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Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Mer 19 Juin - 13:33


    Une journée des plus banale… ou presque car désormais j’allais à reculons au boulot. J’avais tellement peur de retrouver ce Philipp, de recroiser une quelconque autre personne susceptible de m’emmerder ou de me faire chanter. Je ne voulais pas que l’on m’arrête, pas maintenant, pas lorsque je n’avais rien, aucunes informations pour retrouver mon frère. Non, il fallait que je me ressaisisse, et pour cela, il fallait que je souffle un bon coup. J’avais pris une journée de congé, ou plutôt une soirée, cela me faisait donc un peu plus d’un jour pour repenser à tout ce qui s’était passé ces quelques jours. C’était marrant comme en quelques jours tout pouvait me tomber dessus, alors que depuis que j’étais arrivée, je n’avais guère eu de problème. C’était peut-être ce boulot qui ne m’aidait pas, je voyais tout un tas de gens susceptibles de pouvoir me reconnaître, en tout cas mon côté démon. Je n’avais pas encore un self-control imparable sur mes émotions. C’était peut-être mieux que je trouve autre chose, mais quoi ? Mon parcours n’avait pas été glorieux, et c’était le seul job que j’avais trouvé. Non, il fallait que je m’aère la tête, que je me retrouve seule avec la nature, totalement coupé du monde. Je pris une douche alors qu’il était le début d’après-midi, fuyant le miroir encore une fois pour m’éviter de retomber dans des déboires interminable qui ne me quitterait pas tout le long de l’aprem. Ce n’était pas ce dont j’avais besoin. Je m’habillais rapidement et quittais mon appartement.

    Mes pas me guidèrent hors de la ville où j’essayais par tous les moyens de prendre les chemins les moins peuplé. Autant éviter de croiser des gens qui prendraient l’initiative de me parler même si je n’en avais pas envie. Peut-être les aurais-je expédié bien vite d’ailleurs, alors il ne valait mieux pas pour eux. Par chance, je quittais la ville sans arrêt et sans encombres. Je pris une route qui m’était inconnue pour me retrouver à l’entrée d’un parc que j’avais parcouru que quelque fois. Les parcs ne me gênaient pas en soit, mais il me rappelait bien trop le parc de ma ville natale où j’étais encore très mal en point. Même si celui-ci était différent, ça restait un parc. Je fuyais les personnes qu’il pouvait y avoir, et me dirigeais vers les hauteurs. L’avantage, c’était que ce parc était tellement immense que je pouvais facilement me détacher, m’évader pour quelques heures sans que personne ne vienne me déranger. C’était merveilleux. Je m’emmitouflais dans ma veste alors que j’arpentais les collines. Le vent se plaquait sur mon visage faisant devenir rose mes pommettes. Je n’avais pas spécialement froid, cela me faisait du bien l’air frais pour ne penser à rien. Je fermais les yeux, comme si ça allait m’aider à oublier, oublier tout ce qu’il m’était arrivée ces derniers temps, me remémorer de bons souvenirs aussi sans que cela me fasse mal au cœur. J’avais quand même un pincement au cœur, c’était inévitable. Je continuais à marcher alors que j’étais aveugle, les paupières closes. Je levais les bras, comme si tout était inexistant à part moi, je tournicotais sur moi-même, avant de buter sur quelque chose et faire disparaitre un mince bien être que je recherchais. Je basculais vers l’arrière, voulant me retourner pour me réceptionner sur mes mains, mais atterri au final sur mon coude gauche, surprise de voir ce qui était sous mes yeux. J’étouffais un gémissement de douleur dans ma gorge et mon regard se figea sur l’individu que j’avais percuté, mes jambes chevauchant les siennes et me retrouvant trop proche pour le coup.

    « Mais qu’est-ce que tu fou là ? »

    Ça m’avait échappé, et encore heureux que je ne m’étais pas retrouvée étalé sur lui, j’aurai eu peur de le brûler au troisième degré. Je le reconnaissais, cet homme que j’avais connu au bar et qui ne manquait pas de me faire remarquer son attirance pour moi. Il était différent des autres hommes qui me draguaient, mais je n’en étais pas pour autant plus docile.

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Jeu 4 Juil - 15:21





Comme si j'avais besoin de lui...
Aliénor & Tim
« Tout peu se jouer en une simple rencontre »




14h39
Mes pas foulaient le sol à un rythme régulier. Je parcourais le parc d’une course légère sans trop me soucier de vitesse ou de performance. J’appréciais sentir le vent m’ébouriffait doucement et mes muscles me tiraient. Cela faisait bien deux heures que j’avais entamé ma balade. J’avais le besoin de voir autre chose et de me sentir comme 10 ans auparavant. La course m’y aidait. J’avais presque oublié le bien qu’elle me faisait ces dernières semaines. Depuis que j’étais arrivé, je n’avais pas pris ce temps précieux pour aller me changer les idées et découvrir un peu mieux la ville voisine de la mienne. J’avais pris les transports en commun pour arriver jusqu’à Edimbourg afin d’assister à un rendez-vous puis, profitant de mon après-midi de repos, je m’étais dirigé vers un parc connu pour sa beauté dans la région. Dans le sud, en France, je ne courais que très rarement dans les parcs que je jugeai trop petit, je préférai courir le long de la mer. Le spectacle en était que plus beau encore et l’odeur salée de la mer m’emplissait autant les poumons que mes pensées. Cela avait toujours eu l’effet reposant que je recherchai. Aujourd’hui, la mer n’était que très lointaine et je me faisais tout aussi bien à l’ambiance et au paysage écossais. La méfiance se lisait sur tous les visages que je croisais mais pouvons-nous en vouloir à la population ? Je faisais de même après tout. Il fallait être prudent. Ce n’était pas parce que la paix avait été signée que cela voulait dire que nous étions vraiment en paix avec les différentes espèces. Surtout pas avec les Semi-démons qui savaient très bien se cacher. Je grognai dans ma barbe naissante et ajustai mon pas à mon humeur. L’air qui entrait dans mes poumons me calma assez rapidement et je repris une allure de croisière. J’avais chaud alors j’entrepris, sans m’arrêter, d’ôter mon sweet shirt « Viva Nissa » sans tomber et sans y voir grand-chose d’ailleurs. Je vis la collision mais trop tard. Je m’encastrai dans une jeune femme et chutai lamentablement et lourdement sur le sol terreux. Un caillou pointu m’était rentré dans les fesses et c’est avec un juron absolument pas dissimulé que je soulevai une fesse pour récupérer le sans-gêne. Je jetai le caillou et ce ne fut qu’après ça que je regardai la jeune femme. Elle me disait quelque chose mais l’absence de visage face à moi ne m’aida en rien pour l’identifier. J’allais lui adresser des paroles d’excuses lorsque celle-ci m’envoya un délicat « Mais qu’est-ce que tu fous là ? » et que je reconnais immédiatement Aliénor. La si délicat et gentille Aliénor. Ma barmaid préférait et certainement la plus sexy. J’optai alors tout de suite pour un autre comportement et arrêtai aussi vite de me frotter la fesse droite en grimaçant. Un sourire se logea sur mon visage une demi second avant de me souvenir de ses propos et de la collision.

Je savais que ça allait te faire plaisir de m’voir !

Je fronçai les sourcils et posai une main sur l’une de ses jambes qui se trouvait autour de moi.

Ca va au moins ? Tu n’as pas de blessure de la taille d’un dromadaire ?

Comparaison étonnante et stupide, j’haussai un sourcil à mes propos paroles puis secouai la tête l’air de rien. Je me relevai, écoutai sa réponse et lui proposai de l’aide pour qu’elle se relève.

Alors comme ça, tu es du genre à te rapprocher de Dame nature ?

Je souris et cherchai un banc pour la faire si asseoir le temps qu’elle reprenne ses esprits, en fin, elle n’en avait peut-être pas besoin mais c’était une bonne occasion pour se rapprocher. L’ambiance du bar ne permettait pas vraiment cela, trop bruyant et puis, je ne doutais pas que beaucoup essayait, comme moi, de la draguer. Je n’étais pas vraiment de ce genre-là. Le plus souvent je blaguai et si cela marchait et bien tant mieux auquel cas je laissai tomber. Mais avec elle c’était différent. Elle m’intriguait plus qu’autre chose et je sentai qu’elle cachait beaucoup de chose à beaucoup de monde… j’étais curieux.

De ce banc, je suis sûr qu’on a une super vue sur le parc vu la hauteur à laquelle nous sommes. Assis toi avec moi 5 minutes et je te jure que je te referai plus tomber ! Croix d’bois, croix de fer si je mens je vais en enfer…

Je souris n’imaginant pas une seconde que le simple mot « enfer » pouvait très bien assombrir la jeune femme.










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Fiche par (c) Miss Amazing
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Dim 7 Juil - 14:38


    Mes paroles avaient été un peu dure sur le moment, la douleur tiraillant mon coude sous l’effet de ma chute pourtant pas si brutale que cela. C’était toujours les petites choses qui nous faisaient un mal de chien, je survivrais en tous cas. C’était plus la surprise de le voir alors que je m’étais réfugiée ici pour avoir la paix. Je pensais être seule à des kilomètres à la ronde et je n’avais pas songé un seul instant que je pourrais tomber sur quelqu’un, dans le sens littéral du terme. Je ne m’étais donc pas méfier, et ce qui m’énervait le plus, c’était d’être assez proche de lui pour être capable de le brûler. Plus énervée contre moi-même qu’autre chose en réalité, même si je ne savais pas encore si j’étais ravie ou mécontente de le rencontrer ici-même, sur cette plaine presque déserte.
    Il commença ces paroles avec un peu d’humour, mais je n’eus guère le loisir de lui répondre car sa main qui toucha ma jambe me surpris bien plus et me gênait même. Le temps qu’il me demande comme ça allait et j’étais déjà en train d’écarter mes jambes pour lui arracher cette prise qui était plus qu’intrusive pour moi.

    « Je vais bien, des égratignures ne vont pas me mettre k.o. non plus. »

    Il se releva le premier alors que je venais de me redresser, toujours assise sur le sol. Il me tendit une main qui se voulait altruiste mais j’hésitais un moment, plongeant mon regard dans le sien, pour finalement la prendre et me relever aussitôt. C’était fou comme j’appréciais être derrière le bar, les gens ne pouvaient pas se rapprocher trop de moi et je pouvais par la même occasion me réfugier dans l’arrière-boutique pour couper le bec à certains. Cela me permettait aussi de me contrôler en quelque sorte, et puis j’étais assez agressive avec certains. Une collègue l’avait remarqué, il fallait dire que je ne pouvais pas faire dans la discrétion.

    « C’est plutôt la solitude et le silence qui m’attire, mais c’est la première fois que je vais aussi loin. Je ne pensais pas tomber sur quelqu’un en tout cas. »

    Trouvant finalement qu’il n’était pas d’une si mauvaise compagnie, je le suivis alors qu’il cherchait un coin pour s’assoir. Je m’étonnais moi-même de le suivre, mais il n’avait pas l’air méchant. C’était un jeune homme qui aimait aller vers les femmes tout simplement, il en profitait en quelque sorte, mais je ne comprenais pas son attachement pour moi, malgré le fait que je ne sois pas plus intéressée que cela. Mais quand j’y repensais, je n’arrivais plus à m’intéresser depuis mes viols répétés. Quoi de plus normal ? Les années n’effaceront jamais un péché aussi cruel. Je me sentais toujours victime à l’intérieur de moi, même si j’avais pris un peu plus d’assurance depuis que Dominic m’avait un peu formé et entrainé. Mais en réalité, je m’étais surtout forgé une carapace d’acier.
    Je le suivis alors qu’il avait trouvé un banc avec une vue magnifique, il fallait bien l’avouer. Et puis, au pire, s’il y avait le moindre souci, je pourrais éventuellement le faire chuter… même s’il venait de me promettre de ne plus jamais me faire tomber.

