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Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Jeu 27 Juin - 22:06


    Je sortais d’une nuit de sommeil des plus agitées. La pire de toute certainement, ou une des pires dans tous les cas. J’étais en sueur, et personne pour me réveiller dans ce cas, me sortir de cette torpeur que me provoquaient ces éternels cauchemars. IL n’y avait ni Dom, ni Nath, personne… je n’avais trouvé personne avec qui je pouvais m’ouvrir, ou même avoir confiance. Peut-être parce que je ne laissais guère quelqu’un m’approcher d’assez près pour ne serait-ce qu’essayer. J’avais passé mon temps à me méfier, à oublier, à fuir, à prendre mes distances… tout ça était dans mes gènes, impossible de le retirer. Je me levais alors que mon cœur battait encore la chamade, comme si j’avais véritablement vécu cette scène familière mais irréelle. Je ne supportais plus. La solitude, le manque d’affection, la douleur, cette ville... et tout le reste. Je réfléchissais sous la douche. Je n’avais guère avancée dans les recherches que je menais pour mon frère. Je n’avais rien, absolument rien, et cela me pesait de plus en plus. Cela faisait quatre ans que j’étais à Edimbourg, et pour quoi ? Pourquoi étais-je restée dans cette ville, accrochée, comme si quelque chose me retenait. J’avais cette intuition que mon frère n’était pas loin. Je commençais à me demander si j’avais de bonne intuition. Je soufflais en sortant et en m’habillant, fuyant du regard le miroir que j’avais brisé des années auparavant. Ca me permettait de ne voir aucun détail de mon corps, même si je ressentais cette grande cicatrice sur ma poitrine tous les jours. On ne peut pas dire que l’on s’habitue…

    C’était déjà le milieu d’après-midi, avec ce job au Celtic Pub, j’étais décalée, mais cela ne me dérangeait guère. Il fallait bien que je gagne ma vie et je ne pouvais pas faire autre chose. J’avais arrêté mes études bien trop tôt et ne les avait pas repris depuis. J’étais presque obsédé par l’espoir de retrouver un jour mon frère. Je voulais pouvoir retrouver  un confident, un ami, une présence régulière et une sécurité surtout. J’en avais marre de toujours devoir regarder par-dessus mon épaule, de devoir faire attention à tout. C’était devenu des réflexes, des gestes quotidiens, mais j’avais peur de baisser ma garde. Alors que j’étais en pleine rue dans mes pensées, mes yeux croisèrent le regard d’une personne, son visage, sa démarche… sans que je ne comprenne tout de suite qu’elle m’était familière. Je m’arrêtais brusquement, cherchant du regard parmi la foule la personne que j’avais aperçue plus tôt sans que l’information ne parvienne directement à mon cerveau. Nath ? Ce n’était pas possible… et pourtant il fallait que je vérifie. Je commençais à presser le pas, observant le moindre mouvement, cherchant du regard le visage qui m’était si familier dans ma tête. Puis soudainement mes jambes se mirent à courir, mon cœur s’emballait, croyant à cet espoir trop éphémère. Je cru reconnaître de loin mon frère, et je ne pus retenir des cris d’appel. Je n’arrêtais pas de l’appeler, peu importe que les gens me regardaient bizarrement, je vouais juste le rattraper et le serrer dans mes bras. Ma main agrippa le bras, le tira violemment vers moi pour découvrir un visage des plus inconnus. Très rapidement, faisant abstraction des insultes du mec, je repris ma course effrénée en quête de la moindre personne ressemblant de loin à Nathaniel. Je cru encore reconnaître quelqu’un puis en changeant de rue rapidement, je tombais direct sur une moto stationner sur le trottoir, impossible de l’éviter, je basculais et l’emportait avec moi. Je me réceptionnais sur mes mains avec un gémissement. En un rien de temps j’étais debout en train d’observer les environs, comme si c’était une question de vie ou de mort. Ca l’était dans un sens. Jusqu’'au moment où je fus arrêté dans ma recherche par un homme qui se trouvait devant moi. Très grand, imposant et mécontent. Du genre à frapper avant de parler… il ne me rata pas. Il me prit par mes deux bras, me figeant sur place et me colla sur le mur à côté ; pas violemment mais assez brusque pour me faire comprendre tout son mécontentement. Il était évident que la moto que j’avais heurtée et qui allait avoir quelques rayures et bosses appartenait à cet homme. Mais alors qu’il sortait quelques mots, je me dégageais de sa prise en mettant mes avant-bras à l’intérieur des siens et poussais vers l’extérieur avant de l’écarter loin de moi ; c’était quelque chose que j’avais appris de Dom. Mais à l’instant même il me prit par la gorge. Tout fut alors très rapide, j’entendis un cri alors que la prise sur mon cou disparu, puis d’autres suivirent. Je me décalais sur le côté en constatant les dégâts.

    Le feu avait pris une table en bois qui était à côté de moi, je ne me souvenais pas l’avoir touchée, mais apparemment ça venait bien de moi, sinon comment ? Avant même que je ne puisse faire quelque chose, le bar-tabac prit feu très rapidement par le rideau d’abord, puis rentra à l’intérieur, comme si je guidais les flammes. Ce n’était pas possible. Je regardais ce fléau s’emparer du bâtiment, je ne pris pas la peine de rester, les cris me firent fuir brusquement. Je ne voulais pas observer mon œuvre – si on pouvait appeler ça comme ça – et je ne voulais pas non plus constater les dégâts… humains surtout. Les victimes innocentes que j’avais pu mettre en danger. Je courais. Mes jambes n’arrêtèrent pas jusqu’à temps de quitter la ville, de fuir la foule, de m’isoler. Je sentais ce fluide en moi qui était plus puissant encore que tout ce que j’avais pu sentir jusque-là. La dernière fois qu’il avait été aussi intense était la première fois que je l’avais senti. J’avais aussi tué des gens, mais ce n’était pas la même chose, ils l’avaient mérités. Là, c’était des êtres innocents, tout ça un cause d’un mec qui avait peut-être trop bu et qui tenait bien plus à sa bécane qu’à autre chose. Il n’aurait pas dû me prendre par la gorge, il n’aurait pas dû me toucher. Sa prise je la sentais encore sur mon cou. Je m’arrêtais enfin après avoir traversé un champ et me retrouver à la lisière d’un bosquet. Mes genoux s’écrasèrent au sol, je perdais le contrôle, mes émotions me submergeaient. J’étais sûre d’avoir tué des gens, j’avais peur de ça, de victime innocente. Je ne voulais que personne ne me voit dans cet état, faible et instable. Je pourrais brûler tout ce qui me touchait tellement j’avais eu peur et le fait de sentir encore la prise sur mon cou n’arrangeait rien.
    Très rapidement, une idée me vint à l’esprit alors que je prenais mon portable. Je restais fixé sur un des seuls contacts que j’avais enregistré… Philipp. Mon doigt se dirigea vers le téléphone vert et le numéro fut composé. Je tombais sur la messagerie et tentait de lui expliquer les faits malgré ma grande panique.

    « Je… c’est Alienor. Je crois que je viens de faire une chose horrible. Je… j’arrive pas à me contrôler… »

    Je m’arrêtais dans mon explication illicite et qui ne rimait à rien. Je téléphonais à un mec que je n’avais vu qu’une fois et lui demandais à l’aide. Je raccrochais rapidement, ne prenant pas la peine de finir mon message. Je regrettais cet appel aussitôt que je l’avais fait. J’étais au bord du gouffre, je ne pouvais pas rentrer de peur de brûler tout ce que je touchais. J’avais balancé mon portable alors qu’il prenait feu et tapotait avec toute ma hargne possible pour l’éteindre. J’avais les larmes aux yeux et je voulais seulement que l’on me dise que tout irait bien, que personne n’avait été blessé. J’avais eu tellement peur… ma main resta sur mon cou comme si je revivais la scène, je suffoquais.

