AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   Mer 19 Déc - 16:41

[Je t'avais promis mon premier rp dès que je serais revenue)

Tiens. Vous revoilà ? Je pensais que nos routes s'étaient à jamais séparés. Depuis combien de temps ne nous sommes nous pas vu ? Autant ? Je pourrais presque affirmer que vous m'avez manquer.Oh allez ! Ne soyez pas si pudique ! Je vois à votre sourire que ce sentiment est réciproque.Avez-vous oublié que vous ne pouviez rien me cacher ? Votre orgueil m'avait échappé. Mais je ne la prendrais pas en considération cette fois. Je tenterais de me montrer moins sarcastique envers vous. Votre retour me rempli de joie. Il n'est pas anodin n'est-ce pas ? Il annonce une nouvelle à laquelle je n'espérais plus. Vous si ? Vous savez donc être optimiste ? Un trait admirable. Pourtant vous semblez tout autant surprit. Moi aussi...Je l'aurais pensé changée. Et pourtant...Elle semble toujours être la même. Cet air pétillant qui faisait tant briller son regard et qui vous charmait tant est encore là. Un caractère identique à celui qui vivait dans nos souvenirs ? Je l'espère. Vous l'aviez aussi entendu la raison de son départ. Ses qualités d'enquêtrice l'auraient forcément amenés à découvrir d'autres contrées.Mais si soudainement...Peu de mots pour ses proches, aucuns d'ailleurs . Et nous l'avons abandonné. Nous aurions pu la suivre mais elle nous délaissait. Alors pourquoi l'accompagner ? Une page ne faisait que se tourner. Mais je vous l'accorde, un livre ne meurt jamais. Il peut se fermer, être oublié mais il peut arriver un moment où une bourrasque l'ouvrira à nouveau . Et l'histoire recommencera à s'écrire...Pour notre plus grand délice.

Beaucoup de questions bousculent votre esprit n'est-ce pas ? Je me sens aussi chamboulée. Et je ne peux mettre aucun ordre dans mes pensées. Tant de demandes...Nous ne sommes pas les seules. Malgré son regard inchangé, son visage trahi un certain malaise. Une gêne qui n'a jamais eu de cesse de la tourmenter depuis son aventure. Si ce que la demoiselle à vécu l'a perturbé ? Une sombre affaire certes...La plus mauvaise qu'elle est pu vivre et la flic ne vous affirmera sans nul doute jamais que cela ne lui a laissé aucun stigmate. Mais ne doit-elle pas apprendre le recul ? Refouler ces mauvaises expériences pour avancer ? Un avenir brillant ? Professionnellement elle n'en doute aucunement. C'est bien le seul point sur lequel elle se sentait sûre à présent. Celui auquel elle devait faire face maintenant la torturait. Toujours le même et ce depuis tant de temps...Elle était, partie, seule et sans avertir. Et elle ne doutait guère qu'on pouvait lui en tenir rancoeur. Vous êtes bien le seul assez niais pour ne pas lui en vouloir ! N'avez-vous pas peur qu'elle s'en aille à nouveau ? Un chien des plus déloyal et infidèle. Tanwen ne vous a t'elle pas fait mal ? Si ! Vous ne pouvez affirmer le contraire. Et lui ? Sa disparition lui avait-elle fait quelque chose ? Assise dans sa voiture, la pensée qu'il puisse à présent la haïr la taraudait. De qui je parle ? Votre stupidité ne vous aura pas quitté longtemps ! Du canari pardi ! C'était étrange, elle en avait conscience. Cette mission l'avait emballée, elle espérait oublier cette attachement qui lui avait valu tant de nuit blanche. Et pourtant rien n'était arrivé. L'oiseau avait fait nid dans tout son être. Qu'il la quitte ? Elle avait essayé avant de se l'admettre que son intrusion ne lui avait jamais déplue, qu'elle n'avait eu de cesse de se mentir. Mais la celte, elle qui se disait si courageuse n'avait pu prendre ce foutu téléphone et venir demander des nouvelles. Il l'aurait rejeté. Pire, l'alouette l'avait peut-être oublié. La jeune femme n'en doutait pas qu'elle n'avait du guère être importante pour lui. Pourquoi tout serait aussi simple ?

Son arrivée ? La métamorphe n'était revenue que depuis la veille. Ses cernes ? Vous les avez aussi remarquées...La nuit ne lui avait pas été donnée. Une réunion, un contre rendu qui n'avait fait que s'éterniser. D'ici demain elle ne tarderait pas à apparaître dans les médias. Cette grande affaire venait d'être close. Enfin...Les journalistes seraient avertis, tardivement je vous le concède et elle allait devoir se faire voir. Une idée qui ne lui plaisait guère. Juste de la pub pour la police écossaise. On en oubliait les victimes, on les utilisaient pour faire briller une milice qui n'avait jamais été sur le devant de la scène. Et on lui donnait le premier rôle. Si vous avez raison ! Tout avait été réglé grâce à elle, la promotion n'était pas loin. Mais pourquoi la montrer comme une héroïne ? La celte n'avait fait que son travail. Peut-être n'était elle d'ailleurs pas plus méritante que ses confrères. Elle avait triché. Si elle s'en voulait ? Pas vraiment, chacun avait ses méthodes. Elle craignait juste ce qu'elle devrait dire. Ne pas se dévoiler aux autres. Ce que la celte avait toujours su parfaitement faire ! Mais elle n'avait pas réellement dormi depuis des semaines. Vous avez compris sa logique. Si la fatigue la trahissait ?

Depuis combien de temps Tanwen était-elle là ? Devant cet immeuble qu'elle ne pensait plus revoir ? Je l'ignore, je viens de la découvrir, tout comme vous. Sûrement depuis la fin de cette réunion. Pourquoi être venue directement ici ? Cet idiot de français lui manquait. Elle attendait qu'il passe. Une belle connerie, elle le savait. Son cœur aurait encore mal. Il en avait toujours été ainsi quand elle s'était attaché à autrui. Le jour ne se lèverait pas de si tôt. Il reviendrait peut-être d'une soirée, accompagnée sans aucun doute. Et si cette perspective lui faisait mal, la celte savait que juste l'apercevoir lui ferait du bien. Juste ça ? Certes, elle voulait plus mais elle ne se voyait aucunement débarquer comme une fleur. Comme si de rien n'était...Non son caractère n'avait pas changé ! Sa légèreté n'était dû qu'à une envie d'oublier le sérieux de son existence. De plus la demoiselle avait bien trop de respect pour cet abruti pour ne pas prendre en compte ses sentiments. Aussi durs devaient-ils être....Et elles les comprenaient. Quoi que...S'il n'avait jamais eu d'intérêt pour elle, sûrement s'en moquait-il...Oui, encore et toujours les mêmes questions...Elles aussi l'habitaient, ne la délaissant jamais.

