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Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]
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MessageSujet: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMar 30 Juil - 0:10

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(c) mullingnuggets


7 juin 2013

Comme à mon habitude depuis mon arrivée à Edimbourg, j’étais partis erré dans les rues et ruelles du vieux quartier de la ville qui était, d’après ce que j’avais entendu dire, interdit aux créatures surnaturelles. Bien que je n’aie pas encore eu le loisir de tout voir, je devais reconnaître que ce quartier avait un charme fou. Je savais que l’université ne se trouvait pas loin, tout comme le musée que j’irais prochainement visiter et la cathédrale St Gilles. Monument magnifique à photographier mais que je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller voir… Cependant, j’avais tout le temps car ma nouvelle vie ne faisait que commencer.
La première heure de l’après-midi étant arrivée sans que je ne m’en rende compte, je faisais une halte dans un snack-bar pour m’y acheter un encas ainsi qu’une boisson à emporter et me dirigeais vers l’espace de verdure que j’avais aperçus quelques minutes plus tôt. Le « George Square » était un endroit paisible à première vue et je m’asseyais sur l’un des derniers bancs de libre. A l’ombre des arbres, je profitais d’une légère bise qui n’avait rien de dérangeante en cette très chaude journée de juin.

Tout en mangeant, je regardais les enfants qui jouaient non loin de là autour d’une fontaine à eau. Leurs rires et leur joie étaient communicatifs et je ne pus m’empêcher de prendre mon carnet de croquis. J’esquissais quelques traits jusqu’à ce que je me rende compte que mon téléphone sonnait. Récupérant rapidement le mobile, j’eus le temps de voir qu’il s’agissait du numéro de Makayla Brown mais pas de répondre. Et merde, je n’avais plus qu’à espérer qu’elle ait laissé un message. Elle voulait sans doute répondre à ma demande suite à mon appel. En effet, m’installant à mon compte en tant qu’artiste-photographe on m’avait conseillé de faire appel à cette femme si j’avais besoin de conseil et c’est ce que j’avais fait.
Un léger bip m’informa que j’avais bel et bien un message. Sans plus attendre j’écoutais ce dernier…

Citation :
Bonjour à vous Aaron. Et bien, on vous a plutôt bien conseillé oui. Je ne sais pas quand est ce que vous êtes libre, mais pourquoi ne pas nous rencontrer ce soir, disons 20h au Celtic Pub ?

L’ancienne photographe me donnait rendez-vous et je n’avais pas à attendre longtemps puisqu’elle le fixait à ce soir 20h au Celtic Pub. Je lui envoyais un message la remerciant et l’informant que je serais à l’entrevue… En rangeant mon téléphone, je constatais que les enfants étaient partis et je décidais de faire de même. En regagnant mon domicile, je m’arrêtais dans le snack-bar une nouvelle fois afin que l’on m’indique l’emplacement du lieu où je devais me rendre dans quelques heures.
La serveuse blonde me donna toutes les indications nécessaires et plus encore en souriant. J’appris grâce à elle que le Celtic Pub était un bar écossais traditionnel. C'était un endroit idéal pour discuter avec la population locale, et apprendre ses coutumes. J’en déduis qu’elle avait ajouté cela en entendant mon accent canadien. La remerciant, je retournais chez moi.

En attendant que l’heure passe, je préparais un mini book de mes photos, dessins, croquis et autres au cas où Mademoiselle Brown requiert à voir mon travail. C’était envisageable puisque j’allais tout même lui demander de m’aider à trouver des clients et me mettre en contacts avec ses anciennes relations. Je choisissais avec soin ce que j’allais lui montrer et lorsque ce fut chose faite, je filais prendre une douche rapide.
Le début de soirée avait amené avec lui un peu plus de fraîcheur… Aussi j’enfilais un jean basique et une chemise légère avant de passer négligemment la main dans mes cheveux pour les arrangés. Une fois prêt, je saisissais mon portable que je glissais dans ma poche, mon book et mes clés d’appartement uniquement. J’avais décidé d’aller à pied au pub et il ne me fallu qu’une quinzaine de minutes pour y arriver.

Une fois à l’intérieur, je m’installais à une petite table et commandais une bière locale. Je ne savais absolument pas si j’allais l’apprécier mais je tenais à ce que le pays d’origine de ma mère m’accepte et pour que cela soit le cas, je me devais d’apprendre à le connaître… C’est en attendant que l’on m’amène ma commande que je réagis à un détail qui m’avais échappé jusque là. Non mais quel étourdi je pouvais faire ! Je n’avais pas la moindre idée de ce à quoi ressemblait Makayla Brown et il en était de même pour elle me concernant.
Je remerciais la serveuse d’un sourire lorsqu'elle m’apporta ma chope tout en prenant mon téléphone en main. Rapidement, j’informais la femme que j’attendais par message que j’étais déjà au Celtic Pub. Je lui précisais la table et envoyais le texto sans même remarquer que la destinataire de ce dernier venait de faire son entrée le bar.

Aaron Caron

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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMar 30 Juil - 14:50

    La journée semblait être calme aujourd'hui, mais après tout, toutes les journées ne peuvent pas être aussi rythmée, il faut des temps morts pour apprécier les temps forts, n'est ce pas ? J'avais reçu un appel d'un certain Aaron Caron qui venait sur la ville pour s'installer en tant que photographe et apparemment, on lui avait dit de me contacter pour en savoir plus. Cela m'étonnait un peu, qui avait pu lui dire ça ? Je n'en savais rien, mais étais-ce important ? Mes talents avaient sans doute été reconnus par certains. Je n'étais pas mauvaises dans mon genre c'est certains. Bref, je tentais de le contacter, mais il ne décrocha pas. Peu importe, je lui laissais donc un message avec un rendez-vous au Celtic Pub dans la soirée. Au moins, j'aurais le temps de finir ici à la brigade de revenir chez moi, de manger un morceau et de le rejoindre tranquillement. Je m'amuserais à le faire patienter s'il le faut, j'aime me faire désirer parfois. Quelques minutes plus tard, il m'envoya un message écrit comme quoi, il me remerciait par avance et qu'il serait là pour le rendez-vous. Très bien, je savais de quoi serait faites ma soirée au moins. L'après-midi passa alors plus ou moins rapidement. Puis l'heure de partir arriva. Je saluais quelques collègues avant de prendre mon envol en moto pour Livingston. Une fois à mon appartement, je prenais une douche rapide histoire d'être fraîche pour la soirée. Je me préparais un peu à manger, il était environ 19h30 quand tout cela fut fini. Le temps que je descende, je serais juste à l'heure au rendez-vous. Je prenais ma moto et me rendait donc en direction d’Édimbourg. J'aimais cette ville, c'était ici que j'avais fait les plus belles photos, enfin à mon sens. Je me rendais donc au Celtic Pub, il était environ 20h passé de quelques minutes. S'il m'avait contacté le premier, il devait savoir à quoi je ressemblais, non ? Peut être pas, peut être que ma couleur de cheveu me ferrait passé inaperçue. Pourtant, en entrant dans le bar, je me stoppais. J'observais la salle, il y avait du monde. J'éliminais quelques personnes d'un simple coup d'oeil, soit parce que je les avais déjà vue ici, soit parce qu'elles étaient en groupe ou en couple. Je cherchais un homme entre 25 et 30 ans à première vue, seul, avec sans doute des documents avec lui et un appareil photo. En regardant bien, je le trouvais facilement, du moins, je supposais que c'était lui. Je n'avais pas même vue le texto qu'il m'avait envoyé quelques secondes auparavant. Je m'approchais donc de lui avec ma veste de moto. Sans doute qu'il ne s'attendrait pas à voir une jeune femme habillée de cette façon mais peu importe. Je faisais un petit signe au barman, je le croisais souvent ici.

    " Aaron je présume ? "

    Si ce n'était pas lui, ce n'était pas très grave, cela voulait dire qu'il n'était sans doute pas encore arrivé. Je l'attendrais au bar le cas échéant, mais quelques choses me disait que c'était bien lui.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMar 30 Juil - 22:10

Aussi fou que cela puisse paraître, j’étais légèrement stressé… voir même un peu plus ! Pourtant, cette entrevue n’avait rien de terrifiante, au contraire. Elle avait pour but de m’aider et c'est ce que je n’avais cessé de me répéter en préparant mon book un peu plus tôt. Cependant, cela m’avait tellement occupé l’esprit que je n’avais même pas demandé à Makayla de se décrire. Voilà pourquoi je lui avais envoyé un message une fois au Celtic Pub, pour lui dire où je me trouvais. Rapidement, j’avais jeté un coup d’œil en direction de l’entrée et aperçus une femme. Elle ne m’avait pas échappé de par la tenue qu’elle portait, une veste de moto !
Cependant, je ne m’étais pas attardé dans une observation plus en détail afin de reporter toute mon attention sur mon portable en guise d’une éventuelle réponse de la part de Makayla. Aucun message n’arriva mais la motarde s’arrêta à coté de ma table après m’avoir interpellé. D'abord surpris, j’eus un sourire à l’égard de la venue et me levais en lui tendant la main pour la saluer.



- C’est bien ça, enchanté ! J’espère ne pas avoir fait preuve d’impolitesse en vous contactant de la sorte, déclarais-je en m’asseyant de nouveau.


Alors que je terminais ma phrase, j'en vins à me poser une question qui ne m’était jamais venu à l’esprit avant ça. Mon accent, car oui, j’en avais un ! Comment était-il perçu par les écossais ? Je savais qu’il avait tendance à amuser les français et que ces derniers trouvaient certains de nos mots français étranges. En serait-il de même pour les écossais ? Peut-être. La seule chose que je ne souhaitais pas, c’était que mes origines ait un impact négatif sur ma vie ici.
Bref, je devais me sortir cette pensée de la tête. J’avais le défaut d’être étourdi et dans la lune mais Makayla n’avait pas besoin de le savoir, du moins pas dès notre première entrevue. Ne voulant pas attaquer directement sur ma demande d’aide, je jetais un nouveau coup d’œil sur la veste de moto et eus un léger sourire. J’en avais une aussi, de moto, mais elle était resté au Canada. Elle appartenait à mon père qui me l’avait donné pour mes 18 ans et ce, sans faire de jaloux car mon frère n’aimait pas la moto.