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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Sam 13 Juil - 12:30


Après m’être allumé une nouvelle clope avec la fin de la précédente, je reportai mon attention sur l’épais dossier que j’avais entre les mains. Il s’agissait des comptes rendus d’écoutes téléphoniques officiellement mises en place par la PES sur plusieurs individus, toutes espèces confondues, que nos services supposaient être en lien avec quelques éléments plutôt réticents à respecter l’ensemble des termes du traité de paix inter-espèces. Toute ma matinée avait été consacrée à l’épluchage de ce dossier afin de recouper les données collectées dans le but de déterminer si nos suspects étaient simplement réticents à l’idée de cohabiter avec les autres espèces ou s’ils franchissaient la ligne jaune de la légalité.

Lorsque j’eu terminé de bouffer ce dossier, je sortis mon portable pour observer les données des autres écoutes - totalement officieuses - que j’avais demandé à Tom de mettre en place, via l’application simple qu’il avait créé pour que les informations ainsi collectées atterrissent directement sur mon mobile. J’avais donc pour le moment sur écoute un lycan et une semi-démone, avait qui j’avais tous deux un accord. J’avais bien essayé de mettre aussi sur écoute téléphonique la princesse vampire avec qui j’avais aussi un « partenariat » mais cette dernière semblait prendre ses précautions car Tom n’avait pu y parvenir.

Je notai de demander à Tom de placer deux nouvelles personnes sur écoute, deux autres semi-démones : Rebecca Scott et Aliénor Galvez, la protégée de Dominic. Si la première avait accepté elle aussi de conclure un accord, la seconde ne m’avait toujours pas donné sa réponse et cela commençait à m’inquiéter en quelque sorte. Me sortant de mes réflexions une alerte sur l’écran de mon ordi s’alluma, m’indiquant que je venais de recevoir un mail en interne. Il s’agissait d’une notification me signalant qu’un lycan supposé n’avait pas répondu à sa première convocation pour s’enregistrer en tant que loup-garou.

Il s’agissait à vrai dire d’une louve, Isadora Jayden Doyle, l’ex-femme de mon contact au sein des lycans, et pas tendre au vue de l’écoute mise en place par Tom. D’ordinaire pour les lycans supposés qui ne venaient pas s’enregistrer comme l’exigeait à présent le traité de paix, il y avait toute une procédure afin que leur soit laissé le temps de faire les démarches obligatoires et je n’étais informé qu’en dernier recours avant intervention physique, dernière étape de la procédure. Cependant cette femme étant dans l’entourage proche de mon contact lycan, j’avais décidé d’être informé de l’ensemble des étapes de la procédure la concernant. Rapidement je tapai un mail à destination du service chargé de cette procédure, entre autres, afin que la relance soit faite au plus vite. Une fois cela fait je décidais de quitter le QG de la PES pour enfin aller me chercher un casse-dalle, l’après-midi étant déjà entamée alors que je n’avais rien mangé à midi.

Au volant de ma bagnole je passai par le drive d’un Mac-do avant d’aller me garer sur un parking proche et d’avaler mon repas, assis sur le capot de ma voiture, vitres baissées pour entendre la musique de mon auto-radio. Alors que j’avais la bouche pleine de frites, mon portable sonna - numéro inconnu - aussi décrochai-je sans parler.


« Je… c’est Aliénor. Je crois que je viens de faire une chose horrible. Je… j’arrive pas à me contrôler… »

Avant que je n’ai pu répondre la communication fut coupée pour je ne sais quelle raison aussi appelai-je Tom afin qu’il me localise le portable d’Aliénor. Dans le même temps j’avais fourré les restes de mon repas dans le sac en papier puis quittai le parking en trombe sans savoir où rouler pour le moment.




Appel manqué





Tu fais chier à jamais décrocher ton portable gamin !

T'as deux minutes pour localiser ce numéro: XXXX - XXX - XXXX

Magne-toi de me rappeler.

Spoiler:
 



Lorsque le gamin me répondit enfin j’avais une destination, un point dans les alentours d’Edimbourg. Fort de ses capacités en informatique, le petit génie m’envoya directement les coordonnées dans le gps de ma bagnole. Ma destination semblait être dans la cambrousse aussi me contentai-je de suivre la direction indiquée par mon gsp, même lorsque cela me fit emprunter un chemin de terre à travers champs. Lorsque l’appareil se mit à parler pour m’indiquer que j’étais arrivé je lâchai un juron en galérant quelques secondes pour l’éteindre puis sorti de ma voiture en regardant aux alentours. Personne à l’horizon. Merde ! A ce moment mon portable se mit à vibrer, c’était la brigade. Je décrochai tout en m’éloignant de ma voiture à la recherche d’Aliénor.

Commandant, incendie à Edimbourg. Les premiers témoins parlent d’un individu de sexe féminin comme étant la source des flammes qui ont ensuite attaquées le bâtiment. Plusieurs blessés dont quatre dans un état critique, pronostic vital engagé pour l’un d’entre eux.

Se pourrait-il que ce soit elle qui en soit à l’origine ? D’où son coup de fil paniquée.

Procédures habituelles. Je ne suis pas dispo pour le moment, tenez-moi au courant de la suite. dis-je avant de raccrocher, m’éloignant encore de ma voiture à la recherche de la protégée de Dominic.

Aliénor !... C’est Philipp, où t’es ? Je suis seul tu peux te montrer ! gueulai-je pour qu’elle m’entende où qu’elle soit dans les environs. Au bout de quelques minutes je vis une silhouette sortir de derrière un bosquet. Malgré mon envie de sortir mon flingue, on sait jamais, je gardai mon arme rangée dans son étui et m’avançai vers l’individu. En m’approchant je vis qu’il s’agissait bien de la semi-démone.

Comment tu te sens Aliénor ? Tu n’es pas blessée ? lui demandai-je avant de poursuivre. Si tu veux j’ai la fin d’un burger froid, des nuggets et des frites, froids aussi et peut-être un peu de coca si mon gobelet ne s’est pas renversé sur le tapis de sol de ma caisse.

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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Sam 13 Juil - 15:56


    Je n’arrivais pas à me calmer, c’était insupportable. Ma main toujours sur mon cou pour essayer de retirer cette prise que je sentais toujours, en vain bien évidemment. J’étais paniquée rien qu’à l’idée qu’il pourrait y avoir des morts. Des innocents… des gens qui n’avaient rien fait ! J’aurai préféré que le feu prenne seulement l’homme qui m’avait agressé. Tout ça à cause d’une misérable moto de merde ! Il avait qu’à la garer autre part, et je n’aurai pas perdu la trace de cette illusion qui s’était bien vite évaporé. Je perdais la face, la réalité autour de moi était différente, mais je ne saurais dire comment. Mon manque de sommeil se faisait désormais ressentir et le fait que mes émotions me submergent au moindre faux pas ou situation alarmante pour moi, ça dégénérait bien vite. C’était le cas maintenant, et cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Au bar, quand un homme insistait trop, je lui faisais comprendre sèchement que je n’étais pas intéressée et ça passait, je n’enflammais rien. Sauf que les clients que je servais, aussi brut de décoffrage qu’ils étaient, ne m’avaient encore jamais agressée comme l’avait fait ce gros balourd quelques minutes plus tôt. Prise à la gorge, je ressentais encore ce fin filet d’air qui parvenait difficilement à mes poumons. Je ressentais encore ses doigts me serrer et le filet d’air s’estomper de plus en plus. La peur m’avait très vite englouti et c’était le déclencheur de tout ce feu et cette pagaille. Je m’étais en plus enfuie… j’aurai pu sauver des personnes si j’étais restée. La culpabilité se mêla à la peur et je repartis dans un cercle infini.

