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Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Dim 28 Juil - 1:39


Lorsque j’avais reçu le mail de Constance qui m’annonçait la disparition de Ruby, j’avais arrêté ce que je faisais pour réfléchir quelques instants. Je me trouvais alors dans mon bureau de la Reds, dans la capitale écossaise, en train de gérer mes affaires. En temps normal je ne me formalisais pas pour la disparition d’un membre de la garde royale, déléguant ce genre d’affaires aux officiers de la garde. Toutefois Ruby n’était pas n’importe quelle vampire depuis qu’elle m’avait avoué avoir protégé un félon dans nos rangs et que ce dernier lui faisait du chantage.

Elle m’avait donné un maximum d’information sur ce traître qui dirigeait un trafic d’humains, bravant plusieurs des lois de notre Reine. J’avais donc mené une enquête afin de retrouver la piste de ce dissident, et avais prévenu Krystel afin qu’elle m’indique désirer une exécution discrète. Par conséquent j’avais lancé une traque secrète pour attraper ce vampire, et avais placé les abords du Laurentia sous surveillance. D’un côté par l’un des vampires à mon service dont Constance était au courant de la présence, et d’un autre de mes agents dont elle ignorait l’existence, une semi-démone tueuse à gage. Mais pour le moment le traître n’avait pas donné signe de vie et mon enquête ne menait à rien de concluant pour le moment.

Aussi bien que regrettable pour elle, la disparition de Ruby était en soit une bonne chose pour ma traque. Cela signifiait que les choses bougeaient, bien que pour l’heure je n’aie aucun moyen de relier sa disparition à son maître chanteur sinon mon instinct. Je n’avais pas pour autant décidé de répondre de suite au mail de Constance, préférant attendre d’avoir du nouveau car en l’état actuel des choses il était inutile de perdre mon temps. Il fallut attendre une semaine avant qu’un événement vienne changer la donne et que j’ai enfin une raison de répondre à la dernière maîtresse du Laurentia encore présente.

Dakota Wonfallen, cette semi-démone que j’avais chargé de surveiller le Laurentia après lui avoir fourni un portrait-robot dessiné par Ruby, venait de me contacter pour me faire part d’une nouvelle de taille. Le dissident était apparu aux abords du Laurentia et avait même eu l’effronterie de me laisser un message. Il devait se sentir en position de force pour prendre un tel risque.


le félon a écrit:
J'ignore qui vous êtes mais je sais que notre amie commune a trop parlé, me mettant dans une situation délicate. Retrouvons-nous ici-même dans une semaine afin que nous réglions cette histoire en gentlemen.
Sa vie contre votre clémence. Je ne veux pas être inquiété et que mon affaire puisse continuer, je suis même prêt à vous reverser une part de mes bénéfices. Je suis sûr que vous saurez prendre la bonne décision.

Son message était plutôt révélateur de son état d’esprit actuel et semblait confirmer qu’il était à l’origine de la disparition de Ruby. Néanmoins malgré l’assurance qu’il voulait exprimer, son action elle-même disait le contraire à mes yeux. Qu’il veuille négocier montrait bien qu’il se savait condamner. Qu’il pense pouvoir marchander ma clémence était bien ridicule car il était clair que je n’accepterai aucun accord, dussé-je perdre Ruby.

A présent que nous avions une date pour une rencontre, je devais m’y préparer. Je savais pertinemment qu’il ne viendrait pas seul ce soir-là aussi optai-je pour la sécurité en m’entourant d’une équipe compétente. J’avais déjà à l’esprit ceux dont j’allai m’entourer et Constance en faisait partie. Si à l’origine j’avais prévu pour pareille situation d’avoir plutôt Ruby à mes côtés, je devais à présent modifier mes plans et tenter de convaincre Constance de prendre sa place lors de cette rencontre. C’est donc dans cette optique que je pris le chemin de son appartement, dans le quartier de Newtown à Edimbourg.

Après un trajet en courant à mon allure de vampire, bien plus rapide qu’en voiture, je me présentai chez elle. En sonnant chez elle j’étais plutôt sceptique quant à sa volonté de combattre à mes côtés, néanmoins je comptais bien titiller sa fierté pour la convaincre.


Bonsoir Constance, dis-je simplement lorsqu’elle m’ouvrir et m’invita sans rond de jambe à la suivre chez elle. Mouai, déco pas trop à mon goût mais cela n’avait aucune importance. J’ai une petite soif, tu aurais de quoi nous désaltérer ? lui demandai-je en sachant pertinemment que ma demande si… abrupte l’agacerait. Aussi repris-je la parole pour amorcer notre discussion prochaine avant qu’elle n’ait pu m’envoyer balader.

J’ai du nouveau au sujet de Ruby et du traître. dis-je simplement, pour attiser sa curiosité.


