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La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Lun 16 Juil - 20:33



"Momo"
&
"Popol"
© Never-Utopia




Clap, clap ! Le son de deux mains qui se rencontraient et qui ordonnaient une seule et unique chose. Que l’on passât à la vitesse supérieure. Non pas que ce fut vraiment utile puisque les employés se donnaient déjà autant que possible, mais Léopold aimait le fait de se sentir le maître suprême ici. Un coup d’œil vers le responsable photo et voilà qu’il trouvait dix idées à la minute. Un sourire à la petite rédactrice et elle se mettait à écrire des pages et des pages dans l’espoir de combler ses attentes. Oui, aucun doute, il était le patron, le boss. Le grand dirigeant de la presse écrite. Celui qui vérifiait absolument tout. S’assurait de la logique entre les pages, des gros titres. Qui validait les projets. Ah qu’il aimait la puissance et le pouvoir. Et ce nouveau poste désormais lui assurait une partie de ce qu’il recherchait. D’autant plus que cela le rapprochait d’une autre source de supériorité. La belle Morgane Raybrandt. Cette dernière s’avérait être à la tête du département de communication dans lequel il se trouvait. Aussi, ils allaient certainement passer plus de temps que prévu proches l’un de l’autre. Vivre dans le même manoir, travailler au même endroit. Tout était mis en place pour créer ce rapprochement espéré de tous. Ou du moins espéré par Krystel Raybrandt et lui-même. Quel bel ensemble ils feraient tous deux ! Déjà le vampire se voyait tirer la presse qui annonçait leurs fiançailles. Dans ce même restaurant où ils avaient bu un Tru Blood seul à seul la première fois. Un bijou assorti aux yeux azurs de la princesse. Une photo telle qu’elle rendrait folles de jalousies nombres de femmes en Ecosse. Le chemin était encore probablement long et fastidieux, certes. Mais pas aussi impossible que ce qu’il avait envisagé quelques mois auparavant.
Il se pencha vers l’ordinateur et parcouru rapidement du regard les notes de la rédactrice. Main appuyée sur le bureau, il pressa son torse contre son dos, créant une sorte de tension sexuelle. Il s’amusait comme un petit fou ici et n’était pas prêt de s’arrêter. Il sentait son corps trembler sous le sien, assujetti à ses faibles sensations humaines. Il était certain que s’il lui proposait de se rendre dans son bureau, là maintenant, elle se laisserait mordre sans aucune hésitation. Seulement… seulement il a décidé de cesser ce genre de pratique tant qu’il n’aurait pas obtenu ce qu’il voulait auprès de Morgane. Tant qu’il n’aurait pas réussi à la convaincre de ses (fausses ?) bonnes intentions et prouvé la sincérité des sentiments à son égard. Il la sentait moins réticente qu’auparavant à engager une discussion. Au contraire il arrivait qu’elle soit la première à saluer lorsqu’ils leurs arrivaient de se croiser. Oui, ce n’était qu’une affaire de quelques mois. Il parviendrait à ses fins. S’unir à la famille royale. Ce qui étrangement le rendait plus euphorique que nécessaire. Non… ce devait être la proximité du corps féminin qui créait cet état d’extase passager.

Il était encore dans cette position lorsqu’il vit sa future femme entrer dans la pièce. Parfait elle avait reçu son message et son invitation. Il ne bougea pas d’un pouce, toujours situé derrière la rédactrice et sourit à la princesse. Léopold inclina sa tête, lui montrant qu’il était à elle d’ici quelques secondes, pointa son doigt vers l’écran et murmura deux trois instructions avant de se redresser. Intérieurement il s’amusait de la situation, un peu de jalousie ne faisait de mal à personne. Si tout du moins elle en ressentit une once. Malgré la vue vampirique qui était la sienne il ne parvint pas é déchiffrer ses traits. Ce qui ne l’empêcha pas de se sentir à son aise et d’approcher Morgane, de poser sur la joue le même baiser que lorsqu’ils s’étaient quittés quelques mois plus tôt. Après tout, ils étaient dorénavant amis. N’est-ce pas ? Il leva la main, attirant l’attention des employés sur lui.

•• Je vous prierai de vous arrêter quelques secondes et de saluer comme il se doit Morgane Raybrandt. Fille de la Reine des Vampires, porte-parole de notre espèce et surtout ambassadrice de la bonne entente entre humains et nocturne. Sans oublier de mentionner, qu’elle est également à la tête de la compagnie pour laquelle vous travaillez. Il attendit quelques secondes qu’ils se soient inclinés et baissa la main. Reprenez votre travail.


Il se tourna vers Morgane et l’invita à quitter l’office dans lequel il travaillait afin de se rendre dans son bureau personnel, à l’abri d’éventuelles indiscrètes. Une fois qu’il alluma la lumière, il montra le fauteuil de velours dans lequel elle pouvait s’installer et se dirigea vers son frigidaire, en tira une bouteille de Tru Blood O+ qu’il mit à réchauffer. Ce faisant, il entama la discussion.

•• Je vous remercie grandement d’avoir fait le déplacement chère Morgane. Comme dit dans le message que je vous ai envoyé, je juge essentiel que nous tenions des réunions régulières afin que vous m’informiez des thèmes sur lesquels vous souhaitez que je travaille avec mon équipe. Non sans mentionnez, que je serais également ouvert à toute suggestion de votre part.


Lorsqu’il entendit le bip sonore indiquant que la boisson était à température corporelle, il se saisit d’un verre à cocktail et la versa à l’intérieur. Il se retourna et servit le verre à la princesse, prenant sa main libre entre les siennes.

•• Mais, ceci n’est pas l’unique raison pour laquelle je souhaitais vous rencontrer. Je l’avoue. Votre vie vient d’être chamboulée et je tenais à m’assurer que tout allait bien pour vous.


Deuxième round lancé...
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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Lun 16 Juil - 21:55

Cela faisait à peine quelques jours que j’avais été nommée à la tête du département de communication en plus des autres honneurs que je pouvais recevoir. Sérieusement je ne savais plus où donner de la tête, j’avais accompagné ma mère à une soirée, en tant que figurante, j’avais vraiment l’impression d’avoir pour rôle, la poupée. Genre celle qu’on montre, celle qu’on expose, parce qu’elle fait bien. Mais voilà parfois le rôle de poupée ça va deux minutes au-delà on ressent comme une envie d’évasion. En parallèle, je voyais des gens au niveau de la communication, j’avais également eu mon rendez vous avec Julien pour mettre quelques points au clair, quant à Belle Renart, et sincèrement il me tardait de la rencontrer. Mais voilà, il y avait un autre point qui me plaisait dans mon nouveau poste, et ma promotion, j’étais d’autant plus proche de Léopold d’Aubusson, ce qui me permettait de pouvoir le surveiller dès le premier faux pas. Non pas que je n’avais pas pleine confiance en lui, mais disons qu’il y avait encore un peu de méfiance à son égard. Surtout qu’il avait désormais la place de mon frère, enfin ex-frère, le nouveau William sans Nom désormais que nous devions l’appeler. Oui, oui Léopold avait réussi à usurper sa place de shérif. Quelle devait être sa joie de pouvoir enfin être à un poste haut placé. Je n’osais l’imaginer, après tout, j’étais également heureuse d’avoir eu ces honneurs de la part de mon beau-père, cela me permettait de remonter dans l’estime de ma chère mère.

Le texto que j’avais reçu en début de soirée de la part de Léopold m’avait tout à fait ravi, et je lui avais aussitôt répondu que je serais présente d’ici deux petites heures au maximum, l’espace de me préparer de manière convenable pour qu’il ait une agréable compagnie. J’avais troquée pour une robe blanche légèrement décoltée, et des talons de mi hauteur, oui bah ça va deux minutes d’être petite, elle m’arrivait à la mi jambe ce qui allait parfaitement. Habillée mais pas trop non plus avec une petite manche. Je tirais un de mes châles rapidement de mon armoire. Deux heures n’étaient jamais de trop pour qu’une femme soit prête. Même si elle n’avait rien de privée comme rencontre, quoique tout fût relatif, non je ne tenais pas à Léopold, enfin ce n’était qu’un ami, il était vrai que j’avais une sale tendance à m’attacher un peu trop rapidement aux gens malheureusement. Mais ce n’était pas ma faute non plus, mon caractère était ainsi, et puis ma mère me l’avait elle-même dit, elle voyait d’un très bon œil ce rapprochement soudain avec le nouveau vampire, tiens en parlant de ma mère il serait grand temps que je pense à lui envoyer un message ou à l’appeler ne serait-ce que pour prendre des nouvelles. Mais pour le moment l’heure était de prendre mon taxi pour me rendre directement aux bureaux du vampire. En une dizaine de minutes nous y furent.