- Vous faites de la moto ? J’ai toujours trouvé que cela procurait un sentiment de liberté en plus d’être pratique. Et mon pays regorge de routes traversant des paysages magnifiques, ajoutais-je avec un sourire.


Combien de fois avais-je enfourché mon bolide pour partir en excursion photos ? Sûrement des milliers de fois et je n’en gardais que de merveilleux souvenirs. Mais le moment n’était pas à la nostalgie car je n’étais pas seul… J’étais même en charmante compagnie.
Tout en attendant sa réponse, j’espérais qu’elle prendrait bien le vouvoiement. Beaucoup de personnes ne l’appréciait guère car le trouvant vieillissant. Mais dans mon cas, c’était une preuve de respect.

Aaron Caron

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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyVen 2 Aoû - 23:25

    Ah, mon sens de l'observation était toujours aussi affûté, j'avais réussi à le trouver sans trop de problème. Bon, en regardant la majorité des personnes présentes, j'avais à peu près, une chance sur quatre de me tromper, mais par élimination, il semblait que le plus probable soit lui et j'avais eu raison. Et oui, Makayla Brown est une motarde, cela doit en surprendre plus d'un quand on ne me connait pas. Il se leva alors pour me tendre la main que je serrais alors. Pas besoin de faire les présentations, c'est déjà ça de gagner. Enfin, je ne connaissais rien de lui, à part qu'il s'appelait Aaron Caron qu'il venait d'arriver en ville et qu'il se montait comme photographe. En gros, à peine étais-je arrivé à la PES que j'avais déjà un remplaçant. Mais ce n'était pas plus mal à vrai dire, enfin avant de lui donner une liste de contacts ou quoique ce soit, je voulais voir à quoi ressemblait le bonhomme, s'il était digne de confiance, s'il était vraiment sérieux, si on pouvait compter sur lui. Oui, je n'allais pas dire à ceux que je connaissais qu'on pouvait lui faire confiance, si ce n'était pas le cas, qu'est ce que vous pensez ! J'ai une réputation à tenir moi. Enfin, je n'ai pas envie qu'il fasse du mauvais travaille auprès de personne sérieuse. Déjà, un bon point pour lui, il était poli et discret. Il ne s'était pas mis à la vue de tous au bar ou à une autre table. Il était dans le fond et il s'était levé pour me serrer la main. J'avais donc un a priori positif le concernant mais rien ne pouvait être certains. Il espérait ne pas avoir fait preuve d'impolitesse en m'ayant contacté de la sorte.

    " Et bien, ce n'est pas tout les jours que je reçois ce genre d'appel mais ça ne me dérange pas. Enchantée également de vous rencontrer monsieur Caron. "

    Je m'asseyais donc à la table en sa compagnie, je verrais bien ce qu'il a dans le ventre le type. Il semblait être quelqu'un de bien. Il me demanda alors si je faisais de la moto. Cela se voyait, il essayait de tisser un lien ce qui ne me dérangeait pas le moins du monde, surtout qu'apparemment lui aussi en avait eu une selon ce qu'il me disait. Oui, j'avais bien une moto que je traînais depuis plus de 4 ans à présent.

    " Oui, je fais de la moto depuis un petit moment. J'aime bien ça, je trouve que c'est un moyen rapide d'aller d'un point à un autre, de se faufiler entre les voitures. Mais quel est votre pays pour que vous soyez nostalgique comme ça ? "

    C'était en quelques sortes une question piège. Si je le sentais trop nostalgique, qui me dit qu'il ne retournerais pas dans son pays d'origine sur un coup de tête ? S'il m'avait contacté, c'était qu'il ne comptait pas repartir de si tôt mais on ne sait jamais, mieux vaut prévenir que guérir.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptySam 3 Aoû - 0:41

Je n’avais pas eu à attendre longtemps pour voir arriver la personne que j’avais moi-même contacté pour m’aider. Car oui, je ne le niais pas ! J’avais besoin que l’on me fil un coup main pour commencer à me faire un nom… Je n’avais pas envie de me retrouver à bosser dans un laboratoire comme cela avait été le cas à Paris. Le travail n’avait pas été horrible en soi, mais je ne voulais plus être celui qui développe les clichés, je voulais être celui qui se trouvait derrière l’objectif. Celui qui voyait des détails que le commun des mortels ne parvenait pas à capter.
C’est légèrement stressé que je m’étais présenté à Makayla. Mais je me rendis compte que je n’avais pas à m’angoisser… La femme qui m’avait rejoint avait l’air des plus sympathiques et qui plus est, elle faisait de la moto.
Quel hasard ! Moi aussi je faisais de la moto… Enfin, ce n’était plus le cas maintenant car je n’avais pas eu les moyens de faire venir ma moto. Et c’est à contrecœur que je l’avais laissé à mon père qui m’avait promis d’en prendre soin jusqu’à ce que je puisse la faire venir en Ecosse. Mais, en réfléchissant bien si les affaires marchaient pour moi, ce jour pourrait arriver plus vite que prévu. J’avais donc encore plus besoin d’aide de la par de ma consœur.

Makayla, après avoir pris place en face de moi, me répondit que cela faisait un moment qu’elle faisait de la moto… et je l’enviais. Après, pour le fait de se déplacer facile, j’étais d’accord avec elle. Mais, j’avais toujours fait de la moto pour admirer les paysages entourant ma ville d’une autre manière qu’en voiture. Après, je ne savais pas si l’Ecosse était capable d’offrir des paysages aussi vastes que le Canada mais je restais persuadé que de nombreux endroits aux alentours devaient mérités d’être vus.
Makayla me demanda ensuite quel pays provoquait chez moi cette nostalgie. Je souris à la brune… A vrai dire, je n’étais pas mélancolique à cause de mon pays mais uniquement concernant ma moto. Il est vrai que ma famille me manquait parfois mais j’avais toujours été assez solitaire et indépendant. De plus, je les appelais une fois par semaine pour prendre des nouvelles.



- Je suis né à Vancouver mais je n’ai pas la nostalgie du pays, précisais-je en souriant. C’est juste que ma moto est restée là-bas et qu’il me tarde de pouvoir me la faire ramener ici. Je pense que ce sera possible dès que j’aurais signé mes premiers contrats et justement… Je marquais une pause… C’est pour ça que j’ai fait appel à vous.


Makayla était tout à fait au courant mais cela me gênait quand même de mettre ça sur le tapis. Cependant, je n’avais pas le choix et je préférais être fixé au plus vite… J’avais mis de l’argent de côté quand je bossais à Paris mais je ne pourrais pas tenir des mois sans aucun contrat.
Je faisais glisser mon book en direction de la brune avant de reprendre la parole.



- J’ai ramené quelques clichés que j’ai pu réaliser jusque là. Il y a des portraits, des photos d'événementiels et aussi des paysages. Vous pourrez voir mon pays au travers de ces derniers, ajoutais-je en souriant. J’ai aussi glissé quelques uns de mes croquis, dessins et peintures… Je me suis dit que vous voudriez sûrement juger mon travail avant de me recommander à qui que ce soit.


Là, j’étais stressé ! Je n’avais jamais montré mes photos à d’autres photographes… J’espérais que le fait que je fasse de la photo depuis presque 10 ans serait un atout. Et, sous la table, je croisais les doigts pour que Makayla aime mon book. Maintenant, je n’avais plus qu’à attendre.
Aaron Caron

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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptySam 3 Aoû - 14:39

    Aaron ne semblait pas être un type méchant, c'était déjà un bon point pour lui. Est ce que c'était un bon photographe ? Là était un point que je ne pouvais soumettre à mon jugement pour le moment. Il s'installait en ville, il cherchait des contrats pour ne pas être à la rue, c'était finalement logique, même s'il aurait pu se débrouiller seul, non ? Il n'était pas du pays, donc il avait peur d'affronter les autochtones écossais, cela pouvait se sentir. Il était un peu tendu, rien de bien méchant, mais je pouvais pleinement le sentir, il avait peur de quelques choses qui semblait me dépasser un peu. Lui faisais-je peur ? C'était possible, même si je n'y croyais pas. Nous avions la photographie et la moto en point commun, je ne pouvais pas lui faire peur, à moins que ce ne soit ce que je représentais. Nul n'est prophète en son pays me direz-vous mais je l'étais en quelques sortes pour lui. Je représentais son meilleur espoir de décrocher des contrats. Si durant de nombreuses années, j'avais bossé pour un grand groupe journalistique, j'avais pris mon envol financièrement parlant il y a quelques années. Mon travail était apprécié, et jusqu'à mon engagement avec la PES, j'honorais des contrats. Même si la photographie n'était plus mon fond de commerce, elle avait une place importante dans mon coeur. Nous étions partis sur le sujet de la moto et pas encore ce qui concernait le but de l'appel du jeune homme. Un moyen comme un autre de briser la glace puisque de toute évidence, si c'était la première fois que nous nous croisions, ce ne serait pas la dernière, du moins, je le pensais. Il était gentil mais s'il n'avait plus besoin de moi, peut être que nous ne nous reverrions jamais après tout je n'étais qu'un tremplin pour lui rien de plus. Il était donc canadien, né à Vancouver, une belle ville pour ce que je me souviens. Ainsi, il n'était pas particulièrement nostalgique de son pays mais de sa moto. C'est bien un homme tiens. Peut être que s'il est gentil, je lui offrirait un petit tour gratuit de ma moto, mais pour ça, il faudrait qu'il soit très convainquant, même si intrinsèquement, je ne doutais pas qu'il le soit.

