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Discuter après le travail [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Ven 2 Aoû - 1:13

    La vie n'est pas toujours simple dans ce bas monde depuis que les années sanglantes sont venues tout ravagées. Avant, j'aurais pu vivre tranquillement, sans me soucier du lendemain, mais maintenant, je me soucie de chaque jour, car même si je suis optimiste sur la paix qui règne dans le coin, la guerre pourrait reprendre et je n'ai pas aimé cette période. Mais depuis quelques semaines, tout cela est derrière nous. Pour combien de temps encore ? Longtemps, du moins je l'espère, même si notre alliance avec les lycanthropes est précaire. Je l'ai bien compris, nous ne sommes que des laquais pour Mary et son ulfric Valentyne. Mais qu'est ce que nous pouvons faire de plus ? J'essaye de ne pas me poser trop de questions, j'essaye de regarder l'avenir en me disant que tout ira bien. Nous sommes les plus malins, les plus rusés, tout ira bien, j'en fais le serment, même si au final, je n'en sais rien du tout. Je suis souvent à côté de la plaque, je pense blanc alors que tout est noir. Je pense rouge, mais tout est au vert. Alors quand tout cela me dépasse, je cesse de me poser des questions. Je suis comme ça, mais c'est mieux pour ma santé mentale, qui est elle aussi précaire. Personne ne le sait ou presque, mais je me suis droguée, avec des drogues dures, et puis avec les antidépresseurs. C'est difficile pour moi, mais je suis clean depuis un petit moment déjà, mais je n'appartiens à aucun club. Vous savez dans les films ou les séries, l'ancien alcoolique appartient à un club des alcooliques anonymes. Je pourrais en faire partie, mais il n'y a rien qui ressemble à ça dans la réalité, en tout cas en Ecosse donc si je sens que je vais rechuté, je me consacre à la musique, et ça fonctionne tout le temps. Je me mets devant mon ordinateur, ou une simple feuille de papier et je compose un chant, avec une petite mélodie parfois. Je me dis que cela devrait être plus rythmé ou au contraire plus calme et je ne pense plus à chuter, à appeler mon médecin pour qu'il me prescrive une ordonnance pour des médicaments.

    Je me suis préparée durant deux petits jours pour la représentation de ce soir chez Andrew. Je dois faire une représentation de 30 minutes, autrement dit, cela fait 8 chansons environ. Je n'ai pas de droits à l'erreur, si je veux gagner ma croûte, je dois réussir pour que je puisse revenir. C'est la première fois que je me rends là-bas. C'est à Edimbourg, un peu loin de mes bases fondées à Glasgow mais ce n'est pas non plus l'autre bout de la planète. Tout devrait bien se passer pour moi, du moins, je l'espère. Le concert doit avoir lieu de 19h30 à 20h environ, au moment, où il y aura statistiquement le plus de monde. J'ai déjà choisi les chansons que j'allais interprété et j'ai envoyé cette liste au gérant qui l'a approuvé. Je ne voudrais pas faire fuir ces clients car ils n'aiment pas ma musique. Quand je me retrouve face à un public qui me connait un peu, ou de connaisseur, je n'hésite pas à envoyer du lourd, mais là, ce soir ce sera plutôt tranquille, des balades plus ou moins rythmée. Je choisis ma tenue pour ce soir, je ne vais pas sortir de l'ordinaire, un jean classique avec un tee-shirt noir et une paire de converse. Bien souvent, je m'habille dans ce style pour mes concerts plus ou moins grand, rien de très original, il n'y a guère que mes cheveux oranges qui peuvent parfois faire un peu peur, mais ça fait partie du personnage, une pointe d'excentricité, voilà tout. Je me rends donc à partir de 17h chez Andrew. Il y a un petit estrade dans un coin, il n'est pas très grand, mais suffisant pour ma guitare et moi, ainsi qu'un micro avec un petit ampli. Je fais quelques tests pour savoir à quelle puissance je vais devoir mettre l'ampli pour ne pas éclater les tympans des tables les plus proches, mais pour que les plus éloignées m'entendent quand même. Tout est prêt une petite demi-heure après. Je me dirige alors dans l'arrière salle pour me chauffer un peu la voix. Je ne suis pas particulièrement stressée, mais bon, il faut que j'assure quand même. L'heure fatidique arrive. Je chante mes chansons. Je prends un soin particulier pour la dernière qui me tient à coeur, disons que c'est ma chanson, celle qui me reflète bien.

    " Cette dernière chanson me tient à coeur, je l'ai écrite en pleine nuit alors que je n'arrivais pas à dormir, elle s'appelle Future (clique ici).

    I'm writing the future
    I'm writing it out loud.
    We don't talk about the past,
    We don't talk about the past, now.

    So I'm writing the future,
    I'm leaving a key here.
    Something won't always be missing,
    It won't always feel empty, here.

    (Ohhhh)
    (Hmmmm)

    Just think of the future,
    And think of your dreams.
    You'll get away from here,
    You'll get away eventually.

    So just think of your future,
    Think of a new life.
    Don't get lost in the memories,
    Keep your eyes on a new prize.
    "

    Spoiler:
     

    Puis, je remercie ceux qui ont tendu l'oreille. Je reçois quelques applaudissements, rien d'extraordinaire, il faut dire que la salle n'est pas très grande non plus. Je prends néanmoins cela comme une victoire. Je n'ai donc plus rien à faire ici, je vais pouvoir manger un petit morceau et m'en aller. Mais avant cela, je m'accoude au bar avec mon ampli à mes pieds, ainsi que mon micro et la guitare soigneusement rangés dans leur boite.



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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Ven 2 Aoû - 14:13

La journée d'aujourd’hui avait été calme et il me tardait de voir commencer la soirée. Je devais me rendre dans l’un des plus grands bar-restaurants de la zone portuaire, « Chez Andrews ». J’avais entendu dire que les employés y étaient costumés et que la musique suivait le thème principal de la piraterie. Voilà pourquoi je n’avais pas hésité pour accepter l’invitation du patron de venir y prendre des photos. C’était une partie du job de photographe que je trouvais assez sympa ! Je photographiais les employés dans leur élément, les clients en train de s’amuser et certains de ces derniers venaient même prendre la pose devant l’objectif. Ces photos, je les transmettais ensuite au patron afin qu’il les partage sur son site Internet. C’était un moyen comme un autre de faire de la publicité et les gens aimaient s’identifier sur les clichés publiés.
En fin d’après-midi, je vérifiais une dernière fois le matériel que j’allais emmener. J’avais opté pour mon appareil numérique qui permettait aux personnes photographiées de voir si le cliché leur convenait. Je récupérais ensuite l’adresse de « Chez Andrews » et je remarquais que mon carnet de contacts commençait à ressembler à celui d’un vrai pro. Mes affaires prêtes, je filais prendre une douche rapide et enfilais des vêtements passe-partout, c'est-à-dire un jean brut et un tee-shirt gris perle tout simple.

Après avoir hésité, je m’étais arrêté manger avant d’aller bosser. J’allais être le photographe de « Chez Andrews » ce soir, et non pas un client. Je préférais ne pas tout mélanger, surtout que je m’y rendais pour la première fois. Cela dit, si l’ambiance était bonne, je resterais peut-être boire un verre. J’en profiterais également pour montrer quelques clichés au patron histoire qu’il ait un aperçu de mon travail avant que je ne lui transmette le dossier complet.
Une fois mon dîner pris, j’hélais un taxi. Ce dernier me conduisit dans une partie de la ville que je n’avais pas encore eu le temps de visiter. L’observant par la fenêtre, je notais mentalement que je pourrais venir y faire un tour histoire de faire des clichés que j’enverrais à Kate. Arrivé à destination, je remarquais qu’il y avait du monde sans que cela ne soit la cohue non plus. Je remarquais également qu’il devait sûrement y avoir une soirée spéciale puisqu’une chanteuse se trouvait sur scène. Si sa tenue aurait pu la faire passer inaperçue, la couleur de ses cheveux avait l’effet inverse. Avec un sourire en l’observant, je pris la première photo de la soirée.

La musique semblait séduire les personnes présentes qui se plaisaient à être prises en photos. Mais avec une ambiance comme celle-ci, je n’aurais jamais douté du contraire ! Je pouvais en quelque sorte remercier la chanteuse qui n’était pas étrangère à ce climat festif. Au fur et à mesure des musiques qui passaient, des clichés étaient pris. Même les employés n’hésitaient pas à venir devant l’objectif le temps d’une photographie.
Après plus d’une demi-heure, le concert live fut remplacé par une musique de fond différente mais agréable à entendre. Je décidais alors de faire une pause et ce, non sans raison. Je venais d’apercevoir la chanteuse au bar et déjà, je me dirigeais vers elle. M’accoudant au bar, je jetais un coup d’œil à la jeune femme avant de m’adresser à elle en toute simplicité…



- Vous êtes une excellente chanteuse… L’ambiance que vous êtes arrivé à créer à grandement facilité mon travail, déclarais-je en montrant mon appareil photo. Est-ce que j’ai le droit de vous offrir un verre en guise de remerciement.


C’était direct mais il n’y avait rien de mal dans mon invitation qui était des plus sincères. Il est difficile de bosser quand l’ambiance est pourrie et cette soirée avait tout été sauf ennuyeuse.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Ven 2 Aoû - 19:53

    Cette soirée avait un petit gout que j'appréciais. Même si le public n'était pas forcément très connaisseur, il avait apprécié. Il faut dire que je n'avais pas fait attention, mais il y avait un photographe ce soir dans la salle, sans doute une raison de plus du succès de la petite entreprise. Je ne sais pas si le photographe était venu là spécialement pour moi, mais en tout cas, il avait du prendre quelques photos de ma performance. Que faisait-il exactement ici ? Il participait sans doute à rendre ce lieu encore plus populaire qu'il ne l'était déjà. Le site internet de "Chez Andrew" avait été refait dernièrement, et justement, il manquait de photos sur le vif. Certes, il y avait la décoration et tout cela, mais rien qui avait été pris dans le vif du sujet, en train de manger, de taper du pied ou de simplement boire un petit verre. Car oui, il y avait la partie restaurant, mais aussi le bar qui de désemplissait jamais ou presque en cette période estivale. C'était avec plaisir donc que j'avais fait ce que je devais faire, surtout que bon, j'étais payé, je ne l'avais pas fait gratuitement. Le cachet que j'allais recevoir n'était pas très important par rapport à ce que j'avais pu connaître quelques années auparavant, mais là, j'avais obtenue assez d'argent pour environ quinze jours. J'essayais de multiplier au maximum ces petites soirées pour vraiment bien gagner de l'argent. Je pourrais pour cela me rattacher à un bar ou quelques choses comme ça, mais j'aime ma liberté, je vais là où je veux, là où on a besoin de moi aussi, c'est important. Je refuse rarement quand quelqu'un à besoin de moi, même si l'on me prévient la veille, du moment que je peux m'organiser et que je n'ai rien d'autres à faire, je vous dirais oui, que ce soit pour chanter à un anniversaire, une bar mitsvah, n'importe quel évènement plus ou moins important. Ce soir, j'avais donc été "Chez Andrew" et en plus de cela, j'avais été photographié.

    Accoudée au bar, je regardais les éventuels tweets qui avaient été posté me montrant là-bas en cette soirée. Il y en avait un qui portait mon hashtag, c'était une petite reconnaissance pour moi. De toute façon, tous n'utilisaient pas twitter. Je demandais alors au barman de me faire un petit cocktail que j'avais découvert, il y a déjà un petit moment mais que j'appréciais grandement : un Red Storm. Alors que je vais de commander mon verre, un homme vint se mettre à côté de moi. Sur le coup, je ne le reconnus pas vraiment, et pour cause, je ne m'étais pas focalisé sur lui pendant la représentation mais à ces paroles, j'ai compris qu'il s'agissait du photographe de la soirée qui me complimentait. Je souriais alors d'un petit sourire gêné. Je n'étais du genre à me glorifier des effets de ma musique. Je sais simplement qu'elle m'aide à aller de l'avant et à voir les choses avec optimisme. Je lui répondais donc simplement.