Je m’annonçais à l’accueil même si cette démarche fut totalement inutile d’une certaine manière c’était moi qui dirigeais cette enclave, de vue et de nom tout le monde connaissait la fille Raybrandt. Et question de privilège, je fus rapidement conduite à l’entrée des bureaux de communication, où je vis Léopold avec une autre femme, un peu trop proche à mon goût. Mais rien ne parait sur mon visage, neutre avec ce petit sourire, qui montrait ma joie et mon bonheur que de retrouver le vampire. Etrange comportement vous me direz, vous ne saurez mieux dire. Quelques minutes plus tard, après avoir déposé un baiser sur ma joue, il obligea ses employés à cesser leur travail, je leur souris quand ils s’inclinèrent, et les invitèrent à la suite de Léopold de reprendre leur travail, pas la peine qu’ils se mettent tous en retard parce que j’avais décidé de rendre visite à un ami sur invitation. Mais en attendant son intention était des plus remarquables, voulait-il me montrer quelque chose de particulier une nouvelle fois ? Aucune idée, je laissais voler le doute. Je le suivis jusqu’à son bureau particulier, et m’installai là où il m’invita en prononçant quelques paroles à sa suite :

    « L’important étant pour moi que le travail avance, votre idée de réunion régulière me semble tout à fait des plus intéressantes. Même si je me retrouve souvent prise, je me ferai une joie de vous libérer quelques places dans mon emploi du temps. Tout se passe bien pour un début n’est-il pas ? En tout cas, je n’ai eu aucun écho négatif pour le moment, ce qui me ravit ! »


Dis-je avec un sourire, il m’apporta rapidement un verre de Tru Blood, et m’attrapa ma dernière main de libre avant d’entamer une discussion beaucoup plus personnelle d’un coup, qui concernait justement mes nouveaux enjeux :

    « Tout se passe bien, ma loyauté a été créditée, je suis à la tête du département communication, j’ai enfin un peu de reconnaissance de la part de mon beau-père et de ma mère, j’en suis pour le moins comblée voyez-vous ? Même si en parallèle, je sais que mon frère a été déchu de ses titres, ce qui m’attriste certes, mais aussi, quand on n’est même plus loyal à sa propre lignée, il est normal que sanction se fasse non ? Et vous alors votre nouveau rôle de shérif vous convient-il ainsi que vos nouveaux appartements ? »
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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Mar 17 Juil - 4:46

Une nouvelle partie venait de se lancer, un jeu auquel désormais Léopold avait pris goût. Tout tenter pour séduire Morgane Raybrandt. Pour cela il affichait de multiples visages, décuplait les différents rôles à tenir. Tantôt il se faisait travailleur acharné et consciencieux, tantôt il se faisait ami attentif. Il lui arrivait également parfois de prendre le masque du Dom Juam qu’il était réellement et celui taquin qui éveillait les sensations les plus contradictoires chez ses conquêtes. Enervement, intérêt, jalousie, dédain. Qu’elles que furent leurs natures, il en était leur source et arrivait par la suite à les manipuler à sa guise pour concrétiser ses désirs, même les plus malsains. D’ordinaire cela était suffisant, mais il fallait l’avouer, cette jeune femme ci était bien plus difficile à influencer que la plupart de celles et ceux qu’il avait rencontrés jusqu’à présent. C’est pourquoi tout ceci était plus excitant. Parce qu’il devait redoubler d’effort. Jouer sur d’avantages de tableaux, être plus retord et inventif que jamais. Mais le jeu en valait la chandelle comme on dit. Et par là il ne pensait pas uniquement au rang de la vampire à qui il faisait outrageusement la cour. Non, il commençait petit à petit à la discerner elle et à ne plus seulement désirer le statut mais celle qui le portait. Non pas qu’elle arrivât à éclipser le but final qu’il s’était fixé, mais elle rendait la récompense encore plus attractive. Tant par son physique que par son esprit.

Alors qu’il s’installât sur l’accoudoir du fauteuil de la princesse, il ne pût empêcher de laisser son regard dévier vers les charmes dévoilés par son vêtement. Vue plongeante sur la naissance de la ligne de la poitrine, jambes de gazelles légèrement inclinées et dénudées. Tout invitait à la tentation, justement parce qu’il s’agissait d’une sollicitation presque imperceptible, dotée d’une pureté et d’un côté angélique. Vision qui avait un petit côté enchanteur probablement dû au fait que la robe vaporeuse était faite d’un blanc évoquant la chasteté. Les formes féminines de sa propriétaire créaient une certaine contradiction qui ne faisait que la rendre plus attractive. Le vampire se mit à sourire légèrement en l’observant. Elle ne pouvait pas avoir choisi ces vêtements par le plus grand des hasards. Non. Au fond de lui, il le sentait, Morgane Raybrandt commençait elle aussi à se lancer dans ce jeu tentant qu’était le flirt. Les mots à l’apparence si simple et pourtant lourdes de sens ne firent que renforcé son impression. « Idée intéressante ». «..une joie de vous libérer quelques places… ». Et si elle n’en avait pas conscience, cela n’en restait pas moins véridique. Il aurait donné bien des choses pour savoir ce qu’il se passait à l’intérieur du crâne de son interlocutrice. Deviner ses réelles intentions.
Il se remémora que quelques mois plus tôt il l’imaginait candide et prude. Innocente. Que la seule chose qui la retiendrait de tomber entre ses bras fermes et délicats serait justement cette même vertu. Mais voilà qu’il la découvrait aussi compétitrice qu’il l’était. Peut-être encore plus hypocrite puisqu’elle usait le masque de la délicatesse et de la candeur. Quoi que son rôle de vampire damné et croulant sous les remords lui valaient quelques points. Peut-être ne le faisait-elle pas de plein gré, mais le fait était là, ils étaient désormais deux à tourner autour du pot. Quand bien même elle n’était pas aussi intéressée et acharnée que lui. Pour le moment. Tout n’était qu’une question de patience, et en ce moment, Léopold apprenait à la travailler afin de ne pas brûler d’éventuelles étapes primordiales.

Il releva la tête alors qu’elle se confiait à lui tel qu’il le lui avait suggéré et fût une nouvelle fois surpris par les propos de la future Mme d’Aubusson. Ah, cela sonnait parfaitement. Morgane Raybrandt d’Aubusson. Une petite touche aristocrate qui ne faisait que s’assortir parfaitement à la classe naturelle de la vampire. A moins qu’il ne se verrait contraint d’abandonner son propre nom pour celui des Raybrandt. Léopold Thomas Raybrandt…. Non cela ne lui convenait pas. Enfin… pour le moment, rien n’était parvenu à ce point-ci. Nous disions donc qu’il était étonné des paroles prononcées tantôt. Jamais il ne l’aurait imaginé du genre à se réjouir pour elle-même avant de se soucier de son aîné. C’était d’un égoïsme... surprenant mais plaisant ! Ainsi possédait-elle quand même quelques instincts et raisonnements propres à leur espèce. Il tapota légèrement la main qu’il n’avait pas lâchée et sourit doucement à son invitée.


•• Vous me voyez ravi de votre contentement Morgane. J’eus crains que la déchéance de votre frère ne vous affecte et que vous ne vous sentiez coupable de ne pas l’avoir ramené dans le droit chemin. Je n’aurais souhaité que votre forte empathie ne vous joue des tours et que vous ne vous sentiez plus à votre aise au poste qui vous a été donné.


Il se leva, gardant toujours la main précieusement serrée entre les siennes et la déposa sur les genoux de la vampire. Il se plia lui-même à ses pieds et baissa légèrement la tête afin qu’elle ne puisse voir les traits de son visage. Comme si il ne se sentait pas de taille à assumer les prochains mots qui allaient sortir de sa bouche. Il inspira et expira quelques secondes pour le suspense et se lança.

•• Mais ma plus grande crainte, je dois l’avouer, était que vous ne puissiez rester à mes côtés sans que cela ne vous affecte. Vous auriez pu me haïr, ou exécrer cette situation. Ne plus pouvoir me regarder sans imaginer votre aîné et culpabiliser de vous lier d’amitié avec celui qui lui a dérobé sa place. Je n’aurais supporté de vous infliger de tels sentiments, alors en cet instant précis, je suis simplement heureux qu’il n’en soit rien. Sentiment bien égoïste je le conçois, mais purement authentique.


Il se releva, souriant à moitié, imitant un faciès gêné à la fois par les confessions proférées et par ce qui allait suivre. Bien entendu il n’en était rien. Du moins pas en ce qui concernait les prochains mots qui étaient pure manipulation et séduction. Pour ce qui était des premiers, il avait une fois de plus laissez libre court à son talent naturel. Etrangement naturel. Il posa sa main sur l’accoudoir et prononça quelques mots avant de ne partir dans le dos de Morgane afin de se servir lui-même quelque chose à boire.