    " Ah, la moto c'est une liberté que tout le monde ne peut pas se permettre. Mais je ne doute pas que vous pourrez vous en procurer une. Il y a des affaires qui se font dans le coin, je vous donnerais une adresse pour trouver une belle bécane pas forcément trop chère, sauf si vous tenez vraiment à la votre. "

    Et oui, certains aime la moto mais si ce n'est pas la leur, ça ne le fait pas. Peut être que sa moto avait une petite odeur sentimentale, alors il n'en voudrait pas une autre. Mais pour le moment, nous n'en étions pas là, du moins, je ne doute pas que nous revenions sur ce sujet plus tard. Très vite, il en vint au but de notre rencontre me faisant glisser son book avec ces photos pour me faire voir de quoi il était capable. Avant que je ne regarde dans le détail tout ça, il me décrit ce que j'aurais l'occasion de voir. Il semblait bien organisé, très professionnel. Si les photos me plaisaient, il aurait droit à ma sympathie et à quelques recommandations de ma part. Il savait aussi esquisser des croquis et des dessins, ce serait un avantage ça aussi. Une fois qu'il avait fini de me parler, je ne disais rien et ouvrait le livre, observant les photos. Je m'arrêtais en détail sur chacun d'entre elles. Il n'y avait pas à dire, il était bon. Il y avait d'infimes détails parfois qui me chiffonnaient mais rien qu'un non initié ne puisse déceler, autrement dit, ces photos étaient parfaites pour plus de 98% de ma population.

    " Et bien, j'aime votre travail Aaron. Vous faites de la photo depuis longtemps ? Parce que je peux voir la patte de l'expert là. Vous auriez pu vous présentez de vous même chez de potentiels clients avec un book comme ça. Pourquoi être passé par moi auparavant ? "

    Je ne considérais pas cette question comme cruciale, mais elle était un ultime test auprès de sa personne pour voir si je pouvais pleinement lui faire confiance. Après cela, je pense que nous pourrons discuter plus librement sauf s'il avait des questions à mon égard ce qui ne m'étonnerait pas vraiment. Il semblait vouloir bien faire son travail, dans les règles de l'art, c'était devenu rare depuis la fin des années sanglantes.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyDim 4 Aoû - 20:01

Petit à petit, alors que la discussion avançait, je me rendais compte que je n’avais pas à stressé face à mon interlocutrice. Elle n’avait pas l’air de s’être forcé à venir me voir, et je pensais qu’elle était peut-être aussi curieuse que moi. De plus, elle avait l’air sympathique ce qui me soulagea. Pourtant, j’avais préféré ne pas aborder directement le sujet qui avait conduit à notre rencontre et avais profité du fait qu’elle soit motarde. Après tout, c’était une façon comme une autre de faire des connaissances dans une ville, que dis-je, un pays qui m’était totalement inconnu.
Car oui, je comptais bien rester en contact avec consœur. Pourquoi ? Parce que je n’étais pas du genre à demander un coup de main pour ensuite ne plus donner de nouvelles. Après, nos rapports pourraient tout aussi bien restés uniquement professionnels ou évolués de façon amicale mais je ne le savais pas encore. Seul l’avenir nous le dirait. Je souris lorsque Makayla associa la moto au mot « liberté » car c’est exactement ce que je pensais. Elle m’informa aussi que je pourrais facilement trouver de bonnes affaires concernant l’achat d’une bécane. Cette révélation m’intéressa fortement. Il est vrai que ma moto restée au Canada avait une valeur sentimentale puisqu’il s’agissait d’un cadeau de mon père mais je pourrais lui faire quelques infidélités si j’avais l’opportunité de m’en procurer une autre.



- Ma moto a une certaine valeur car il s’agit d’un cadeau, expliquais-je. Mais je ne dirais pas non si j’ai la possibilité de trouver une bonne affaire dans le coin, donc c’est bien volontiers que je récupérais l’adresse dont vous venez de me parler. Merci.


Vraiment trop cool cette femme ! Voilà ce que j’avais pensé en la remerciant. Après ça, était arrivé le moment que je redoutais le plus mais la discussion qui l’avait précédée m’avait permis d’être plus détendu. Cependant, c’est non sans une certaine pointe d’anxiété que j’avais fait glisser mon book en direction de la photographe. Makayla m’avait écouté donner mes explications en silence et c’est tout aussi silencieusement qu’elle avait étudié chaque cliché et chaque croquis que mon book contenait.
J’avais eu l’impression qu’il s’était écoulée une éternité avant qu’elle n’ouvre de nouveau la bouche. Ses premiers mots me soulagèrent et j’eus un sourire ! Elle aimait mon travail, c’était déjà un bon début… Elle me demanda depuis combien de temps je faisais de la photographe et je m’étais attendu à entendre cette interrogation. La question qui suivit, par contre, je ne m’y attendais pas mais elle ne déboussola pas pour autant. Pourquoi n’étais-je pas allé voir directement d’éventuels clients sans passer par elle ? La réponse à la première question était simple et je choisis de répondre en premier à celle qui avait suivie.



- Pour être sincère, il y a plusieurs réponses à cette question, expliquais-je. Pour commencer, je n’ai jamais travaillé en tant que photographe et le seul contact professionnel que j’ai eu avec le milieu c’est en travaillant comme technicien dans un laboratoire photo à Paris. Après, je voulais être sûr d’avoir les compétences nécessaires pour me lancer en solo et les avis familiaux ou amicaux ne sont parfois, souvent même, pas très impartiaux. Je voulais un avis extérieur… Celui d’un professionnel qui pourrait m’aider à me lancer. Je marquais une pause avant de lui révéler la suite et en profitais pour boire une gorgée de bière. Pour finir, je pense que certains métiers sont un continuel apprentissage. La photographie en fait partie selon moi ! J’ai vu votre travail, j’ai été impressionné par la façon dont vous arrivez à donner vie aux photos que vous prenez et je m’étais dit que vous pourriez m’être de bon conseil… Et continuez mon apprentissage mais sur le terrain cette fois-ci.


Une sorte de mentor en bref ? Oui, oui, c’est ça… Je savais que j’avais encore de nombreuses choses à apprendre et au vu du travail de ma consœur, j’aurais aimé que les astuces de notre métier me soient procurées par elle. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’elle soit d’accord.
Et pour clore totalement mon monologue, je rajoutais…



- Et avant que j’oublie, je me suis offert mon premier appareil à 16ans… ça va donc faire presque dix ans que je fais de la photographie.
Aaron Caron

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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyDim 4 Aoû - 23:15

    Je l'avais sentie quand il m'avait parlé de sa moto, elle avait une valeur sentimentale puisque c'était un cadeau de quelqu'un qui tient vraiment à lui, peut être ces parents, un frère ou une soeur ou peut être tout ce monde là. Même s'il est possible d'avoir une moto pour un bon prix, ce n'est pas un cadeau que l'on ferra à tout le monde, c'est une certitude, il faut aimé la personne et la connaître aussi, parce que je ne suis pas certaine qu'une moto soit un cadeau qui fasse plaisir à tous. Enfin, on ne m'avait jamais fait ce cadeau, et honnêtement, je ne sais pas qui aujourd'hui pourrait me le faire. Je n'avais plus de parents, et ce n'était Jeremy qui me ferrait un cadeau du genre, surtout que bon, même si je l'appréciais, nous n'en étions pas à un stade aussi avancé. Enfin bon, s'il y tenait, je lui donnerais l'adresse pour qu'il s'en achète une. S'il avait à se déplacer en dehors d’Édimbourg, ce ne serait pas mal pour lui, pratique surtout, et pas trop cher. Enfin, cela dépendait s'il allait trop loin, une moto consomme un peu de carburant quand même. C'est pour ça que j'avais opté de m'installer sur Livingston. Comme j'étais souvent en vadrouille entre Glasgow et Édimbourg, j'étais à peu près à mi-chemin. Il voulait bien de mon adresse. Parfait, je la lui donnerais à la fin, si je n'oubliais pas volontairement de le faire. Oui, j'avais envie de voir à qui j'avais pleinement à faire, si c'était quelqu'un de sérieux, de doué aussi, ou juste un photographe qui voulait essayé de se servir de mes relations pour se la couler douce. Mais voilà venu le moment tant attendu, enfin par Aaron sans doute, parce qu'il est bien beau de parler de motos, je ne crois pas que ce soit le plus important, pour lui. Je l'avais donc écouter parler, puis j'avais regarder son travail, et c'était vraiment pas mal. Je lui posais donc quelques questions. Je l'écoutais tout aussi religieusement que la première fois.

    Pour un amateur finalement, il avait un bon potentiel. J'avais noté quelques petites imperfections dans ces photos, rien de très flagrant pour le commun des mortels, mais cela venait donc de cela, de son inexpérience. En tout cas, il savait s'exprimer, et il avait cette humilité de dire qu'il avait besoin de conseils. Il n'y avait pas à dire, c'est un bon gars qui semblait avoir la tête sur les épaules, c'est important dans ce métier. Son book était bon. Il voulait que je sois son mentor en quelques sortes, ce serait un honneur. Il me dit enfin qu'il avait eu son premier appareil à 16 ans, et donc qu'il en faisait depuis 10 ans, mais son expérience réelle était donc bien inférieure. Quand on est dans l'adolescence, on fait de la photo mais cela n'a rien à voir avec ce que peut faire un professionnel. Mais je ne disais rien, pour un amateur, il s'en sortait plus qu'honorablement.