    " Merci, je n'ai fait que mon travail. Et bien, j'ai déjà pris commande mais si cela vous fait plaisir ne vous gênez pas. Vous étiez déjà venu ici ? "

    Pas farouche, je lui posais une question pour lancer la conversation. Je me doutais qu'il n'était pas venu là simplement pour me taper la causette, mais bon, jusqu'à preuve du contraire, il m'offrait simplement un verre. Et puis, cela ne me coute rien de lui parler un peu, non ? C'est un humain comme les autres, du moins en apparence.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Ven 2 Aoû - 21:16

La photographie avait pris le pas sur le dessin à un moment que je ne saurais déterminé… Mais je ne m’en plaignais pas puisque je continuais malgré tout de peindre, ou d’esquisser quelque croquis lorsque j’en avais le temps. Et même si les contrats commençaient à se faire nombreux, j’avais toujours du temps de libre… Mon job était fait sur mesure pour moi, je ne m’étais absolument pas trompé en suivant cette voie professionnelle ! Cependant, même si les contrats pleuvaient, il n’en était pas de même pas les modèles. Cela me posait un léger problème puisque j’avais déjà failli perdre un contrat à cause de ça. Heureusement que Rebecca avait accepté ma proposition de représenter la marque de vêtements française.
Mais le problème de trouver des modèles était toujours là, surtout que j’avais postulé pour une galerie d’art qui cherchait à exposer une gamme de photos et œuvres peintes de portraits d’artistes. Je pensais qu’il me serait simple de trouver des danseurs, chanteurs et autres intérimaires du spectacle dans une grande ville comme Edimbourg mais je m’étais, apparemment, avancé un peu trop vite… Du moins, c’est ce que je pensais avant de venir ici ! La chanteuse qui se produisait sur scène ce soir attirait l’œil de part son talent mais aussi par son look atypique sur lequel j’avais, je le reconnais, un peu flashé.

J’avais donc décidé que j’irais la voir une fois sa prestation finie et je n’avais pas eu à attendre longtemps. L’ambiance avait fait que le temps était passé plus vite que je ne l’aurais pensé… Et c’est donc sans hésitation que j’étais allée rejoindre la demoiselle au bar pour la féliciter, la remercier et l’inviter à boire un verre. Je fus ravi qu’elle ne refuse pas car le fait qu’elle ait déjà passer commande ne m’empêchait pas de lui offrir.
J’eus un sourire quand elle me demanda si j’étais déjà venu ici… Apparemment je ne la dérangeais pas et c’était tant mieux. Avant de lui répondre, je me dis qu’elle se rendrait bien assez vite compte que je n’étais pas du coin. Mon accent canadien ne passait pas inaperçu.



- C’est pour moi, dis-je à la serveuse qui déposait le verre devant la jeune femme en lui tendant ma carte, et je vais prendre un Manhattan pour ma part. Merci ! Avec un sourire, je tendais ma main à la chanteuse. Au fait, je suis Aaron Caron ! Enchanté Mademoiselle…


Une fois ma carte récupérée et mon verre en main, je prenais le temps de répondre à la question que mon interlocutrice.


- Non, c’est la première fois que je viens ici… Mais à vrai dire j’ai débarqué à Edimbourg au début du mois de juin donc je n’ai pas forcément eu le temps de visiter tous les endroits dignes d’intérêt. Et toi ? Tu viens souvent chanter ici ?


Non, je ne lui avais pas posé directement la question qui m’avait conduite à l’aborder. Mais la plupart des personnes avait souvent tendance à se tromper sur les intentions des photographes. Surtout quand il s’agissait d’un jeune homme qui vous abordait au bar d’un restaurant. Je ne voulais pas qu’elle me prenne pour le genre de mec qui drague grâce à son métier… bien que je la trouvais vraiment très jolie. Bref, je préférais que l’on fasse connaissance et envisager par la suite.
Et au pire, si elle refusait ma proposition de poser pour moi, nous pourrions toujours rester en contact… Si le courant passait entre nous bien sûr.

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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Ven 2 Aoû - 22:25

    Je ne m'étais pas trop appesantie sur son visage, mais le petit photographe n'était pas déplaisant à regarder. En plus, il me semblait sympathique et gentil. Je ne l'avais jamais croisé dans des soirées ailleurs qu'ici. Peut être qu'il était le photographe attitré de "Chez Andrew", je ne sais pas si ce sont les habitudes de la maison. Il faut dire que je suis plus souvent sur Glasgow en général, un peu moins sur Edimbourg mais il m'arrive de me déplacer ici. Peut être qu'il venait simplement d'arriver en ville, ce ne serait pas non plus étonnant. Nous sommes en été, il fait bon vivre, il fait bon s'installer en Ecosse, ou par ici en tout cas ! Son domaine était la photographie, moi c'était la musique, le chant, la composition, chacun avait quelques choses qui le tenait vraiment à coeur. Je sais que je ne pourrais vivre sans la musique, c'est un moteur qui a failli me détruire complètement, mais qui m'a plutôt sauvé la vie. Le succès m'avait monté à la tête à un moment donné, mais depuis, je suis plus humble. Je sais que ma musique est loin d'être mauvaise, mais tout le monde ne peut pas apprécié, les gout sont dans la nature, non ? Le photographe l'avait aimé, c'était déjà un bon point pour lui. Il me disait qu'il y avait donc eu une bonne ambiance grâce à mon récital, mais même si je n'avais pas été là, je suis persuadée que tout ce serait bien passé. Bref, je le remerciais simplement, lui disant que j'avais fait mon job avec un certain plaisir, mais rien de plus. J'aurais pu rester sur scène plus longtemps, mais j'avais respecter mon contrat pour ce soir. Je ne sais pas combien il avait pris de photos, s'il avait un quota à respecter à ce niveau là, je n'y connais pas grand chose à vrai dire. J'ai déjà eu à faire à des photographes, à un moment de ma vie, j'en avais un qui me suivait presque de partout. Mais celui que j'avais en face de moi semblait être plus cool et docile que ce fichu paparazzi. Bref, en plus de cela, il semblait avoir un accent venu d'ailleurs. Je lui avais avant tout posé la question parce que c'était la première fois que je le voyais ici, mais son accent non plus n'était pas du coin. Après, peut être qu'un accent ne se perds pas comme ça, je ne sais pas. Je dois moi aussi avoir un accent à quelques parts, si je vais dans un autre pays même anglophone. Il dit alors que mon Red Storm était pour lui et qu'il prendrait donc un Manhattan, un grand classique. Il tendit sa carte à la serveuse et puis, il se tourna vers moi me tendant la main. Il se présenta donc. Le photographe s'appelait Aaron Caron, que des -on dirait-on. La consonance était un peu dure, mais ça ne me dérangeait pas le moins du monde. Aaron le photographe donc, j'essayais de mémoriser cela tout de suite. Il laissa le mademoiselle en suspens, il attendait mon nom sans doute.

    " Mademoiselle Elecktra Hamilton, chanteuse de son pays. "

    Enfin, il l'avait remarqué que j'étais chanteuse mais on ne sait jamais. Je ne sais pas trop pourquoi j'avais dit ça, sans doute un peu pour rire moi-même de ma petite bêtise. Enfin, j'avais fait un petit sourire. Je ne savais pas ce qu'il me dirait mais il répondit simplement à ma question. Je crois que ce soir, j'allais essayé d'en apprendre un peu sur lui, histoire de voir à qui j'ai à faire, et peut être plus si affinités. Pour le moment, le courant passait bien en tout cas. Il venait donc de débarquer ici, enfin à Édimbourg et pour la première fois, il était "Chez Andrew" pour prendre des photos. Une grande première pour moi aussi donc nous étions pour ainsi dire tout les deux un peu dépaysé, lui plus que moi évidemment. Il n'avait pas encore bien visité le coin, mais ça pourrait s'arranger. Il me demanda alors si je venais souvent chanter ici.

    " C'est une belle ville. Il y a des choses à voir. Moi, je suis en général plutôt sur Glasgow, mais avec le boulot, je vais là où on a besoin de moi. C'est la première fois que je chante ici en tout cas, mais c'est sympathique. Mais pourquoi être venu sur Edimbourg ? Il y a quantité d'autres villes ? D'autres pays même ... "

    Par cette dernière réplique, je souçonnais son accent de venir d'au delà des frontières. Si son anglais était parfait, il avait cette pointe qui le faisait venir d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Ven 2 Aoû - 23:37

Le courant avait l’air de passer au moment des premiers échangent de politesse. Et ce n’était pas pour me déplaire ! D’ailleurs, je vins à penser que cela faisait un bail que je n’avais pas eu l’occasion de boire un verre en si charmante compagnie. Bien sûr, il y avait eu le rendez-vous avec Makayla mais c’était totalement différent puisqu’il avait s’agit d’une rencontre professionnelle. Bien sûr, ce qui m’avait poussé à aborder la chanteuse avait aussi un but professionnel mais ce n’était pas officiel. Du moins elle n’était pas au courant du pourquoi de ma venue…
Je souris lorsqu’elle se présenta comme étant une chanteuse. J’avais remarqué qu’elle l’était et qu’elle avait par ailleurs beaucoup de talent. Je notais mentalement son prénom qui, je trouvais lui allait comme un gant… Elecktra ! C’était aussi original qu’elle devait l’être elle-même. Enfin, c’était l’impression qu’elle donnait car je ne la connaissais pas encore assez pour affirmer ce genre de chose.



- C’est un très joli prénom ! Je n’ai jamais eu l’occasion de l’entendre par le passé, dis-je simplement.


J’étais ravi… La discussion commençait pas mal et cela me faisait le plus grand bien. Je n’avais fait que bosser ou être enfermé chez moi depuis mon arrivée en Ecosse. Alors quoi de plus plaisant que de discuter de tout et rien autour d’un verre et en charmante compagnie. Rien ! Du moins, de mon point de vue.
J’approuvais d’un signe de tête lorsque la demoiselle déclara qu’Edimbourg était une belle ville. Il était clair que j’étais de son avis et depuis que j’avais posé mes valises ici j’avais vus de nombreux endroits intéressants. Je pourrais faire de magnifiques photos de paysage à n’en pas douter. Car je restais persuadé qu’il y en avait encore beaucoup d’autres que je n’avais pas découvert. J’appris ensuite que je n’étais pas le seul à venir « Chez Andrews » pour la première fois et visiblement, je n’étais pas le seul à apprécier le lieu non plus.
Elecktra me posa ensuite une question que personne ne m’avait encore jamais posée. Pourquoi avais-je choisi de me poser à Edimbourg ? A vrai dire, la réponse allait être toute bête mais étonnante.

J’offris un sourire à Elecktra avant de lui donner ma réponse. Je pris même le temps de boire une gorgée de mon cocktail, puis me lançais dans l’explication attendue…



- C’est la première que l’on me demande « Pourquoi Edimbourg ? », commençais-je, et j’ai une réponse toute simple à apporter. Je suis né à Vancouver, et Edimbourg ainsi que ma ville natale ont été jumelées en 1978 si mes souvenirs sont bons. Du coup, j’ai été curieux de voir cette ville que je regardais au travers de photos quand j’étais petit. En plus de ça, ma mère est écossaise et selon elle, j’ai peut-être de la famille qui vit dans le coin. Je me suis dit que je pourrais essayer de les retrouver. Je marquais une légère pause. Après j’ai été aussi en France, à Lyon et Paris plus précisément… Et aussi à New-York. Mais je me plais bien ici ? Je compte rester un petit bout de temps. Et toi ? Tu as voyagé un peu ?