•• En ce qui concerne ma nouvelle demeure, je n’ai aucune revendication. Bien au contraire, je trouve ma voisine parfaitement charmante au demeurant.


La balle était désormais dans son camp. Est-ce qu'il prenait un risque ? Oui peut-être. Mais il se savait capable de relancer l'offensive si besoin était. A moins qu'elle ne soit la prochaine à attaquer. Et en ce cas il faisait vraiment de l'excellent travail.


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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Mar 17 Juil - 20:13

Jeu de séduction ou réelle tentation, en attendant la tentation n’est pas un vice que si l’on y succombe, et damnée à mon point je vous avouerais que je n’étais pas à une ou deux tentations près. Pour être tout à fait honnête, j’aimais bien ce petit jeu, cette tentation, voire cette séduction qui s’initiait dans ma relation avec Léopold, c’était comme un peu de piment dans ma vie. Je n’avais aucune idée d’où cela pouvait m’emmener, mais n’avoir que pour reconnaissance, un peu de fierté de la part de ma mère, n’était pas je pense un mets trop orgueilleux bien au contraire. Après huit cent ans passés dans l’ombre de mon frère, si parfait aux yeux de ma mère, et moi la fille on ne peut plus imparfaite, on n’est pas orgueilleux à ce point d’être fier, au contraire, ça en devient comme une récompense de la patience mise en place pendant près de huit siècles. Sérieusement, vous connaissez beaucoup de filles qui auraient tenu loyauté à sa mère pendant aussi longtemps sans se défaire de son emprise, alors que je n’étais qu’une petite vermine, fille impropre, demi sœur du frère parfait, bref, rien pour moi. Sérieusement, patience triomphera à celui qui saura attendre. Et aujourd’hui c’était le cas, la preuve (ou pas) Léopold commençait à s’intéresser de plus près à Morgane, plutôt qu’à la fille de Krystel. Ou du moins c’est ce qu’il me laissait parfaitement paraitre et c’était pour ainsi dire tout ce qui me convenait.

Il était venu s’installer sur mon accoudoir, ce qui me laissait le loisir de regarder son visage d’un peu plus prêt, à s’y méprendre, nous aurions pu croire que nous étions de véritables amis. Oui, après tout, je pouvais le considérer comme l’un de mes pairs. Après avoir perdu un frère, il me fallait désormais me raccrocher aux hommes qui avaient une image de puissance au sein de la royauté, et ils étaient relativement limité. Ou du moins, ceux en qui j’avais plutôt confiance était limité à deux peut être, et enfin une confiance qui restait à acquérir. Tout vient à celui qui sait atteindre, nous en revenions toujours à l’idée de patience bien évidemment. La patience principale vertu de l’être humain, dont il ne sait pas suffisamment usé dans mon humble avis. La patience est quelque chose dont on ne peut pas se passer, mais dans notre société contemporaine, j’en avais connu de beaucoup plus patients, mais voilà que maintenant tout devait venir rapidement dans les mains de l’homme plus impatient que jamais. Et ce jeu de séduction marqué une certaine patience, oui je le reconnaissais je jouais, en ne me vendant pas de suite à l’homme en face de moi bien au contraire. Je comptais bien le faire mariner pour voir si la confiance que je pouvais lui accorder devait être pleine ou non. Et pour tout dire, il jouait bien le jeu de l’autre côté étant donné, le jeu du chat et de la souris auquel nous étions tout bonnement en train de jouer.

    « J’ai été belle et bien naïve que de croire tout comme ma mère je pense, même si je ne la blâme pas, que mon frère était le parfait héritier de la famille Raybrandt, il avait tout pour lui, il a juste voulu plus de pouvoirs à mon avis, il s’est laissé tenté et aujourd’hui à lui les conséquences de ses actes. Je me sens coupable, non pas de le remettre dans le droit chemin, je n’étais que sa petite sœur qu’il n’écoutait pas, et pour qui il n’avait que très peu de considération, mais plutôt que de ne pas avoir vu plutôt la dissidence dans ses propos et dans ses actes. Même si contrairement à son ami, je n’aurai jamais été en mesure de dénoncer mon frère, ou je ne sais pas si j’aurai eu cette force que d’affronter la trahison d’une sœur pour son frère. »


Il se mit ensuite face à moi en gardant ma main dans la sienne et en baissant la tête, en faisant une sorte de mea culpa qui me surprit pour tout dire. Comment pouvait-il penser que je ne pouvais pas rester auprès de lui, après les actes de mon frère. Si j’avais été plus proche de mon frère surement mais pas en ce qui concernait le mépris que pouvait avoir William à mon égard. Bien au contraire.

    « Cessez de penser cela mon cher ami »


Dis-je en posant mon verre et en posant ma deuxième main sur la sienne.

    « Il faut savoir faire la part des choses, et mon frère n’était plus digne d’être quelqu’un de la famille Raybrandt après ses déboires et ses dissidences, il a cru pouvoir prendre le pouvoir à mon beau-père, notre Roi et ma mère, sa propre mère, celle qui l’a mis au monde et qui l’a fait renaitre juste après ? Il avait des désillusions et ses désillusions ont payé, il les a payé le prix fort. Vous avez mérité votre place de shérif, plus que quiconque, vous êtes fidèle à notre Roi et notre Reine, et je suis ravie de pouvoir vous compter parmi mes pairs. »


Finis-je avec un sourire quand il se releva. J’avais été peut être un peu trop sincère à son égard. Mais peu importe, je rentrais dans le second round de notre rencontre et j’en étais épanouie à l’idée pour tout vous dire. Quand il parlait de sa voisine, je me doutais parfaitement de qui il parlait mais pour donner un peu de piment à cette deuxième rencontre je disais de lui faire en dire un peu plus :

    « Ah oui ? Laquelle des deux, je vous rappelle que ma belle-sœur, la deuxième Princesse vit également dans la demeure, j’espère que la voisine charmante se trouve devant vous non ? »


Joueuse ? Peut être un peu trop parfois, mais bon, pourquoi ne pas donner un peu de piquant à cette relation, sans quoi cela n’a plus d’intérêt que de jouer en face de lui.

HJ : Tu veux jouer ? On va jouer
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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Mar 24 Juil - 7:20

Plus il apprenait à connaître Morgane Raybrandt, plus il était surpris. Agréablement. Il savait que l’objectif qu’il s’était fixé n’était pas des plus simples. C’est vrai, qui se ferait martel en tête qu’il épouserait la princesse des vampires ? Un imbécile, un fou. Ou alors quelqu’un d’extrêmement sûr de lui. Quand on connaissait l’image que la vampire blonde avait auprès du public, on savait qu’elle n’était pas prête de se lier avec quelqu’un de son espèce. Alors le mariage. Pensez-vous ! Candide, douce, fidèle. Voilà les obstacles auxquels il craignait de se heurter lorsqu’il s’était élancé dans la partie. Mais aujourd’hui, Léopold se rendait compte qu’il s’était planté sur toute la ligne. En beauté. Il découvrait que cette frimousse d’ange cachait une compère tout aussi joueuse qu’il pouvait l’être. Que la séduire ne passerait pas que par des flatteries et des confessions comme il l’eût songé il y a quelques semaines. Non. Elle se doutait qu’il n’était pas aussi sincère qu’il le prétendait et mettait prudemment les distances là où elles étaient nécessaires. Jouait-elle sur ses nerfs ? Voulait-elle éprouver sa patience ? C’était chose faîte. Mais il se jura une chose, c’est qu’il ne perdra pas la face. Non. Si elle partait sur ce terrain il allait répliquer. A sa manière…

Il était certain d’une chose, il ne la laissait pas aussi indifférente qu’elle voulait bien le laisser paraître. Il écoutait attentivement chacune de ses paroles et y découvrait quelques indices lui prouvant qu’elle le comptait désormais comme un semblable. Un vampire de son entourage. La main lui a peut-être été forcée de par son emménagement dans les appartements proches des siens, mais qu’importe, le résultat était plus que positif. La fin justifie les moyens n’est-ce pas ? Et pour parvenir à accomplir son but, le vampire était prêt à tout. Aucune limite, aucune règle. Il y mettrait tout son talent et toute sa vergue.
Rapidement alors qu’il se servait son verre et tendait son oreille vers la princesse, il fit un récapitulatif des étapes à franchir. Rapprochement, confiance. Tout ceci était à peu de choses près acquis, et pouvait être comblés par le niveau trois. Rendre évidente l’attirance physique qu’elle pouvait éprouver pour lui. Et pour ce faire, il avait des siècles et des siècles de pratique, possédait une dextérité sans faille. Il fallait néanmoins qu’il prenne garde à ne pas se reposer sur ses lauriers, sachant pertinemment que Morgane Raybrandt ne fonctionnait pas exactement de la même manière que ses anciennes conquêtes. Qu’il ne pouvait pas être aussi… offensif qu’avec les vulgaires humains et vampires de bas étages qu’il avait pu séduire. C’est là d’où venait tout l’intérêt du jeu et qui le rendait si… si… passionnant.

