je jetai un regard noir au commandant :

- Je déteste quand vous faites ça.

Il avait un don pour me faire sortir de mes gongs, ce qui me prenait toujours par surprise, car je n'étais absolument pas de nature impulsive. J'étais quelqu'un de réfléchie, mature, honnête. Mais avec Mc Borough, j'avais l'impression d'être tout le contraire. Juste une criminelle psychopathe de plus et ça me rendait malade.

Bon, il était temps à présent de se mettre concrètement au travail. Au moins notre petite discussion m'avait mise dans de bonnes dispositions. J'avais beau être tout sauf violente, j'avais bien envie d'essayer de lui mettre mon poing dans la figure. Même si j'étais assez lucide pour savoir que je n'y parviendrai pas.

Je respirai profondément et me concentrai sur ses propos, essayant d'en retenir le plus possible. De toute façon je n'avais aucunement l'intention de devenir une pro du combat, tout ce que je voulais c'était effectivement une chance de m'enfuir, si possible sans utiliser mon pouvoir. Même s'il resterait mon dernier atout en cas de grave problème. Cela dit, j'avais été attaqué par un vampire et je n'avais même pas eu le temps de penser à lancer une illusion… rien ne me protégerais d'eux à part beaucoup de chance, le fait que mon sang semblait leur déplaire et peut-être avoir un peu d'argent sur moi. Oui, c'était une bonne idée, il faudrait que j'y pense.

- Parties génitales, yeux, gorge, nez, oreilles. Répétais-je en acquiesçant. D'accord, d'accord.

J'avais la trouille rien que d'y penser. Non, décidemment, il avait choisi la mauvaise Semi-démone pour cette mission. J'allais finir par tout gâcher, comme j'avais tout gâché avec Camille. Est-ce que j'avais fait une seule chose positive dans ma vie ?
Je ne préférais pas répondre honnêtement à cette question… c'était trop déprimant…

- On y va ?

Finalement, j'avais bien envie de frapper quelque chose, ou quelqu'un...


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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   Jeu 19 Sep - 18:18


Oui vous prétendrez les avoir tué mais justement sans l’avoir fait exprès, afin de rester crédible face à Watheerey. Elle verra alors en vous un élément faible et qui contrôle mal son pouvoir mais dont les capacités sont grandes et le potentiel énorme. lui dis-je afin de la rassurer quant à son avenir vis-à-vis de ses congénères.

Elle ne manquera certainement pas l’occasion de vous prendre sous son aile et tentera de vous manipuler. A vous de vous montrer assez maligne pour ne pas réellement rentrer dans son jeu, tout n’est qu’une question d’apparence.

J’affichais un grand sourire amusé après qu’elle m’eut dit ne pas apprécier mon trait d’humour. Et quoi ? Elle devait justement dédramatiser un peu la chose si elle ne voulait pas se chier dessus face à Watheerey et ses larbins. D’autant que cela lui servirait justement d’entrainement face à d’éventuelles tentatives de déstabilisation de la part des démons ou de probables tests.

Quand vous voulez mademoiselle Scott. lui dis-je lorsqu’elle indiqua son envie de combattre, probablement pour extérioriser sa rancœur ou se défouler un peu. Et lâchez-vous ça vous fera du bien.

Je me mis en position prêt à recevoir ses tentatives d’attaques mais pas autant que si j’avais un véritable ennemi face à moi, sans toutefois oublier pour autant que j’avais une démone en face de moi et que je n’étais pas à l’abri qu’elle utilise son pouvoir contre moi, volontairement ou non d’ailleurs.

Je vous ai dit de vous lâcher Scott, là vous ne faites qu’essayer de me toucher. Imaginez un peu que je sois un véritable ennemi et que je n’ai pour objectif que de vous arracher votre vertu et de vous faire souffrir. Vous visualisez un peu ? Alors bougez-vous. lui dis-je un peu sèchement après ses premiers essais plutôt mous.