Oh...Il semblerait effectivement qu'un brin de folie soit venue la taquiner. Le courage ne lui avait jamais manqué mais n'était-ce pas là un pure délire ? Tanwen aurait du partir. Pourtant elle ne voulait pas qu'il découvre son retour à travers un vulgaire journal. Enfin encore aurait-il fallu qu'il sache lire. Mais voilà que la flic venait de faire claquer la porte de sa voiture pour se diriger vers les interphones. Appuyer dessus ? Non ! Elle ne voulait pas le réveiller s'il dormait. Juste vérifier qu'il réside encore dans cette luxueuse résidence. Ah, vous aussi êtes surprit ! Qu'elle puisse déjouer le système magnétique de l'entrée ! Son petit voyage lui avait apprit bien des choses. Même si elle savait qu'elle était encore loin de battre ce fichu Arsène Lupin dans ce domaine. En parlant de lui, l'inspectrice était face à son entrée. Son palpitant ne cessait de faire du bruit. L'entendait-on d'ailleurs ? Une idée bien idiote et pourtant...Sans réfléchir, car elle savait que la réflexion la ferait reculer, elle vint ouvrir la serrure pour pénétrer dans cette antre qui n'avait jamais quitté son esprit. Toutes sortes d'odeurs vinrent lui chatouiller son odorat. Mais une était plus forte que les autres...La sienne. Celle dont il avait emprunt ce lieu ou encore ce vêtement que la métamorphe venait de porter à son visage. Un doux sourire s'affiche sur son visage. Si elle irait dans sa chambre ? Cette audace là ne l'animait aucunement . Qu'aurait-elle fait face à lui ? Et si il était...accompagnée ? Alors, silencieuse, elle vint attraper divers magazines et en arracher les pages. Des grues, oui, elle les refaisait. Et quand elle eu terminé, la jeune femme vint se percher sur bien des meubles pour pouvoir les faire voler. Avec les fils des coussins ? Exact...
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   Mer 19 Déc - 17:29

L’heure ? Elle échappait complètement à Camille dont l’horloge interne s’était manifestement déréglée depuis un sérieux moment. Les ténèbres n’avaient pas encore élu domicile au-dessus de son crâne et c’était tout ce qui lui importait. Une autre nuit blanche s’était empilée aux autres et malgré cet état de fatigue manifeste, le riche héritier arpentait les rues avec nervosité. Marcher lui permettait de vider son esprit bien trop encombré. Une habitude qu’il prenait tous les jours désormais. Son angoisse constante grossissait dans sa poitrine doublée par cette faim fantôme qui disparaissait aussitôt qu’elle lui lacérait l’estomac. Son dernier vrai repas remontait à trop longtemps pour qu’il s’en souvienne la contenance. Il ne se nourrissait que de caféine et de quelques bouchées de pain principalement. Il s’était forcé à avaler quelques légumes et un peu de viande après avoir manqué de s’écrouler la veille. La tension, quelle connerie ça aussi. Qu’il se laisse complètement absorber par les événements n’avait rien de conventionnel pour le métamorphe. C’était inédit, cet état de panique et son attitude général. Sa solitude et son isolement le tiraillaient en milles solutions bancales pour mieux le projeter dans des conclusions dramatiques. Quelqu’un allait perdre la vie, bientôt, s’il ne parvenait pas à résoudre ce problème. Oui, il en revenait toujours à ça finalement. Que faire ? A part, parcourir Edimbourg de long en large sans but précis, il n’avait pas agi pour le bien de son espèce ces derniers jours. Le fait était qu’il était complètement piégé, emprisonné dans son propre jeu. Il commençait à se résoudre à l’inévitable et espérait encore naïvement pouvoir marchander le coût de cette déchéance. Ne voyait-il pas l’évidence ? Il avait dégringolé si bas dans ses enfers que plus aucun palier ne parvenait à retenir sa carcasse. Son corps s’enfonçait déjà dans la lave et l’engloutissait dans une effervescence de braises brûlantes. Consumé par ses fautes et hanté par ses crimes. Bien fait ? Il avait ses torts, il était le premier à le reconnaître mais de là à ce qu’il mérite cette succession de désastres… Pas de tribunal et encore moins de procès mais assurément un verdict et des conséquences. Comme quoi, la vie se faisait justice elle-même, propre juré d’une âme humaine.

L’oiseau regagna son nid après une errance infructueuse – comme toujours. Ereinté, il espérait parvenir à voler quelques heures de sommeil dans le dos de cette Morphée qui lui refusait toujours rageusement une étreinte. Dormir par tranche de trois heures semblait déjà assez éprouvant, alors ne pas réussir à fermer l’œil… Ça n’allait pas en s’améliorant. Ses insomnies devenaient un sérieux souci à l’instar de son appétit. Résultat du choc psychologique qu’il avait subi. Mais de ça, nous en avons assez déblatéré par le passé. Il fallait être aveugle pour ne pas remarquer les cernes incrustés dans la peau du français. Pour sa perde poids, elle se discernait mais seulement pour un œil avisé. Le changelin s’engouffra dans son immeuble et se surprit à songer à une alternative qu’il avait déjà revisité plusieurs fois intérieurement. Tout vendre ou tout laisser là et se cacher. Ailleurs. Ah. Il aurait été si aisé de prendre ses jambes à son cou et de mettre le plus de distance entre lui et la Reine. Mais elle parviendrait à le retrouver pour mieux empirer sa sentence. Même sans ça, il n’osait imaginer le massacre qu’elle pourrait effectuer en ne le trouvant pas chez lui. Il en tremblait qu’à l’anticiper. Le jeune homme avait perdu beaucoup de ses capacités d’attention en vivant de manière aussi spartiate et il ne capta pas les effluves de ce qui habitait l’ascenseur. Tant mieux ou tant pis, de ça nous n’aurons jamais le retour.

Le voleur traîna les pieds jusqu’à sa porte qu’il découvrit… ouverte ? D’une seule onde, l’entièreté de ses membres se contracta, déjà alerte. Le sang lui monta à la tête, chamboula toutes ses pensées et dessina des pistes. Des sbires de Krystel venu lui rendre des comptes ? Une nouvelle menace ? Un nouveau message ? Un kidnapping ou un passage à tabac ? Toutes ses idées plus inquiétantes les unes que les autres tambourinèrent dans sa boîte crânienne. Il recula dans un premier temps, incapable d’affronter cette réalité puis une part de sa raison le força à refaire ce pas qu’il venait d’abolir et il entra. Lentement, sans faire de bruits, il passa le seuil. Ses yeux fouillaient frénétiquement les lieux en quête d’une présence. Il traversa le hall doucement, voyant en chaque objet une potentielle arme en cas de danger sévère. Son courage se dérobait à mesure qu’il évoluait pourtant mais quand il atteignit le salon, toute cette tension retomba d’un seul et même coup. Il vit d’abord sa silhouette avant de percevoir son odeur – une erreur de débutant. Quand il crut reconnaître la personne qui était entrée par effraction, son odorat fit le reste pour l’identification.

Son regard bifurqua succinctement sur les grues et durant une fraction de seconde, il crut qu’il allait se mettre à hurler de rire. Comme un fou qui se serait échappé de son asile et sans sa camisole de surcroît. Pourtant, il n’en fit rien. Même si un soulagement sans nom courait dans sa poitrine, qu’une vague d’espoir l’envahit et que le reste de ses émotions brouillées se confondaient entre des couleurs qu’il ne parvenait même plus à reconnaître, il resta là, cloué au sol à mi-chemin entre une aberration douloureuse et une joie incommensurable. Celle qui le fixait, celle qu’il croyait avoir perdu, celle dont il avait tant réclamé la présence, celle qui pourrait peut-être le sauver, les sauver. Celle qu’il voulait protéger. Elle ramenait un sens qu’il pensait avoir égaré et sans en prendre conscience dans un premier temps, il avait avancé vers elle. Qu’allait-il lui dire ? Leur dernière rencontre s’était finie en une horrible dispute sans issue et sans fin. Si la situation n’avait pas été aussi dramatique, il se serait sûrement montré distant. Mais actuellement, il n’avait pas les moyens de se freiner. Il l’avait cru enlevé, torturé et même morte. La vampire aurait pu orchestrer tout ça et cela coïncidait jusqu’ici avec ce qu’il avait appris sur sa disparition. Mais non, elle était là face à lui. Un fragment d’illusion qui luisait bien trop pour sembler véridique. Il parvint à sa hauteur en un rien de temps et posa sa paume sur la joue de son invitée surprise. Il voulait parler, dire quelque chose, n’importe quoi mais il ne fit que la contempler durant une longue minute. Savourant ces traits qui n’avaient pas été bafoués par qui que ce soit. Oui, il avait eu le temps de se faire la pire des psychoses ces derniers jours.