Dernière édition par Julien Guillemaud le Mar 30 Juil - 17:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Dim 28 Juil - 3:25



Je débarque chez toi A la lecture de son message, je crus qu'il se foutait de moi, ce jeune effronté. Je posais mon téléphone sur le canapé du salon de la mezzanine, respirant tranquillant, avant d'envoyer valser mon portable par dessus la rambarde, le laissant se fracasser contre le carrelage de la cuisine. J'allais devoir en racheter un autre. Je m'accoudais, me massant la tempe. Être Maître vampire avait été bien plus distrayant que de devoir supporter le Julien Guillemaud, aussi jeune maître vampire fut il. Décidément, la nuit avait mal démarrée, et je me retrouvais avec Julien encore une fois sur les bras. La disparition de Ruby ne me rendait pas autant service que j'aurais pu l'imaginer. A vouloir trop parler voilà dans quelle situation elle se retrouve. J'aurais seulement du me taire, et le laisser se débrouiller. Mais non, il avait fallu que je joue les bons membres du Conseil Sanglant, et me voilà à "accueillir" Julien chez moi. Cette idée me donnait presque la nausée que je dus en attraper la rembadre de la mezzanine. Mon duplex, c'était le seul endroit inviolé de toute cette vie grouillante, et le plus perverti de tous allait mettre les pieds chez moi. Allais-je donc devoir supporter la présence de Julien dans tous les lieux qui m'appartenaient ? Je levais les yeux au ciel. Descendant rapidement me servir un verre de sang, en ouvrant le réfrigérateur, me servant un verre complètement déraisonnable, énervée, j'en fis une tâche rouge sur ma chemise blanche, je soupirais remontant me changer, optant pour une robe longue bleue nuit fluide et un kimono en soie.

Ruby disparue, je me retrouvais quasiment mise devant un fait accompli qui me touchait dans mon orgueil et ma fierté. Cette disparition mettait en péril le Laurentia, et qui touche au Laurentia, n'a aucune idée de la manière dont il va terminé. Bêtise, bêtise, il y en a qui faut apparemment punir. On sonna, certainement ce bellâtre d'opportuniste de Julien, venu faire je ne sais quoi chez moi, en espérant qu'il ne me demande rien. J'ouvris la porte, toisant Julien, mon verre en main, haussant les épaules, faisant un signe de main pour qu'il entre. Bonsoir Constance. Je levais légèrement mon verre, comme si je répondais à sa salutation et m'allumait une cigarette, faisant glisser la briquet sur la table du salon. J’ai une petite soif, tu aurais de quoi nous désaltérer ? Je le regardais, haussant un sourcil. Après l'affront du Laurentia, où j'avais fait preuve de politesse et de bien séance, monsieur avait refusé mon verre. Je ne lui en offrirais pas.

Il y a un évier et des verres. Bois de l'eau. Il paraît que ça désaltère.

Je le regardais, forçant un rictus moqueur. Je me dirigeais vers le salon, m'asseyant, buvant mon verre, et tirait sur ma cigarette juste après. J’ai du nouveau au sujet de Ruby et du traître. Je suis toute ouïe, mais je t'écoute Julien, mais partage avec la païenne que je suis ton grand savoir. Je levais les yeux au ciel, buvant dans mon verre une nouvelle gorgée. Je regardais Julien, que voulait il faire ? Parce que je ne me souciais pas du sort de Ruby. Et je ne me souciais encore moins de sa réussite personnelle. Alors au final... Qu'est ce qu'il pouvait bien foutre dans mon salon. Violation complète de mon espace personnel par une personne que je n'appréciais pas, voilà ce que j'étais en de vivre.

Je ne me soucis pas de la disparition de Ruby, ni de son bien être, elle s'est mise dans cette situation, seule, je ne me soucie pas non plus de ta réussite personnelle, donc, je ne sais pas ce que tu fais chez moi, alors je suppose que tu vas me le dire très rapidement. N'est ce pas ?

Je terminais mon verre.
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Mar 30 Juil - 17:23


J’émis un léger rire lors de la réponse de Constance au sujet d’un verre à m’offrir. Apparemment elle n’appréciait pas de me voir débarquer de mon propre chef chez elle. Cela était si… ridicule. Se braquer pour une simple visite à son domicile. Comme si notre demeure était notre territoire, un refuge d’ermite. Ce n’était qu’un logement après tout, bien que certains aspects pouvaient en effet être plaisant, ma cave à Edimbourg me concernant.

Sans façon, merci. répondis-je concernant son « offre » tout en affichant un sourire. Boire de l’eau, et puis quoi encore. Le temps pour elle de réagir à mon amorce de conversation. J’enregistrai ses paroles comme autant d’informations à son sujet. Vu le peu de considération pour son associée je m’interrogeai en silence des raisons qui avaient pu la pousser à s’embarrasser d’une cogérante pour son établissement, et formulai une hypothèse qui pour sûr n’allait pas lui plaire.

Ruby n’est qu’un membre de la Garde parmi d’autres, son existence n’a en effet que peu de valeur. Néanmoins elle a dû en avoir un minimum pour toi, elle ou quelque chose chez elle, pour que tu t’associes avec elle à la tête du Laurentia non ? Sinon pourquoi ne pas avoir été seule à diriger ton entreprise ? dis-je d’un air amusé mais loin d’être agressif. J’étais pratiquement certain que ma réponse n’allait pas lui plaire et qu’elle me le ferait savoir sans se gêner, amusé par avance de ce qui allait suivre.

