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En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Mar 20 Aoû - 15:04

Je me roulais sur le dos et regardais Mak' en mouette... je fus heureux de la voir ainsi : elle était tellement plus belle, débarrassée de ce qui l'oppressait... Qu'est-ce-qui la liait si fort à une vie sérieuse de jeune femme adulte qui assume tout toute seule ? la fierté de l'autonomie ? des preuves à donner à quelqu'un ? à elle-même ? Là, elle se découpait sur un mélange de nuages moutonnant et de ciel bleu. Je sentais les embruns sur mon visage, qui asséchaient ma peau, et je ris en battant des bras au sol et en agitant les jambes, pour finir, je me roulais dans le sable fin. J'aurai voulu que ce moment dure, dure, dure... Oui, c'était cela : la première fois que je voyais Makayla naturelle et heureuse. Pas de masque cette fois. Aucune retenue ! c'était une enfant que je voyais. Dégagée, déchargée du poids de la vie, des responsabilités, de tout ça...

Nos sujets sur la PES, les Années Sanglantes, nos combats réciproques avaient volé en éclat, ne résistant pas à la bonne humeur qui nous saisissait maintenant. Evidemment, je savais que ça ne durerait pas, c'est pourquoi j'enregistrais chaque seconde, précieusement dans mes souvenirs, mon coeur... Se rappeler des bons moments est important pour continuer d'avancer. Failthe cru bon de s'inviter au fou rire général et sauta sur Mak' en aboyant, avant de me sauter sur le ventre, à m'en couper le souffle : je le regardais, surpris, et me précipitais derrière lui. Je comptais bien le rattraper pour me moquer de lui et lui tirer la langue -il détestait ça ! et aboyait comme un furieux à la vue de cet appendice-. Le sable volait sous mes semelles, mais l'effronté cabot se jouait de moi, tournant à angle droit pour m'échapper, gravissant sans mal une dune, fonçant sur Maka, je hurlais :

- Attrape-le ! on va le jeter à l'eau ! ah ah ah !!!

Mon éclat de rire se transforma en cri. Paf ! le pied dans les joncs et me voilà en rendu en bas de la dune en roulé-boulé, juste aux pieds de la jeune femme. J'avais vraiment l'art de paraître ridicule... Je la regardais par en-dessous, l'oeil triste, l'air de dire... "aie... j'ai mal..." en espérant qu'elle s'agenouille près de moi et me masse un peu le genou, que je frottais doucement de la paume de mes mains... en bredouillant :

- Même pas fichu de courir après un chiot, alors... devenir une mouette...

J'époussetais le sable sur mon jean et me relevais. Je dépassais Mak' d'une bonne tête.

- Je devrais trouver une autre bestiole... un chien ! pour courir après le mien ! ce serait génial, çà, non ?

Je ris de ma bonne blague... Nous étions absolument seuls sur cette plage immense bordée d'un côté par de petites dunes recouverte d'une rare végétation sèche et de l'autre par l'océan à perte de vue. On n'entendait pas la route, d'ici. On était loin de tout. Et pourtant, je me sentais en sécurité. Peut être parce que Makayla pourrait me défendre au cas où... c'était un agent bien entraîné (je l'espérais sincèrement) et surtout, il faisait jour ! Une crainte diffuse me tenaillait encore, à propos de ses questions de tout à l'heure, comme si elle était venue pour percer à jour mon secret. Je haussais les épaules, finalement, et abandonnais cette idée stupide.

Je lui saisis la main, sans prévenir, et la tirais au bord de l'eau, et là, je l'obligeais à courir ! le sable mouillé portait nos foulées, c'était agréable. Le vent nous donnait l'impression d'aller toujours plus vite.... Failthe sur les talons, aboyait comme un bon chien de berger qu'il était, sa voix emportée par le vent du large qui nous fouettait tous. Une vague plus grosse que les autres nous mouilla jusqu'aux genoux, menaçant de nous jeter à terre, je levais la main instinctivement, pour aider la jeune femme à tenir debout et arrêtais ma course. Nous étions essoufflés... et je plongeais mon regard dans le sien... demeurant, là, planté, silencieux, alors que la vague suivante mouillait mes chevilles. Mak' était au sec. Je m'enfonçais dans le sable, et chaque vague me ramenait à la taille de Makayla. Bientôt, je serai à la même hauteur...
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Mar 20 Aoû - 16:10

    Je ne sais pas pourquoi j'avais agi de la sorte, mais ça me faisait du bien. je n'étais plus vraiment cette agent de la PES qui veut tout dégommer, mais juste une grande enfant. Je n'avais plus été comme ça depuis longtemps et j'aimais ça. Pourtant, dans un coin de ma tête, je savais que ces instants ne pourraient pas durer éternellement, alors j'en profitais, je faisais la mouette à mon tour et tombais lamentablement sur le sol en riant complètement. Imaginez ce que cela aurait pu donné si j'avais roulé et fumé mon herbe, je serais en train de planer à 10 000 mètres au dessus du niveau de la mer. Là, je planais beaucoup moins haut, à la hauteur d'une mouette en gros. Le chien de Thomas me sauta dessus avant de foncer sur son propriétaire, il se joignait à notre délire, c'était marrant. Puis le chien s'en alla un peu plus loin. Thomas voulait que je l’attrape pour le mettre à l'eau ce que l'animal détesterait sans doute, quoique, ce n'est pas un chat mais un chien. Mais il passa trop vite et étant petit, je ne réussissais pas à l'attraper alors que son propriétaire tombait lamentablement de la dune dans un roulé boulé de quelques mètres arrivant à présent à ma hauteur. Il se touchait le genou, peut être qu'il s'était fait un peu mal, mais c'était un solide gaillard. Ce n'était pas une petite chute dans le sable qui lui ferrait plier genou sous le vent. La situation me prêtait une nouvelle fois à rire.

    " Justement, un mouette ne risque pas de tomber en roulé boulé sur le sol, non ? Après, je ne sais pas ce qui est le plus simple, marcher ou voler ? "

    Oui, c'était complètement idiot mais j'avais envie de faire l'idiote, c'était tellement plus drôle. Je profitais du moment, car une fois que cela serait fini, la réalité me rappellerait bien rapidement. Mais il me dit qu'il devrait plutôt se transformer en chien pour courir après le sien.

    " Peut être qu'il est en effet plus simple de marcher à 4 pattes, je ne sais pas. "

    Et je riais encore à ces quelques propos qui n'étaient pas forcément très sensés mais peut importe. Je l'imaginais déjà poursuivre son chien en faisant le chien, autrement dit en marchant à 4 pattes dans le sable. Mais il n'en fit rien, il me prit la main et nous nous mettions à courir le long de la plage. Une vague nous arriva dessus nous mouillant jusqu'aux genoux. Mais nous ne tombions pas grâce à un bon équilibre. Nous restions plantés là, c'était drôle. Une nouvelle vague arriva alors, mais elle ne toucha que Thomas qui s'enfonçait un peu dans le sable. Nous étions l'un en face de l'autres comme ça, comme s'il allait m'embrasser, mais je ne désirais pas, alors avant qu'il esquisse le moindre geste, je me remettais à courir sur le bord de la plage, faisant même une petite roue comme quand j'étais gamine. J'étais carrément rouillée, du sable m'était venu sur le visage, mais j'avais réussie à me réceptionner sur les deux pieds. Son chien me suivait alors j'essayais de faire la course avec lui mais il me dépassait facilement même pas essouffler alors que je l'étais complètement, puis je me laissais tomber sur le sable une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Mar 20 Aoû - 20:53

Makayla évita mon regard et s'enfuit ! Ca me réveilla d'un coup, et je les poursuivis, elle et le chien. Bon sang, elle courait vite ! le sable volait derrière elle. Petit à petit, je faisais mon retard. Le vent me fouettais le visage. On s'amusait bien ! Le soleil poursuivait sa course et se suspendait au-dessus de l'horizon, derrière nous. La jeune femme fit la roue : waouh ! un truc que j'avais jamais réussi à faire ! j'admirais et gagnais du terrain. Finalement, Maka s'effondra et je la rejoignis sur le sol. Le sable se colla instantanément sur mon jean, là où il était mouillé. Je souris en regardant la mer, puis Mak'.

- Pas sûr que j'arrive à gérer quatre pattes, mais je courrais plus vite si je maîtrisais !