Alors qu’il replaça la bouteille d’AB négatif dans son frigo personnel et se saisissait de son repas juste réchauffé, il se mit à rire doucement suite à la réplique de son invitée du soir. Nonchalamment, il s’appuya sur son bureau, continua de rigoler et de sourire. Voilà qui était inattendue de sa part et tout à fait… charmant. Oui, décidemment, il appréciait de plus en plus ce qui était en train de se passer entre eux et du piquant qu’elle mettait dans cette relation. Il savait parfaitement qu’il ne tenait qu’à lui de rendre les choses encore plus intéressantes et pimentées. Caliente.

•• Ma chère, je suis heureux de voir que l’identité de mon objet d’affection vous intéresse autant. Craignez-vous une quelconque concurrence ? J’ai presque eu l’envie de vous mentir afin d’observer votre réaction, mais cela eût été mesquin. Se pourrait-il que vous vous soyez habituée à mes compliments et ne désiriez voir une autre que vous en recevoir ? Cela me toucherait au plus haut point car il montrerait là une sorte de… jalousie. Aimable jalousie j’entends.


Le vampire fit traîner son doigt sur les bords de son verre, laissant un silence flotter quelques faibles. Volontairement. Puis il posa son breuvage sans n’y avoir encore touché et remonta les manches de sa chemise sans se départir de son sourire. Se passa la main dans les cheveux qui pouvait à la fois indiquer le désir, le trouble et la séduction. Et repris sa boisson en main. Tout ceci avec une vitesse surhumaine qui leur était propre. Il planta son regard dans celui azur de la princesse.

•• Vous devez cependant connaître que vous n’avez à redouter une quelconque baisse de mon attention. Sachez que j’apprends à être patient et que j’ai l’éternité devant moi pour espérer une quelconque réponse de votre part en ma faveur. Je dois néanmoins vous avouer que cette attente n’est pas des plus agréables et que l’idée de vous savoir avec un homme me blesse continuellement. Enfin… nous ne sommes pas ensemble ce soir pour parler de mes tortures personnelles. Nous devrions plutôt… fêter votre nouvelle ascension. Votre bonheur, et ma joie de vous savoir heureuse.


Le vampire se redressa, avança d’un pas et tendit sa main libre à la vampire l’invitant à se lever sans la quitter du regard, sans se départir de son sourire. Base de la séduction certes, repérable certes, mais toujours efficace. Du moins s’il y avait un quelconque intérêt du parti opposé, chose dont il était à peu près certain. Alors qu’elle se mettait sur pied, Léopold prit grand soin de se trouver « malencontreusement » à quelques centimètres d’elle. De trinquer alors que leurs genoux se touchaient presque. Que leurs visages n’étaient que suffisamment séparés pour y glisser leurs mains et leurs verres. Ses lèvres n’affichaient plus un sourire mais une moue surprise et ravie à la fois. Il tenta d’exprimer en un regard tout le désir, les émotions que la princesse pouvait provoquer chez lui. Situation inconfortable, tendue et attractive à la fois qui allait nécessairement entraîner une réaction de la part de Morgane. Quelle qu’elle fût, il était paré.
Attendez… comment ça émotions qu'elle pouvait provoquer ?



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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Sam 28 Juil - 22:35

La petite vampire que je montrais à l’écran n’était pas une image, j’étais sure de moi, je savais toujours ce que je voulais atteindre, et même si j’étais sincère dans mes propos quand je parlais de rapprochements possibles entre les humains et les vampires ce que je pensais réellement, j’utilisais également les mots justes pour les convaincre tous autant qu’ils soient, je n’étais pas non plus trop naïve. Je savais jouer avec les mots et tout. Bien évidemment c’était mon rôle, même si ce n’était pas seulement une question de jeu, mais exactement, de juste mesure pour savoir que dire.

J’aimais être sa convoitise, est ce que je tombais dans son jeu, je ne sais pas, mais il était vrai qu’il ne me laissait pas totalement indifférente, après tout, après tous ses jeux que nous faisions tous les deux, il vivait désormais juste à côté de moi, dans le même manoir et tout, enfin c’était sur et certain que je ne pouvais pas rester indifférente longtemps à son charme. C’est ce que je me disais, tout en le regardant, et en prenant mon verre dans la main et en posant mon avant bras sur le rebord du fauteuil. Je l’écoutais avec attention pour une fois, et pour être honnête, chacun de ses mots ne tombait pas dans l’oreille d’une sourde bien au contraire. J’aimais être la source de ses convoitises. On évoquait alors le souci de jalousie, je sentis un petit sourire et même un peu de rouge sur mes joues, ou du moins un minimum pour montrer mon attrait à ce jeune vampire. Enfin, jeune tout était relatif, comparé à moi, mais au moins, il me faisait sourire, bref, comparé aux différentes disputes que je pouvais avoir avec mon petit-ami, il était vrai que les moments passés avec Léopold me semblaient nettement plus agréables.

    « Jalousie, peut être un peu. Mais ça vous montre un minimum mon intérêt pour vous ? N’est-ce pas ce que vous souhaitez, ou alors dans ce cas là, je pourrais également aller voir quelques autres hommes. Enfin, je ne sais pas si j’y trouverai la même relation qu’avec vous Léopold… »


Je disais ça pour attiser la curiosité, et je ne savais pas vraiment si ça avait marché mais en tout cas, ça avait provoqué un certain effet pour le rapprocher de mon fauteuil. Un silence venait de se poser entre nous deux, un silence qui flottait doucement pendant que je l’observais tout en regardant parfois mon verre. Non pas que j’étais gênée, j’avais un peu calculée mes paroles, après tout être la fille de Krystel servait pour être un tout petit peu manipulatrice et calculatrice, même si je me doutais qu’en face de moi, Léopold devait être aussi calculateur que moi, si ce n’est pas d’autant plus. Mais ça, je lui laissais encore un petit bénéfice du doute même si j’avais peur souvent de faire une erreur colossale, mais si on ne laisse pas le doute planait un peu au dessus d’une relation où cela peut nous mener sinon tout droit à l’échec. Alors l’amitié a besoin d’être cultivé et donc que les deux partis y mettent du sien, même si au vue de son rapprochement, je commençais sérieusement à douter quant à la simple amitié, et le côté confident. Non, mais cette situation et ce petit jeu, commençaient sérieusement à me plaire pour tout dire, ça avait même une tendance à m’amuser réellement. Une façon de me divertir en cette petite soirée où j’étais venue voir le travail de mon ami, et peut être que je découvrais autre chose une nouvelle fois.

Le rapprochement se fit tel que nos lèvres étaient côte à côte nos genoux se touchaient, une fois que nous nous soyons relevés, enfin surtout que je me sois levée, et le petit sourire que je possédais n’était pas des plus négligeables. Pour tout dire, nos deux regards étaient plongés l’un dans l’autre et chacune de ces tortures qu’il m’exprimait j’avais presque l’impression qu’il me les disait avec les yeux avant tout. Devais-je y croire, je ne savais pas forcément le fin mot de l’histoire, mais j’avais presque envie d’y croire pour une fois :

    « Et si je vous avouais que suite aux récents évènements et aux dissidences, il serait certainement préférable pour mon petit-ami et moi que nous nous séparions avant qu’une quelconque chose malheureuse puisse lui arriver. Et si je vous disais également que depuis quelques temps un vampire occupe quelque peu de trop mes pensées, est ce que ces tortures personnelles pourraient s’envoler un petit peu, pour laisser place à une charmante nouvelle soirée entre nous deux… Et pour conclure sachez que mon bonheur sera complet quand vous me direz que vous aussi vous êtes heureux, sans quoi, je ne peux pas vivre aux côtés d’un vampire qui ne se sent pas bien dans sa nouvelle situation… »