Peut-être avais-je touché une corde sensible chez elle, toujours est-il que ses attaques se firent plus vives. Malgré toute la bleusaille que j’avais entraîné mes méthodes montraient encore leur efficacité lorsqu’il s’agissait de faire se bouger quelqu’un. Vexer ou blesser quelqu’un était encore à ce jour la meilleure manière pour pousser les gens dans leur retranchement. C’était aussi probablement une des raisons qui faisait que mes relations avec la majorité de mes interlocuteurs ne démarraient pas souvent d’un bon pied mais bon je faisais avec.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   Jeu 3 Oct - 18:41




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Mc Borough était un crétin. Mais un crétin efficace c'était certain. Son idée était excellente, je me devais de l'avouer. Je n'arrivais pas à croire qu'il était en train de m'entraîner la dedans. Mais prétendre faire du mal autour de moi involontairement allait forcément attirer et intéresser Maryana et c'était là tout le but de notre collaboration. Je n'aimais pas la façon dont il présentait les choses ni la façon dont il se comportait en réalité, mais je n'avais pas le choix. C'était moi qui lui avais demandé son aide et mon implication dans tout ça était le prix de ma liberté. J'ignorais si cette liberté était finalement une si bonne idée. Sans Camille, je n'étais pas certaine de retrouver un moyen de la savourer et d'en profiter. Pour la partager avec qui ? Pour en faire quoi ? Je serais peut-être mieux dans les labos de la PES à être disséquée dans l'espoir qu'on trouve un moyen d'arrêter les miens.
J'étais décidément bien sombre aujourd'hui. Et quelque chose me disait que cela avait tout à voir avec mon visiteur/coach. Il fallait que je m'entraîne, il fallait que je devienne meilleure, il fallait que j'efface tous les sentiments négatifs de ma tête pour me concentrer sur ce que je faisais. Enfin, presque tous les sentiments négatifs... la colère pouvait aider. Mc Borough voulait que je frappe, alors je me mettais à frapper. Je serrai les dents lorsqu'il me conseilla de me lâcher. Et je me mis bêtement à essayer de le toucher, ce qui serait déjà un miracle avec l'entraînement qu'il avait comparé à l'inexistence du mien.
Après quelques tentatives ratées, sans entrain, la remarque de mon instructeur me fit voir rouge et je mis plus d’énergie dans ce que je faisais, ponctuant mes tentatives d'attaque de mots sur un ton agacé :

- Ma.Vertu.Va…très bien ! Merci !

Rah, je l'avais presque touché, mais je n'avais aucune idée de ce que je faisais et ça se sentait. Mes coups ressemblaient à ceux d'une gamine. Je n'avais pas la technique, je n'avais pas la théorie, et avoir vu trois  films d'art martiaux dans ma vie ne m'aidait pas vraiment.
Puis, je me mis à réfléchir à ce qu'il avait dit. La vérité c'est que je n'avais pas vraiment besoin de technique, je devais juste gagner du temps. L'énergie du désespoir devrait être suffisante, non ? Il y avait fort à parier que je ne m'en sortirais pas face à une autre créature surnaturelle à moins d'utiliser mon pouvoir. Donc tout ça devait seulement m'aider à améliorer mes réflexes et ma condition physique. C'était juste un exercice, donc autant le prendre comme tel. viser les points faibles. Parties génitales, yeux, gorge, nez, oreilles. Je me concentrai alors sur ces organes et concentrait mes attaques aléatoirement sur eux. Je savais bien que Mc Borough ne faisait que se défendre pour voir jusqu'où je pouvais aller, et à ma grande surprise, presque un quart d'heure plus tard alors que je me sentais déjà fatiguer, je réussi à le toucher. Ho à peine, mais tout de même. J’eus un demi-sourire.

- Je pense que j'aurais plus de chance si vous me montriez quelques vrais mouvements de combats. Car contre vous, je doute que tirer les cheveux comme dans un combat de fille soit suffisant… ou même possible, en fait !