Failthe vint se coucher entre nous. Il avait eu sa dose, le chiot ! Visiblement épuisé, tirant une langue comme un steak, où se rassemblaient quelques grains de sable. Je fouillais gentiment ses poils de mes doigts, il se mit sur le dos, ravit. Mon regard accrocha celui de ma copine de jeu :

- Merci ! ça faisait longtemps que je ne m'étais pas amusé comme ça ! avec cette insouciance, je veux dire...

Il n'y avait absolument rien autour de nous, et pourtant, je n'éprouvais aucune peur, aucune tension... rien... mon coeur battait la chamade et mes tempes comptaient les coups, mais c'était sain, c'était bon. La lumière changea, se teintant d'orangé, accordant une douceur moelleuse à un paysage jusque là minimaliste. Le vent dut sentir qu'il était de trop et s'apaisa. Seule persistait une petite brise, douce, venue du large, elle aussi, mais plus propice au nouveau paysage. Moins de force, plus de féminité... Sélène ne tarderait pas... Les ombres s'allongeaient, nous faisant plus grands que nous n'étions. Peu à peu, le calme revenait, une telle sensation de paix...

- J'ai l'impression de planer...

Petit rire moqueur :

- Pas besoin d'être une mouette...

Renversant la tête en arrière, je vis les oiseaux blancs au-dessus de nous, qui riaient, se laissant porter par le vent, immobiles comme s'ils nous observaient, comme si on allait leur lancer du pain... L'habitude de suivre les bateaux de pêche... l'habitude des ordures que laissaient immanquablement les hommes derrière eux... Je me relevais, chassant le sable des jambes de mon jean, tendant la main pour aider Mak' à se lever...

- On devrait y aller...

Je tachais, peut-être maladroitement, de ne pas montrer que je pourrais avoir peur. Pas maintenant, mais peut-être quand le soleil serait tombé dans la mer, et réprimais un frisson qui menaçait de courir sur mon épine dorsale. Après tout, c'était moi, le mec, non ? et avec ma carrure... ça la foutait mal. Pourtant, je n'avais toujours pas peur. La présence de cette femme me rendait fort ? ou inconscient ? Un peu comme un cavalier avait le pouvoir d'emmener sa monture droit au plus fort du combat, au mépris des cannons, la jeune femme me donnait du coeur. Vraiment... j'avais pas intérêt qu'elle trouve ma bride... ah ça, non...
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Ven 23 Aoû - 17:52

    Oui, l'espace de quelques instants, j'avais oublié ma vie, nous avions oublié que nous étions adultes et que nous avions des responsabilités, comme si plus rien autour n'existait. Je ne pourrais donc pas dire que je n'ai pas apprécié ce moment, c'était vraiment excellent, même le chien semblait avoir eu sa dose, mais nous avions couru comme des fous sur cette plage, j'avais même tenter et réussie une roue, chose que je n'avais plus fait depuis le début de mon adolescence. Et je m'étais écroulée sur le sable, Thomas à côté de moi et le chien entre nous, c'était tellement drôle, mais j'étais tellement essoufflée à présent. J'en avais trop fait mais c'était pour la bonne cause, enfin si on peut dire cela comme ceci. Cela ne vous arrive jamais de faire le fou de temps en temps ? Moi, c'est si rare que j'avais profité de l'ambiance générale pour me lâcher. Finalement, je commençais à bien l'apprécier ce Thomas alors qu'au départ, il avait essayé de me draguer de façon très grossière avec ces groseilles me semble-t-il. Heureusement que j'avais fait table rase de ceci pour vivre un aussi bon moment. Mais chaque chose à une fin, n'est ce pas ? A l'horizon, le soleil commençait doucement mais sûrement sa course vers son couché, rendant l'horizon orangée, c'était si beau. J'étais assise là, sur le sable à contempler ce spectacle. Je riais avec Thomas qui avait l'impression de planer, pas besoin d'être une mouette disait-il et finalement, il avait raison.

    " Oui, pas besoin d'être une mouette pour planer ! "

    Et je riais encore. Puis, il se releva, me tendant la main pour m'aider à faire de même. Cette tranche de vie si rare allait bientôt prendre fin, bon gré mal gré. Mais toute bonne chose a une fin, n'est ce pas ?

    " Oui, je pense que c'est mieux comme ça. C'était vraiment sympa en tout cas, peut être qu'on devrait faire ça plus souvent. "

    Est ce que cela était une sorte d'invitation ? Consciemment, pas vraiment, mais sans doute que je reviendrais chez Thomas pour d'autres raisons, qui sait ? En tout cas, je reprenais déjà la route en direction de chez lui comme si je n'avais pas envie de rester sans rien faire.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Ven 23 Aoû - 19:52

Je la tirais vers moi pour la relever et Mak' dit :

" Oui, je pense que c'est mieux comme ça. C'était vraiment sympa en tout cas, peut être qu'on devrait faire ça plus souvent. "

Je souris, simplement, ne retenant que le "on devrait faire ça plus souvent"... et que c'était sympa : ainsi donc, ça lui avait plu... moi aussi. Cette fille que j'imaginais froide, calculatrice et sans coeur se révélait tout à fait fréquentable. Une bonne copine, peut-être... cela romprait ma solitude en matière relationnelle, et comblerait le vide laissé par la seule fréquentation de mes clients et des voisins, des villageois avec lesquels je partageais les dimanches en jeux divers, principalement le rugby, et banquets bien arrosés avec mal de tête carabiné assuré pour le lundi matin. Une nouvelle perspective s'ouvrait soudain, alors que j'avais commencé mon après midi en lavant mon linge et en faisant le ménage... comme quoi... Nous étions debout, face à face... et je me repris : pas question de tout gâcher avec des phrases et des questions. C'était derrière nous pour aujourd'hui, les découvertes réciproques. Mes mains lâchèrent les siennes et nous rentrions côte à côte, sans nous presser, suivant le soleil qui nous faisait face. Le bruit des vagues pour cadencer notre progression et une brise froide et régulière, peu forte, annonçant l'arrivée de la nuit comme s'il s'agissait du souffle de la fin de course de l'astre du jour. C'était la même chose chaque soir, je le savais. Sur notre gauche, les herbes rêches se froissèrent sous l'action de la brise. Le grand air et la course avaient rosi les joues de la jeune femme qui ne ressemblait plus à l'un de ces inquiétants membres de la PES. Elle me paraissait tout à fait humaine et fréquentable à présent, et je baissais la garde en sa présence. Notre progression était facilitée par notre choix de marcher sur la partie mouillée du sable, mais bientôt, il nous fallut couper en direction des dunes pour rentrer. La ligne d'horizon avait viré au gris, et quand nous nous sommes retournés, la nuit était déjà là, qui montait à l'assaut du ciel, avec une lune en croissant doré. Failthe ne faisait plus d'allers-retours en bondissant partout, mais nous précédait ou nous suivait, s'arrêtant parfois pour lever la patte, bien que plus rien ne sortie de sa vessie parfaitement essorée.

Débouchant du couloir des dunettes, on distinguait la masse sombre de ma maison, et au fur et à mesure de notre progression, les sons familiers et réconfortant des chevaux mâchant leur foin en tapant parfois du pied ou s'ébrouant. J'ouvris la porte -qui n'était pas fermée à clef-, allumais la lumière et invitais Maka :

- Tu veux manger un bout ? Si tu as un doute sur mes talents de cuisinier, on peut manger au pub, c'est pas mauvais du tout.

En fait, je m'aperçus que je n'avais pas envie que cet après-midi se termine comme ça... faudrait juste, avant de partir, penser à ramasser le linge mis à sécher sur l'étendoir derrière. J'ajoutais rapidement en riant et jurant, la main sur le coeur :

- promis, je ne boirais pas plus d'une bière ! et c'est moi qui régale.