La vache… J’avais oublié que je pouvais être aussi bavard ! Mais c’est ce qui avait toujours plus à la gente féminine et qui avait toujours fait que je m’entende bien avec les filles. Je n’avais jamais été le genre de mec qui passe son temps à courir après un ballon ou bien de ceux qui drague de façon bien lourde. Non, rien de ça ! J’avais toujours discuté en toute simplicité… Cela pouvait donner suite à de belles amitiés ou de sympathiques romances. Mais toutes mes histoires sentimentales avaient débutées par de simples amitiés.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Sam 3 Aoû - 0:33


    Oui, je l'avais sentie, il sourit quand j'avais dit que j'étais chanteuse, mais une fille qui fait sourire un garçon, c'est une bonne chose, non ? Enfin, il faut mieux que cela se passe comme ça plutôt qu'on tire des tronches longues de plusieurs mètres, non ? Il me fit de nouveaux compliments sur mon prénom, il ne l'avait jamais entendu. Il voulait vraiment me faire rougir, j'en avais la certitude, mais ce n'était pas pour me déplaire. Une femme aime être complimenté même si ce n'est pas sincère. Enfin là, Aaron semblait parfaitement l'être pourquoi ne le serait-il pas ?

    " Et bien, je crois qu'il est tiré de bandes dessinées. Il y a une super héroïne qui porte mon prénom, je pense que c'est tiré de là même si je n'ai jamais vraiment demander à mes parents l'origine de celui-ci. "

    Je ne sais même pas pourquoi je lui disais ça, mais c'était la vérité. J'avais été étonné de retrouvé mon prénom dans un film des années 2000 avec Jennifer Garner dans le rôle titre. Enfin, il y avait une lettre de différence, c'est tout. Bref, pour faire la conversation, je lui demandais pourquoi il avait choisit cette ville et pas une autre. C'est vrai que la ville est belle mais il y a plus accueillant et plus chaud aussi, non ? Il me fit un petit sourire avant de partir sur son explication. Ainsi il était donc canadien, et Vancouver avait été jumelé avec Edimbourg apparemment. C'était la première raison. Puis il avait un peu de famille du côté de sa mère apparemment. Intéressant, si cela se trouve, on est de la même famille. Non, je suis bête, il serait métamorphe si c'était le cas, non ? Quoique, je ne sais pas. Non, mais ce ne pouvait pas être le cas, mes parents m'auraient bien dit si nous avions de la famille au Canada. En tout cas, il se plaisait bien ici, il comptait resté un bout de temps. Moi, je n'avais rien connu d'autres à vrai dire.

    " Et bien moi, je n'ai jamais connu d'autres villes qu'Edimbourg et Glasgow à vrai dire. Je me suis déjà rendue dans d'autres pays, mais pas plus de quelques semaines tout au plus. Je ne peux donc pas dire que j'ai vraiment voyagé. Mais tu verras, ici tu te plairas, la ville est vraiment sympathique, enfin mis à part les vampires ! "

    Et je lâchais un petit rire. Je ne sais pas ce qu'il en penserait mais s'il me répondait avec simplicité et franchise, je connaitrais son point de vue sur les vampires. Je sens que cette petite conversation est loin d'être finie. Je buvais une nouvelle gorgée de mon Red Storm attendant qu'il ouvre à nouveau la bouche pour me répondre.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Sam 3 Aoû - 10:13

En fait, je dois avouer que je m’étais trompé concernant Elecktra… Maintenant je me trouvais assez près de la chanteuse, je pouvais l’observer plus en détail. Les traits de sont visage étaient fins, sa bouche parfaitement dessinée et ses yeux étaient à tomber parterre ! Oui, je m’étais trompé. Elecktra n’était pas jolie, elle était carrément craquante. Mais ne nous égarons pas ! J’étais là dans un but professionnel et il était indéniable que la jeune femme ferait un modèle parfait dans le cas où elle aimait être prise en photo.
Cela étant dit, je pouvais aussi laisser tomber l’idée qui m’avait conduit ici et me contenter de faire plus amples connaissances tout simplement. Pourquoi ne pas faire les deux vous direz-vous ! Tout simplement, parce que j’étais charmé par la rouquine et que mes pensées n’étaient pas très logiques et le pire c’est que je m’en rendais compte. Heureusement, j’arrivais à faire en sorte que ça ne ce voit pas.

Je réfléchis donc à l’origine de son prénom et me souvins de ce fameux comics. L’héroïne avait fait sa première apparition dans un des numéros de Daredevil, super héros qu’il m’était arrivé de dessiner quand j’étais ado. Et pour en revenir à la super woman, ils en avaient même fait un film… Mais il ne me semblait pas avoir vu ce dernier ! Cependant, avec le nombre de fois où j’allais au cinéma, je pouvais très bien avoir oublié.



- Oui, maintenant que tu le dis je me rappelle de ce fameux comics, répondis-je, et il y a même eu un film en rapport avec cette héroïne, que tu as peut-être vu. En tout cas, c’est la classe ça ! Pour ma part, je ne pense pas que le moindre super héros porte mon prénom.


Que j’aimais ce genre que conversation où l’on pouvait passer d’un sujet à un autre sans perdre le fil et sans que cela ne semble bizarre de part le simple fait que l’on se comprenait. Après les explications de son prénom, nous en étions venus à discuter de mon pays d’origine et de ceux que j’avais visité ! Elecktra m’expliqua qu’elle avait, elle aussi, été dans d’autres pays que l’Ecosse mais jamais assez longtemps pour apprendre à connaître ces derniers. Pour ma part, j’aurais été frustré de ne pas pouvoir découvrir un lieu où je me trouvais. Mais Elecktra avait dû bouger par rapport à son métier et n’avait sûrement pas pu se libérer pour faire du tourisme. Du moins, c’est ce que je pensais.
J’aurais pu lui montrer mes photos… Avec les divers paysages que j’avais emprisonnés grâce à mon objectif, j’étais certain qu’elle aurait pu voyager, ne serait-ce que  mentalement.



- C’est dommage que je n’aie pas pris mon portable… J’aurais pu te faire faire un petit voyage en te montrant mes photos, expliquais-je à la rouquine. Ce sera une prochaine fois.


Une prochaine fois ?!? C’est ce que j’avais dit… Bon… du coup, sans le vouloir, j’avais clairement laissé entendre à Elecktra que j’aimerai bien qu’on se revoit alors qu’on venait à peine de commencer cette discussion. C’était peut-être un peu trop direct. Je n’en savais rien mais c’était bien moi ça. Franc et direct…

Par la suite, la rouquine aborda un sujet dont je n’avais encore parlé avec personne depuis mon arrivée en Ecosse. Les vampires ! En effet, la belle venait de me dire que je me plairais ici si je mettais de côté les vampires. Ah bon ? Pourquoi disait-elle ça ? Personnellement, je n’en avais jamais rencontré. Bien sûr, il m’était arrivé d’en croiser en France et ici aussi. Comme lorsque j’étais rentré de mon rendez-vous avec Makayla. Mais je n’avais jamais parlé avec l’un d’eux et je dois dire que je trouvais cela dommage ! Ma curiosité était toujours la même depuis que j’avais appris leur existence. Etaient-ils comme les buveurs de sang qui prenaient vie dans les livres que j’avais lu tout au long de mon enfance et adolescence.



- Personnellement, je n’ai jamais eu à faire aux vampires, expliquais-je. Bien sûr, il m’est arrivé d’en croiser lorsque je rentrais tard du labo à Paris ou ici, mais c’est tout. Je les ai toujours vus de loin… Mais apparemment, toi, tu les connais et tu ne les porte pas dans ton cœur. Je me trompe ?


Il faut dire que beaucoup de personne n’aimaient pas les vampires. Et c’est vrai qu’il n’était pas agréable, pour nous autres humains, de savoir que l’on pourrait finir au menu. Mais, soudainement, je bloquais sur cette pensée ! Humain… Si les vampires se différenciaient des humains par leur couleur de peau beaucoup plus pâle, il n’en était pas de même pour les loup-garous ou semi-démons. Ils passaient pour des humains lambda… Alors, se pouvait-il qu’Elecktra fasse partie d’un genre différent que celui d’être humain. Je n’en savais rien et je ne comptais pas lui demander. Avec un charmant sourire à son attention, je me contentais d’attendre sa réponse en sirotant mon cocktail.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Sam 3 Aoû - 12:32

    En fait, je ne connaissais pas la véritable origine de mon prénom, peut être que mes parents me vouaient à une vie de super héroïne sachant ce que j'allais pouvoir faire avec mes capacités de transformation. Ils se disaient que mon animal de prédilection serait "meilleur" que le leur, plus puissant, mais à vrai dire, je ne saurais tellement vous le dire. Si le léopard en moi aimait les flatteries de son interlocuteur, il se disait bien que ce pourrait être dangereux à quelques parts. Oui, il me disait de me méfier de ce jeune homme que ces intentions n'étaient peut être pas aussi louables que ça. A vrai dire, je n'avais jamais vrai pu développer une véritable relation d'amour avec quelqu'un, que ce soit un homme ou une femme. Je ne suis pas du genre à être attirée par les femmes, mais vous savez, parfois on peut être surpris. En tout cas, je ne restais pas indifférente au physique du photographe, même si ce n'était pas ce qui m'intéressait le plus chez quelqu'un. Je préférais voir ce qu'il y avait de bons dans son coeur plutôt que de me fier au physique. Et pour le moment, nous discutions simplement, tranquillement après avoir fait notre travail respectif, le chant et la photographie. Je lui disais donc que mon prénom était tiré d'un comics, mais je n'en étais pas certaine. Cela n'avait pas d'importance finalement, cela ne faisait qu'alimenter la conversation. Il me dit alors se souvenir de cette héroïne. Il trouvait que ça avait de la classe de porter le prénom d'une femme comme celle-ci. Je ne savais pas si cela était vraiment la classe, mais je préférais en rire.

    " Oui, mes parents devaient pensés que je serais aussi forte qu'elle, à moins qu'ils ne l'adorent vraiment, et que j'étais pour eux sa parfaite incarnation. La prochaine fois que je les croise je leur demanderais tiens. "

    Oui, cela ferrait un sujet de conversation en plus. Ils n'avaient pas rejoint l'alliance métamorphe/lycanthrope, ils préféraient restés dans leur petit coin, loin de tout cela. Je pouvais les comprendre, si je n'avais pas été aussi jeune, aussi fougueuse, je ne me serais peut être pas engagée. Avec des si on pourrait refaire le monde, et jusqu'à preuve du contraire, je ne pouvais pas revenir dans le passé. De toute façon, je ne regrettais rien de ce que j'avais fait. Si je devais le refaire, je le referais. Bref, il me demanda si j'avais pu ou voulu voyager, mais ce n'était pas le cas. Je n'étais pas vraiment une globe trotteuse pour ainsi dire. J'étais assez casanière, enfin, je veux dire par là que je n'aimais pas tellement partir loin. J'aimais mes petites habitudes tout ça. J'avais fait un peu de tourisme dans les villes que j'avais visitée : Londres, Cardiff, Dublin, Paris, Barcelone. Je ne crois pas avoir vu d'autres villes, enfin voir est un bien grand mot. Je suis allé plusieurs fois à Londres pour y acheter du matériel et tout ça, pour faire des achats, et visiter un peu. Pareil pour les villes anglophones, sans vraiment apprendre à les connaître. J'étais resté une semaine à Paris, et à Barcelone. Pour la première c'était un voyage scolaire pour tout vous dire, alors je dois avoir des vieilles photos et quelques cartes postales dans un coin. Pour Barcelone, c'est plus récent, c'était avec mon groupe à l'époque, nous avions participé à un festival dans la ville et nous en avions profité pour faire un peu de tourisme. Il me dit qu'il n'avait pas son portable avec lui sinon qu'il aurait pu me montrer cela mais que ce serait pour une prochaine fois. Je lui souriais à ces derniers mots. Il pensait déjà à une prochaine fois ? Le léopard en moi se mit à rugir, tout cela lui faisait peur, il ne voulait pas de prochaine fois, mais pas de panique, je n'étais pas dans une situation stressante. Il ne prendrait pas le dessus, je savais le contenir depuis le temps. Bon, vu comme c'est partie, il y aura sans doute une prochaine fois de toute façon, peut être dans une situation moins professionnelle. Nous étions là pour le travail à vrai dire, non ?

