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J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]
MessageSujet: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Jeu 18 Avr - 18:00



    « C'est donc vrai derrière les princes, y'a toujours un crapaud. Je laisse les anges répondre et me donner de la force, car pour sûr ma jolie bombe reviendra taper à ma porte. Je le sais, il me dira ce que je rêvais d'entendre, qu'il veut enfants et me marier sans attendre. Il me dira combien il lutte et souffre, se rappelant de nous deux sous la lune recherchant la grande ours.A tous les hommes qui en bavent car la femme est plutôt chiante, mais si douce, possessive et attachante. N'attendez pas qu'elle parte, retenez-la, épousez-la, avant qu'une autre bombe ne lui dise 'Je t'aime' etc, etc... Petit cœur est tombé... sur une bombe. Petit cœur est tombé... et ça fait mal, ça fait mal.»


J’étais en colère. Très en colère, et je n’arrivais pas à me calmer. Cela faisait déjà plusieurs jours que j’avais revu Johan et je n’arrivais toujours pas à assimiler la nouvelle. Si les jours précédents je devenais folle parce que ma fille était malade, à présent, c’était à cause de lui. Savannah venait de reprendre le chemin de l’école, si bien que je n’avais plus que ça à penser… Et ça me rendait complètement barge. J’allais exploser, complètement, totalement. Je faisais les cents pas dans mon appartement, levant de temps en temps la tête vers l’horloge. Quatorze heure… Quinze heure… Seize heure… Je fulminais et je finis par me jeter sur mes clefs de voiture et claquer la porte derrière moi. Je descendais en trombe les escaliers menant jusqu’au sous-sol. J’appuyais sur le bipeur pour ouvrir ma voiture et m’engouffrais dans cette dernière. Je démarrais comme une furieuse et évitais de me bouffer les murs de justesse. Je sortais de la ville, pour m’évader sur la route. Je roulais vite, très vite, trop vite. Je poussais le véhicule à fond, savourant les sensations que m’apportait la vitesse. Elle m’apaisait. Je me concentrais sur ma conduite et je finis par oublier tout ce qui se passait dans ma tête. Je dépassais Edimboug à peine trente minute plus tard, m’engageant dans de nouvelles routes secondaires à plus de cent cinquante kilomètre heure. Des larmes coulèrent sur mes yeux, et je lâchais les chasser d’un revers de main. Un coup de klaxon et je rouvrais les yeux pour donner un coup de volant. Les pneus butèrent contre la bordure et je fus secouée dans tous les sens alors que ma caisse faisait plusieurs tonneaux. Elle s’arrêta et je lâchais un juron. J’avais mal à la tête, et à la poitrine. Je saignais un peu partout, mais j’ai connu pire. J’arrachais la ceinture, alors que l’autre chauffeur courrait vers moi. Il fut rassuré de me voir encore consciente, et appela les pompiers. Ouais génial. Je lui disais que ce n’était pas la peine, mais il ne m’écouta pas. Enfin… Lorsqu’il me vit arriver à ouvrir la porte de la voiture que lui n’était pas arrivé à faire bouger, il blêmit, me traita de monstre et s’en alla en courant en laissant son téléphone tomber par terre. Je levais les yeux au ciel en sortant de la voiture. Enfin, pas totalement. Je restais assise sur mon siège. Une de mes jambes était pas mal amochée. Oh, je soignerais dans la nuit, mais ça faisait sacrément mal et je ne pouvais pas vraiment tenir debout. Je ramassais tant bien que mal le cellulaire de l’humain qui avait décampé et composait le numéro du club d’Hayden. Il avait entrainement toute l’après-midi et de devait rentrer que très tard. Je m’en voulais de le déranger, mais je savais que si je ne le faisais pas, d’une part, j’allais devoir me retrouver à l’hosto et d’autre part, il m’en voudrait. J’expliquais en quelques mots à la secrétaire pourquoi il était important de déranger Monsieur Valentyne, et raccrochait après lui avoir indiqué ou j’étais. Il n’en aurait pas vraiment pour longtemps. Une quinzaine de minutes tout au plus…

J’étais avec les pompiers lorsqu’il arriva, me battant contre eux. Ils n’arrivaient pas à comprendre comment je faisais pour être encore consciente avec le choc de l’accident. Je me cachais bien de leur dire ma véritable nature, feignant de ne pas y croire moi non plus et me disant très chanceuse. Ils avaient bandé ma tête, et désinfectaient ma jambe avant d’apposer dessus un gros pansement. Ils voulaient me transporter à l’hôpital mais je refusais en leur affirmant que ej n’avais rien de grave. Heureusement, mon « compagnon » arriva au moment où j’allais lâcher prise. Je n’eus pas le temps de dire la moindre chose qu’il commença à embrouiller les « secours ». Il avait toujours eut beaucoup de charisme mais de là à les laisser me laisser repartir avec lui après signé une simple feuille… Je n’en revenais pas. Lorsque nous fumes plus que deux, avant même qu’il ne dise quelque chose, je lâchais Ouais je sais j’ai merdé. Pas besoin de me faire une leçon de moral. Je me sentais de nouveau en colère, en colère contre le monde entier. C’était injuste envers lui, lui qui ne m’avait rien fait. C’était plus fort que moi.

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MessageSujet: Re: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Jeu 18 Avr - 22:12