Quand bien même tu te contrefiches de sa disparition, je te pensais avoir plus de… fierté. Enfin bon, tu dois être au-dessus de tout ça toi. Pour ma part si quelqu’un était parvenu à faire disparaitre l’un de mes associés, j’aurais pris ça comme un affront personnel et un coup bas pour l’image de mon entreprise. Mais bon, personne ne devrait voir en cette disparition un affaiblissement de la direction du Laurentia. dis-je en esquissant un très léger sourire mais qu’elle percevrait sans mal.

Oh elle allait probablement me servir une de ses répliques cinglantes mais c’était là un petit plaisir dans notre rapport de force. Et puis je ne boudais pas le mien, de plaisir, à la faire languir un peu quant à lui en dire davantage sur la raison de ma venue. Ne voulant pas non plus qu’elle se braque, je repris la parole pour lui en dire un peu plus quand même.


Le traître a laissé un message à mon intention aux abords de ton établissement Constance, et il m’est parvenu via le vampire qui était chargé de surveiller les abords du Laurentia, comme nous en avions convenu lors de notre dernière entrevue. lui dis-je en sortant de ma poche le message en question et en le déposant sur la table du salon de mon hôte, entre nous deux afin qu’elle soit obligée de le prendre si elle désirait en lire le contenu.

le vampire traître a écrit:
J'ignore qui vous êtes mais je sais que notre amie commune a trop parlé, me mettant dans une situation délicate. Retrouvons-nous ici-même dans une semaine afin que nous réglions cette histoire en gentlemen.
Sa vie contre votre clémence. Je ne veux pas être inquiété et que mon affaire puisse continuer, je suis même prêt à vous reverser une part de mes bénéfices. Je suis sûr que vous saurez prendre la bonne décision.
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Mer 31 Juil - 12:02

Mon regard se porta sur lui quand j'entendis son rire. Aussi léger fut il, il ne m'échappa pas. Trouvait il la situation drôle ? En tout cas, moi pas. Je vivais presque cette intrusion, comme une agression envers mon espace vital, certes, vaste, mais je n'avais jamais eménagé ici pour recevoir des gens, c'était mon lieu. Je ne vivais pas au Laurentia, parce que j'avais besoin de calme, d'un lieu où nulle autre personne à part moi n'avai posé les pieds. Alors mon attitude pouvait sembler excessive, mais je l'étais excessive, je ne m'en cachais pas, regardez donc l'état de mon téléphone. Et puis ce n'était pas non plus une visite des plus courtoises, parce que Julien n'était pas courtois, et je ne le portais définitivement pas dans mon coeur. Alors non, le voir ici, ne me plaisait absolument pas. La suite fut encore plus intéressante. Il refusa mon invitation à boire de l'eau. Normal, me direz vous.

Sa déclaration me fit beaucoup rire. Une valeur ? Pour moi ? De quelle valeur parlait il ? Sentimentale ? Non, Julien ne me sous estimait pas de cette manière. Marchande ? Non, la seule fonction de Ruby fut de me laisser assez de liberté pour ne pas avoir à rester au Laurentia toute la nuit. Il n'allait quand même pas essayé de me piquer au vif. Pourquoi ne pas diriger seule ? Plus on est de fous plus on rit ? N'est ce pas cela le dicton ? Je regardais Julien, me demandant s'il ne se foutait pas un peu de moi. Ruby était une sorte... d'agent de sécurité si l'on peut dire. Et les agents de sécurité, ça va, ça vient, et quand ça fait des conneries avec les vampires trop zélés, ça disparaît, et ça se remplace. Et je l'écoutais continuer, que me faisait il là ? Me prenait il pour une imbécile ? Bla bla, si j'étais à ta place, sauf que tu ne l'es pas, ne fait des suppositions, va droit au but, au lieu d'essayer de provoquer chez moi quelques réactions que ce soit. Je ne suis pas de ce genre. Ses provocations insupportaient, et il mettait ma patience à rude épreuve. Pourquoi ne pouvait il pas dire les choses clairement. Les gens s'encombraient de phrases, et de mots sans aucuns sens, dans le simples but de mieux faire passer leur requête. Aucun intérêt, de la salive pour rien. Et qu'il ne me parle pas de fierté. Un affront personnel ? Et la suite fut magnifique. Mais bon, personne ne devrait voir en cette disparition un affaiblissement de la direction du Laurentia

Je crois, Julien, que malgré nos rapports courtois, tu oublies clairement à qui tu parles. Ne me parle ni de fierté, ni de faiblesse. Tu débarques chez moi, pour provoquer, je ne sais quelle réaction chez moi, me prendrais tu pour une de tes subordonnés ? Mais pour qui te prends tu ?