Dis-je en faisant trinquer mon verre avec le sien. Un petit sourire charmeur, un peu beaucoup charmeur. Il était fou comme on pouvait rencontrer une autre personne quand on baisse la garde de l’habit de la princesse, de l’image des vampires et de toutes ces étiquettes qui m’étaient doucement portées avec attention par l’ensemble de la communauté des vampires. Etiquettes qui parfois pouvaient être lourdes à porter, même si beaucoup se révélaient beaucoup plus vraies qu’autre chose… Je passais ma main doucement ma main dans ses cheveux pour lui montrer d’une certaine manière que de mon côté aussi je n’avais pas du tout l’intention de baisser mon attention à son égard bien au contraire. Ce soir, il était certainement, l’objet de toutes mes convoitises. Cette fois-ci nos visages étaient d’autant plus proches que jamais, si ça, ça ne s’appelle pas charmer, et flirter dans les règles de l’art, alors il faudra m’apprendre clairement ce que c’est…
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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Dim 29 Juil - 20:06

Il fallait bien avouer que la situation présente n’était pas des plus désagréables. Situer à peine quelques centimètres de Morgane, frôlant parfois son corps de ses genoux ou de ses coudes, il fallait avouer que Léopold appréciait plutôt ce moment délicieux. Il adorait cet instant précis ou deux corps attirés l’un par l’autre se retrouvaient au paroxysme de la tension sexuelle et ne restaient éloignés l’un de l’autre que par une faible conviction de l’esprit. Depuis le temps qu’il arpentait cette Terre, il savait admirablement gérer ces moments et avait appris à ne pas craquer le premier. Tout un savoir-faire qu’il avait mis des siècles à perfectionner. Aujourd’hui il pouvait se vanter d’être un maître dans la discipline. Mais en cette nuit, il avait comme quelques doutes. Un mauvais pressentiment. Oui voilà. Parce qu’il a comme la sensation de ne pas tout maîtriser à cent pour cent et que quelque chose va lui échapper. Mais quoi. Quoi ?
Ah oui, il parlait de certaines… émotions. Qu’il faisait passer avec le regard. Pour être honnête, lorsque la princesse a potentiellement évoquer le fait d’aller à la rencontre d’autres vampires il a été pris de stupeur. D’une parce qu’elle n’était décidemment pas ce qu’elle montrait aux caméras, de deux parce qu’elle envisageait de tromper son humain, de trois parce qu’elle lui montrait qu’elle était réellement de la partie. Qu’elle aussi jouait à séduire et ferait tout pour prendre le dessus. Ce qui était plutôt étrange dans la mesure où il lui affirmait qu’elle était déjà tout ce dont il pouvait rêver et qu’elle n’avait besoin de s’inquiéter d’une quelconque concurrence. A moins que ce ne soit justement pour tester la véridicité de ses propos. Et en ce cas…. Elle avait plutôt bien joué. Parce que pour être tout à fait honnête, cette idée qu’elle puisse fricoter avec d’autres vampires que lui l’avait passablement agacé. Pour le plan certes, son orgueil avait été titillé également, Il avait eu une éphémère envie de la prendre dans ses bras et de l’embrasser pour lui prouver qu’IL était celui qui convenait. Il avait beau essayé de se convaincre que ce n’était que pour ses ambitions personnelles et celles de la Reine… il commençait sérieusement à avoir des doutes. Voilà d’où naissait ce fameux ressentiment. Enfin, en toute logique des choses, gérer les évènements à suivre ne devraient pas être bien compliqué.

La princesse n’avait pas devant elle une multitude de choix. Elle pouvait craquer, ou au contraire résister. Qu’elle que la décision fût il serait paré à y faire face. Il savait exactement la façon dont les évènements se dérouler. Ce qu’il allait faire, dire. S’excuser dans les cas. En fait, cette situation lui permettrait de juger où s’en trouvait leur relation. Le chemin qu’il lui restait encore à parcourir et les efforts à donner pour enfin parvenir à ses fins. Il était plutôt fier de cette petite manigance et attendait patiemment la réaction de la vampire. Qui ne tarda pas à arriver. Etrangement, elle décida de parler en premier. Peu importe, qu’elle le rejette ou succombe par les mots en premier était tout aussi révélateur. Si ce n’était qu’il n’avait peut-être pas l’emprise escomptée sur ses sens. Mais les mots qui sortirent de la bouche de Morgane Raybrandt, il ne les aurait prévus pour rien au monde. Enfin, ils les avaient espérés mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle s’avoue de si vite qu’elle pouvait réellement ressentir quelque chose à son égard.
Comme pour répondre à sa requête il se mit automatiquement à sourire. Faut pas non plus croire que c’est parce qu’il ressent une joie intense au point de ne plus pouvoir s’empêcher de l’afficher. Certes, il commence à se poser des sérieuses questions sur ses objectifs et ses attentes mais il ne faut pas imaginer qu’il est devenu tout mielleux. Quand bien même d’un point de vue extérieur on pourrait croire à une scène tout droit tirée d’une comédie à l’eau de rose. Manquerait plus qu’elle se mette à pleurer en avouant qu’il commence à prendre une place importante dans son existence et on y serait. Le film le plus mièvre de l’histoire du cinéma. Mais parce qu’ils ne sont pas des acteurs, qu’il ne s’agit pas de relations tout à fait innocentes et faîtes d’eau fraîche, la princesse ne s’arrête pas là. Non. Elle évoque un futur… et joue de la séduction bien plus que lui-même n’avait osé le faire. La main qui passe dans ses cheveux, le regard qu’il pouvait peut-être qualifié de brillant. Oui, maintenant il était certain d’attirer Morgane Raybrandt et elle semblait attendre qu’il fasse le dernier geste pour clore leurs lèvres. Le premier geste pour démarrer une relation inédite. Pour être franc, pour une fois dans son existence, Léopold ne sut comment réagir face à une femme. Tout se mélangeait, ses objectifs, ses ordres, le bon sens, ses envies. Il ferma les yeux et posa son front contre celui de la princesse, se saisit de sa main et la serra entre ses doigts. Quelques secondes il resta silencieux. A la fois pour lui-même, pour qu’il puisse se remettre au point et à la fois pour ne faire qu’augmenter la tension du moment. Bien, bien… sa décision venait d’être prise.

Il posa la main de la princesse sur sa joue et avança ses lèvres, posa un bref baiser sur celles de son interlocutrice et s’éloigna. Baisa la paume de la main qu’il tenait toujours entre ses doigts et la regarda avec ce qui voulait être passionnément.

•• Vous devinez que j’ai bien du mal à contenir ma joie en cet instant. Je n’osais imaginer que vous seriez si réceptive à mes supplications. Si cela ne tenait qu’à moi je vous montrerais en cet instant précis à quel point la passion que j’éprouve à votre égard me ronge. Mes bras vous enserreraient et je ne vous lâcherais pour rien au monde. Mais je sais également qu’il ne s’agit pas de la meilleure chose à faire. Je me suis promis de devenir un vampire meilleur afin de vous mériter amplement et je suis en train de vous le prouver. Je pense que vous ne souhaitez compromettre l’intégrité de votre ami et je ne souhaite avoir le rôle du pervers qui lui a enlevé son amour. Quand bien même la tentation est immense. Je souhaite… rentrer dans votre vie de la manière qu’il convient de le faire.


Léopold se mit à poser sa main sur le visage de Morgane et à caresser sa joue délicatement, comme s’il elle était faîte de porcelaine. Un objet précieux à garder, à conserver, à respecter. Il s’approcha une nouvelle fois et se mit à parler à quelques centimètres des lèvres de la vampire. De sorte à ce que leurs haleines en viennent à se mélanger.

•• Si du moins il s’agit là également de vos désirs. Je ne souhaite que votre bonheur. D’autant plus que vous venez fortement de contribuer au mien. Je suis heureux en cet instant et vos désirs sont devenus entièrement mes désirs. Je suis tout à vous en cette nuit.


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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Dim 29 Juil - 22:35

La situation était des plus surprenantes et celui qui la surprendrait serait la première à colporter ça sur les toits je pense. Mais d’une certaine manière j’avais envie également d’avoir cette sensation que j’étais en train de faire quelque chose qu’il ne fallait pas. Cette drôle de sensation où l’on se sent tellement bien, même si les scrupules et les remords arrivent peu de temps après. Mais en même temps cette adrénaline, de ne pas être la personne qu’on est tout le temps, quelqu’un d’autre, l’espace d’une soirée. Est-ce que j’avais tendance à penser à devenir quelqu’un d’autre, non bien sur que non, j’étais juste à la quête d’un peu d’action et de piquant dans ma vie de porte parole des vampires. C’est bien d’être l’image de l’ensemble de sa communauté, mais ça a vite ses limites. Ma relation avec Johnston était bien morne depuis quelques temps, parce que je ne le voyais que très peu, parce que j’étais toujours en train de courir à des rendez vous avec d’autres vampires. En parlant d’autres vampires, il serait également temps que je songe à parler à Belle. Non pas que c’était l’une de mes priorités, enfin si, mais il devenait aussi urgent que j’honore un peu mes nouvelles places au sein des vampires. Si on m’accordait un peu de confiance, alors il fallait que je montre qu’elle n’était pas accordée à la mauvaise personne non plus.