    « Ne t’en fais pas pour ça, je ne suis pas de nature maladroite, c’était un coup d’chance. »

    Ou de malchance il fallait voir. Je vins m’assoir sur le banc, prenant soin de la distance entre lui et moi et alors que je l’observais depuis un moment, je pris la parole.

    « Et toi alors ? Je ne pensais pas que tu t’éloignais du bar plus de quelques minutes. »

    C’était taquin, il fallait l’avouer, mais je n’étais pas aussi méchante que cela. Je n’étais pas des plus dociles il fallait le remarquer, mais j’avais quand même un brin de causette et d’humour, si tant et qu’on me respectait. J’aurais sûrement été autrement si ej n’avais pas vécue cet horrible incident, je ne serais peut-être même pas assit là avec cet homme à mes côtés. Je serais peut-être encore à Dunbar et mon frère serait encore là à m’épauler et à me surprotéger. Qui sait ? J’aurais peut-être déjà un fiancé à l’heure qu’il est. Mais tout était différent… mon regard croisa cette vue imprenable et mes pensées se perdirent dans l’immensité doucement.

    HJ:
     
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Lun 8 Juil - 21:14

Je vais bien, des égratignures ne vont pas me mettre k.o. non plus

Je lui souris me voyant déjà lui faire du bouche-à-bouche si cela était nécessaire. Non je n’étais pas un « goujat » profiteur du potentiel malheur des autres mais plutôt un sauveur magistralement séduisant et drôle. Le type « alerte à Malibu » qui sauve la donzelle en se battant à coup de poing contre un requin et s’en sortant sans aucune égratignure. Et ouai, on a la classe…. Et c’est beau de rêver. Soyons sérieux… je n’aurai jamais été pris pour jouer dans cette série à trois francs six sous : mon corps de rêve aurait fait de l’ombre à tous les acteurs. J’aurai été un gouffre pour l’image des autres. Mon humour irrésistible aurait fait tomber les personnalités du monde entier et je n’aurai pas eu à galérer autant avec la jeune femme ou alors je serai mort d’over dose à 25 ans. Bref, je n’étais pas un profiteur disons un opportuniste tout au plus. Et puis, personne ne laisserait mourir une femme comme ça ne serait-ce que pour le bien qu’elle pouvait faire à l’humanité masculine rien qu’en l’observant. Il y avait pire comme bout de femme non ? Elle hésita un instant et attrapa ma main. C’était bien le premier contact qu’elle accepte de m’accorder. Celui-ci et le précédent à propos de sa jambe qu’elle repoussa assez rapidement ce que je pouvais comprendre.

C’est plutôt la solitude et le silence qui m’attire, mais c’est la première fois que je vais aussi loin. Je ne pensais pas tomber sur quelqu’un en tout cas.

Oh je vois mais tu n’es pas tombée sur « quelqu’un », tu es tombée sur la « bonne personne »… On ne peut rêver mieux comme rencontre au beau milieu des parcs non ?

Je lui lançai un sourire avec toutes mes dents lui montrant par là que je plaisantai bien évidement. Il ne fallait pas me prendre au sérieux uniquement en de rares occasions et à ce moment-là on se rendait vite compte de mon changement de comportement. J’avais tendance à me trouver dans le croisement entre un lycan pas content et un vampire pas content (Angel). Et avec ça, ça étonne qui que je ne comprenais pas pourquoi je ne me transformai pas ? J’avais même la tête de l’emploi et le comportement, encore aujourd’hui d’ailleurs. Je fronçais les sourcils tout en me dirigeant vers notre lieu de rendez-vous-qui-n’en-était-pas-un-mais-on-s’en-fichait-surtout-moi. Il m’arrivait de me surprendre avec mes propres pensées et ce même après avoir vécu 29 ans avec moi et elles. Et après je me demandais pourquoi je n’arrivai pas à avoir une relation durable et même une relation tout court… Elle me suivit et j’en fus à la fois surpris et heureux. C’était en fin l’occasion de lui parler en dehors du bar où nous nous étions si souvent croisés. L’occasion au final, de comprendre ce qui m’attirait chez elle : uniquement son physique ou également quelque chose d’autre. L’occasion de comprendre ce côté mystérieux que je reconnaissais en elle. En fin, si je ne me trompais pas. Elle parla à nouveau et je fus à nouveau étonné par les mots qu’elle employait. « Coup d’chance ». Vraiment ? Devais-je comprendre qu’elle jugeait comme un coup d’chance de m’avoir percuté ? ou un coup d’chance pour moi de l’avoir percuté ? ou encore un coup d’chance qu’elle ne se soit rien cassée ? Je fronçais les sourcils et m’assis sur le banc, laissant mon regard vadrouillait sur la vue. Un léger sourire naquit sur mes lèvres. Je fermai un instant les yeux et inspirer un bon coup. Ca n’avait rien a voir avec la sensation que j’éprouvai sur le bord de mer mais c’était tout aussi bien peut être même mieux. Je rouvris les yeux avec l’impression d’être un enfant découvrant pour la première fois tout un univers.

Et toi alors ? Je ne pensais pas que tu t’éloignais du bar plus de quelques minutes.

Je me tournais vers elle, un demi sourire collé au visage. Elle se voulait taquine, pourquoi pas ? Je pouvais comprendre le sens de ses propos comme ses précédents. Après tout elle ne me connaissait que du bar et dès le moment où je l’ai croisé celui-ci était devenu mon QG personnel. Je ne l’avais trompé que pour boire un verre avec Makayla. Alienor pouvait tout aussi bien me voir que comme un de ces crétins tout frêle appréciant boire comme un trou et les ambiances un peu sombre des bars tout en dragouillant lamentablement tout ce qu’il passait. A la différence peut être, que je ne faisais que la draguer elle. Mais bon, cela ne changeait pas grand-chose au fond de l’imaginaire que je venais de créer. Je restai qu’un parasite arpentant les bars et le sien plus particulièrement. J’aurai très bien pu être un sociopathe attaché à cette jeune femme ce qui n’était en rien rassurant pour elle.

Bah, pourquoi serai-je au bar alors que tu te balades dans un parc ?

Je la regardai dans les yeux essayant d’être sérieux puis j’haussai les sourcils avec un léger sourire qui prouvait que je plaisantai. J’agitai la main et retournai mon regard vers la vue. Je m’adossai au banc, posant mes bras sur la remontée en bois.

Ne me fais pas croire qu’avec ma dégaine du parfait petit joggeur je ne te fasse pas de suite deviner que j’aime courir ? Je pensais que les barmaids étaient de fin observatrices et à leur heure de bonnes psychanalystes… Tu me brises mes rêves là…

Je ris légèrement en la regardant du coin de l’œil.

Pour dire vrai j’ai toujours couru pour tout et rien en venant dans ce pays j’ai arrêté mais aujourd’hui j’ai eu envie de rechausser mes baskets … je vois que j’ai été bien inspiré !

Mon sourire s’agrandit.

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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Mar 9 Juil - 15:13

    Mes yeux arpentaient lentement la vue qui s’offrait à nous, magnifique ; tandis que mes pensées vagabondèrent. J’en oubliais presque Timothée à côté de moi, mais comment l’oublier ? Je n’en revenais pas d’être assise là, sur un banc en compagnie d’un homme. Soit j’avais contré ma peur et m’était forcé à lui tenir compagnie, soit je savais depuis un petit moment que je pouvais toujours compter sur mes flammes pour me protéger. Je savais que je ne devais pas penser dans ce sens, mais au moins, s’il y avait le moindre souci, je n’hésiterais pas à réduire en cendre un individu qui se voulait menaçant envers moi. Non pas que j’aimais tuer, je n’étais en rien une criminelle, surtout que je savais que la culpabilité pouvait nous porter au gouffre et ne jamais nous relever. Fort heureusement pour moi, les seules victimes pour le moment avait été mes violeurs. Je n’avais donc aucun regret, sauf peut-être le fait d’être encore vivante. Sa voix me ramena brusquement à la réalité, et je tournais la tête pour le regarder de nouveau, assit à côté de moi.

    « C’était… inattendu. Mais je ne sais pas encore si je suis tombée sur la bonne personne, je ne m’avancerais pas jusque-là. »

    C’était vrai, je ne le connaissais pas, et lui non plus. Et au vu de ma nature exacte, je ne pouvais guère m’ouvrir aux gens. Déjà il fallait pas mal insister et me connaître pour pouvoir sortir une minuscule information de ma bouche. J’étais assez réservée, et mon âme brisée m’empêchait de faire bien d’autre chose… dont me tenir là aux côtés d’un homme. C’était presque une première. Il y avait eu Dom, mais ça n’avait pas été pareil, il avait été comme mon père, il me protégeait comme sa propre fille et je le considérais comme mon mentor aussi. C’était juste différent. Timothée était plus extravagant et j’avais peur qu’il fasse un geste trop… inapproprié. Je le voyais très bien foncer tête baisser pour avoir ce qu’il voulait. Il était persévérant, c’était une évidence. Sinon pourquoi serait-il encore là à mes côtés ?
    J’essayais de faire un peu d’humour ou du moins avoir l’air taquin, mais j’avais l’impression que cela sonnait faux venant de moi. Ou était-ce le fait que je ne me sentais tout simplement pas à l’aise. Je l’observais alors qu’il fermait les yeux et il appréciait tout autant que moi l’air frais qu’il y avait ainsi que la vue. Je fuyais son regard alors qu’il commença à parler.

    « Oh je pensais seulement que tu n’arriverais pas à tenir un jour sans draguer quelques femmes. »

    Encore une pique, qui ne se voulait pas méchante, mais je lui avais déjà un peu mit une étiquette sur le front le pauvre. Je jugeais bien vite les hommes, c’était peut-être un défaut, mais rien ne me ferait changer d’avis. Il ne pensait qu’avec leur sexe, et j’en voyais beaucoup trop pour me faire un avis différent. Si je pouvais brûler tous les pervers qui traînait, peut-être que ça apaiserait un peu toute la colère et la vengeance que j’avais en moi. Quelle idée j’avais eu d’accepter un job dans un bar ? Peut-être pour m’immuniser, ou mieux me fondre dans la masse, mais je n’avais pas l’impression que ça marche, surtout après l’apparition de Philipp qui m’avait totalement vu sous ma vrai nature. Ca me dépassait, pourquoi restais-je ancré à cette ville finalement ? Rien ne me retenait…

    « Oh ne t’en fais pas, nous avons de bonnes étiquettes pour les clients, c’est très amusant d’ailleurs. »

    Un fin sourire perça mon visage impassible, presque triste. J’avais vu ses bras s’étalés, mais cela ne me dérangeait en rien du moment qu’il ne me prenait pas par l’épaule, enroulant mon cou, là oui, je pense que je pourrais lui faire mal, même si je ne sentais aucun fluide chaud en moi pour l’instant. C’était positif pour le moment, et puis, ce n’était qu’une discussion, qu’arriverait-il ? Nous étions seuls, il n’y avait personne et donc rien d’imprévu pour déranger notre rencontre paisible. Je n’étais pas sûre à cent pour cent d’être totalement apaisée, mais pour le moment, tout allait bien.

