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You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Lun 13 Aoû - 13:28

Toutes les déclinaisons d’une gamme orangée se répandaient déjà au-dessus de son crâne, plongeant sa carcasse dans un bain de couleurs criarde et toute cette gaieté édulcorée tranchait sévèrement avec l’ébène composant son plumage. L’oiseau ne craignait en rien ces manifestations apprêtées du crépuscule, au contraire, elles annonçaient l’obscurité. Avant de se faire éventrer par l’encre noire, les cieux offraient un dernier ballet aux teintes enivrantes, ils envoyaient leurs dernières cartouches à l’humanité avant de tirer leur révérence. La clarté déjà faiblarde n’assurait aucune protection au voleur, il aurait été stupide de déjà s’attaquer à sa cible. Aussi, il opta pour un repli stratégique. Quelques battements d’ailes et le voilà prêt à atterrir sur un modeste hêtre flemmardant à l’entrée d’une propriété. De sa branche, le corbeau pouvait admirer sans retenue la bâtisse impressionnante qui surplombait les environs. Dans un style excentrique, on ne pouvait faire mieux à des kilomètres à la ronde. Le domaine présentait une allée et des jardins dignes d’un palais ; une fontaine faisait même office de décoration dans l’arrière-cour. Les propriétaires de cette charmante demeure ? Mr & Mme Donahguy, la soixantaine, capitalistes et toutes les réjouissances qui s’y rattachent. Pour la petite anecdote, oui, le riche héritier les connaissait. Ca n’était pas toujours le cas et il avait appris à ses dépens que connaître ses victimes pouvait relever autant d’avantages que d’inconvénients. Pour l’instant, il était plutôt confiant – peut-être même trop. Ce couple de retraités collectionnait des bibelots historiques en tout genre et se confectionnaient une galerie d’art privée pour le moins ostentatoire destinée uniquement à faire jalouser leur entourage. Camille les avait rencontrés lors d’une réception mirobolante qui avait eu lieu il y a de ça plusieurs mois dans un hôtel prestigieux – il ne savait même plus dire en quelle honneur.

Grossière erreur de leur part que de traiter avec peu d’égard le personnel, de faire des coups d’éclat à ce propos. Leur opinion arrêtée sur la société avait davantage attiré le français d’autant plus qu’à la suite ils s’étaient mis à recenser à gorge déployée leurs multiples trésors. L’incarnation même de ses objectifs et de ses motivations ces deux-là. Avec cet argent, il comptait sauver un centre pour sans abri d’une fermeture menaçante. Il savait que le sort de plusieurs personnes dépendait de ce refuge, surtout que l’hiver approchait. Songeur, le volatile passa ces derniers instants crépusculaires à guetter la venue définitive de la nuit. Des piaillements voisins l’avertissaient qu’un groupe de ses semblables avait élu domicile dans son perchoir provisoire. Peu de temps après d’ailleurs, une mésange vint à l’approcher avec l’intention ferme de l’éjecter de son territoire. Le métamorphe lui rendit bien le change d’un coup de bec provocateur qui dissuada rapidement son comparse. De toute manière, il comptait bien filer de cette parcelle végétale dès le moment propice. Son sac en lin noir était accroché à ses serres, replié de sorte qu’on ne puisse trop le discerner. Il espérait pouvoir tout transporter sans trop d’encombres et sans présumer de ses forces. Pas qu’il manquait d’entraînement – disons juste que ses dernières escapades ne s’étaient pas passé au mieux. La dernière en date avait été une véritable catastrophe qui lui avait valu un long, pénible moment d’inactivité. Mais ceci est une autre histoire. Le changelin savourait allégrement ce retour sur le terrain.

Tranquillement, il se remit à reprendre de la hauteur alors que l’astre solaire avait déserté l’horizon. Toujours aussi sereinement, il vint se poser sur la pelouse, à l’endroit exacte où une vitre était restée ouverte – celle de la cuisine. Son jour de chance ? Le jeune homme n’était pas aussi euphorique. Elle serait surement refermée une fois que le couple déciderait d’aller roupiller. Un bon indicateur en soi, aussi, il décida de rester là. Il profita de ce moment de latence pour revoir mentalement son plan. Il savait comment et où trouver ce qu’il cherchait, il avait fait du repérage sous sa forme de rongeur quelques jours plus tôt. Tout ce qui avait de la valeur reposait au sous-sol qui avait été évidemment aménagé pour l’occasion. Le chemin le plus court et le plus sécurisé était celui de la cuisine. Il lui suffirait de déjouer la première alarme en évitant le hall et le salon. La porte menant à la cave se situait dans la buanderie – dissimulée derrière une tapisserie trompe l’œil plutôt pathétique. Plusieurs alarmes et détecteurs de mouvement attendait le voleur dans cette salle ainsi qu’une serrure plus ou moins obsolète. Il savait à peu près ou tout se trouvait et comment les désactiver enfin pour la plus grande partie. Il y avait toujours une part d’imprévu – de pièges mystérieux parfois issue d’une nouveauté technologique méconnue du cambrioleur. Comme dans tous les métiers, il fallait s’informer, renouveler ses connaissances afin d’être au goût du jour. Savoir s’adapter, primordial dans sa profession. Une carrière en tant que criminel ? Cela ne devrait pas vous étonner. N’avait-il pas suivi une sorte de formation en autodidacte pour en arriver là ? Un art qu’il avait dû maitriser à la perfection et dans le plus grand secret. Satisfaction et fierté ? A dérober des objets de valeurs ? Et alors ? Il ne cherchait pas à s’enrichir personnellement, où était le problème ? Il s’occupait de redistribuer équitablement ces biens. Pour avoir évolué dans des endroits prestigieux avec tout la jet set décadente de France, il savait à quel point les riches piétinaient les pauvres de toutes les façons possibles. Il fallait bien que quelqu’un œuvre concrètement pour sauver la population. Certes ses actes n’étaient qu’une maigre poignée de pailles comparé à tout ce qu’il faudrait réaliser. Mais hey ! C’était toujours mieux que rien du tout pas vrai ?

Oh, un bruit, des voix et des râles. Les propriétaires approchaient. Le corbeau s’enfonça un peu plus dans l’arbuste sous la vitre des deux retraités. Il se mit alors à écouter leur conversation futile alors que le mari se remplissait un dernier verre d’eau et que sa femme se plaignait de leur femme de chambre. Un monologue ennuyeux dont il se serait bien passé. Une fois qu’ils auraient pris le chemin de leur chambre à coucher, il se retransformerait en humain pour la rouvrir et ensuite, en avant pour les hostilités.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Jeu 16 Aoû - 15:17

William avait pour cette nuit de novembre une folle idée en tête. En effet il souhaitait réaliser un casse dans une maison en dehors de Glasgow afin de récupérer un ancien trésor qui lui revient de droit. Il avait eu ce ragot d'un client conservateur de musée qui était venus se remplir le gosier aux Danses Enflammées. D'après l'homme ivre, le trésor aurait appartenu à un flibustier vivant au XVIII é siècle à Liverpool. Cette nouvelle était des plus intéressante, surtout que son porte-monnaie se faisait un peu vide. Dés les premières lueurs de la nuit le vampire sortit de son cercueil tout excité et s'habilla tout de noir vêtu, en criant dans son appartement

Aujourd'hui on va bien s'amuser.

Il vérifia une dernière fois le chemin jusqu'au manoir et apparemment il eût beaucoup de chance car un arrêt se situa à proximité de son objectif. Il sorti donc de son appartement avant de se diriger vers l'arrêt de bus et de suivre le rituel qui consiste à attendre le service de nuit. Une fois celui-ci au niveau du vampire, ce dernier se précipita vers les places du fond et s'allongea comme s'il savait que son trajet serait long. En effet il dura un bon moment ; deux heures pour être exact. Une fois ce laps de temps passé, un le blondinet descendit du bus et se dirigea vers le manoir qui était à même pas cinq kilomètres plus au sud du village. Pendant ses kilomètres il se rappela l'objectif de sa mission et toutes les consignes qu'il s'était fixées

*Tout d'abord on reste sur l'objectif initial qui est la récupération du trésor. Si jamais une personne vient à s'interposer, s'il s'agit d'un humain alors l'hypnotisation est de mise. Dans le cas d'un suceur de sang la violence est conseillé mais en légitime défense. Surtout et surtout : rester plutôt discret .*

Des minutes plus tard il arriva devant une énorme bâtisse entourée d'un long mur plutôt. Ce dernier était plutôt imposant par sa taille. D'un premier regard il savait qu'il devrait franchir le portail automatisé seulement il n'avait rien prévu mise à part une corde. À proximité de celui-ci on pouvait apercevoir une plaque en or avec écris dessus la chose suivante

Mr & Mme Jack Donaghuy.