Mon regard se planta dans le sien. Dur. Comment osait il me parler de cette manière, faible ? Moi ? Etait-ce une blague ? Voulait il ma main dans sa figure ? Oubliait il à qui il parlait ? Je le laissais continuer, me montrant le message de son vampire zélé. Qu'est ce que je m'en foutais de son message. Une amie commune ? J'eus un rire mauvais.

Quand les gens ne sont pas indispensable, on les remplace. Ruby n'était pas indispensable. Alors si tu as une requête, soumet là, parce que tes phrases sont veines, et tes mots sonnent creux, ma patience va atteindre sa limite bien rapidement plus que d'habitude.

Je me levais, retournant à la cuisine me servir un verre de sang, revenant m'asseoir pour récupérer ma cigarette, et poser mon verre sur la table basse.

Et je me passerais de tes commentaires quant à la manière dont le Laurentia est dirigé.
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Jeu 1 Aoû - 8:07


Avec mes phrases choisies avec soin je recherchais en effet à la faire réagir et pour le coup j’avais été servi. Constance ne semblait pas aussi réceptive à ma provocation que lors de nos autres entretiens, ceci me fit réfléchir un instant tandis qu’elle finissait de parler. Sa réaction plutôt vive était plutôt surprenante à mes yeux mais je crus en déceler la raison. Et si, comme Jana avant elle, Constance attachait une importance de taille à son logement, comme un lieu « intime » où n’auraient le privilège d’entrer que certains… Afin de pouvoir me faire un avis sur cette question je fis une rapide comparaison avec ma conception de ce point. Moi aussi j’étais plutôt sélectif quant à qui entrait chez moi, que ce soit à Glasgow ou à Edimbourg. Néanmoins je n’avais jamais eu le sentiment d’être envahi lors de visites imprévus, quand bien même d’individus que je n’appréciais que peu tel qu’Evey en son temps ou Adrian. Peut-être s’agissait-il là d’un mécanisme de protection typiquement féminin. Quoi qu’il en soit, si j’avais souhaité obtenir une réaction de sa part je ne désirais pas pour autant qu’elle se braque aussi adaptai-je mon discours en conséquence.

Tu as tords de prendre ma venue ainsi Constance, je ne suis nullement venu pour te manquer de respect. lui dis-je sans sourire ni rire. Mais simplement pour te faire une proposition.

Je vais rencontrer ce vampire, non pas pour marchander la vie de Ruby, mais pour exécuter la sentence que tout félon mérite. Afin de ne prendre aucun risque je souhaitais t’avoir à mes côtés, par mesure de sécurité. Non pas en te considérant comme l’une de mes subalternes, mais parce que du fait de ton… expérience tu es plus puissante que moi.
lui dis-je d’un air sérieux et sans provocation bien qu’il était possible qu’elle prenne cela pour de la flatterie.

Depuis toujours je partais du principe qu’il ne fallait pas sous-estimer ses adversaires et encore moins se surestimer. Aux dires de Ruby son maître-chanteur était aussi âgé qu’elle et il était clair que seul je n’avais que peu de chance face à lui, d’où mon plan de monter une équipe à la hauteur de cette rencontre.


Je n’ai émis aucun jugement au sujet de ton établissement et de sa gestion Constance et à vrai dire, ne t’en offense pas, je n’en ai pas grand-chose à faire, c’est ton business pas le mien.

A mes yeux, une participation quelle qu’elle soit à une opération au nom de la Reine ne pourrait être que bénéfique autant pour son image personnelle que pour ses affaires mais je choisis de ne pas le lui en faire la remarque afin de ne pas la vexer une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Jeu 1 Aoû - 12:36

 S'il voulait me provoquer, il avait réussit. Julien avait cette espèce de manie, du moins me semblait il, de tester les individus et de réagir en fonction de leur réaction. Du moins, il le faisait avec moi. Je n'avais jamais aimé les retours et les détours, pour arriver à ses fins. C'était de la pure hypocrisie. J'avais toujours été particulièrement franche, et j'estimais que j'avais le droit à bien plus de franchise de sa part, que cette espèce de pièce de théâtre dont il était le seul protagoniste. Si mes phrases avaient été dîtes sur un ton des plus calme, elles n'étaient pas à prendre à la légère. Et je vis bien que son expression changea, arborant bien plus de sérieux que son petit rictus d'effronté il y a quelques secondes. Je préférais presque ce visage sérieux, au moins nous allions en arriver au choses un peu plus sérieuse, rentrer dans le vif du sujet était ce qui m'intéressait le plus. Le voir de dandiner avec ses mots pour arriver à ses fins avec moi, était pour moi tout à fait ridicule.