    Les larmes aux yeux, je relevais la tête lorsqu’un son parvint à mes oreilles. Aucune réflexion ne se fit dans ma tête, je fuyais déjà derrière les arbres, laissant mon portable brûler dans le chemin qui ne me servirait plus d’ailleurs. Je cachais mes deux mains sur ma poitrine, comme si je pouvais contenir les flammes les mains retournées contre moi. En moins de deux, j’étais cachée à la lisière du bosquet. Dos à un arbre, je fermais les yeux, essayant de calmer cette panique intérieure qui me faisait faire n’importe quoi. J’espérais seulement que le bruit de moteur qui se rapprochait dangereusement de ma position n’allait que passer. J’espérais aussi que je n’allais pas créer un deuxième feu, ici même, dans cette petite forêt. Je ressentais en plus la fatigue m’envahir soudainement, l’après coup sûrement, et la course que j’avais dû faire pour me réfugiée ici. Mes yeux s’ouvrirent brusquement lorsque la voiture s’arrêta, j’entendis la portière claquée et mon cœur s’emballa. Je tenais mes mains fermement l’une contre l’autre, sentant la chaleur dangereuse m’envahir pour devenir flammes entre mes doigts. Je n’arrêtais pas d’essayer de me calmer, mais ces flammes me firent tout l’inverse, me provoquant presque une crise cardiaque. Il fallait juste que je sache… que je sache que l’incendie n’avait pas fait un grand malheur, ni beaucoup de morts.
    La voix parvint à mes  oreilles et je fus surprise sur le coup qu’il soit venu. Je roulais mon dos sur l’arbre pour me mettre à découvert et aperçu Philipp en plein milieu du chemin. J’étais… stupéfaite et mortifiée. Pourquoi l’avais-je appelé ? Je ne voulais pas qu’il me voit dans cet état ! C’était un membre de la PES bon dieu, qu’avais-je eu en tête ?

    Sa question me fit presque rire. Il ne savait certainement pas que le feu ne me faisait aucun mal, pourtant il avait eu une belle démonstration derrière le bar, et il l’avait encore cette fois-ci avec mes mains qui reprenaient feu dangereusement. Ca coupa court à sa proposition de bouffe. J’étais dangereuse dans cet état, ne le voyait-il pas ?

    « Ne t’approche pas ! »

    C’était un début, je ne souhaitais guère le flamber, combien même j’avais souhaité le faire à notre première rencontre. J’avais déjà la culpabilité de possible innocent sur la conscience, il ne fallait pas en plus que je tue un membre de la brigade, là je pouvais me déclarer morte sous peu.

    « Je ne sais pas pourquoi je t’ai appelé, tu ne peux rien faire. » ajoutai-je avec une voix des plus alerte et qui trahissait la grande panique que j’avais en moi. J’arrivais à contenir mes larmes pour le moment, mais je ressentais cet immense pouvoir en moi qui me fascinait… et me terrifiait. J’avais du mal à contrer ce bien être que j’avais lorsque les flammes m’enveloppait, alors quoi faire ? A cette pensée, les flammes dans mes mains se firent plus intenses et plus grande. Avec un réflexe impromptu, je les décollais de ma poitrine pour m’éviter de finir nue et surtout que l’on découvre mes multitudes de cicatrices sur mon corps.

    « Va-t’en ! Avant que je ne fasse une autre catastrophe ! » criais-je en marchant à reculons. Ma respiration s’accélérait et mon regard se porta sur mes mains, sans savoir vraiment ce que je devais faire alors que ma panique s’amplifiait. J’avais besoin d’aide, mais je ne savais comment on pouvait m’aider et je refusais de tuer quelqu’un pour ça.

    Hors Rp:
     
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Ven 26 Juil - 17:54


La gamine était en proie à une panique totale, ce qui pouvait confirmer qu’elle avait quelque chose à voir avec l’incendie dont on m’avait prévenu quelques minutes plus tôt. Malgré cela je ne voulais pas poser de conclusions hâtives aussi décidai-je de lui poser directement la question, histoire d’être fixé et de savoir à quoi m’attendre si jamais elle pétait son câble.

Cette catastrophe dont tu parles, c’est un incendie n’est-ce pas Aliénor ? lui demandai-je d’un ton moins abrupte que d’ordinaire. Je voulais la rassurer mais pas pour autant lui donner l’impression que je m’adressai à une débile.

Ecoute, on est que deux au milieu du trou du cul du monde alors tu ne risques pas de blesser grand monde. Toi tu dois être insensible aux flammes je pense vu ta petite démonstration de la dernière fois, et moi j’ai la peau dure donc ça devrait aller. lui dis-je en essayant de détendre un peu l’atmosphère.

Elle avait besoin d’être rassurée, ok. Mais comment faire ? J’étais pas du genre à materner les gens d’ordinaire, plutôt à les brusquer ou à les envoyer péter. Bon… Je pouvais lui expliquer plus ou moins comment contrôler ses pouvoirs, en me basant sur de la théorie n’étant pas un de ses démons. Peut-être qu’elle en retour m’apprendrait à rassurer quelqu’un, bien que je sois plutôt sceptique sur mes capacités à l’empathie.


Je m’y connais plutôt pas mal en démonologie, certains me désigne même comme un expert en la matière, bien qu’en fait je n’ai fait qu’observer et me renseigner. Pour le moment tu en es à la phase où ton pouvoir te contrôle via tes émotions. Il te faut inverser la vapeur et reprendre la main. lui expliquai-je grossièrement avant de poursuivre sans qu’elle n’ait pu avoir le temps de m’interrompre.

Avant que tu ne m’envoie chier, ok je suis pas un démon mais j’en ai côtoyé pas mal, peut-être même plus que toi. Alors je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire mais on va profiter de notre tête à tête pour essayer de t’apprendre à te contenir. Pour le moment tu ne dois pas chercher à contrôler ton pouvoir, simplement à le mettre en veilleuse. Tu veux bien essayer Aliénor ? lui demandai-je, ayant choisi volontairement d’occulter pour le moment l’incendie qu’elle avait déclenché et ses victimes.

Elle allait probablement en reparler, ce qui était normal d’une certaine manière. A moi de lui permettre de passer au-delà et de se concentrer sur son pouvoir. Je ne savais pas vraiment la manière dont elle allait réagir à mes paroles et encore moins à ce que je lui proposais, enfin proposer c’était vite dit car en réalité elle n’avait pas vraiment le choix.

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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Mar 30 Juil - 14:52


    Voilà que mes mains s’enflammaient d’elles-mêmes sans que je ne puisse rien y faire. Devant Philipp en plus, j’étais juste honteuse et gêné qu’il me voie ainsi. Aussi incontrôlable et faible qu’il soit, tout en étant très dangereuse. Qu’allait-il me faire après ça ? Après qu’il ait vu ma maîtrise des plus douteuses pour mon don. En plus du fait que j’étais certaine d’avoir tué au moins une personne dans cet incendie. C’était d’ailleurs cela qui me mettait hors de moi, la culpabilité laissait une faille pour que cette chaleur s’empare de moi et m’échappe complètement. Qu’est-ce que ça m’énervait en plus ! J’en avais ras-le-bol de toute cette merde, de ce côté démon que je ne comprenais pas encore très bien. Et pourtant, alors que mes yeux observaient les flammes de mes mains, j’aimais ça. C’était un élan de puissance que j’affectionnais tout particulièrement… voire plus que ça ; presque un désir intense, une sensation ultime d’émotions plus que positives.
    Je m’efforçais de garder une distance de sécurité entre lui et moi. Mon regard se posa sur lui, ignorant les flammes pendant quelques instants, lorsqu’il m’adressa la parole. Savait-il alors ?