    « Ah ? Moi j’ai l’impression que plus ça va et plus le temps me manque pour m’occuper de moi. »

    Une phrase que je regrettais amèrement. Cela me faisait penser à mes cicatrices que j’avais un peu partout, dont une presque fatale à la poitrine qui était plus épaisse et plus visible que les autres. Quelques autres dans le dos aussi me dérangeaient de temps à autre. Je ne pouvais pas faire de sport, ni pratiqué dans un club ou quoi que ce soit d’autres, j’aurai trop peur que l’on voit toutes ses marques qui me faisait encore affreusement souffrir intérieurement. Pourquoi donc cela faisait-il des années que je ne me regardais plus dans le miroir ? Au point d’en avoir un brisé dans la salle de bain qui ne me servait plus à rien. Mon simple reflet me provoquait une souffrance insoutenable, je ne voulais pas avoir la pitié des autres, tout simplement, et encore moins venant d’un homme, quel qu’il soit.
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Mar 9 Juil - 21:23

C’était… inattendu. Mais je ne sais pas encore si je suis tombée sur la bonne personne, je ne m’avancerais pas jusque-là.

Aaah doux amer retour de ma plaisanterie. Il n’était pas encore trop temps de la dérider mais je ne m’avouais pas encore vaincu pour autant. Mon humour n’était pas celui qu’on pouvait toujours apprécié. Parfois lourd, souvent compréhensible uniquement par moi ou des personnes de mon genre (rare car tellement génial vous pensez bien), il ‘était mis de côté comme mes paroles. Loin d’en pleurer, je prenais toujours ces blancs d’incompréhension pour des ratés à corriger. Je ne voulais pas perdre ce côté de ma personnalité pour le bon plaisir d’autre personne et ce même lorsque je dus fuir dans tout le pays. De plus, il semblait plaire à quelque personne à l’observation et au jugement délicats tel que Makayla et… Makayla. Bon, il était vrai qu’en ce jour, je n’avais pas vraiment pris le temps de croiser grand monde. En fin si, j’en croisai et cela m’avait suffi à chaque fois pour démontrer qu’un être ayant un débit de parole démesuré faisait fuir la population. Il me semblait d’ailleurs évident que s’il devait y avoir la disparition brutale d’une espèce de la terre, elle serait justifiée par la peur de celle-ci à mon blabla incessant. Comme quoi, être un bavard à l’humour plus qu’incertain pouvait avoir de bonnes utilités en particulier si cela pouvait faire fuir principalement les semi-démons.

Oh je pensais seulement que tu n’arriverais pas à tenir un jour sans draguer quelques femmes.

Voila, je l’avais dit. Je l’avais pensé. Mais je suis GENIAL faut se le dire. Je devrais me faire devin : une perruque frisée sur la tête, des bijoux loufoques & encombrant, un air fou dans le regard, l’accent qui parfumait le tout avec, évidement, un nom pourri, mon sens de la « tchatche » et mes talents apparent de déduction pour souder le tout. Non vraiment, j’aurai pu devenir riche en faisant ce boulot au lieu d’analyser des échantillons et parfaire mes compétences en « basket-poubelle ». Il était évident que j’étais indispensable à la terre, que dis-je à l’univers au sein de la PES. Bref. Je me perdais encore. J’avais donc bien pensé. Il était évident qu’elle me prenne pour un dragueur à deux balles et, je devais l’avouer, elle n’avait pas tort car sinon ne serait-elle pas déjà dans mon lit ? Je répondais automatiquement non à ma propre question. Je n’avais jamais été attiré par les femmes faciles et ne l’aurait-elle pas été si elle avait de suite voulu rencontrer mon fidèle ami : mon plumard ? Si, surement. De plus ce n’était pas tant mes pulsions typiquement masculines qui me poussaient à préserver dans la découverte de la barmaid. Non, c’était justement la découverte de celle-ci qui m’intéressait. Qu’on s’entende bien sur le terme « découverte », je voulais découvrir ce qu’elle semblait vouloir cacher derrière son masque de froideur et son ton sans-appel. Elle avait toutefois raison de ne pas se laisser faire.

Oh ne t’en fais pas, nous avons de bonnes étiquettes pour les clients, c’est très amusant d’ailleurs.

Je me tournais vers elle. Comme ça on se moquait des clients comme c’était commercial ça. Très fin. Délicat je dirais même mais dans la nature humaine, non ? Comme on dit « il vaut mieux en rire qu’en pleurer non ? ». Ah que j’aimais nos expressions. J’avais toujours trouvé peu brillante les expressions anglaises. La plus aberrante était certainement celle-ci : « Il pleut chiens et chats ». Non mais sérieusement si les jours de pluie on se prenait des chiens et des chats dans la tronche on serait peu sur terre. Tous foudroyer par des chiens et chats volant. L’air de rien ça devait peser son poids un chien tombant du ciel. Pour éradiquer la vieillesse : organiser des sorties au parc les jours de pluie. Je pouffai intérieurement conscient tout de même que ce n’était pas correcte mais ce n’était pas de ma faute. C’était celle des anglais à nous pondre des expressions impensables. Non, vraiment. La notre était mieux : « il pleut comme vache qui pisse ». L’image n’était pas très sexy quand on connait la puissance du jet de pipi d’une vache quand elle pisse, à désarmer tous les enfants de leur pistolet à eau en un seul coup. Une pub me revint alors en mémoire celle ce Milka quelque année plus tôt. Celle-ci se défendait avec ses mamelles tirant sur je ne sais plus trop quoi… quand je vous disais qu’une vache c’était dangereux… Bref. Nos citations étaient plus cool, drôle je dirai même. Comment j’en étais venu à penser à ça ? Aucune idée alors je revins à la conversation alors que la jeune femme avouait, étonnamment, qu’elle n’avait pas le temps pour elle. J’haussai un sourcil et l’observai du coin d’œil ne voulant pas être intrusif ou grossier. Elle ne m’avait pas l’air d’une malpropre ni d’une femme ne prenant pas soin d’elle. A moins qu’elle portait ce pantalon pour cacher ses poils de yéti, je ne voyais pas en quoi elle ne prenait pas soin d’elle du moins d’un point de vue esthétique. Aurait-elle aimé jogger comme moi alors? Auquel cas, il n’était pas dur de s’y mettre avec moi par exemple. Je souris tout seul à cette pensée.

Tu vas conclure que mes prochaines paroles sont celles d’un homme fin dragueur ou d’un mauvais dragueur, au choix, mais ce n’est pas le cas. T’es prête ? Je ne vois pas en quoi tu ne prends pas soin de toi tu es très belle… ou « bien » pour faire moins mauvaise drague…

Je détournai mon regard en riant. Je regardai le lointain et observai les gens dans le parc. Je vis plusieurs couples et captai des familles s’amuser dans les espaces autorisés. J’appréciai l’Ecosse pour ça : on pouvait s’asseoir dans les jardins publics et dans les parcs. En France on se faisait jeter. Concept étonnant un ? Le public et l’interdit ? Bref. Je repris.

Tu vois ? C’était tellement pourri que ça se voit que c’était une phrase sortie du bouquin « plan drague à deux balles ».

Je ris de nouveau et passai une main dans ma tignasse.

Alors comme ça vous étiquetez au boulot ? Je fais pareil… plus ou moins… En fin, puis-je connaitre mon étiquette ? Promis je ne prendrais pas la mouche et ne me suiciderai pas en me jetant dans le vide…

Je lui fis un clin d’œil accompagné d’un sourire chaleureux.

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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Mer 10 Juil - 16:21


    Je n’arrêtais pas de répliquer à ses paroles, mais quoi de mieux à faire ? Je n’allais pas rester silencieuse et le laisser dans un monologue ; où j’étais certaine qu’il pourrait tenir longtemps cependant. C’était déjà un exploit que je sois assise là et que j’ai surtout accepté son invitation. Mais il fallait aussi que je me fonde dans la masse, et pour cela, il fallait que je sois un peu plus sociable, un peu plus docile avec les hommes surtout, car les femmes ne me faisaient pas réveiller la mémoire des cellules de mon corps charcuté. Je n’avais jamais laissé personne s’approcher de moi de trop près pour m’éviter les perpétuels questionnements et surtout la fausse compassion. Nathaniel, si je le retrouvais un jour, était aussi un des hommes à ne pas connaître mes blessures. J’étais sûre qu’il serait en rage s’il voyait mon corps dans cet état. Je m’imaginais déjà bien le duo que l’on pouvait faire par vengeance. Nous serions presque invincibles, et notre cible aurait été décimée… Parfois je rêvais de ses retrouvailles, mais bien vite mes cauchemars reprenaient le dessus. Je n’avais plus fait de nuit tranquille ni dormi plus de deux heures d’affilée depuis plusieurs années déjà. J’avais même l’impression que je n’avais pas eu de vie tranquille, de vie banale que je cherchais tant. J’aurai été une simple humaine ou aurait été seule ce matin-là, je serais déjà parmi les morts. Pourquoi donc avais-je une deuxième chance si ce n’est pour me venger et retrouver Nathaniel ?
    Mes pensées furent arrêtées brusquement par une chose qui m’avait presque choquée sur le coup. J’avais eu l’impression d’avoir fait un arrêt cardiaque, ou du moins, j’avais raté un battement. Comme si quelque chose de grave venait de se produire, n’était-ce pas le cas ? J’évitais de répondre tout de suite à un compliment si mal tombé. Mais Tim n’était pas du genre à contredire ses pensées, non ?

    « Fin dragueur plutôt, mais ça doit revenir souvent. Tu n’irais pas voir une femme si elle n’était pas belle à tes yeux, non ? »

    J’évitais son regard, mine de rien. J’étais obligé de me diriger vers la plaisanterie, tout comme il le faisait, ça passait bien plus comme ça, et cela m’évitait de partir dans des balbutiements, très certainement. On m’avait souvent fait comprendre que je n’étais pas moche à regarder, sauf que le dire directement, face à face, c’était autre chose. Alors que mon cœur battait un peu plus vite, je senti un brin de chaleur en moi, ce fluide qui m’indiquait qu’il était présent, et qu’il pouvait surgir n’importe quand. J’essayais cependant de me concentre sur ma respiration. N’est-ce pas insensé de réagir autant sur de simples paroles et un seul compliment ? Personne ne pouvait comprendre…
    Mon regard se dirigea lui aussi vers les gens que l’on apercevait de loin. Je l’avais laissé rigoler, mais l’avait quand même accompagné d’un sourire. Je ne devais pas paraître trop mal à l’aise, mais j’étais sûr qu’il avait déjà capté mon once de gêne. Comment faire autrement avec ce genre de spécimen à nos côtés ? J’étouffais un rire nerveux lorsqu’il continua sur sa lancée.

    « Parfois, le simple à du bon, tu as sans doute déjà dû le remarquer. »

    Oui c’est vrai, je l’imaginais avec plein de conquête en poche. Il rigolait de nouveau, et je me demandais depuis combien de temps ne m’étais-je pas relâcher pour rire de bon cœur aussi. J’avais tellement de chose en moi que je n’arrivais plus à me détendre convenablement, même dans cette ambiance sereine de la nature et l’air frais qui me faisait tellement de bien. J’étais presque toujours sur le qui-vive, et ça me tuait. Je bougeai sur le banc, n’arrivant pas à trouver une position correcte. Je savais que mon dos me faisait mal au bout d’un moment, sûrement à cause de certaines cicatrices. A cette pensée, j’attrapais mon poignet droit et touchait du bout de mes doigts entre mes bracelets ma cicatrice. C’était un réflexe absurde, et au moment où je m’en étais rendu compte, j’avais remis mes bracelets en place et ne savait plus où mettre mes mains pour que Tim ne soit pas attiré sur eux. Par chance, ou pas d’ailleurs, il continua sur le sujet que j’avais moi-même ouvert plus tôt. Les étiquettes des clients… J’avais peur de lui avouer celle qu’on lui avait mis sur la tête… Mais ce qui m’intrigua le plus, c’était qu’il me dise qu’il faisait la même chose, mais je doutais que ce soit au boulot, comme moi.