Tu as tords de prendre ma venue ainsi Constance, je ne suis nullement venu pour te manquer de respect Et pourtant, vous le fîtes très cher. Et chacun connait la susceptibilité vampirique dont je suis la première victime. Le moindre affront se transforme en agression,puis en manque de respect. Je prenais les choses exactement comme je devais les prendre. Son rôle de Général, lui montait à la tête, et son ambition pouvait bien causer son ascension comme elle pourrait causer sa perte. L'ambition était une chose. L'éternelle insatisfaction en était une autre. Je soupirais. Que me voulait-il ? J'entendis le mot proposition. Allait il enfin arriver au pourquoi de sa présence ici. Je l'écoutais, quand enfin.. Ma présence lors de son entrevue ? J'explosais de rire, pas dans l'outrance. Décroisant mes jambes pour me lever tranquillement, ma présence ? Avait il essayer de provoquer ma fierté pour que je l'accompagne ? C'était si petit. Ma robe suivit mon mouvement, je gardais mon verre, continuant de rire à sa requête. Mais il ne semblait pas avoir terminé. Non pas en te considérant comme l’une de mes subalternes, mais parce que du fait de ton… expérience tu es plus puissante que moi Je me calmais.

Qu'avais-je à gagner dans cette histoire ? Et quels étaient les risques d'une participation à tout ceci ? Evidemment qu'il ne me considérait pas comme une subalterne, puis que hiérarchiquement, c'était plutôt le contraire. Mon expérience et la puissante, je suppose que je ne devais pas prendre ça pour de la flatterie, puisqu'il ne faisait qu'évoquer des faits ? Je laissais sa dernière phrase se perdre dans le vide, car la relever serait pour moi une perte de temps, et de salive.

N'as tu donc pas des hommes de mains pour prévenir de ces risques ? Ou ne sont pas capables de le faire cette fois ci ? Pourquoi devrais-je prendre des risques ? Parce que l'idée que je ne participe pas à l'expédition punitive de celui qui a privé le Laurentia d'une  associée, pourrait conforter comme quoi je suis faible et lâche ? Au contraire, participer, prouverait que j'y attache une forme d'importance à cette disparition ne penses tu pas ?  

Je restais debout, portant mon verre à mes lèvres. Et tirant sur ma cigarette par la suite. Pourtant il fallait que j'y réfléchisse.

Je pourrais. C'est évident. Mais, diable, pourquoi t'aiderais-je dans ta recherche de reconnaissance ? Parce qu'au final, ce n'est que de ça dont il s'agit. Du dévouement, certainement, un peu. Mais de la reconnaissance, oh ça, oui.  
 
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Sam 3 Aoû - 17:05


Il s’agit là d’une question de point de vue Constance. D’aucuns y verraient en une faiblesse comme si n’importe qui pouvait s’en prendre au Laurentia d’une manière ou d’une autre, d’autres encore penseraient que ta participation à une expédition punitive serait un signe de fierté, pour Ruby ou l’image même du Laurentia et enfin certains pourraient interpréter que tu laisses couler car cela viendrait de toi pour diriger seule ton établissement. Chacun croira ce qu’il voudra, le tout est d’agir comme il se doit.

Pour ma part j’agissais au nom de Krystel et Augustus, mes deux maîtres, malgré la disparition du Roi et la gouvernance de la Reine seule. Je n’avais aucun souci avec ça, je me contentais de poursuivre mon engagement envers eux deux. Cette expédition punitive n’était en aucune manière une question de vengeance à mes yeux, le sort de Ruby ne m’important pas plus que celui d’un autre membre de la Garde. Il s’agirait là simplement de punir un dissident, point.

De la reconnaissance ? demandai-je en laissant échapper volontairement un léger rire amusé. Mes actions n’ont qu’une seule finalité : servir mes Maîtres. Qu’y a-t-il de mal au passage à acquérir de nouveaux privilèges? dis-je encore en laissant planer mon sourire.

Ah la grande Constance, toujours ce besoin de souligner sa grande générosité dans l’hypothèse éventuelle qu’elle donne son accord pour quoi que ce soit. Elle était l’exemple même de l’arrogance de notre espèce, caractéristique à laquelle j’étais conscient de ne pas échapper. Mais en même temps, s’agissait-il là de simple arrogance ou plutôt de ce jeu savoureux, en tout cas pour ma part, qu’était notre rapport de force ? Chacun étant conscient de son jeu et de qu’il pouvait se permettre avec ce qu’il s’avait de la main de l’autre.


Et la perspective d’une soirée divertissante, loin des mondanités ? Simplement un combat, du sang et peut-être même l’excitation fugace, doux souvenir des Années Sanglantes, si le traître se montre à la hauteur.

Ces mots bien que destinés à mon interlocutrice, s’appliquaient aussi à moi. Bien que le conflit fut laborieux et plus qu’incertain, les Années Sanglantes avaient représentées une période grisante. L’ivresse des combats et du sang ennemi versé par litre, la mort de tant et tant d’individus sans avoir à se soucier des conséquences. Alors qu’avant la guerre, et d’autant plus à présent, la prudence était impérative. Aujourd’hui plus que jamais d’ailleurs.
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Mar 6 Aoû - 23:45

Je regardais Julien, s'il se permettait certains commentaires, il commençait à tirer sur une corde qui n'allait pas l'arroser de laurier. Je regardais le vampire en face de moi. Ce qu'il disait ne m'intéressait pas. Non, rectification, ça ne m'intéressait plus. Je penchais ma tête le côté dans un geste qui paraissait mécanique, mes cheveux suivirent le mouvement. Plus il parlait plus il m'énervait. Ce qu'il se racontait lui permettait de dormir le jour, alors tant mieux pour lui. Mais Julien était pour moi le pire côté de l'ambition et de l'opportunisme.