Enfin, je ne voulais pas non plus la mettre mal à l'aise si elle voulait absolument payer sa part au cas où on opterais pour le pub...
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Mer 28 Aoû - 16:01

    Je me remémorais ma dernière soirée avec Rebecca. Elle était une femme de réflexion, j'avais toujours été une femme d'action et en agissant de la sorte avec Thomas, c'était le cas une nouvelle fois. Je me mouvais dans ce paysage que j'avais pas tellement l'habitude de voir. Je m'étais bien amusé avec lui, il faudrait refaire ça, se déconnecter de la réalité de temps en temps, s'aérer l'esprit, ne plus penser à rien était une très bonne chose. Du coup, nous allions rentrer chez lui à présent, la journée allait donc bientôt se finir à moins qu'un revirement de situation ne se produise. Nous marchions alors sans vraiment parler jusqu'à chez lui. Nous avions passer dans des endroits que je ne connaissais pas, alors qu'ils ne sont pas si loin que ça de chez moi, mais j'aurais loisir d'en découvrir d'autres si jamais je revenais ici. Peut être même qu'il m'apprendrait à monter à cheval qui sais ? Oui, peut être mais je n'en faisais pas vraiment une priorité. Son chien semblait être à présent un peu fatigué, il avait couru autant voire carrément plus que nous, il dormirait bien ce soir, j'en avais la certitude, contrairement à ma petite personne. Enfin, je ne savais pas trop. La pénombre gagnait le ciel, la nuit tombait progressivement, la journée était passée si vite, c'était fou. Je n'avais finalement rien fait de ce que j'avais prévue à la base mais n'étais-ce pas mieux ainsi ? Chaque chose en son temps, c'est ce que je me disais. Thomas et moi arrivions à hauteur de sa main après quelques minutes de marches. Il m'invita à nouveau à rentrer ouvrant la porte et allumant la lumière. Je pensais qu'il allait me donner un truc à boire et je partirais mais non, il m'invitait à manger soit chez lui, soit au pub. Je ne savais pas quoi lui dire. Je ne savais pas du tout s'il savait bien cuisiner, et puis comme ça au dernier moment. J'optais pour le pub, la prochaine fois, on organise ça et il me ferra un repas, ou l'inverse, ça pourrait fonctionner aussi.

    " Et bien, mangeons un morceau au pub. La prochaine fois, on organise ça comme il faut et je mangerais chez toi si tu veux, tu aurais le temps de préparer un bon repas comme ça. "

    Et je souriais.

    " En tout cas, tu pourras boire autant que tu veux, je vais t'emmener sur ma moto, à moins que cela ne te fasse peur ? "

    Oui, je lui proposais de l'emmener au Celtic Pub donc, sur ma moto, sauf s'il avait peur évidemment. Je ne savais pas trop, alors avant d'enfourcher ma moto, j'attendais sa réponse.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Ven 30 Aoû - 10:18

* J'ai gagné !!!! *

Pensais-je triomphalement. Cette fois, je ne m'y étais pas pris comme un manche. En même temps, je n'avais rien calculé non plus... c'était venu comme ça, naturellement. Et puis, c'était juste aller prendre un repas au pub du coin, pas plus. Je souris largement en répondant :

- OK !

L'interrupteur cliqua et la lumière nous aveugla un peu, je bredouillais quelques mots d'excuses avant d'ajouter :

- D'abord, je ramasse mon linge, j'en ai pour deux secondes !

en disparaissant dans la cuisine. L'ouverture de la porte arrière fit courant d'air et le rideau qui séparait le salon de la cuisine s'agita. Failthe alla boire dans la cuisine, puis s'installa sur son coussin, devant la cheminée, en poussant un profond soupir. Moi, je m'agitais autour de ma corde à linge, comme si, si je mettais trop de temps, Mak' changeait d'avis ! Une femme pareille avait les idées bien accrochées et ne changeait pas d'avis comme de chemise. Mon linge sec réunit dans une corbeille en osier que je posais sur le lave-linge, je refermais la porte arrière et revins dans le salon, avec la gamelle du chien dans la main gauche.

- Cà y est ! merci d'avoir attendu...

Je n'avais pris que deux, voir trois minutes... Hors de question que je me change, vu que Maka ne le pourrais pas, je ne voulais pas la gêner... et puis, c'était le pub du coin... alors... et je n'étais pas sale, ne puais pas la transpiration non plus, juste un peu... l'homme, le musc discret qui attirait les femmes, mais je n'en avais aucune conscience. Je n'avais rien d'un calculateur. Ainsi, je ne vis rien de blessant à ce qu'elle ne veuille pas tenter ma tambouille du soir : pourtant, elle n'aurait rien risqué du tout... J'étais prêt et :

- Toi, Failthe, tu restes là...

Je posais sa gamelle devant lui en pliant les genoux, et caressais affectueusement son crâne de chiot...

- Je sais que tu comprends...

Ben oui, il n'avait que cinq mois, mais savait déjà quand je partais sans lui et quand je l'emmenais systématiquement. Là... vu Makayla... il avait dû se douter qu'il ne viendrait pas et s'était fait une raison. En plus, il était crevé de la balade... La fille me mit au défi :

" En tout cas, tu pourras boire autant que tu veux, je vais t'emmener sur ma moto, à moins que cela ne te fasse peur ? "

Je ris à mon tour et niais tout en bloc :

- Non, non !!! je ne suis pas un trou, juste un joyeux luron. Et je n'ai pas peur en moto. Surtout si c'est toi qui pilote ! ah ah ah !!!!

Je lui faisais confiance sur ce point là. Envolé mes soupçons sur ses possibles raisons cachées à sa visite surprise.

- Le pub est à un peu plus d'un kilomètre, juste à l'entrée d'Aberlaydy. Dès que tu es sur la route, tu prends à gauche, et c'est tout droit.

On est sorti, je tirais juste la porte derrière nous, et on s'approcha de la moto... un sacré engin... mais je ne posais pas de question...


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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Ven 30 Aoû - 16:01

    Je lui disais donc que je voulais bien aller manger un morceau avec lui au pub, et que j'allais le traîner sur ma moto. Je ne savais pas comment il allait réagir mais cela semblait lui convenir, il me répondit par un simple "Ok." Il alluma alors la lumière puis ramassa le linge qu'il avait étendu quelques minutes auparavant, une heure ou deux avant même. Avec le vent tout cela devait être sec, et puis au pire, cela finirait de sécher à l'intérieur, non ? Son chien s'était assis dans son panier, je n'eus pas longtemps à attendre une ou deux minutes avant qu'il ne réapparaisse. Il donna à manger à son chien et il semblerait que nous étions prêts à partir pour le pub du coin. Ce n'est pas que je ne voulais pas manger chez lui, mais une prochaine fois, ce sera mieux je pense, la prochaine, on organisera cela comme il faut. Je le prendrais ainsi moins au dépourvu. Son chien ne nous accompagnerait pas au pub, il resterait donc à l'intérieur de son habitation, de toute façon, il s'était déjà bien amusé. Je disais donc à Thomas que s'il voulait boire, il pourrait le faire comme il l'entendait puisque c'est moi qui conduirait, mais il nia, il me dit qu'il n'était pas un trou sans fond. En tout cas, il ne semblait pas avoir peur de monter avec moi en moto, c'était déjà une bonne chose. Après tout, lui c'était les chevaux, moi c'était la moto, des canassons à peine différents quand on regarde bien. Je soulevais la celle de ma moto pour lui donner son casque donc, et je prenais le mien.

    " D'accord, on devrait y arriver vite. Si tu ne veux pas tomber sur le sol, je te conseille de te tenir sur l'arrière de la moto, il y a une poignée prévue à cet effet, sauf si tu préfère me tenir par la taille. "

    Oui, après tout, je m'en fichais bien qu'il me prenne par la taille, il ferrait comme il voudrait, le trajet ne serait de toute façon pas très long. J'avais ma veste sur le dos, j'enfourchais ma moto, suivi de Thomas, et je démarrais faisant vrombir le moteur. En quelques minutes à peine, nous nous retrouvions devant le pub qu'il m'avait citer.

    " C'est bon, tu n'es pas trop défrisé ? "

    S'il n'avait pas eu de casque, le vent aurait puis lui voler dans les cheveux mais là, ça devrait aller. Je le laissais alors prendre les devant un fois à l'intérieur. Après tout, n'étais ce pas lui qui était connu dans le coin ? Et puis, il pourrait peut être se vanter devant ces amis qu'il avait réussi à m'avoir.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Ven 30 Aoû - 18:03

Je ne fermais jamais la maison à clef... habitude de campagne, sans doute... même à douze kilomètres d'une grande ville, on était tranquille. J'observais comment Maka saisit un autre casque sous la selle de la moto : pratique... je l'enfilais. Waouh ! c'était lourd... j'en avais déjà mis, bien entendu ! et aussi, j'étais déjà monté sur une moto, quand même. Je laissais la pro démarrer sa machine, mis un pied sur le cale pied et montais juste après elle. Elle démarra. C'était pas facile avec le sable, et j'espérais quand même qu'on ne se ficherait pas en l'air au démarrage, mais non. Bientôt, on se retrouva sur le bitume. Maka tourna à gauche, comme je le lui avais dit. J'avais seulement ri quand elle m'avait dit où m'accrocher sur la moto... perso, j'optais pour... les bras autour de la taille. Je trouvais ça plus sûr. Je ne serrais pas trop, histoire qu'elle ne crut pas que je profitais de la situation, et me tenais à bonne distance de son dos. Quelques voitures nous croisaient et rentraient sur Glasgow ou Edimbourg... début de soirée ou fin de journée ? peu importait. Peu importait aussi le prix du pétrole, il y avait toujours autant de véhicules en tout genre sur les routes.