    " Oui, bien souvent l'avis de nos proches est biaisé, ils ne veulent pas nous décevoir en général. En tout cas, pour un amateur, vous avez un bon potentiel. Je vais donc vous donner une première leçon. Je vous donnerais quelques pistes plus tard en ce qui concerne d'éventuels contrats que vous pourriez avoir. Qu'est ce que vous pensez du Celtic Pub ? Qu'est ce qui fait son âme ? Qu'est ce qui le mets en valeur ? "

    En fonction de ces réponses, j'allais lui demander de faire quelques photos pour mettre tout cela en oeuvre, une véritable épreuve de force et d'interprétation. Je verrais ainsi si j'ai en face de moi un photographe accompli ou un véritable artiste.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyLun 5 Aoû - 1:08


Une fois la conversation concernant la moto épuisée il m’avait fallu aborder LE sujet qui m’avait conduit ici. J’étais un peu plus détendu qu’au début mais pas à 100% non plus. Cela étant dit, je n’avais rien à perdre et tout à gagner. Alors, oui, je m’étais enfin décidé à faire glisser le book que j’avais amené en direction de la photographe et oui, j’avais décidé de répondre en toute honnêteté à ses questions. D’ailleurs, je n’avais même pas cherché à savoir s’il s’agissait ou non de questions pièges. J’avais répondu comme je le sentais.
J’étais égal à moi-même car si elle acceptait de devenir mon « mentor » il ne faisait aucun doute que notre relation devait démarrer des sur bases solides. Le doute ou même le mensonge, n’apportait rien de tout cela et je savais de quoi je parlais. Combien de personnes avais-je rencontrées, trouvées sympathiques pour ensuite me rendre compte qu’elles n’avaient pas jouées franc jeu ? Beaucoup trop. Mais je m’égarais et ce n’était guère le moment.

De plus, il faut avouer que je fus surpris par la suite de la discussion. Effectivement, je ne m’attendais absolument pas à recevoir ma première leçon de la part de Makayla… Je veux dire, pas ce soir ! Car c’est bel et bien ce qu’elle venait de me dire. Elle avait précisé qu’elle me donnerait quelques tuyaux concernant d’éventuels clients plus tard. Mais, elle avait accepté ! Je n’en revenais pas et j’étais vraiment ravi… Cependant, ce ravissement s’évanouie légèrement lorsque la femme reprit la parole.
Elle voulait savoir ce que je pensais du Celtic Pub, lieu où nous nous trouvions actuellement. Elle voulait également savoir ce qui, selon moi, faisait l’âme du bar ainsi que ce qui le mettait en valeur. Ces questions auraient pu paraitre toutes bêtes pour n’importe qui mais je cherchais à trouver pourquoi Makayla me les avait posées. Est-ce qu’elle allait me demander de faire des photos ? Peut-être ! Mais pourquoi je recommençais à stressé moi ? Je m’étais mis à mon propre compte en tant que photographe… Je n’allais pas paniqué quand on me demandait de faire des photos quand même. C’était un comble ! Allé mon gars… Y’a rien de méchant dans ses questions alors tu réponds à ta consœur.

Je décidais alors de faire comme j’avais tout fait. J’observais le lieu avec plus d’attention qu’à mon arrivée… et me décidais à répondre tel que je ressentais l’endroit. Après, est-ce que j’allais être à coté de la plaque ? Peut-être. Mais ‘‘celui qui n’a jamais commis d’erreur, n’a jamais tenté d’innover’’ comme l’avait si bien dit Albert Einstein.
Tout en regardant autour de nous je me décidant à répondre sans reporter mon attention sur mon interlocutrice.



- La tradition du lieu fait son charme tout comme la large collection de chopes en bois gravées, les divers fûts de whisky et de bières en tous genres que l’on aperçoit derrière le barman. Mais ce qui fait son âme, ce sont les personnes présentes. Ce sont elles qui le rendent vivant… tout comme ces marques du passé qui pourraient être vus comme des défauts alors qu’elles sont en réalité comme des rides sur un visage. Ces marques racontent des histoires du passé. Et c’est ce qui le met en valeur… Toutes ces secondes qui passent et qui lui apportent de nouvelles marques, de nouvelles histoires. Chacune d’elle est unique et éphémère… Sa valeur est la rareté de chaque moment qui se vit ici.


J’avais exprimé le fond de ma pensée sans savoir si elle avait compris le moindre mot. Cela étant, j’avais été comme je suis et je reportais de nouveau mon attention sur Makayla… J’attendais de voir sa réaction face à mes mots.
Aaron Caron

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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyLun 5 Aoû - 16:36

    Aaron était un type réglo, j'en avais à présent la certitude, je pourrais lui confier quelques bons numéros. Il voulait que je sois son mentor, et en tant que mentor j'allais agir, plus rapidement qu'il ne l'aurait pensé. Ce serait même marrant de voir de quoi un amateur, n'ayant finalement pas tellement de notions dans la photographie, si ce n'est son expérience dans un studio de photo à Paris, était capable après ce genre de questions. Et c'est là que je vis qu'il était quelqu'un de presque spirituel, poétique, si bien que je n'ai rien compris de ce qu'il voulait dire à propos du Celtic Pub. Il avait observé le lieu puis il m'avait parlé de ce qu'il voyait, de ce qu'il ressentait. Il m'avait parlé de marques et franchement, je ne savais pas quoi lui répondre. Il avait parlé de la décoration normal, mais qu'est ce qu'il voulait dire par ces marques ? Mon regard devait en dire long sur mon incompréhension, mais le mentor que j'étais devenu allait guidé son jeune padawan sur la voie royale pour faire de belles photos.

    " D'accord, je vois, mais je ne visualise pas totalement. Pour cela, il faudrait que vous preniez quelques clichés pour que je puisse bien visualiser ce que vous venez de me dire. "

    Autrement dit, il allait devoir faire quelques photos pour capturer l'âme du Celtic Pub comme il venait de me le décrire. S'il y arrivait autrement que par ces mots poétiques mais très mystérieux alors je lui donnerais un bon point. Il allait devoir m'éblouir parce que là, j'étais un peu perdue, perplexe vis à vis de sa capacité à capturer un lieu. Pendant ce temps je commandais un verre, un demi fraise, afin de me rafraichir complètement. Je le laissais faire son travail. S'il était observateur et méticuleux, il en aurait pour plusieurs minutes. Je lançais le chronomètre. Oui, d'un coup j'avais pris mon rôle de mentor très au sérieux.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMar 6 Aoû - 10:53

Lors de mon arrivée dans ce pub j’avais pour objectif d’obtenir quelques contacts professionnels mais j’avais réfléchi… Ce ne serait pas assez ! Je n’avais aucune réelle expérience en tant que photographe et ce n’étaient pas mon boulot à Paris ou les quelques heures de cours de photographie que j’avais eu aux Beaux Arts qui me sauveraient la vie. C’est pourquoi, au fil de ma conversation avec Makayla j’en étais venu à pensé qu’elle pourrait m’apprendre ce que je ne savais pas… mais en pratique, sur le terrain et non pas dans un amphithéâtre ou dans un labo photo.
Bien sûr, lorsque je lui avais posé la question je m’attendais à ce qu’elle me réponde qu’elle allait y réfléchir. Mais non ! Elle m’interrogea sur le lieu après avoir déclarer qu’elle allait me donner ma première leçon. Je remarquais qu’elle ne comprit pas tout ce que j’avais voulu dire… C’était bien moi ça ! Y’a des moments où j’étais vraiment le seul à comprendre ce que je racontais. J’allais tenter une explication plus claire mais Makayla reprit la parole avant moi…

Elle déclara qu’elle avait une idée de ce que j’avais voulu expliquer mais qu’elle ne se la représentait pas dans sa globalité. Et c’est là qu’elle me demanda de faire des photos pour qu’elle ait un aperçu du fond de ma pensée… Pour le coup, je fus surpris. Pour ne pas dire sur le cul ! La première leçon allait, être de toute évidence, devenir un cours pratique. Heureusement que j’avais toujours cette manie de me balader avec un appareil photo… Par contre, ce soir, je n’avais pas sorti l’Argentique© et je m’étais contenter de venir avec le numérique. Les photos étaient de bonnes qualités mais absolument pas comparables à celles de mon favori.
C’est donc légèrement surpris par cette séance improvisée que je me levais et que je m’imprégnais des lieux… J’observais, dans un premier temps, l’endroit dans sa globalité et montais même à l’étage pour y faire ma première photo. En contrebas, l’ambiance restait inchangée ! C’était pas mal car la présence d’un objectif modifiait souvent le comportement humain… La deuxième photo fut prise sur le fait, le patron offrant un sourire chaleureux à un client en lui servant sa bière. La suivante, fut plus spontanée et expliquait parfaitement ce que j’avais voulu expliquer à Makayla. Une chope de bière posée sur une table légèrement usée avec en fond, contre le mur, un tableau dont le coin inférieur gauche était légèrement fissuré. Voilà les marques dont j’avais parlé ! Chaque rayure sur la table était un souvenir du passé… Laissé par des clés ramasser trop précipitamment ? par des couverts ? Et le tableau, que pouvait-il raconter ? Est-ce un client ou un employé qui l’avait fait tomber ? Le bois du cadre avait-il trop travaillé ? Tout ce que je savais pour ma part c’est qu’il y avait un souvenir du passé derrière tous ces petits détails. Je fis encore quelques photos des clients et de l’endroit.

Lorsque je revins à la table, je constatais que Makayla s’était commandé un verre et semblait perdue dans ses pensées. L’instant présent… Je fis une photo d’elle sans même la prévenir et avec un sourire je me rassis. Mais cette fois, je m’installais à coté de ma consœur, histoire qu’on puisse voir les photos ensemble.

Spoiler:
 


- J’n’ai pas mis trop de temps j’espère… Mais j’ai rarement pris le temps de faire ce genre de photos… du moins dans cette ambiance là, expliquais-je en sortant mon ordinateur portable.