    «Oh toi aussi ? Concernant les femmes j’imagine ? »

    Une nouvelle pique, mais au vu de son tempérament blagueur, ça allait passer. Et puis je me cachais un peu dans son jeu aussi, ça avait du bon.

    « J’espère bien, je ne saurais te rattraper sinon. » répondis-je à sa possible tentative de suicide. Je réfléchi un moment, pour lui laisser le temps de cogiter un peu à son étiquette.

    « Non vraiment, ne prends pas la mouche, mais je crois bien que c’était racoleur… »

    Un fin sourire traversa mon visage, j’en étais pratiquement sur en fait, mais je n’étais pas la seule à faire cela. J’espérais juste que son humeur n’allait pas se dégrader, au pire des cas, ce n’était pas bien grave, ce n’était qu’une étiquette faite pour passer le temps parfois.
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Dim 14 Juil - 15:28

Fin dragueur plutôt, mais ça doit revenir souvent. Tu n’irais pas voir une femme si elle n’était pas belle à tes yeux, non ?

Je ne répondis pas tout de suite à cette question qui se voulait presque rhétorique à mon avis. Elle n’avait pas tort tout en ayant pas complètement raison. Je fronçais légèrement les sourcils en signe de réflexion puis décidai de mettre cette question en suspens intéressé davantage par la réaction de la jeune femme face à mes propos. Elle joua un instant avec ses bracelets, touchant son poignet dans un geste qui semblait protecteur et pensif. Je me penchais légèrement lorsqu’elle eut un soubresaut indiquant une légère panique en se rendant compte de sa caresse. J’essayai de voir, l’air de rien, à travers les bracelets qui regroupaient la partie à préserver et c’est à ce moment-là que je regrettai à nouveau de ne pas avoir les talents de superman. Voir à travers les objets, c’était pas mal tout de même, ça et sa force surhumaine, ses rayons lasers, sa capacité à voler, et à se balader dans l’espace sans que ses organes explosent. Non vraiment il y avait des avantages non négligeables à être né sur une autre planète. Bon, certes, sa famille biologique et le reste de sa planète avaient tous péris et il était vulnérable à cause d’un caillou. On avait tous notre talon d’Achille après tout. Je secouai la tête affligé par le méandre de mes pensées. Détournant la tête vers la population en contrebas c’est avec un sourire que j’écoutais ses paroles. « Le simple a du bon », c’est vrai. J’appréciai plus les gens simples aux extravagants. Et encore, non, ce n’était pas tout à fait ça. N’étant pas quelqu’un de très « simple » j’appréciai les gens comment dire ? Loufoque ? Oui voilà, ces personnes qui appréciaient la vie comme elle était. Qui ne se prenait pas toujours au sérieux et qui vivait bien avec peu. J’étais comme ça et j’estimai que c’était le meilleur comportement à adopter face à la vie et ses embuches. Je n’appréciai les autres types d’extravagances. Celles qui consistaient à se montrer trop imposant dans des habits étonnant uniquement pour clamer notre présence. Je n’appréciai pas les demoiselles trop superficielles ni les hommes trop arrogants attachés à ce qui ne devraient pas avoir d’importance.

Je lui offrais un léger sourire et passai ma main dans mes cheveux alors qu’elle ne semblait pas trouver une position qui lui convienne. Mon sourire s'élargie et je regardai autour de moi s’il y avait mieux qu’un banc pour s’asseoir. J’observai alors l’arbre grimpant vers le ciel. C’était un magnifique chêne de bien des siècles. Il semblait observer à son tour la vie des hommes comme un être plein de sagesse nous protégeant de ses bras recouvert de feuilles. Je souris et respirai un bon coup l’odeur qu’il dégageait. J’appréciai tant les arbres, ils étaient reposant et aspiraient au calme. Ils représentaient pour moi un autre moyen de me détendre. Allongé près d’eux ou contre eux, assis sur eux, je m’étais toujours senti bien.

Oh toi aussi ? Concernant les femmes j’imagine ? J’espère bien, je ne saurais te rattraper sinon.

Etiqueter les femmes par un ordre croissant et décroissant en fonction de leurs formes ? de leurs physiques ? Je ne pouvais lui affirmer que je n’avais jamais pratiqué cette discipline enfantine et grotesque. Nous avons tous eu cette période de compétition entre garçons à la recherche de « l’homme » que nous pouvions être. Avoir le plus de conquête et des plus jolies faisaient parti de notre jeu un peu à la American Pie en moins stupide. Alors je me demandai quel pouvait être mon doux surnom : beau gosse du 06 –si tentait qu’elle savait que je venais du sud de la France, parce qu’avec mon accent typiquement français on pouvait facilement savoir que je venais de ce pays-, Tombeur, Idiot d’Ecosse, spiderman, la frimousse ?

Non vraiment, ne prends pas la mouche, mais je crois bien que c’était racoleur…

Et là ce fut comme tomber du haut d’un gratte-ciel. Vous rappelant que je n’avais aucun pouvoir de super héros, je ne pus n’y utiliser mes supers toiles pour éviter la chute, ni utiliser mon pouvoir de vol, ni mes griffes pour m’accrocher au mur. Non, je m’écrasai lamentablement sur le sol. Loin du tombeur du 06, je me retrouvai à racoler tout ce qui pouvait passer. C’était très plaisant comme surnom et ça dépeignait bien la tristesse de mon existence dans ce bar. Comme quoi, je n’avais pas approché ne serait-ce que d’un petit millimètre le but que je m’étais fixé à savoir : obtenir un rendez-vous avec la jeune femme. Je comprenais alors davantage le tableau qu’elle avait de moi qui n’était au final absolument pas ressemblant avec l’original. Pour elle oui, mais pas pour moi ni les personnes qui m’avaient connu. Je me demandais alors si je reflétai vraiment cette image de dragueur professionnel parce que si tel était le cas, il était évident que je devais me jeter en contrebas. Draguer n’était pas quelque chose que je savais faire, je ne faisais qu’ouvrir la bouche et un flot de débilité en sortait. Rien de plus.

Alors c’est comme ça que l’on me voit ? J’avoue que ce n’est pas très flatteur mais j’imagine que c’est de l’humour de barman… Puis il n’est pas très juste si j’étais si bon dragueur que tu le prétends j’aurai réussi à obtenir un rendez-vous avec toi depuis tout ce temps… au final, si on peut papoter c’est juste un coup de chance… ou de malchance à toi de voir

Je laissai filer un petit sourire et me redressai en un soupire. Me tournant vers elle je passai mes mains dans mes cheveux et regardai l’arbre derrière nous. Je souris.

Est-ce que tu me permettrais de te prouver que je ne suis pas ce type ? Sans drague ni rien promis. Pas de mensonge, juste moi et ma connerie ? Ca me chagrine que tu me vois uniquement comme un pochetron dragueur aux conquêtes multiples… je suis loin de ça…
Première leçon sur Tim : je ne collectionne pas j’affectionne. Je prends le temps de connaitre les personnes que je croise et si ces personnes m’intriguent je m’arrange pour les recroiser.

Un regard vers l’arbre je notai la possibilité d’y grimper et de s’asseoir sur l’une de ses branches. Je m’élançais alors et, prenant appui sur le tronc de mon pied gauche, je me projetai sur la branche que j’attrapai. Un pied sur la branche et hop, j’étais assis à 2mètre50 du sol et saluai la jeune femme.

Deuxième leçon : je ne mentais pas en disant que j’appréciai courir et la nature. J’apprécie prendre de la hauteur et oui on peut dire que je suis un vrai gamin à grimper dans les arbres et toutes les surfaces possibles mais bon…. Je préfère ça à la monotonie de l’existence pédestre… Tu veux que je t’aide à grimper ou tu préfères fuir à toutes jambes ?

Mon large sourire se voulait rassurant et accueillant mais c’était à elle de décider.

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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Lun 15 Juil - 16:51


    Je restais de plus en plus évasive, à contempler la vue qu’à réellement entamer une discussion. Je n’arrêtais pas de contrer les hommes pour qu’il me fiche la paix, et désormais là à être en compagnie de l’un d’eux, c’était comme si je devenais un peu plus normale, me rapprochant du quotidien des gens avec plus d’une once de normalité en eux. Non pas que j’étais anormale, quoique… estimant ma moitié d’humanité et le fait que je sois à moitié brisée à l’intérieur, je ne me voyais pas comme une personne normale. J’essayais seulement de me fondre dans le moule de la banalité, de la foule qui gravitait autour de moi sans vraiment y parvenir. Mais ça me suffisait, je ne ferais pas plus d’effort et ça me permettait aussi, grâce – ou à cause ? – au métier que je faisais d’être un peu moins alerte et agressive envers les hommes. Ça m’arrivait de plaisanter avec mes collègues ou les clients directement. Mais être derrière un bar me sécurisait, ici, il n’y avait qu’un vague espace entre lui… et moi. Depuis Dominic, je ne m’étais jamais ouverte, jamais fait un faux pas – si on oublie la rencontre avec Philipp quelques jours plus tôt – je m’étais toujours montré sur la réserve et déviais toutes les conversations/questions qui ne me plaisaient guère. J’en avais l’habitude.

    La découverte de son étiquette ne lui plaisait apparemment pas. Je le voyais à son attitude qui avait un peu changer lorsque je le lui avais révéler. Il ne fallait pas qu’il prenne la mouche, je n’espérais pas du moins ! Je n’étais pas du genre à critiquer sévèrement et à m’amuser méchamment des gens présents, surtout que pour la plupart, il fallait l’avouer, ils avaient tous un bon fond ; rare était ceux qui étaient véritablement méchant. Je lâchais un sourire et je failli rire mais me retint. J’étais moi-même étonnée de mes pensées.

    « Oh tu sais il ne faut pas que tu sois vexé, il y a pire que toi, je te rassure. » ajoutais-je en lui faisant un fin sourire.

    « Moi ? C’est… différent. »

    Je fis une pause, comme pour chercher ce que j’allais dire, les mots qui n’allaient pas laissé un seul soupçon. Il ne fallait pas.

    « Je ne ressemble pas à celles qui trainent dans le bar, voilà tout. »

    Je finis sur ses mots, et lorsque mon regard se posa de nouveau sur lui, je constatais qu’il avait vu que j’avais bien du mal à me positionner sur ce  banc, mais c’était pour moi un quotidien et j’en oubliais presque que je bougeais autant. Je souris aussi lorsque je le vis, de nouveau, passer sa main dans ses cheveux, un tic bien amusant. Il m’intrigua lorsqu’il me sorti qu’il voulait me prouver le contraire, le contraire de l’étiquette qu’on lui avait mis avec mes collègues. Je n’aurais jamais pensé que ça puisse lui faire autant de tort, il avait l’air contrarié tout de même. Avant même que je ne puisse lui répondre, il était déjà debout et s’élançait sur l’immense arbre qui était à côté. J’haussais presque un sourcil, surprise de le voir monter là mais curieuse de savoir ce qu’il allait faire finalement. Etrange ressentiment que j’avais là. En moins de deux, il était déjà assis sur une branche… et mo qui le regardait en contrebas, l’air un peu abruti par ce qu’il venait de se passer. Il m’apprit sa deuxième leçon et j’eu l’air de réfléchir à sa proposition. Grimper… ou fuir ? Je regardais autour de moi, pas grand monde à l’horizon, j’eu presque peur d’accepter sa proposition. Peur de la proximité une fois en haut et aussi peur de le brûler. Je ne ressentais pas encore cet immense pouvoir en moi, c’était bon signe. Il me protégerait quoi qu’il arrive, ne le maîtrisant pas assez pour le contrôler moi-même. Et comme il se fiait à mes émotions…
    Je pris une grande inspiration avant de me lever, comme si je devais sauter d’une falaise, faire un grand plongeon ou tout autre chose qui vous faisait réfléchir avant de sauter le pas. S’ajoutant à cela, tout un tas d’émotions qui me submergeaient et qu’il fallait que je laisse partir dans une expiration qui se voulait relaxante. Je m’approchais de l’arbre puis jugeait la hauteur. Je fis comme un retour en arrière. Je me voyais jouer avec mon frère étant plus petite, j’adorais m’évader et j’adorais la nature. Les arbres ? J’adorais y monter pour pouvoir être supérieur aux autres et surtout prendre de la hauteur pour tout voir. J’avais l’impression d’avoir les pleins pouvoirs à chaque fois que je m’aventurais au plus haut des branches. J’adorais aussi me faire balancer au sommet par le vent. J’avais juste l‘impression de voler, c’était magnifique !
    Je redescendis sur terre et redécouvris le visage de Timothée qui attendait ma réponse. J’espérais que mon habileté à monter les arbres ne s’était pas estompée avec le temps…

    « Je te préviens, je suis un peu rouillée. »

    Tentative d’explication pour dire que si je tombais, je me ridiculiserais moins. Je pris soin de prendre une autre branche pour ne pas lui foutre mon pied en pleine tête une fois mon acrobatie accomplie. Je reculais de quelques pas et m’élança également dans les airs, m’aidant de mon pied droit qui était directeur et chopa la branche avec une habileté… plutôt rouillée en effet. J’eu le temps d’enrouler une seule jambe sur la branche et je fus un moment bloquée avant de me hisser nonchalamment sur le dessus de la branche. Dur effort, je me retrouvais enfin à califourchon, aux côtés de Tim. J’étais pour ainsi dire un peu… honteuse de ma monter, et j’espérais bien qu’il ne voit pas mes joues rosir.