Un kilomètre, c'est vite parcouru sur un engin pareil, pourtant, la jeune femme avait conduit doucement. Elle se gara sur le parking devant le Pub du Roi Jacques et on descendit de la moto. Le moteur coupé, elle était tout de suite moins impressionnante. En fait, c'était certainement dû au fait que je venais de monter dessus : on a moins peur de ce qu'on connait... J'enlevais mon casque pendant qu'elle m'interrogeait gentiment, peut-être pour me taquiner (je le pris comme ça, en tout cas) :

" C'est bon, tu n'es pas trop défrisé ? "

- Non, ça va. Cool la moto.

Je tendis mon casque à l'agent de la PES en me promettant de faire attention à ce que je lui dirais quand même. J'avais souri en disant cela, preuve que la balade m'avait vraiment plu. Je me tournais vers la porte :

- On y va ?

Question inutile, puisqu'on était là pour ça. Preuve d'un certain embarras, peut-être... Les villageois repèreraient tout de suite l'inconnue et soupçonneraient une conquête, enfin, pour le célibataire le plus couru de ce coin d'Ecosse, et qui faisait tout pour le rester. Je surpris quelques sourires en coin, entendus, et tendis deux doigts en direction du plafond en interpelant le patron :

- Wallace ? deux, s'il te plaît !

Visiblement, j'étais à l'aise ici, et connu. Quelques salutations sympas, mais pas d'indiscrétion notoires : les Ecossais savaient se tenir... s'ils connaissaient un peu mieux la jeune femme, ils l'auraient sans doute charriée un peu, ou plutôt moi, insinuant des trucs non pas vulgaires mais agaçants quand même. Sans rien demander, je me dirigeais vers une table un peu à l'écart, dans un coin, avec des livres reliés en cuir sur une étagère non loin de nous, et un buste de Mc Greggor, béret à pompon sur le cailloux, et large écharpe lui barrant la poitrine. Sur l'autre mur, une vieille cornemuse essoufflée dont les bois rutilaient, visiblement fort bien entretenus. Je tirais la chaise pour y installer mon invitée... et une fois qu'elle eut pris place, je m'assis en face d'elle. L'ambiance était feutrée, dans les tons vieux rouge, avec des photos de l'équipe de rugby du coin, et aussi des équipes de jeux écossais. Il y avait à peine plus d'hommes que de femmes, ici : c'était visiblement familial, comme endroit... les dîners en amoureux se passaient donc en ces murs...

La serveuse, une blonde platine sèche comme un coup de trique qui portait fort bien ses soixante ans sans les paraître (de dos !), nous apporta nos bières et repartit comme elle était venue, sans qu'on ait eu le temps de lui dire quoi que ce soit :

- Merci !

lançais-je tout de même : j'avais l'habitude. Simple et efficace, Ruby s'habillait toujours en rouge. En fait, je crois bien que je ne savais même pas son vrai prénom, mais c'était une Mc Dougal : autant dire qu'il ne fallait pas la chatouiller (caractère bien trempé et clan bien établit dans le coin dissuadait les plus téméraires). Moi, je m'entendais bien avec elle. Parfois, on sortait ensemble, bien qu'elle fut plus âgée que moi. Au moins, j'étais certain de ne pas lui faire de poulain, et cela me rassurait au point que dans ses bras... je m'abandonnais complètement. Mais, pour elle comme pour moi, c'était purement... sympathique et rien ne nous attachait l'un à l'autre. J'"étais un homme, et elle une femme, quoi... Un broth fumant se trouva comme par enchantement devant nous. Cette soupe brûlante sentait les légumes, et juste après, Ruby nous apporta le reste : grandes assiettes chargées de scampis (crevettes) avec frites et salade. Je rougis un peu une fois qu'elle eut disparu :

- C'est pas très classe, tout posé comme ça, pas un resto, quoi, mais c'est très bon !

Je me jetais sur ma bière, visiblement assoiffé, et la vidais d'un trait. Dieu qu'elle était bonne ! mmmmm j'allais attaquer les scampis, quand une nouvelle bière me tomba du ciel. Je remerciais Judith (la brune) de sa vigilance... et un coup d'oeil vers Maka : cette fois, j'allais vraiment passer pour un alcoolo... Je ressentis un brusque besoin de me justifier :

- Ca saoule pas, tu sais... ça désaltère super bien, même... et ça va avec tous les plats.

Ceci dit, j'espérais que la jeune femme des villes aimait aussi la cuisine écossaise de base... en encore, ce soir, c'était pas le hareng...
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Sam 31 Aoû - 16:40

    J'avais donc donner un casque à Thomas, et nous étions partis rapidement mais pas trop non plus, je ne voulais pas lui faire peur. Il avait poser ses pieds sur le cale pied et m'avait entouré de ces bras, mais je sentais qu'il ne se collait pourtant pas complètement à moi, comme s'il j'allais penser qu'il profitait de la situation. Quand on est deux sur une moto, on est forcément assez proche l'un de l'autres mais ce n'était pas très important. Nous arrivions rapidement au pub qu'il m'avait apparemment indiqué. Je me garais donc devant celui-ci avant d'éteindre la moto et de descendre de celle-ci. J'enlevais mon casque et je demandais au maréchal s'il n'était pas trop décoiffé, histoire de savoir s'il avait eu peur avec moi, mais cela ne semblait pas être le cas et c'était tant mieux. Il me dit que c'était cool avant de me tendre le casque que je rangeais donc à sa place initiale, emportant le mien avec moi. Je n'allais pas le laisser sur les poignets de la moto, on ne sait jamais.

    Il semblait en tout cas pressé de manger, et je dois avouer que j'avais un peu faim, sans plus. Une fois à l'intérieur du pub, il semblerait que je faisais tâche pour ainsi dire. Je n'étais jamais venu ici, je dois bien vous l'avouer, du moins, je ne m'en souvenais pas vraiment si cela avait été le cas. Thomas semblait être dans son élément et interpella un homme qui s'appelait Wallace et lui demanda deux quelques choses. Je ne savais pas s'il avait commandé deux bières ou autres choses mais il semblait vraiment avoir ces habitudes. Je verrais bien ce qui allait se passer de toute façon. Il souriait à certaines personnes, il devait les connaître sans doute. Si en général, c'est moi qui mène la danse, là, je le laissais faire. Il se dirigea à une table au fond dans un coin, me tirant la chaise pour que je puisse poser mon séant sur celle-ci puis il prit place en face de moi. Une vieille serveuse nous apporta alors les deux bières qu'il avait commandé en arrivant comme je l'avais pressentie. Il aimait cette boisson, cela n'était à n'en pas douter ! Puis, peu de temps après cela, le repas arriva. Il semblerait que ce soit la même chose pour tout le monde même si j'aurais préféré choisir quelques choses que j'appréciais par dessus tout. Mais bon, ce n'était pas si grave, ce qu'on avait dressé devant moi semblait être appétissant. Il y avait une soupe de légumes avec des frites, des crevettes et de la salade verte. Cela semblait être un bon mélange. Thomas but d'une traite sa bière et une autre serveuse qui était brune vint lui en apporter une tout de suite après comme si elle savait qu'il la demanderait d'ici quelques instants. Cela me fit sourire. Il avait ces habitudes, et il aimait la bière.