Quand j’avais évoqué l’histoire de vivre aux côtés d’un sorcier qui n’était pas heureux dans sa nouvelle situation j’évoquais (peut être que c’était trop ambigüe dans l’idée) le fait qu’il avait déménagé à seulement quelques appartements des miens. Autant dire que je ne voulais pas qu’un malaise ne s’installe entre nous deux bien au contraire. Ce n’était ni le but ni l’enjeu de ma manœuvre. J’étais plutôt du genre à faire attention à ce que mes nouveaux voisins se sentent bien, j’étais attentive à leur bien être plus qu’autre chose. Un peu trop vous me direz, peut-être oui, mais au moins on ne pouvait pas dire que je n’essayais pas de prendre soin du Shérif d’Aubusson, maintenant que je lui devais ce titre. Tiens d’ailleurs la lourde charge de shérif ne semblait pas tant l’accabler bien au contraire. Enfin vous me direz, mon frère shérif ou non, c’était un peu toujours la maison aussi. Il avait juste des responsabilités en plus et voilà, c’est ce que je convenais de son nouveau rôle.

Nos souffles étaient désormais très proches et avant de me répondre, c’est lui qui prit l’initiative de déposer un baiser sur mes lèvres. Puis lentement le rapprochement fut rompu également, il s’éloigna, en baissant ma main, j’étais désormais sous son écoute. Mais bordel Morgane ? Dans quel piège viens-tu encore de te foutre ? Bon soyons clair, c’était un jeu de séduction, d’accord, je venais gentiment de pousser le jeu à l’extrême. En même temps, l’objectif était tellement alléchant, que j’ai moi-même eu envie de pousser le plaisir. Ce n’est pas pour rien vous me direz, c’est un certain plaisir. Mais aussi cela avait été un test, plus ou moins concluant je ne savais pas trop mais en tout cas, il venait de revenir sur ses envies afin de mettre au clair ma situation, il était vrai qu’il n’était pas très honnête au vue de ma relation avec Johnston que je commence à fricoter avec un autre vampire même si c’était ce que je faisais depuis quelques temps maintenant. J’étais surprise, par son intégrité et la douceur qu’il prenait à mon égard. Bizarre mais loin d’être désagréable pour être honnête. Bien au contraire.

    « Vous me surprenez Léopold, mais une agréable surprise, j’aurai fait ce pas il y a de ça encore quelques mois, vous n’aurez pas hésité une minute je pense. Vous êtes donc bien en train de changer, et vous venez de combler mon bonheur et de me convaincre de vous faire confiance. Résister à la tentation montre une grandeur d’âme, si nous pouvons parler d’âme en ce qui nous concerne… »


Nos visages se rapprochaient doucement et j’eus envie de jouer à nouveau avec la séduction, poussons le vice jusqu’au bout, après tout, nous sommes damnés, et ce ne serait pas une bonne action qui nous ramènerait vers le paradis bien au contraire. Même l’enfer ne voulait pas de nous. Alors avec un petit sourire, je rapprochais doucement mes lèvres des siennes :

    « Mais voyez vous, je suis sure que tout cela peut rester entre nous, ce soir… »


Dis-je avant de l’embrasser avec un peu de passion.

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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Lun 30 Juil - 6:49

Quelques secondes, dans sa tête, Léopold venait de tout miser sur quelques secondes de réflexions. Cela aurait été amplement suffisant dans une toute autre situation. Mais imaginez-vous pratiquement collé à une femme tout à fait attrayante, venant de subir ses avances et touchant votre but du doigt. Il est là, à portée de lèvres et semble si facile à atteindre. Franchement si vous avez la capacité de garder une cohérence implacable dans votre for intérieur, il serait prêt à vous applaudir. C’est pour dire. Bref tout ceci pour dire qu’il a dû prendre une décision essentielle en un laps de temps qui lui parut extrêmement court. Ce qui sous-entendais mettre ses pulsions de côté, et se focaliser sur ce qui pourrait être le plus profitable et le mieux servir ses desseins. De là, il a rapidement éliminé un de ses choix. Puis, le reste s’est enchaîné. Tout naturellement. Parce qu’il avait déjà prévu une partie de ses paroles quand il avait quitté son bureau. Oui oui. Tout le discours sur « le vampire meilleur qui ne veut pas compromettre l’intégrité de sa dulcinée » était déjà prêt à être servi depuis… presque le début de la soirée. Il a simplement du y apporter quelques modifications de dernière minute étant donné qu’elle n’est pas celle qui a craqué mais lui. En quelques sortes. Il aurait pu continuer à jouer, chercher à lui faire faire le premier pas. Mais à quoi bon ? Certes, cela l’amusait énormément et il trouvait le talent de la princesse tout à fait délectable. Mais s’il souhaitait réellement prendre une place dans son existence, il devait aussi lui montrer qu’il ne voyait pas leurs entrevues comme un simple jeu. Qu’il ne la quitterait pas une fois qu’il eût obtenu son corps et sa dévotion. Et pour cela il fallait justement cesser de jouer au chat et à la souris. Faire preuve de maturité.

Ah ! Si on lui avait dit il y a quelques années qu’il serait celui à stopper un jeu ! Ils vous auraient ri à la figure. Sans aucune hésitation. Comme quoi… tout pouvait changer. Quand on y pensait plus profondément, le changement était justement ce qui qualifiait le plus la vie de Léopold. Passé d’un vampire indiscipliné à une figure de la justice s’était fait en si peu de temps. Lui-même avait du mal à y croire. Mais la transition n’avait pas été si compliquée. Certes… il ne faisait pas encore grand-chose, attendant toujours des ordres plus précis de ses supérieurs mais… supérieurs ! Il était là debout devant Morgane, l’aguichant à nouveau afin de la faire succomber au vice et il avait complètement oublié la promesse faite à Krystel alors qu’elle lui avait donné son feu vert pour qu’il séduise sa fille. Non pas qu’il souhaitât s’abreuver de son sang. Loin de lui cette idée, mais il se pourrait bien qu’ils en arrivent au point de fléchir face au plaisir de la chair. Et ça, ça ne lui convenait pas. Enfin si ! Plus le temps passait et plus il commençait à vraiment apprécier cette tâche confiée par sa reine. Pour lui-même. Car il passait réellement de délicieux moments en compagnie de la princesse. En toute sincérité. Donc il serait tout à fait prêt et partant à laisser ses instincts prendre le dessus. Mais il était parfaitement dévoué à Krystel et il ne pouvait faillir sa promesse. Où il devrait subir de sacrés remontrances. D’autant plus qu’il avait gâché toutes ses autres tâches et n’avait réussi à les accomplir telles qu’elles lui avaient été ordonnées. Oui, il devait être parfait dans celle-ci et ne pas commettre de fautes irréparables, il…

Ses pensées s’interrompirent dès lors que Morgane se mit également à l’embrasser. Bien sûr qu’il avait marqué des points et qu’elle était désormais plus à-même de le croire. Il se retrouva une fois de plus surpris par la fougue de la vampire et ne put résister à la tentation. Cela faisait plus d’une semaine qu’il n’avait pas eu le loisir de toucher une femme et ne faisait qu’observer Eugène. Vivant par substitution. C’était bien plus qu’il n’en fallait pour qu’il ne puisse succomber au désir de combler les attentes de la princesse. Ses mains se posèrent sur sa taille afin de la coller à la sienne et il répondit avec fougue, pratiquant même ce que les anglophones appelaient le french kiss. Usant de sa force et de sa vitesse surnaturelle, il la souleva et la posa sur son bureau sans pour autant cesser de l’embrasser. Cliché peut-être. Mais toujours efficace. Sa main gauche se mit à caresser la cuisse de la vampire, doucement et sa main droite se saisit de sa chevelure afin de lui incliner la tête. Sans aucune hésitation il descendit le long de son cou pour y poser de furtifs baisers. Puis il se souvint des paroles qu’elle avait prononcées. Entre nous deux. Quelque chose le dérangeait dans cette phrase. Non pas qu’il souhaitât que l’on ébruitât la relation qu’ils commençaient à construire, mais il y avait comme quelque chose d’officieux là-dedans. Et ce n’était pas, mais alors pas du tout son objectif. Il posa ses lèvres sur le nez de la princesse avant de lui sourire.

•• Avant que nous ne regrettions quoi que ce soit, je tiens à m’assurer que vous savez ce sur ce quoi nous nous engageons ma chère. Ma plus grande douleur serait d’apprendre que vous êtes rongée par le remord et la honte d’avoir succombé à vos instincts de vampire.