    « Je te défends de dire quoique ce soit. » concluais-je finalement pour mettre une once de plaisanterie à ma montée plus que rocambolesque et pitoyable, il fallait bien l’avouer. Déjà, je n’étais pas tombée, un bon point pour moi. J’aurai fui de honte probablement...
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Lun 29 Juil - 22:08

La vie était risquée, nous l’avions tous remarqué ces dernières années. Elle semble juste l’être moins à présent pourtant c’est faux. Elle l’est toujours et depuis toujours. Elle est à de nombreux petits et grands moments. On ne s’en rend juste pas compte ou alors on comprend que pour nous certaines choses sont issues de choix à risque. Bref, tout ça pour dire qu’il y avait des risques minimes qui pouvaient avoir de grandes conséquences et des risques importantes qui peuvent en avoir de petites. Tout dépend du moment, de l’instant, de nous et des autres. Tout dépend peut être ce qu’on appelle le destin. Je ne sais si je dois y croire après tout pourquoi le destin aurait-il voulu que nous échangeâmes nos vies sans rien avoir demandé l’autre et moi-même. Nous n’avions pas demandé à être bouleverser et toucher par quelque chose qui nous dépassait et que nous pourrions comprendre que plus tard. Et encore, je ne savais même pas si ce vil Camille Fontayn en avait conscience, s’il me cherchait ou les cherchait. Il se complaisait peut être dans sa petite vie parfaite de changeur plein de tunes à se foutre des uns et des autres avec sa rolex empruntée à nos vieux présidents. Je divaguai encore et observai la jeune femme hésitait. Je le sentais d’ici. C’était risqué. Je ne savais ce qu’elle pouvait être pour moi demain et je ne savais même pas ce qu’elle était à ce moment-là. Un désir fugace ? Un fantasme ? Une intrigue ? ou alors peut-être représentait-elle un simple mystère que je me devais d’éclaircir pour une raison encore inconnue ? Une potentielle amie ? Je ne savais pas mais je savais qu’à cet instant là rien n’ était certain. Jouer les singes n’était en rien quelque chose à mettre dans les « choses à faire » pendant une rencontre dans l’espoir de revoir cette personne. Non, elle faisait plutôt partie de la liste inverse, celles des choses à ne pas faire à moins de vouloir être de suite envoyé dans un asile ou casé dans l’incroyable tombeau des gens bizarres à ne surtout pas fréquenter. Il était évident que vu son travail, ma réputation pouvait être dévasté en une soirée si bien sur réputation était existante. Non, évidement. La seule que j’avais trouvé le moyen d’acquérir, apparemment était celle d’un racoleur fin dragueur à la belle bouille. Au final, ce que je pouvais en tirer de positif était simplement que mes blablatages ne la laissaient pas non plus des plus intéressés.

Je te préviens, je suis un peu rouillée.

Mon sourire s’élargie comprenant qu’elle ne prenait pas encore pour un tordu. Je gardais toutefois encore des réserves pour la suite des évènements, tout pouvait encore arriver et surtout qu’elle me prenne pour un fou. Je le savais et j’en levai les yeux au ciel. Je me désespérais avec une facilité absolument déconcertante me rendant compte que malgré tout ce que je pouvais laissé voir je n’étais absolument pas rassurée. Ma confiance en moi avec ces dames se trouvait extrêmement limitée ce qui justifiait des choix douteux de comportements, des pensées absurdes et déplacées tout en lâchant un flot de paroles absolument ahurissantes et déconcertantes. Vraiment. Rien n’était assuré. Elle finirait par prendre peur et par fermer le bar rien qu’en me voyant. Changement de trottoirs, lecture subite d’un sms ULTRA important sur son portable pour éviter de me parler, sifflotage à bout de souffle pour couvrir le son de ma voix, ou encore envie subite d’aller pisser pour m’éviter de nouveau. Autant de réaction que nous connaissions tous pour éviter quelqu’un en lui-même ou simplement une discussion qui se voudrait houleuse.

Je manquai de me décrocher la mâchoire en voyant sa capacité très féminine et élégante de grimper à l’arbre. Un fou rire me prit que je camouflais derrière une main tout en détournant mon regard vers un oiseau qui semblait subitement du plus intéressant au monde. Mon rire ne se fit que de moins en moins discret lorsqu’elle me demanda de ne faire aucun commentaire ce qui voulait tout dire et ce qui ne pouvait être réalisable pour moi. Mon rire s’échappa de ma bouche et je la masquais de ma main droite agitant l’autre devant moi dans un geste signifiant « non c’est pas moi c’est le pigeon », rendant la situation à mes yeux encore plus drôle et c’est sans parvenir à calmer mes soubresauts que je lâchai un rire franc sans me cacher davantage. Après quelques tentatives infructueuses de calmer ses assauts, je finis par m’arrêter regardant la jeune femme avec des yeux presque mouillés. Je lui lançais un de mes plus beaux sourires et passai une main dans mes cheveux conscient que j’avais peut être trop ris mais Dieu que c’était bon. Cela faisait longtemps, trop surement. J’aimais rire et me fendre la poire mais mes dernières recherches, infructueuses, m’avaient poussé dans une hargne et pragmatisme trop poussé pour me rendre aussi joyeux qu’auparavant.

Tu étais splendide, ta grâce est vraiment digne du lac des cygnes…

Je lui souris rajoutant avec gentillesse

Non vraiment pour quelqu’un de rouillé je m’attendais à pire…. Un étalage violent en contrebas mais On sait tous les deux que je ne t’aurai pas laissé tomber…

Je m’arrêtai laissant cela en suspens et repensant à sa réponse passée « Je ne ressemble pas à celles qui trainent dans le bar, voilà tout ». Je voulais bien la croire bien qu’elle travaille dans un bar. L’habit ne fait pas le moine non ? Ce n’était pas forcement parce qu’elle travaillait là qu’elle se devait de ressembler à ces demoiselles cherchant homme à ramener dans son lit. De plus je n’étais pas forcement pour cette idée que les femmes des bars étaient forcement des êtres sans scrupules et sans recherches plus poussées même celles qui revenaient trop souvent. Ne faisais-je pas parti de ces personnes au masculin ? Si.

[color]On voit mieux d’ici hein ? [/center]

Je laissai ma demande dans l’air alors que j’imprimais cette vue en moi. Je venais de trouver un lieu de repos. Je venais de trouver une cabane Cannoise au beau milieu d’un parc Ecossais. Je souriais, heureux malgré tout, d’être ici bien que plus seul que je ne l’avais probablement jamais été. Je prenais alors conscience qu’il était véritablement temps de relâcher la prise que j’avais sur mes objectifs. Cela ne menait à rien et il fallait que j’attende pour avancer. Une opportunité se présenterait, je le savais.

Personne n’est vraiment comme les personnages qu’on peint sur le tableau des bars. Je ne suis pas un fin dragueur même si tu en rêves, dis pas le contraire…

Je lui fis un clin d’œil.

Et je suis persuadé que tu n’es pas comme celle qui est peinte sur le tableau… je le sens aussi et … je dois t’avouer que c’est un peu pour ça que j’ai persévéré au lieu de lâcher prise comme je le fais souvent. Je suis buté mais pas pour ce genre de chose ou alors très rarement… Alors dis-moi Miss Alienor qui es-tu ?
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Mar 30 Juil - 17:16


    Ce n’était pas un exploit ce que je venais de faire. Rien n’était à inscrire dans le livre des records. Je me sentais juste… nulle. Il me restait quand même une once d’habileté en moi, sinon je me serais étalée en  bas, souffrance intense irradiant mon dos. J’en avais un vague souvenir, un vague ressentiment qui tout à coup me submergea. J’étais déjà tombée, une fois, et je savais ce que cela faisait. Je me souvenais de la douleur intense sur le moment. Par la suite, plus aucune chute. Je n’aurais donc pas voulu tombé une deuxième fois, surtout devant un homme que je connaissais à peine. Je me sentais mieux lorsque je me débrouillais seule. C’était aussi pourquoi j’avais choisi une autre branche. Peut-être qu’une femme normale aurait choisi la proximité, moi je préférais pour le moment rester à l’écart. Qu’est-ce qui me faisait si peur ? Le toucher. J’avais peur de sentir des prises me serrer, j’avais peur d’avoir mal à nouveau. C’était un sentiment qu’un homme ne pouvait comprendre… et pas toutes les femmes.
    Il masqua bien inutilement son rire derrière sa main, pour finalement s’esclaffer comme il le fallait. Je n’étais pas surprise venant de lui. Il était bon vivant, un peu tout le contraire de moi, même si je savais m’amuser quelque fois. Ca n’arrivait juste pas souvent. Je failli faire une espèce de moue, mais m’abstint finalement.

    « Arrête de rire, tu finirais par tomber, ce serait vraiment dommage ! Et j’pense pas pouvoir t’aider dans ce cas. » plaisantai-je pour cacher un peu cette gêne que j’avais eu de mon escalade absolument ratée.

    Je commençais à apprécier sa compagnie. Je ne sais pas si c’était son extravagance ou ces blagues à outrance. Il aimait vivre et était juste humain. C’était peut-être pour ça que je l’enviais. Oui c’était ça, j’enviais sa simplicité, son humanité. Alors que je me perdais dans mes pensées, je n’avais pas réalisé que je le fixais, chose affreusement gênante. Je me mis à observer les environs de ma hauteur, redécouvrant le paysage sous un autre angle.

    « Effectivement, on voit beaucoup plus de choses. »

    C’était vrai, et puis la hauteur j’aimais ça. Ca me permettait de me sentir en sécurité, c’était idiot, mais c’était exactement ça. Et Tim me l’avait fait redécouvrir. Tout comme il m’avait fait redécouvrir les souvenirs avec mon frère, toutes les bêtises qu’on avait pu faire ainsi que les escapades dans les bois à côté de chez nous. Nous… j’étais mélancolique. Je n’avais plus de chez moi depuis que la solitude m’avait emporté. Depuis que la vengeance c’était emparée de moi, incrustée même. Je n’avais pas oublié cela, je le mettais juste de côté pour pouvoir souffler de temps à autre. C’était difficile étant donné que je n’avais aucune avancée positive. Sa voix me tira de mes pensées une seconde fois. J’avais l’impression de redevenir d’une compagnie insignifiante et ennuyante.