Le corbeau finit par la faire glisser au creux de ses bras, inconscient que ce geste pouvait être déplacé pour la jeune femme qui n’avait pas encore eu une mise à jour sur les récents faits et sur la névrose qu’il avait entretenu. Il la serra contre lui et huma à outrance l’arôme s’échappant délicieusement de sa crinière.

« Tu n’as rien… Dieu merci, tu n’as rien… »


Cette étreinte improvisée allégea tout ce poids qui l’obligeait à courber les épaules et à se laisser tomber sans chercher à s’agripper. Pourtant, rien n’était aussi simple et de ça, il allait vite s’en apercevoir. Si elle venait de réapparaître comme dans un rêve, lui allait lui apporter une part de son cauchemar. Son alliée pouvait très bien se transformer en son ennemie – n’était-il pas question de ça lors de leur dernière discussion après tout ? A vrai dire, il s’en fichait complètement. Tanwen était vivante, en bonne santé et à ses yeux, rien d’autres ne prévalait.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   Mer 19 Déc - 17:56

Une action inutile ? Il semblerait que ce soir nos pensées arrivent à s’accorder. Sincèrement, à quoi jouait-elle ? Oui, je pourrais affirmer que j’ai déjà répondu à cette question mais mon affirmation ne cachait qu’une supposition. Qu’il n’apprenne pas son retour par les médias ? Que d’idiotie n’est-ce pas ? Ne considérait-elle pas que le français se moquait éperdument de son être ? Que d’autres grues venaient déjà d’apparaitre dans son ciel ? Et que les siennes ne lui seraient que des plus risibles. Mais malgré toute l’honnêteté avec laquelle la flic envisageait son affection pour le poussin, elle ne pouvait se résoudre à admettre qu’elle ne souhaitait pas qu’il l’oubli. La demoiselle marquait les esprits, elle le savait pertinemment. Comment effacer de ses souvenirs une personne aussi peu commune ? En toute modestie…Non d’accord, il n’y avait aucune modestie en elle. Tanwen savait parfaitement quelles étaient ses capacités et ses lacunes. Et elle restait dans les souvenirs. Comme si son caractère, mais surtout son mordant, apposait une marque indélébile dans les mémoires. Que son visage ou nom évoque des rancoeurs ou fassent germer un sourire…Ce qu’on pensait d’elle ne lui avait jamais importé. Vous savez ce que je vais dire. Pourquoi toutes ces paroles. Effectivement, la situation était différente. Des mots souvent dits mais dont vous ne semblez toujours pas mesurer toute l’importance. Ne plus se sentir soit même n’est-il pas perturbant ? Exact ! Comme si on perdait le contrôle d’un mécanisme que l’on pensait parfaitement maitriser.
Là, le doute la rongeait. Une tare qu’elle ne connaissait guère même si la celte acceptait parfois de se remettre en question. Pourquoi aurait-elle continué à habiter dans ses pensées ? En quoi aurait-elle pu tant être originale à ses yeux ? Lui qui fréquentait tant de monde avait dut rencontrer gens plus épicés. Et exotique. Bien qu’elle n’eut pas manqué de piment. Mais les Français ne mangeaient guère relevé non ? Sûrement délaissaient-ils les plats trop piquants au point de ranger leurs existences dans un des multiples tiroirs de leurs têtes. Oui encore une idée douteuse de sa part mais l’angoisse ne l’aidait que peu à réfléchir intelligemment. La pression n’avait jamais motivée ses capacités cognitives. Elles les avaient toujours inhibés voir aliénés. Vous et moi savons que ce canard ne pouvait avoir enterrer l’existence de la métamorphe. Pourtant le cœur de la jeune femme ne cessait de se contracter à cette idée. Et sûrement était-elle présente ce soir, collant de vulgaires bouts de papiers au plafond dans l’espoir de revivre dans l’esprit d’un être qui ne l’avait sans aucun doute jamais abandonné.

Les bruits de pas ? Sa concentration était bien trop occupée pour les remarquer. Ce fut l’odeur qui la réveilla, faisant évaporer ces rêveries noires. Une flagrance qui aurait pu passer inaperçu puisque imprégner dans chaque meuble de cet appartement. Mais elle était à présent plus forte. Un doux parfum masculin qu’elle avait tant voulu rencontrer à nouveau. Et son olfaction animale exacerbait cet effluve. Oh je vous vois sourire ! Peste que vous êtes ! Vous attendez la suite avec impatience ! Alors je vous ferais plaisir même si cela ne me réjouis guère. Oui, son corps tout entier venait de se contracter. Jamais elle n’avait du être aussi tendue. Ou du moins sûrement avait-elle déjà refoulé pareil évènement. Tous sens en alerte ? Certes mais Tanwen ne se savait pas en danger. Elle appréhendait les évènements. Cette silhouette qu’elle apercevait dans l’obscurité et qui la fixait, n’avait-elle pas espéré chaque soir la revoir ? N’avait-elle pas aperçue dans biens des hommes le spectre du canari ? Alors n’aurait-elle pas du être réjouie que Camille vienne à apparaitre devant elle ? Pour vous tous semble si simple. Heureux est le simple d’esprit car il héritera du royaume des cieux. D’accord, je réarrange une citation biblique mais sûrement aurait-elle voulu être aussi niaise que vous. Sourire bêtement et lancer une petite remarque amusante. Ne pas se soucier d’être rejetée et, si pareille situation arrivait, s’en aller avec une certaine légèreté. Si la policière ressentait le besoin de parler ? Effectivement. Le silence qu’il y’avait entre eux devenant pesant. Mais pour dire quoi ? S’excuser ? Demander pardon pour ? Etait-elle vraiment en tord ? Elle n’avait fait que son travail et pourquoi aurait-elle du dire qu’elle s’en allait ? Pourtant Tanwen avait l’impression d’avoir fait un choix répréhensible et l’oiseau ne tarderait pas à le lui dire non ? Oui vous avez raison ! Seulement si le Français avait perçu sa disparition comme difficile. Mais ne pensait-elle pas que ce ne fut pas le cas ? Paradoxale je vous l’avais bien dit. Certes…Et si jamais il s’en moquait réellement de sa personne, il lui en voudrait pour la serrure et son intrusion. D’ailleurs combien pouvait coûter une porte de luxe ? Bien sûr que non ! La flic ne comptait pas rembourser. Son sans gêne existait toujours en elle pardi !