    " Oui, une prochaine fois sans doute. "

    J'insistais sur cela mais pour moi ça coulait de source, ce serait dommage qu'on en reste là. Après tout, cela ne me ferrait pas de mal d'avoir des amis en dehors des métas, non ? Il faut dire que j'avais confiance dans ma communauté. Je faisais aussi confiance aux humains, mais ce n'était pas pareil. Je faisais aussi confiance dans une moindre mesure aux loups. Pour les vampires et les semi-démons, je ne leur faisais clairement pas confiance, mais bon, je n'avais pas trop de raisons d'avoir peur pour le moment. Je lui demandais d'ailleurs son avis sur les vampires. Je ne sais pas, si nous devions nous revoir, je voulais savoir ce qu'il pensait d'eux, peut être qu'il les adorait vraiment, ce qui serait dommage mais bon, chacun ces gouts. Il me dit qu'il n'avait pas spécialement eu à faire avec eux, qu'il en avait croisé mais voilà, rien de plus. Il en avait de la chance en tout cas. Vu mon ton sur la question, il devina que je les appréciais pas vraiment.

    " Oh, avec ces années sanglantes, je ne les aimes pas spécialement. J'ai déjà eu à faire à certains, mais bon, ce ne sont pas des gens très fréquentables dans l'ensemble. "

    En fait, s'ils pouvaient ne plus exister, ça me simplifierait l'existence, mais ce ne serait jamais le cas, ils seront toujours là, sans que je ne puisse rien faire, c'était ainsi. Je lui aurais bien montrer les traces de morsures que j'avais eu, mais ce serait mal venus, nous ne nous connaissions pas vraiment pour ce genre de choses. Peut être la prochaine fois.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Sam 3 Aoû - 15:49

Elecktra interrogerait ses parents la prochaine fois qu’elle les verrait afin d’en savoir plus sur le pourquoi du comment ils avaient choisi son prénom. Aussi amusant que cela puisse paraître, moi aussi j’aurais savoir mais ça venait tout simplement du fait que j’étais on ne peut plus curieux et ce, depuis ma plus tendre enfance. Avec un peu de chance, elle me donnerait l’explication lors d’une prochaine rencontre. Car oui, je savais que je voulais la revoir. Il y avait trop longtemps que je n’avais pas accroché si vite avec quelqu’un et cela me faisait du bien de discuter.

Au fil de la conversation, j’avais, sans le vouloir, laissé échapper que je souhaitais revoir la belle rouquine. Elle aussi apparemment bien qu’il me faille avouer que le « sans doute » qu’elle avait ajouté à la fin de sa phrase m’avait fait douter. J’espérais que ce n’était pas de l’ironie de sa part. Mais pourquoi en aurait-elle usé avec moi alors que le courant passait bien ? Je faisais sûrement fausse route et je me décidais à lui parler du projet que j’avais pour elle.
Cependant, je n’avais pas envie de lui poser direct « Est-ce que ça te dirais de poser comme modèle photo ? ». Réfléchissant quelques secondes, je me dis qu’elle avait du avoir des propositions de ce genre par le passé et que je devais être original. Comment l’être ? C’était simple… Pour le moment je n’allais rien lui demandé mais j’avais sorti mon petit carnet de croquis. J’allais tout simplement dessiner la rouquine pendant que nous discutions. Je me contentais d’un croquis simple mais qui, j’espérais, la pousserait à en voir davantage et à accepter ma future proposition. Alors qu’elle m’expliquait qu’elle avait voyagé sans faire de tourisme, je reportais mon attention sur elle comme sur mon croquis. Il ne me fallut pas plus de cinq minutes pour refaire le portrait de la belle. Je souris, mais ne lui montrais pas de suite ! Je verrais ainsi si elle était aussi curieuse que moi, car elle avait bien dû se douter que ce que je faisais était en rapport avec elle.

La conversation s’était ensuite orientée vers les vampires. Créatures avec qui je n’avais eu aucun contact mais ce n’était pas le cas d’Elecktra. Elle ne les appréciait pas et m’annonça qu’ils ne lui étaient pas étrangers ! Elle jugeait qu’ils n’étaient pas fréquentables. Je retins ma question quelques secondes mais ma curiosité fut la plus forte.



- Les années sanglantes se sont moins fait ressentir en France et au Canada, avouais-je. Mais qu’est-ce que tu veux dire quand tu dis que tu as eu à faire à certains vampires ? Enfin, si ce n’est pas indiscret.


Bien évidemment, je ne voulais pas la mettre mal à l’aise. Et si je voyais que c’était le cas je changerais de sujet aussitôt. Et, pour lui laisser une échappatoire, je la questionnais à mon tour mais sur les autres créatures.


- Je connais ton avis sur les vampires mais t’as une opinion sur les autres ? Les loup-garous et les semi-démons. Pour ma part, je n’en connais pas, déclarais-je avant d’ajouter, je crois ! C’est vrai, qu’ils sont moins repérables. Je marquais une pause avant d’ajouter le fond de ma pensée. Tu vas peut-être me prendre pour un fou mais, depuis la révélation, je me suis toujours dit qu’il devait y en avoir d’autres. Je veux dire d’autres sortes de créatures surnaturelles. Je souris à Elecktra. S’il te plait, ne t’enfuis pas !


Je bus une gorgée de mon cocktail en attendant sa réaction. La dernière fois que j’avais parlé de cet avis que j’avais, on m’avait regardé comme si j’étais un fou échappé d’un asile ! Bah quoi ? Il y avait eu l’apparition des vampires suivie de celle des loup-garous et l’arrivée des semi-démons. Alors pourquoi les gens me trouvaient bizarre quand je parlais d’éventuelles autres créatures ? Je ne savais pas. Enfin… J’espérais que si Elecktra n’était pas du même avis que moi, cela ne la ferait pas partir. Mais, j’aurais préféré qu’au moins une personne ait la même vision que moi à ce sujet.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Sam 3 Aoû - 22:54


    Oui, je n'avais jamais totalement réfléchi à l'origine de mon prénom à vrai dire, ni à l'origine de mon deuxième prénom : Aileen. Je crois que c'est un prénom bien écossais par contre celui-ci, enfin, sans doute. C'est fou, je ne m'étais jamais vraiment poser la question, et il fallait que je tombe sur Aaron pour me la poser après 27 ans d'existence. Étais-ce un signe ? Je ne sais pas, mais le courant passait bien, c'était déjà une bonne chose, sans doute le début d'une nouvelle amitié. Je ne m'aventurerais pas plus loin, parce que je ne le connaissais pas, pas encore, et avant qu'une personne devienne un ami il faut du temps, alors pour que cela soit plus que ça, il en faut encore plus. Et puis, il n'y avait pas eu de coup de foudre, ça n'existe pas ce genre de choses, non ? Enfin, pour ma part, je n'en ai jamais eu. Bref, je me sortais cela de la tête, pour le moment, je discutais simplement avec Aaron, tout cela en toute innocence. Alors que je lui disais que j'avais un peu voyagé sans tellement rester à chaque fois, il avait sortie un petit carnet et apparemment, il était en train de dessiner, de me dessiner. Je ne sais pas où est ce qu'il voulait en venir avec ce dessin, mais je sentais que je le saurais bien vite. Mais pour le moment la conversation tournait autour des vampires. Il me disait donc que les années sanglantes ne s'étaient pas fait autant ressentir en France et au Canada. Et pour cause, toutes les créatures étaient venues ici en Ecosse, entre Glasgow et Edimbourg. Pourquoi cela ? Et bien parce que la reine des vampires était dans le coin, alors elle n'avait pas voulu se déplacer. Enfin, une raison dans ce genre là sans doute. Il voulait savoir ce que j'entendais par avoir à faire à des vampires. Je mourrais d'envie de lui montrer les traces de morsures que j'avais mais je me retins.

    " J'étais ici, j'ai combattu contre les vampires Aaron. J'en ai blessé certains avant qu'ils ne me tuent. Donc quand je te dis qu'ils ne sont pas fréquentable, c'est l'expérience qui parle. Après, je pense que tu es un grand garçon à ce niveau là. "

    J'avais été plutôt catégorique à ce niveau là. C'était mon vécu qui parlait pour moi, je n'inventais rien du tout. Après, s'il avait envie de photographier des vampires, libre à lui d'occuper son temps comme il le désirait. Puis, il me demanda mon avis sur les autres : les loups et les démons. Qu'est ce que je pouvais bien dire ? Puis, il ajouta qu'il pensait qu'il existait d'autres espèces que celles que nous connaissions. Il avait raison, il avait un spécimen le prouvant sous le nez mais je ne pouvais pas me permettre de le lui dire. Nous n'existions pas aux yeux des hommes, et je n'allais pas faire le buzz en le révélant au photographe.

    " Je ne sais pas s'il existe d'autres espèces surnaturelles. Je me suis renseignée dans les livres, il existe des légendes concernant les loups dans de nombreuses civilisations, mais après, c'est du cas par cas, c'est de la mythologie, donc impossible à dire tant que ces potentielles espèces ne se sont pas révélées au grand jour. Mais je ne pense pas qu'il y en existe d'autres. Pourquoi ne se seraient-elles pas révélées en même temps que les lycans ou les démons ? Tu vois, je ne me suis pas enfuie, parce que je me suis aussi posée la question. "

    Je n'étais pas complètement honnête avec lui en disant cela, je ne pouvais pas l'être, c'était d'ailleurs bien dommage, il ne méritait pas ça mais qui sait ce qu'il pourrait aller raconter si je lui en disais de trop. Ce n'est pas que je ne lui fais pas confiance, mais voilà, il n'y a pas que ma vie en jeu, il y a celle de tout mes congénères.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Dim 4 Aoû - 20:08

Habituellement, j’étais assez habile pour ne pas commettre d’impair… Mais là, j’avais été carrément à coté de la plaque et j’avais, comme le dit si bien l’expression, mis les deux pieds dans le plat ! Comment avais-je pu être aussi bête alors qu’Elecktra m’avait donné toutes les informations pour m’éviter ce genre de conneries… Elle habitait ici, en Ecosse et elle n’aimait pas les vampires. Si les Années Sanglantes avaient touchées le monde entier, c’est bel et bien en Ecosse qu’elles avaient causées le plus de dégâts. Ma mère n’avait-elle pas perdu une cousine et sa famille ? Bien sûr que si…
Alors, autant vous dire que je ne me sentais pas fier du tout lorsque la belle rouquine me rappela qu’elle était en Ecosse lors des Années Sanglantes. Elle précisa qu’elle avait combattu les vampires et qu’elle en avait blessé dans le simple but de rester en vie. J’aurais dû me douter que la vie ici avait été plus terrible que la mienne… Les humains habitant ici avaient dû voir des horreurs que je ne saurais imaginer. Et puis entre nous, si on les avait appelées les Années Sanglantes, ce n’était sûrement pas pour rien.
C’est à cause de toutes ces réflexions que je ne compris pas de suite pourquoi Elecktra me rappela que j’étais un grand garçon. Je fronçais légèrement les sourcils mais ne prenais pas le temps de trop y penser. Venant d’une autre personne, je l’aurais peut-être mal pris… Parce que, franchement, ça voulait dire quoi ? Que j’étais là pour faire copain-copain avec les vampires ! Mais bon, il faut dire que je n’avais pas été très intelligent de poser la question « pourquoi tu les apprécie pas trop » à quelqu’un qui avait vu les conflits de ses propres yeux.



- Désolé, déclarais-je sincèrement. J’aurais dû réfléchir avant de te demander ça. Tu m’as dit que tu es d’ici, donc forcément tu as dû voir les conflits et pas seulement en entendre parler, comme moi. Je n’ai vraiment pas été très malin. Et j’espère que tu ne m’en voudras pas trop de t’avoir rappelé ces mauvais souvenirs. Tiens, un petit cadeau, dis-je en arrachant le croquis de mon carnet pour le faire glisser vers elle, pour me faire faire pardonner.
Spoiler:
 


Tant pis pour mon envie de lui demander de poser pour moi grâce à mon croquis. Vue la maladresse dont je venais de faire preuve je n’allais pas me permettre de lui demander de me rendre ce service. Et puis, je pourrais toujours lui en parler plus tard ou une prochaine fois… En espérant qu’il y ait une prochaine fois.