Je branchais l’appareil photo à l’ordinateur afin d’avoir un meilleur aperçu des clichés. Lorsque les photos furent à l’écran, j’expliquais seulement à Makayla qu’il devait y avoir une dizaine de photos. Sur ce, je me calais contre mon dossier de chaise pour lui laisser le temps de regarder par elle-même. La discussion autour de ce que j’avais fait allait suivre…
Aaron Caron

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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMar 6 Aoû - 15:34

    Pour le moment, je me retrouvais en face d'attente pour ainsi dire. Oui, je n'avais pas grand chose à dire, je donnais une première leçon à mon élève. Cela me faisait rire intérieurement de penser de cette façon. Aaron semblait être un type bien, mais il n'était pas encore un professionnel aguerri, je pouvais le sentir dans mes tripes. Il allait avoir besoin d'être guider par une vraie photographe. Je pensais bien évidemment cela sans vouloir l'offenser, mais tout le monde ne peut pas s'autoproclamer photographe juste parce qu'il aime prendre des photos. J'avais eu la chance de faire mes études dans ce domaine, mais aussi parce que j'étais peut être douée naturellement pour ça. Aaron semblait être de cette trempe là aussi au vue de son book qui était d'un très bon niveau pour un amateur, mais il devait encore en apprendre un petit peu pour devenir un vrai photographe, tout du moins un véritable photographe. Car il n'y avait pas de doute, il savait faire des photos, il semblait même être quelqu'un de spirituel quand à la mise en place de certaines photos, mais si la spiritualité reste des mots alors la photographie aura un poids moins important. A chaque photo corresponds 1 000 mots. C'est une expression bien entendu, mais cela veut dire qu'une photo montre des choses, qu'elle représente un sentiment, un odeur, quelques choses possédants des sensations, pas quelques choses d'inanimé. Il sortit alors un petit appareil numérique, juste ce qu'il fallait pour faire des photos de bonnes qualités, même s'il y avait du matériel de meilleure qualité, mais il ne s'attendait peut être pas à devoir faire des photos. Cela aurait été un comble s'il n'avait pas apporter d'appareil photo. J'en avais souvent un sur moi, quelques choses de léger, qui tient dans la poche, ou dans une petite besace, à côté d'un téléphone portable. Bien souvent, je me servais même de mon téléphone plutôt performant pour faire des photos. Je le laissais donc travailler, me commandant donc un demi-fraise. J'en bu une gorgée, j'étais perdue dans mes pensées, je ne le regardais même plus. Combien de temps a-t-il mis pour prendre les photos ? Je ne saurais vous le dire, mais j'avais attendue patiemment sans me rendre compte qu'il m'avait prise en photo en train de songer. Il me dit qu'il n'avait jamais pris le temps de prendre des photos dans cette ambiance là. Il fallait une première à tout à vrai dire, non ?

    " Il faut bien une première à tout Aaron. Voyons voir ce que cela donne. "

    Je lui faisais un petit sourire alors qu'il sortait son ordinateur portable pour mettre les photos dessus. Il me dit qu'il n'avait pris qu'une dizaine de photos. Avait-il déjà fait une sélection ? Je ne sais pas, mais ce chiffre me paraissait un peu faible. Je les regardais, elle me paraissait bien, surtout celle où j'apparaissais évidemment.

    " Bien, alors pourquoi avoir pris ces photos ? Pourquoi seulement 10 ? "

    Je ne savais pas ce qu'il allait me répondre. Est ce qu'il allait être aussi nébuleux qu'en me décrivant le bar ? J'espérais que non, car mes attentes étaient plus terre à terre disons.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMer 7 Aoû - 10:35


Makayla me semblait être une personne de confiance. J’étais persuadé qu’elle pourrait m’apprendre le métier avec plus de passion que ne l’avait fait mon professeur de l’école des Beaux Arts de Lyon. Ce dernier ne savait pas transmettre l’envie de réaliser des clichés aussi beaux que surprenants. Non, il se contentait de répéter ses cours d’une voix monotone, limite soporifique. Avec Makayla ça allait être différent, je le savais ! Comment ? Tout simplement parce qu’à peine avait-elle accepté ma demande qu’elle me donnait ma première leçon au travers d’un cours pratique.
Jamais on ne m’avait demandé de capturer l’âme d’un lieu. J’aimais photographier tout ce qui m’émerveillait et dans mon pays, cela concernait principalement des paysages. Alors, faire des photos d’un pub en soirée était une nouveauté. Une fois la surprise passée, je m’étais atteler à la tâche avec sérieux mais surtout passion. J’aimais relever les défis ! Je ne sus pas combien de temps il me fallu pour observer et m’imprégner du lieu, savoir ce qui lui rendrait hommage, ce qui montrerait à quel point il était vivant, animé !
Au total, j’avais fait largement plus d’une vingtaine de photo mais une dizaine semblait transcrire la façon dont je voyais le Celtic Pub… Et après avoir capturé la pensée du moment de Makayla, je m’assis à ses cotés ! Je souris lorsqu’elle me dit qu’il fallait une première fois à tout. C’était exactement ma façon de voir les choses !



- C’est ce que je me suis toujours dit, dis-je avant de laisser la photographe observer les photos.


En même temps que Makayla, j’observais mes photos sur l’écran d’ordinateur. J’aimais bien celle du verre avec le tableau en fond mais c’est parce que j’en comprenais le sens. Encore fallait-il qu’en l’observant, les gens comprennent que j’avais voulu capturer le passé. Je souris aussi en voyant le cliché de Makayla et j’aurais presque eu envie de lui demander où ses pensées s’étaient égarées au moment où j’avais volé son image. Cependant, je n’en fis rien. Je ne connaissais pas assez la photographe et déjà, elle reprenait la parole pour m’interroger. J’avais vraiment l’impression d’être un élève en cours et j’adorais. Oui, j’aimais bien mais il faut dire que j’avais toujours fait parti des rares gamins qui aimaient l’école.
Pourquoi ces photos et pourquoi dix seulement. Ouh ! ‘‘Seulement’’ n’était pas un mot de très positif mais je n’avais pas à avoir peur car j’avais fait de mon mieux.



- J’en ai fait un peu plus mais je n’aime pas faire des photos juste pour dire que je fais de la photographie. Je trouve que ça donne des clichés sans âme, expliquais-je. Pourquoi ces photos ? Je voulais montrer la chaleur de l’endroit… Pour la première photo, je voulais montrer l’ambiance, cette joie de vivre de fin de journée qui se dégage de l’endroit, dis-je en revenant sur l’image du premier cliché. Pour celle-ci, je voulais faire ressortit l’instant présent. Capturer l’éphémère de l’instant, au moment même où le sourire est offert pendant que le verre se rempli. Je marquais une pause quand s’afficha la photo du verre. Oh ! Et voilà ce que j’ai essayé d’expliquer tout à l’heure. Une photo appelant à se souvenir du passé… Les rayures sur la table et le coin fissuré sont des marques du passé ! Elles racontent une histoire qu’à défaut de connaître, on peut s’imaginer. Du moins, c’est ce qui m’a traversé l’esprit quand j’ai pris le cliché. Avant de finir, j’affichais la photo de Makayla. C’est aussi une photo qui peut aussi amené à la réflexion. A quoi pense cette jeune femme ? Attend-t-elle quelqu’un ? Ce sont des questions que pourrait se poser quelqu’un qui n’était pas là. J’aime beaucoup que les photos amènent les personnes à s’interroger. Qu’ils ne regardent pas cette photo, par exemple, en disant c’est une femme, point barre. Mais qu’ils se demandent pour elle, pourquoi à cet instant… En bref, qu’ils aient envie d’en savoir plus, qu’ils aient envie de connaître l’histoire comme après avoir lu un résumé.


Une réaction ? Intérieurement, je croisais les doigts pour qu’elle soit bonne et que j’ai été suffisamment clair dans mes explications cette fois-ci.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMer 7 Aoû - 18:23


    Je crois que je prenais mon nouveau rôle un peu trop au sérieux là, non ? Je ne sais pas, mais ça me plaisait de pouvoir être le mentor de quelqu'un dans ce qui avait guidé ma vie jusqu'à présent. Si vous m'enleviez la photo, je n'aurais plus d'âme, je ne serais plus rien qu'on se le dise. Mais la photo restait bien encrée dans ma mémoire, et là, je jouais à un petit de test avec mon petit padawan que je ne connaissais pratiquement pas, mais je saurais pourtant très vite sa véritable valeur. Serait-il une pépite d'or ? Serait-il un diamant qu'il faudrait polir ? Serait-il seulement un morceau de granite ? Selon les estimations premières, il ressemblait à un diamant dans un état brut ou pratiquement. On avait juste commencé à le polir pour qu'il reflète exactement ce à quoi il se destinait. Et j'étais là pour ça, pour qu'il puisse briller de mille feux à travers toutes ces facettes. Aaron était donc partie prendre des photos durant quelques minutes de répit pour moi, pour ainsi dire. Puis, il m'était revenue avec une petite cargaison qu'il allait devoir exploiter à présent. Et mon rôle arrivait là, pour le polir, pour qu'il puisse me montrer tout l'étendue de son talent. Ressemblerait-il à une belle nébuleuse, très belle, certes mais peu explicite  ? Ou serait-il plutôt un soleil qui nous éblouit de ces rayons réchauffant notre âme ? Allez, c'est le moment d'envoyez la sauce Monsieur Caron ! Et il se lança dans ces explications que j'écoutais religieusement. Mes doutes s'évaporèrent alors petit à petit. Il n'essaya pas de jouer métaphoriquement avec les mots, il se montra concis mais précis dans ces explications. Son explication la plus poétique s'est donc fait sur ces rayures sur une table, ce coin de tableau. J'avais presque envie de partir en débat pseudo philosophique sur ce détail mais il avait eu l'oeil pour un amateur. Puis il y avait ma photo.

    " Allez-y ! Demandez moi à quoi je pensais à ce moment là, je sais que vous mourrez d'envie de le savoir ! "

    Oui, je disais que ça en réaction à ces propos pour le moment. Je voulais savoir une dernière petite chose le concernant. La curiosité serait-elle l'un de ces vilains défauts ? Je ne savais pas, j'attendais de voir ce qu'il allait me dire là, avant de véritablement répondre à ces explications. Oui, vraiment, je crois que je prends mon rôle trop au sérieux, mais ça n'avait pas l'air de déplaire à monsieur Caron.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyJeu 8 Aoû - 9:12

Une nouvelle fois j’avais répondu en toute honnêteté à celle qui était en passe de devenir mon mentor. Mais cette fois-ci j’avais été plus terre à terre quant aux mots que j’avais utilisés. J’avais expliqué de but en blanc pourquoi j’avais pris telle ou telle photo… J’avais peut-être complètement fait fausse route ou bien l’inverse ! Je n’en savais rien mais une chose était certaine pour moi. Cette soirée resterait dans ma mémoire ! Car elle marquait le début de mon véritable apprentissage de la photographie. Et juste pour ça, ces moments deviendraient d’excellents souvenirs.
Makayla me sortit de mes pensés pour me dire de l’interroger sur ce qu’étaient ses pensées au moment où j’avais capturé son image. Elle avait vu juste ! J’étais un curieux et cela avait toujours été le cas. J’avais bel et bien pensé à lui demander ce qu’elle avait en tête quand j’avais vu le joli résultat de la photo. Cependant, je n’en avais rien fait et j’avais une excellente raison. La photographe avait beau être sympathique, je ne la connaissais pas assez. La curiosité était une qualité selon moi mais dans certaines limites… Lorsque ces dernières étaient dépassées ce don devenait un défaut ! L’exemple des paparazzis en était un superbe exemple… Leur curiosité malsaine était telle que même leurs clichés en perdaient leur magie. Je souris à Makayla.