    « Oui bien sûr j’en rêve ! » ajoutai-je, étouffant un rire au départ.

    Il était amusant, je m’amusais même et j’en étais agréablement surprise. J’étais cependant pas tout à fait à l’aise, mais je cachais très bien ma gêne au fur et à mesure. Et puis, que pouvait-il m’arriver sur cette branche ? Elle n’allait pas casser de sitôt et Tim resterait sur la sienne. Pas d’acrobatie en vue, sinon j’espérais avoir assez de réflexe pour esquiver un quelconque geste incongru.
    Mon sourire se dissipa très vite lorsqu’il vint aux confessions, si je pouvais appeler cela comme ça. C’était un peu le cas, car il m’avouait ce qu’il l’attirait chez moi, et mon cœur s’emballa. Mes yeux le chassèrent de mon champ de vision pour éviter que mon regard ne me trahisse et ils errèrent à l’horizon, entre les feuilles de l’arbre.

    « Je ne suis qu’une femme ordinaire survivant dans un monde… ordinaire. Je n’ai vraiment rien de plus, crois-moi. »

    Que de mensonges, rien n’était vrai. J’étais à moitié humaine et le monde était loin d’être parfait. J’espérais qu’il allait reprendre son entrain habituel et surtout qu’il allait se remettre à plaisanter. Je ne voulais pas de discussion sérieuse, car j’éviterais au mieux les sujets qui pourraient me mettre en danger. Qui sait ? Si ça se trouve c’était un membre de la PES qui cachait bien son jeu. Cela me fit automatiquement pensé à Philipp…
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Mar 30 Juil - 20:26

Arrête de rire, tu finirais par tomber, ce serait vraiment dommage ! Et j’pense pas pouvoir t’aider dans ce cas.

Elle n’avait pas tort et je continuai mon rire. Non, même pas peur. J’étais un grand garçon et tomber ne me faisait plus peur depuis que j’avais sauté du toit de mes voisins sans me faire le moindre mal. La deuxième fois ce ne fut pas le cas. Le résultat fut plus douloureux mais tout aussi impressionnant, un bras peté avait de quoi rendre ma chute juste exceptionnelle d’autant que ce n’était pas mon saut qui m’avait brisé mais l’arbre dans lequel j’avais fini ma roulade… Bravo n’est-ce pas ? Je dois l’avouer. Bref. Je n’avais pas peur mais jetai tout de même un coup d’œil en contre-bas jugeant les bons 2m50 qui me séparaient de la terre ferme. Un rictus s’afficha légèrement sur le visage conscient, l’air de rien, que même avec les années mon corps n’était pas devenu celui d’un surhomme et selon la position lors d’une chute, je pouvais très bien en mourir ou en être gravement blessé. C’est le genre de chose qu’on finit par se mettre dans la tête avec le temps, c’est devenir adulte à ce qu’on dit. Je n’appréciai pas tant mais il valait mieux non ? Pourtant ce n’était pas vraiment ce que je faisais en sautant et grimpant de partout sans aucune protection. Je me tournai vers Alienor et remarquais qu’elle me fixait. Détournant le regard vers le ciel, je songeai et gardai en mémoire le paysage face à moi, affichant un sourire dû autant à la vue qu’au regard que je sentais sur moi. Je ne pouvais pas le nier, j’appréciais me rendre compte que je pouvais ne pas la rendre si indifférente que cela. Alors je lâchai une plaisanterie à laquelle elle répondit par l’affirmative ce qui me fit rire, le regard de nouveau tourné vers elle, je rajoutai un dernier clin d’œil. J’appréciai sa compagnie avec, toutefois, l’impression qu’elle se cachait bien plus qu’elle ne le devrait. Je me demandais alors si elle n’avait pas plus vécu que d’autres et si sa méfiance n’était pas dû à autre chose que ma présence trop fréquente dans son bar. Elle apprenait comme j’apprenais que nous n’étions pas vraiment ce que nous affichions aux autres même sans le vouloir. Cependant je ne savais pas plus qui elle était dans le fond c’est pourquoi je le lui demandais. Ali se cacha mais je vis très bien sa gêne, comme je l’avais remarqué depuis le début, ne comprenant pas toujours pourquoi tant de gêne bouillonnait en elle alors que je ne faisais que lui parler et la titiller gentiment de temps en temps. Je ne faisais pas franchement parti de la catégorie lourdingue à cet instant. Je ne cherchais pas la gêne mais le bien être, la détente, la paix.

Je ne suis qu’une femme ordinaire survivant dans un monde… ordinaire. Je n’ai vraiment rien de plus, crois-moi.

J’haussai un sourcil et restai figé un instant sur elle la dévisageant sans m’en rendre compte puis détournai le regard vers le lointain. Ordinaire. Je l’étais. Je n’étais qu’un simple humain dans un monde où, au final, il semblait n’en avoir plus beaucoup comme si les vampires, les lycans, les changeurs ou encore les semi démons poussaient en un jour et que ceux-ci avaient tous conquis le monde. Ordinaire je l’étais et pourtant on pouvait se le demander. Avec eux tous, qui pouvions nous concrètement affublé d’ordinaire ? L’humain était-il plus ordinaire que le reste des races ? Qui était les plus nombreux au final ? L’humain était-il ordinaire dans ce nouveau monde en sachant qu’il cherchait bien souvent des solutions pour devenir l’un des leurs comme moi j’avais tant voulu être ce que je n’étais pas. Je n’étais plus ordinaire que d’autre, que ce Fontayn mais moins que d’autres êtres de ce monde avec ma double existence. L’humain élevé par des changeurs. Et puis, je l’étais. Trop à mon gout. Et si je l’étais plus que d’autre, le monde lui l’était carrément pas. Un monde ordinaire. Je n’aurai pas affublé notre monde de cet adjectif, non, j’aurai plutôt dit troublant. J’aurai employé n’importe quel terme signifiant l’étrangeté de notre monde et son horreur passé, présente et à venir. Non, je n’aurai pas dit ordinaire. Personne ne l’aurait dit. Personne d’ordinaire. Personne d’humain. Je la dévisageai soudainement intrigué par ses propos et par des suppositions qui ne m’avaient pas encore effleuré l’esprit en sa présence. Etait-elle seulement aussi humaine que moi ? Je fronçais les sourcils et après un nouveau regard elle puis vers la population en contrebas, j’optai pour ne pas trop chercher à comprendre pour le moment. Elle ne semblait pas vouloir me frapper et sa gêne ne ressemblait pas vraiment à une action lycanne. Je souris.

Ordinaire ? C’est vrai qu’en regardant en contre bas, on ne voit rien de bien anormal. C’est comme regarder de haut un parc de 2006. Les gens parlent, se baladent et s’amusent avec leurs animaux ou leurs enfants. Les couples se forment, se déchirent, se bécotent et s’envient. Rien d’anormal. Tout d’ordinaire mais en regardant mieux, en ne faisant abstraction de rien, ce n’est pas l’ordinaire que nous observons mais un nouveau monde bien étrange où l’humain doit trouver sa place tout comme chaque nouvelles espèces reconnues… Et puis, si tu veux mon fond de pensée, je ne pense pas que tu sois ordinaire…

Toujours le regard rivé vers le contrebas, je laissai ma phrase en suspens avant d’ajouter.

…pas plus que n’importe qui…

Je souris et avec un léger clin d’œil ponctuant ma phrase suivante, j’ajoutai.

En fin… cela dit, tu n’as pas répondu à ma question. Qui es-tu Ali ? Ce n’est pas juste, je t’ai donné deux leçons sur ma grande et passionnante personne, c’est à ton tour…
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Jeu 1 Aoû - 15:49


    Mon mensonge avait été grand, et j’espérais qu’il soit passé comme une lettre à la poste. Mais je doutais véritablement que Tim s’arrête là. Il était du genre à continuer, et il m’avait bien affirmé que je l’intriguais. J’étais curieuse de savoir jusqu’où il irait, même si je savais que ça ne me plairait guère s’il farfouillait un peu trop. Mais au moins, je saurais à qui m’en tenir, nous nous connaissions que très peu et cette rencontre impromptue était peut-être bénéfique. J’étais, il fallait bien l’avouer, plus à l’aise sur cette branche qu’à côté de lui sur le banc. Je profitais de la vue et appréciais grandement le vent sur mon visage. Je m’adossais sur le tronc principal et ferma les yeux un instant, comme pour fiare qu’un avec l’arbre et oublier un peu toute cette gêne, ce mal être à chaque fois qu’on me posait des questions sur mon passé, sur ce qui j’étais. Qui suis-je ? J’étais peut-être une femme ordinaire pour les yeux de beaucoup, sauf que je n’avais qu’une partie d’humanité. J’avais ce côté sombre et si exaltant en moi, comment le nier ? Même si je ne contrôlais absolument rien de mon don, j’étais pris d’une assurance sans vergogne, presque sans pitié même. Et lorsque tout s’éteignait, j’avais peur. Peur de devenir quelque chose de monstrueux. Je m’étais toujours demandé si je n’étais pas une créature monstrueuse, si je n’allais pas un jour tomber définitivement de l’autre côté et devenir un être abominable. Je soufflais, pour enlever toutes ses pensées qui me parasitaient complètement et me baissaient le moral instantanément. Je rouvris les yeux alors que Tim me répondait. Mes yeux se posèrent encore sur lui, et plus aucune gêne ne s’y retrouvait cachée. Je me surpris encore à lui sourire alors qu’il m’affirmait encore que je n’étais pas ordinaire.

    « C’est sûr, tout le monde est unique. » ajoutai-je faiblement avant de poser de nouveau mon regard sur le lointain horizon.

    « Un monde étrange, oui c’est bien cela. Mais il faut bien continuer à vivre, non ? Le monde change mais nous nous adaptons toujours. Il faut juste croire en l’évolution, bientôt ça changera peut-être du tout au tout. »

    Mes paroles étaient bien étranges, je m’en rendais compte bien après. Je ne savais pas s’il allait tout comprendre. Ma haine contre les vampires était plus qu’intense, et c’était ce point que j’orientais. Je voulais juste qu’un jour l’espèce soit décimé, que tout redevienne normal et qu’il n’y ait pas une espèce de faille dans le génome humain. Car d’où venaient ses créatures ? D’où je venais moi-même ? Je me perdis dans les méandres de mes pensées aux multiples questions sans aucune réponse ; jusqu’à ce qu’il me redemande qui j’étais. Je posa mon regard sur lui, roulant ma tête sur le tronc, laissa quelques secondes de silence avant de pouvoir lui répondre.

    « Que cherches-tu vraiment ? »

    Mon regard était profond, je commençais à me demander ce qu’il cherchait. Puis mon visage se radoucit un peu et reprit.

    « Je suis une femme qui survit dans ce monde, parmi tant d’autres. Je n’ai rien à t’apprendre de plus malheureusement. Ma vie n’est pas des plus passionnantes vois-tu. »

    C’était vrai. Je n’avais rien fait dans ma vie qui vaille la peine d’être stipuler. Je ne savais d’ailleurs pas ce qu’il cherchait mais j’espérais qu’il me le fasse savoir rapidement, histoire de me demander s’il ne fallait pas que je le raille de mes connaissances.
    Je passais ma jambe au-dessus de la branche pour me retrouver les deux jambes côte à côte, pendantes. Je m’appuyais sur mes deux paumes de main de chaque côté de mes cuisses et me retrouvais face à Tim, l’observant intensément.