J’avais ensuite abordé le sujet des autres créatures en lui faisant partager mon point de vue. Lorsque je déclarais haut et fort ce que je pensais, les gens avaient tendances à me prendre pour un fou ! Cependant, je ne voyais pas ce qu’il y avait de bizarre à croire qu’il pouvait exister d’autres créatures en dehors des loups ou démons ! Bien sûr, je ne savais ce qu’elles auraient pu être mais avec tout ce que j’avais lu en étant plus jeune mon imagination était débordante.
Maintenant, j’attendais de voir l’avis qu’avait Elecktra à ce sujet. Pour commencer, je fus ravi de constater qu’elle ne prenait pas la fuite et qu’elle ne se foutait pas de ma gueule. Elle m’avoua même qu’elle avait fait des recherches pour ensuite me déclarer qu’elle n’était de celle qui pensait qu’il existait d’autres créatures. Avec un sourire, je haussais les épaules. Pour ma part, j’en étais persuadé mais il faut dire qu’à 10 ans déjà je croyais à des choses imaginaires. Elle me donna cependant l’explication à son raisonnement. Si d’autres créatures existaient pour ne s’étaient-elles pas dévoilées au grand jour comme les autres… Je rigolais ensuite à sa dernière remarque…



- Effectivement, tu ne t’es pas enfuie ! Ravi que tu sois toujours là et que tu ne me prennes apparemment pas pour un fou. Après, pour répondre à ta question, je trouve qu’il existe un proverbe qui résumerait parfaitement la situation… « Pour vivre heureux, vivons cacher ». Depuis leur révélation et la fin des années sanglantes, toutes les créatures sont surveillées et fichées… Alors maintenant, imagine que tu n’es pas une humaine ordinaire, que tu as quelque chose qui fait de toi un être surnaturel… Tu préférais vivre comme n’importe quelle personne ou être fichée et que le moindre de tes faits et gestes soient surveillés ? Pour ma part, je choisirais la première solution sans hésiter. Alors, je me disais, qu’il existait peut-être des êtres surnaturels qui, en voyant comment les autres s’en étaient sortis, ont préféré resté dans l’ombre.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Dim 4 Aoû - 22:34

    Je faisais taire le léopard en moi. Aaron ne voulait pas mal agir, mais j'avais parlé de façon catégorique, sans poésie. Il avait du le sentir vu sa tête, mais de toute façon, c'était dit, je ne pouvais pas revenir en arrière. Il s'excusa d'ailleurs. Je ne vais pas dire que je n'avais pas été traumatisée par les années sanglantes, c'est impossible de ne pas avoir été traumatisé, mais bon, je n'aurais pas du être aussi sèche avec lui, il n'y est pour rien, il essaye juste de faire connaissance, d'en apprendre un peu plus sur moi, et réciproquement. Je regrettais moi aussi le ton que j'avais employé, mais c'était partie tout seul. Je n'en avais pas trop dit, j'espérais qu'il ne soit pas blessé dans son amour propre, mais s'il était celui que je pensais, ça devrait allé, à moins que je ne me trompe sur ce qu'il est vraiment. Si je me trompais, ce serait dommage, mais bon, tous nous avons nos défauts, non ? J'essaye de voir ce qui est bon en chacun de nous, même si les défauts son flagrants. On pourra me le reprocher peut être, mais c'est toujours bien d'avoir quelqu'un d'optimiste dans la vie, même si celle-ci ne nous a pas fait que des cadeaux. Mais Aaron semblait être ce genre d'homme qui sait vous redonner le sourire. Il me donna alors le portrait qu'il avait fait de moi.

    " Non, mais je n'aurais pas du être aussi sèche aussi. Merci pour le dessin, il est vraiment magnifique. "

    Si je le connaissais depuis longtemps, je lui aurais sans doute fait un baiser sur la joue mais je n'en fis rien. Je faisais juste un petit sourire pour lui montrer que moi aussi j'étais désolée d'avoir parlé trop vite, et que j'appréciais son geste de m'offrir son dessin. Il était donc photographe, mais il savait aussi très bien dessiner, c'était vraiment génial. Je n'avais jamais été très douée pour le dessin. Si je m'en sortais honorablement pour la photo, mon dessin était assez approximatif, mais le coup de crayon d'Aaron était net, rapide et précis, un grand atout pour un photographe. Bref, je préférais oublier cette partie de la conversation. Je ne suis pas du genre méchante, enfin, l'intention n'était pas ainsi, mais cela avait jeter pour ainsi dire un petit froid. Mais tout se réchaufferait rapidement, j'en étais presque certaine. Il me dit donc qu'avec l'apparition des vampires, il était persuadé qu'il existait d'autres races. Le temps l'avait confirmé avec les lycanthropes et les semi-démons, mais je lui disais de ne pas en chercher d'autres. Il avait la preuve vivante devant lui de ce qu'il avançait mais je ne pouvais pas le lui dire. En tout cas, je lui avais donné des raisons de ne pas en chercher d'autres, tout en riant un peu, comme il l'avait fait. Je l'écoutais donc me dire son point de vue. Et je dois dire qu'il n'avait pas tord du tout. Il semblait être tellement sur de lui que je ne voulais pas lui dire qu'il avait raison. J'aurais bien voulu le décourager de croire ça, mais je n'en avais pas le coeur ce soir.

    " Si tu te mets à sortir des proverbes, c'est que tu as peut être raison, mais je suis certaine qu'il existe un autre proverbe pour le contredire. Enfin, je ne sais pas, vivre caché, cela veut dire qu'à quelques parts on renie ce qu'on est, qu'on fuit aussi la vérité à notre sujet. Si j'étais un extraterrestre, peut être que je me montrerais au grand jour et que je révèlerais au monde que nous sommes nombreux, assez pour tous vous asservir ! Ahahahaha ! "

    Je faisais un petit rire diabolique pour accentuer ce que je disais, mais c'était du grand n'importe quoi, et il devait en avoir conscience. Je continuais néanmoins.

    " C'est un point de vue en tout cas. Je pense sincèrement qu'il n'existe pas d'autres races selon les recherches que j'ai fait. Après, si tu m'apporte une preuve, je te croirais. Oui, je suis un peu comme St Thomas, tu sais. "

    Et je riais de plus belle. Je disais des bêtises pour noyer le poisson. Je ne voulais pas faire un lapsus qui pourrait être révélateur à ce sujet.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Dim 4 Aoû - 23:54

Je n’aimais pas être la personne qui remuait le couteau dans la plaie et c’est ce que je venais de faire avec Elecktra sans le vouloir. Pour le coup, je reconnaissais que j’aurais dû tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de poser des questions stupides ! C’est pourquoi, pour me faire pardonner, j’avais offert le croquis de son portait à la rouquine sans aucune contrepartie. Bah oui, à la base je voulais tenter de lui faire un petit chantage amical… Le croquis contre deux ou trois photos d’elle en train de chanter que je pourrais exposer dans la galerie d’art où j’avais postulé. Tant pis… Et puis le sujet viendrait peut-être de lui-même. On ne peut pas prévoir l’avenir.
Ce qui m’étonna, ce fut qu’Elecktra s’excuse de la manière dont elle m’avait parlé. A vrai dire, cela ne m’avait pas du tout marqué. J’avais été trop énervé après ma propre personne en entendant les réponses de la rouquine. Il y avait de quoi être un chouia sur la défensive quand on avait affronté des vampires et qu’un touriste vous demandait bêtement pourquoi vous n’aimiez pas ces créatures nocturnes. J’eus un large sourire quand j’entendis le compliment de la belle concernant mon cadeau. Pour montrer à la chanteuse que sa façon de parler ne m’avait absolument pas vexé, je déclarais…



- Au moins ça prouve que tu es une fille qui a du caractère. Passant le fait que je trouvais ça cool, j’enchainais. Merci, mais la réussite du dessin est due au modèle. Je suis ravi qu’il te plaise !


Oui, c’était un compliment ! Et alors, il n’était pas interdit d’en faire… Surtout lorsque l’on venait d’avoir un comportement des plus nuls envers la personne. Heureusement, ma diversion avec le dessin avait l’air d’avoir réussi. Je n’avais pas envie que la rouquine se remémore des souvenirs plus que désagréables par ma faute.
Ensuite, nous avions continué à discuter des créatures mais de façon plus légère. En effet, pour ma part, j’étais persuadé qu’il y en avait d’autres qui avaient fait le choix de rester cacher. Elecktra quant à elle, avait pensé de la même manière que moi pour ensuite rejeté cette idée. Dommage concernant ce changement d’avis, on aurait pu imaginer ensemble quel genre de créatures était encore tapi dans l’ombre !
Elecktra me taquina ensuite concernant le proverbe que j’avais utilisé avant de contre-argumenter mes explications. C’est vrai qu’en vivant caché, ça pouvait donner à croire que l’on avait honte de ce que l’on était mais si c’était pour permettre de vivre une vie plus agréable, pourquoi pas ?  Je n’eus pas le temps de faire part de ma réflexion à Elecktra car elle partit sur un délire « alien » qui me fit éclater de rire. Un rire si franc que le barman jeta même un coup d’œil amusé dans notre direction.



- Avec un rire aussi diabolique tu risque de nous faire mourir de rire, m’exclamais-je une fois mon éclat passé. Mais ça peut être une façon d’asservir les humains… par le rire ! Cela étant dit, je campe sur mes positions. Un jour, d’autres créatures surnaturelles se feront connaître, ajoutais-je malicieusement.


Je fus ensuite amusé d’entendre mon interlocutrice dire qu’elle était comme Saint-Thomas et qu’elle ne croyait que ce qu’elle voyait. Et l’imagination dans tout ça ? En tout cas, la voir rire était un véritable délice. Je passais une bonne soirée et j’espérais qu’il en était de même pour Elecktra et apparemment c’était le cas. Malgré ma bêtise qui avait précédée un peu plus tôt.


- Que je t’apporte la preuve ? répétais-je. Même si je trouvais un crapaud capable de se transformer en prince ou inversement, je ne dirais rien ! Juste parce que tu ne m’as pas cru, déclarais-je avec un clin d’œil. Mais cela dit, ça serait bizarre à voir non ? Je marquais une pause avant d’ajouter. Et puis qui me dit que tu n’es pas une créature surnaturelle hein ? A ta façon de chanter, je dirais une sirène… Pas une des vilaines de certains livres bien sûr. Mais celles qui envoûteraient les hommes grâce à leur voix. Tu peux avouer, je serais muet comme une tombe. D’ailleurs, en parlant de ton talent… ça fait longtemps que tu chante ?
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Lun 5 Aoû - 0:19

    Ce photographe n'était en réalité qu'un vil flatteur, mais bon, ça ne me dérangeait pas, mon look était un peu particulier, bon surtout au niveau de mes cheveux, j'aimais un peu l'excentricité, même si en général, j'étais rousse orangée comme j'aimais me le dire, un roux particulier qui tirait sur l'orange sans toutefois ressembler à une mandarine, ou une clémentine ou une orange quoi. Je lui avais parlé un peu sèchement mais bon voilà, je préférais passé dessus, mais parfois je suis sur la défensive, surtout quand on me parle de choses dont je n'aime pas trop parler. Les années sanglantes ne sont pas à renier, loin de là, j'ai agis comme je devais le faire mais voilà. Il me dit que cela prouvait que j'avais du caractère. Certes mais ce n'était pas forcément ce que j'étais tout le temps, même si le léopard prends parfois le dessus. Il fit un compliment sur mon physique. Je ne niais pas, même si je trouvais mon physique assez banal en fin de compte. Je souriais néanmoins sans rien dire de plus. Qu'est ce que je pouvais ajouter à cela ? Il se rattrapait pour ainsi dire même s'il n'avait pas besoin de le faire. Il savait bien dessiner, c'était un fait, une constatation, peut être qu'il pourrait me faire une affiche, ou un essai de pochette d'album. Car oui, même si je vivais principalement des concerts que je faisais dans le coin, je sortais des chansons, des albums mais aussi des EP avec quelques chansons dessus. Je vivais de ma carrière solo, j'étais pour ainsi dire une petite célébrité locale, mais je n'étais plus aussi connue qu'à l'époque où j'avais mon groupe évidemment mais ça m'allait bien. Je pouvais marcher dans la rue sans avoir une horde de fans affamés à mes trousses.