« Tu ne devrais pas gêner les gens quand ils travaillent. Je sais, tu ignores ce qu’est ce mot mais en gros, tu devrais attendre sagement qu’autrui ai fini leurs tâches avant de les importuner. »

Une réflexion stupide ? Qu’auriez-vous fait à sa place ? Jamais au grand jamais Tanwen n’aurait songé qu’il puisse la prendre dans ses bras. Oh non, elle ne s’en plaignait pas ! Le bonheur qui émanait du jeune homme l’envahissait. Oui, la métamorphe se laissait aller à accepter tant de joie. Mais, surprise, elle n’avait su que dire. Elle n’avait pas réfléchi à ses mots. Peu conventionnels sans nul doute. Ce qu’elle aurait du affirmer ? La demoiselle n’en avait aucune idée. Alors pourquoi ne pas être celle qu’elle avait toujours été et qu’il connaissait ? Même si la jeune femme fière qu’elle était se serait dégagé de cette étreinte. Mais la flic s’en sentait incapable. N’avez-vous jamais ressenti ce confort en présence d’une personne ? Du même sexe ou non. Une impression de sécurité mais surtout une absence totale de soucis. Comme si toutes vos tortures mentales venaient à être détruites et que vous ne pouvez plus penser à rien. Une absence d’énergie psychique qui vous repose ? C’était exactement ainsi que la demoiselle aurait décrit ce qu’elle ressentait en son fort intérieur. Instinctivement, ses bras vinrent se nouer autour de lui et son visage se posa contre son torse. Idiot ! Son angoisse ne pouvait pas être totalement partie ! Bientôt elle devrait s’expliquer, elle n’en doutait aucunement et les complications ne tarderaient à venir.

« Je penses que je n’aime définitivement pas tes coussins. J’aime couper le fil qui les maintient en vie. »

Un sourire s’afficha sur son visage tandis qu’elle venait plonger son regard, malicieux, dans celui du jeune homme.

« Que craignais-tu ? Qu’une petite limace soit venue aspirer mon sang ? Me sous-estime tu ? Crois-tu qu’une vulgaire sangsue puisse s’en prendre à mon être ? C’est vexant…très vexant…. »
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   Mer 19 Déc - 22:45

Première pique pour marquer ces retrouvailles et à vrai dire, il ne s’était pas attendu à moins venant de l’inspectrice. Ce soir plus que jamais, il se délectait de son humour perforant. Rien ne semblait pouvoir atteindre cet apaisement - même pas les mots et les reproches de son interlocutrice. Si elle avait rejeté ses bras, il ne s’en serait même pas offusqué. Chamboulé depuis trop longtemps désormais, l’oiseau n’avait pas encore eu la chance de pouvoir retrouver sa personnalité. Quand elle l’enlaça à son tour, même sa panique habituelle ne lui sifflait plus à l’oreille. Sa présence au creux de ses bras suffisait largement pour combler le vide qu’il l’avait englouti durant ses dernières semaines. Un petit miracle en soi. L’absence de la celte avait bien fissuré son esprit mais de cela, il ne se souciait pas encore. Peut-être qu’il finirait par retrouver sa cohérence et sa façon d’être d’ici quelques jours. Il fallait l’espérer, il avait assez fait durer cette déchéance. Le changelin voulut très sincèrement fixer son regard sur l’œuvre dont se vantait l’agent mais il fut incapable de décoller ses yeux d’elle. Il craignait bien trop d’être sujet à des hallucinations. Il aurait marché en plein rêve que ça ne l’aurait pas étonné. Une forme de dépression particulière pouvait entraîner ce genre de choses. Était-ce la dépression psychotique ? D’où sortait-il cela ? Camille recommençait à dériver mentalement, son attention flanchait décidemment sans arrêt. La fatigue le rendait fou littéralement. Raison de plus pour croire que ce qu’il vivait, avait beau être très tangible, peut-être n’était-ce que le produit de son imagination qui ne souhaitait que le retour de la jeune femme. Il voulait terriblement trouver une raison de lutter contre un fléau mortel et qui le rendait toujours aussi dépendant de surcroît. Peut-être que son cerveau lui en avait offert une pour le sauver, pour se préserver. Pour commencer à raisonner de façon aussi tordue, il devait être vraiment mort. Non, Tanwen était bien là contre lui. Et même si c’était trop beau pour être vrai, c’était le cas.

Le riche héritier s’agrippa encore plus férocement à ses prunelles qu’à sa taille, y trouvant une autre source de réconfort et de vérité. Il aurait sûrement grogné un peu à l’encontre de la tueuse de coussin. Mais là, de suite, ces détails ne titillaient en rien ses facultés psychiques. Ces dernières n’étaient pas à leur première désertion, au contraire, elles se repaîtraient dans sa douleur et en oubliaient de se manifester. Le français ne comptait pas faire de remarques sur la déco, pas aujourd’hui. Il l’écoutait attentivement – ou tout du moins, du mieux qu’il pouvait compte tenu de son état. Chacune de ses intonations était une preuve supplémentaire de la réalité et il les chérissait tout autant que leur étreinte. Le sujet vampire atterrit plus rapidement sur le tapis que ce qu’il aurait souhaité. Il voulait juste profiter de ce moment volé aux circonstances. Mais de toute évidence, ce plan n’était pas au goût de la métamorphe. Elle n’avait pas traversé les mêmes enfers – elle ne l’avait pas pensé prisonnier d’une créature sadique et dangereuse. Si seulement, elle pouvait réaliser à quel point il n’avait pas besoin de cette conversation-là maintenant. Enfin quand bien même elle en aurait conscience, il s’agissait de Tanwen. Elle ne se serait sûrement pas garder le plaisir d’émettre sa contrariété. Le voleur se mordit la lèvre inférieure en essayant de formuler des phrases intérieurement avant de lui répondre. A part lui répondre que si et la vexer définitivement…

Réalisait-elle un peu à quel point la menace planait sur elle ? Sur eux ? A quel point, ils étaient démunis face aux nocturnes ? Elle en avait très certainement côtoyé pourtant – même plus que lui. Elle était au courant de leur potentiel. De toute évidence, la brunette avait du courage et de la témérité à revendre. Si cela avait été possible, le fumeur se serait empressé de la lui racheter. Vu qu’il n’avait pas les moyens mentaux actuellement pour formuler de jolies phrases et esquiver habilement ces remarques, il pressa le pas sur les derniers événements. Si elle voulait mettre les pieds dans le plat, autant le faire le plus rapidement possible.

« Elle a tué des gens, Tanwen. Sous mes yeux. »

C’était la première fois qu’il prononçait son prénom et il aurait souhaité que ça soit dans d’autres circonstances. Il se détacha d’elle alors, à regrets. Une partie de lui se remettait en marche et il recommençait à longer les pans de sa démence. Il paniquait et pas pour les raisons conventionnelles quand il est en présence de la jeune femme, pour les dernières raisons. Celles qui concernaient davantage leur survie que des sentiments naissants. Naturellement, il trouva le chemin jusqu’à sa baie vitrée et sonda les ténèbres – il avait presque réussi à oublier quelle heure il était. Depuis leur dernière entrevue, il s’assurait d’être toujours chez lui à la nuit tombée. Histoire qu’elle ne massacre pas tout l’immeuble juste parce qu’il serait sorti. Il passait alors son temps à somnoler vaguement devant sa fenêtre, guettant le moment où la Reine se montrerait pour l’écraser définitivement. Son amie – un terme étrange pour désigner leur relation mais il n’avait pas le temps d’en trouver un autre plus adapté - de toute manière, y en avait-il seulement un ? - demeurait à portée aisée du danger si elle restait ici. Malgré ça, il ne pouvait pas la congédier, il n’en avait pas la force nécessaire. Il avait trop besoin d’elle, c’était égoïste. Il reprit sa tirade là où il l’avait laissé, la voix un peu hachée. Ses souvenirs étaient toujours aussi atroces et il les revoyait sans arrêt en cauchemar. Sa culpabilité l’écrasait à l’instar de l’horreur qu’il n’avait su empêcher. Il savait qu’il serait jugé pour ça par sa comparse. Elle allait sûrement le blâmer pour ça et il le méritait. Il ne voulait plus rien lui cacher désormais. Même si son être réclamait toujours son affection, il ne voulait plus marcher dans cette combine. Tanwen était devenue bien plus qu’une simple connaissance ou une aventure. Il le savait au fond de lui. Pour cette raison, il se devait d’être honnête quitte à la perdre pour de bon. Cette idée fractionna un peu plus ses pensées et sa respiration.