Se disant il fit glisser sa main gauche sur le cou et sous le menton de la princesse. La droite se glissa derrière elle ce qui lui permit de se hisser plus proche qu’auparavant et de susurrer dans son oreille. Mais également de mettre la main sur son téléphone et de taper quelques mots à Krystel.

•• Le plus… sage serait de patienter encore quelques jours. Que vous ayez clarifié votre situation et que vous n’ayez à cacher vos préférences. Que nous n’ayons plus à cacher nos préférences. A moins que je ne devienne qu’un passe-temps ? J’avoue être plutôt habile dans cette tâche.


Envoyé. Il passa sa main dans les cheveux de Morgane afin de lui dégager le visage et tourna ce dernier vers lui, posant une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes. Il se mit à sourire et souhaitât la titiller un peu, restant à portée d’un nouveau baiser.

•• Mais en ce cas je vous prie de ne pas oublier que vous êtes celle que l’on qualifierait de perverse et que je serais le puceau dans cette histoire.


Il rigola légèrement lui montrant qu’ainsi il n’en avait que faire. Qu'au contraire il appréciait son impulsivité nouvelle. Le choix était celui de Morgane dorénavant. Et celui de sa mère également…
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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Mar 21 Aoû - 11:37

Le drôle de jeu dans lequel nous étions en train de jouer, toucher peu à peu à sa fin, ou du moins, il nous menait à termes à mon humble avis. La position dans laquelle nous nous trouvions nous permettait quand même de mettre au clair quelques une des intentions de ce cher vampire face à moi. Et je pense qu’on ne pouvait mieux. L’inconvenance de notre tenue, du moins c’est ce qu’on aurait pu penser en nous voyant, nous permettait au moins de voir jusqu’à où ce drôle de jeu pouvait nous mener. Et je crois que j’avais rapidement mes réponses.

Fougueux, il répondit à mon premier baiser, peut être que finalement c’était cela que je recherchais. Johnston, tout semblait calculer, rien n’était fait avec imprévu ou avec fougue. Je manquais de ce côté vampire en fait peut être bien. Quelqu’un comme moi à mes côtés finalement pouvait certainement mieux me convenir. Depuis la révélation, ou plus exactement depuis que j’étais en couple officiellement avec Johnston, je n’avais pas eu de relations avec un vampire. Ce qui me manquait principalement avec Johnston c’était la compréhension que pouvait avoir un vampire pour moi, après tout, on ne vit pas de la même manière, on ne voit pas la vie de la même façon, on est tout de même des créatures de nuit, et même si cela peut paraitre étrange, pour tout vous dire, le soleil commençait peu à peu à manquer. C’est pourquoi je ne comprenais pas toujours ces humains qui cherchaient à se priver de soleil pour nous, comme si nous étions enviables, pas du tout à mes yeux, nous étions des créatures damnées et en aucun cas on ne pouvait apprécier notre situation ou du moins pas plus que quelques siècles. Léopold pouvait finalement m’apporter cette fougue en plus qu’il me manquait dans mon caractère, et tout était montré dans cette situation, j’avais exprimé mes envies directement, en étant beaucoup plus franche à son égard, en lui montrant directement où je voulais en venir. Moi qui étais toujours droite, celle qui montrait l’image du vampire qui voulait s’intégrer au sein des humains. Certes c’était mes convictions, mais en attendant l’humain qui croyait quand même ça, était totalement givré ou alors… Naïf, bref approximativement comme la totalité de la population autour de nous à ce jour.

Peu de temps après que j’ai prononcé les mots entre nous deux, il m’avait dans la seconde pratiquement déplacé sur son bureau pour venir caresser mon corps et continuer à m’embrasser. En fait, je ne savais pas ce que j’étais en train de tester, ma capacité à séduire, ou la capacité à Léopold de me résister. Les gestes devenaient plus directs, plus sensuels, à force d’y réfléchir je ne savais pas vraiment si c’était réellement ce qui me correspondait, mais il y avait comme une certaine adrénaline dans nos gestes et nos actions, et forcément cette adrénaline était pour tout dire très attrayante. Il se hissa de manière à mettre un ola à nos ébats, et me suggérer d’y réfléchir quelques secondes. Il était qu’il serait plus sage en effet de mettre au clair notre situation et notamment face à l’humain avec qui je sortais. Bordel, comme il venait de me revenir à l’esprit que je n’étais pas si libre que ça dans l’air.

« Vous avez certes raison, il serait plus convenable que je cesse ma relation avec Johnston, mais dans ce cas là êtes vous prêt à avoir une relation officielle avec la princesse ? Je ne souhaite guère faire de vous un passe-temps, il n’est pas dans mon genre de m’amuser de vous ainsi. Après à vous de voir de quelle nature souhaitez vous voir cette relation évoluée ? »

L’art ou non de retourner la question, peut être bien, étais-je prête à me laisser prendre par le sérieux d’une relation ? En même temps, sérieux et vampire étaient deux oxymores à mes yeux, et je souhaitais également voir avec ma mère ce qu’elle pouvait penser de mon rapprochement avec Léopold, je ne pense pas que ce serait d’un mauvais œil, après tout, il en était que je sortirais alors enfin avec un vampire et que j’abandonnerai mon petit ami humain, traitre aux yeux de ma famille, bref une honte totale pour la famille royale vampirique. Comment être en accord avec ses convictions ? En mentant certainement, bien sur…

« Perverse… Tiens donc ? Et vous puceau, alors les rôles s’inverseraient non, mon cher Léopold, quel drôle renversement de situation. »

Dis-je en déposant un baiser sur ses lèvres furtif et en gardant ce petit sourire sur mes lèvres. Il voulait jouer alors ? Peut être bien.



HJ : désoléeeeee du retard
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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Dim 2 Sep - 7:09

Fort heureusement pour lui, il possédait de l’expérience. Des décennies de pratique devrions-nous dire. Un entraînement quotidien qui payait fortement à la nuit d’aunuid’hui. Comment ça ce mot n’existe pas ? Eh bien il devrait. Comme si les vampires allaient employer le mot jour dans leurs conversations courantes… Proscrit une nuit, proscrit tounuit. Voilà ! Revenons-en à nos moutons. Nous parlions encore de ce cher Léopold et de son passé rocambolesque. Passé ponctué de soirées de débauches, de séduction et de manipulation. Peut-être que la destinée existait tout compte fait. Peut-être que toutes ses actions d’antan, quelques fois à la limite des règles édictées n’étaient pas vaines. Ceci avait probablement eu pour but de le rendre plus puissant, plus fort. Plus apte à résister à la tentation. Combien de fois avait-il rêvé de mordre le cou d’une conquête en plein milieu d’une discothèque ? Plus qu’il n’en faudrait pour vous effrayer. Combien de fois s’était-il retenu de commencer ces petites affaires dans un coin sombre d’un bar ? Mieux vaut taire le nombre, vous le prendriez pour un pervers. Et pourtant il n’en avait jamais rien fait. Il a même développé une certaine carapace de sainteté. Rangez ce sourire goguenard, elle existait bel et bien. Très éphémère peut-être, mais présente quand il le faut. Comme en ce moment précis. Qui eût cru qu’il serait capable de s’arrêter, d’être celui qui mettrait un ola à leur prémices d’ébat. Personne, surtout pas lui. Mais comme on vient de le dire, ces soirées à repousser la bête vampirique afin d’être civilisé ont payé.

Le vampire respira l’odeur alléchante de sa consœur, imaginant les milles et un délice qu’ils pourraient partager. Abonné aux humaines, il n’avait depuis Krystel pas eu le loisir d’avoir un quelconque rapprochement avec un être de la nuit. Et il fallait l’avouer, ce n’était en rien comparable à ces sacs de sang ambulants. Dès lors que les instincts du partenaire étaient éveillés, une certaine symbiose se créait. Pas besoin de mots, d’explications. Même sous-entendu. Leur nature prenait le dessus et se chargeait de combler les moindres de leurs désirs, y compris les refoulés. C’étaient avec des relations vampiriques que Léopold avait découvert son « léger » goût pour la violence et la douleur durant ses ébats. Qu’il soit celui qui fasse souffrir ou celui qu’il subisse. Etrange direz-vous ? Peut-être, mais pas si anodin que ça les concernant. Mais ce n’est pas quelque chose que les humains peuvent comprendre. Pas dans leur totalité du moins.
Pour autant, occupé à fantasmer ses futures nuits en compagnie de la princesse, le français ne se représentait pas de telles choses. Non. Mais soyez certains qu’elles n’en étaient pas moins délicieuses. Il se demanda brièvement si elle avait déjà eu dans sa vie de tels rapports physiques. Il se ferait un réel plaisir de l’initier à de telles pratiques. Au fur et à mesure. Soudain tout ceci fit un déclic dans son esprit. La voilà sa solution !