    " Je n'ai rien dit du tout. Tu peux boire autant que tu veux de toute façon, c'est moi qui conduit la moto. Et puis, moi aussi j'aime bien la bière, il ne faut pas croire. Je suis écossaise moi aussi, alors rien ne me fait peur ! Mangeons avant que cela ne refroidisse, ce serait dommage. "

    Je prenais donc ma cuillère à soupe et je commençais par cela. Elle était encore bien chaude, réchauffant mon être qui n'était même pas refroidi, mais j'aimais bien cette sensation qui était encore meilleure en hiver évidemment. Puis, je prenais quelques frites, décortiquant une crevette afin de manger les deux ensemble. Rien de très fin, ni de très propres, mais je ne vois pas pourquoi je devrais montrer autres choses qui n'était pas moi devant Thomas. C'était vraiment très bon. Je prenais une nouvelle bouchée composée de salade et de frites, puis je bus une gorgée de bière bien fraîche et cela passait royalement. Je ne disais rien, j'avais la bouche prise par la nourriture que je mangeais de façon moyennement rapide, comme il fallait pour ne pas m'en mettre partout mais suffisamment pour que j'ai presque toujours quelques choses à mâcher.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Dim 1 Sep - 17:29

* Ouf ! elle ne prend pas trop mal l'ambiance campagnarde du coin ! *

C'était pas gagné, vu qu'elle venait de la ville... le coup du plat unique, sans que je sache si elle était allergique ou non aux crevettes, si elle aimait ça et tout... Mais elle mangea avec appétit et j'en déduisis que notre balade le long de la mer l'avait creusée ! Je souris de toutes mes dents quand je la vis boire de bonne grâce, la blonde qu'on venait de lui servir. Rassuré (il fallait tout le temps me rassurer, sinon, je perdais mes moyens...), je lui emboitais le pas et mangeais avec une certaine voracité les plats devant moi. Les scampies ne firent pas long feu et j'attaquais le broth, qui n'était plus brûlant. Nous discutions de choses et d'autres, à propos du front de mer, de la plage, du sable qui nous collait aux vêtements et qu'on avait encore dans nos chaussures, riant parfois de nos bêtises faîtes là-bas, à l'abri des regards, comme courir, faire la roue, des trucs de gosses innocents et inconscients. Autour de nous, l'atmosphère était  conviviale. Les conversations allaient leur train, et en musique de fond, les cornemuses ne gênaient en rien ces retrouvailles du soir, leur apportant même une certaine chaleur rassurante. Ici, dans ces murs, nous ne risquions rien, rien de ces méchantes bêtes à l'apparence humaine. En fait, on avait l'impression que rien ne s'était produit, que la guerre de sept ans n'avait pas eu lieu, que la révélation vampires/démons n'était qu'un lointain cauchemar. Les hommes ici, semblaient pouvoir manier aisément les haches qui décoraient les murs, et se gausser des dangers, aller même au devant avec une marche d'écosse pour leur donner le rythme. Ici, Thomas avait l'air tout à fait bien, tout à fait normal, comme type, pas le trouillard dont il donnait parfois l'image ailleurs. Il se fit interpeller :

- Eh ! Sully ! tu viens bien aux jeux de Cowal ?!!!!

Et moi, je levais ma chope :

- Sûr, je serai là !

- Et on jouera "Scotland the brave" !!!

éclats de rires, moi aussi je ris beaucoup, oublieux de mon invitée, déjà parti pour Dunoon et prêt à en découdre avec les autres clans... J'expliquais en quelques mots soufflés à Maka :

- Je joue pour le clan Ramsay, affilié pour l'occasion au clan Mac Farlan des Highlands. Les jeux, là-bas, c'est une sorte de finale des Highlands Games...On se fait souvent charrier parce qu'on n'est pas des "Natifs"... "Ils" nous tolèrent, pour le plaisir de nous humilier. Mais on va leur tenir la dragée haute, tout Campbell ou Mc Donald qu'ils sont !

Les autres m'avaient entendu, pourtant et hurlaient déjà :

- OUAIS !!!!!

Déjà, (musique) les chopes s'entrechoquaient, hommes et femmes prêts à en découdre, et quelques uns tirèrent des cornemuses sorties de nulle part, on m'en tendit une, que je saisis, embouchais, la faisant frémir, soupirer, avant d'en tirer, sur un signe de tête avec les deux autres, les premières notes de cette marche guerrière. Les tambours étaient assurés par des cuillères entrechoquées avec vigueur. Je m'étais levé et soufflais comme un diable dans ma pipe, et les sons tirés de nos cornemuses, l'ardeur qui s'en dégageait, aurait bien fait fuir mil diables au moins !

L'air terminé, l'excitation était à son maximum, les hommes juraient, les femmes commandaient de nouvelles bières, et Wallace ne savait plus où donner de la tête. Deux nouvelles chopes atterrirent sur notre table, et je rendis ma cornemuse avant de me rasseoir en souriant et en rougissant :

- Désolé... je me suis laissé emporté... j'espère que ça ne t'a pas trop sonné dans les oreilles... tu étais bien près...

On était obligé de pousser un peu la voix pour s'entendre maintenant. De nouveaux arrivants poussèrent la porte, peut-être attirés par la musique... Sûr que jamais un truc pareil ne se serait passé en ville... J'ajoutais :

- Même si on gagne pas, au moins, notre Scottland Brave devrait faire un sacré effet. On portera le tartan du clan Mac Farlane.

J'étais même pas essoufflé par ma prestation, ce qui en disait long sur mon endurance, et que je pouvais marcher en "sonnant"... des kilomètres... j'adorais çà !!! J'espérais tant que Mak' aimerait aussi ce côté de ma personnalité... J'étais tellement simple, peut-être même un peu rustre... trop rustique pour elle... mais j'étais comme ça.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Jeu 5 Sep - 14:59

    Le petit pub où Thomas avait ces habitudes n'était pas ceux que je fréquentais en général, il faut dire que je ne venais jamais ici, je restais soit sur Glasgow, soit sur Édimbourg, ou sur Livingston pour ce genre de petits plaisir, mais bon, ici, ça me semblait être cool quand même. Nous mangions donc tranquillement ce qu'il y avait dans nos assiettes parlant de tout et de rien, mais surtout de ce que nous avions fait à la plage, ces trucs que je n'aurais jamais penser refaire un jour dans cette guerre latente. Puis on vint l'accoster. Je souriais légèrement à celui qui venait de nous rejoindre. Ils se parlèrent tout les deux, quelques choses que je ne comprenais pas vraiment, une sorte de jeu, ou quelques choses dans ce genre. De la cornemuse était joué en fond sonore, ce qui ne me dérangeait pas spécialement. Ce n'était pas mon instrument préféré, mais c'était un instrument typique de l'Ecosse alors il fallait faire avec la plupart du temps. On a passa une à Thomas qui joua un air que j'avais déjà entendu. Il était dans l'ambiance du pub, comme si je n'étais déjà plus là ou presque. Mais ça ne me dérangeait pas, il semblait être comme ça, emporter par l'idée de gagner ou de participer simplement à cette bataille sportive de ce que j'en avais compris. Il s'excusa alors, disant qu'il s'était laissé emporté par l'ambiance et la musique qui était toujours très présente dans le pub.

    " Non, ce n'est rien, au pire, je me ferrais mettre des oreilles bioniques pour que je puisse réentendre à nouveau. "

    Et je riais de cette blague pourrie. Timothée avec ces histoires de super héros m'avait influencé sur ce coup là, mais Thomas comprendrai sans doute, sinon peu importe, s'il voyait que je souriais, il ferrait de même.

    " Oui, j'espère que votre chant ferra son effet en tout cas. Quand est ce que cela doit avoir lieu exactement ? "

    Je lui demandais simplement pour savoir si éventuellement ce jour là, je pourrais faire un petit passage, mais bon, avec mon emploi du temps de ministre, cela ne serait pas forcément évident.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Dim 8 Sep - 16:43

" Non, ce n'est rien, au pire, je me ferrais mettre des oreilles bioniques pour que je puisse réentendre à nouveau. "

J'éclatais de rire : au-moins n'avait-elle pas mal pris mon abandon temporaire... c'est que, ici... faire partie de la population impliquait ce genre de décrochage, sous peine... peut-être pas d'exclusion... mais pas loin. Mon charme naturel, le fait que j'ai rendu pas mal de services dès mon installation, sans compter, m'avait fait rapidement accepté ici. Je tenais à ma réputation. Et aussi à Maka. Concilier les deux seraient difficile, au début. Après, le "clan" s'adapterait... enfin, peut-être ! J'arrêtais enfin de rire, en m'asseyant :

- C'est sympa de me pardonner mes écarts... Y en aura pas mal d'autres de ce genre, mais jamais rien de bien méchants. Les potes, ça demande de l'entretien...

Je souriais largement en disant cela, certain qu'elle comprendrait. Makayla comprenait tout. C'était épatant, une fille comme ça, qui faisait pas la gueule pour un coup de cornemuse, et trouvait en plus le moyen de me faire rire de sa remarque. Il fallait avouer que la cornemuse se jouait de préférence en extérieur, et que là... dans les murs d'un pub... waouhhh !

- Ceci dit, je ne conseille pas les oreilles bioniques... mais de bonnes vieilles boules Kies, si ! ah ah ah !!!

Je fronçais d'ailleurs les sourcils, en me disant que j'avais peut-être pas joué assez fort... tout en sachant que non, évidemment.

- Ce sera début septembre ! C'est pas très loin d'Edimbourg... dis-moi que tu viendras ! ça me ferait tellement plaisir !

Je me retins : j'avais trop exprimé de sentiments, c'était idiot de ma part. Je me repris donc et ajoutais, plus sérieusement, et avec une retenue presque amusante quand on connaissait mon caractère entier :

- En attendant, J'irai à la fameuse exposition de la Reine vampire.

Je respirais profondément pour me calmer :

- Je dois surmonter ma peur de ces êtres de la nuit et ne plus me laisser gouverner par la peur, dis-je d'un ton bien décidé.

Un voisin de table rit en se tournant vers moi et me dit :

- Tu ferais mieux d'y aller avec un pic à glace en argent, de porter une chaine en argent, et un bon flacon d'eau bénite, mon vieux ! de l'art !!! j'te jure !!! et pis quoi encore ? des tâches de sang sur les murs, ouais !!!

Le pub devint presque silencieux. Mince ! pourtant, j'avais pas parlé fort, mais y avait toujours des gens pour tout entendre, j'aurai pas dû oublier cette leçon de base ! je rougis en regardant Mak' : qu'allait-elle pensé de moi ? Un autre client m'interpella :

- Me dis pas que tu vas donner un shilling à cette p.... !!!

Je répliquais bravement :

- C'est gratuit.

reprenant confiance en moi :

- Et comme tout Ecossais, ce que je paie pas, je le prends.

Visiblement, l'argument porta, et on nous laissa tranquille après ça. Je déglutis... en bafouillant :

- Désolé... tu iras, toi ?



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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Dim 8 Sep - 17:33

    Oui, d'accord, je commençais à bien m'entendre avec lui, on rigole bien ensemble, il y a des chances pour que je revienne de temps en temps dans le coin, même si je ne savais pas exactement quand je reviendrais, je savais que je reviendrais. En tout cas, nous étions dans le pub, et je disais toujours n'importe quoi, ce qui ne manqua pas de faire rire Thomas, tout comme moi. Il me dit que c'était sympathique de lui pardonner ces écarts, mais c'était tout naturel ou presque de toute façon. Il était connu ici et moi, je n'étais rien contrairement à lui.

    " Oui, je comprends ne t'en fais pas pour ça. "

    C'est vrai que la cornemuse était un instrument qui avait du coffre et je l'avais sentie, comme il fallait mais j'avais connue pire que ça, tout ce qui se passerait ici, avec Thomas serait moins pire que le pire que j'avais connue quoiqu'il arrive. Il me dit que des boules Kies, c'était toujours mieux que des oreilles bioniques.

    " Nous sommes en 2017 Thomas, je suis sur que les oreilles bioniques sont super perfectionnées, et puis comme ça, je pourrais entendre à des kilomètres si cela se trouve. "

    Et je riais à nouveau, pour ne pas changer. Je disais vraiment n'importe quoi, mais je n'arrivais pas à me prendre au sérieux aujourd'hui alors qu'à la base ... Bref, ce que j'étais venu faire à la base n'avait plus vraiment de sens de toute façon. Puis il me demanda si je pourrais me libérer début septembre. C'était encore loin, je ne pouvais pas savoir si je serais disponible.

    " Si tu me donne le jour exact, l'heure exacte, le lieu exact, je pourrais sans doute me libérer, mais je ne peux pas le garantir à 100%. "

    En gros, je lui disais oui, mais sans le lui dire vraiment. J'essayerais au possible de me libérer de mes contraintes, mais des urgences sont si vites arrivées. Puis, il me dit qu'il irait faire un tour à l'exposition sur les vampires qui se préparait.

    " On se croisera à cette exposition alors, j'y serais aussi mais de façon professionnelle. Enfin, ça ne nous empêchera pas de parler et de nous voir. En tout cas, j'espère que ça marchera, que tu n'auras plus peur d'eux. "

    Ce n'était pas garanti mais au moins il aurait essayé. En tout cas, dans le pub tout le monde ne semblait pas aimer les vampires.

    " Je ne sais pas ce que cette expo donnera mais je ne peux pas que ça coûte grand chose que de s'y rendre, faut pas écouter les on dit parfois. "

    Ouais, ce type n'avait pas été très aimable mais bon, il n'avait pas dépassé les bornes, je n'avais rien à dire à ce sujet de toute façon.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Dim 8 Sep - 19:19

Autour de nous, les conversations particulières avaient repris leur cours. Je savais, moi, que c'était une forme de bizutage pour Maka... ils voulaient voir comment elle réagirait. Et aussi... je savais que les vieilles du coin se demanderaient encore si ma femme était toujours vivante, dans le coma dans un hôpital, ou si j'étais veuf... parce que s'afficher comme ça avec une femme de la ville... ça se faisait pas, au village. Bref... j'allais avoir des "ennuis", des regards persistants, des messes basses sur mon passage, mais j'étais tout à fait prêt à les affronter. Mak' n'en saurait jamais rien, parce qu'elle n'habitait pas Aberlady, ne marchait pas dans ses rues bordées de jolies maisons de pierre grise, ne faisait pas son marché, ne fréquentait pas les boutiques... moi, si. J'aimais être ici. Je ne déménagerais plus jamais.

On avait un comportement de gamins, tous les deux ! elle riait, moi aussi. De choses idiotes, de petites choses qui étaient, finalement la vie, et je me sentais humain, tellement gamin, aussi. J'étais heureux, heureux de jouer... et qu'elle vienne jouer avec moi comme ça. On avait vraiment mal commencé, elle et moi... mais au final, mes bourdes à répétition, ma candeur, avaient eu raison de ses premières réticences... Faut avouer que si on m'avait dragué comme ça et si j'avais été une fille, j'aurai balancé mon verre de bière à la figure de l'emm*rdeur de service. L'idée de la voir en service me fit frissonner, mais je n'en montrais rien : c'était de l'excitation. Nerveux, quoi... mais non, il ne se passerait rien. Les vamp' avaient tout intérêt à ce que tout se passe calmement. Bon... après ces bonnes pensées, je pus poursuivre :

- Cà se passe à Cowal, pas loin d'Edimbourg, ou même d'ici... surtout à moto !

Je souris, heureux à l'idée qu'elle vienne.

- Ce sera du 5 au 7 septembre. Je participerai à la tug of war (tir à la corde), à la course de demi-fond et au défilé de cornemuse.

Sourire vraiment coquin à l'appui, je poussais plus loin mon avantage :

- et je serai en kilt !

Cà, chez les dames, c'était l'arme fatale. Je le savais. Et je voulais voir la tête qu'elle ferait à cette annonce.

- Tout au long des jeux...

Mon regard se fit coquin. Mais je préférais qu'elle ne soit pas surprise par ce qu'elle pourrait voir. Les femmes criaient leurs encouragements, les hommes aussi, la bière, brune ou blonde, coulait tout au long des trois jours, à flot, et des hagis par centaines étaient dévorées. Ou jetées par ces dames dans un concours des plus hilarants. Il y avait aussi les concours de tartes et moi, j'adorais tout goûter.

- Je te promets de te faire goûter les meilleurs plats : je connais les meilleures cuisinières... j'ai testé l'an dernier.

Visiblement, j'étais très fier de moi. Et je faisais tout pour que la jeune femme vienne.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Dim 8 Sep - 21:41

    Je ne faisais vraiment pas attention aux gens dans le pub, mais au fond de moi, je savais très bien que je n'étais pas à ma véritable place, j'étais l'intruse dans leur petite communauté, l'intruse que Thomas avait sciemment amené ici, comme pour tester tout le monde, y compris moi. En effet, il aurait très bien pu me proposer de manger un morceau chez lui, mais il m'avait fait choisir comme s'il savait que j'allais choisir le pub pour qu'il puisse m’exhiber, m'exposer aux yeux de chacun. Mais cela ne me dérangeait pas, la communauté bien qu'un peu réticente ne semblait m'être hostile, en même temps, j'étais une écossaise, je n'étais pas du village mais je ne venais pas de très loin alors si d'aventures je venais plus souvent ici, il ne devrait pas y avoir trop de mal pour qu'on m'adopte, si ? Je l'espérais en tout cas, car, je le sentais, j'avais encore beaucoup de chose à dire au maréchal ferrant. Je lui disais donc que la prochaine fois que nous nous verrons, cela se passera sans doute lors de cette exposition, le 15 août, pas avant et donc un peu après. Il me disait donc que ces jeux se déroulaient à Cowal. Je ne situais pas tout à fait le village, si l'on pouvait dire cela comme ça mais c'était à proximité d'Edimbourg, autrement dit, je trouverais facilement sans doute. Cela se déroulait donc sur 3 jours, je ne pourrais sans doute pas être présente sur les 3 jours, mais au moins un jour sur les trois. Il me dit qu'il serait en kilt tout au long de ces jeux, ce qui me fit sourire. Je ne voyais pas du tout en quoi cela importait, mais il semblerait que ce soit important pour lui puisqu'il le précisait. Il me promit alors de me faire goûter les meilleurs plats, il avait tester les meilleures cuisinières l'an dernier.

    " D'accord, je note la date mais je ne pourrais sans doute pas être présente durant les trois jours, mais sur les trois, c'est tout à fait possible. Je me demande ce qu'il y aura de bon à manger en tout cas. "

    Je lui disais donc que je viendrais mais pas quel jour, comme pour lui faire la surprise alors qu'en fait, je ne pouvais absolument pas savoir quel jour serait celui que je choisirais, cela dépendrait de beaucoup de choses, mais je viendrais pour lui faire plaisir, si tout se passait bien d'ici là évidemment.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Dim 8 Sep - 23:03

Il faisait chaud dans la salle du pub. Et l'atmosphère, à présent, totalement détendue, était agréablement délicieuse. Les teintes chaudes ressortaient mieux maintenant, après quelques bières, et une fois les lumières tamisées, à la place de celles, plus crues, destinées aux heures de repas. La musique de fond teintait doucement la soirée. Elle se terminerait à 11 heure, comme l'exigeait la loi, mais pour le moment, personne ne semblait croire qu'elle finirait. Chacun profitait du moment, ignorant délibérément l'idée du lendemain.

Maka avait accepté. Elle avait accepté l'invitation et viendrait aux jeux !!! Je souris de toutes mes dents, ravis de la perspective. A vrai dire, je n'y avais pas cru jusqu'au dernier moment. Elle, une fille des villes... venir à ce genre de jeu. Je n'en revenais pas. Tout me paraissait si beau, tout à coup. Je serais le meilleur ! je gagnerai tout, absolument tout ! pour elle !!!! Je frappais des mains, une fois, comme un gosse devant le sapin de Noël :

- Waouh !!! super !!!

Je déglutis, je voulais parler si vite... qu'il me fallait me calmer...

- ohhhh... bien sûr. Le premier jour, c'est défilé et présentation des équipes. Le mieux, c'est que tu viennes le samedi ou le dimanche... tu vois...

Je nous voyais déjà, tous les deux... elle me verrait, et je me dépasserais. Je gagnerai la course, et aussi le tir à la corde. Pour le défilé, je serai celui avec le plus d'allure, un vrai cheval de parade. Le fait que Maka vienne m'excita et mon coeur s'emballa. Mais je ne montrais rien. Encore heureux que ce soit pas une louve ou une vampire : sinon, elle l'aurait su tout de suite. La serveuse vint débarrasser, ne laissant que nos verres devant nous. Les voix s'adoucissaient en général, et ne restaient plus que les éclats de voix des hommes réunis dans le fond du pub : toujours les mêmes, qui parlait tantôt politique, tantôt indépendance de l'Ecosse, tantôt vampire.

Il était déjà temps de nous quitter... le patron arrêtait de servir, et dans un quart d'heure, tout le monde serait dehors. Cet après midi, et cette soirée avaient paru si courts. Restait le retour à la maison, sur la moto, et dans la cour... à moins que la miss ne prétexte son boulot le lendemain, dimanche. Je savais déjà qu'elle n'allait pas à la messe. Moi, si. J'allais pas être frais, mais je tiendrais. Et l'après midi, rugby ! match contre l'équipe du village voisin, Haddington. J'espérais faire le voyage du retour sans casque, histoire que le vent de la nuit m'ébouriffe les cheveux.

- On y va ? demandais-je sans pour autant me lever. J'aimais autant éviter la cohue de la sortie collective.... j'espérais qu'elle comprendrait.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Dim 8 Sep - 23:55

    J'avais accepté, je ne sais pas pourquoi, cela ne me ressemble pas, mais il faut croire que je m'amusais bien avec lui, alors pourquoi ne pas prolongé le plaisir encore quelques temps ? Oui, cela me semblait être une bonne chose, comme si être avec Thomas me faisait échappé à la réalité des choses, la dureté du monde nous entourant, mais peut être que cela nous rattraperait bien vite. En tout cas, il était content que j'accepte de venir, c'était limite, s'il n'allait pas sauté de partout et faire le tour de la salle, une cornemuse à la bouche pour signifier sa joie. Rien qu'en imaginant la scène, je pouffais encore de rire, je n'avais pas arrêté aujourd'hui, j'avais fait une belle cure de rire en tout cas, c'était très agréable. Il me conseilla donc de venir le samedi ou le dimanche, c'était ces jours là qui étaient les mieux. Cela tombe bien, en weekend, je suis plus libre normalement, plus qu'en semaine en tout cas.

    " Et bien, je viendrais un de ces deux jours là alors. "

    Il semblait vraiment heureux, puis la serveuse vint nous débarrasser de nos assiettes que nous avions vider avec grande faim. Je la remerciais pour le repas, et le service rapide. Elle nous laissa cependant nos verres si jamais nous avions un peu soif après avoir bien mangé, bien parlé et bien rit aussi. Le calme commençait à gagner petit à petit le pub, l'heure était bien avancé, et dire que je comptais passer quelques minutes avec lui, j'avais finalement passé la fin d'après-midi et la soirée avec ce cher Thomas. Il me demanda alors si je voulais y aller sans pour autant qu'il se lève de son siège.

    " Oui, je crois qu'il est l'heure d'y aller ! "

    Je lui faisais un petit sourire, mais pourtant, je ne bougeais pas de mon siège, comme si j'attendais qu'il fasse le premier pas pour sortir du pub. Le monde sortait petit à petit. Je me lèverais en même temps que lui et nous pourrons repartir chez lui, à peine à plusieurs centaines de mètre d'ici.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Lun 9 Sep - 20:45

Ce qu'il y avait de bien avec Mak', c'est qu'on se comprenait à demi-mot, au point qu'elle sut tout de suite qu'il valait mieux sortir, et sans poser de question... peut-être avait-elle tout simplement le même point de vue que moi et que mieux valait prendre la route avant les autres -et se tenir loin d'eux pour éviter tout accident...-. De toute manière, j'étais sur mon petit nuage, puisqu'elle viendrait me voir aux scottish games dans trois semaines. Et en attendant, je la reverrais au musée. Sa présence faisait que mes craintes diminuaient d'autant : les membres de la PES veilleraient à ce que les vampires se tiennent bien, et les vampires se tiendraient bien car leur reine voulait épater la galerie et montrer à tout le monde qu'elle était comme "tout le monde"... bof. Pas convaincu... mais à la vue des oeuvres d'art amassées par elle au cours des siècles, je pouvais changer d'avis. Je me levais et allais payer la note discrètement, avant d'ouvrir la porte à la jeune femme. Personne ne fit attention à nous, et j'en étais bien content.

Le parking devant le pub était chichement éclairé, mais les chromes de la moto reflétait le peu de lumière, la rendant vivre là où elle éclaboussait les rondeurs de pot d'échappement ou de guidon, et même sur la vitre protégeant le compteur. La route menant chez moi était plongée dans le noir le plus absolu, mais mon instinct de fuite me disait qu'aucun danger ne menaçait, et qu'on pouvait même rentrer à pied pour les deux kilomètres qui nous séparaient de ma petite maison de pierre. L'air était doux et le calme de la nuit, apaisant. Après le bruit et l'atmosphère du pub, c'était reposant et attirant. J'aurais aimé me transformer et galoper sur la plage, mais pas devant Mak' : ça aurait été comme me mettre nu devant elle. Cà ne se faisait pas.