« C’étaient des voisins, je ne les connaissais même pas. Si je ne lui livre pas un nom, elle va continuer. Tous les gens qui m’ont approché de près ou de loin sont menacés. »

Devait-il ajouter que si il lui arrivait quelque chose, il ne pourrait pas s’en remettre – nous en avions eu la preuve et un échantillon ? Devait-il lui faire comprendre qu’elle était importante ? Tout cela était déplacé. Il ne savait même plus où se situer – et ça avant les problèmes, alors maintenant… L’opacité de cette confusion n’avait de limites et ça ne serait sûrement pas à cet instant précis qu’ils réussiraient à trouver l’horizon au milieu de ce brouillard. Le corbeau ne préférait pas se rendre plus pathétique qu’il n’avait déjà été et ce raisonnement l’atteignait seulement parce qu’elle était dans les environs. Il s’était détourné quelques instants, histoire d’accuser ce soudain retour à la vie réelle et à toutes ses angoisses. Durant quelques minutes, il s’était contenté de son apparition et de l'effet de surprise mais toutes les bonnes choses ont une fin. Surtout lorsque vous avez vendu le secret d’une espèce entière à une vampire. Il passa furtivement sa paume sur son front et puis sur son visage entier. Il ignorait quoi faire – pour ne pas changer tiens. Si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait pris l’inspectrice par le bras et se serait enfui à l’autre bout du monde. Rien n’était acquis et tout restait à faire. Que ça soit au niveau de la situation ou de sa relation avec son invitée. Parfois, il fallait juste cesser de fuir. Et quand cette évidence ne vous surprenait pas, alors elle s’imposait.

« Tu étais où alors pendant tout ce temps?»

Il perçut lui-même la tristesse dans ses intonations, il se grillait tout seul. Pire, il risquait d'irriter ou d'étouffer la flic ce qui n'avait jamais été son intention. Il faisait toujours tout de travers avec elle de toute manière. Tant pis, il ne contrôlait plus rien de toute façon. Le jeune homme continuait de fixer la rue en contre bas. Il savait que si il revenait se perdre sur la silhouette voisine, il voudrait la serrer à nouveau contre lui et juste oublier le reste. Impossible car le reste s'alignait déjà entre eux. La celte y veillait très certainement.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   Mar 5 Fév - 0:53

[J'ai pas vu que je t'avais fait attendre aussi longtemps.Désolée.]

Une grimace? Une hallucination de votre esprit. Ce que vous venez de voir? Un simple sourire...inversé certes. Mais ce n'était en rien une mimique contrariée. Je la dirais plus...dégoûtée. Si de simples cicatrices la répugnaient? Auriez-vous perdu la mémoire? Sûrement vais-je encore devoir la rafraichir! Dans quelles circonstances, de nos jours acceptés malgré un fort côté malsain, un quelconque être pouvait acquérir pareilles blessures? Ah c'est bon? Vous y avez! Ce n'était donc aucunement l'aspect lisse et dénotant du restes de ce doux épiderme qui lui faisait froncer les sourcils mais bien plus ce que celles-ci supposaient. Faire une remarque? La celte en avait déjà bien fait. Et elle ne voulait pas soulever ce sujet. Douloureux? Elle n'en savait rien. La métamorphe savait seulement que ce soir, elle était prête à faire n'importe quel effort pour ne pas enclencher une dispute. Oui, je suis d'accord avec vous. La policière en ferait presque pitié. Toute cette fatigue et détresse qui émanait de son être aurait pu vous donnez les larmes aux yeux si vous aviez eu un coeur. Mais vous ne connaitrez sas nul doute jamais ce que peut être la compassion et il me serait des plus inutiles de vous le décrire. À l'instant même, la jeune femme ne voulait plus penser à rien. Dans le confort que lui offrait ses bras et la chaleur qu'émanait du corps de l'oiseau lui donnait une impression qu'elle n'avait pas eu depuis des mois. Une sensation de sécurité. Bizarre oui...la flic savait parfaitement qu'elle devait avoir bien plus de courage que vingt de ces poussins réunis mais ce sentiment s'ancrait en elle plus profondément à chaque minute passante. Tanwen le savait, elle jouant les chiens solitaires avaient besoin de quelqu'un. Une idée inconsciente qui avait germer dans sa personne depuis la rencontre avec ce ridicule moineau. Lutter contre elle? Cela ne servait plus à rien, elle n'y arriverait pas. Mais peut-être l'irlandaise aurait fait cet effort si Camille l'avait rejeté. Elle se serait menti. Pourquoi se prendre la tête alors que tel n'avait pas été le cas? Vous avez raison. Il l'avait prise contre lui, lui faisant comprendre qu'il n'avait aucune inimitié à son égard. Et la jeune femme se délectait de cet instant, l'appréciant plus que son imaginaire ne le lui avait fait penser quand elle s'imaginait ces retrouvailles. Le moment était comme dans ses fantasmes. Ou presque. Il est évident qu'entendre parler de la reine des sangsues venait tout gâcher. D'accord, Tanwen avait amené le sujet et ne pouvait s'en prendre qu'à elle même mais son éternelle mauvaise foi ne l'avait malheureusement pas quitté même pour de courts instants.

"Donnes lui mon nom. La société protectrice des animaux me défendra."

Si Tanwen ne mesurait pas le danger dans lequel elle se serait mise? Vous la prenez encore pour une idiote. Bien sûr qu'elle en avait conscience. Mais que ce canari arrête de se tourmenter. Elle se sentait parfaitement capable d'un petit tête à tête avec sa merveilleuse amante venue d'outre-tombe. Peut-être que la celte aussi pourrait avoir le droit à des parties de jambes en l'air inoubliables? Encore une connerie de sa part. Même l'épuisement ne pouvait lui faire partir de telles idioties. Un sourire était d'ailleurs venu illuminé son visage tandis qu'elle venait déposer ses lèvres sur la mâchoire du français, une de ses paumes venant cueillir la joue adverse. Je penses aussi qu'elle tentait d'éviter le sujet. Réfléchir n'était pas ce qu'elle voulait faire. Surtout sur une problématique aussi importante qui relevait du bien être de Camille tout autant que de sa race. Ils auraient le temps d'en discuter. Oui, elle n'allait pas l'abandonner. Cet imbécile récoltait les fruits de son insouciance mai il était dépassé...L'inspecteur Manawyddan n'en doutait guère. Quant aux excuses qu'elle se sentait devoir présenter? Là on touchait son orgueil. Oui, elle se savait en tord. Personne ne lui avait demandé de disparaitre. Sauf elle, et cette volonté de mettre au clair tout ce qu'elle ressentait. Mais le lui admettre lui aurait demandé d'oublier son orgueil. Et Tanwen ne s'en sentait toujours pas capable. Une crainte aussi la taraudait si elle se permettait d'avouer les causes de son acte. Laquelle? Je vous laisses y réfléchir. Après tous nous en avons déjà parlé.

La pie voleuse s'était détournée, au plus grand regret de la demoiselle. En avait-il déjà assez de ses caresses? Elle qui ne demandait qu'à le toucher...La celte vint d'ailleurs se poser à côté de lui, venant entrelacer ses doigts avec les siens. Tant pis si il l'a trouvait aussi collante qu'un petit chien! Elle en était un après tout. Et si l'inspectrice l'agaçait, qu'il le lui dise. Les choses serraient clairs dès lors.