- Percé à jour dirait-on ! Effectivement, je suis un grand curieux, avouais-je. Mais je pense que la curiosité est une qualité pour celui qui l’utilise que lorsqu’elle est mesurée. Regardant brièvement la photo, puis mon interlocutrice, je rajoutais. Si nous nous connaissions mieux, je vous aurais sûrement posé la question… si nous avions été des proches, je vous aurais à coup sûr gentiment taquiné pour obtenir une réponse ! Mais là, je n’en ferais rien.


Et oui, j’allais faire preuve de retenue. Pourtant, les paroles de Makayla avaient attisé ma curiosité ! Alors que je m’étais vaguement posé la question avant, je me demandais réellement ce qu’elle avait en tête. Pourtant, connaître la réponse ne m’apporterait absolument rien ! C’était bien moi ça, c’est quand on me disait de ne pas réfléchir à telle ou telle chose que je me posais le plus de questions.
Cela étant dit, peut-être que ma consœur me ferait l’honneur de répondre à cette intrigue sans que je n’ai eu besoin d’en formuler la question. Ou peut-être se contenterait-elle de m’expliquer son point sur mes commentaires des photos que j’avais faites. Et j’étais très impatient de connaître son avis, de savoir les points positifs et surtout les erreurs que je ferais mon possible pour corriger lors de mes prochaines prises de vues.

Aaron Caron

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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyVen 9 Aoû - 2:45

    Aaron était assurément un type bien, j'en étais persuadée, et j'allais essayé de lui enseigner tout ce que je savais pour qu'il devienne un homme meilleur, enfin un meilleur photographe ce serait déjà pas mal, je n'avais pas la prétention de le faire devenir meilleur homme qu'il n'était déjà. Il était un bon type, professionnel, gentleman, alors je ne me faisais pas de soucis pour lui. S'il venait d'arriver en ville, sans doute n'avait-il pas d'attache sentimentale, mais il se trouverait rapidement une petite amie, ou en tout cas quelqu'un avec qui il serait plus ou moins intime. Je n'aurais pas dit non, voyez-vous mais si nous arrivions à être amis, ce serait le bout du monde. Nous nous étions rencontré pour le travail, ce serait sans doute cela qui primerait, et je ne voulais pas gâcher cela par des coucheries inutiles. Oui, c'est en partie à cela que je pensais quand il m'avait photographiée l'air pensive. Mais je ne lui dirais pas ceci, il n'avait pas à le savoir même si je lui disais de me demander. Et en parfait gentleman, professionnel, il me dit que cela serait de la curiosité mal placée. Il avait totalement raison, et je louais cette décision, j'en étais presque étonnée, je dis bien presque.

    " Vous avez totalement raison. J'admire votre professionnalisme pour l'amateur que vous êtes Aaron. Je ne prétends pas être la meilleure photographe du monde, loin de là, mais je vous apprendrais tout ce que je sais. Votre première leçon est une réussite, franchement. Vous avez su capturer le petit détail qui fait la différence et ce n'est pas donné à tout le monde, je vous le promets. C'est important de bien démarrer dans ce métier et vous le faites d'une bonne manière. C'est un honneur que d'être votre mentor. "

    Et je tendais mon verre en direction du sien. Il en avait bien un, non ? Dans ma précipitation, je n'avais même pas vu ceci, mais vu qu'il m'attendait, il avait forcément du passer commande. En tout cas, c'était vraiment bien qu'il veuille me voir pour remplir son carnet d'adresse. Je le dirigerais vers les meilleurs, ceux qui aiment le travail d'artiste et ceux qui payent bien. Il allait pouvoir faire tourner son affaire s'il continuait dans ce sens. Après, je ne pouvais pas tout faire pour lui, mais c'était un grand garçon, assurément.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyDim 11 Aoû - 15:28

Ma curiosité était une des mes qualités les plus utiles pour la photographie et je ne voulais pas qu’elle devienne un défaut. Voilà pourquoi je m’étais comporté tel un adulte réfléchi et non pas comme un enfant intrigué. Bien sûr, maintenant que Makayla avait évoqué ses pensées, j’avais envie de savoir ce qu’elles avaient été. Mais non… Je ne lui avais rien demandé en prenant la peine de lui expliquer que j’aurais trouvé cela mal placé que de lui demander alors que nous nous connaissions à peine.
De plus, je fus ravi de voir que je n’avais pas fait fausse route puisque la photographe me confirma que j’avais raison. Je l’écoutais ensuite me donner son avis sur mon travail. J’eus un sourire ravi en me rendant compte que j’avais réellement du talent puisqu’une professionnelle me le disait. Et j’avais réussi à passer le cap de la première leçon, ce n’était pas rien quand même. Je récupérais ma bière lorsque Makayla me tendit son verre en me disant que c’était un honneur pour elle d’être mon mentor. En trinquant, je lui répondais en souriant…



- C’est moi qui suis honoré. Je vous remercie pour cette première leçon ‘‘surprise’’.


Jamais je n’aurais pensé que cette soirée serait si riche en rebondissements et si positive. J’avais à présent comme mentor l’une des meilleures photographes d’Edimbourg. Et même si elle n’exerçait plus, elle prenait le temps de me conseiller. D’ailleurs, c’est en buvant une gorgée de ma bière légèrement tiédie d’avoir été abandonnée que me vint une question. Que faisait-elle maintenant ? Si elle n’exerçait plus le métier de photographe, elle devait s’être reconvertie. Mais dans quel domaine. Je lui posais la question sans même savoir si elle devait partir ou non. Mais bon… la question ne prendrait sûrement toute la nuit !
Peut-être avait-elle une vie de famille et qu’elle avait préféré un boulot avec des horaires un peu plus train-train.



- Comme je vous l’ai dit, je suis curieux, dis-je avec un sourire. Et je me demandais pour quelle reconversion vous aviez cessé le métier de photographe ! Si ce n’est pas indiscret bien sûr.


J’avais précisé cela car certaines personnes passent par la reconversion professionnelle pour faire face à un événement douloureux de leur vie. J’avais connu une personne ayant agi de la sorte par le passé et qui, j’en étais sûr, n’aurait pas aimé qu’une personne lui pose cette question.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyLun 12 Aoû - 21:42

    Il était un type honnête mais il ne perdait pas le nord pour autant, c'est ce que j'aime bien chez lui. Non franchement, rares sont les personnes comme lui de nos jours, mais semblerait-il qu'il soit une bonne graine dans cette forêt de mauvaises herbes. Je ne saurais même pas comment je devais me considérer moi-même. J'espérais tendre vers la bonne graine moi aussi, mais j'étais si loin de cet idéal, j'avais mes faiblesses et si dans des conditions comme celles-ci, je ne le laissais pas voir, je n'étais pas exemptes de tous reproches. On m'avait clairement fait comprendre que j'allais trop loin parfois, alors même que pourtant, tout était clair pour moi. Mais, nous sommes imparfaits, il faut prendre conscience de cela, alors même si je voyais Aaron sous un jour très favorable, qu'est ce qui me dit qu'une autre fois je ne verrais pas ces mauvais côtés ? Mais, si je ne les voyais pas, cela m'irait aussi bien. Bref, nous trinquions à notre nouvelle association en somme. Nous pourrions accomplir de belles choses ensemble, je n'en doutais pas. Il me permettrait d'avoir toujours un pied dans la photographie même si ce n'était plus mon métier, et rien que ça, ça me plaisait. J'aime mon travail à la PES, il n'y a pas à dire, mais c'est différent, c'est plus lourd à porter que la légèreté d'une simple image.

    " Mais de rien. En fait, j'aime tellement la photo que je n'ai pas pu m'empêcher de rentrer dans ce nouveau rôle immédiatement. Nous verrons quand nous aurons le temps pour une deuxième leçon qui se vaudra instructive. Il y a des évènements de prévu en août, nous aurons l'occasion de faire cette deuxième leçon à ce moment là, ou avant peut être parce qu'août, ça fait un peu loin. "

    Oui, je verrais pour le timing, nous avions le temps quoiqu'il arrive, n'est ce pas ? Je buvais un peu de mon breuvage comme Aaron d'ailleurs après ce tiltage de chope de bière. Il me demanda alors, comme il était curieux pour quoi je m'étais reconvertie.

    " Vous ne perdez pas le nord, j'aime ça. Je suis devenue agent à la brigade PES. Je sais c'est un changement un peu radical, mais au fil des évènements, c'était un changement dans la logique des choses. "

    J'aurais pu partir dans de grandes explications, mais je ne le connaissais pas encore assez pour lui raconter tout ça, peut être lors d'une prochaine leçon.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyLun 12 Aoû - 22:31


Les dires de Makayla ne vinrent que confirmer ce que j’avais cru comprendre à son sujet. Elle avait peut-être délaissé le métier de photographe mais la passion était toujours là… Tout le prouvait ! Sa façon de parler de cet art, car oui, selon moi la photographie est un art. Sauf quand on vire paparazzis évidemment ! Et la façon qu’elle avait eu de m’interroger quant à mes clichés, mes impressions prouvait aussi à quel point elle aimait le monde de la photographie. Alors, il n’y avait pas à dire, j’avais vraiment gagné le jackpot lorsqu’elle avait accepté de devenir mon mentor et de m’apprendre ce qu’elle savait au travers de leçons pratiques.
C’est donc avec plaisir que j’avais trinqué avec Makayla… comme pour scellé cet accord que nous venions de passer et qui serait un atout sans pareil pour mon avenir
.


- C’est avec impatience que j’attends la prochaine leçon… Et je dois dire que je suis content d’avoir un mentor aussi passionné, déclarais-je avec sincérité. La façon dont vous parler de la photographie ne peut que me motiver davantage. Et je saurais être un élève consciencieux. Je marquais une pause avant d’ajouter. Oui, je suis au courant concernant les événements d’août. Je me suis renseigné sur les diverses festivités prévues pour cet été lorsque je suis arrivé à Edimbourg. Histoire d’être au courant !


J’avais ensuite prouvé à Makayla que j’étais bel et bien une personne curieuse puisque je l’avais interrogé au sujet de sa reconversion. Alors que je m’attendais à des raisons familiales ou un truc dans le genre, je me rendis compte que j’avais carrément fait fausse route. Mon interlocutrice était donc un membre de la brigade PES ! Je ne m’en serais jamais douté et cela me surpris… Après, je ne savais que les grandes lignes concernant cette fameuse escouade. Bien sûr, j’en avais entendu parler mais je n’étais pas point concernant leurs actions. Cela était normal puisque mon arrivée était récente.
D’ailleurs, je fus légèrement mal à l’aise lorsque mon interlocutrice m’expliqua que sa reconversion était due aux événements qui avaient eu lieu. Je savais qu’elle faisait allusion aux Années Sanglantes mais je n’avais absolument pas la même vision qu’elle sur le passé. Cela venait du fait que je l’avais vécu au travers de la presse. Le Canada, les Etats-Unis et la France n’avaient pas connues d’attaques aussi nombreuses et violentes qu’en Ecosse, bien que le calme n’ait pas été le plus dominant non plus.



- J’ai entendu parler de cette brigade, dis-je avec un sourire légèrement gêné. Mais je ne suis pas un as à ce sujet… Tout a été tellement différent au Canada et en France.


Oui, je me justifiais un peu mais c’était simplement pour que Makayla comprenne que ce n’était pas de l’inintérêt de ma part. Je n’avais pas encore eu le temps de bien m’informer quant à ce qui concernait ce qui était maintenant sa nouvelle carrière.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyLun 12 Aoû - 23:41

    Cet Aaron avait vraiment tout pour plaire, il était droit, honnête, franc, et un peu charmeur sur les bords avec tout ces compliments. Je ne sais pas s'il avait une petite amie, mais si c'était le cas, elle avait de la chance, enfin, en théorie, il était si gentil. Peut être même trop, ce n'était pas normal, il cachait quelques choses. Non, pourquoi voir le mal là où il n'y en a pas ? Pour une fois qu'il n'y avait pas de raison de voir en Aaron un élève possiblement diaboliquement efficace. Oui, je sais, je dis n'importe quoi, mais c'est drôle de divaguer parfois, non ? Bref, nous avions trinquer, et je lui disais que je lui donnerais une prochaine leçon très prochainement. Il semblait déjà avoir hâte de la recevoir, c'était fou. Il était heureux d'avoir un mentor aussi passionné que je l'étais. Il faut dire que la photographie, c'était toute ma vie, ou presque. Il me dit qu'il saurait être un bon élève, je verrais ça à la prochaine leçon, même si je ne savais pas encore ce que j'allais lui faire faire, j'aurais tout loisir de réfléchir là dessus. Il s'était en tout cas déjà renseigné sur les activités de la ville pour l'été, c'était très bien, je le croiserais sans doute à cette exposition sur les vampires qui se préparait.

    "Merci, mais il faut dire que la photographie, c'est toute ma vie ou presque alors, même dans mes vieux jours, je parlerais de cela avec passion. "

    En tout cas lorsque je mentionnais les raisons de ma reconversion, je vis que cela ne lui plaisait pas, dans le sens où je le sentais un peu perdu vis à vis de tout ça. Il n'était pas en Ecosse durant toutes ces années, il ne pouvait donc pas pleinement comprendre ce que je ressentais. Mais je ne lui en voulait pas du tout.

    " C'est une brigade qui lutte contre les mauvaises créatures surnaturelles. Nous faisons en sorte que la paix reste afin que nous ne repartions pas dans une guerre avec des combats sans queue ni tête. Mais si vous êtiez en France ou au Canada, à ce moment là, vous n'avez pas du entendre ou voir ce que j'ai vu. Les médias aiment bien montrer ce qui les intéressent. J'ai des photos chez moi qui montrent plus de choses si jamais ça vous dit. "

    Je ne sais pas s'il voudrait les voir, mais j'avais en tête les photos qui m'avaient fait partir de Glasgow, ce qui était arrivé à mon appartement, comment il avait été saccagé, comment mes amis avaient été torturé et tué, un vrai carnage qui montrait simplement un échantillon de ce qui avait pu se passer durant ces quelques années.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMar 13 Aoû - 0:48


Certaines personnes collectionnaient les passions de façon éphémère et ne prenaient jamais le temps de réellement en connaître une seule à la perfection. Je dois dire que je trouvais que cela était dommage mais aussi en quelque sorte une perte de temps. Visiblement, Makayla ne faisait pas partie de ce genre de personne et cela me plaisait énormément. J’étais comme elle, depuis que j’avais découvert la photographie, je n’avais pas lâché. Mes parents avaient tenté de m’initier à d’autres ‘‘passe-temps’’ comme ils les appelaient mais je n’avais jamais accroché. Ni le foot, ni le piano ou même le théâtre ne m’avait intéressé. C’était amusant de découvrir de nouvelle chose, mais pas assez pour je me détache de la photographie. C’est comme ça que j’avais compris qu’il faudrait que je fasse mon possible pour travailler dans ce milieu…
Voilà pourquoi je savais que je serais, quoiqu’il arrive, très reconnaissant à Makayla. Le simple fait qu’elle ait accepté de m’aider me permettait de me rapprocher un peu plus de mon rêve. Je ne sais pas si elle avait bien compris cela mais je le lui rappellerais dès que j’en aurais l’occasion. Je trouverais bien un moyen de la remercier.



- Je pense qu’il sera de même pour moi… Et ce qui est génial c’est que je pourrais, maintenant, en discuter avec quelqu’un qui a la même passion. Ma famille m’a toujours soutenu mais pas toujours compris, expliquais-je amusé.


La suite de la conversation me parla moins. Les Années Sanglantes n’étaient pas quelque chose que j’avais vécu et je ne pouvais donc pas savoir ce que Makayla avait traversé. Je n’essayais même pas de me l’imaginer car j’étais persuadé que je serais en dessous de l’horrible vérité. « Sanglantes » ! Cela voulait tout dire. Et les informations que j’avais obtenues au cours de ces années me semblaient épouvantables alors que je ne faisais que les lire ou les entendre. Les voir avait du être infâme.
Makayla du comprendre mon malaise car elle m’expliqua ce qu’était la brigade PES et j’écoutais avec attention. Elle confirma ce dont je m’étais douté. Les médias n’avaient pas tout montré, loin de là ! Ma curiosité fut ensuite attiser lorsque la photographe déclara qu’elle avait des photos plus explicites si j’étais intéressé… Bien sûr que je l’étais !



- Vous avez des photos ? Je dois dire que j’aimerais réellement comprendre ce qui a été vécu ici… Non pas ce que soit de la curiosité malsaine, ajoutais-je avec sincérité. Mais je ne peux pas comprendre le passé de personnes ayant vécues ici si je ne connais pas vraiment les événements qui ont fait leur vie. Alors, si j’ai la possibilité d’en apprendre plus, je ne dirais pas non.


C’était sûrement de la folie… Pourquoi ? Toutes les photos que j’avais pu voir jusque là avait été belles, même ratées, elles avaient voulues montrer de jolies choses, des moments heureux… Je ne savais absolument pas qu’elle serait ma réaction en voyant l’infamie et la violence prisent sur le fait. Mais peut-être le saurais-je bientôt.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyLun 19 Aoû - 16:44

    Et oui, la photographie était toute ma vie, même si je ne gagnais plus ma vie avec ça. Je faisais à présent partie de la brigade PES, et je venais de lui expliquer en quoi cela consistait. En tout cas Aaron était un bon élève et il semblait bien aimé la photographie lui aussi, nous aurions donc tout loisir de discuter de cela ensemble, je ne me faisais pas de soucis. Il me dit donc que sa famille ne l'avait pas toujours compris dans ces choix, mais bon, au moins il avait encore de la famille, moi je n'avais plus personne depuis déjà trop longtemps, mais je ne disais rien, nous ne nous connaissions pas encore vraiment pour que je lui parle de mes parents, et des frères et soeurs que je n'avais jamais eu. Moi aussi, ma famille ne me comprendrait sans doute pas, si elle savait ce que je faisais actuellement, pourquoi j'avais quitté le milieu de la photographie pour risquer ma vie à la brigade PES, mais ce n'était pas aussi simple que ça, il faut bien se le dire. Enfin bon, la vie était comme ça, j'avais fait les choix qui me semblaient être les bons pour moi. Je lui disais donc que j'avais des photos des massacres, et tout cela, des vidéos aussi puisque par moment, j'avais mis mon appareil numérique dans ce mode là pour ne rien rater de ces batailles sanglantes. Mais je n'avais rien sur moi de toute façon, je ne pensais pas qu'il serait intéressé, mais s'il c'était le cas, je pourrais lui donner une nouvelle leçon. C'est vrai que prendre des photos de guerre n'est pas très réjouissant, mais bon, voilà, je devais avoir des traces de ce que j'avais vécu. J'avais des photos de moi et de mon environnement depuis ma plus tendre enfance, même si évidemment, j'avais plus de photos de moi à partir de l'adolescence quand j'avais eu mon véritable premier appareil photo. La plupart des photos que j'avais prise durant les années sanglantes n'avaient rien de personnel, enfin c'était des photos de combats, de ruines ou de morts, rien de plus. Je n’apparaît presque jamais sur ces photos ou vidéos là puisque je suis derrière l'objectif. Aaron me répondit encore une fois de la bonne façon, il voulait voir ces photos afin de comprendre les gens d'ici, lui qui ne semblait pas vraiment avoir connu les années sanglantes, ou de si loin qu'il n'en a vu qu'une version light et censurée sans doute.

    " Je n'ai rien sur moi là, mais on regardera cela ensemble, il n'y a pas de soucis, j'ai beaucoup de photos de toute façon, et la plupart ne sont pas forcément très belles à voir, mais vous devez vous en douter. Nous ne vivons pas dans un monde tout rose, mais qui est profondément meurtri, surtout ici en Ecosse. "

    Mais cela, il aura l'occasion de le voir avec les photos, notamment celles de mon ancien appartement sur Glasgow, là où résidait à présent Rebecca qui n'avait pas voulu voir ces terrifiantes photos.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMar 20 Aoû - 9:44


Voir l’horreur qui avait été vécu par personnes d’ici ! Je n’avais pas hésité une seule seconde car il fallait à tout pris que je sache pour comprendre. C’est ce que j’avais expliqué à Makayla ! Et entre nous, même si je me doutais que les clichés qu’elle pourrait me montrer n’auraient rien à voir avec ce que j’avais déjà vu, je savais qu’il était préférable de voir certaines choses sur papier glacé et non de ses propres yeux. J’espérais que cela ne changerait pas, que je n’aurais pas à voir ce que Makayla avait vécu et que la paix qui s’était installé continuerait à perdurer encore un moment.
L’ex-photographe confirma mes dires après qu’elle ait déclaré qu’elle n’avait rien de tout ça sur elle. Je m’en doutais car il aurait été étonnant de la voir conserver sur elle les clichés des horreurs dont elle avait été témoin. J’eus un léger hochement de tête lorsqu’elle déclara que nous ne vivions pas dans un monde rose bonbon et qui, au contraire, était meurtri. L’Ecosse avait été l’un des pays les moins épargnés et même si je l’avais toujours su, j’avais toujours été attiré ici comme un aimant.



- Je ne pense pas que les voir un peu plus tard changera grand-chose, dis-je simplement. C’est vrai que l’Ecosse a vu beaucoup d’horreurs et je l’ai toujours su ! Mais bizarrement, j’ai toujours voulu venir ici sans que je ne sache réellement pourquoi… Et vous, vous avez toujours vécue ici ?


C’est vrai que j’ignorais tout de Makayla. A part le fait qu’elle avait été photographe et qu’elle travaillait maintenant comme agent de la brigade PES, je ne savais rien d’autre. Toujours assis à côté d’elle, je me tournais pour commander une autre bière, la première étant définitivement trop chaude. J’aurais volontiers fumé une cigarette mais je ne savais pas si mon interlocutrice avait également ce défaut et je n’avais pas trop l’envie de la planter là pour aller m’en grillé une. Cependant, je pouvais lui proposé un autre verre…
Le serveur arriva et je me décidais à débarrasser la table de mon ordinateur et appareil. Je rangeais le tout dans ma sacoche avant de reporter mon attention sur Makayla.



- Je vous offre un verre ? Pour vous remercier…


Et c’est alors que je me rendis compte d’une chose. Makayla était peut-être attendue ! Moi, je ne connaissais personne à cause de mon arrivée récente et n’avait pas de petite-amie ou ne serait-ce le début d’un flirt mais c’était peut-être différent pour ma mentor. Si ça se trouvait, elle avait quelqu’un qui l’attendait. C’est alors que je précisais avec un sourire…


- Enfin, si vous avez le temps ! Il faut dire que j’ai la fâcheuse tendance de croire que tout le monde est dans le même cas que moi. C'est-à-dire un « touriste » fraichement débarqué, ajoutais-je amusé.


Mais ce n’était que le début car je comptais bien faire des connaissances ici car je n’avais pas l’intention de retourner de suite au Canada.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyMar 20 Aoû - 15:42

    Il voulait donc voir les photos, et je les lui montrerais à un moment ou un autre, nous avions le temps. Notre conversation semblait être sur le point de se finir, j'allais lui donner quelques numéros à contacter pour se faire une petite place dans la photo dans le coin, et puis je crois que je rentrerais chez moi. Il n'était pas très tard de toute façon, j'avais la soirée devant moi, comme souvent. Je restais évidemment disponible en cas de problème avec une créature surnaturelle avec la brigade, mais j'osais espérée passer une soirée tranquille ou presque. Mais il semblerait que ma soirée en compagnie d'Aaron ne soit pas finie. Il me dit que s'il ne voyait pas les photos tout de suite, ça ne changerait pas grand chose et il avait tout à fait raison. Il me dit ensuite qu'il avait été inexorablement attiré par ce pays, qu'il serait venu ici à un moment ou un autre même s'il n'y avait pas eu les années sanglantes. Puis, il me demanda si j'avais toujours vécue ici. Et c'était le cas. J'avais toujours vécue dans ce pays, même si j'avais eu la chance de faire un tour du monde pour photographier tout un tas de paysage.

    " Oui, j'ai toujours vécue en Ecosse, alors je connais bien le pays, tout ce qu'il y a autour de Glasgow et d’Édimbourg n'a pas de secrets pour moi ou presque. Lors d'une prochaine leçon, je vous ferrais visiter quelques coins. "

    En disant cela, je pensais déjà à me faire un planning, les évènements se déroulant à Glasgow, comme cette exposition sur les vampires qui se préparait, la campagne environnante de Glasgow et celle d’Édimbourg. Et encore d'autres choses qui ne me venaient pas tout de suite à l'esprit. Je sentais en tout cas qu'Aaron avait envie de faire un peu connaissance avec moi, il n'aurait pas posé cette question simplement pour la forme. De toute façon, si d'avenir nous avions à travailler un peu ensemble, notre connaissance de l'un et de l'autre ne ferra que grandir. Je n'avais de toute façon rien prévue de la soirée, alors, je pouvais rester ici aussi longtemps que je le désirais. Il me proposa un verre avant de réfléchir sur cette proposition. Peut être que j'étais attendue quelques parts. Cette réflexion me fit sourire. Si je lui avais proposé de le rencontrer ce soir, c'était que je n'avais rien de prévu ailleurs, sinon, je lui aurais dit demain ou après-demain.

    " Avec plaisir, oui. Je n'ai personne qui m'attends, ne vous en faites pas. Si je n'avais pas pu vous rencontrer ce soir, je vous aurez donné rendez-vous demain. "

    J'appelais alors le serveur par son prénom puisque je le connaissais un peu, et commandais alors une bière pour moi avec de la fraise. Je le laissais prendre sa boisson, il avait sûrement soif lui aussi s'il me proposait un verre.
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MessageSujet: Re: Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]   Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé] EmptyJeu 29 Aoû - 22:34


Makayla me répondit qu’elle avait toujours vécu en Ecosse et précisa qu’elle connaissait bien le pays. Je ne doutais pas de ses propos car en tant que photographe elle devait connaître le territoire beaucoup mieux qu’une personne lambda. Voilà pourquoi j’eus un sourire ravi à son égard lorsqu’elle m’annonça qu’elle me ferait visiter quelques coins sympa. Il me tardait déjà d’y être car il n’était pas chose aisée de trouver de beaux paysages à photographier quand on ne connaissait pas les lieux. Je m’en étais rendu compte lorsque j’avais commencé la photographie.


- Ce sera avec plaisir et puis cela me permettra de prendre des repères dans mon pays d’accueil, dis-je simplement.


Oui, l’Ecosse allait sûrement devenir mon pays d’adoption car, au premier abord, il me semblait être à la hauteur de ce à quoi je m’étais attendu. Les gens étaient assez accueillants même après ce qu’ils avaient pu vivre durant les années sanglantes. Makayla en était la preuve vivante ! Elle avait accepté de me rencontrer, de me donner une chance alors qu’on ne se connaissait absolument pas et que nous n’avions pas une seule relation en commun. En plus d’être professionnelle, elle m’avait l’air d’être sympa et c’est pour cela que j’avais pris le risque de lui proposer un verre en guise de remerciement.
Je disais que c’était un risque car elle ne pourrait peut-être pas accepter. Peut-être avait-elle quelqu’un qui l’attendait à la maison, peut-être même une famille. Makayla me répondit alors que personne ne l’attendait et que dans le cas contraire, elle aurait reporté notre rendez-vous au lendemain ou à un autre jour. Je souris.



- J’avais pensé à un éventuel petit-ami, voir une famille, déclarais-je avec franchise. Mais je vois que nous sommes tous les deux dans la même situation. Complètement libre ! Enfin, avec votre nouveau métier ce n’est peut-être pas forcément le cas à 100%, réfléchissais-je à voix haute, du moins c’est ce que je pense.


Effectivement, j’imaginais que les agents de cette fameuse brigade devaient être constamment sur le qui-vive et qu’en cas d’attaque, d’alerte ou je ne sais quoi d’autre, ils devaient se tenir prêts. Après il était aussi possible qu’ils aient simplement des astreintes de nuit à faire. A vrai dire, je n’en savais rien !
Lors de la venue du serveur, j’avais commandé la même bière locale et Makayla une bière à la fraise. Nous fûmes très vite servis et alors que ma bouteille venait être posée devant moi, je la fis glisser à la place où je m’étais trouvé à mon arrivée. Je comptais me réinstaller en face de mon interlocutrice car il serait plus simple pour discuter. Je me levais sans me rendre compte que mon paquet de cigarettes était tombé de ma poche et m’asseyais sur ma première chaise avant d’ajouter avec un sourire…



- C’est plus simple comme ça pour discuter.


Et puis qui n’aurait pas voulu avoir une personne aussi séduisante en face pour discuter ? Car il ne faisait nul doute que Makayla, en plus d’être souriante, avait beaucoup de charme.
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Entre photographes, on se comprend. [Livre II - Terminé]
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