Chacun l’interprétera comme il le voudra. Et de ces interprétations, je m'en fous complètement.

Il rebondissait alors sur mon déclaration en ce qui concernait son besoin de reconnaissance. Servir mes maîtres. Il parlait comme un chien, un chien qui faisait semblant d'en aimer la laisse. Des privilèges ? Je ne savais pas bien ce qu'il se tramait dans sa tête, mais je savais que ça ne me plaisait pas du tout. Des privilèges, je levais les yeux au ciel. L'ambition ne mène pas forcément aux privilèges. Je bus une dernière gorgée de sang, posant mon verre sur la table. Je me demandais alors ce qui pourrait bien me motiver. Parce que ma fierté au final, aurait été la chose la plus motivante. Mais elle était intacte. Je sortis de mon paquet une cigarette, tapotant le filtre sur la table, avant de le retirer. La suite de la phrase, était bien plus parlante pour moi. Un combat, du sang. Mon sourire ironique se transforma en un léger sourire carnassier. Si l'âge faisait prendre en ... "sagesse" ce dont je doutais tout de même, l'âge n'affectait en rien l'envie de chasse, de sang et de carnage. Je retirais mon kimono. Enfin il me parlait de chose concrète, d'une véritable proposition alléchante. De quelque chose qui donnait envie. Les Années Sanglantes, je n'aimais forcément en parler. Alors laissons passer ce dernier détails. Revenons en au sang. Revenons en à laisser le monstre sortir de sa cage. J'allumais ma cigarette, décroisant les jambes, pour poser mes deux pieds sur le tapis.

Ce qui me chiffonnait, c'était l'idée de ne connaître de ce... traître que ce vulgaire message que m'avait montré, et le fait qu'il s'adonnait aux trafics d'humains en tout illégalité. Moi aussi... Mais avec la bénédiction de la Reine des Vampires, ce qui rendait les choses beaucoup beaucoup moins risqué et bien moins difficile. Et je n'avais pas ce Julien au basques, comme pouvait l'avoir l'autre vampire. Plutôt me tirer une balle en argent dans la tête. Bref. Tout ça, pour en arriver au point suivant : Qui était ce type ? Quel âge avait-il ? Était-il connu avant ces envies de trafics humains ? Parce que non, je ne pourrais pas être capable de résister à toute cette possible excitations vampiriques. Je ne cherchais même pas à résister. Parce que je ne cherchais pas à cacher ce que j'étais réellement, ça me permettait de ne pas péter les plombs.

Tu parles enfin dans des termes qui m'intéresse. Tu sais donner envie, quand tu veux. Qui est ce type ?

Je levais les yeux vers lui. Alors ? Qu'est ce que tu vas me promettre, Julien ? Du sang et des cris ? Du sang et des cris ce sera donc.
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Mar 13 Aoû - 17:44


Chaque individu dans son existence est poussé par une motivation propre, là découvrir vous permettra bien des choses. Si pour la plupart des outils l’argent suffit, pour d’autres il vous faudra être patient et tâtonner avant de trouver la bonne voie. Pour Constance titiller sa fierté n’avait pas mené à grand-chose contrairement à ce que j’avais cru mais au gré notre discussion j’étais parvenu à trouver une motivation suffisante pour l’intéresser et lui donner envie de prendre part à cette expédition punitive. Le combat et le sang semblait être quelque chose qui l’intéressait suffisamment pour l’amener à accepter de collaborer avec moi.

Sa véritable identité est un mystère jusqu’à présent, il se cache plutôt bien derrière une multitude de faux noms mais il ne manquera certainement pas de se présenter lors de ce rendez-vous. dis-je en avouant là ce que Constance pourrait voir comme un échec, le fait de ne pas être parvenu à découvrir quel est son nom. Mais qu’importe, quand bien même elle s’en réjouirait à mes dépends ceci ne serait en définitive qu’un détail insignifiant au regard du fait qu’il s’était de lui-même révélé à mo via son message.

Par contre si son nom reste un mystère, son trafic lui a été plutôt facile à déceler. Il est en fait à la tête d’un réseau d’humains qui fait passer les siens pour des passeurs de clandestins depuis les pays d’Europe de l’est pour le Royaume-Uni. Il en fait ensuite des réserves de sang qu’il revend sous le manteau. Ceux qui le servent sont en passe d’être exécutés, ce qui est déjà le cas pour certains, mais aussi ceux qui lui achetaient sa marchandise.

C’est probablement pour cette raison qu’il s’est révélé et qu’il espère pouvoir négocier la clémence de Krystel ou la mienne. Il va de soi qu’il n’aura droit qu’à la mort, de ma main.
précisai-je afin qu’elle ne s’imagine pas pouvoir me priver de ce plaisir qui me revenait de droit et de fait.