"J'ai été prise par la fourrière. Tu devines bien que reprendre ma forme humaine dans une cage aurait suscité des questions. J'ai du donc attendre qu'on m'adopte! Et tu n'as pas idée à quel point les dogues allemands font peur. Même avec un poil aussi soyeux que le mien!."

Son regard s'illuminait à nouveau de cet éclat de malice qui n'avait pas sa raison d'être après tout. Mais l'irlandaise n'avait jamais été conventionnelle. Et elle comptait retrouver l'énergie qu'elle avait eu. Quelques nuits de sommeil l'aideraient sans aucun doute. Tout comme quelques divertissements lui permettant de faire sortir de sa mémoire des images dérangeantes.

"On m'a juste mise sur une lourde affaire."
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   Mar 12 Fév - 22:44

La douceur et l’égard qu’elle lui manifestait, l’engourdissait et ce retrait presque stratégique le forçait à se butter contre les soucis qu’il avait engendré. Il était si simple pour l’oiseau d’oublier ou du moins de vouloir complètement effacer l’horreur des derniers jours quand la celte se trouvait à proximité. Malgré les faits pesants et les vérités incomplètes, la jeune femme continuait d’instaurer cette ambiance légère et taquine dont elle avait le secret. Si Camille n’avait pas été aussi éreinté et aussi angoissé, il se serait joint avec plaisir à cette exercice. Pour l’heure, il se contentait d’une mine lugubre et d’une tonne d’inquiétudes coincée dans la cervelle. Comment parvenait-elle encore à plaisanter sur ce sujet ? Ne le prenait-il pas au sérieux ? Ou bien cherchait-elle à minimiser la situation ? Quelle était son but ? Elle avait amené le sujet sur le tapis et s’empressait pourtant déjà de l’étouffer à sa manière. Et par-dessus comment pouvait-il lui faire face en toute honnêteté alors qu’il avait été plus qu’abject durant son absence ? Oui, le corbeau ignorait jusqu’où ses limites d’indécence s’arrêtaient. Par contre, il savait très bien où elles débutaient – ça lui faisait une belle jambe. Quand les lèvres de Tanwen s’étaient égarées sur sa mâchoire, il avait un instant envisagé les cueillir sans ajouter un mot. Mais - parce que oui évidemment, il y avait toujours un mais. Mais ils n’avaient toujours pas défini leur frontière, rien n’était tracé et ça n’aurait pas été réglo de sa part de succomber à ses envies aussi sottement. Surtout pas après son comportement récent. Lui qui n’arrivait jamais à gérer les aléas des relations avec le sexe opposé, il était servi. Il se contentait donc des contacts qu’elle lui offrait mais veillait à ne pas en abuser. Sur le fil du rasoir donc. Comme si il avait besoin de ça maintenant, de retenue en plus de tout ce carnage. Plus que jamais, il aurait voulu réclamé la présence de l’agent.

Le riche héritier semblait tellement las et ces élucubrations ne l’aidaient franchement pas à reprendre un peu consistance. Il rêvait de s’allonger et de dormir enfin. Huit heures d’affilées, sans frayeur, sans cauchemars et sans être sur le qui-vive. Le métamorphe ferma un instant ses paupières et ne les rouvrit que lorsque les doigts de sa voisine vinrent s’emparer des siens. Était-ce rare que la brunette se montre aussi affectueuse ? Ou du moins avide de contact ? Aucune idée. Ils oscillaient tellement entre des opposés improbables à chaque rencontre. Que ça soit habituel ou non pouvait importer mais dans l’instant, ça n’était pas le cas. Même si il ne méritait en rien ces marques d’affection, il les acceptait toutes sans exception. L’histoire qu’elle lui servit alors, suivit la lignée qu’elle avait déjà commencée à esquisser un peu plus tôt. Certes, cette explication ne manquait pas de mordant mais elle ne déclencha qu’un léger rictus à peine visible chez le voleur. Non, il n’était toujours pas d’humeur à rire avec insouciance bien que la scène décrite était tout bonnement folle. Le français ne comptait pas trop insister, il la sentait aussi fatiguée que lui – ce qui en soi ne semblait pas rien venant d’elle. Elle précisa juste la réelle raison de son absence et étrangement, il s’en contenta… pour le moment. Au moins, il y en avait bien un de motif et probablement plus que valable. Il verrait ça plus tard.

Le fumeur s’autorisa sournoisement le plaisir de poser son nez dans la chevelure de l’inspectrice et d’en inhaler à outrance la fragrance qui s’en échappait. Tout son corps endolori le suppliait de mettre de côté tout le pourquoi du comment, au moins pour ce soir. Il devait se reposer et ces retrouvailles lui donnaient cette occasion. Il avait refusé un peu plus tôt d’annihiler toute trace de corruption et de fuite interne. Mais depuis qu’elle était revenue près de lui malgré ce qu’il lui avait révélé, sa volonté se fissurait. Était-ce si grave que ça de ne pas guetter le retour de la vampire ? De peut-être mettre en danger celle qui avait pris en otage sa main ? De ne pas se soucier de son avenir ? De leur avenir ? Pour quelqu’un qui n’avait presque rien avalé et qui n’avait pas réussi à trouver Morphée, cela ne semblait plus soudainement si mortel que ça. Alors qu’en réalité, ça pouvait terriblement l’être. Au diable la réalité à la fin, elle avait assez causé de dégâts comme ça. Le changelin se fraya un chemin jusqu’à l’oreille de son invitée.

« Inutile de te dire que si tu veux te servir quelque chose, il ne faut pas hésiter. Mais je n’ai pas grand-chose dans mes placards, je le crains. »

Sa paume libre accosta sur la joue de la policière et il prit le temps de la détailler un peu plus. Les cernes qui couraient sous ses yeux semblaient plutôt révélateurs et il manqua de lui proposer son matelas. Ça serait un peu douteux, non ? De toute manière, il n’y avait pas à s’en faire. Elle avait toujours fait comme bon lui semblait et ça convenait bien au propriétaire des lieux.

« Tu… »

M’as manqué. Merde alors. Il avait manqué de lui dire ça. Sérieusement ? C’était pas le moment de la jouer trop sentimental, il risquait de le regretter au petit matin. Il était trop crevé pour avoir l’esprit clair, donc autant ne pas se hâter sur un mauvais chemin. Mauvais ? Ah, comme toujours et à son habitude. Du oui, non et du peut-être. Pour combler le blanc qu'il avait lui-même instauré, il posa ses lèvres sur son front avant de poser son crâne sur le sien. Ses yeux se plantèrent dans ceux de la métamorphe.

« Merci d’être venue. »

Bon, c’était déjà plus acceptable comme révélation. Même si c’était tout de même une mauvaise idée d’être venue là alors qu’une buveuse de sang le traquait. N’avait-il pas décidé de passer outre ce « détail » ? Oui, oui, oui. Il entraina sa comparse dans la cuisine sans ôter ses doigts des siens - histoire de laisser en plan cette fichue fenêtre et tous les desseins morbides qui l’entouraient.