    Ma théorie sur les aliens ne sembla pas le convaincre. Tant pis, j'aurais essayé, en tout cas, nous étions en train de rire un peu. Ce n'était pas que la journée avait été stressante, mais un peu de rire ça ne fait pas de mal. Surtout qu'il disait autant de bêtises que moi, restant persuadé qu'il existait encore d'autres espèces. Je le laissais croire, tant qu'il n'avait pas de preuves, je pouvais dormir sur mes deux oreilles. Je lui disais que j'étais comme Saint Thomas même si ce n'était pas vrai. J'avais un peu de foi quand même. Puis il me dit que j'étais une sirène. Cela me fit rire encore. Une sirène ? Sérieusement ? Il voyait une queue de poisson là ? Et puis, je risquais de me déshydrater en restant en dehors de l'eau. Puis il me demanda depuis combien de temps je chantais. Depuis toujours !

    " Je veux une preuve, sinon, je ne pourrais pas avoir foi en toi ! Je ne sais pas si ça serait si bizarre que ça, faut voir ce que tu as comme preuve. Si jamais tu penses que je suis une sirène, c'est que c'est peut être vrai, mais tu vois une queue de poisson dans le coin ? "

    Je fais semblant de regarder mes jambes et je balaye la salle du regard à la recherche d'une queue de poisson sans résultat.

    " En tout cas, s'il y en a une, tu l'as bien cachée parce que je n'en vois pas. Sinon, je pense pouvoir dire que je chante depuis toujours, enfin depuis mon enfance. La musique a bercée ma vie, et la bercera encore pour longtemps je pense. Et toi la photo ? Tu as commencé au berceau je suppose, non ? "

    Oui, je plaisantais, mais je n'avais pas tellement envie d'être sérieuse là pour le coup. Ce serait drôle qu'il m'apporte la preuve que je sois une sirène quand même.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Lun 5 Aoû - 10:22


Pour le coup et si je ne m’en rendais pas compte, il fallait bien reconnaître que j’avais oublié pourquoi j’étais là ! C'est-à-dire, faire des photos. Heureusement que j’avais fait pas mal de clichés en début de soirée sinon je n’aurais rien eu à montrer au patron qui venait justement d’arriver. Il me salua d’un signe de tête mais ne vint pas voir mon travail. Il devait sûrement avoir des choses à voir avec ses employés et viendrait plus tard jeter un coup d’œil aux photographies. Je pouvais donc me permettre de continuer ma discussion avec Elecktra. Le caractère de cette dernière me plaisait beaucoup. Enfin, pour le peu que j’en avais vu ! En tout cas elle avait l’air d’être le genre de fille qui savait répliquer quand quelque chose ne lui plaisait et en même temps, elle ne semblait pas se vexer facilement. Pour finir, elle avait un sens de l’humour dès plus amusants. Voilà pourquoi je m’amusais au lieu de faire d’autres clichés.
Et puis, depuis le temps, j’avais le droit de m’accorder un moment de détente bien mérité. Car ces derniers jours avaient été assez « boulot, métro, dodo ». Je ne m’en étais pas plein mais le fait de passer un moment différent était appréciable, surtout en charmante compagnie.

Bref, j’avais répliqué à la rouquine que je ne lui amènerais jamais la preuve que d’autres créatures surnaturelles existaient puisqu’elle ne voulait pas me croire. Mais elle insista, ce qui me fit sourire et me demanda si j’avais vu une queue de poisson qui prouverait qu’elle était une sirène. Cette réplique, me fit de nouveau rire, tout comme son comportement qui suivi. Elle se mit à observer ses jambes puis les alentours… Pour ma part, c’est elle que je regardais en attendant la suite.



- Te concernant j’ai déjà un début de preuve qui est que tu as un chant envoutant… comme les sirènes ! Après, vous avez peut-être trouvez un moyen de vous fondre dans la masse lorsque vous êtes hors de l’eau, réfléchissais-je à voix haute et amusé. Je vais continuer à étudier cette hypothèse.


Elecktra me répondit ensuite qu’elle chantait depuis toujours et je n’en fus pas surpris. J’avais adoré le concert qu’elle avait donné et que j’avais trouvé trop court à mon gout. Enfin, ce petit désagrément de durée me permettait maintenant de discuter avec la chanteuse ce qui n’était pas plus mal au final. En l’écoutant, je comprenais que la musique était sa vie et cela me redonna envie de lui faire ma proposition… Une telle passion se verrait forcément au travers de photos ou dessins. Mais j’hésitais encore à poser la question… Et puis j’avais le temps, on n’était pas à le seconde non plus !
Tout comme Makayla me l’avait demandé lorsque je l’avais rencontré, Elecktra voulu savoir depuis quand je faisais de la photographie. Je pris le parti de plaisanter…



- Oui, je suis né avec un appareil photo entre les mains, dis-je amusé. Après un sourire, je répondais plus sérieusement. En réalité, j’ai commencé par le dessin mais je ne c’est plus à quel moment. La photographie est venue à mes 16 ans lorsque je me suis offert mon premier appareil photo… ça va donc faire un peu plus de neuf ans que j’en fait et un peu plus d’un mois que je suis passé professionnel. D’ailleurs, c’est avec plaisir que je ferais des clichés de toi, si un jour l’envie t’en prend. Et j’ai de très bonnes références, précisais-je en souriant. Par exemple, l’agence de Tourisme d’Edimbourg fait parti de mes clients. Je suis sûr que sa directrice, Madame Kate Dougal, pourrait confirmer que je suis super professionnel. C'est pas rien hein ?


Et voilà, finalement j’avais abordé le sujet qui me tenait à cœur. J’avais choisis un ton décontracté mais qui laissait quand même entendre que j’étais sérieux dans ma proposition.


- Et donc, toi tu chante depuis toujours ? Ça veut dire 24 – 25 ans… ça en fait de l’expérience ! En tout cas, beaucoup plus que moi en photographie ou même en dessin.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Lun 5 Aoû - 14:16

    La soirée se finissait mieux que je ne l'avais espéré, et tout cela grâce au photographe de la dite soirée. Je ne savais pas que le gérant avait prévu cela en plus de mon petit concert, mais c'était tant mieux, non ? J'aurais des souvenirs de cette soirée au moins, je pourrais voir ma tête quand je suis concentrée sur le chant et la musique. Quand je suis comme ça, rien ne pourrait m'arrêter, même pas une coupure de courant. Bon, si quelqu'un me saute dessus et me fait tomber sur le sol, je m'arrêterais, mais sinon, non. Dans mon dos, je sentis le regard du gérant du bar-restaurant qui semblait vouloir nous voir, mais pas tout de suite semble-t-il, à moins qu'il ne veuille voir qu'Aaron. Il faut dire que ma part de travail était bien finie pour ce soir, le photographe lui n'avait peut être pas encore fini complètement. Il avait fait les photos, mais le patron voudrait peut être les voir et choisir les meilleures parmi toutes celles qu'il avait pris. En tout cas, je ne me prenais pas trop au sérieux avec lui, comme si nous étions des amis de longues dates et que ce soir nous partagions une soirée après le travail. Pourtant, il y a encore quelques minutes, je ne connaissais pas son existence. Nous parlions donc des sirènes, il me disait que j'en étais une, même si ce n'était pas vrai du tout, mais bon, j'étais rentré dans le délire, faisant en quelques sortes le clown en cherchant la queue de poisson que je devais avoir à la place des jambes. Il me dit alors qu'il allait étudié l'hypothèse comme quoi les sirènes pouvaient vivre en dehors de l'eau ce qui me fit rire à nouveau. C'était un petit rire, rien de quoi attirer l'attention sur nous.

    " Bonne chance alors pour vos recherches monsieur le chasseur de sirènes ! "

    Et je lui fais comme un petit salut militaire, histoire de lui dire que cela ne serait pas simple de trouver les preuves concernant leurs existences. Je lui disais donc que je chantais depuis toujours ou presque, depuis que je savais parler la musique avait bercé ma vie. Il me répondit alors toujours en plaisantant qu'il était né avec un appareil photo dans les mains. Je le savais qu'il n'était pas si humain que ça, il était un androïde de la photo. Il avait donc commencé par le dessin ce qui était logique en fin de compte avant de partir sur la photographie à partir de ces 16 ans. Cela faisait donc 9 ans qu'il en faisait, il avait donc 25 ans, à peine plus jeune que moi, ce qui m'allait très bien finalement. Il me dit qu'il pourrait faire des clichés de moi un de ces jours. Pour ça, je verrais, je n'en avais pas spécialement besoin pour le moment. Si jamais je devais faire un vrai concert avec mon récital, peut être que je lui demanderais de me faire des photos. Quoique, pour les affiches, j'avais Joona qui en faisait de très belles. Mais pour les billets, peut être que je lui demanderais. Enfin, pour le moment ce n'était pas prévu. Il me précisa qu'il avait de très bonnes référence et qu'il connaissait Kate. Mon visage fut surpris en entendant cela sortir de sa bouche. Le monde est petit quand même. Je connaissais Kate depuis maintenant 4 ans environ, et nous nous étions fortement liées. Cela était dû au fait que nous étions toutes les deux métamorphes, à n'en pas douter, mais cela me faisait plaisir qu'il la connaisse, et qu'il s'en serve de référence.

    " En effet, c'est la classe même d'avoir Kate Dougal dans son carnet de bons clients. "

    Mais je n'en disais pas plus. Il penserait ce qu'il voudrait, mais je la connaissais bien. Je ne voulais cependant pas faire dévier la conversation vers sa personne. Je n'avais rien dit par rapport au fait qu'il puisse un de ces jours faire des clichés de ma personne, j'y réfléchirais plus tard, je ne voyais pas l'intérêt de lui dire oui maintenant alors que cela ne se ferrait peut être jamais. Quand je fais une promesse, je veux être certaine de pouvoir la tenir. Je n'aime pas dire peut être, c'est oui, ou c'est non, mais jamais "on verra". Puis, il me dit que j'avais bien plus d'expérience que lui à savoir 24-25 ans. Il pensait donc que nous avions le même âge. Est ce que je lui avais dit mon âge ? Non, mais j'avais 27 ans, je faisais quand même un petit peu plus jeune. Enfin, ce n'était pas très important.

    " Et oui, ça en fait de l'expérience dans le chant. Ma vie m'a inspiré une bonne partie de mes chansons. Je suis d'ailleurs en train de travailler sur de nouvelles là mais elles ne sont pas encore prêtes. "

    Je ne sais pas pourquoi je lui disais ça. Peut être qu'inconsciemment cela voulait dire qu'il serait dans une de mes prochaines chansons que j'étais ou que j'allais écrire. Peut être qu'il serait une source d'inspiration prochaine, qui sais ?
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Lun 5 Aoû - 18:33

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Je souris à la remarque d’Elecktra. Du chasseur de modèle photos, j’étais passé au chasseur de sirènes et ce, en une soirée ! Pas mal hein ? En théorie, j’aurais dit que la chasse aux créatures surnaturelles était plus compliquée que celle de mannequins. Et bien la pratique n’avait rien à voir… Trouver des artistes voulant prendre la pose devant mon objectif avait été mission impossible ces dernières semaines. En toute franchise, je n’avais pas la moindre piste concernant cette idée que j’avais eue. Mais je finirais bien par trouver puisque j’étais déterminé et optimiste.