J'attrapais la bouteille d'eau et en but de longues gorgées. J'étais essoufflée et mes muscles étaient douloureux malgré l'échauffement.

- J'imagine que pour ma part, mettre mes adversaires en colère ne serait pas vraiment une bonne idée, pas vrai ?

Ca avait marché sur moi, mais il y avait été léger. Je m'imaginais sans mal perdre mon calme s'il y allait trop fort et mon pouvoir serait susceptible de se déclencher tout seul. C'était déjà arrivé par le passé et c'était même ce qui m'avait mit dans situations impossibles plus d'une fois. Ce qui m'avait fait quitter la Belgique, ce qui m'avait fait quitter Glasgow… mais bon j'étais revenue maintenant et même si la raison de ce retour était la même que celle qui me minait aujourd'hui le moral, j'étais toujours là. Je devais agir. Je ne pouvais pas me contenter de rester là les bras croisés.

- Ce n'est de toute évidence pas la force brute qui me permettra de m'en sortir. J'aurais peut-être plus de chance avec l'esquive et la rapidité non ? Vous pourriez m'apprendre quelques mouvements pour parer les coups ? Rien de très compliqué, juste que je ne me retrouve pas KO au premier coup de poing…

J'étais peut-être une Semi-démone, mais j'étais aussi à moitié humaine. Et cette moitié humaine était incroyablement faible en comparaison…


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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   Sam 12 Oct - 17:01


Grâce, ou à cause selon le point de vue, de mon attitude envers elle la semi-démone se donna un peu plus à notre exercice et parvint à me toucher, affichant un sourire victorieux. Elle pouvait car elle m’avait vaincu avec sa propre technique : endormir mes réflexes en me faisant m’ennuyer avec de vaines tentatives. Cela pouvait fonctionner en exercice mais dans la réalité un adversaire tel que moi lui aurait déjà brisé la nuque.

Effectivement agacer votre adversaire ne rendra que votre mort plus rapide Scott si vous affrontez un être surnaturel. Concernant les humains on va commencer par quelque chose d’utile et de pas compliqué à appliquer : les clés de poignets et de bras. On verra l’esquive et la défense après.

S’ensuivit une grosse demi-heure durant laquelle je lui montrais deux clés de poignets et deux autres de bras puis les lui fis répéter après les avoir décomposé. Ainsi elle pourrait s’entrainer seule par la suite à leur utilisation. Vint ensuite le tour des techniques basiques pour parer des attaques, j’optai pour celles de bases du karaté, trois pour être exactes. Une pour les attaques venant du haut, une haut milieu et enfin une vers le bas.

Dans tous les cas vous lancer un premier bras en guise de premier bouclier puis vous armez l’autre bras, celui qui va bloquer le coup adverse, prêt de votre corps avant de le lancer avec force. Dans le même temps le premier bouclier vient se coller à votre taille aussi avec force. La respiration est importante, vous inspirez à l’armement et expirez à l’impact lorsque le second bras est censé parer le coup adverse. dis-je en lui faisant une démonstration des trois parades puis en l’entrainant à s’en servir au cours de la demi-heure suivante.

Avec l’échauffement cela faisait à présent deux heures que durait son entrainement et il était temps d’y mettre fin afin qu’elle ne se blesse pas.


On va bientôt arrêter pour aujourd’hui Scott, ce serait dommage de vous blesser à cause de la fatigue musculaire. Mais avant d’arrêter on va finir par cinq minutes de combat libre. Ne chercher pas forcement à toucher mais plutôt à analyser et à réagir en conséquence. L’objectif est juste de « toucher » et pas de cogner. Essayer d’appliquer ce que vous avez appris aujourd’hui. Allons-y Scott.

Ce faisant les cinq minutes passèrent plutôt vite, ma partenaire ayant assez bien assimilé ce que je lui avais montré.