Si Léopold n’a jamais douté de pouvoir séduire Morgane et de l’amener à se détacher de sa poche de sang –oui bon, il a peut-être envisagé à un moment que ce serait délicat- il y avait une seconde partie du contrat passé avec la Reine des Vampires qu’il craignait plus difficile à concrétiser. Amener la princesse à boire du sang humain. Tout d’abord il s’était dit… Elle en a de bonnes ! Elle-même n’a pas réussi et c’est sa mère. Puis ensuite il a réalisé que c’était un des plus grand défis qui ne lui avaient jamais été lancé. Réussir à manipuler quelqu’un au point de lui faire renier toutes ses convictions. Ô bien sûr, il avait perverti quelques religieuses en son temps. Mais les humaines sont crédules. Là, il s’agissait d’une vampire, qui possédait presque le double de son âge et était dans les rouages de la politique depuis bien des décennies. Toute une autre histoire. Mais enfin, enfin, il tenait la clé de la réussite entre ses mains. Il ne put s’empêcher de sourire. Sourire qui s’élargit d’autant plus lorsqu’elle lui annonça qu’elle envisageait de mettre fin à sa relation avec… ah zut ! Il a déjà oublié son nom. John quelque chose… Bref l’autre.

Une fois de plus ils s’embrassèrent furtivement et Morgane paraissait tout aussi joueuse qu’il l’était, tout aussi amusé par sa réflexion stupide qu’il avait pu l’être en la laissant s’échapper d’entre ses lèvres. Et allez savoir pourquoi, à cet instant, il décida de faire confiance à ses intuitions. Il posa ses mains sur le visage de la princesse et lui prit fougueusement la bouche afin d’y poser un nouveau baiser. Puissant. Non ne pensez-pas que sa carapace commençait à disparaître parce que sitôt après une idée lui vint. Il s’écarta, rompant tout contact avec elle. Posa un genou à terre et exécuta certaines de ses paroles.

•• Si j’avais prévu que cette soirée en votre compagnie tournerait ainsi, je me serai préparé bien autrement. Dans la poche intérieure de ma veste se serait trouvée une bague, j’aurais posé ce genou sur le sol et vous aurait saisi la main. Je vous aurai posé la fameuse question. Mais jamais je n’eût cru que vous accepteriez une telle relation avec votre dévoué chargé de communication. Alors je vais simplement me contenter d’un baisemain à défaut d’un bijou. Morgane, je souhaite partager mon éternité à vos côtés. Je vous l’ai déjà dit, vous me rendez meilleur. Votre simple présence apaise mes tourments intérieurs et je crains de ne pouvoir exister si vous êtes trop loin de moi. Je pense avoir répondu à vos interrogations n’est-ce pas ?


Il se releva et saisi la main entre les siennes affichant une moue désolée, attristée.

•• Je pense qu’il serait sage de nous quitter rapidement en cette soirée. Peut-être même pour quelques jours, voire semaines. Bien que cela me déplaise au plus haut point, bien que rien qu’à l’idée je n’en souffre déjà. J’en possède néanmoins les raisons. Je ne souhaite porter atteinte à votre intégrité et je crains que même si vous clarifiez votre situation, vous montrer au bras d’un autre aussi rapidement serait vu comme volage. Je saurais m’avérer patient et peut-être pourrons-nous de temps à autre nous croiser à l’abri des caméras et appareils photos. Tout du moins nous possédons de quoi nous joindre régulièrement durant ce laps de temps.


Il posa sa main sur la joue de son interlocutrice et joignit leurs fronts, s’abstenant de l’embrasser à nouveau, ayant fait du précédent leur baiser d’au revoir. Il murmura fermant les yeux.

•• Vous me manquez déjà Morgane.


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MessageSujet: Re: La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]   Dim 16 Sep - 1:35

Il avait raison sur un point en tout cas, il serait vu comme volage de me montrer ainsi au bras de Léopold aussi rapidement. C'était comme si, je montrais mon bonheur au bras d'un vampire, moi qui n'arrêtais pas de vanter et de montrer en exemple la relation que j'avais avec Johnston finalement. Mais cette relation était loin d'être aussi parfaite qu'elle en avait l'air. Essayer de faire passer votre petit ami, pour votre petit-ami, alors qu'à chaque fois que vous couchez avec lui, vous vous retenez sans cesse de le mordre dans le cou. En sachant bien évidemment, qu'il n'attend que ça. Mais je n'étais pas prête, depuis que j'entretenais cette relation un peu secrète avec Léopold, il était vrai que je montrais tous les signes comme quoi je ne l'aimais pas forcément autant que je l'annonçais. C'est vrai que c'était parfait quand on pensait réellement à ce que je montrais comme image de ma part, alors que si je commençais une relation avec Léopold, je montrais finalement le vice de tous vampires, on finissait toujours avec quelqu'un de notre espèce. Finalement, et puis c'est ce qu'aurait souhaité ma famille, mes proches, ma mère et mon beau-père maintenant de part le mariage qui avait lieu il n'y avait pas si longtemps que ça. N'est ce pas ? C'était l'occasion de montrer l'union de la dernière fille à marier dans la famille royale ? Enfin n'allons pas trop vite en besogne, et je vous rappelle que je marchais encore à la veille tradition où on ne pouvait pas épouser une fille seulement sur une décision comme on voulait comme ça. Étrangement, je ne voyais pas faire ces fiançailles même si je savais qu'elle ne tarderait pas forcément, sans en demander l'autorisation à ma mère. En même temps, ce n'était pas à moi d'aller demander ma propre main à ma mère, même si j'avais 800 et quelques années. Se retenir, se retenir de la tentation qui était pourtant si tentante.

Ses quelques mots me charmèrent cependant comme une gamine de dix-huit ans à peine à qui l'on fait une belle déclaration d'amour. Bah oui, il venait juste plus ou moins de me demander en tant que compagne, de manière plus ou moins direct. Chose à laquelle j'aurai bien répondu oui tout de suite, mais il avait bien raison qu'il ne serait en aucun cas correct face à mon auditoire et mon petit-ami actuel de me montrer du coup fiancé aussi rapidement. Parce que c'était bien de ça que l'on parlait. Non en tant que vampires nous ne faisions jamais les choses à moitié bien au contraire. Soit tout, soit rien ! Ce n'était pas possible autrement, c'était les vampires, c'était comme ça. Après tout, ce ne serait pas aussi drôle sinon l'éternité, au moins on savait tout de suite où s'en tenir. Et puis se tenir correctement en public certes pour un vampire était de mise, mais en privé, les relations étaient bien autres.

« Vous savez aussi bien que moi que cette relation est attendue à la fois par moi-même, mais également je pense qu'elle ravivera la couronne et le royaume entier de me voir enfin tenir la main d'un vampire et non d'un humain. Aussi dès lors que tout sera en règle de mon côté, après quelques jours voir quelques semaines, je serais ravie de me montrer heureuse en votre compagnie. Même si vous n'êtes que mon chargé de communication. Mais cette séparation ne saurait durer très longtemps est-il nécessaire de vous rappeler que vos appartements se trouvent à quelques portes des miens ? Cependant, avant que j'officialise quoique ce soit, je souhaiterai obtenir la bénédiction de ma mère qui est pour moi une chose des plus importantes depuis mes déboires avec Johnston et la honte que je lui inflige de ne pas être sa fille parfaite. »

Une nouvelle fois que je me confiais à nouveau à lui, à propos de ma relation avec ma mère. Mais en même temps après toutes les confidences auxquelles je m'étais enchainée lors de notre premier rendez-vous... Nous n'étions plus à ça prêt vous me direz... Ses mains tenaient désormais les miennes, et le baiser fugace d'il y a quelques minutes montrait non pas l'intensité des sentiments, je ne savais pas si l'on pouvait tout de suite parler de sentiments... Mais en tout cas de l'attente de nos retrouvailles qui ne sauraient guère tarder.

« Vous me manquez d'ors et déjà aussi Léopold... »

Finis-je par dire avant de nous décoller de son front, et en attrapant mon propre sac. Prête à partir, il était bien temps pour moi de regagner le manoir, j'avais encore nombre de choses à faire avant que le soleil ne se lève aujourd'hui.

« Nous nous reverrons prochainement Léopold soyez en sur ! » dis-je avec un petit sourire, avant de quitter la pièce et de regagner le taxi qui m'attendait en bas. Les choses avaient bien avancé entre nous depuis ces quelques mois que nous nous cotoyons, je me dépêchais d'envoyer un message à ma mère dès lors que la limousine démarra pour me ramener au manoir.
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La fin nécessite nombre de moyens [Livre 1 - Terminé]
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