- Merci jolie sirène, répondis-je amusé.


De la chance… Je n’avais jamais été quelqu’un qui compte sur la chance ! Je trouvais que c’était un comportement trop hasardeux et j’aimais avoir des certitudes même si j’étais, il faut le reconnaître, un rêveur doublé d’un étourdi. Et puis, quand j’essayais de mettre toutes les chances de mon coté, ça ratait… Comme maintenant ! Car j’avais espérer qu’Elecktra me donne un indice concernant ma proposition. Un détail qui m’aurait fait savoir qu’elle n’y tenait pas ou qu’au contraire, cela pourrait l’intéresser. Mais en retour, la seule chose que j’avais apprise c’est qu’elle connaissait visiblement ma cliente dénommée Dougal.
Je fus surpris de voir à quel point le monde était petit… Une idée me vint alors ! Elecktra connaissait Kate… Et Kate était visiblement satisfaite de mon travail. J’aurais pu demander un service à la directrice de l’agence de tourisme d’Edimbourg qui aurait été qu’elle essaie de convaincre la rouquine de poser pour moi ! C’était une bonne idée je trouvais… mais encore fallait-il savoir si les deux jeunes femmes n’étaient que de simples connaissances ou des amies. J’allais donc interroger Elecktra pour en savoir plus.



- Hé ! Le monde est petit ici en Ecosse, déclarais-je. Tu connais Dougal Kate ? Depuis longtemps ? Moi, elle a été une de mes premières clientes, du coup on va dire que j’ai fait sa connaissance début juin. J’aurais tendance à vouloir la remercier à fois qu’on se téléphone. Faut dire qu’elle m’a filé un sacré coup de pouce quand je me suis lancé !


Je n’en disais pas plus car cela n’aurait aucun intérêt si Kate et Elecktra étaient de simples connaissances. Je ne voulais pas l’ennuyer avec les péripéties que j’avais rencontrées en me lançant à mon propre compte.

La rouquine ne me reprit pas concernant son nombre d’années et supposais que j’avais vu juste. Nous devions avoir le même âge. Je l’écoutais me dire que sa vie inspirait ses chansons et lui souris… L’inspiration pour mes dessins je la trouvais tout aussi bien autour de moi que dans mon imaginaire.
Ma curiosité fut attisée lorsqu’elle me parla des musiques sur lesquelles elle était en train de bosser en ce moment. Je les aurais écoutées avec plaisir même s’il ne s’agissait que de simples esquisses. Je lui aurais volontiers dit ceci mais je fus moins direct…



- J’espère que j’aurais le plaisir de les entendre… ça doit être un sacré boulot d’écrire les paroles, la musique et de faire que le tout se marie à la perfection.


C’est après cette remarque de ma part que le patron vint à nous. Il me demanda de lui passer la carte de mon appareil pour qu’il puisse visionner les photos que j’avais prises. Après un coup d’œil à Elecktra, il déclara que j’avais de bons gouts concernant le choix de mes modèles pour mon futur projet de photographies et dessins. Je n’eus pas le temps de lui répondre que nous ne faisions que discuter car il s’était adressé à mon interlocutrice en la félicitant pour sa prestation et repartit dans son bureau.
De nouveau, je me retrouvais en seule compagnie d’Elecktra et je remarquais que cela nous faisait un point de plus en commun… Le fait qu’on est tous les deux un projet en cours concernant notre métier.



- Il est sympa ce type je trouve… Ce n’est pas tout le monde qui accepte d’embaucher des débutants mais ça à l’air de s’être bien passé ! Je parle de moi bien évidemment, précisais-je. Je n’ai jamais trop bossé de cette façon.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Lun 5 Aoû - 21:47

    C'est vrai qu'il faisait un bon chasseur de sirènes. Enfin, pour le moment, il m'avait moi et encore, j'étais loin d'être dans ces filets, mais qui sait ce que le futur nous réserve. J'aimais en tout cas bien bavarder/rigoler avec lui. Je commençais à avoir faim, et visiblement, ce n'est pas ici que j'allais manger. Je ne savais pas s'il avait mangé avant de venir mais moi, il me faudrait trouver quelques choses, sinon, je risquais de tomber. Non, je n'en étais pas à ce point là. Il m'arrivait de sauter quelques repas, et si je ne mangeais rien ce soir, ça ne me dérangerait pas le moins du monde. Il me remercia donc, j'étais pour lui sa belle sirène. Il me parla alors de Kate qui était une de ces bonnes clientes. C'était à moitié étonnant de sa part de faire confiance à quelqu'un de novice dans le métier, mais elle aimait bien souvent les causes perdues, tout du moins donner un coup de pouce à ceux qui en ont besoin. Aaron avait cru comprendre que je la connaissais mais il ne connaissait visiblement pas notre degré d'affinité.

    " Je la connais depuis quelques années oui. Cela ne m'étonne pas de sa part de t'avoir aider. Je lui parlerais de toi quand je la croiserais, on verra si elle t'aime bien. "

    J'avais un petit regard en coin après cette petite phrase. Comme si Kate allait le critiquer et qu'il se sente mal, mais vu comment il m'en parlait, il ne faisait pas de doute que c'était réciproque. Elle devait bien l'apprécier à n'en pas douter. En tout cas, je m'y connaissais plutôt bien dans la musique, et sans cesse, j'essayais de me renouveler, d'écrire de nouvelles chansons, puis ensuite la mélodie qui va avec. C'est un long processus qui ne se fait pas tout seul, c'est une certitude. Mais j'avais l'habitude. Il m'arrivait de faire une chanson en deux jours, puis la suivant pouvait se faire en 15 jours, tout était tellement variable en fonction des humeurs et des évènements qui arrivaient dans nos vies. Sans doute qu'un bout d'une nouvelle chanson me viendrait ce soir, ou pas.

    " Oui, c'est un processus qui n'est pas forcément facile, enfin cela dépends du moment. Parfois il suffit de quelques heures, parfois il en faut plus. En tout cas, dès qu'elles sont finies tu auras l'occasion d'en entendre une. Si tu as aimé ce que tu as entendu ce soir, ce sera dans la même veine. "

    Est ce que cela était la promesse d'une nouvelle rencontre ? Oui, pour moi ça l'était car lorsque je fais une promesse, c'est que je suis certaine de pouvoir la tenir. La gérant de "Chez Andrew" vint alors nous voir. Nous avions été les deux attractions de la soirée, n'est ce pas ? Il demanda la carte mémoire d'Aaron pour pouvoir voir les photos. Il dit à Aaron que j'étais un bon modèle pour ces futures photos ? Qu'est ce qu'il voulait dire par là ? Je ne savais pas mais c'était donc pour ça que le photographe m'avait proposé de poser pour lui. Il avait un projet sur quelques choses en rapport avec des photos de jeunes femmes, enfin, dans ce gout là. Je n'y connais pas grand chose en photos. Puis il me félicita de ma prestation. Je lui faisais un petit sourire en disant merci. Puis il nous faussa compagnie, se dirigeant probablement dans son bureau pour voir tout ça. S'il avait été content de mon travail, nul doute qu'il me rappellerait peut être.

    " Je ne connais pas ces habitudes, c'était la première fois que je venais chanter ici. Mais tu ne devrais pas aller avec lui pour voir les photos ? Ce serait peut être mieux que tu lui donne des commentaires en direct, non ? Enfin, je ne sais pas, ce serait peut être un plus pour toi. "

    Ce n'était pas que je ne voulais plus discuter avec lui, mais s'il regardait les photos en compagnie du patron, ça le ferrait sans doute mieux. Enfin, il faisait bien comme il le sentait, j'avais bien fini ma part de travail.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Mar 6 Aoû - 10:57


Sans m’en rendre compte, j’avais trouvé un surnom à la rouquine… Petit nom que j’adorais de suite : « Jolie sirène ». Personnellement, je trouvais qu’il lui allait comme un gant et le plus cool c’est qu’il n’avait pas eu l’air de déplaire à l’intéressée. Je souris à cette pensée qui me vint… J’étais en train d’avoir une super conversation avec une créature surnaturelle dont j’étais le seul à connaître l’existence. C'est-à-dire une magnifique sirène.

Ce délire passé, j’avais appris quelque chose de beaucoup plus intéressant ! Cela concernait le fait que Kate Dougal, ma cliente préférée et Elecktra se connaissaient. J’appréciais énormément la directrice de l’agence de tourisme d’Edimbourg pour ses idées génialissimes mais aussi pour son caractère. J’avais toujours fait mon possible pour satisfaire ses demandes et étais à sa disposition à chaque fois qu’elle faisait appelle à mes services. Il faut dire qu’elle m’avait offert une sacrée chance en me donnant la possibilité de faire les photos pour l’agence. Un monde inimaginable pourrait voir mes photos, ce qui serait un bon tremplin pour ma carrière. Bref, tout ça pour dire que si les femmes s’entendaient bien, je demanderais à Kate de toucher deux mots à la jolie sirène pour qu’elle devienne mon modèle.
D’ailleurs, la réponse de cette dernière m’enchanta. Plusieurs années qu’elles se connaissaient et elle n’était pas étonnée que Kate m’ait aidé. Ajoutons à ça le fait qu’elle déclara qu’elle allait demander à la directrice si elle m’appréciait, ce qui voulait dire qu’elles avaient de bons rapports. C’était donc tout à mon avantage.



- Même pas peur, dis-je en imitant un gamin. Tu pourras lui poser la question et tu verras qu’elle ne dira rien de mal. Sauf, si entre-temps, je lui ramène des photos ratées ! Là je ne dis pas, ajoutais-je en plaisantant.


J’écoutais ensuite avec attention les explications qu’Elecktra me donna sur la manière dont elle écrivait ses chansons. A vrai dire, si la démarche était toujours la même, le temps, lui, variait de quelques heures à plusieurs jours. Je fus surpris de voir à quel point cela me rappelait le dessin… Car, il m’arrivait de faire des croquis en quelques minutes comme un peu plus tôt mais il arrivait parfois que cela soit beaucoup plus long. C’était surtout le cas lorsque je dessinais l’imaginaire.


- En réalité, la musique et le dessin se ressemblent plus qu’on ne le croit, déclarais-je. Concernant la partie création bien sûr. C’est étonnant je trouve !


Et voilà un autre point en commun que j’avais avec Elecktra. Cependant, je n’eus pas le temps de trop y réfléchir car le patron de « Chez Andrews » nous avait rejoints pour que je lui donne la carte de mon appareil. Il avait également félicité Elecktra mais ne s’était pas arrêté là ! En effet, il avait fait allusion à ma recherche de modèles… Il avait sûrement du penser que j’essayais de recruter la rouquine. Il faut dire que ça avait été le cas mais exposé comme ça, ça le faisait moyen.
Lorsqu’il fut parti j’avais donc repris la parole pour dire à Elecktra que le patron était sympa de laisser sa chance aux débutants… Mais c’était seulement pour trouver un moyen de détourner des pensées de la belle ce qu’il venait de dire concernant mon projet. Et non, je n’avais pas honte ! Mais je trouvais qu’il l’avait mal énoncé.

Elecktra m’expliqua qu’elle n’avait jamais travaillé pour lui avant. Et un autre point commun entre nous ! ^^ Elle me demanda ensuite si je ne devrais pas aller avec celui qui m’avait embauché… C’est ce que j’allais faire mais pas tout de suite.



- Moi aussi, je n’avais jamais travaillé pour lui avant mais il a l’air cool. Après, tu as raison, mais je préfère lui laisser le temps d’observer les photos à sa guise sans être perché par-dessus son épaule. Mais si tu veux que je te fausse compagnie, je peux comprendre, ajoutais-je avec un sourire. Je marquais une pause et reprenais avec un peu plus de sérieux. Sinon, je pense qu’il ta pris pour un de mes futurs modèles… Tu sais, ce que je t’ai dit tout à l’heure. C’est vraiment un projet pour une galerie d’art. En fait, je cherche des modèles hommes ou femmes appartenant au monde de la musique, du théâtre, etc. C’est pour faire une série de photos portraits et dessins d’artistes sur scènes. Donc… J’étais sincère quand je t’ai proposé de te photographier, finissais-je par dire.