    Courir me faisait du bien. Ca m'avait toujours fait un bien fou. Le sol était boueux des pluies de la veille, mais cela ne changeait rien. Mes chaussures à crampons adhéraient relativement bien au sol. J'esquivais un plaquage. Je me vidais la tête en courant, encore et encore. Je trébuchais et m’effondrais violemment quand un type me plaqua avec force au sol. Le souffle coupé, je me redressais avec un mince sourire aux lèvres. L'équipe se remettait en place. Un cri, et tout recommençait. Sur le terrain, j'oubliais tout. J'oubliais que j'étais un loup garou, que j'étais marqué sur tout le corps par les traces d'anciens combats. Normalement, un loup guérit de tout. Normalement, un loup meure quand il subit trop de blessures. Je n'étais jamais mort, et j'avais été blessé tant de fois que j'en avais perdu le compte. Quand le match d'entraînement fut terminé, et que j'allais me débarrasser de ma crasse sous la douche, j'eus droit aux habituels sifflements ébahis et regards gênés. Mon corps nu était couvert de traces, de déchirures plus ou moins bien recousues, de traces de morsures, de brûlures. Il s'agissait seulement des plus anciennes ou des plus terribles blessures reçues, à une époque où mon corps n'était pas encore mature. Porteur déjà d'une expérience malsaine dans le combat et la mort avant d'attraper du poil au menton. Peu importait. Je fermais les yeux sous la pluie brûlante qui coulait sur mon corps. Je profitais de cet instant comme de tous les autres. Seule la complaisance de quelques amis bien placés m'avait évité d'être contrôlé aux tests anti-dopages, qui auraient assurément fait éclater ma véritable nature au grand jour et mis fin à ma carrière. Sous l'eau chaude, mon esprit se focalisait très vite sur tout ce que j'avais à l'esprit en ce moment, après la décompression bienvenue du match. Mes co-équipiers s'étaient déjà éclipsés, mais je restais plus longtemps sous l'eau, au milieu d'un véritable nuage de vapeur. Je faisais le point. Isadora qui retrouvait son « mari », et ses enfants. Je les avais déjà rencontrés. Deux adorables petits loups, les premiers de notre espèce à venir naturellement au monde. Ils étaient adorables, et déjà bien vifs. Ils me rappelaient eux aussi mon petit frère. Et cela faisait mal, même si je ne le montrais ni n'en avais parlé à personne. Aujourd'hui comme jadis, sa mort me tourmentait toujours aussi cruellement.


    Et Johan... Je ne savais pas quoi penser de lui. J'aimais à penser qu'Isadora était libre de faire ce qu'elle voulait, que notre arrangement n'incluait pas le retour d'un époux présumé décédé et donc qu'elle ne s'était en rien engagée. Seulement, penser ainsi ne serait pas coller à la vérité. Je m'étais déjà accouplé devant la Meute avec Isadora, et que je vive avec elle n'avait jamais échappé à qui que ce soit. Si je la considérais libre, tout le monde, et mon père le premier, la considéraient comme ma compagne, sinon comme ma possession, la femelle qui me donnerait une descendance lupine. C'était compliqué. Si je laissais Isadora repartir avec ce Johan, tout le monde présumerait ma faiblesse. Certains me provoqueront dans un duel à mort pour saisir l'opportunité de prendre ma place. D'autres ne me respecteront plus. Et pire encore, je savais que cela ne ferait que déclencher la fureur paternelle, qui serait bien tenté de soutenir ceux qui voudraient ma peau au moindre signe de faiblesse que j'enverrais au reste de la Meute. D'un autre côté... Je tenais à Isadora. Je n'aimais pas la voir souffrir comme elle souffrait d'ordinaire et pire encore maintenant, et je m'étais attaché à elle. Je ne la considérais pas comme ma femelle, pourtant, je n'avais pas le droit de dire qu'elle me laissait indifférent. Ma mâchoire se crispa, et je crachais dans le siphon. Je n'avais pas non plus le droit de tuer Johan parce qu'il aimait peut être encore celle qui lui avait donné son cœur et ses gosses. Quel problème ! Je ne savais pas quoi faire, mais je savais que je devrais agir vite pour notre sécurité à tous.


    Prendre la meilleure décision. Celle qui éviterait un bain de sang.


    Je me rhabillais. Chemise manches retroussées, jean, chaussures de ville, mon sac de sport par dessus l'épaule. C'est en sortant que je croisais la secrétaire. Qui m'annonça l'accident de ma compagne, et qu'elle m'appelait à l'aide. Je me jetais dans ma voiture et me rendais sur les lieux. Des pompiers étaient présents ; beaucoup de tôle froissée ou défoncée sur le bas côté. Un type visiblement en état de choc. Les pompiers qui essayaient de calmer la jeune femme. Rassuré, je constatais que les blessures d'Isadora étaient légères. Elle s'en remettrait rapidement, en se transformant, en mangeant ou... Ou oui, ça aussi. Je m'approchais des pompiers, m'enquérant du problème. Je leur expliquais que ma compagne avait la phobie des hôpitaux et qu'elle venait d'apprendre le retour de son mari qui s'était tiré pendant la guerre. Ce n'était qu'à moitié vrai, mais ça marcha. On me fit signer une décharge. J'emmenais Isa jusque dans ma voiture en la tenant par l'épaule, la fit s'asseoir, et reprit ma place au volant. Je soupirais quand elle m'attaqua de front. Je ne la regardais pas, parce que je ne savais pas ce que je lirais sur son visage, et parce que je ne voulais plus faire déplacer les pompiers aujourd'hui.



    | T'es blessée. T'es sous le choc. Je suis du genre à te faire une leçon de morale ? Avec tout ce qui t'arrive, c'est bien normal. Je vais pas te jeter la pierre pour ça. Pourtant, on n'a pas le choix que d'affronter ça ensemble. Tu comprends ce que je veux dire par là? |


    Là, je lui lançais un regard appuyé, lui faisant comprendre tous mes soucis vis à vis de la Meute, de l'Ulfric, d'elle, de moi, de Johan, bref, de tout.


    | Je suis content en tous cas de constater que tu n'es blessée que légèrement. Tu as encore ton caractère... entier, qui remonte à la surface, et ça, c'est signe que tout ne va pas si mal. | je lui glissais un petit sourire en coin, très fugace et éphémère, pour essayer de détendre l'atmosphère.
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MessageSujet: Re: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Mer 1 Mai - 16:35



    « C'est donc vrai derrière les princes, y'a toujours un crapaud. Je laisse les anges répondre et me donner de la force, car pour sûr ma jolie bombe reviendra taper à ma porte. Je le sais, il me dira ce que je rêvais d'entendre, qu'il veut enfants et me marier sans attendre. Il me dira combien il lutte et souffre, se rappelant de nous deux sous la lune recherchant la grande ours.A tous les hommes qui en bavent car la femme est plutôt chiante, mais si douce, possessive et attachante. N'attendez pas qu'elle parte, retenez-la, épousez-la, avant qu'une autre bombe ne lui dise 'Je t'aime' etc, etc... Petit cœur est tombé... sur une bombe. Petit cœur est tombé... et ça fait mal, ça fait mal.»