Vu le nom tout laisse à prévoir qu'il s'agit de capitalistes s'enrichissant sur le dos de pauvre innocents. Seulement essayant de voir à travers le portail il pouvait voir que cela ressemblait à de l'ancien. Un couple de retraités collectionneur peut-être ? En tout cas ils allaient perdre une partie de leur butin. Alors qu'il se concentrait sur un moyen de rentrer sans se faire repérer, il aperçu dans un arbre deux oiseaux s'échangeant des coups de becs. Les joies de la nature le faisait rire comme un petit enfant, peut-être aurait-il voulu miser sur l'un des deux oiseaux. En tout cas il détourna rapidement son regard de l'arbre pour se concentrer sur son objectif. Will commença à faire son cow-boy avec sa corde mais il envoya cette dernière de l'autre côté. Un peu bête et manquant de ressource, le pirate se disait que la bonne vielle méthode serait peut-être la plus simple. Il attendit un moment avant de lancer son offensive pour qu'il soit certain que le couple soit déjà au pays de rêves. Cependant son plan qui semble si basique et sans faille allait connaître des imprévus. Drake regarda sa montre et constata qu'il était déjà 21h30, ce qui signifiait que son plan pourrait être lancé. Il fit des tours avec poignets, s'étira un peu puis il donna deux puissants coup de poings dans la porte en bois. Celle-ci s'envola en éclat et un alarme retentit. Il se disait que la sécurité était bien poussée dans ce genre d'endroit, mais qu'un vampire était plus fort que tout. Il foula donc le chemin de cailloux qui parsemait le sol et qui allait l'amener vers l'entrée de la propriété. Ce qui le choqua tout d'abord était l'absence de sécurité dans un endroit si grand. En effet le flibustier n'avait jamais vu de logement avec un si grand jardin et des jardins si richement décorés. Alors qu'il marchait en direction de la maison il vit deux ombres en face de lui et se demandait qui cela pouvait bien être ? Sans doute les propriétaires des lieux ou bien la sécurité.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Sam 18 Aoû - 0:01

Des jacassements, plus pénibles les uns que les autres. Combien de temps s’écoulait-il de la sorte ? Le corbeau n’aurait pu le dire et dans un sens, heureusement. Ca l’aurait d’autant plus frustré de posséder une montre et de voir les minutes s’écouler aussi pesamment. A mi-chemin entre un ennui profond et une impatience monstrueuse, il pinça une branche proche afin de calmer un peu ses nerfs. Ce que ce couple pouvait être pathétique – et également révoltant à leur façon. Plus Camille les écoutait, plus il désespérait de les voir partir. Alors qu’il agrippait une feuille et s’occupait de la déchiqueter à l’aide de son bec, un bruit assourdissant secoua la maisonnée mais également le volatile. Le métamorphe balaya sa parcelle de terre du regard en quête de capteurs dissimulés frénétiquement – il n’aurait pas pu laisser passer une si grosse erreur. Non, il n’avait rien déclenché il en était sûr même certain. De toute manière même si c’était le cas, ils devaient souvent avoir la blague avec les nombreux oiseaux peuplant leur domaine. L’essentiel actuellement était de se concentrer sur les paroles provenant de l’intérieur. Le changelin tendit l’oreille et cessa tout frémissement afin de capter au mieux la discussion qu’il percevait. Les propriétaires s’emportaient l’un sur l’autre, cherchant à éveiller la culpabilité de l’autre. D’après la femme, son mari n’aurait pas choisi la meilleure compagnie qui soit pour poser cette alarme qui était défectueuse de toute évidence. Et d’après l’homme, son épouse avait fait preuve d’idiotie en changeant tous les codes du système – de peur que l’employé ne revende les chiffres à quelques individus glauques. Mme Donaghuy trouvait que l’on n’était jamais assez prudent et que d’ailleurs cette histoire s’était déjà produite par le passé, elle l’avait lu dans une revue à sensation. M.Donaghuy pensait simplement que sa merveilleuse conjointe avait détraqué l’appareil en le bidouillant elle-même. Aucun des deux retraités n’envisageait un cambriolage – à 21h30 ? Alors que la lumière était toujours allumée dans le salon ? Il fallait être stupide ou plutôt culotté. Cela amusa le riche héritier outre mesure. Alors qu’ils continuaient activement leur dispute – mais que vont penser les voisins d’être réveillé à cette heure tardive par ce potin du diable ? Et s’ils appelaient les flics pour tapage nocturne ? Tant de questions qui trouvaient leur place aisément dans leurs petites têtes de bourges avec une réputation à tenir. Peu importait la cause de ce raffut car il était une aubaine pour le jeune homme. Une fois que toute trace de voix fut évanouie, il battit des ailes afin de se percher sur le rebord de la fenêtre. De là, il ne voyait pas grand-chose, un couloir et plusieurs portes. Bien, ils n’étaient plus dans le coin de toute évidence. Il aurait été plus sage de s’assurer qu’ils soient montés se coucher ou d’attendre leur sommeil pour opérer. Mais non seulement, il en avait marre d’attendre mais en plus, son instinct le domina trop pour rebrousser chemin. Après tout, sa partie animale savait mieux que sa consœur humaine et rationnelle ce qu’il était en train de faire non ? Jusqu’ici, on peut dire qu’il avait eu de bonnes intuitions. Son humanité le pria alors de s’assurer que les occupants en avaient pour un moment avant de s’aventurer tête baissée dans ce plan bancal.

A contre cœur, il passa de l’état de volatile à celui de félin ébène et s’évertua à accélérer le mouvement pour atteindre l’entrée. Ses pattes de velours ne faisaient que frôler la moquette – discrétion assurée. Il parvint à atteindre le perron sans encombres et depuis le seuil, il pouvait distinguer nettement les deux personnages paralysés par la peur. Du reste, il n’en vit pas grand-chose. Un portail éclaté mais par quoi ? Un véhicule peut-être ? Peu importait! Ça n'était pas son problème. Bah, ils en avaient pour un moment dans tous les cas. Tout aussi délicatement, le chat repartit en chemin inverse mais s’autorisa un crochet par un petit placard dissimulé sous l’escalier. Risqué et à la fois tentant, cela lui faciliterait tellement la tâche – enfin ça dépendait. Il n’était pas certain que tous les fusibles soient raccordés à la même borne mais ça valait le coup de tenter. Puis cette fichue alarme continuait de déchirer les tympans de tout le monde, il ne ferait que rendre service à ses futures victimes. Camille redevint humain le temps de faire sauter les plombs – du moins, il fit comme si manuellement. Toutes les lumières se coupèrent à l’intérieur, laissant la demeure dans l’obscurité la plus absolue. Satisfait, il se retransforma rapidement en corbeau et reprit son chemin. Évoluer dans le noir totale, une habitude pour le voleur. Ses sens affûtés pouvaient rivaliser avec n’importe quel animal – il ne craignait pas la cécité.

Tranquillement, l’oiseau traversa la cuisine et une autre pièce qu’il identifia comme un garde-manger, la porte de la buanderie se trouvait un peu plus en profondeur. Dissimulée elle-même derrière une rangée de conserves en tout genre. Le français se posa au sol et se retransforma afin de la faire pivoter. A la suite, il s’empara de sa sacoche dans laquelle reposer ses outils afin de s’appliquer à crocheter la première serrure. Ce qu’il fit avec brio. Il s’enfonça dans la nouvelle pièce non sans avoir au préalable replacé l’étagère derrière lui. Pour s’enfuir, ça n’était pas l’idéal mais il valait mieux la jouer de cette façon. Les deux énergumènes pouvaient toujours revenir. Ne laisser aucune trace de son passage, c’était sa politique ! Il pouvait d’ailleurs fouiller une pièce de fond en comble sans que le plus méticuleux ne puisse s’en apercevoir. Des années de pratique pour en arriver à ce résultat et il en était plutôt fier. A partir de là, les choses allaient cependant se corser. Première chose une fois à l’intérieur, vérifié que l’électricité dans cette partie. Il savait que certains détecteurs fonctionnaient à la lumière solaire ou à batterie rechargeable. Pour sûr que ces idiots en auraient placés… Le tout allait d’être agir avec rapidité et efficacité avant l’arrivée de la police – vu que leur barrière avait été défoncée, cette dernière devrait rappliqué à tous les coups. Le cambrioleur tira la tapisserie grotesque du mur - une sorte de scène médiévale avec des motifs et des couleurs à vomir, afin de dévoiler l’issue. Trois serrures sur une seule et même porte – blindée de surcroit. Que la partie commence !