    « Juste… oui… je n’ai pas fait exprès, on m’a… agressée, et… je… »

    Je n’arrivais pas à m’exprimer, je ne savais pas si je pouvais lui faire confiance, mais là n’était plus la question. Je l’avais tout de même appelé. Quelle idée…

    « Je n’aurai pas dû t’appeler, tu n’aurais pas dû venir ! » ajoutai-je violemment, colérique, alors qu’il venait de me dire qu’il avait la peau dure. Je n’en revenais tout simplement pas, qu’il me dise cela dans une telle situation. En réalité, ses tentatives pour me calmer étaient presque amusantes ; il masquait sa peur de se faire brûler à vif, j’en étais certaine, mais comment faire alors que je savais que je pouvais exploser à tout instant ? Pourtant, mes mains ne s’enflammaient plus, ma respiration se faisait un peu plus régulière, malgré le fait que ma peau était des plus brûlantes encore. J’aurais pu étouffer un rire si la situation n’était pas aussi critique.

    « Si tu me disais plutôt comment m’en débarrasser ? »

    C'était presque ironique. Une phrase qui m’avait échappé dans tout le lot que j’avais en tête. Je savais que je ne maîtrisais rien du tout, mais je n’avais personne pour m’apprendre comment faire. Les entrainements que je faisais seule était inefficace de par mon inexpérience, mon ignorance en la matière. J’étais comme un enfant envoyé dans la nature. Ça m’insupportait, ça m’irritait et j’en avais plus qu’assez de provoquer des incidents qui se révélait être grave au vu de ma capacité. Pourquoi n’aurais-je pas pu avoir autre chose que le feu ?
    Je me reconcentrais sur la situation alors que Philipp essayait de me donner des conseils. C’était peut-être… inutile.

    « Tu crois que c’est facile avec toute cette colère et culpabilité en moi ? »

    Je reculais encore alors que je sentais ce fluide grandir, se concentrer dans mes mains encore mais dans tout mon corps. Mes larmes ne coulaient plus car elles s’évaporaient rapidement, mais restaient dans mes yeux, les rendant luisants, mouillés.

    « Dis-moi seulement qu’il n’y a pas de victimes… » ajoutai-je finalement. Ça pouvait me faire redescendre d’un cran, sinon, je n’avais encore jamais essayé la solution de la baignade, si du moins il y avait une once d’eau dans ce trou paumé.

    HJ:
     
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Sam 3 Aoû - 14:41


Ses paroles semblaient confirmer qu’elle était bien à l’origine de l’incendie, et merde. Bon après tout je pourrais toujours mettre cela sur le dos d’un des démons de Maryana, vu que c’était moi qui traitais la paperasse et les rapports de la brigade. Je ne savais pas pour le moment si des témoins seraient en mesure de l’identifier, mais il était déjà primordial que l’on parte du principe que si et qu’elle change sa coupe de cheveux ainsi que sa couleur.

On se fout de ce qu’il s’est passé Aliénor,  car si cette fois ton pan démoniaque s’est manifesté en réaction défensive, il se pourrait que par la suite une simple contrariété suffise à le déclencher. Sauf si je t’entraine… Alors si, tu as bien fait de m’appeler. lui dis-je en essayant encore d’être un peu chaleureux même si ce n’était pas un truc inné chez moi.

Je n’ai jamais dit que ce serait facile. lui répondis-je sur le même ton qu’elle venait d’employer avec moi. Oui je voulais l’aider, pour Dom, parce qu’elle pourrait aussi être utile, parce que cela ferait un démon capable de se maîtriser. Pour autant je n’allais pas la laisser me parler comme à une merde. Puis mon ton se radoucit lorsqu’elle exprima son espoir de n’avoir fait aucune victime. Si tout était aussi simple…

Plusieurs blessés, certains dans un état critique. Aucun mort, pour l’instant. lui dis-je, avant de poursuivre pour qu’elle n’ait pas le temps de me reprocher éventuellement de ne pas lui épargner la vérité. C’est justement pour cela que tu dois apprendre à contrôler tes pouvoirs.

Alors on va commencer ton entrainement, et maintenant.
lui indiquai-je d’un ton assuré.allez, lève-toi.dis-je encore avant de me reculer un peu tout en lui parlant.

Oui ton pan démoniaque est une partie de toi, et tu dois l’accepter. Ne le rejette pas et accueille le. Cependant, et c’est là toute l’importance de la chose, cela ne veut pas dire pour autant que c’est lui qui te commande. Ton pouvoir est un outil, et rien de plus.

Il est comme un tigre de cirque que tu dois apprendre à dompter, ainsi il t’obéira. Mais tout comme pour le domptage, si tu relâches ton attention et tes efforts, ton pouvoir reste quand même un animal sauvage alors prend garde où il te tuera.
lui expliquai-je avant de poursuivre et de poursuivre ma démonstration et son premier exercice.

Si je prends un peu de distance c’est parce que la suite est assez risqué, pour moi car pour toi pas vraiment. Je vais réciter des textes sacrés d’exorcisme, ce qui va pousser ton pan démoniaque à tout tenter pour me faire taire. A toi de le dompter pour qu’il ne m’arrive rien. Rien ne vaut un exercice en conditions réelles pour trouver les ressources nécessaires.
Comme tu l’as compris, je mets ma vie entre tes mains. L’échec pour toi, signifie la mort pour moi, alors applique-toi parce que j’ai rendez-vous avec une nana demain et ça me ferait chier de lui poser un lapin pour cause de décès imprévu.


Je prenais là un putain de risque avec la môme mais c’était à mes yeux la seule solution pour qu’elle parvienne à percevoir ce que je lui avais expliqué un peu plus tôt. S’entrainer pour de « la fausse » n’avait aucun intérêt si l’on savait qu’au fond rien de bien méchant pouvait arriver. A votre avis pourquoi l’armée fait des exercices à balles réelles ?

In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Exsurgat Deus et dissipentur inimici ejus : et fugiant qui oderunt eum a facie ejus. commençai-je à réciter, alors que ses yeux venaient de s’ouvrir en grand comme si elle était surprise de mes paroles. Sicut deficit fumus, deficiant ; sicut fluit cera a facie ignis, sic pereant peccatores a facie Dei. Judica Domine nocentes me expugna impugnantes me.