    « Je ne suis pas d’une compagnie des plus amusantes non plus… dis-moi pourquoi je t’intrigue à ce point ? » terminai-je, alors que j’espérais une réponse des plus directes de sa part, au moins pour savoir s’il avait des intentions néfastes, si je ne me faisais pas avoir comme avec ce fameux Philipp.
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Ven 2 Aoû - 0:18

C’est sûr, tout le monde est unique.

Elle ne semblait pas avoir compris le sens de mes propos et je n’obtins pas la réponse que j’attendais ou tout du moins la réaction qui m’aurait fait tilter. Non. Alienor ne fit que sourire, ce que j’appréciai à sa juste valeur venant de la femme la plus têtue et fermée à ma présence de toute la terre. Enfin, jusqu’à ce jour. Je sentais qu’elle commençait à entrevoir la personne que j’étais et non celle qu’elle m’avait inventé sous le doux surnom de « racoleur ». Je souris légèrement tout de même dérangé par cette absence de réaction qui traduisait deux possibilités : soit elle n’avait pas compris mon sous-entendu et ne s’était donc pas méfié. Soit elle était tout ce qu’il y avait de plus humain, comme moi, et n’avait pu saisir mes propos. Je ne savais pour laquelle voter et cela me tracassa. Je me retrouvai à nouveau à me méfier d’une jeune femme que j’avais tout fait pour attirer pourtant je ne pensai pas qu’une louve ou une changeuse m’aurait déplu. Elle resterait auquel cas tout à fait attirante et intrigante. Le souci se trouverait en cas de vampirisme mais ce n’était pas possible et en cas de parti démone latente. J’avais prôné à Makayla le fait est que ces individus possédaient une part d’humanité et qu’il ne fallait pas tous les condamner comme cela l’était pourtant demander par les dirigeants de tous les pays. J’avais défendu cette idéologie mais cela ne signifiait pas pour autant que je me sentirai à l’aise en la présence d’une semi démone ne sachant pas quelle particularité elle serait capable de retourner contre moi. Je l’observai. Ses traits fins, son sourire qu’elle m’offrait à présent avec plus de facilité, son regard mi inquiet et mi amusé, ses cheveux onduleux et son teint délicat… tout en elle appelait à l’apaisement.

Un monde étrange, oui c’est bien cela. Mais il faut bien continuer à vivre, non ? Le monde change mais nous nous adaptons toujours. Il faut juste croire en l’évolution, bientôt ça changera peut-être du tout au tout.

Je fronçai légèrement les sourcils. C’était le genre de discours positif que je pouvais déballer avec une autre note en ce qui concernait l’évolution. J’étais, et je suis toujours, généticien. L’évolution c’est un peu mon utopie, voir de mes yeux une évolution importante dans la carte génétique de l’humain était tout simplement un rêve de scientifique. C’est comme parler de voyager dans l’espace à un enfant voulant être astronaute ou se faire mordre par un vampire pour celui qui voulait en devenir un. Bref. Je connaissais le sujet. Je voulais mettre la main sur assez d’échantillons de sang des espèces pour en dessiner les parties modifiées et les isoler afin d’en déterminer les origines. Le but étant de récréer ce que la nature avait voulu faire naitre. Recréer ou abattre. Tout dépendait qui et pourquoi. Et dire que j’étais pourtant quelqu’un de pacifiste.

L’évolution… oui… tout dépend quelle forme elle prend… Je pense que l’humain a l’ingéniosité pour survivre et la capacité à croire en un lendemain meilleur. Je pense que l’humain ne peut pas mourir de son plein gré à cause de ces races mais je pense aussi que l’humain est trop influençable.

Oui, l’humain voulait toujours ce qu’il n’avait pas. J’étais bon pour en parler. J’avais toujours voulu être un changeur et je le voulais encore à ce moment-là. J’espérai trouver le moyen de me modifier et d’être ce que mes parents avaient espéré que je sois et souffert que je ne sois pas. Mes parents. Non. Les siens. Mais les miens. Je secouai la tête encore parasité par ces pensées qui ne m’amenaient à rien. Je souffrais en silence d’une histoire qui me dépassait et j’avais encore du mal à tout saisir. Ceci n’irait, malheureusement, pas en s’arrangeant.

Que cherches-tu vraiment ?

Je me tournai vers elle. L’observant de nouveau. Mes jambes pendouillaient dans le vide et mes doigts avec l’écorce de la branche. Elle était un peu plus basse que moi, sur une autre branche et sa tête roulait sur le tronc où elle était adossée. Je soutins son regard qui se voulait profond. Elle cherchait à comprendre, tout comme moi. Je cherchai à comprendre ce que je voulais sans arriver à mettre le doigt dessus mais m’appliquant à y parvenir tout en espérant qu’elle m’accepte. J’appréciai cette chasse au trésor et je me fiai à mon instinct qui ne m’avait pas souvent trompé jusque-là. Je savais quand me retirer dans une relation en particulier si celle-ci sentait le roussi mais là, malgré les barrières j’avais continué. Il y avait une raison. Une raison plus rationnelle que celle de l’intrigue et du désir de voir davantage. J’étais curieux mais cela ne devait pas être la seule raison. Son visage se radoucit légèrement et elle m’avoua n’être qu’une femme dans ce monde-là. Je ne doutais pas de ce point ci. Elle était indéniablement une femme et ne possédait en rien les caractéristiques d’hommes transformés. Cela aurait été bien dommage mais j’en étais persuadé, elle était bien une femme. Une magnifique et sexy femme étrangement gênée par mes propos. N’avais-je pas le droit de lui dire qu’elle était belle ? Non. Peut-être pas, je n’étais qu’un inconnu. Sa gêne était, en cela, compréhensible. Elle changea alors de position et afficha un air convaincu.

Je ne suis pas d’une compagnie des plus amusantes non plus… dis-moi pourquoi je t’intrigue à ce point ?

Je restai alors un moment sans rien dire soufflant doucement et regardant l’horizon. C’était la deuxième fois qu’on me demandait, sans trop le dire, d’être franc alors que la réponse ne pouvait l’être complètement par peur d’avorter la naissance d’une relation qui comportait déjà des obstacles. Je me posai cette question à moi-même et la réponse fut l’écho de ma propre stupidité et ébêtitude. Je ne savais pas. Je me tournais alors vers elle et l’observai une nouvelle fois, comme elle l’avait fait quelque minute plus tôt. Je me redressai avec habileté sur ma branche et marchais sur celle-ci puis sautait sur la branche de la jeune femme m’agrippant au tronc au-dessus de sa tête. Un instant mon nez effleura ses cheveux et je sentais cette proximité me faire bouillir de l’intérieur alors qu’elle semblait crisper la jeune femme. J’eu alors chaud. Je m’éloignai vite laissant une distance de sécurité entre elle moi afin de lui prouver que mon intention n’était pas mauvaise. Je m’installai alors à l’opposait du tronc, l’obligeant à se retourner.

Tu as raison d’être si méfiante envers moi c’est un bon système d’auto-défense face à l’inconnu mais tu n’as rien à craindre de moi. Je ne veux pas te mentir et je ne le ferai donc pas en t’affirmant ne pas savoir quoi te répondre. Qu’est-ce qui m’intrigue, j’en sais rien. C’est… comme ça. Je ne peux pas te cacher que tu es très attirante et que, oui, je n’aurai pas dis non à te faire découvrir mon appartement mais je ne pense pas que ce soit la seule raison de mon désir d’en apprendre davantage sur toi. Si cela n’avait été qu’un pure désir euh.. animal… je pense bien que je serai passé à autre chose depuis le temps… non, il n’y a pas que ça. Mais quoi ? ça, et bien je ne sais pas du tout.

J’haussai les épaules tout en faisant une grimace qui traduisait un « c’est con mais je peux rien y faire » puis continuai

Nous avons tous des secrets que nous gardons c’était le cas avant la guerre et c’est encore plus le cas aujourd’hui. On ne parle de tout ça à un inconnu mais on sait que cela nous a changé et d’après moi, tu n’es pas vraiment cette fille « pas drôle » que tu crois être. Après tout tu n’es pas partie en courant c’est que l’inconnu ne te fait pas hurler de peur ni l’extravagance. Tu caches ton jeu, et tu le caches bien mais j’apprécierai bien le découvrir en tout bien tout honneur. Je ne connais pas grand monde ici et nous pourrions simplement… nous entendre et passer des moments comme celui-ci, tranquilou niché dans un arbre…
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Lun 5 Aoû - 12:50


    Mon regard se faisait de plus en plus intense alors que je le fixais. Je ne voulais pas être méchante, ni le faire fuir, mais juste le pousser à savoir ce qu’il cherchait de moi. Je n’avais pas pour  habitude qu’un homme pousse aussi loin sa curiosité, et surtout, lorsque j’avais tout fait pour entraver son chemin. Non, lui continuait, et je voulais savoir ce qu’il cherchait. Tout simplement pour que je puisse soit m’éloigner définitivement, soit resté encore un peu. C’était tout de même étrange. Nous étions là tout deux perchés dans un arbre, sur ses branches. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une telle conversation. J’étais contente, mon quotidien changeait et c’était très appréciable. Ca me permettait de couper un peu de ma vie si lassante et si terrifiante à la fois. Je laissais tout de même une réserve sur ses intentions envers moi. Toujours cette méfiance, de par ce quelque chose qui était brisé en moi mais aussi de par ma vrai nature. C’était épuisant finalement, et même si je lui faisais un peu du rentre dedans pour les informations, ça me coutait vraiment pour me contrôler. A chaque instant.

    Il tilta sur le mot évolution qui était bien choisi. J’espérais vraiment que la terre nous donne quelque chose, leur donne quelque chose, à eux, les simples humains qui devaient horriblement avoir peur dans ce nouveau monde. Qui n’était d’ailleurs plus si nouveau que cela. J’espérais toujours pouvoir devenir juste… humaine. Mais lorsque je levais le voile pour apercevoir vraiment ce monde, je me demandais si ce n’était pas pire. Je soufflais et par un geste de la tête confirma ce qu’il venait de dire.

    « La plupart des gens sont influençable oui. Heureusement que ce n’est pas général, sinon nous serions tous morts. »

    Je m’arrêtais un instant, dévisageant Tim pour observer une quelconque réaction. C’était vrai, si tous les humains étaient influençables, il n’y en aurait plus sur terre. Que seraient-ils devenus ? Des créatures comme moi. Je ne les connaissais pas toutes, mais je savais qu’il y en avait bien plus que ce que je savais. Les vampires s’étaient montrés d’eux-mêmes, je savais pour les loups garous, pour moi-même aussi. Je n’étais pas curieuse de savoir qu’est-ce qu’il pouvait y avoir d’autre, car la seule importance résidait dans une seule espèce. Les vampires devaient être éradiqués, les autres m’importaient peu en réalité.

    Il se tourna vers moi, preuve que j’avais toute son attention et qu’il avait réagi à mes questionnements. C’était vrai, les hommes me trouvaient belles, mais ils ne s’arrêtaient que là ; ce qui m’arrangeait dans un sens. Mais lui, il avait été au-delà, et j’espérais savoir ce qu’il avait trouvé… ou ce qu’il cherchait s’il ne l’avait pas encore découvert. Il fallait que je fasse attention, et s’il m’avait vu ici, utiliser mon pouvoir ? J’évitais de trop m’écarter de mon objectif, verrouillant mes pensées pour l’instant. Mes yeux ne le quittèrent pas un seul instant, l’observant réfléchir, laisser un blanc entre nous alors que j’attendais sagement sa réponse. Je le vis se lever, et lorsqu’il bondit sur ma branche mon cœur s’accéléra, mes doigts se crispèrent sur le tronc alors qu’il atterrit tout proche. Il serait resté une seconde de plus, je crois bien que je l’aurais fait descendre moi-même de la branche d’un grand coup de poing. Je fus soulager de voir qu’il se recula finalement, se mettant à l’opposer de moi, m’obligeant à tourner la tête alors qu’il entamait enfin une réponse. Je fus presque surprise de sa franchise, mais au final, il n’avait pas l’air de cacher quoi que ce soit. Ca me détendait un peu, mais j’avais tellement d’année derrière moi à me méfier, à m’entrainer à être normale, à me contrôler, que j’avais du mal à être complètement détendue. Et ça, il ne pouvait pas le comprendre…

    « Si tu ne sais pas toi-même, tu risques peut-être d’être déçu. » ajoutai-je finalement, ne sachant pas trop quoi répondre devant un tel débit d’information.