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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Sam 18 Aoû - 1:14

Deux ombres devant la porte, l'une d'elle ressemblait à celle d'une personne de sexe féminin et l'autre de sexe masculin. Sans doute les propriétaires des lieux qui viennent voir la raison du fracas à l'extérieur de leur maison. Ce couple qui ne devait pas avoir l'habitude de ce genre de visite nocturne n'avait pas l'air d'être heureux en ménage. En effet les deux tourtereaux se lancèrent des piques sur la faute de l'un ou l'autre dans la destruction de leur portail, mais la vraie faute revient à William. Ci ce dernier aurait sonné à la porte ou escaladé le mur il aurait pu éviter bien des problèmes à ses braves gens. Le pirate était presque désolé d'avoir détruit si facilement la vieille porte en bois qui au fond n'a pas survécu au 273 ans du flibustier. Quoi qu'il en soit Will fit le premier pas et ceux bien avant que les propriétaires aient pu questionner le vampire

Désolé pour le dérangement mais je viens récupérer mon dû !

Même si ce qu'il venait de dire avait du sens pour lui, nul doute que les Donaghuy ne comprendraient rien au charabia du blondinet, sachant qu'ils avaient acheté leur bien de façon honnête dans une vente aux enchères. Effectivement cela semblait logique pour le couple que le trésor leur appartenait car ils avaient eu honnêtement et le passé de ce bien leur importaient peu, seul la valeur comptait. Il fixa les deux retraités en rigolant et voyant qu'eux ne rigolaient pas bien au contraire, ils se faisaient presque dessus. Le mari bien décidé à être courageux jusqu'au dernier moment lança à William

Jack Donaghuy ancien vice président de General Electric... Puis-je connaître la raison de votre venue ? Dit-il d'une voix faible

Jack si je peux t'appeler comme ça, désolé pour ton portail mais cela faisait partie du théâtrale de mon entrée, quand à la raison de ma venue c'est pour l'un de tes biens !

Le pirate sentait que le couple avait peur mais lui au fond voulait un trésor, pas de meurtre. Il ne tuerait pas de simple humains pour si peu. Il hésita à les assommer ou à les hypnotiser mais une autre idée lui vint à l'esprit, sans doute inspiré par son entrée digne des plus grands et sa soif de vivre comme dans un film il leur déclara

Tu vas me dire où se trouve le trésor pirate de Liverpool et tout de suite ou sinon tu vas subir ma colère !

Drake lançait des paroles en l'air pour que ses simples humains lui obéissent, car après tout ils semblaient bien docile. En effet le vieux Donaghuy lui expliqua où le butin se trouvait, sans doute qu'il ne voulait pas que le vampire lui détruise d'avantage de biens. Il lui donna également le code et tout ce qu'il fallait puis il lui dit

Vous nous ferez pas de mal ? Dit-il d'une voix tremblante

T'inquiète pas je suis pas comme ça, juste t'as pas intérêt à appeler les flics !

Cette déclaration n'avait pas lieu d'être car dés que le jeune homme a détruit la barrière, un signal fût envoyé aux policiers du commissariat le plus proche. Sans doute par peur de mourir de la main d'un vampire, le propriétaire des lieux lui indiqua que les policiers étaient en route et que cela était dû à son comportement de sauvage. Will s'énerva d'un seul coup et frappa contre le mur de la maison en s'excusant. En effet son comportement d'animal avait eu raison de son plan et les flics n'allaient pas tarder à venir lui faire coucou. D'un seul coup les plombs sautèrent et les lumières extérieures venaient de s'éteindre. Le vampire se demandait si tout cela faisait parti du spectacle ou bien alors la bâtisse qui avait du vampire. Ce dernier s'intercala ensuite entre les deux tourtereaux et en s'appuyant légèrement sur leurs épaules il dit

Vous savez quoi ? Attendez les flics ici et si je suis parti dite leurs qu'un vampire est venu par ici. Sinon la lumière c'est pas moi hein !

Toute la mise en scène de ce casse était digne d'une série B, mais Will se sentait la star malgré tout. Le blondinet espérait tout de même que le couple ne succombe pas à une crise cardiaque par sa faute. Il remercia Jack Donaghuy d'un signe de main et le pirate se dirigea à présent vers la salle du butin. Tout naturellement sa croisade commença par l'entrée qui donnait sur un escalier menant à l'étage. À gauche et à droite de sa position se tenaient deux pièces, l'une ressemblant à la cuisine et l'autre à un salon. Dans son moi intérieur il se demandait bien dans quelle connerie il s'était mêlé et surtout où était ce sous sol. D'après les dires du vieux capitaliste, la porte du sous sol se trouve dans le garde-manger du manoir. Il prit donc la pièce de gauche, ce qui fût la décision la plus logique qu'il ait prise de la journée. Traversant la cuisine, il constata que la fenêtre était ouverte. Il continua son chemin vers le garde-manger en essayant de trouver une bouteille de True Blood dans le frigo mais sans succès. Il ouvrit donc ce placard et vit une porte donnant sur une buanderie. Il emprunta celle-ci et il vola au passage une cravate de l'ancien qu'il se mit sur la tête. Il vit une tapisserie contre l'un des mur avec une porte derriére qui semblait déjà ouverte.Le vampire emprunta donc cette dernière et s'enfonça plus profondément à la recherche du Saint-Grall.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Sam 18 Aoû - 18:16

Le trio de serrures compliqua quelque peu la tâche du voleur mais elles ne le mirent guère en défaut, elles le ralentissaient très certainement. Après avoir usé et abusé de ses crochets ainsi que d’autres outils tout aussi précieux- il parvint à démonter le système entier et à ouvrir la porte. Il se surprit à pousser un soupir de soulagement quand il vit l’issue s’imposer à lui. La tâche s’était avérée un peu plus délicate que prévu. Docilement, il se retransforma en corbeau – la plupart des pièges étaient avant tout tactile et posé au sol. Pour le reste, il n’en savait pas grand-chose. Lentement, il s’enfonça dans l’escalier menant au sous-sol. Voler dans des pièces closes et étroites se révélait toujours périlleux et il dût faire preuve d’une extrême prudence pour atteindre la fameuse salle. Cette dernière dénotait avec l’escalier en pierre quelque peu insalubre – destiné à tromper les visiteurs inopportuns peut-être ? La salle possédait un parquet ciré plutôt foncé, des rangées de vitrines ornaient le lieu contenant toute sorte de bibelots de collection plutôt impressionnant de par leur nombre et de leurs ornements en or. Mais ce qui attira directement la convoitise du cambrioleur fut le coffre au centre, entouré par une imposante cage verre. L’éclairage faiblard provenait uniquement d’une toute petite vitre trouble située en hauteur, la lune filtrait à peine tant la petite fenêtre se trouvait être trouble. Pour dissuader les curieux de venir admirer leur butin depuis l’extérieur sûrement. L’oiseau repéra directement deux caméras au plafond ainsi que trois détecteurs de mouvements dissimulés derrière un rideau, une lampe & dans le plancher. Tout semblait fonctionner indépendamment du générateur qu’il avait coupé au vu des petites lueurs rouges qui clignotaient ci et là sur les protections en verre autour de chaque objet. Ça n’était pas son jour de chance finalement. Il devait soit chercher après la centrale qui alimentait l’endroit ou bien tout neutraliser un par un. La deuxième solution s’imposa quand il s’aperçut de la perte de temps que cette réflexion occasionnée. En quelques battements et un placement judicieux il parvint à atteindre la première caméra et à couper les fils de son bec. Il traversa une partie du terrain en se transformant par endroit en rongeur afin de ne pas se faire capter par quelques dispositions sécuritaires. Il neutralisa deux capteurs de mouvement – celui au sol et derrière les tentures.