En réaction au texte sacré que je récitais, une des nombreuses prières que j’avais appris par le passé du temps de l’HCV pour combattre les démons, Aliénor se mit à crépiter tel un feu de cheminé qui commence à attaquer le bois sec. Puis le feu enflamma ses mains et une lueur malsaine naquit dans ses yeux. Cette lueur caractéristique du démon. Et merde…
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Mar 6 Aoû - 16:39


    Plus ça allait, et moins mon idée de l’avoir appelé me semblait bonne. Je ne lui faisais pas plus confiance que l’autre fois, et pourtant, c’était lui que j’avais appelé. Peut-être pour qu’il me dise qu’il n’y avait pas eu de victimes, au moins pour que je puisse être rassurée de ce côté-là. Peut-être pourrais-je juste me calmer. Il me contredisait, et juste le fait qu’il le fasse m’irrita bizarrement. Je sentais ce fluide couler en moi et découvrir une puissance infini. J’avais l’impression d’être extrêmement puissante et que je pourrais flamber tout ce qu’il se trouvait autour de moi. J’étais forte et toutes les pensées nocives s’estompaient peu à peu. Mes mains ne flambaient plus, j’étais juste incroyablement brûlante accompagné d’une assurance démesurée. C’était terrifiant, mais tellement excitant. C’était cette partie-là qui me terrifiait, et j’arrivais encore à faire la part des choses, j’arrivais à me dire que cette sensation était dangereuse… horriblement dangereuse…
    Mon cerveau s’arrêta soudainement sur un mot qu’avait prononcé Philipp. Entrainement… comment ça, il voulait prendre la relève de Dom ? J’aurais ri à m’en étouffer si seulement la situation n’était pas aussi dramatique. C’était étrange… tout changeait en moi si soudainement, j’avais du mal à me retrouver moi-même, comme si j’avais une autre personnalité. Ça m’effrayait.

    J’étais concentrée, évitant toute distraction, essayant de garder les paroles pour moi, mais lorsqu’il m’indiqua qu’il y avait des victimes, je cru m’effondrer.

    « Putain mais arrête de me donner des ordres, tu n’es pas à ma place, tu ne sais pas ce que ça fait ! »

    Je m’emportais alors qu’il essayait de m’aider. Mais j’en avais marre de ses airs ‘je sais tout, je sais ce que tu traverses’. Rien. Il ne savait rien du tout. Il était juste humain, et pour ça je le haïssais. Ce n’était pas parce qu’il connaissait tout un tas de semi-démon qu’il pouvait comprendre. Tant qu’on ne le vivait pas, on ne pouvait pas comprendre. Lui c’était son cas. Et ce que je trouvais affolant, c’était qu’il continuait à rester là, alors qu’il pouvait cramer à chaque instant. Il me faisait un discours sur l’acceptation. Des conneries, c’était que des conneries. Mon pouvoir grandissait en moi, je fermais les yeux un instant alors que le son de sa voix s’éteignait petit à petit. Mes paupières s’ouvrirent et je le fixais intensément.

    « Tu n’as pas peur de la mort ? Si je l’accepte comme tu le dis, tout brûlera, et toi avec. »

    C’était vrai, accepté cette puissance, je l’avais déjà fait… la première fois qu’elle s’était révélée. J’avais accepté cette puissance, et j’avais tué des vampires dans le lot. Ce n’était pas la bonne méthode. Il fallait que je maîtrise autrement, que j’arrive à le garder en moi, qu’il ne grandisse pas trop sinon je sombrais de l’autre côté. Un côté démoniaque et pourtant si exaltant. C’était ce qui m’arrivait, inexorablement, je ne pouvais pas le contrer. Et ce qu’il ne comprenait pas, c’était qu’il ne m’était pas cher, comment pourrais-je donc ne pas le tuer ?
    Sa voix qui m’était très lointaine me parut plus présente. Et soudainement, à la première syllabe prononcé, mes oreilles sifflaient intensément. C’était donc ça sa méthode ? Il était suicidaire ! Au fil des paroles, je cru que mes tympans allaient explosés, ma tête aussi. Mes deux mains comprimaient fermement mes oreilles et ma tête en même temps. Je cru devenir folle. Un genou se plia, puis l’autre, et je tombais à genoux, me recroquevillant en avant comme pour essayer de contrer ces paroles qui me rendaient complètement folle. Je venais à gémir, puis crier tellement cela m’était insupportable. Mes mains prirent rapidement feu, mon corps tout entier et enfin le sol autour de moi. J’avais arrêté de crier, un fin sourire machiavélique sur mon visage apparu alors que je levais la tête vers Philipp. Mon pied se leva pour frapper le sol et m’aida à me relever. Je m’avançais alors vers lui, les yeux remplis de haine. Alors que je n’étais qu’à deux mètres de lui, tout s’arrêta. Les flammes s’éteignirent alors qu’elles avaient consumés la plupart de mes vêtements, découvrant au passage certaines de mes cicatrices ; et je m’effondrais brutalement, inconsciente.

    HJ:
     
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Sam 24 Aoû - 13:47


Tu vas pas recommencer ta crise Aliénor ? J’ai répondu à ton appel, je tiens mes agents éloignés de toi, alors tu pourrais être un minimum reconnaissante et arrêter de m’envoyer chier à chaque fois qu’on se voit, ok ? lui dis-je d’un ton sec mais pas agressif pour autant. Oui oui j’arrivais à servir cette subtilité à mes interlocuteurs.

Cela fait des années que la mort ne m’effraie plus. Je ne peux me permettre d’en avoir peur car sinon comment protéger ceux qui en ont besoin. Laisse tomber ta carapace un instant, je ne suis pas ton ennemi. Oublie tout le reste et concentre-toi maintenant. lui avais-je dit avant d’entamer ma prière anti-démon.

La réaction de son côté démoniaque ne s’était pas faite attendre et après quelques cris et être tombé au sol, elle s’en était relevé flamboyante et le regard empli de cette haine et ce mépris propres aux démons et à leur engeance. Là il fallait clairement que je bouge sinon j’allai finir en petit tas de cendres. Mais avant que je ne puisse esquisser un pas en arrière, son feu s’éteignit et elle s’effondra au sol, apparemment inconsciente.


Aliénor ? demandai-je. Mieux valait être prudent avec les semi-démons, d’autant plus quand ils ne contrôlaient pas leur côté démoniaque. Je n’étais pas à l’abris qu’elle se relève d’un coupe pour me cramer de sa main si je venais à m’approcher d’elle pour m’assurer qu’elle allait bien. Par mesure de prudence je choisis de prononcer une nouvelle prière qui la ferait immanquablement réagir si elle n’était pas réellement inconsciente. L’avantage, ou la faiblesse en fonction du point de vu, des semi-démons était que leur côté démoniaque était une part réelle d’eux, aussi si leur corps venait à être inconscient le démon en eux ne pouvait agir seul, du moins pas dans 99% des cas. Espérons que je n’ai pas la poisse aujourd’hui.

Prœliare hodie cum beatorum angelorum exercitu prœlia Domini, sicut pugnasti olim contra ducem superbiæ luciferum et angelos ejus apostaticos ; et non valuerunt, neque locus inventus est eorum amplius in cœlo.

Aucune réaction de sa part. Bon ce ne serait vraiment pas de pot si elle se réveillait maintenant en cherchant à m’allumer autrement qu’avec son cul. Je m’approchai donc d’elle avec prudence, au cas où, pour tenter de la réveiller.

Aliénor ? Réveille-toi. lui dis-je alors qu’elle commençait à ouvrir les yeux doucement. Désolé pour le choc mais c’était nécessaire pour te montrer que tu n’es pas sans défense face à ton côté démoniaque. Il existe des moyens de lutter contre lui, d’apprendre à le contenir et à le maîtriser pour t’en servir qu’en cas d’extrême nécessité. Acceptes-tu à présent que je t’aide ?A
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Lun 2 Sep - 11:05


    J’étais soit, très dur avec lui, mais comment ne pas l’être alors qu’il avait cassé ma p’tite vie tranquille pour me proposer un marché dont je n’avais encore pas donné de réponse propre et clair ? Je ne souhaitais pas avoir de problème, continuer mon p’tit bout de chemin seule, et lui était là constamment sur ma route. Je me demandais encore une fois pourquoi je l’avais appelé. Peut-être parce qu’il avait été le seul numéro sur mon portable ? C’était vrai, je n’avais presque personne dans ma vie, si ce n’est vraiment un néant total. Dom était encore présent quelque part, mais pas à mes côtés. Ça m’était difficile parfois, mais il fallait que je fasse avec. Et Philipp… j’avais énormément du mal à le percer à jour, à savoir s’il n’était pas nocif pour moi finalement. Ça devait être très emmerdant pour lui que je réagisse toujours de la même manière, mais en cet instant précis, j’essayais qu’il ne s’approche pas trop pour éviter de l’enflammer. Etait-il conscient que j’avais déjà tué des personnes ? Si au moins on pouvait appeler les buveurs de sang comme ça… Il ne valait mieux pas qu’il sache.