    Je décidais de me remettre à califourchon, le dos sur le tronc principal, cachant mes mains dans mon dos pour m’éviter de toujours devoir faire attention. Je ne voulais pas qu’il me pose des questions qui je suis sur me ferait fuir. Je voulais juste profiter de l’instant, je voulais croire en sa sincérité tout simplement. C’était un sentiment naissant en moi, et qui me paraissait étrange, inconnu presque.

    « J’ai failli partir en vérité, tu as juste de la chance aujourd’hui. »

    J’affichais un fin sourire. Je voulais re-détendre l’atmosphère car je ‘lavais un peu tendue de par mon ton qui s’était avéré un peu plus sec, plus convaincant pour aboutir à ce que je voulais savoir. Je ne savais pas encore si ces réponses m’allaient parfaitement, mais pour le moment, c’était tout.

    « Nous avons donc un point en commun, je suis aussi très seule par ici. Ca me convient finalement les bavardages perché sur une branche. »

    Ben oui, car il fallait bien l’avouer, c’était très sympathique. Je paniquais à la moindre occasion et j’avais peur de le cramer, mais c’était agréable tout de même. Je posais ma tête sur l’arbre, me focalisait sur ma respiration qui se voulait régulière. Je sortis alors une phrase que je ne pensais pas sortir. Un simple « merci. » s’échappa de ma bouche, comme pour le remercier de sa franchise, si toutefois elle était vrai.
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Jeu 15 Aoû - 18:01

La plupart des gens sont influençable oui. Heureusement que ce n’est pas général, sinon nous serions tous morts.

Nous échangions des regards et lorsque je regardai ailleurs, je sentais peser ses yeux sur mon corps. Elle semblait chercher une information ou la confirmation d’une idée. Je la laissai faire, souriant de cet intérêt nouveau. Je n’étais plus le seul à être curieux, elle l’était également et cela était peut être le signe d’un début de relation ne serait-ce qu’amicale. Ali avait raison sur ce point. Nous serions tous morts soit transformés en loup, soit en vampire soit tout simplement morts pour ne pas avoir voulu sauver ce que nous étions ; de simples humains. Nous n’étions pas près a effacer nos millénaires d’histoires ; de vies et de créations. Cependant était-ce peut être la fin de notre race qui permettrait la fin des autres ? Je pense, principalement, aux vampires. Sans sang que pouvaient-ils bien devenir ?

Oui… il s’agirait de ne pas baisser nos gardes…

Dans l’idée, nous pouvions mourir à chaque coin de rue bien avant la révélation et la guerre. Aujourd’hui, cette idée n’est que plus présente et réelle bien qu’elle soit quelque peu erronée. Des disparitions et des morts étranges ou féroces ne laisseraient pas mes services indifférents enfin… sauf s’il existait de la corruption ou des espions, ce qui, autant être franc, ne m’étonnerait même pas. L’ennemi qui était aujourd’hui un « allie » restait plus dangereux que nous sans nos armes, si la tête tombait pour corruption, le reste ferait dissidence.

C’est là qu’elle me posa un colle à laquelle je répondis avec quelque difficulté une fois m’être rapproché d’elle. Son étonnement se vit de loin et c’est avec un sourire et un hochement de tête que j’attendis sa réponse.

Si tu ne sais pas toi-même, tu risques peut-être d’être déçu.
Si je n’essaye pas je suis sûr de ne rien vivre d’intéressant ou de décevant….

Mon sourire s’élargit puis passai ma main dans mes cheveux dans le même temps. Qui ne tente rien n’a rien n’est-ce pas ça l’expression ? Encore une fois les expressions françaises sont tellement justes. Avec un léger sourire que je sentais néanmoins quelque peu tendu, Ali m’avoua qu’elle avait failli fuir mais qu’elle ne l’avait pas fait sans trop savoir pourquoi. Qui devais-je remercier alors ? Qu’est-ce qui l’avait poussé à tenter l’expérience ? Devais-je prendre cela pour un encouragement ? Oui, sans aucun doute. Ce n’était pas maintenant que j’arrêterai de chercher et d’essayer de comprendre. Je sentais une entente naissante.

Nous avons donc un point en commun, je suis aussi très seule par ici. Ca me convient finalement les bavardages perché sur une branche.
Je suis ravie de l’apprendre… en fin, pas que tu sois seule mais que cette expérience te plaise… c’était un peu du kit ou double de te proposer ça…

Je me rapprochai d’une fesse car mal installé et agitai une main pour lui dire de ne pas s’inquiéter. J’avais bien compris que la proximité n’était pas son truc et je le respectai bien que je ne pouvais encore comprendre la raison de tant de méfiance. Un merci fut alors soufflé qui me sorti de mes réflexions. Gêné je passai à nouveau ma main dans mes cheveux. Je ne savais si ma lourdeur et ma persévérance devaient être saluées par des remerciements. J’avais de forts doutes.

Ce n’est pas….

La sonnerie de mon téléphone m’interrompit. Je jetai un coup d’œil à la jeune femme en face de moi avec un rictus mi gêné mi agacé et m’excusai en sortant le téléphone. Ce que je crains arriva. Le travail voulait m’enfoncer et gâcher le peu de chose que j’arrivai à mettre en place en cet instant. Je soufflai et relevai la tête vers Alienor.

Je suis désolé, je vais devoir te laisser… une urgence… je… fais chié… fin bref, j’ai pas le choix, tu vois fallait pas me remercier.

Je frictionnai mes joues avec mes paumes pour me mettre en condition puis tapai sur mes cuisses accompagnant ce geste par un « allez ». Je me remis debout avec facilité et sautai de l’arbre puis me tournai vers la jeune femme encore haut.

C’est un peu haut, sautes, je te rattrape, ne crains rien …


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Comme si j'avais besoin de lui... [Livre II - Terminé]   Jeu 15 Aoû - 22:58


    Je venais de réaliser que c’était la première conversation potable que j’avais eu depuis longtemps avec un homme. Plus que potable d’ailleurs. C’était surtout parce que Tim respectait la proximité, j’avais l’impression qu’il comprenait bien plus que je ne le pensais. Ça me faisait peur dans un sens, car que comprendrait-il d’autre si jamais une information m’échappait ou s’il voyait ne serait-ce que mes deux cicatrices sur chacun de mes poignets ? Je n’arrivais pas à imaginer ce que je pouvais lui raconter, étant donné que l’endroit voulait que ça traduise tout de suite un suicide ; je ne pouvais absolument pas inventer de mensonge autour de cela. J’essayais donc de ne pas y penser, préférant profiter un peu du moment présent, perché dans cet arbre. Et dire que je souhaitais juste faire un tour et rentrer chez moi, cercle quotidien mais presque lassant. Finalement, être tombé littéralement sur lui avait eu du bon pour cette journée et ce moment passé ensemble. Même si nous étions partis sur une discussion fort sérieuse, concernant l’humanité tout entière et les espèces à côté… dont moi. Tim pensait d’ailleurs un peu comme moi. Il fallait toujours être à l’affut, ne pas baisser ses gardes comme il venait de me le dire. Comme je le faisais en cet instant. Je ne voulais pas lui faire de mal, il ne faisait rien pour que je puisse lui en faire d’ailleurs, mais si ça venait à arriver ? Si jamais un jour je ne me contrôlais pas ? Je n’osais pas imaginer que je puisse le brûler. C’était un innocent après tout. Un homme totalement innocent qui subissait comme moi les méandres de la nouvelle vie parmi les créatures.

    Il se rapprocha de moi et mes yeux observèrent ses mouvements minutieusement, comme si je me préparais à feinter s’il arrivait quoi que ce soit. J’avais toujours un peu… peur, je devais bien l’avouer. Je n’avais pas eu de moment normal, de rencontre depuis bien longtemps. Je ‘narrêtais pas de rejeter chaque personne qui m’abordait, de loin ou de près d’ailleurs. Ca m’était donc très difficile de rester sereine et paisible et me faisait tout drôle d’entretenir une discussion aussi longtemps. C’était positif finalement.
    Je souris alors qu’il me répondait. Je n’étais pas du tout confiante envers moi-même lorsqu’on me parlait de la sorte. Je n’avais jamais d’ailleurs envisagé de pouvoir juste être avec quelqu’un. J’étais restée si longtemps seule…

    « Ça c’est sûr, prendre des risques parfois ça a du bon. » concluais-je alors que je le regardais dans les yeux et m’amusait intérieurement de son tic à passer sa main dans ses cheveux.

    Je lui avais ouvertement dis que j’étais seule, chose véritable au fond car je ne sortais que très peu entre ami. J’avais des connaissances, des gens que j’appréciais, mais j’avais du mal en collectivité, tout simplement parce que j’avais peur de ne pas pouvoir maîtriser mes flammes plus qu’instable. Je parvenais néanmoins à bloquer, cela m’arrivait, mais je n’avais pas encore compris le ‘truc’. J’espérais pouvoir le comprendre très bientôt.

    « Tu as eu de la chance d’avoir une ancienne grimpeuse professionnelle, tout simplement. » plaisantais-je de nouveau, même si ce n’était pas si faux que ça. Il était vrai qu’un temps j’adorais me divertir en forêt, j’étais souvent entouré de mec car les filles me paraissaient bien moins amusantes. C’était fou cette époque, j’étais encore en pleine adolescence et je ne ratais aucune occasion pour m’amuser. C’était différent à cette époque. Nous étions encore dans notre bulle, jusqu’à ce qu’un vampire la brise brutalement.

    Apparemment, le merci que j’avais échappé avait un peu perturbé Tim. J’aurai été moi-même perturbé d’ailleurs, je ne savais pas encore pourquoi il m’avait échappé. Mais c’était vrai que j’avais passé un bon moment, je le lui avais dit et ça avait été sincère. Ce côté original qu’il avait m’avait juste amusée, peut-être était-ce pour cela que ‘j’avais accepté sa proposition. Son téléphone sonna et le coupa dans sa réponse, et lorsqu’il décrocha, je su tout de suite qu’il devrait y aller. Il s’excusa aussitôt le coup de fil terminé, mais ce n’était pas la peine.

    « Oh non ne t’en fais pas. Et je te remerciais pour le temps passé en ta compagnie. C’était vraiment… original. »

    J’avais toujours du mal à m’exprimer, mais au moins je parvenais à dire ce que je voulais sous une autre forme. Je le vis se frictionner ses joues et me demanda pendant un instant ce qu’il faisait, avant qu’il ne saute de l’arbre. Je le regardais en contrebas, puis balançais ma jambe pour me retrouver les deux jambes pendantes d’un côté. Je le regardais l’air soucieux alors qu’il me proposait de me réceptionner. Je ne me permis pas le temps de la réflexion et glissa de la branche. J’atterri sur lui et il me réceptionna avec ses bras.

    « Merci. » soufflais-je simplement en m’écartant de lui.

    « Alors à un de ces quatre ! »

    Je lui fis un signe de la main alors qu'il partait, et me dirigeait moi-même pour rentrer chez moi.
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