J’étais en colère et cela n’allait pas se calmer d’aussitôt. Tant qu’ils ne seront pas à moi… Tant que je ne les aurais pas avec moi, je ne pourrais pas être tranquille. Je les avais crus disparu, définitivement. Et finalement, ils m’étaient revenus. Ils m’avaient été enlevés par Johan lui-même. Lui... Lui qui juste avant de prendre la fuite m’avait offert l’opportunité de devenir véritablement une mère pour eux. Nous devions nous marier, et fonder une famille. Et puis tout s’était effondré et moi aussi. Tout ça pour quoi ? Pour que ce lâche sauve sa vie et m’enlève mes enfants. Comment avait-il pu me faire ça, à moi ! Je le détestais plus que tout. Je l’avais tellement pleuré, et faire mon deuil de lui et de notre relation avait été dur. D‘ailleurs, je n’y étais pas arrivée totalement. Au moment où ma vie reprenait du sens, il débarquait comme une fleur. Bon sang mais à quoi il s’attendait au juste ? En quelques instants, il m’avait complètement bousillée. En quelques instants, mon monde s’était de nouveau écroulé. Que pouvais-je faire face à ça ? Comment devais-je réagir ? Je n’en avais aucune idée. Tout ce que je savais c’était que j’étais dans une colère monstre qui me semblait sans limite. Il fallait qu’elle sorte. Si je ne pouvais pas m’en prendre à mon coupable tout désigné, alors… Je m’en prenais à Hayden. Ou du moins je n’étais pas tendre et je lui prêtais des intentions qui n’étaient pas les siennes. Je le savais pourtant… Quoi que justement ! Avec le retour de Johan que je pensais connaitre justement, pouvais-je encore prétendre connaitre celui avec qui je vivais ? Pouvais-je encore lui faire confiance ? Johan remettait toute ma vie en cause par son acte. Et c’était dur à encaisser.

Hayden essayait d’arrondir un peu les angles mais cela ne fonctionnait pas. Ou du moins je n’étais pas capable de le voir. Qui ne me disait pas que lui aussi il était en train de me manipuler ? Qui sait, peut-être était-il sous les ordres de Mary, qui lui avait demandé de me tenir à l’œil, et de me faire docile ? Ou peut-être ne servait-il que purement ses propres intentions et qu’il n’en avait rien à fiche de moi ? Je penchais beaucoup pour cette option, en entendant ces premières paroles. Il avait peur de quoi hein ? De perdre son prestige c’est ça ? Qu’il aille se faire voir et qu’il aille au diable. J’en avais rien à faire de sa place. Il ne voyait que cela. Comme si c’était le plus important en cet instant ! Oh mais t’en fais pas, je vais pas ruiner ta réputation Monsieur le fils parfait de l’Ulfric. Tu sais quoi ? si t’es pas satisfait, tu n’as qu’à t’en trouver une autre louve ! J’t’ai jamais mise la corde au cou à la dernière nouvelle !

J’étais vraiment méchante envers lui. Cependant j’étais incapable de m’en rendre réellement contre. Il me semblait tout à quoi un ennemi et non pas un soutien. Lui aussi allait me briser en plusieurs morceaux et me laissait plus bas que terre. Il n’en avait rien de faire de moi, rien du tout. Je lâchais un rictus quand il finit par me dire que cela n’allait pas si mal que ça.Pas si mal ? Nan mais tu te prends pour qui pour dire ça ? On voit bien que c’est pas toi qui es concerné, que c’est à toi que tout ça arrive ! C’est pas toi qui voit tes gosses revenir alors qu’on t’avait dit qu’ils étaient morts ! C’est pas toi qui a dû les enterré, pour finalement te rendre compte que l’on s’était fichu de ta tête depuis le début ! ET c’est pas à toi qu’on demande de voir ton ancienne fiancée au bras d’un autre, qui lui a eu le droit de voir grandir tes enfants et de tenir un rôle que l’on t’a enlevé ! C’était faux. Faux, parce qu’il avait été là, tout du long. C’était lui qui m’avait poussé à avancer et cela n’avait pas été une mince affaire. Là, je ne voyais que mon petit nombril, que ma propre douleur. Je ne pensais pas à ce que cela faisait à Hayden, ni ce qu’il ressentait. Nous qui parlions toujours à cœur ouvert en se préoccupant de l’autre à chaque fois… J’allais complètement à l’encontre de tout ce que nous étions arrivés à mettre en place depuis toutes ses années. Et tout ça à cause de quoi ? A cause de ce lâche de Johan…

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MessageSujet: Re: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Jeu 2 Mai - 23:00

    Bien entendu, j'avais le sentiment que ma petite tentative d'esquive ne suffirait pas à faire relâcher un peu la pression énorme qui venait de s'installer dans la voiture. Isadora avait bousillé sa caisse, mais ce n'était pas ça le vrai problème. Quand on est loup garou, on a tendance à s'accrocher assez peu aux possessions matérielles, que l'on considère seulement comme des outils commodes sous notre forme humaine. En sus, pour tout vétéran d'un conflit aussi meurtrier et destructeur, s'accrocher aux objets n'est pas vraiment une priorité en soi. Et puis, en plus de tout ça, il faudrait vraiment être bien mauvais en analyse comportementale pour croire que la colère d'Isadora était portée sur les dégâts matériels et le choc de l'accident. C'était plus qu'évident que la jeune femme était toujours sous le choc de la découverte de la survie de son mari et de leurs gosses, les touts premiers loups garous de pure race, nés d'un père et d'une mère eux aussi loups garous. Pour être honnête, les choses n'étaient pas beaucoup plus faciles pour moi. Heureusement, mon existence toute entière avait été vouée à cacher ce que je ressentais vraiment. Et même si elle le nierait en bloc, Isadora préférait autant que je ne sois pas sincère avec elle, pas à cet instant précis. Elle hurlerait immédiatement qu'elle n'attendrait de moi que de l'honnêteté alors qu'elle était convaincue que tout le monde était contre elle, mais il fallait tout simplement avouer que c'était mieux pour elle que je reste calme, que je la console et que je sois là pour elle, plutôt qu'exploser de colère et de frustration, montrant à quel point l'arrivée de Johan et des enfants avait pu bouleverser l'équilibre précaire que j'avais pu trouver dans mon existence. Il me semblait assez clair que je devais garder mes émotions pour moi. Pour me protéger, mais aussi et surtout pour protéger Isadora. Ce serait vraiment une très mauvaise idée de m'aventurer sur la pente savonneuse de ce que je ressentais pour elle et de ce qu'elle incarnait pour moi. Cependant, cela ne m'empêchait pas le moins du monde de considérer comme particulièrement injuste le fait qu'elle s'en prenne à moi avec autant de virulence. Et si j'étais quelqu'un de cool, de pragmatique, de posé, je n'étais pas pour autant quelqu'un à pousser dans les retranchements. Et non, elle ne m'avait jamais mis la corde au cou...