Quand bien même il est assez stupide pour aller à l’encontre de nos lois, je ne le pense pas assez fou pour se présenter seul, aussi tu auras tout le loisir de laisser libre cours à ta soif de sang et de violence Constance.

Si cela t’intéresse bien entendu…


Constance allait probablement se faire désirer et vouloir pinailler sur quelques points de l’expédition punitive mais cela je le savais déjà avant même de la rejoindre en sa demeure, bravant là les limites de son territoire qu’elle voulait préserver de personnes telles que moi. Aussi ce n’était à mes pas un problème bien que je m’attendais à ce qu’elle se montre un peu… agaçante.
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Ven 16 Aoû - 21:49

Si Julien savait mettre les termes, la suite manquait terriblement de précision. Une enquête bien menée aurait au moins du lui permettre de trouver son nom. Ruby, n'avait elle donc pas été assez intelligente pour lui révéler l'identité de cet individu, ou bien était elle trop sotte pour la lui demander ? Décidément. Il ne manquerait pas de se présenter ? Il ne connaissait donc rien de lui, pas la moindre petite idée, pas son âge, rien. Autant dire qu'il pataugeait dans la semoule. J'avouais m'attendre à quand même beaucoup mieux que ce flou intense sur l'identité du couard. Décevant, c'était un peu décevant. Jamais je ne me serais embarquée dans cette histoire à Paris, trop de point d'ombre, pas assez d'importance, mais l’excitation d'un affrontement sanglant me manquait beaucoup trop. Il me fit part par contre de ce qu'il avait pu apprendre sur le trafic, ce qui au final ne m'intéressait pas plus que cela, un peu, mais ça n'avait rien à voir avec ce que je voulais, je voulais connaître les risques, les avantages, tout. Et là, rien.

J'étais agaçante, chiante, arrogante, exigeante, insupportable pour plusieurs raisons, et la première c'est que j'aimais les choses bien organisées, bien planifiées, qui se faisaient rapidement, et parfaitement. Bien entendu tous les plans ont une faille, mais autant en avoir le moins possible. Ma présence allait donc combler certaines failles. C'était ainsi que je le voyais en tout cas. Il va de soi qu’il n’aura droit qu’à la mort, de ma main. Il était d'un dramatique, c'était théâtrale au possible. Je levais les yeux au ciel. Et affichait un sourire moqueur, non là il se foutait clairement de moi. C'était quoi ? Un ordre ? Une instruction ? C'était parce que ça lui revenait de droit ? Laisse moi rire Julien, deux minutes.

Il continua, me vendant son histoire, comme on vend du hareng. Si ça m'intéresse. Je souriais. Arrêtons ce jeu deux minutes, il voyait bien que j'étais déjà dans l'attente d'une confrontation, et plus elle serait sanglante et plus j'en serais ravie.

Clairement Julien, si je l'ai sous la main, je le tuerais. Je n'irais le chercher volontairement, mais je te le dis franchement, si je peux le tuer, je le tuerais.

J'allumais une cigarette. Tirais un coup dessus avant de reporter mon attention sur Julien. Non clairement, il n'allait pas le jouer il faut donner à César ce qui appartient à César. Je ne voulais pas de compensation, mais franchement, s'il le tuait tant mieux, mais j'étais pas du genre à servir le plat dans un plateau d'argent. C'était pas mon genre. Je me levais.

J'imagine que tu te dis, c'est mon enquête, c'est mon exécution. Et je ne t'ôterais pas le pain de la bouche. Mais je ne te le servirais pas non plus. Tu imagines bien.

Je souriais, il savait bien qu'il ne s'en sortirait pas comme ça, sans petite provocation. Je tirais sur ma cigarette, regardant mon verre vide, me demandant si j'en voulais un autre. J'allais devoir organiser mon absence du Laurentia. Je regardais ma montre.
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Mer 21 Aoû - 17:49


Chaque individu dans son existence  est poussé par une motivation propre, là découvrir vous permettra bien des choses. Si pour la plupart des outils l’argent suffit, pour d’autres il vous faudra être patient et tâtonner avant de trouver la bonne voie. Pour Constance titiller sa fierté n’avait pas mené à grand-chose contrairement à ce que j’avais cru mais au gré notre discussion j’étais parvenu à trouver une motivation suffisante pour l’intéresser et lui donner envie de prendre part à cette expédition punitive. La perspective d’un combat sanglant. Etait-ce là la seule chose qui pouvait divertir une vampire telle que Constance ? Quelle tristesse si elle n’avait d’autre plaisir. Mais après tout, cela était son problème et pas le mien, tant que sa vie ennuyeuse ne la poussait pas à comploter contre mes Maîtres.