    J’étais plus qu’instable et sentais que je ne contrôlais plus rien du tout, ma voix n’était plus mienne, elle m’était inconnue et pourtant je me sentais si bien. Alors que je l’avais mis sur le fait accompli concernant la mort, sa réponse même ne me fit ni chaud ni froid. Il n’avait pas peur de la mort ? Mais l’avait-il seulement frôlé du bout de ses doigts ? En tout cas, il m’avait assez bien cerné, seulement je ne pouvais baisser ma carapace comme il me le suggérait, sinon comment je ferais pour juste tenir debout et avancer ? Impossible. Que je parvienne à lui faire confiance était faisable, mais qu’il m’en demande encore plus tenait du miracle.
    C’était la première fois que j’étais confronté à des paroles bibliques. Une première des plus étonnante et terriblement terrifiante. J’avais un mal intérieur carrément supérieur à ce que j’avais vécu, comment rester impassible ?  En tout cas, il m’avait appris une chose, j’étais encore plus vulnérable que je ne le pensais…

    Mes yeux s’ouvrirent doucement pour être éblouie du ciel bleu intense qui se présentait à moi. Après quelques minutes d’étourdissement, je me remémorais doucement ce qu’il s’était passé. Je recouvrais tous mes sens et était ravie de me retrouver, moi. Mes yeux roulèrent sur le côté pour apercevoir Philipp qui était proche de moi. Je me relevais brusquement

    « Oh ! Tu n’as rien ?! » ajoutai-je rapidement et l’air complètement étonnée avant de faire une légère grimace alors que ma tête me lançait affreusement. Ma main vint tâter l’endroit où ma tête avait heurté le sol pour constater une réelle bosse. Super, j’allais avoir un mal de crâne pendant plusieurs jours. J’observais de nouveau Philipp, indemne, et n’en croyais pas mes yeux. Je ne me souvenais plus très bien de ce qu’il s’était passé, et c’était cela qui me faisait le plus peur. J’avais juste toujours cette émotion vive et tellement magnifique en moi. Ce côté sombre qui m’appelait et dont j’étais irrémédiablement attiré. J’étais tout de même contente de ne pas l’avoir cramé.
    Sa dernière phrase resta en suspens pendant plusieurs secondes avant que je ne relève les yeux vers lui – préférant rester pour le moment à terre histoire de ne pas retomber.

    « Ça peut être utile oui, mais j’espère que tu as d’autre moyen, car tu ne me refais plus jamais ce coup ! »

    C’était vrai, j’avais frôlé la catastrophe et heureusement que e n’avais pas l’habitude d’utiliser mon pouvoir à outrance, sinon je pense bien que mon corps aurait résisté et qu’il ne serait plus qu’un tas de cendre. Il fallait qu’il en prenne conscience tout de même et qu’il arrête de me dire qu’il comprenait ma situation. Il n’était rien de plus qu’un humain.
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Jeu 19 Sep - 17:56


C’est plutôt à toi de répondre à cette question Ali. lui dis-je en esquissant un léger sourire.

Son premier réflexe, alors qu’elle venait de subir les prémices d’un exorcisme, était de s’inquiéter pour un autre qu’elle. Cela pouvait être le signe qu’elle n’était pas mauvaise au fond et ce malgré sa nature démoniaque. Pouvait car je ne pouvais m’empêcher de rester prudent vis-à-vis des autres, d’autant plus lorsqu’il s’agissait de semi-démons. Lorsqu’elle poursuivit je m’interrogeai à propos de ses mots, était-ce là de l’humour ? Ce serait déjà un grand pas dans l’espèce de relation que nous avions établi au fil de nos rencontres.


A vrai dire cela ne dépendra que de toi.lui dis-je en faisant un haussement d’épaule comme pour me dédouaner de tout effet désagréable de cette méthode.

Comment dire… D’ordinaire je n’utilise cette méthode qu’en cas d’extrême nécessité, disons qu’elle se situe en avant dernière position sur l’échelle des moyens d’interventions. Avant d’en arriver là il y a d’autres moyens mais qui ne dépendent que de toi à savoir la maîtrise de ton pouvoir, ton entrainement ou encore la gestion de tes émotions.

Quant à la dernière méthode qui vient en tout dernier recours après celle que je viens d’utiliser et bien… tu n’as pas envie de la connaître et encore moins de la subir.
dis-je avant de me taire un instant. Je comptais bien qu’elle interprète ce silence de la seule manière possible.

Car cette dernière méthode n’était nulle autre qu’une balle dans la tête et un crucifix dans le fion ou l’inverse ça dépendait de la situation et de mon humeur du moment. Quoi qu’il en soit je n’avais aucune envie d’avoir à l’utiliser sur elle, autant pour Dom que pour l’espèce d’affection que je commençais à éprouver pour elle. Affection dont elle n’apprendrait jamais ouvertement l’existence, autant pour préserver ma fierté que pour que ce sentiment ne devienne en aucune façon une faiblesse exploitable par l’ennemi.


Il faut donc qu’à partir de maintenant tu apprennes à contrôler tes émotions, notamment face à l’imprévu quel qu’il soit. La colère, la peur ou la douleur sont les principales qui ouvriront en grand la voie à ton côté démoniaque. Apprend à gérer et à évacuer celles-ci sans faire appel à ton pouvoir et il ne devrait pas trop te poser de problème, enfin pour un temps.
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Lun 23 Sep - 21:24


    Je n’en revenais juste pas. Il avait joué avec moi, et pas seulement avec mon réel moi mais mon autre moi. Je ne savais pas encore pourquoi j’étais née juste semi-humaine. Si je pouvais offrir mon côté démoniaque ce serait avec un réel plaisir. Sauf que voilà, j’en savais vraiment que trop peu sur mon cas. Philipp m’avait appris aussi quelque chose, les lectures sacrées je n’en entendrais plus jamais de ma vie ! Et j’espérais que Philipp ait compris le message, car s’il souhaitait m’aider comme il le pensait, il fallait qu’il trouve d’autres entrainements. Non vraiment, Dom m’avait aidé aussi simplement qu’il avait pu, même si en vérité il n’avait su ma véritable nature qu’à la toute fin. Ou plutôt lorsque je n’avais su me contrôler. Je me demandais s’il avait déménagé ou si je retrouverais ma chambre dans cette maison. En même temps, je doutais vraiment de pouvoir me retrouver dans ma ville natale, même si elle était proche. Je ne m’en sentais pas capable, c’est tout. Mais au dire de Philipp, j’avais l’impression que Dom était dans les parages. C’était étrange que nos chemins ne se soient pas croisés.

    « Ben non justement, tu écartes cette éventualité, c’est tout. »

    Ma voix devenait autoritaire sans que je ne le veuille vraiment. J’étais lasse, irritée et épuisée. Au moins il m’avait fait oublier la culpabilité. Du moins pour un temps assez court. Il avait réussi à faire quelque chose. J’avais perdu mon portable aussi, cramé quelque part. Je n’aurais plus aucuns numéros, même si je n’en avais guère plus de trois. Ce n’était pas dans mes habitudes de donner mon numéro à toutes personnes se présentant devant moi. Je me demandais encore comment j’avais fait pour m’arrêter sur celui de Philipp. Je soufflais, essayant de me vider l’esprit alors que j’écoutais machinalement ce que Philipp me disait. Ma main retrouva encore une fois la bosse et je grimaçais une nouvelle fois.

    « Oui, ben écoute, on va redémarrer de zéro sur ton échelles hein. » lui lançais-je alors que je me levais avec difficulté.

    Je ne lui envoyais pas des piques, c’était une façon de lui dire que plus jamais je ne voulais subir cela. Et puis, j’étais là depuis quatre ans et je n’avais encore rien provoqué d’important. J’avais vraiment l’impression d’être malsaine ou meurtrière en sa présence. Tout le monde pouvait avoir sa chance non ? En effet, il m’avait vu incontrôlable, ce qui n’était pas bon pour moi mais comment trouver l’équilibre à une forme qui ne veut que vous possédez ? J’avais encore beaucoup de questions sans réponses. Son allusion à sa dernière méthode ne me dit rien qui vaille, mais je préférais l’oublier très vite. Il m’aurait déjà tué à notre première rencontre, non ? En tout cas, j’espérais que Dom l’en empêchait, j’espérais vraiment sinon j’étais déjà bien mal barré.
    Un rire nerveux s’échappa de ma bouche alors qu’il me conseillait de maîtriser mes émotions. Connaissait-il seulement l’une d’entre elles ? J’essayais de ne pas paraître trop agressive, car il m’avait quand même aidé aujourd’hui. Je l’avais appelé et il avait rappliqué sans me poser de questions, en même temps il n’aurait pas pu, j’avais définitivement faire fondre mon portable.

    « Ce n’est pas si facile, tu vois. J’essaie de le faire depuis longtemps mais une agression reste une agression. C’était tellement soudain… cette prise… »

    Oui le mec m’avait pris la gorge et le fait de suffoquer m’avait rendue folle. Comment aurais-je dû le prendre ? C’était le mécanisme d’auto-défense de mon corps qui s’était mis en marche, et je n’aurai rien pu faire. J’aurai pu aussi le clouer au sol, lui faire mal par des clés que m’avait fort appris Dom. Mais mon côté démoniaque avait été plus rapide. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pratiqué…
    Je soufflais, appuyait ma paume de main sur mon front pour enlever cette douleur – en vain bien entendu – avant de me tourner vers Philipp. J’essayais de paraître plus calme même si ce n’était guère le cas. Je repensais encore aux personnes blessées. J’espérais que tout allait se remettre en ordre très vite.

    « J’crois que ça suffira pour aujourd’hui. J’aimerais juste… rentrer. »

    Et me soigner par la même occasion. Il m’en avait fait voir de toutes les couleurs, et franchement, il me fallait encore du temps pour lui faire pleinement confiance. Je pouvais essayer, mais je n’écarterais pas cette méfiance si facilement.
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Sam 12 Oct - 16:16


La semi-démone me semblait encore à fleur de peau, réagissant sèchement bien sans agressivité apparente. Peut-être le contrecoup de mon utilisation de textes sacrés contre son côté démoniaque, ou simplement son humeur de chiotte peu importe à vrai dire. Malgré le fait que nos rencontres n’étaient pas une constante dans l’espèce de lien que nous avions elle et moi j’avais déjà pris pour paramètre par défaut sa manière de parler autant que sa tendance à réagir sans détour. Quelque part cela ne m’était pas étranger, allez savoir pourquoi.

J’émis un léger rire lorsqu’elle évoqua son souhait, à sa manière, de descendre au plus bas dans l’échelle de mon « arsenal » contre ses semblables. Au moins cela pouvait lui permettre de garder à l’esprit que bien qu’étant un simple humain à ses yeux, j’avais de quoi lutter contre son démon intérieur, si jamais elle venait à se laisser aller un jour ou l’autre.


Espérons qu’avec l’entrainement tu parviennes à « gérer » ce genre d’imprévu. lui dis-je en réponse à ses paroles avant de poursuivre. Allez viens je vais te déposer, ça fait un peu loin à pied. lui dis-je en affichant un sourire amusé tout en reprenant le chemin de ma caisse. Une fois derrière le volant j’attendis quelques secondes le temps qu’elle prenne place puis allumai le contact et nous prîmes la route.

Tu veux que je te jette quelque part en particulier ?

Tandis que nous roulions et qu’un silence venait de s’installer, j’allumai la radio et lançai le cd. Brand new day de Ryan Star se lança et j’attendis quelques instants avant de reprendre la parole.

Et sinon t’as un mec ? lui demandai-je sans détour. Non mon intention n’était pas de la troncher, même si je ne dirais pas forcément non si elle avait envie de mon corps, mais simplement d’en apprendre un peu davantage sur sa situation actuelle. Différentes recherches au sujet des semi-démons montrent que les individus sans attache et notamment sans entourage ont de plus grandes chances de succomber à leur côté démoniaque du fait de leur solitude. Pour le moment sa fragilité émotionnelle me laissait présager qu’elle appartenait justement à cette catégorie de personne, ce qui me promettait quelques difficultés dans son entrainement pour maîtriser ses pouvoirs. Ou quelqu’un que tu croises plus ou moins régulièrement et qui pourrait avoir un rôle de « repaire » à tes yeux ? lui demandai-je encore, la musique comblant le vide dans l’habitacle en attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Mar 15 Oct - 19:21


    Beaucoup d’incompréhension dans ma tête, des tonnes de questions sans réponses mais je ne savais guère si j’en voulais réellement. Elles m’écarteraient du droit chemin, de mon droit chemin. Du but que je voulais obtenir même si cela faisait quatre ans que je tournais en rond. Je ne voulais pas perdre espoir, sinon je perdais aussi la vie. C’était presque vital, l’un sans l’autre n’était rien. Si je perdais mon but je perdais tout. C’est pourquoi je mettais d’aussi grande réverse au sujet de Mc Borough. Je ne voulais pas d’une épine dans la main, ni même d’un frein énorme dans mon évolution qui était plutôt très stagnante. J’avais un peu peur de ce qu’il pouvait m’apprendre. Il m’avait déjà fait découvrir quelque chose aujourd’hui avec ses textes sacrés, il avait beau être humain, j’avais l’impression qu’il en savait davantage que moi, et c’était cela qui m’irritait. Je ne voulais pas non plus m’accrocher à une autre personne car j’avais encore le choc de l’abandon de Dom. Même si je savais pertinemment qu’il l’avait fait pour mon bien. D’un côté, j’aurais voulu qu’il ne voit pas, qu’il laisse couler et j’aurais peut-être une autre vie à présent. J’avais presque des vertiges et la nausées à force de tourner ces pensées dans ma tête continuellement.

    Pour une fois, il ne s’étala pas et je ne pouvais qu’être plus ravie. D’autant plus qu’il souhaitait me ramener. Que demander de plus ? Je ne pouvais pas refuser, j’étais épuisée et c’était un flic, il ne pouvait donc rien me faire. De plus j’avais mes flammes et il savait à qui il avait à faire.

    « Effectivement, ça fait un peu loin. Merci de me raccompagner. »

    C’était presque sorti péniblement de ma bouche. Je n’avais pas pour habitude non plus de remercier les gens. J’étais plutôt du genre à les agresser ou à les faire évacuer de mon champ de vision et de mon espace vital qui était bien plus grand que la normalité des gens. Je l’observais marcher en direction de sa voiture avant de finalement enclenché moi aussi la marche vers celle-ci. J’entrais à l’intérieur et refermait la porte un peu brutalement. Il enclencha le contact et il prit la route. Je repensais alors à mon portable qui était juste cramé et que j’avais laissé. Il faudrait que j’aille m’en acheter un autre. Comme si j’avais que ça à foutre sérieux.