    | Oui, et c'est peut être bien ça le problème, tu ne crois pas? |


    Je la regardais, calme, posé. Pourtant, mon pouvoir, ma puissance, devait commencer à exsuder de ma peau par tous les pores, elle devait commencer à sentir son poil se hérisser. J'étais cool, et je venais de lâcher une véritable bombe. Pour la première fois, j'évoquais la possibilité que nous n'étions pas allés assez loin dans notre relation, et je sous entendais que cela n'était pas aller assez loin tant au niveau de la meute qu'entre nous. Je ne savais pas ce que cela allait éveiller comme réaction chez ma compagne, mais je savais que cela ne ferait rien pour la calmer. Il ne fallait surtout pas qu'elle oublie ma place ou la sienne. Nous étions partenaires, égaux, amants. Nous partagions. Je n'avais pas à subir ses foudres. Je voulais qu'elle contrôle un peu mieux ses émotions pour que l'on puisse discuter et avancer ensemble comme nous l'avions toujours fait jusque là. Et pour l'instant, c'était plutôt raté. Elle continuait à s'énerver. Je finissais par m'arrêter sur le bas côté, au milieu de nulle part, près des bois. J'éteignais mes phares. Je gardais le silence un instant.


    | Non, c'est vrai. Je ne suis que le fils de l'Ulfric, et j'ai eu une vie aussi agréable que facile. Je n'ai pas tenu mon frère mourant dans mes bras par ma faute, ni vu ma mère éxécutée sous mes yeux par mon père. Je n'ai pas eu non plus à tringler toutes ces femmes dès 13 ans à but de reproduction. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Maintenant on fait quoi, tu continues de m'étriper, ou on va courir, chasser, et on discute calmement de la situation, pour affronter ça tous les deux? |
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MessageSujet: Re: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Dim 19 Mai - 23:04


    « C'est donc vrai derrière les princes, y'a toujours un crapaud. Je laisse les anges répondre et me donner de la force, car pour sûr ma jolie bombe reviendra taper à ma porte. Je le sais, il me dira ce que je rêvais d'entendre, qu'il veut enfants et me marier sans attendre. Il me dira combien il lutte et souffre, se rappelant de nous deux sous la lune recherchant la grande ours.A tous les hommes qui en bavent car la femme est plutôt chiante, mais si douce, possessive et attachante. N'attendez pas qu'elle parte, retenez-la, épousez-la, avant qu'une autre bombe ne lui dise 'Je t'aime' etc, etc... Petit cœur est tombé... sur une bombe. Petit cœur est tombé... et ça fait mal, ça fait mal.»

Je n’étais pas dans mon état naturel. Mais ce qui est sûr, c’est que les paroles de Hayden, concernant à son sens le «problème » me calmèrent tout de suite. Il venait de dire quoi là au juste ? Il sous-entendait quoi exactement ? Entre nous, cela était finalement très gravitationnel. On ne se ressemblait pas et pourtant, on s’attirait, on se comprenait… Et là, pouf, en quelques mots, il était arrivé à me troubler encore plus que je ne l’étais et j’en oubliais même quelques secondes la rancœur et la haine que j’éprouvais pour Johan. Il s’arrêta ensuite sur le bas-côté, sage décision, oui très sage. Il fallait que je sorte de cette voiture tout à coup, que je m’éloigne un peu. J’avais l’impression d’étouffer. Bon sang, pourquoi est-ce que cela m’arrivait à moi hein ? Qu’avais-je fait de si mauvais que ça dans ma vie pour que Dieu s’acharne contre moi d’une telle manière ? Si vous vous posez la question, oui, je suis restée un peu croyante, même si je ne vais jamais dans une église et que je ne ressemblais pas à jadis ceux qui se rassemblaient sous la bannière de l’Eglise HCV. De toute manière je ne suis pas humaine donc… De toute manière, ce n’est pas le propos en cet instant. Je sortais après qu’Hayden m’est gentiment rappeler l’enfance merdique qu’il avait eut. Lui non plus n’avait pas été épargnée. Je sortais du véhicule, mais resta adossée à ce dernier. Ma jambe n’était pas encore totalement guérie et il me faudrait au moins une bonne journée pour récupérer. Plutôt que d’aller courir, je sortais de ma poche un paquet de clope, prit une cigarette que j’allumais avec le briquet présent dans ce dernier, puis l’envoya à celui qui me tenait lieu de compagnon au sein de la meute. C’était rare que je fume et que je préfères m’intoxiquer plutôt que de retrouver une sérénité en respirant les différentes plantes, graminées, ou odeur animal qui s’échappait de la forêt. Mais là, j’en avais besoin. Je restais silencieuse, le temps d’inhaler plusieurs bouffées toxiques pour les vulgaires humains. La nicotine, même si elle ne pouvait pas attaquer mes poumons, me calma légèrement les nerfs. Je finis ma clope très rapidement, tirant dessus comme une vieille fumeuse. A défaut d’avoir de l’alcool sous la main… Non, je ne devais pas penser comme ça. Quoi que, j’aurais bien tué pour un verre. C’est pour vous dire dans quel état j’étais. Je n’avais plus touché une goutte d’alcool, ne serait-ce son type, depuis 5 ans. Pourtant j’avais bien envie de m’y remettre et de succomber à de noirs désirs. Cela n’avait pas été facile de renoncer à mon amie favorite et Hayden avait bien lutté pour me faire renoncer à cette addiction. Hayden… Bon Dieu, que devais-je faire, penser même ? Le mieux était de lui demander en fin de compte. Pas de mensonge, pas de faux semblant entre nous. Ecoute… Je suis désolée de m’en être prise à toi… C’est juste que je suis… Dépassée… J’ai juste envie de vider une bouteille et oublier ces derniers jours… Bon sang, mais ma vie est basée sur un mensonge, sur un p’tain de mensonges ! Je sais pas ce qu’est le pire dans tout cela : que Johan m’ai menti et se soit cassé avec mes enfants sous le couvert de Mary… Ou à présent de ne plus savoir ce qui est vrai et ce qui est faux. C’est vrai, si Johan, mon propre fiancé a pu me trahir et me planter un couteau dans le dos, qui me dit qu’un autre ne va pas le faire ! ? Cela pourrait être n’importe qui… Irving, Seth, Sarah pour ne citer qu’eux… Même toi. Je tournais mon regard vers lui Pourquoi ne devrais-je pas remettre aussi notre rencontre et notre amitié en question ? Qui me dit que tu n’es pas un acolyte de Mary qui n’a que pour seul but de me trahir dès le moment opportun ? . J’avais peur. J’étais terrifiée à l’idée que toutes ses années passées avec lui, à m’ouvrir peu à peu à lui, à lui parler, à me confier ne soient qu’une vaste blague, qu’un piège qui allait m’exploser au visage. J’avais confiance… Non j’ai confiance en Hayden. La preuve en était que j’avais demandé à ce qu’on l’appelle lui, lui et personne d’autre. Mais avais-je raison ? Si je sais très bien quelque chose, c’est d’apprendre de mes erreurs. Je m’étais planté au sujet de Johan, et sur toute la ligne. D'ailleurs, ce n'était pas la première fois. Je m'étais aussi planté sur mon antépénultième ex, que j'avais d'ailleurs épousée. Pourquoi ne serait-il pas me cas aussi envers Hayden ?