[HJ: Pour le coup, je ne sais pas si ça te suffit pour savoir me répondre mais tu me tiens au courant si il faut que je rajoute une partie et du dialogue.]
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   Mer 13 Fév - 0:57

Une tentative de fuite? Elle? Vous l'auriez offusqué. Jamais son courage ne l'a quittait, il l'animait. Ce n'était aucunement un mensonge d'ailleurs cette raison qu'elle venait de lui demander. Certes, un brin succincte mais mettez vous à sa place un instant. Tenter d'être empathique pour une fois. Qu'aurait-elle pu bien lui dire? Oui, son job l'avait fait quitter Edimbourg mais était-ce une raison pour ne plus répondre à un seul des appels de l'oiseau? D'avoir disparu sans laisser de trace? Et sûrement était-ce à ces questions que le Français voulait que l'inspectrice donne des éclaircicements. Compréhensible! Ah? Je n'y avais pas encore songé et Tanwen non plus. Peut-être n'avait t'elle pas voulu s'en soucier aussi. Pourquoi avait-il chercher à savoir où elle était? Son odeur dans son appartement l'avait frappé à son retour, tous comme ses messages. Mais ce que vous soulevez ne l'avait aucunement titillée. Encore une autre preuve de son égocentrisme? C'est d'ailleurs ce point là qui viendrait à être discuter quand Camille en viendrait à lui réclamer des plus amples explications. Mais que lui dire? La jeune femme ne ferait que se vendre sur les sentiments qu'elle éprouvait à son égard. Et quand bien même la celte croyait les avoir accepté, elle se sentait incapable de les lui dire. Ils l'angoissaient encore, la hantant parfois dans ses songes alors qu'aurait fait le volatile? Il devait être coutumier des déclarations,il avait déjà du gagner le coeur de nombre de dindes mais il n'avait pas du les prendre au sérieux. Il en serait de même pour la flic. Pourquoi ferait-elle exception à la règle? Car elle avait plus d'attraits et de piments de toutes ces cailles? De toute façon, qu'en aurait-elle attendu d'une telle révélation? Qu'il lui saute dans les bras. Et que, tel un romance pour adolescente romantique, affirme avoir des sentiments réciproques? Oui vous aussi pensez comme elle pour une fois. Mieux valait se taire. Alors que ferait la métamorphe quand le sujet pointerait? Sûrement laissera t'elle parler son égo. Comme toujours.

L'ombre d'une dispute s'annonçait? Vous êtes devin? Je vous attaque mais je suis d'accord. Et Tanwen craignait ce moment. Certes, la jeune femme avait amené le sujet de la sangsue sur le tapis mais ne l'aurait-il pas fait de lui même de toute façon? Il les avaient tous foutu dans une sacré merde et il en payait le prix fort. La culpabilité devant ronger tous son être. Il lui avait souvent paru comme égoïste, après tout il n'était qu'un de ces gamins de riche pour qui tous semblait facile, de là à se moquer de la vie d'autrui? D'ailleurs le poussin le lui avait prouvé ce soir que les morts lui étant dues ne le laissait de marbre. Et l'angoisse. S'inquiétait-il pour lui? Pour elle? Etrangement, la celte l'espérait. Encore une envie complexe qui mériterait analyse quand son esprit sera clair. Là, près de cette fenêtre, elle ne voulait penser à rien. Faux! Tanwen ne voulait penser à elle même. Il était tendu et il souffrait. Ce que l'abominable demoiselle ne supportait. Malgré les airs que la flic se donnait, elle n'avait jamais été un monstre. Vous lui ignoriez une forte empathie? Nous l'avions que peu aborder. Un défaut. À ce soucier des autres elle se ferait mal. Et effectivement ce soir, elle ressentait une vive douleur de voir le corbeau si perdu. D'autant qu'il n'était pas rien pour elle. Il ignorait l'importance qu'il avait gagné auprès d'elle. Mais que faire pour l'apaiser? Les plaisanteries ne prenaient pas. Quelque peu frustrant pour celle qui adorait avoir un public réceptif. De l'affection? Il ne semblait pas la repousser, venant même lui en donner. Un doux sourire s'afficha alors sur son visage tandis qu'il lui proposait à manger. Oh que oui elle irait faire comme chez elle. De toute façon n'avait t'elle pas déjà commencé à s'en prendre aux coussins? Mais ce n'était pas cette remarque qui fit briller son regard et augmenter la fréquence de ses palpitations cardiaques. Une phrase idiote, un simple merci mais qui pour elle enlevait toute crainte de rejet. Le français ne s'imposait pas sa présence, l'appréciant même. Et elle eu envie à nouveau de l'embrasser, de se blottir contre lui ou d'accepter toutes ses caresses. Il n'en fut rien malheureusement. Ses dents blanches étaient encore dévoilées lorsqu'il l'entraina dans la cuisine. Si la demoiselle avait faim? Pas spécialement mais le jeune homme devait l'être.

"Je suppose que tu as épuisée ta réserve de graines? Quant aux croquettes, vais-je devoir aller en demander à ta séduisante voisine?"

Encore de l'humour. Vous ne pourriez le lui faire partir de toute façon. C'était innée. Son père lui disait souvent qu'elle s'était moquée du médecin à peine était elle venue au monde. Fort possible me diriez-vous. Ce qu'elle comptait faire à présent? Le laissez cuisiner. Les Français étaient bien plus fins gourmets que les anglosaxons. De plus elle avait tendance à mélanger tous les ingrédients qu'elle trouvait et rajouter un peu trop d'épices pour couvrir des saveurs parfois trop étrange.
Adossée au plan de travail, la jeune femme observait l'Arsène Lupin. Oh...Ce qu'il venait de lui prendre ? Une pulsion, une envie que la celte ne pouvait plus contrôler. Elle avait abandonner sa position pour, soudainement mais sans pour autant manquer de délicatesse, venir cueillir les lèvres du voleur. Un baiser tant attendu. Et cette attente ne le rendait à présent que des plus savoureux. Elle mis pourtant fin à ce contact pour le prendre dans ses bras. Une cinglée? Oui il allait la considérer comme tel. Si ce n'était pas déjà fait.

"Je ne t'abandonnerai pas."

Ce que l'irlandaise signifiait par là? Bien des choses et peut-être que le français ne les saisirais pas.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   Mer 13 Fév - 14:51

C’était le moins que l’on puisse dire, qu’il ait épuisé sa réserve de graines. A quand seulement remontait la dernière fois où il était sorti faire des courses ? Le corbeau leva les yeux au ciel quand elle mentionna sa voisine. Une obsession chez elle. A croire que cette rencontre antérieure l’avait profondément traumatisée. Présentait-elle une quelconque gêne ou à l’opposé un quelconque attachement à l’égard des personnes âgées ? Le pire dans tout ce flot de questions plus stupides les unes que les autres, c’était qu’il arrivait encore à s’y égarer alors qu’il ne parvenait plus à voir correctement tellement Morphée lui tirait les bras. L’inspectrice s’était adossée au plan de travail laissant l’oiseau quelque peu songeur. Elle ne mettait donc pas son nez dans ses placards ? Une grande première, à moins qu’elle n’en éprouve pas le besoin ? Bon de toute façon, il fallait qu’il s’occupe les mains histoire de ne pas s’endormir debout. Camille ouvrit alors la première armoire face à lui en quête de quelque chose de comestible. Deux des trois paquets sur lesquels il butta avait dépassé la date de péremption et il s’empressa de les envoyer aussi sec dans la poubelle en soupirant lourdement. Il savait que le frigo était tristement vide mis à part un restant de jus de fruits quelconque. A quoi il avait pensé ces derniers jours ? Ne pas s’alimenter ne résoudrait rien. Quel crétin. Ses songes s’éparpillaient à nouveau mais il fut rappelé à l’instant présent quand son invitée lui déroba un baiser. La surprise ne le fit pas réagir. Comment pouvait-elle encore souhaiter l’embrasser après tout ça ? Ça lui échappait complètement. Ne s’étaient-ils pas quittés en de mauvais termes ? Plus distants que jamais ? Il ne pouvait pas juste fermer cet esprit tortueux et en profiter tout simplement ? Ce qui dérangeait réellement le riche héritier n’était pas cette inconstance qui les caractérisait si bien mais plus cette affabilité la sienne et celle de la jeune femme alors qu’il savait pertinemment ne pas la mériter et pire qu’elle le savait tout autant. Lui avait-elle pardonné ? Aussi facilement ? Non, c’était… surréaliste. Mais la scène ne l’était-elle pas ? Un rêve dans lequel il n’aurait jamais osé espérer marcher un jour.