A la suite et à cette hauteur, il découvrit où se trouvaient les fusibles. Le tableau se situait tout au fond sur la gauche dissimulé derrière une trappe en bois laqué. Il n’hésita pas un seul instant et fondit sur la boîte afin de faire sauter définitivement les plombs de cette demeure. Évidemment, tout ne fut pas aussi rose car il ne pouvait pas se changer en humain sans s’exposer à l’un ou l’autre risque. Il fut laborieux d’atteindre le panneau en corbeau de parvenir à l’ouvrir et d’entreprendre de tout faire sauter avec son bec. Il dût s’y reprendre à plusieurs fois avant d’y parvenir totalement. Une fois que ce fut fait, il atteignit la prison de cristal retenant un trésor ancien. L’alarme fonctionnait de façon totalement indépendante – une batterie sûrement. Un vieux modèle – on ne devait plus en faire des comme ça depuis au moins cinq ans d’après l’estimation du changelin, qui fut donc aisé à contourner comparé à ce qu’il venait de réaliser. En humain, il désactiva la sécurité et parvint à glisser le coffre de sa cellule. Il le réceptionna rapidement et l’ouvrit en hâte. Regorgeant de toute sorte de spécimen ancien et plus précieux que ce qu’il avait pu entrevoir autour de lui, le métamorphe fut extrêmement content de son jugement rapide. Il fourra l’ensemble dans sa sacoche qui était rarement aussi chargée – à ras bord pour tout dire. Il avait même laissé une pièce au fond de la boîte. Tant pis si ça semblait symbolique, il n’avait pas le temps de la ramasser car des bruits de pas l’alertèrent de la proximité d’un individu.

Alors que la personne approchait, le riche héritier bondit sur ses jambes et hissa son sac sur l’épaule. Il chercha à ouvrir la minuscule trappe/fenêtre – la seule issue potable du lieu mais le mécanisme refusait toute coopération. Il n’avait pas le choix s’il voulait s’enfuir et vite, il respira un grand coup et brisa la vitre avec son butin avant de se transformer. Il fila alors dans la nuit sans attendre son reste. Il eut du mal de passer son larcin par la petite ouverture mais y parvint à force d’acharnement. Une fois dehors, un énorme poids se délogea de sa poitrine. Cette expédition risquée s’avérait un peu corsée pour un retour à ses activités. Le corbeau s’enfonçait un peu plus dans le ciel avec son lourd chargement coincé entre ses serres – l’effort lui en coûtait en énergie. Il passa au-dessus de l’entrée et vit propriétaires abrutis dans le jardin, portail défoncé sans voiture accidentée. Qui était l’inconnu qui évoluait dans le couloir alors ? Qui avait percuté le portail ? La curiosité du français croissait en même temps que ses interrogations. Il spéculait déjà sur l’identité du mystérieux bulldozer. Les sirènes rugissaient déjà au loin, la police. Camille accéléra le mouvement afin d’atteindre le plus rapidement possible son dépôt au nord de la ville. Il serait bête que les flics aperçoivent un corbeau transportant une marchandise aussi… particulière.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Sam 18 Aoû - 22:02

L'escalier semblait bien sombre et plutôt profond avec de nombreux pièges qui bizarrement ne s'activaient pas au passage de William. Peut-être était-ce dû à la coupure de courant survenu un peu plus tôt, quoi qu'il en soit cela ne le concernait pas. Après ce qui semblait une éternité il arriva dans une pièce plutôt sommaire avec de nombreuses vitrines et un parquet ciré d'un bois plutôt foncé. Dans ses dites vitrines il y avait tout un babioles datant aussi bien du temps des samuraïs que du moyen-age ou du début du XX éme siècle. Tout ce tas de conneries sans aucune valeur pour le pirate valaient des millions d'euros et quand il apprendrait la valeur de ce qu'il n'avait pas pris il piquerait une crise noire. Mais ce qui choqua le flibustier était le coffre qui se trouvait devant lui. IL lui rappela tant de bon souvenir et notamment sa méthode d'obtention. Un jour alors que Drake et ses amis s'amusaient à naviguer sur les caraïbes, ils rencontrèrent le bateau de Barbe Brune. Un bien drôle de nom pour l'homme qui allait se faire battre par le futur vampire. L'histoire ne dit pas si l'équipage a coupé la barbe du vieux pirate en guise de trophée ou pour l'humilier, mais le seul témoignage de cette époque est le coffre qui se tenait aujourd'hui devant lui. La quantité de bijoux, pièces et autres choses précieuses qu'il y avait à la base dans le coffre l'aveugla et il ne vit pas directement le fait qu'il n'y ait aucune pièces. C'est quelques secondes plus tard et la raison revenue qu'il constata l'impossible. Le coffre était totalement vide. La première chose qui lui vint à l'esprit était que le couple s'était joué de lui pour gagner du temps. Will était si aveuglé par la colère qu'il frappa dans le coffre d'un coup de pied ce qui fit tomber une pièce au sol. Il fixa cette dernière tourner puis tomber du côté face comme si elle narguait le pirate. Il saisit cette dernière et il se dit

Quelqu'un a été plus rapide que moi, je vais le trouver ce salopard !

William mit la pièce dans sa poche puis il reposa le coffre à sa place, avant de faire marche arrière et de se diriger vers l'avant de la maison. Il remonta donc les escaliers poussiéreux, la buanderie, le placard ainsi que la cuisine pour se retrouver devant la porte d'entrée. Il sortit donc de la demeure et la première chose qu'il vit était une ombre dans les airs ayant une forme irrégulière. Drak se questionna quand à la nature de la chose volante puis il se dit que le mieux serait de suivre l'ombre car elle pouvait l'amener vers de nouvelles aventures. En étant hors de la maison il se retrouvait nez à nez avec Jack et sa compagne. Il ne voulait pas leur faire peur d'avantage alors le pirate leur dit

La prochaine fois améliore la sécurité car ton coffre était vide à mon arrivée.

Il tapa sur l'épaule de Jack puis il s'essuya les pieds sur le paillasson tout en entendant des sirènes arriver au loin. Comme pour être poli il leur lança gentiment

À la revoyure Jacky !

Le blondinet fît la bise à la dame de maison puis il se mit à courir vers l'ombre bizarroïde. Le vampire sortit donc de la demeure et vit une voiture de police arriver au loin alors il se dépêcha si bien qu'il a failli tomber plusieurs fois tellement il courrait vite. Son objectif était maintenant l'ombre dans les airs qui semblait se foutre de lui mais il se demandait comment il allait la rattraper sachant qu'elle était déjà assez loin.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Dim 19 Aoû - 0:39

Le vent le portait par chance cette nuit-là, il en avait terriblement besoin. La lourdeur de son paquet l’obligeait à redoubler d’efforts et cela en devenait sincèrement pénible. Pour pallier à la douleur musculaire, l’oiseau songeait davantage à l’usage qu’il en ferait. L’idée était gratifiante et il y puisa toute la motivation nécessaire. Sous son plumage les décors s’enchaînaient, principalement composés de bosquets, de champs et de quartiers résidentiels. Il traversa Glasgow afin de rejoindre l’un de ses dépôts car oui, il était plus rusé qu’il n’y paraissait. En bon volatile, il avait décidé de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Un vieux garage qui avait une allure tout ce qu’il avait de plus normal – il aimait ne jamais voir trop grand histoire que ça ne soit pas trop facilement repérable. Puis plus la surface était restreinte au mieux il pouvait assurer la sécurité de ses larcins. En effet, apprendre à déjouer les systèmes des autres lui avait permis de se confectionner lui-même toute sorte de pièges quasi infaillibles afin d’empêcher quiconque de mettre la main sur ses biens. Le corbeau se posa stratégiquement dans une ruelle déserte avant de se transformer et de fondre sur la porte qu’il fit coulisser. Il dû alors rapidement désarmer toutes ses alarmes et autres obstacles sur sa route. Après cinq longues minutes de désamorçage – et non sans avoir entre temps refermé l’entrée du cagibi, le jeune homme s’autorisa un instant de repos. Il s’écroula au sol et reprit lentement son souffle tout en effaçant d’un revers de main la sueur perlant sur son front. Il ne voulait pas rester trop longtemps ici cependant. Non seulement ce vieux garage empestait l’humidité mais en plus, plus il restait en contact avec son butin, plus son odeur s’y accrochait. Depuis que l’inspectrice l’avait retrouvé par ce biais, il y réfléchissait à deux fois. Mais il ne fallait pas dévier sur ce sujet extrêmement sensible. Il recentra ses songes sur l’instant présent et prit plusieurs précautions concernant l’emplacement de son nouveau magot qu’il plaça dans un coffre aux multiples serrures.

A la suite, il enfila les vêtements qu’il avait pris soin de laisser là, sur la seule chaise de la pièce – une de ses nouvelles mesures pour assurer sa sécurité. Des fringues qu’il avait acheté bon marché, jamais portées histoire qu’on ne puisse pas faire le lien. Il les enfila et apprécia le confort qu’elles offraient malgré la qualité du tissu. Faisait-il son bourgeois ? Ah mais tout à fait. Mais qui pourrait le blâmer, il avait grandi dans un monde où on ne jurait que par la haute couture. Pas qu’il s’y retrouve forcément mais disons que ses standards le dominaient parfois malgré lui. A vrai dire, ça ne le dérangeait pas de se balader en sweat et en baskets comme actuellement, il aimait même plutôt ça. Mais il ne le ferait pas tous les jours cependant. Enfin peu importait. Alors qu’il enfonçait machinalement ses paumes dans la poche avant de son pardessus, il se heurta à des objets qui lui arrachèrent un sourire d’amusement. Il s’était autorisait un petit extra en déposant ce textile ici, il y avait glissé un paquet de cigarettes et un briquet dans la poche de son pull. Il se remercia mentalement de ce geste – en fait, il avait oublié carrément cette histoire. En même temps avec tout ce qu’il lui était arrivé entre le moment où il avait posé ça ici et maintenant… Pas surprenant qu’il soit un peu amnésique.

Le riche héritier referma derrière lui non sans s’être bien évidemment assuré que sa forteresse restait imprenable. Il emprunta une ruelle hasardeuse qui débouchait sur une route un peu plus conséquente dans une banlieue quasi déserte – exception faites de deux ados au regard hagard. Camille ne mit pas plus d’une minute avant de sortir une clope de son paquet et de la caler entre ses lèvres. Il l’alluma aussi sec et apprécia allégrement la première bouffée de goudron qui s’infiltra dans ses poumons. Un plaisir sans nom après tout ce qu’il venait d’accomplir. Il ne songeait déjà plus qu’à ses draps désormais et la promesse d’une longue nuit réparatrice. Un programme encourageant. Avant d’y parvenir, il devait cependant trouver un taxi qui le ramènerait chez lui mais pas trop près du dépôt sinon on pourrait faire le lien. Toutes ces escapades devenaient périlleuses ces derniers temps, cela en devenait franchement frustrant. Il espérait que ça n’était qu’une passade et qu’il pourrait un jour recommencé à abuser d’insouciance, de liberté. Il méditait là-dessus tout en grignotant frénétiquement le filtre qu’il tenait fermement avec sa bouche. Son butin l’avait plus que satisfait ce soir et il ne regrettait en aucun cas ce casse-là. Il envoya sa fumée se perdre dans le ciel tout en continuant tranquillement son chemin vers une destination hasardeuse.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Dim 19 Aoû - 12:43

William continuait de courir pour ne pas perdre la trace de son objectif. Il dût d'abord traverser un petit bosquet qui ne le gêna pas vraiment. Il se dirigeait ensuite vers ce qui semblait un bocage. Pourquoi il y a-t-il des bocages en Écosse, c'est en Normandie que l'on trouve se genre de chose. Peut-être la culture de fruits pour faire de la binouze, en tout cas les arbustes gênaient le vampire dans sa progression. Pour essayer de toucher sa cible il vola des pommes et du raisin des plantations et lança les fruits en sa direction cependant il n'avait pas réussit à le toucher. Ce bocage qui semblait n'en plus finir avait une fin que le pirate découvrait avec dix minutes de courses. Il enjamba la barrière végétale et se mit à courir encore plus vite dans ce qui était maintenant un champ en jachère. Il y avait sur ce champs de nombreux bovins qui n'allaient pas hésiter à gêner la progression du vampire. Il esquiva les premières vaches et veaux sans problème mais lorsque vînt le moment de faire face au taureau, là la partie commencerait. Il n'avait pas le temps de jouer avec le bovin qui le chargea, alors il réfléchissait à quoi faire et un coup de pied violent fût la solution qui était sorti de son crâne. Le taureau s'éclata plus loin dans le champ ce qui laissa le champ libre pour le blondinet de courir. Il accéléra pour rattraper la cible et il réussissait à s'approchait un peu plus jusqu'au moment où les premières maisons firent leur apparition. Pourquoi les gens s'amusaient à construire des maisons n'importe où et n'importe comment, il n'y a donc t-il pas d'architecte et de normes à Glasgow ? En tout cas il était désormais contraint à suivre la route qui n'était pas juste en dessous de sa cible. Il comprend maintenant ce que le terme vol d'oiseau veut dire. Lui qui pensait que c'était le chapardage par les oiseaux de bien en fait c'est leur faculté à prendre des raccourcis. Enfin le chapardage est aussi valable dans ce cas là car un oiseau avec tout un coffre dans ses pattes c'est un voleur, mais ça William l'ignorait. Son escapade le fît passer par le quartier résidentiel qui semblait bien vide à cette heure ci. En effet il était plus de 22 heures et dans ce genre d'endroit sans bars ni boites les gens vont au lit bien tôt. 22 heures c'est à peine l'heure du petit déjeuner pour le vampire d'habitude mais il avait choisi aujourd'hui de se lever plus tôt pour aller piller les Donaghuy mais cependant sa tentative a clairement été un échec. Effectivement ce dernier n'avait pas prévu qu'un élément perturbateur vienne chaparder son dût à sa place. S'il retrouve le responsable il lui fera manger le bitume comme dirait l'autre. Après quelques minutes il vit l'ombre atterrir dans ce qui semblait une ruelle. Vu qu'il était fatigué il y alla en trottinant si bien que ça lui pris une vingtaine de minutes avant d'arriver sur les lieux. Une fois dans la ruelle il examina celle-ci afin de voir où l'ombre était passé et il vit une ombre se diriger vers une ruelle. En suivant cette dernière il constata qu'une pièce était tombé par terre. Le pirate la ramassa et il s'apprêtait à la rendre à son propriétaire lorsqu'il vit que celle-ci était semblable à celle laissée dans le coffre. Il s'énerva puis il la joie l'emporta de savoir que son voleur n'était pas loin. Il suivit donc l'ombre qui était bien loin en prenant le soin de ne pas se faire remarquer. Drake constata que celle-ci se dirigea vers une rue plus conséquente. Après quelques secondes il arriva à son tour dans la rue et ne vit qu'un couple d'adolescent et un homme en train de se griller une clope. Ne voyant personne d'autres dans la rue il se dirigea vers l'homme qui se tenait seul sachant qu'il était probable qu'il est vu quelqu'un partir. Une fois devant lui il sortit une des deux pièces et s'amusa à la faire passer entre ses doigts en lui disant

Mec t'aurai pas vu quelqu'un passer car l'enfoiré il m'a piqué mon trésor ? Ah en fait moi c'est Drake

Il analysa l'individu sachant qu'il était le suspect numéro un parmi les seules personnes qui étaient présente ici. Le pirate se demandait bien comment allait réagir l'individu qui devait sentir que le vampire avait quelque chose contre lui. Comme pour rassurer son interlocuteur il lui lança

T'inquiète pas je vais pas te manger !

Tout ce qu'il souhaitait maintenant c'était une réponse et réponse il allait avoir même s'il devait user de l'hypnotisation.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Aoû - 0:44

La fraîcheur de la nuit fût plutôt appréciable pour le français qui savourait sans vergogne sa cigarette. Après avoir fourni un trop plein d’effort, un peu d’air ne faisait pas de refus. Il évoluait paisiblement, se laissant même aller à une rêverie ou deux. Ses yeux se relevaient d’ailleurs vers les cieux afin d’admirer les quelques constellations que l’on pouvait entrevoir entre les bâtiments voisins. Une voix brisa sa torpeur et il baissa le menton de sorte à jauger son interlocuteur. Les cheveux blonds, la peau blafarde et surtout une pièce qui avait un air de déjà vu entre les doigts. Camille réagit avec justesse et masqua sa surprise derrière un rictus bien étudié. Il n’engagea à rien ce sourire, il s’était à peine esquissé pour tout dire. Son cerveau se mettait déjà en marche et partait en tout sens. Panique ? Dans l’état où il se trouvait, il n’avait même plus la force de ressentir des émotions aussi violentes. Un peu d’appréhension et encore. Bien, le magot qu’il avait dérobé était convoité et de toute évidence, il avait été synchro avec le second intéressé. Drôles de coïncidences. Mais qu’avait vu exactement cet inconnu ? Voilà la question qui taraudait l’esprit du changelin. Devait-il envisager le bluff pour tenter de percer ce mystère ? Est-ce que le blondinet avait employé cette tactique ? Suppositions, suppositions qui ne le mèneraient pas bien loin. Donc, le portail brisé, les pas dans l’escalier, d’accord, tout commençait à prendre forme petit à petit. En tout cas, ce type est lié pour sûr à ça. Mais comment avait-il fait pour le suivre jusqu’ici ? Même en voiture… Plusieurs théories se mêlaient déjà dans son crâne et il ne savait pas laquelle piocher. Il verrait en discutant avec ce type car oui, il allait bien devoir lui répondre. Il devait se sortir de ce pétrin de toute manière. En le voyant silencieux, l’étranger chercha à le rassurer ce qui amusa d’autant plus le métamorphe qui n’y comprenait pas grand-chose finalement. Tout cela lui semblait complètement dingue – il n’y était pas habitué.

« Les enfoirés, ça court les rues malheureusement. Surtout par ici. Il me faudrait une description plus élaborée pour que je puisse vous aider ! »

Bon plan ? N’allait-il pas l’irriter ? Ca n’était pas son intention. Disons que comme d’habitude, il cherchait à grappiller du temps là où il n’en possédait pas ou trop peu. Il avait des doutes sur la nature de cet homme – il allait bien devoir les confirmer. Tranquillement, le voleur porta à nouveau sa clope à ses lèvres sans se départir de sa légèreté. La nicotine avait ça de bon qu’elle lui permettait de canaliser tout sentiment parasite, il se sentait étrangement apaisé. Peut-être que tout ça n’était qu’illusion mais tant que ça faisait effet. Le riche héritier observa les deux adolescents un peu plus loin qui s’intéressaient drôlement à la scène se déroulant sous leurs yeux, ils les détaillaient de façon plus ou moins poussées – en tout cas ça n’avait rien de discret. Pour sûr, dans ce quartier, il devait s’en passer des choses pas nettes. Alors que l’oiseau revenait porter son attention sur son interlocuteur, il veilla à écarter sa fumée de ce dernier. Ce serait impoli de l’enfumer.

« Je n’ai vu qu’eux dans le coin en tout cas. »

Le fumeur haussa les épaules en signe de sincère compassion. S’il pouvait éviter le mensonge, il n’hésiterait pas et jusqu’ici, il s’en sortait bien … pour un début de discussion. Il espérait que les soupçons de la victime imprévue soient déviés vers une autre trajectoire. Les deux âmes innocentes ? Non, pas du tout. Mais disons qu’il aurait préféré qu’il continue son chemin en quête de ce qu’il avait vu – et Dieu seul savait que c’est ce qui angoissait le plus. A partir de maintenant, il préférait éviter de répandre ces secrets au reste du Monde, il avait déjà fait la bourde une fois, ça suffisait. De toute évidence, quand il parlait de temps dur pour son business, il ne faisait pas erreur. Dire qu’il avait droit à des réclamations et à une course poursuite – enfin du moins à une traque. Tiens et le bout de métal doré que son opposant tenait dans sa main d’où… ? Les morceaux se remirent en place d’eux même et il camoufla son étonnement derrière un bâillement. Ah oui, la seule pièce qu’il n’ait pu saisir. La vérité s’étalait pour de bon lavant toutes ses suppositions. Il était sur les lieux, il l’avait rejoint en un temps record, l’entrée brisée… Un vampire. Merde, il venait de dérober un trésor de toute évidence précieux à un buveur de sang – il s’était juré de ne jamais, Ô grand jamais, s’attaquer aux nocturnes rouges. Pour des raisons évidentes d’ailleurs. Enfin, il savait que tout cet or appartenait techniquement au Donaghuy mais... apparemment, son assaillant le jugeait sien. Rien de bon, ça non. Qu’allait-il faire ? Jouer franc jeu et tenter de négocier – Est-ce qu’on négocie vraiment avec un sang froid ? Ou bien continuer cette comédie ? Les cartes n’étaient pas vraiment entre les paumes du cambrioleur mais plutôt chez son voisin. Dire qu’il croyait avoir fini son boulot avec succès, que c’en était terminé pour cette fois-ci… Hé bien, il fallait croire qu’il allait devoir faire des heures supp’.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Aoû - 15:10

Les conditions étaient propice au meurtre. Un jolie ciel dégagé, un clair de lune qui pointait le bout de son nez ainsi que de nombreuses étoiles que l'on pouvait apercevoir entre les maisons. Cependant si Drake avait des envies de meurtre il ne céda pas à ses pulsions car il savait très bien que de nos jours les policiers examinent tout, même les suicides. Cependant cette envie lui échappa lorsqu'il accosta un inconnu au milieu d'une ruelle quasi déserte. La première impression qu'il avait de cet inconnu était plutôt bonne. Il semblait plutôt sympathique même s'il avait parfois des petits airs hautain en fumant sa clope. William examina son interlocuteur précisément de haut en bas et en fit une description rapide dans sa tête.

Brun, de même hauteur que moi et plutôt beau gosse, attention pas autant que moi quand même, il a l'air plutôt intelligent et rusé mais son défaut est la clope

Will ne comprenait pas pourquoi les gens aimaient fumer. Autant la roulée magique que lui et ses copain fumaient lors de leur escapade lui plaisait, surement ses effets secondaires, mais les clopes beurk. En s'imaginant la roulée magique des tonnes de souvenirs de surgirent de lui et notamment cette anecdote ou après avoir tiré une latte sur cette dite roulée, il se jeta dans l'eau et attrapa un poisson de ses mains qu'il manga cru et vivant. Ce jour là il avait l'impression que Bear Grylls l'habitait, vous savez cet homme qu'on lâche n'importe où dans le monde et qui survit tout le temps. Cependant la roulée magique provoquait parfois des mauvais trip si bien qu'un jour, le Captain Cook en fuma un à lui tout seul et il assassina deux de ses matelots. Le pirate ainsi que deux autres amis à lui on dû l'attacher contre le mât afin que celui-ci soit immobilisé. Le cigare ça il aimait bien car celui-ci donnait un côté dur à la personne le consommant mais dans les Caraïbes seul le Captain avait le droit de consommer ce précieux car à l'époque il coutait la peau des fesses et il ne pouvait pas se permettre d'en donner à tout son équipage. Mais un jour, le flibustier tenta de piquer un cigare dans la réserve de Cook mais ce fût un échec et il fût attaché à la proue comme pour lui affliger une certaine honte. Quoi qu'il en soit la clope le dégoutait au plus haut point et ce n'est pas la fumée qu'il recevait qui allait arranger les choses. Bien qu'il ne respire pas et donc que la fumée ne lui fasse rien, il n'aimait pas recevoir de la fumée au visage et ça il comptait bien lui montrer. Il se contenta de souffler dans la fumée comme pour avertir le jeune homme car après tout il ne lui voulait pas du mal ou tout du moins par encore. Quand le pirate lui demanda si il n'avait pas vu la personne qui a piqué son trésor, l'individu propre sur lui répondit de façon plutôt inattendu. Si Will se contenterai d'un oui ou non, la réponse fût autre. Il commença à lui dire que les enfoirés courraient les rues et qu'il voulait une description précise de l'individu. Drake regarda ce dernier et lui dit

T'es un marrant je l'ai pas vu, j'ai juste constaté qu'il a lâché une des pièces du trésor que je convoite.

Il se demandait bien comment l'individu allait réagir et s'il était celui qu'il cherche. Après tout il n'a vu personne d'autres courir ou s'en aller de la rue, il n'y avait que lui et les deux adolescents. L'individu lui déclara qu'il n'avait vu que ses deux là, alors le vieux loup de mer remis toute les pièces ensemble. Plus il réfléchissait et plus il se disait que la personne devant lui était celle qui avait volé son trésor ou tout du moins qui l'avait. Il hésitait entre le claquer au sol et lui faire manger le bitume ou raisonner avec lui et bizarrement c'est la seconde solution qui lui vint à l'esprit. Pourquoi celle-ci et pas l'autre ? Sans doute que le vampire voulait s'éviter des problèmes et qu'il n'oserait pas tuer un humain pour si peu. Effectivement le trésor ne lui appartient pas techniquement, il est celui des Donaghuy. S'il voulait ce dernier, c'est tout simplement qu'en étant le seul survivant de son équipage il lui revenait de droit. Au fond c'est logique comme raisonnement, mais comment les humains pouvaient-ils savoir qu'il s'agissait de son trésor ? Afin de pas trop le brusquer mais en lui avouant qu'il savait, il lui déclara

Et mon trésor, pourquoi tu l'as volé petit ? Peut-être que si ta raison est valable je t'épargnerai !

Il attendait maintenant de la part de l'humain une réponse en espérant qu'elle le satisfasse ou qu'elle touche sa corde sensible et si dans le cas contraire celle-ci ne lui plaisait pas, le jeune homme gouterai aux joies de la piraterie.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Aoû - 18:41

Lâcher une pièce ? Il avait vraiment fait ça ? Mais quel… Non, s’insulter ne résoudrait rien dans l’absolu même s’il fallait avouer qu’il n’en loupait pas une ces derniers temps. Bon, le vampire n’avait aucune preuve réellement concrète et de toute évidence, il ne savait pas trop ce qui c’était passé. Peut-être qu’il ne chercherait pas à le savoir d’ailleurs s’il l’aidait à récupérer… Non, il ne pouvait pas faire ça non plus. Il n’aurait pas le temps de réunir le fric nécessaire pour le refuge en si peu de temps – merci à sa convalescence d’ailleurs. Y avait-il un moyen de se tirer de ce bourbier ? Ne venait-il pas de se faire griller une troisième fois dans ce pays qui plus est ? Ah non, en fait c’était déjà la quatrième à bien y réfléchir. Cela en devenait inquiétant tout compte fait. Enfin, il devait se recentrer s’il voulait fournir une réponse acceptable à son interlocuteur. Il détailla longuement le buveur de sang en évaluant toutes les maigres possibilités qui lui étaient encore envisageable. Acheter son silence ? En aurait-il besoin ? Il était un peu largué pour tout dire – au moins autant que la fois où ce russe l’avait surpris. Il n’avait pas l’habitude de se faire coincer d’une façon ou d’une autre, du moins, c’était le cas avant qu’il vienne s’installer en Ecosse. Il devrait être plus vigilant. Décidemment, ce mot revenait un peu trop souvent pourrir son existence, ça avait le don de l’agacer. Pour l’heure, il comblait son mutisme avec un peu de goudron, gagnant ainsi quelques minutes faciles. Bon, ce type n’avait pas l’air de blaguer et en plus, par-dessous tout, il avait des moyens plutôt efficaces de lui faire délier sa langue. On ne pouvait pas mentir avec les nocturnes rouges et cela, il le savait très bien. Il pouvait tout juste manier les mots pour faire en sorte que… Mais son opposant semblait bien trop sûr de lui et il doutait avoir à y gagner s’il cherchait à l’embrouiller. Tout ça prenait des proportions un peu démentes et le riche héritier n’avait pas l’énergie de débattre. Il se sentait complètement à plat et sa traversée de Glasgow n’en était qu’en partie responsable. Il cumulait les ennuis et les problèmes en tout genre depuis quelques mois, heureusement qu’il était de nature optimiste sinon… Enfin, sa lassitude – ou son instinct de survie ?, reprit le dessus sur son instinct de conservation et il attira le buveur de sang vers un coin un peu plus reculé d’un signe de tête – loin des oreilles indiscrètes. Il s’assura que les environs restaient bien déserts avant d’amorcer les révélations. Car oui, c'est ce qu'il s'apprêtait à faire. Les autres alternatives n'avaient rien de bien de folichon donc par élimination... Il en vint à cette conclusion.

« Je ne sais pas si c’est votre trésor que j’ai en ma possession mais si tel est le cas, veuillez m’en excuser. Croyez-vous qu’il est possible de trouver un arrangement ? J’en ai terriblement besoin. Pas pour des raisons personnelles. »

Devait-il vraiment tout lui dire ? Franchement qu’est-ce que cet homme en avait à foutre qu’il jouait les robins des bois ? En plus, ça lui faisait vraiment bizarre de parler de ça. Personne n’avait jamais connu ses motivations, il se voyait mal les énoncer d’ailleurs. Cela ne semblerait-il pas tordu ? Et puis au-delà de ça, est-ce qu’il allait le croire ? Il ne comptait pas confirmer la théorie du vol. Disons qu’il continuerait d’être celui qui avait ce bien entreposé, le commanditaire en gros. S’il pouvait déjà réussir à conserver ce secret là, ça pourrait le faire. Le métamorphe finit sa cigarette puis écrasa le mégot au sol avant de soupirer. Pour une reprise d’activités… Elle était plutôt miteuse. La chance ne l’accompagnait plus. Oh et puis autant jouer le tout pour le tout, faire preuve d’un minimum d’honnêteté tant pis si ce gars ne le croyait pas – au moins il aurait essayé.

« Il y a un refuge pour SDF qui s’apprête à fermer ses portes. Ils ont besoin de ce fric où ses occupants finiront dans les statistiques cet hiver. »

Un peu glauque ? Pourtant, c’était l’entière vérité. Cherchait-il à susciter de la pitié ? A la base non mais il est vrai que ça ne pouvait qu’aider dans ce cas. Maintenant, ce buveur de sang pouvait très bien le tabasser – ou le tuer. Qu'est ce qu'il en avait à foutre de ce qu'il venait de lui présenter? Peu de gens éprouvent de la compassion pour autrui et les nocturnes encore pire que les humains. Ils étaient trop à part et se jugeaient souvent trop supérieurs pour trouver les mortels précieux, irremplaçables. Ce choix ne lui appartenait pas depuis le début. Avait-il fait ce qu’il fallait ? Le temps le dirait. Il n’aimait pas trop que quelqu’un sache qu’il faisait dans l’humanitaire – ou presque mais peu importait à ce stade. Il savait bien les risques qu’il encourait en employant ces méthodes, il ne devait pas être étonné de ce type de conséquences. Il n’était pas encore en prison ou mort après tout, c’était déjà très bien en soi !
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Aoû - 19:17

Le vampire regardait son interlocuteur griller sa clope de façon plutôt lente, comme s'il avait peur de quelque chose. Peut-être que William a été trop menaçant envers lui et que celui-ci n'osait plus répondre. En tout cas il n'avait pas envie d'avoir de sang sur les mains mais tout de même sa patience avait des limites. Pourquoi donc cet individu aurait-il volé son trésor ? Il semblait pourtant propre sur lui, ne devait pas rouler sur l'or certes mais il n'était pas pauvre non plus. Peut-être que le beau gosse avait des dettes de jeux et qu'il avait besoin de son trésor pour se faire de l'argent afin de rembourser la dite dette. Toutes ses probabilités s'entrechoquaient dans le cerveau de Drake si bien qu'il éteignit pendant quelques secondes. Cela pouvait se voir sur son visage par le regard vide qu'il dégageait. Après ce cours laps de temps il se remit en marche et fixa de nouveau son interlocuteur. Le pirate se posait toujours la question du devenir de son butin, mais pas de manière aussi acharné pour éviter une autre panne de cerveau. Ce trésor c'est tout un souvenir, certes il l'avait gagné contre Barbe Brune, mais le Captain Igloo lui reprit son bien. Ce dernier était l'ennemie juré du Captain Cook. Igloo était un homme de la marine anglaise qui poursuivait le Captain sur tout les océans et sans répit, si bien que les deux ennemies se lièrent plus ou moins d'amitié. Un jour alors qu'il était proche des Bermudes, Cook vit le Captain Igloo arriver au loin. Celui-ci voulait manifestement de la baston et il allait en avoir. En effet cette bataille violente que l'on retiendra dans l'histoire sous le nom de la cuisson gelée était une escarmouche qui avait pour seule base un vol de tonneau de rhum. Qu'est ce que les pirates ne feraient pas pour voir de la giclée de sang. Cette baston généralisée qui dura deux jours se termina par un œil en moins pour Igloo et un pied en moins pour Cook. Cependant malgré la perte de son pied il récupéra le trésor volé des semaines auparavant et il le protégea jusqu'à sa mort. L'histoire fit en sorte que le trésor arrive dans les mains de Jack Donaghuy et qu'un jeune effronté le vole ensuite. Finalement pillage de trésor, ça ne se passe pas qu'avec des pirates.

Toujours en train de réfléchir quand au sort qu'il allait affligé au jeune homme, ce dernier l'interrompu dans sa réflexion et l'entraina vers un coin plus tranquille de la rue. Pourquoi faisait-il ça ? Il voulait violer le vampire ? Boire son sang ? En tout cas attirer les gens comme ça dans des petits coins ; c'est les techniques perverses que les vampires utilisent pour charmer ou boire les humains ou dans le cas de Drake, attirer une prostituée puis lui quémander ses services afin de se faire plaisir. Cette fameuse Cora, toujours en train d'embrouiller l'esprit du pirate. Peut-être l'effet de son sang qui agit ainsi sur lui. Quoi qu'il en soit si le jeune homme l'avait attiré dans un coin, ce n'était pas pour passer du bon temps avec mais pour lui expliquer quelque chose et cette chose en question était qu'il avait effectivement un trésor mais qu'il ne l'utiliserai pas à des fins personnels. Ne pas utiliser d'argent à des fins personnels, c'était cette connerie que ce jeune tentait de lui dire. Il se prenait pour qui... Robin des bois ? En tout cas la déclaration de celui-ci fit exploser de rire le vampire si bien que son interlocuteur ne devait pas comprendre la raison de son délire. Le pirate continua de le regarder et celui-ci semblait vouloir en dire d'avantage mais qu'il hésitait. Peut-être qu'il avait peur pour sa sécurité mais qu'il avait trop honte d'avouer la vraie raison de son vol. En tout cas il devrait être forcer de le dire sans quoi William utiliserai la persuasion pour parvenir à ses fins et ça les vampires y connaissent un rayon. Le jeune homme écrasa son mégot puis il avoua que s'il avait volé le trésor qu'il chérissait tant, c'était tout simplement pour empêcher la fermeture d'un abri pour SDF. Après de telles déclaration Drake resta sur le cul, si bien qu'il ne disait rien pendant de nombreuses secondes. Dans sa tête l'histoire de Robin des Bois n'était donc pas des carabistouilles et que ça existait encore ce genre de personne qui aide son prochain. William lui en tout cas ne l'aurait jamais fait. Le vampire qui était humain tout de même n'osa donc pas lui demander son bien car après tout s'il allait servir pour aider les autres son fond intérieur en serait que plus soulager. En plus il aurait même pas à gérer tout les problèmes que cela peut engendrer. Comme pour relancer le dialogue, il se lança à son interlocuteur

Ta cause est noble petit, j'aurai bien voulu te reprendre mon dû mais ca serait que trop égoïste de priver d'autres personnes d'une éventuelle aide... (avec un peu de colère) En tout cas enfoi*é si jamais l'idée te reprends de me faire un coup pareil je pense pas que je vais t'épargner une seconde fois... Considère que tu as une dette envers moi ptit gars !

Il se retourna dos à lui de façon encore plus dramatique que les films romantiques, puis il commença à se diriger à l'opposé de sa direction, de façon lente pour qu'il puisse l'interrompre au cas où il voulait lui dire quelque chose.
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MessageSujet: Re: You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]   Dim 26 Aoû - 0:07

Après ses dernières révélations, le voleur s’attendait à diverses réactions de la part de son interlocuteur et aucune ne sembla satisfaisante. Mais la situation ne l’était de toute façon pas, il s’était fait coincé d’une façon ou d’une autre. Plus miteux que ça, tu meurs. Avec toute l’expérience qu’il avait pu acquérir, il arrivait encore à se faire prendre. Il en était écœuré mais là n’était pas la question. Le riche héritier avait spéculé silencieusement sur les différentes manières dont l’inconnu pourrait encaisser la nouvelle. Il pourrait se montrer persuasif, violent, lui rire au nez et d’autres réjouissances dans le même style. Devenait-il pessimiste ? Pas vraiment, disons qu’il restait réaliste et aimait se préparer à toute éventualité. Bien que souvent, ça ne serve à rien car plusieurs scénarios devaient bien être tragiques et incontrôlables. Mais nous n’en étions pas encore là concrètement. Le français se hasarda à hisser ses yeux jusqu’à son interlocuteur, bien curieux de connaître sa réaction. On dit qu’un vampire sait quand on lui ment et Camille n’avait pas encore eu le plaisir de tester la théorie. Une part de lui savait très bien que ceci n’était pas qu’une rumeur. Il ignorait comment mais ses êtres pourraient tout à fait en être capable, ne fusse qu’avec les signes corporelles qu’ils pourraient capter sans difficultés au vu de leur acuité visuelle et auditive. Un cœur qui rate un battement, les pupilles qui se dilatent. De plus, s’ils avaient longuement vécu, ils devaient être habiles dans ce genre d’exercices. L’honnêteté s’avérait être la meilleure option – nocturne rouge ou non. Peut-être qu’il n’était juste pas doué pour le mensonge ? Un raisonnement qui n’avait pas encore été vraiment étudié par le voleur. Encore une histoire de lâcheté qui ne serait en rien intéressante à raconter. Revenons à la situation actuelle.

Le français ne s’était pas attendu à ça. Il ne l’avait même pas vraiment envisagé. Le blondinet avait pris la chose avec le plus … grand calme, quasi olympien. C’en était troublant et déroutant, surtout de la part d’un buveur de sang qui est généralement prompt au meurtre. Il avait gobé tout ça tranquillement, il avait donné sa bénédiction alors qu’il semblait plutôt hors de lui-même un instant auparavant. Ca semblait surréaliste. De plus, son monologue avait un chouia d’excentricité en trop autant que sa sortie. A tel point que son assaillant avait beau avoir balancé une menace dans l’air, le volatile eut énormément de mal à contenir un sourire. Franchement, il ne saisissait pas la moitié de ce qu’il venait de se produire. Est-ce que ce trésor appartenait vraiment à ce mec ? Est-ce qu’il avait juste cherché à contracter une dette fictive avec un parfait étranger ? Voulait-il juste s’amuser ? Le testait-il ? Trop d’interrogations et trop de fatigue pour considérer toute cette mise en scène sous toutes les coutures. Tout ce qu’il savait c’est qu’à part deux pièces en or et sa parole, il ne possédait rien contre lui. Il ne risquait pas grand-chose quand bien même tout ça serait vrai. Quant à sa promesse morbide, ça ne serait pas la première qu’on proférerait à son encontre. Il vivrait bien avec ça. Pour faire bonne mesure et surtout pour combler davantage son propre amusement, il remercia son opposant avant de le regarder filer dans la nuit. Quel drôle de personnage, vraiment. On voyait vraiment de tout dans le coin - c’était la raison de sa présence dans ce pays en même temps, le charme de cette partie du Monde. Le corbeau ne voyait déjà plus cette rencontre comme un mauvais présage mais plus comme une bonne blague étrange. A tort ou à raison ? Ah ça, il ne pourrait pas le savoir avant de recroiser ce bonhomme. Il arrive que le destin s’amuse et qui sait ? Peut-être serait-il amené à le revoir dans d’autres circonstances loufoques. Le jeune homme reprit son chemin à mi-chemin entre l’hilarité et la confusion. Il comptait trouver un taxi et oublier cette fin de soirée – ça valait mieux pour ses nerfs. Et Dieu seul savait à quel point ils avaient subi bien des ravages ses derniers jours.
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You've been struck by a smooth criminal [Livre 1 - Terminé]
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