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MessageSujet: Re: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Lun 20 Mai - 22:22

    Isadora avait commencé à fumer, et je patientais aussi patiemment que possible à ses côtés. Sans bouger, humant l'air vicié qui s'échappait de sa cigarette pour me concentrer sur l'odeur de tourbe humide s'échappant de sous les frondaisons. J'essayais de me calmer en attendant, conscient que si je continuais de laisser la pression monter je ne manquerais surement pas de commettre une ou plusieurs erreurs, ce que je ne pouvais ni ne voulais me permettre. De cela au moins j'étais certain. Isadora était trop importante à tous points de vue pour que je me laisse aller à me disputer avec elle. Notre union officielle était menacée, et je n'aimais pas plus ça que mon propre géniteur n'apprécierait cet état de fait. Il me semblait assez certain que j'allais bientôt me retrouver au pied du monde, ce qui ne me plaisait pas l'espace d'une seule seconde. Quand bien même j'étais quelqu'un de tempéré et réfléchi, j'allais probablement bientôt devoir agir par pure impétuosité ; on ne me laisserait guère d'autres occasions de prendre mon temps à peser le pour et le contre de chaque solution. Et j'en avais bien conscience. On attendait de l'exécuteur de la Meute qu'il soit efficace en tout instant, sans pitié et sans compromis. Si quelques loups ne faisaient que suspecter que je ne défende pas griffes et crocs ma femelle, cela fragiliserait ma position, entraînerait l'ire de l'Ulfric et de la Lupa et entraînerait probablement plusieurs combats à mort pour prendre ma place. J'allais donc bientôt devoir faire des choix difficiles et assurer ma position, ou bien je risquais de subir tout un tas de conséquences indésirables de la part de la hiérarchie ou des autres loups garous. Je soupirais doucement, contemplant le ciel nuageux de la nuit. J'étais loin d'être heureux ou satisfait de ma position actuelle. C'est alors qu'Isadora s'adressa à moi, s'excusant de s'en être prise à moi. Elle me dit qu'elle avait envie d'une bonne bouteille, ce qui me fit froncer les sourcils. J'écoutais tout ce qu'elle avait à me dire, conscient qu'elle avait besoin de se confier. Déboussolée, elle l'était assurément. Tout comme je l'étais moi même. Je commençais aussi à percevoir pas mal de choses concernant le fonctionnement interne de la meute sous le contrôle de notre lupa actuelle. La louve me regarda en me faisant part de ses doutes vis à vis de ma propre loyauté envers elle. Je fixais mon regard dans le sien.


    | Moi, l'objet de Mary ? Si c'est ce que tu redoutes, tes craintes sont infondées. Tu crois sincérement que je pourrais me laisser manipuler par la Lupa, la compagne de ce père que j'adore autant ? Je ne suis pas son amant, même si je me doute que cela aurait pu lui plaire. Je ne suis pas son ami non plus. Ma place dans la meute, je la dois à mon père, et non à elle. Ce père qui t'aurait volontiers prise comme maîtresse volontaire ou non si je n'avais pas été là. Maintenant, on coure et on chasse, ça nous fera du bien. |


    Je venais clairement de résumer en quelques mots quelle était ma situation. Je ne pensais pas avoir besoin d'autres arguments ; je me comportais comme si ceux avancés se suffisaient à eux mêmes. Je fis donc en sorte de commencer à me dessaper, ne lui laissant pas le choix quant à sa transformation. Ou alors, elle pouvait toujours m'ignorer et se tirer avec la voiture, mais elle n'était pas louve à refuser un défi ou tout simplement une escapade pour se délasser. J'enlevais ma chemise, puis mon pantalon et mon caleçon, me retrouvant nu devant elle. J'abandonnais mes affaires dans la voiture. Je lui jetais un regard fugace, un léger sourire au coin de mes lèvres.


    | Le dernier arrivé sur la crête est une mauviette. |


    Ensuite, je me mis à quatre pattes, et la transformation fut rapidement accomplie, bien que douloureuse. Une fois transformé, je lui lançais un grognement autoritaire et arrogant, me contentant de courir dans la nuit sous le couvert des arbres. Mon regard s'adapta presque immédiatement aux pénibles conditions de visibilité. Et presque immédiatement, je humais ma proie. Je hurlais à la lune.