Sa réponse était à la hauteur de son caractère et guère surprenante en fin de compte mais pas déplaisante pour autant. Qui à sa place n’agirait pas de la même manière sinon un vampire moyen ? Moi-même à sa place je ne laisserais pas passer l’occasion d’éliminer une cible au prétexte qu’elle représente un met de choix pour un autre, mais cela je ne pouvais lui dire en l’état de notre rapport de force. Peut-être qu’un jour si notre lien évoluait dans le bon sens je pourrais en venir à ce genre d’attitude mais ce n’était pas le cas aujourd’hui.


Venant de toi le contraire m’eut étonné, lui dis-je en souriant. quoi qu’il en soit cela me suffira.

Bon, je vais te laisser à présent. Je ne voudrais pas m’imposer chez toi plus que de raison.
lui dis-je après l’avoir vu regarder sa montre.

J’aurais pu faire durer cet entretien et prendre un malin plaisir à le prolonger, exploitant là son sentiment « d’invasion » de son appartement que j’avais brièvement soupçonné en arrivant ici un peu plus tôt dans la soirée, mais telle n’était pas ma volonté. Si mon projet d’union avec Jana se concrétisait et que je devenais Prince, j’avais tout intérêt à améliorer le lien que Constance et moi avions. A long terme ce rapport de force ne serait pas une bonne chose selon moi, d’autant plus si un nouveau conflit majeur se déclenchait dans les temps prochains.


On se voit bientôt, d’ici là je maintiens la surveillance aux abords du Laurentia selon notre accord. Bonne soirée Constance. lui dis-je en faisant une très légère révérence sincère de la tête. Non pas par provocation mais pour prendre la température en quelque sorte, au sujet d’une éventuelle évolution de notre lien à l’avenir. Puis après ces salutations je quittai son domicile pour m’en retourner à d’autres affaires.

Hrp : à toi de conclure  J’ai amorcé légèrement l’idée d’évolution de notre lien vers un lien positif dont on avait parlé il y a quelques temps
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MessageSujet: Re: Tu suis ou tu te couches? [Livre II - Terminé]   Ven 23 Aoû - 22:28

Je regardais Julien, glissant par réflexe une mèche de cheveux derrière mon oreilles. Il ne sembla pas s'offusquer en rien de ce que je venais de dire. Ce qui m'étonna, mais au final, peut être pas tant que ça. Je haussais les épaules. Si j'avais répondu positivement à cette promesse de bataille, c'était par plaisir. Par pur plaisir égoïste, tous les moyens étaient bons pour se débarrasser de la vermine et surtout si ça rendait service. Je crois qu'il était temps qu'il prenne congé, et qu'il s'en aille. Et j'étais convaincue, qu'il allait accéder à ma demande d'ici peu de temps. Si j'avais apprécié Julien, j'aurais pu lui offrir un verre, par politesse, vu que cette entrevue se terminait sur une note positive. Décidément, tout ce que Julien voulait, Julien l'obtenait. Surtout quand il venait me demander quelque chose. Surveiller les alentours du Laurentia, oui. Me voir pointer le bout des dents pour une bataille, oui. Je levais les yeux au ciel. Ma réponse semblait presque à la hauteur de ses espérances, je haussais un sourcil, moi même étonnée de sa réponse, je le voyais déjà, chien fou s'insurgeant contre la Vilaine Constance qui allait lui ôter le pain de la bouche, mais il n'en fit rien.

Il prit les devants avant que je ne le chasse, il ne fallait pas non plus qu'il prenne trop ses aises. C'était quoi le délire, il se montrait courtois et poli ? Qu'est ce qu'il lui arrivait. Pourtant il ne manqua pas de rajouter que l'on allait se voir bientôt. On se voyait beaucoup trop souvent ces derniers temps. Espérons que cela ne devienne pas trop une habitude, sinon j'allais devoir me montrer courtoise et amicale à mon tour, et ce serait un choc bien trop grand pour Julien. Je soupirais, cette pensée me fit bien sourire, décidément, je m'étonnais encore par mon chemin de pensée. La surveillance du Laurentia était maintenant, je le regardais, levant les yeux au ciel, me demandant encore combien de temps cette mascarade allait bien pouvoir durer. Heureusement que son... agent, avait été discret, ça l'aurait bien fait tient, d'expliquer à la clientèle que le bordel était surveillé car un vampire un peu trop zélé avait décidé de faire du trafic d'humains. Bah voyons.

Tu connais le chemin de la sortie, tu m'excuseras de ne pas de raccompagner, tu es un grand garçon.

Je restais assise, décroisant les jambes pourtant, m’apprêtant à me lever. Je le vis s'incliner, sans sourire, et ce fut, me semblait il... sincère. Qu'est ce qu'il lui arrivait ? Mon interrogation du s'afficher sur mon visage, parce que clairement je ne m'attendais pas à tout cela. S'il avait voulu me surprendre c'était réussi, j'en restais surprise, agréablement bien entendu. A croire que nos rapports changeaient en bien, tant mieux me direz vous, mais d'ou venait ce revirement de situation.

Bonne soirée, Julien.

Il quitta les lieux, je me levais enfin. Il était de temps de partir pour le Laurentia, j'avais des prostituées à gérer, et un retard à rattraper.
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