Le silence entre nous n'avait rien d'inquiétant ou de lourd, mais semblait être le prolongement de notre après midi de retour à l'enfance, et comme des enfants, nous étions fatigués, sainement vidés, et visiblement heureux de l'être. J'évitais toutefois de trop regarder ma visiteuse dans les yeux, de peur qu'elle ne l'interprète mal. Nous étions amis, j'avais compris, et désormais ne cherchais pas davantage, convaincu par les moments passés ensemble, que c'était la meilleure part de notre rencontre. Sagement, j'attendais qu'elle démarre la moto, puis je monterais derrière elle et me laisserais conduire chez moi. Le vent doux caresserait notre peau et agiterait nos cheveux, et la moto vrombirait, frissonnant dans sa courte course. J'irai jeter un coup d'oeil au râtelier et rajouterais, si besoin, du foins aux chevaux. J'aimais les nuits douces comme celle-là. Le vent de mer était tombé.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Jeu 12 Sep - 17:15

    La vie semblait être si simple ce soir, comme elle ne l'avait pas été depuis bien longtemps. Pourtant, je sentais que tout ne serait pas ainsi indéfiniment. Alors, je profitais simplement du moment présent. Finalement Thomas se levait en douceur pour payer la note qui je l'espérais n'était pas trop élevée. Je ne voulais pas le mettre sur la paille avec un repas même si je ne le pensais pas. Je le suivais discrètement, il m'ouvrit la porte et déjà nous étions dehors alors que la nuit était installée à présent. La parking devant le pub était faiblement éclairé mais peu importe, je savais où se trouvait ma moto, et rapidement, je montais dessus prenant mon casque. Je ne tendais même pas le second casque à Thomas, pour le petit trajet que nous avions à faire de nuit, il n'y avait pas tellement de risques et puis, je ne roulerais pas vite, nous avions le temps de revenir et de nous poser chez lui. Il n'y avait pratiquement pas un seul bruit dans la rue à cette heure de la journée, contrairement à l'ambiance que nous étions en train de quitter. C'était d'ailleurs étrange autant de calme, ce n'est jamais comme ça sur Glasgow, Edimbourg ou encore Livingston. Mais cela ne me dérangeait pas le moins du monde. J'enfourchais donc ma moto, suivi par Thomas qui monta à son tour dessus. En quelques instants, nous étions déjà chez lui, le pub n'était vraiment pas loin, à peine un ou deux kilomètres devaient le séparer du coeur du bourg. J'attendais qu'il descende et je descendais à mon tour. Qu'est ce que nous allions faire ? Je crois que c'est le moment de partir d'ici, carrément sauf s'il m'invitait à boire un dernier thé ...

    " Bon, et bien, ce fut une bonne journée, je crois que je vais rentrer. Au revoir Thomas. "

    Toutefois, avant d'en dire plus et d'agir en direction de ma moto, pour partir définitivement, j'attendais qu'il me dise au revoir ou qu'il m'invite. Peu importe ce qu'il choisirait, je le reverrais rapidement, à la galerie et donc à ces jeux. Peut être même que je le reverrais avant ces jeux, qui sait ?
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Jeu 12 Sep - 20:59

Le chemin du retour me parut bien trop rapide, même si je m'aperçus bien vite que Maka roulait doucement. C'était agréable de faire de la moto sans casque, malgré les risques, même à allure réduite. Cette petite entorse au code de la route me donnait une impression de liberté incroyable ! Pour le retour, donc, je passais aussi mes bras autour de la taille de mon pilote, et osais même poser ma tête contre son dos, un instant. J'y entendis battre distinctement son coeur, calme, sourd, régulier ; le mien était à l'unisson. Nous étions calmes et heureux. Je me demandais brièvement si cette amitié naissante avait une chance de survivre à mon terrible secret... car il fallait avouer qu'un Kelpie s'apprêtant à plonger n'était pas des plus élégant... et effrayait diablement. Je ne m'étais jamais vu comme ça, évidemment, seulement en cheval "terrestre", capable de me fondre parmi les autres. Après tout, cela m'importait peu et je profitais à fond de ces moments passés avec l'agent de la PES. Parfois, j'avais quand même l'impression de la berner, mais je ne pensais pas à mal.

Finalement, je décollais mon oreille de son dos, juste au moment où la moto s'engageait sur le chemin menant à la maison. Je la vis bientôt se découper ombre noire dans l'obscurité profonde, avant qu'elle n'apparaisse dans le faisceau lumineux du phare de la moto. Ces derniers mètres, je voulais les goûter et m'en imprégner pour m'en souvenir longtemps, longtemps... Je ne manquais rien : le ciel bleu nuit étoilé, la masse sombre de la maison, le pinceau lumineux nous ouvrant la voix, l'odeur de Maka, son ombre devant moi, ses battements de coeur, les mini cahots du sentier et le ralentissement succédant à la vitesse et à la progression glissée de la route, jusqu'au pied à terre. J'avais une mémoire de cheval : autant dire que je n'oubliais rien, et y associais aisément le ressenti et les odeurs, ce qui décuplait les souvenirs, les fixant définitivement en moi. Ce qu'elle dit était tellement formel... mais peut-être se trouvait-elle gênée par la situation... je devais faire quelque chose. En souriant, je répondis poliment :

- Bonsoir, Makayla. J'espère que cet après-midi ne vous a pas trop fatiguée... le grand air...

Je regardais autour de moi, désignant l'espace d'un geste vague :

- Tout ça...

Je crois bien que ça englobait la soirée, le pub, la balade en moto... Cette venue impromptue de la jeune fille m'avait tout de même destabilisé. Je m'étais ridiculisé au pub en ville, et pourtant, elle était venue... Un frisson me parcouru à l'idée que Mak' travaillait, en fait, et cherchait la petite bête (en moi !), mais je repoussais violemment cette idée, refusant de me gâcher ses dernières heures de bonheur simple et partagé.

- Rentre bien...

Inutile de dire un truc du genre "sois prudente" : ça aurait été trop mièvre. Et l'inviter à la maison... j'étais tenté, mais elle aurait pu mal l'interpréter... d'ailleurs, j'étais tellement maladroit que mieux valait éviter de tout gâcher par un mot, une attitude, mal placé.

- A bientôt !

J'espérais bien la revoir, et pourquoi pas, poursuivre sur le même chemin que cet après-midi.
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   Sam 14 Sep - 0:15


    Qu'est ce que je pouvais bien dire de plus ? Qu'est ce que je pouvais faire à présent ? J'aurais pu agir de façon irréfléchie, mais j'avais déjà assez fait la gamine pour la journée, vous ne pensez pas ? Thomas avait apprécié que je ne lui refile pas de casque pour le retour, il m'avait entouré de ces bras, osant même poser sa tête contre mon dos comme pour entendre les battements de mon coeur, comme pour voir que j'étais bien vivante, et pas morte comme ces vulgaires vampires qui lui faisait si peur. Il décolla sa tête quand je roulais doucement mais surement sur le chemin menant à son petit chez lui, enfin sa maison en dehors du village. Nous nous arrêtions donc là, enfin pour sa part, il n'irait pas plus loin, j'avais encore un peu de route pour rentrer chez moi, mais j'y serais bien rapidement sans doute à présent. Je le déposais et lui disait donc au revoir, jusqu'à la prochaine fois à l'exposition sur les vampires. Je le verrais aussi début septembre, peut être que je le verrais avant cela dit, je n'en savais trop rien. Il espérait que ce grand bol d'air frais ne m'avait pas trop fatigué. L'attention était presque mignonne, mais non, j'étais encore en pleine forme pour chasser du vampire même si je ne le ferrais pas.

    " Ne t'en fais pas, ça devrait aller pour moi, j'ai connu plus fatiguant comme journée, mais elle fut forte agréable. On se voit à l'exposition sur les vampires donc. A bientôt oui ! "

    J'aurais pu m'approcher de lui pour déposer un baiser sur une de ces joues, mais je ne voulais pas qu'il puisse mal interpréter ce geste alors je ne fis rien du tout, rien de plus qu'un petit geste de la main en guise de salutations. Je reprenais mon casque et enfourchais la moto que je faisais vrombir. Et je m'en allais tout simplement sans un regard derrière. Je savais que nous allions nous revoir, que peut être nous allions nous rapprocher encore, que peut être les choses ne seraient pas aussi simple qu'elles en avaient l'air !
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MessageSujet: Re: En souvenir du bon vieux temps [Livre II - Terminé]   

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