    Le Bolverk que j'étais était en chasse, appelant sa femelle à lui. S'il fallait que je consolide ma position, cela devait commencer par Isadora. Je courais sur la trace de ma proie.
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MessageSujet: Re: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Lun 1 Juil - 19:04





    « C'est donc vrai derrière les princes, y'a toujours un crapaud. Je laisse les anges répondre et me donner de la force, car pour sûr ma jolie bombe reviendra taper à ma porte. Je le sais, il me dira ce que je rêvais d'entendre, qu'il veut enfants et me marier sans attendre. Il me dira combien il lutte et souffre, se rappelant de nous deux sous la lune recherchant la grande ours.A tous les hommes qui en bavent car la femme est plutôt chiante, mais si douce, possessive et attachante. N'attendez pas qu'elle parte, retenez-la, épousez-la, avant qu'une autre bombe ne lui dise 'Je t'aime' etc, etc... Petit cœur est tombé... sur une bombe. Petit cœur est tombé... et ça fait mal, ça fait mal.»

Je m’en voulais au fond de moi. Je me laissais de nouveau aller et Hayden en subissait les conséquences. Lui qui avait toujours été là pour moi, beaucoup plus finalement que moi je ne l’avais été pour lui. Trop chamboulée pour lui en être reconnaissante une nouvelle fois, je l’accusais de choses que je savais impossible. Jamais il ne pourrait être au service de Mary. Je le connaissais que trop bien pour savoir que cela n’était pas envisageable. Il détestait ce qu’elle représentait, encore plus lorsqu’elle se trouvait au côté de son monstrueux père. Si nous pouvions laisser entendre que nous nous entendions bien avec le « couple dirigeant », ce n’était absolument pas le cas. Les apparences sont souvent trompeuses, ne l’oubliez pas. Entre la Lupa et moi, les choses ne s’étaient pas vraiment arrangé, et elle n’avait pas le choix de me supporter de par mon statut de compagne exclusive du fils de celui qu’elle avait été forcée de prendre comme co-chef de la meute. Elle ne pouvait plus rien me faire ; j’étais à la fois protégée par Hayden, mais aussi indirectement par l’ulfric. Il ne laisserait pas quelqu’un compromettre ce qu’il pensait être le mieux pour son fils. Oh bien sur, il ne me pensait pas indispensable et irremplaçable. Pour autant j’étais la seule louve avec qui son héritier s’affichait et avait accepté de s’installer. Et puis, j’étais tout de même la louve qui avait mis au monde deux loups de sang complètement purs, que l’on pensait juste là morts. Je n’imaginais même pas la réaction de Jonathan lorsqu’il apprendrait le pot aux roses… J’avais déjà moi-même du mal à m’en remettre. Ils étaient vivants et Johan, ce foutue traite et lâche aussi. Si ses derniers jours ne m’avaient apportés que des questions, j’étais certaine d’une chose : il était devenu le suppo de Mary et il était parti sur ses ordres, emmenant mes enfants comme si je n’avais pas mon mot à dire. C’était vraiment terrible de se dire que finalement nous n’avions été que manipulée par celui avec qui nous avions des projets, et cela depuis le début. Je comprenais mieux pourquoi il avait tant insisté pour me connaitre et pourquoi il s’était tant accroché à moi. Je n’avais été qu’une mission, rien de plus. Pour sur, il me dégoutait au plus haut point.

Hayden n’était pas comme lui. Je le croyais lorsqu’il me dit droit dans les yeux qu’il n’avait rien à voir avec Mary. Pour mentir à ses côtés, je savais reconnaitre ses vérités et ses mensonges. Là, ce n’était qu’un constat qu’il faisait, une réalité, et non pas un imaginaire qu’il essayait de me servir. Il décida qu’il était temps de courir et de chasser, et de me laissa pas vraiment le choix. Il ôta très rapidement ses vêtements puis me lança un défi avant de se transformer et de s’en aller. Sans même m’attendre. En prenant de l’avance. Je fus alors tiraillée entre deux pensées : celle de me lancer à sa poursuite, et celle d’attendre son retour et de reposer ma jambe blessée. Bien entendu mon choix fut vite fait et alors que j’entendais Hayden hurler à la lune, je cédais à ma louve. Je me déshabillais rapidement, ferma la voiture, et après avoir caché les clefs au pied d’un des arbres, je me transformais. Ce fut plus douloureux qu’à l’habitude et ma jambe me fit un mal de chien. Je restais une bonne minute allongée avant de pouvoir poser la patte par terre. Elle me tirait et se remit à saigner. Tant pis. Je n’y pouvais rien et elle finirait par guérir d’elle-même. Humant l’air, je suivis l’odeur de mon compagnon. Je finis par récupérer un rythme normal au bout d’une demi-dizaine de minutes, le temps de m’habituer à la douleur qui me lançait. Les années sanglantes étaient encore trop proches pour que je ne m’arrive plus à m’adapter à une petite blessure et pour que cette dernière soit vraiment gênante. J’avais connu pire, beaucoup plus pire. Sous le couvert du vent, je rejoignais la position du loup. Ce dernier était en quête d’une proie. Tous ses mouvements l’indiquaient. Et au moment où il allait bondir sur le chevreuil pour n’en faire qu’une bouchée, je lui sautais dessus, nous faisant un peu rouler sur le sol. Un point pour moi…

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MessageSujet: Re: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Mer 3 Juil - 23:03

    [i]Je me stoppais en pleine course, sur une toute petite butte de terre à flanc de colline. Je humais l'air, ayant perdu l'espace d'un court instant la trace de ma proie. Il fallait que je fasse en sorte de ne pas la perdre, car je savais qu'Isadora ne tiendrait pas longtemps face à la tentation de me rejoindre. Il fallait faire en sorte que j'y arrive le premier, ou j'en entendrais parler pendant cent sept ans. J'avançais à droite, puis à gauche. Je ne le sentais pas. Mais le loup que j'étais, un dominateur qui ne renonçait jamais, agissait autant à l'instinct qu'à la raison. Je me remis à courir, mais dans la direction opposée à celle où partait le chevreuil un peu plus tôt. Je foulais le sol de la forêt en remuant la terre et l'herbe, passant sous les frondaisons. Je ne hurlais plus. A Isadora de me retrouver si elle était aussi bonne que ça, ce dont je me doutais bien pour avoir partagé sa vie des années durant. Je continuais de courir, passant entre buissons et plantes de la forêt, bondissant au dessus des racines et des zones épineuses. Je ne ralentissais pas, et en montant sur la pente du mont, je sentais une autre odeur, alors que le vent avait changé subrepticement de direction. Cela ne ressemblait pas à Isadora, mais qu'importe. Je sentais aussi ma proie. Plus près. Avec des remugles de peur. Elle se savait pourchassée. Je savais que ce n'était pas un combat très juste, mais j'avais depuis longtemps appris à faire la paix avec ma nature. Il fallait que chaque loup apprenne à accepter ce qu'il était, autrement c'était un coup à devenir fou. Baliser son existence de règles sociales et culturelles permettant d'éloigner les pulsions trop dangereuses, mais laisser libre cours au reste de nos instincts naturels. Je continuais de courir, puis, lorsque l'odeur se fit plus forte, je trottinais en toute discrétion, mes pattes se posant sans un bruit sur le sol de la forêt. Je ne tenais pas à dévoiler ma position outre mesure en faisant un peu trop de bruit. Il fallait se concentrer sur l'essentiel. La discrétion de l'approche. Déjà que ma proie avait dû m'entendre hurler à la lune...


    Je continuais de m'avancer à pas feutrés, et passais sous les branches très basses d'un arbuste en pleine croissance. L'arbre, très touffu, me cacha sur quelques mètres. Puis, un buisson, je passais au travers en me faufilant entre les branchages sans un seul bruit. Il était là. Je le voyais. Cinq mètres. Apeuré et perdu. Il ne renonçait pas, mais il n'avait plus les tripes de continuer. Je me préparer à bondir sur lui, prenais mon élan... Et bondissais. Poussant avec toutes mes forces sur mes pattes arrières, je sautais littéralement vers ma cible, qui sursauta et glissa sur un lit de feuilles. C'est là qu'une masse plus légère que moi mais poussée par son propre élan me rentra dedans par le travers. Isadora, je le sus d'instinct que ce soit par l'odeur de sa fourrure ou sa façon de se battre. Alors que le chevreuil s'enfuyait en courant, nous roulions au sol en nous battant. Je me relevais d'un bond sur le côté, lui tournant au tour et me jetant à nouveau sur elle. J'évitais de mettre les griffes. Par contre, je la mordais à plusieurs reprises, même si ses mouvements me neutralisaient le plus souvent à merveille. Repoussé, je me reculais, trottinant autour d'elle, me mettant en position d'agresseur. Puis, je bondis à droite, campé sur mes pattes et aboyant férocement, avant de bondir à gauche et de recommencer. J'épatais la galerie en essayant de l'impressionner. Puis, sans crier gare, je me détournais pour courir à tout vitesse vers ma proie précédente.


    Le dernier à l'atteindre n'est pas un loup, mais une poule mouillée de métamorphe !
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MessageSujet: Re: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Ven 5 Juil - 23:55





    « C'est donc vrai derrière les princes, y'a toujours un crapaud. Je laisse les anges répondre et me donner de la force, car pour sûr ma jolie bombe reviendra taper à ma porte. Je le sais, il me dira ce que je rêvais d'entendre, qu'il veut enfants et me marier sans attendre. Il me dira combien il lutte et souffre, se rappelant de nous deux sous la lune recherchant la grande ours.A tous les hommes qui en bavent car la femme est plutôt chiante, mais si douce, possessive et attachante. N'attendez pas qu'elle parte, retenez-la, épousez-la, avant qu'une autre bombe ne lui dise 'Je t'aime' etc, etc... Petit cœur est tombé... sur une bombe. Petit cœur est tombé... et ça fait mal, ça fait mal.»

J’avais gagné la première bataille en sautant sur Hayen sans qu’il ne se doute de ma présence. Je savais que cela le grisait, comme ça me grisait moi d’ailleurs. Nous étions proches en tant qu’humain. Nous l’étions beaucoup plus en tant que loup. J’aimais jouer, et chasser  avec lui. Nous n’avions pas besoin de parler pour nous comprendre, et pour anticiper sur les mouvements de l’autre lors de chasse. Et pendant nos innombrables jeux, nous nous étonnions toujours l’un et l’autre. L’une des choses qui différenciaient complètement Johan et l’héritier de l’ulfric, c’était que ce dernier avait pleinement conscience et maitrise de son loup. C’était agréable d’avoir une relation équitable et non pas de maitre à élève. Ma louve aimait ça, même si la relation maitre/élève avec celui que je pensais mort ne lui déplaisait pas non plus. Enfin, j’étais loin de penser à O’More en cet instant. Seul Hayden ne comptait et notre petit duel. Après sa première surprise le loup se releva et nous nous mimes à nous tourner autour, sans lâcher l’autre du regard. On effectuait comme une danse, lui attaquant et me mordillant. Moi le repoussant. Puis nous reprenions nos positions initiales. Avant que ce soit à mon tour d’attaquer la première et à lui de se défendre. Et cela recommençait, chacun cherchant une ouverture chez l’autre. Enfin, c’était surtout pour la forme. Je connaissais très bien ses faiblesses et je savais lorsqu’il baissait sa garde. De la même manière, s’il l’avait vraiment voulu, il aurait pu m’immobiliser et avoir le dessus sur moi au final. La différence de poids entre nous jouait en sa faveur, même si ma taille plus petite me rendait plus rapide que lui. Nous avions tous deux nos atouts et nos contraintes, dont on s’accommodait parfaitement. Ce n’était pas étonnant qu’aucun cabot ne pouvait faire le poids face à nous deux. Nous étions trop callés dans notre domaine et nous étions trop complémentaires. C’était d’ailleurs pour cela que Jonathan nous voulait ensemble, et que Mary nous voulait séparer. Nous sommes dangereux, et tous en avaient conscience… Il est vraiment loin le temps où j’étais la louve moquée par les autres membres de la meute et j’aimais être crainte comme je l’étais à présent. On me considérait à ma juste valeur et c’était gratifiant…