Et voilà, j’avais mis les choses au clair et j’attendais de voir la réaction de la rouquine.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Mar 6 Aoû - 16:11

    Le fait que je parle d'Aaron à la grande Kate Dougal ne semblait pas lui faire peur. Pourtant, elle n'était pas forcément commode, elle avait du caractère quand il le fallait, mais elle semblait s'être enticher du jeune homme, enfin sans doute parce qu'il faisait du bon travail, sinon, il ne ferrait aucun doute qu'elle ne l'aurait pas conservée dans son carnet d'adresse. Il semblerait en tout cas que nous aillons des points en communs qui faisait que le courant passait bien entre nous. Je suis sur que le délire de la sirène resterait quoique nous fassions la prochaine fois. Et puis une sirène rousse, comment ne pas penser à Ariel la petite sirène, n'est ce pas ? Enfin, le roux tirait largement vers l'orange mais ce détail n'était pas très important. Il me faudrait cependant trouvé le crabe qui jouerait le rôle de ma conscience. Je n'avais pas de Sébastien dans les parages, tant pis. J'avais peut être trouvé mon Eric, qui sait ? Pour le moment, nous parlions sans sous entendu, comme deux personnes qui font simplement connaissance, rien de plus. Même s'il m'était sympathique, je ne pouvais pas me permettre d'aller trop vite, ce n'est pas comme ça que les choses fonctionnent, n'est ce pas ?

    " Je lui poserais la question, j'aurais le temps de voir si tu lui a fais du mauvais travail entre temps. Mais ça ne devrait pas arriver, n'est ce pas ? "

    Non, Aaron était un pro, il ne pouvait pas se rater. Enfin, vu ce qu'il me disait, il n'avait pas tellement d'expérience dans la photo. Mais bon, je pense que pour ça, on est doué, ou on ne l'est pas. Après, il doit y avoir des techniques qui s'apprennent comme dans le chant. Je lui expliquais ensuite le processus de création d'une chanson. Il y avait en général, souvent les paroles qui venaient en premier puis la mélodie. Du moins, c'est comme ça que moi je fonctionnais, mais ce n'était pas forcément le cas de tout le monde après tout. Certains qui sont d'abord musiciens trouvent la musique puis y ajoute des paroles. Je suis avant tout une chanteuse même si je sais joué de la guitare.

    " Moi, ça ne m'étonne pas. Toute forme d'art se ressemble au fond. Il y a toujours une préparation pour arriver à quelques choses de plus abouti. Après, le temps de préparation varie c'est tout, comme pour un bon repas. "

    Même si je n'étais pas forcément une très grande cuisinière, je savais que pour certaines viandes pour qu'elles soient bonnes, il faut un temps de cuisson plus important. Certaines viandes seront très bonnes avec peu de cuissons, pour d'autres, il faudra plus de temps pour avoir quelques choses de qualité. Après cela dépends si vous mangez dans un restaurant 3 étoiles ou au Mcdo du coin. C'est comme partout, il y a de la qualité, ou pas. J'espérais faire un travail de qualité et le patron me le confirma. En était-il de même pour le photographe ? Le verdict ne tarderait pas à tomber vraisemblablement. Il allait voir les photos. Je pensais que cela serait peut être mieux que le photographe soit là, mais Aaron me dit qu'il préférait que le patron soit tranquille pour voir une première fois les photos. D'accord, ça ne me dérangeait pas du tout, c'est lui qui gère son affaire.

    " Ah non, mais je ne sais pas, je pensais que c'était peut être mieux pour toi de voir la réaction du client à chaud, mais c'est toi qui gère ton affaire. "

    Je ne me faisais pas spécialement de soucis pour lui, mais personnellement, je n'aurais pas agis de la sorte. En tout cas, il m'expliqua qu'il avait un projet de photo avec des artistes comme moi, c'est pour ça qu'il m'avait proposé. Pourquoi ne l'avait-il pas dit plus tôt ? Si j'avais un peu de temps libre, je pourrais l'aider à ce niveau même si je n'avais pas spécialement besoin de faire des photos pour moi.

    " Oh, d'accord. Ma foi, si je peux aider pourquoi pas. Je devrais pouvoir avoir un peu de temps à consacrer à ce shooting. "

    Oui, je lui disais donc oui, il n'y aurait qu'à fixer le rendez-vous et le lieu pour faire les photos pour l'aider.
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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Mer 7 Aoû - 12:02


Notre conversation s’était portée sur Kate par le plus grand des hasards. Mais ce dernier faisait bien les choses car j’avais le plaisir de constater que ma cliente préférée et la jolie sirène se trouvant près de moi se connaissaient bien et s’appréciaient. C’était fou quand même ! Mais c’était bien réel et ce n’est pas moi qui allais m’en plaindre.
Entendant Elecktra dire qu’elle allait demander à la directrice de l’agence de tourisme ce qu’elle pensait de moi, j’avais répliqué en souriant que je n’avais rien à craindre. Je savais que ma cliente était satisfaite de mon travail et de plus nous étions sur la même longueur d’onde. Ajoutons à cela que je ne comptais pas commettre d’impairs professionnels, il était impossible que Kate fasse la langue de vipère à mon encontre.



- Tu lui passeras le bonjour de ma part, si tu la croise avant moi, dis-je simplement.


La conversation s’était ensuite orientée sur nos métiers respectifs dont le nombre de points en commun me laissait perplexe. L’invention, le déroulement de la création, etc. tout était si similaire ! Cela ne sembla pas surprendre Elecktra. Mais, comme je n’avais jamais réfléchi aux étapes d’élaboration d’une musique, ma réaction était forcément tout autre.
J’écoutais la jolie sirène avec attention lorsqu’elle m’expliquait que, pour elle, quelque que soit l’art, la création était souvent identique. Je n’allais pas la contredire puisque je venais de me rendre que ce qu’elle disait était tout à fait vrai. Avec un sourire franc, je lui répondais…



- Et voilà pourquoi le courant passe bien ! Parce que nous avons tout un tas de points en communs tous les deux. On pourrait même être une source d’inspiration mutuelle, ajoutais-je amusé. Je pourrais t’inspirer la création d’une nouvelle chanson et toi, tu pourrais m’insuffler de nouvelles idées de dessin. Je n’ai jamais fait de croquis de sirène maintenant que j’y pense.


Toutes les bonnes choses ont une fin dit-on ! Et je savais que cette rencontre allait bientôt se terminer lorsque le patron de « Chez Andrews » était venu chercher mes clichés. Elecktra avait été surprise que je n’aille pas de suite avec ce dernier mais je préférais agir de la sorte et passer encore un peu de temps avec elle. De plus, je voulais rectifier une chose que le boss avait dite concernant mon projet et qui aurait put être mal interprétée. Voilà pourquoi j’avais expliqué à la rouquine de quoi il en retournait avant de lui dire que ma proposition de séance photos était sincère.
J’eus un large sourire lorsque je l’entendis me répondre qu’elle était d’accord. J’aurais encore plus voulu rester en sa compagnie mais après un coup d’œil en direction de la porte du bureau je savais que je ne pouvais pas.



- Je suis ravi que tu sois d’accord et j’ai vraiment été enchanté de te connaître, dis-je en faisant glisser le croquis de nouveau vers moi. Au dos, j’inscrivais mon numéro. Je le rendais ensuite à sa destinataire. N’hésite pas à me contacter quand tu veux. Le devoir m’appelle…


Je me levais ensuite sans grande motivation mais je ne laissais rien paraître. Je devais aller voir le patron ! Me dirigeant vers la porte de ce dernier, je souriais. J’avais réellement passé une bonne soirée et j’espérais qu’elle me donnerait des nouvelles au plus vite. Je n’avais pas pris son téléphone pour qu’elle se sente rassurée ! C’est elle qui avait les cartes en main. Et puis, comme le dit si bien le proverbe « l’homme propose, la femme dispose ». Arrivé, à la porte je frappais et l’ouvrais en entendant le patron m’inviter à le faire.
Je me retournais une dernière fois en direction de la sirène et lui fit un léger signe de la main en souriant.

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MessageSujet: Re: Discuter après le travail [Livre II - Terminé]   Mer 7 Aoû - 14:12

    Il me chargeait donc de passer le bonjour à Kate si je la voyais avant lui. Je ne savais pas quand je la verrais exactement, mais peut être que lui le savait puisqu'ils avaient une relation plutôt professionnelle, du moins j'avais compris cela dans ce sens. Ils semblaient bien s'entendre mais dans une relation de ce genre, c'est un plus non négligeable.

    " Je n'y manquerais pas, puisque de toute façon, je vais lui faire un grand interrogatoire sur ta personne. "

    Je disais ça pour rire, mais si elle le connaissait bien, il était presque sur que je lui poserais des questions à son propos. Là comme ça, il était gentil et pleins d'attentions, mais peut être qu'elle connaissait une face cachée du personnage. Enfin, pour ce soir nous ne faisions que discuter tranquillement, sans rien de plus, non ? Oui, c'est ce que je me disais pour le moment, nous verrons bien ce que donne la suite. Je lui expliquais ensuite le processus de création habituel pour presque toutes les sources d'art possible et imaginable. Si tu fais bien ton travail, il y a toujours une phase de préparation avant d'arriver à quelques choses d'abouti. Avant de chanter ici par exemple, j'avais sélectionné mon répertoire, puis j'étais venue un peu avant pour m'imprégner des lieux et de l'ambiance car chaque lieu à une histoire, et donc une ambiance différente. Peut être qu'une de mes chansons auraient pu ne pas correspondre, mais il semblerait que j'avais eu le bon feeling. Il me dit alors que nous avions de nombreux points communs puisque finalement, nous étions tout les deux des artistes même si notre art n'était pas le même. Ce serait drôle qu'un jour nous échangions nos arts ... Enfin, peut être pas à notre prochaine rencontre, peut être plus tard quand nous nous connaitrons mieux, ou peut être jamais.

    " Tu ne viens pas d'en faire un juste à l'instant ? Si je suis une sirène, ce que je n'affirme pas, tu viens d'en réaliser un. Après, il manque peut être la queue de poisson. "

    Oui, je crois que le délire sur la sirène et sa queue de poisson resterait entre nous deux. J'étais la sirène et lui qu'est ce qu'il était ? Le chasseur ? Non, ça ne lui allait pas très bien. Il serait pour le moment le petit photographe pour moi. Le petit ne faisant pas référence à sa taille, c'était pour ainsi dire amical, mais nul doute que si nous étions voués à nous revoir que son petit surnom changerait. Puis il m'expliqua son projet, je serais ravie de pouvoir l'aider, ça ne me coutait pas tellement à vrai dire. Il me dit qu'il était donc content que j'accepte mais que le devoir l'appelait pour de bon cette fois. Il reprit le dessin qu'il avait fait de ma personne y mettant son numéro de téléphone à l'arrière, sans me demander le mien. J'avais donc le choix de le contacter ou de ne pas le contacter. Il se rendit alors au bureau du patron, me faisant un petit signe de la main. Je répondais par un petit sourire et un signe de tête. Puis il rentra dans le bureau.

    Le barman vint me voir alors avec un petit sourire. Il me dit qu'il était mignon et très gentil, que je devrais tenter le coup. Je finis mon cocktail, enfin ce qu'il en restait d'une traite. Je ne savais pas tellement quoi faire là tout de suite. Je rentrais néanmoins le numéro de téléphone dans mon portable, on ne sait jamais si je perds le dessin. Je me prenais la tête entre les mains regardant le plafond. J'avais 27 ans, et les relations sérieuses à ce niveau n'avaient pas été légion. Je ne dis pas que je suis en manque d'amour, mais cela ne pourrait pas me faire de mal. Je rangeais le dessin dans mon étui à guitare, puis je partais. J'avais le temps pour réfléchir de toute façon, je n'étais pas pressée.
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