    « Euuh, oui dépose moi à côté du parc je me débrouillerais ensuite. »

    Ma tête était tournée du côté de la vitre, mes yeux regardaient l’environnement défiler et je restais silencieuse, tranquille et immobile pendant un petit moment – n’entendant pas tout de suite la musique qu’il avait mise – avant que sa question ne me tire de mes pensées très brusquement. Je tournais la tête pour l’observer d’un air plutôt interrogateur et plus que surpris.

    « Pardon ? »

    C’était le seul mot qui sortait de ma bouche sans que je ne réfléchisse. Je reposais ma tête sur l’appui tête et regardait au-devant.

    « Si tu es intéressé, je ne le suis pas. Et puis t’es trop vieux, trouve toi une p’tite vieille. »

    Ce n’était pas totalement méchant, c’était plus pour me protéger moi sous forme d’un humour un peu faussé. Protéger ma vie personnelle qui était des plus moroses et évitait soigneusement sa question par la même occasion. Je savais que Dom lui avait parlé de moi, je ne savais pas ce qu’il lui avait dit totalement. J’étais plutôt curieuse tout à coup, finalement il ne savait peut-être pas tout. Pourquoi ne pas en être certaine ?

    « T’es au courant de quoi sur moi ? »

    Une simple question mais qui pouvait m’être utile. Je voulais savoir ce qu’il savait, à présent qu’il était calme et moi aussi. Enfin j’espérais que Dom ne lui ai pas tout révélé, sinon je pense bien que je serais affreusement gênée et terriblement en colère. Un inconnu qui savait toute ma vie. Tout à fait effrayant.

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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Sam 16 Nov - 1:15


Lorsqu’elle répondit à ma question au sujet de sa vie sociale par une pique j’affichai un sourire franc. Au moins elle se détendait un peu du fion et se laissait même aller à balancer une vanne. Sacré progrès compte tenu de notre manière de communiquer.

Tu serais étonné de ce dont sont capables les vieux, gamine. lui dis-je en conservant mon sourire. A voir si ma répartie serait à son goût ou si elle allait s’en vexer.

Quoi qu’il en soit je n’en sus rien dans l’immédiat compte tenu du fait qu’elle voulut m’interroger à propos des infos que j’avais à son sujet. A vrai dire pas grand-chose sinon ce que j’avais pu constater par mes propres moyens lors de nos quelques rencontres. Dom pour sa part ne m’avait donné que peu de détails sur sa vie en dehors du sort qu’avait subi son frère et les grandes lignes de leur vie. Je pris le temps de réfléchir un instant à ma réponse avant de lui répondre.


Quelques trucs que je tiens de Dom et d’autres que j’ai obtenus par moi-même. Par exemple je sais que ton frère appartient à un vampire et que tu as subi un viol. Ensuite que tu as du mal à gérer tes émotions, que tes pouvoirs te dépassent pour le moment et que les maîtriser ne va pas être une mince affaire, du moins tant que tu ne réussiras pas à contrôler tes émotions.

Bon ok aucun tact, aucune forme mais déjà en temps normal c’était ce genre de détail dont je me foutais complètement alors présentement avec une nana qui n’hésitait pas à m’envoyer péter assez souvent… En y repensant peut-être que je devais faire un effort, ne serait-ce que par égard pour Dom.

C’est déjà pas mal et assez intrusif niveau respect de la vie privée non ? Désolé. D’autant que toi tu ne connais peut-être rien de moi. lui dis-je en guise de vagues excuses pour mon langage et aussi pour lui tendre une perche si elle souhaitait poursuivre la discussion. Après tout elle n’était pas obligée de me parler, je pouvais tout aussi bien la fermer et me contenter de la musique jusqu’à l’avoir déposée. La solitude ne m’était pas inconnue et n’était plus un problème pour moi depuis bien longtemps.
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MessageSujet: Re: Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]   Mar 19 Nov - 21:38


    La réponse à mon espèce de plaisanterie plutôt sarcastique ne m’étonnait guère. JE ne le voyais guère en homme sage et introverti. Il devait avoir déjà de l’expérience et des brochettes de femmes à son actif. Chose qui ne me gênait guère, tant qu’il pensait à d’autres que moi-même. Je ne me doutais même pas une seule seconde qu’il puisse être intéressé par moi. Je l’avais trop emmerdé pour cela et je l’enflammerais directement. Il n’était pas con, juste insupportable. Sauf que mon instabilité émotionnelle et le fait que je n’avais toujours pas accepté mon viol n’arrangeait absolument rien. J’avais tout de même accepté sa proposition de me ramener. En même temps j’étais juste exténuée et rentrer en voiture m’évitait une route interminable.
    Il répondit à ma question et je regrettais de l’avoir posé au moment où je comprenais qu’il ne s’arrêterait pas à une seule phrase. Ma tête se tourna vers la fenêtre au fur et à mesure qu’il divulguait ce que je lui avais demandé, soit tout ce qu’il savait sur moi. Mes yeux suivaient le paysage qui défilait à la vitesse de la voiture. Il parla d’entrée de mon frère et mon cœur failli ne plus reprendre son rythme. Ma respiration aussi se coupa. Putain mais il l’avait pas fermé ce con ! La rage coulait désormais dans mes veines et j’essayais de la contrôler. Les deux sujets sensibles de loin étaient ceux qu’ils savaient déjà. Affreusement gênée et terriblement en colère. Si j’avais pu avoir Dom en face de moi, je l’aurai bien volontiers frappé de mes poings autant qu’il le fallait pour me calmer. Je restais quelques minutes silencieuses avec la musique qui reprit le dessus avant qu’enfin je ne sorte quelque chose.

    « Je vois… c’est très bien, je ne connais rien de toi. »

    Juste un sentiment étrange me parcourait. Je ne savais rien de lui et il savait presque tout de moi, comment appelé ce sentiment qui me submergeait en cet instant ?

    « Ce serait bien que tu oublies les deux seules choses qui m’appartienne et qui n’aurait pas dû t’être divulgué. »

    C’était peut-être comme un avertissement. Il avait le don de profiter de situation pour son propre profit personnel. Qui me disait qu’il n’allait pas utiliser ses informations ? Là pour sûr, j’aurais des envies de meurtre affreusement incontrôlables. Un rire nerveux s’échappa de mes lèvres alors qu’il finissait juste en beauté.

    « Intrusif ? C’est pire que ça. »

    Je vis enfin un environnement que je reconnaissais. Je savais bien qu’on était encore loin du parc, mais là finalement, j’avais juste envie de clore cette conversation que j’avais moi-même démarré, soit.

    « C’est bon arrête-toi. » ajoutai-je avec une douceur comme j’avais si l’habitude avec lui. J’ouvris la porte alors qu’il ne s’était pas arrêté complètement et m’évadais enfin de cette atmosphère trop étouffante et intrusive comme il pouvait bien le dire. C’était juste encore autre chose, quelque chose de plus brutal et de plus puissant. Et puis, il ne voulait pas que e brûle sa voiture, si ? Je sortis alors, éjectais un merci avant de pousser la porte pour qu’elle se referme et m’écarter aussi rapidement pour filer direct à mon appartement.

    Hj:
     
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Rien qu'une illusion, et tout brûle [Livre II - Terminé]
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