Je m’apprêtais à attaquer de nouveau de Rugbyman lorsqu’il prit la tangente. Je le regardais partir, prendre un peu d’avance, puis hurla à la lune avant de me lancer à sa poursuite. Je pouvais le rattraper, j’étais plus rapide que lui. Et puis je connaissais mieux les bois que lui et les repères des gibiers. Je pris une direction différente à la sienne, montant dans les hauteurs de la forêt. Je finis d’ailleurs par être en amont de lui, et le voir courir à ma hauteur, mais sur un sentier beaucoup plus bas. Je voyais le reflet de la lumière sur son pelage, le bruit de ses pas sur lequel je callais mes foulés pour ne pas me faire repérer tout de suite. Je pris un tournant et m’élança à toute vitesse prenant de l’avance sur lui. Je me tapis ensuite à couvert et attendit qu’il arrive pour lui sauter dessus comme je l’avais fait plus tôt. J’attendais qu’il soit assez prêt, mais pas trop pour bondir. Sauf que cette fois ma jambe lâcha. Sans doute avais-je trop forcée dessus. Je dévalais le flanc de colline, n’essayant pas de ralentir ma chute. De toute façon, c’était peine perdue, et je me ferais encore plus mal. La chute fut assez brutale. Je sentis une pierre s’enfonçait dans mon torse, et je remerciais le ciel ne de pas être tombée quelques centimètres à coté, sinon elle se serait logée dans mon cœur. J’avais mal partout, et j’avais dû me casser quelques cottes.  Je me forçais à reprendre une respiration et un rythme cardiaque normal, avant d’essayer de me relever. Mais mes pattes refusaient de m’obéir. Il fallait que j’attende un peu avant de faire un mouvement et cela m’agaçait au plus haut point. Et puis, ma fierté venait d’en prendre un sacré coup quand même.

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MessageSujet: Re: J'suis tombée sur une bombe, une bombe comme on en voit rarement... [Livre II - Terminé]   Sam 6 Juil - 14:54

    Tester Isadora était bien inutile, tout le monde serait d'accord là dessus. Même amoindrie par les blessures qu'elle avait reçues, elle en restait l'une des louves les plus féroces et les plus sauvages qui soient. Il ne fallait pas que je baisse ma garde ; cette exécutrice de la meute, la Bolverk du clan écossais, était à ce poste depuis fort longtemps. Je savais au fond de moi que j'étais sans doute meilleur en terme de force et de puissance, d'expérience aussi. Ma propre meute avait contrôlé un territoire nettement plus vaste que le leur. En sus, j'avais été élevé dès la naissance pour ce poste, directement par un ulfric. Je savais bien sûr qu'Isadora avait joui du même type d'apprentissage, mais sur une période nettement plus courte que moi. En ce qui me concernait, les choses avaient été très dures, mais avaient fait de moi l'un des loups objectivement les plus forts de toute la nouvelle meute, exception faite peut être de mon propre père. J'étais même à peu près certain de pouvoir battre Mary en combat singulier. Elevé depuis toujours dans l'optique de prendre la place de mon père lorsque celui ci ne sera plus, Jonathan avait fait de moi un véritable monstre. Je ne voulais pas être plus fort qu'Isadora. Elle avait elle même des avantages que je ne devais pas négliger. Le fait d'être mère décuplait son ardeur à combattre, et elle pouvait se montrer vraiment féroce. C'était aussi sa ruse qui la rendait plus forte, j'en avais bien conscience. Je continuais de tourner autour de ma compagne. Si nous le désirions, nous pourrions devenir plus forts. Peut être même prendre la tête de la meute. Mais je ne voulais pas de ce pouvoir. Paradoxalement, plus je m'en rapprochais en intégrant les savoirs et compétences liées à ces positions, plus je m'éloignais du désir de les obtenir. Je savais qu'il en allait de même pour Isadora. Nous vivions tous deux une vie honnête de loups, et c'était là tout ce qui comptait à nos yeux. Je sentais pourtant au fond de moi que les choses étaient appelées à changer, du fait des nombreux bouleversements que nous étions en train de vivre.


    J'avais lancé la seconde phase de notre petit jeu. J'entendais le hurlement d'Isadora, si féminin et si profond, si... prédateur. Cette femme me faisait toujours un petit quelque chose de primal, à chaque action qu'elle faisait. Véritable bête, elle n'était pas le moins du monde apprivoisée. Sauvage, elle restait indomptable malgré les années. Je courais sans m'arrêter, mes quatre pattes foulant le sol à une cadence effrénée. Je ne voyais même pas clairement où j'allais, obéissant avant tout à mon instinct. Je ne voulais pas que les choses s'arrêtent en si bonne voie, donc je continuais toujours de pousser ma compagne plus loin. Compagne qui se laissait désirer, ne prenant pas ma suite. La connaissant comme je la connaissais, je savais qu'elle prneait un chemin détourné pour me coiffer au poteau. C'est alors que je vis une masse sombre, que j'identifiais aussitôt comme Isadora, qui dégringolait le long du flanc du massif. Je courais à sa suite, et lorsque je la retrouvais en contrebas, elle semblait encore un peu plus blessé. Je me couchais sur mes pattes et recommençais ma transformation, en humain cette fois ci. Ce fut rapide mais pas sans douleur. Je m'approchais, nu mais solide, de la jeune femme toujours sous sa forme lupine. La mouvant doucement, je me rendais compte de ses blessures et soupirais.



    | Ce n'est qu'une égratignure. Tu n'as pas de côtes cassées, juste fêlées. Mais je crois que tu assez fait la casse cou pour ce soir. En plus, c'est indéniable, je suis le plus fort. Il va falloir qu'on s'entraîne plus souvent, si la Bolverk de la meute d'écosse ne sait plus se tenir sur ses jambes... |


    Bien entendu, je la charriais, mais elle ne le verrait peut être pas du même œil.
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