Vous vous débrouillez assez bien Scott, continuez à vous entraîner à cela devrait aller. dis-je en prenant une des bouteilles de flotte pour m’hydrater. Je pourrais emprunter votre douche s’il vous plait avant de partir ? lui demandai-je, j’avais un rendez-vous après et pas le temps de rentrer chez moi alors vu que cet entrainement était prévu, j’avais des fringues de rechanges et une serviette dans mon sac de sport. Cela devrait être une douce rapide vu le très  peu de chance pour que la nana m’y rejoigne.
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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   Mer 30 Oct - 12:35




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​Rendre ma mort plus rapide ne serait peut-être pas une mauvaise chose, surtout selon le type de créature que je venais à affronter, mais mieux valait que je ne pense pas à ce genre de choses. Ma phase dépressive était loin d'être terminée et j'essayais justement de retrouver un sens à ma vie ou en tout cas une raison de la continuer, seule. C'était bizarre que ça passe par de l'entraînement et des combats, tout ce que j'avais fui ces dernières années, mais peut-être avais-je eu tort finalement. J'ignorais ce que j'allais devenir, ce qui allait m'arriver et pour tout dire, je ne voulais pas le savoir. ​

On se mit enfin à attaquer les choses sérieuses. Les "clés" comme les appelait mon instructeur était un moyen un moyen de maîtriser son adversaire en l'immobilisant. C'était assez impressionnant, surtout pour moi qui n'y connaissais rien. J'avais conscience qu'on pouvait casser un bras ou un poignet à quelqu'un avec ce genre de méthode, mais bien sûr, ce n'était pas le but, ici.
​J'écoutais McBorough sans lui répondre, concentrée sur ses paroles et ses exemples, me contentant de répéter les mouvements qu'il me montrait en suivant ses conseils. Il avait décomposé chaque mouvement et me les fit répéter encore et encore pendant une éternité. Cela était épuisant, mais cela avait le mérite d'être efficace, après une demi-heure, les mouvements me semblaient plus fluides, plus naturels. Il faudrait continuer à m'entraîner pour que cela devienne un réflexe de survie. La leçon dévia sur des mouvements basiques de défense qu'il m'expliqua être du karaté.  J'avais du mal à me concentrer sur la respiration tout en effectuant les mouvements mais au fur et à mesure, cela devint moins compliqué. Quand il m'annonça que nous avions bientôt terminé je laissais échapper un soupir de soulagement et tournai les yeux vers l'horloge. Deux heures !  ​
​Je n'arrivais pas à croire que cela faisait déjà deux heures que je suais en essuyant les coups et les leçons du membre de la PES.​
​ Pas étonnant que mes membres commencent à être douloureux.
Il voulait finir par du combat libre. Je grimaçais et lui jetai un regard incertain en acquiesçant. Il était temps pour moi de mettre un peu tout ça en pratique. ​
​L'exercice fut plutôt concluant et je remarquai avec un certain contentement que j'avais plutôt bien assimilé les bases de ce qu'il m'avait montré.

Je vidai ma bouteille d'eau et enfoui mon visage dans une serviette pour essuyer la fine pellicule de sueur qui y perlait. ​

​- Je le ferai, assurai-je lorsqu'il m'encouragea à continuer de m'entraîner.

Il me demanda s'il pouvait emprunter ma douche et je lui fis un vague geste de la main pour lui montrer où se trouvait la porte de la salle de bain:

- Je vous en prie, allez-y.​


Je le laissai faire sa toilette en réarrangeant l'espace salon et l'accompagnai jusqu'à la porte quand il fut prêt à partir.

- Merci, commandant, à bientôt.

Même si j'espérais que ce bientôt se trouverait dans un futur très éloigné. Je n'étais pas encore certaine d'être prête pour tout ça et toujours convaincu que c'était une mauvaise idée. Mais nous verrions bien. Je n'avais plus rien à perdre de toute façon...


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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]   

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Si vis pacem, para bellum [Livre II - Terminé]
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