L’apothéose de son incompréhension se manifesta quand elle l’étreignit à la suite de ce contact en lui déclarant ne jamais l’abandonner. Il faisait si pitié que ça ? Pour qu’elle parvienne à lui faire ce genre de promesse ? C’était une bien mauvaise heure pour réveiller son orgueil, n’est-ce pas ? Ne s’était-il pas rabaissé à un niveau tel qu’on pouvait le juger inapte à conserver un semblant de dignité ? Pour être honnête cet agacement fugace ne servait qu’à masquer son émotion. Car oui, le français fût malgré lui porté par ce trouble. Son cœur loupa plus d’un battement et il ne trouva même pas les mots pour lui répondre. Il se contenta de l’entourer à son tour de ses bras et de la serrer contre lui. Ce qu’il craignait se réalisait là juste sous ses yeux. Tanwen devenait sa force et sa faiblesse. Il était en train de sombrer dans cette relation et il avait bien compris déjà avant cela qu’il n’en ressortirait plus indemne. Sa peur ? Oh, elle se planquait pour le moment mais il pouvait l’entendre au loin l’insulter dans différentes langues. Depuis plusieurs jours, il ne s’était pas senti apaisé et pourtant, il avait suffi de ces quelques mots pour sentir un poids se déloger clairement de sa poitrine. Le métier qu’exerçait la métamorphe ne le rassurait pas, c’était plutôt le fait de se savoir épaulé. Il lui faisait confiance. Le nier serait très sincèrement mentir. Et puis par-dessus tout ça, le fait de la savoir dans sa vie, de l’avoir elle et personne d’autre… le rendait heureux ? Oui, cette histoire prenait des proportions monstrueuses. Il en avait conscience. Oh, il ne fallait pas s’emballer non plus. Ils ne se trouvaient pas face à un prêtre à jurer fidélité et amour pour le restant de leurs jours. Néanmoins, cette révélation restait importante et inattendue.

Le changelin cherchait quoi lui dire mais rien de potable ne lui venait. La remercier ? Trop simple. Et s’il en disait plus, il en dirait trop. Encore une fois, ça n’était pas le bon moment pour lui de jouer les amants exaltés. A la place, il remonta ses mains jusqu’à sa nuque avant de l’embrasser. Elle venait d’abolir cette barrière alors au point, où ils en étaient. Le fumeur chercha à communiquer toute la tendresse dont il se sentait investi depuis son annonce dans ce baiser, laissant sa langue rejoindre celle de la celte puis sans lâcher son cou de ses mains, il recula avant de lui offrir l’ébauche d’un vrai sourire.

« Je ne sais pas toi mais je n’ai pas vraiment envie d’aller réveiller la voisine là. Je suis exténué et sans vouloir t’offenser, tu n’as pas l’air non plus au meilleure de ta forme. »

Il caressa de son pouce sa joue avant de s’emparer de sa main et de l’amener dans sa chambre cette fois-ci. Ca n’avait rien de sexy pour le coup, il partait avec l’intention ferme de dormir. D’ailleurs rien qu’à la vue des oreillers, il se mit à bailler. Il relâcha la paume de l’inspectrice afin de sommairement refaire son lit puis sans ajouter quoique ce soit, il déboutonna sa chemise avant de la tendre à la brunette.

« Si t’as envie de te mettre à l’aise. Enfin si tu veux, y a des autres fringues dans la salle de bains. Fais comme tu le sens. »

Il ôta son pantalon sans autre forme procès et se glissa sous sa couette en caleçon. Il cala un coussin sous sa nuque et en ajusta deux autres près de lui. Si elle allait refuser cette invitation à partager son lit pour la nuit ? Il espérait que non et il misait tout sur sa mine éreintée. Aucun d’eux n’avait pas la force de discuter là. Ca ne faisait pas l’ombre d’un doute. Il voulait juste se reposer, avoir enfin les idées claires et il savait qu’il parviendrait peut-être enfin à s’assoupir si elle était là.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   Jeu 21 Mar - 19:22

Ne voulait-il pas qu’elle dorme avec ses propres vêtements ? N’en appréciait-il pas l’odeur ? Pourtant ils étaient propres ! Hein ? Une réflexion des plus idiotes ? Mais loin de là mes chers amis. Devrions-nous ENCORE revenir sur la raison de sa disparition ? Imaginez-vous ô combien de nuits cette créature pouvaient parfois passer sans voir l’ombre d’une douche. Je n’y étais pas ? Certes, je peux tout de même aisément l’imaginez. Puis, si j’ignore ce passé, je sais me connecter à ses pensées contrairement à vous malotru ! Je peux donc aisément vous dire que la celte ne regretterait aucunement cette hygiène douteuse. D’ailleurs, maintenant qu’elle y songeait, depuis combien de temps n’avait-elle pas prit de bain ? Comment ça elle pouvait en prendre ici, elle avait même le canard déjà disponible ? Quel esprit tordu vous avez là. Mais le sourire sur son visage vint témoigner que ses idées se ralliaient aux vôtres. Des envies plus érotiques ? Et bien, l’inspectrice aurait fortement mentit en niant le fait que le jeune homme ne l’attirait pas. De plus, aussi peu vêtu, il attisait en elle des instincts plus bestiales. Pourtant l’irlandaise ne tenterait rien. Non pas par peur de se faire rejeter ! On ne dédaigne pas un corps comme le sien ! Les cernes qui avaient creuser leurs deux visages ainsi que l’intense fatigue qu’elle ressentait l’en dissuadait. Quant à profiter de pareil coq, autant attendre qu’il soit au meilleur de sa forme, n’est-ce pas ?

« Près de toi ? J’aurais pensé que tu m’aurais fait dormir au pied de ton lit. Là ! Sur le tapis ! »

La jeune femme venait de se glisser aux côtés du poussin, après avoir enfilé le vêtement qu’il lui avait tendu. Cette fois-ci, la demoiselle ne comptait pas la lui rendre. La raison ? Sincèrement, je l’ignore. Mais une part d’elle-même se disait qu’elle pourrait toujours revendre cette chemise. Une réflexion qu’elle s’était déjà faite ? La vieillesse la faisait tout simplement radoter ! Les rides ne tarderaient pas à apparaitre. Bientôt des cheveux blancs ? Avec son teint halé, elle aurait alors pu incarner Tornade de X-men dans une quelconque convention ou boutonneux et petits gros venaient endosser le rôle de leurs personnages préférés.
Oh oui, je vous l’accorde. La scène était des plus étranges. Une flic s’endormant avec un voleur…Mais Morphée ne s’en souciait guère de cette scène presque amorale. Bientôt, tout deux s’endormir…
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]   

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
This feeling comes and goes but it's still here tonight [Livre 1 - Terminé]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» –› And I'm feeling so small, It was over my head ‹– [Livre II - Terminé]
» 07. It's a new day, a new start, and I'm feeling good!
» oh sometimes i get a good feeling[17/05 à 13h46]
» 05. Can't fight this feeling anymore.
» Bed, stay in bed, the feeling of your skin locked in my head

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
†Priez pour nous † :: 
Bienvenue à Edimbourg
 :: Newtown :: Immeubles
-
Sauter vers: